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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 24 juin 2025 38 minComplaisantActualité / polémiqueSantéJusticeSolidarités & famille

Soumission chimique : Un fléau silencieux.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous aux incidents de piqûres lors de la fête de la musique ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que quelqu'un qui donne un coup de piqûre est condamnable par la loi même sans produit ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a déclenché votre prise de conscience lors de votre agression ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les victimes mettent-elles autant de temps à parler de leur agression ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Comment les victimes peuvent-elles obtenir des preuves de leur agression ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Politiquement, est-ce que vous êtes prise au sérieux sur ce sujet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 22:00Sandrine JosuChiffre
    « 99 % des personnes qui sont victimes de soumission chimique n'ont pas de preuve. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le 10h Sud Radio Méia, Valérie Expert, Gill Gansman. Bonjour à toutes et à tous. Bonjour Gill.

Bonjour. Deux invité aujourd'hui. Sandrine Josu.

Bonjour. Vous êtes député victime de soumission chimique grâce à vous, j'ai envie de dire. On a compris un peu plus ou en tout cas ça votre cas a mis en lumière ce phénomène de la soumission chimique.

Et Charlotte Espel, bonjour. Bonjour, vous êtes réalisatrice, vous avez également été victime de sousmission chimique et vous avez réalisé un documentaire qu'on va pouvoir découvrir demain sur TEVA, soumission chimique, un fléo silencieux, fléo qu'on sous-estime et c'est aussi le but de ce documentaire. Euh vous avez réussi à faire témoigner un certain nombre de de femmes et d'hommes euh à visage découverts et euh on voit que ben ce n'est pas euh anecdotique que c'est euh vous-même en avez été victime.

Les victimes ont honte, mettent du temps à en parler et euh il faut libérer cette parole justement pour que les choses changent. Et on va en parler avec vous dans un instant. On est on est dans l'actualité puisqu'on a vu les histoires de piqû pendant la fête de la musique.

C'est insensé. C'est dans zapping. Je vous en parle.

Bon ben alors, on va passer tout de suite au zapping. Voilà. Sud Radio Méia, l'instant zapping.

Mais pour démarrer c'est l'information de la nuit, Valérie CC le feu de 24 heures annoncé sur son réseau TWU par Donald Trump. Alors, il faut dire que Gérard Harro, vous savez, c'est l'ancien ambassadeur de France aux États-Unis, avait fait la bonne analyse de ce qui est en train de se passer et ce danser dans l'air, c'était hier. Et vous verrez que la suite pourrait lui donner raison.

Après après les frappes sur les bases militaires du Qatar, il racontait ceci. Le régime iranien n'est pas suicidaire malgré sa rhtorique un peu exaltée. À plusieurs reprises, il a su battre en retraite face à un ennemi plus puissant que lui.

Là, il sait qu'il a en face de lui toute la puissance américaine, deux ou trois groupes aéronavales, des centaines d'avions. Et donc d'un côté, il devait répondre pour l'humiliation quand même. les Américains ont bombardé ont bombardé sa capitale et il avait déjà prouvé, je sais pas si vous vous rappelez, il avait lancé deux salves de missile sur Israël il y a quelques mois qui n'avaient rien touché alors qu'on voit bien aujourd'hui que s'il l'avait voulu, il pouvait faire mal.

Apparemment, la salve qui a été lancée là a été interceptée. Ça ne surprendrait pas si il n'avait même pas codé les missiles pour permettre leur interception. Ça fait partie un petit peu du balai diplomatique.

Ils ont sauvé la face. Il avait raison hein car peu de temps après Donald Trump avait remercié toujours sur son réseau, lui il parle qu'à son réseau que l'Iran avait prévenu et remerciait l'Iran de l'avoir prévenu des frappes qui avaient avaient eu lieu au Qatar et puis ensuite il y a cette annonce du CC le feu. On verra pour la suite.

Évidemment, toute la journée d'hier, les médias sont revenus sur les incidents de la fête de la musique et en particulier, on en parlait avec Valérie sur des phénomène de piqû qui est évidemment en lien avec le sujet qu'il nous préoccupe ce matin de la soumission chimique. Reportage sur France info TV. Il pensait profiter de la fête de la musique mais la soirée a viré au cauchemar pour des femmes comme cette jeune bordelaise.

Elle dit avoir été piquée à son insue dans la foule. Aidez-moi à comprendre. Aidez-moi à comprendre ce qui se passe dans la tête de ces gens.

Est-ce qu'elles aimeraient que leur tantes, que leur sœur, que leur mère s'expliquer ? Elle se filme dans l'hôpital où elle est prise en charge et affirme ne pas être la seule. Partout en France, le ministère de l'intérieur a recensé 145 victimes de piqû.

Certaines prises en charge par les pompiers, d'autres se sont présentées d'elles-mêm à l'hôpital. Des analyses toxicologiques ont été réalisées pour savoir si des substances leur avaient été injectées. Au total, 14 individus ont été interpellés.

Ils ont de 19 à 44 ans. La moitié de nationalité française, un sur deux et déjà connu des services de police. Comment vous réagissez à ce son et à ce qui s'est passé ce weekend à la fête de la musique ?

J'ai noté en amont déjà les appels qu'il y avait donc sur des groupes, des boucles Telégram, Snapchat et cetera. appelé à piquer les femmes et c'est extrêmement choquant je trouve parce que ça crée une peur et et le but c'est que les femmes ne se sentent plus à l'aise dans l'espace public et ça c'est hyper choquant. Ouais, c'est c'est on se posait la question avant l'émission avec vous Andr Jo.

Ces femmes pour certaines d'entre elles sont allées à l'hôpital et on a retrouvé aucune substance. Donc c'està dire que ces piqûes sont là pour pour faire peur en même temps les sent pas forcément. Mais vous me disiez et on le voit dans votre documentaire, parfois on ne retrouve pas de substance en fait assez souvent.

Sandrine Joso, c'est cela. Donc les analyse toxicologique disent qu'on ne retrouve rien. Donc c'est un climat en fait de terreur qui est orchestré et c'est absolument scandaleux.

Ouais. On pourra en reparler he de la détection des produits parce que c'est le vrai le vrai souci. Mais par exemple, vous euh qui êtes député, est-ce que finalement quelqu'un qui donne un coup de piqû, est-ce que c'est condamnable par la loi ?

Est-ce que euh est-ce qu'il peut euh avoir euh des est-ce qu'il peut avoir un procès euh parce que il a donné un coup de piqû si finalement il y a pas de produit ? Euh très bonne question. On a légiféré en 2018 sur la soumission chimique.

Euh ça ça permet déjà d'identifier le fait que si quelqu'un drogue une autre personne à son insue, cette personne de toute façon euh donc sera donc condamnable. Euh par contre pour ce qui est précisément le sujet des piqûes, ce n'a pas été évoqué pour le moment. Euh il y a quand même quelque chose à dire là-dessus, c'est que il faut bien comprendre qu'on a euh on a aussi une problématique de vulnérabilité chimique.

C'est-à-dire que certaines personnes mal intentionnées en fait exploitent la vulnérabilité d'autres personnes. Par exemple, vous avez bu un verre d'alcool ou vous avez fumé un pétard. Et là euh comment on peut laisser dans notre pays ces individus exploiter en fait la vulnérabilité de ces personnes-là et après voilà faire des agressions des viols.

Là en fait on n pas on n pas avancé complètement là-dessus. Euh nous on a identifié au sein de mon rapport une recommandation pour faire en sorte que ce soit une circonstance aggravante. Donc c'est déjà pas mal.

Maintenant, je continue à travailler sur le sujet avec notamment des juristes et des avocats pour qu'on puisse vraiment endiguer ce phénomène et que ces ces agresseurs soient condamnés parce qu'aujourd'hui il y a quand même un monde d'impunité à leur égard. Un auditeur me signale un influenceur Amine Morito qui s'amuse à piquer des gens avec une seringue dans la rue et à les faire tomber dans les magasins dans certains coins dans le sud de la France. Voilà, c'est et c'est en toute impunité.

Là, on le voit, il m'a envoyé les images de quelqu'un avec une seringue qui fait ça pour s'amuser, pour faire peur. C'est c'est terrifiant. Il se passe rien.

C'est cela. C'est cela en fait. Culpabiliseriser les femmes, leur faire peur, culpabiliser les personnes vulnérables, violer les enfants, tout ça se fait dans notre pays en fait.

Ben c'est c'est on va dire toléré et ça si ça peut plus durer en fait. Ça c'est vraiment c'est la société qui n'accepte plus ça et nous les politiques, on doit être à la hauteur parce que je crois qu'on est dans le monde d'hier. Il faut qu'on se mette dans le monde d'aujourd'hui.

Le monde d'aujourd'hui c'est celui que vous avez décrit. Mais il faut surtout alerter hein, ça fait partie de vos préconisations et c'est aussi le but du documentaire où on se rend compte que tout le monde peut-être concerné par la soumission chimique. Évidemment, on n' pas prononcé le nom de de Giselle Pécelico, mais c'est un exemple mais c'est avec des médicaments parfois tout simples.

Et on va y revenir en parlant du doc. On continue les alors il faut évidemment ne pas retenir que cet aspect hein du tableau de la fête de la musique. Les gens on ont fait un succès populaire c'est il y avait il y avait un monde qu'on a jamais vu surtout vu les rues de Paris euh vous voyez toujours le mauvais côté des choses.

Il peut avoir un côté il faut aussi que les gens sois j'ai vu des femmes agressées. J'ai vu des femmes agressées. J'ai vu des violences j'ai vu des choses comme ça.

Ah sur sur une autre radio de nos confrères, il y a eu un débat sur euh aussi voir le côté positif de donner des fête à des gens et et que c'est je vous vois que ça vous fait ça vous met l'œil. Vous voyez le côté positif ou négatif ? Il y a deux choses.

Je pense que partager partager fêter je crois que c'est c'est important dans voilà dans le vivre ensemble. Maintenant euh il y a des conditions requises qui aujourd'hui manifestement à cause de certains ces conditions ne sont pas requises et ces personnes doivent être euh vraiment euh on va dire arrêtées dans leur façon de fonctionner parce que aujourd'hui euh en fait euh ces personnes développent presque de la créativité maintenant on en arrive à piquer à tout va et ça c'est inadmissible. Alors allez-y avec votre son joyeux et bienveillant.

Exact. Vous m'avez vu venir, vous me connaissez bien. Euh, ce fut donc aussi un succès populaire comme jamais avec ces musiciens amateur plus ou moins talentueux et évidemment quotidien.

Hier soir les a repéré. C'est pas la fête de la musique, c'est la fête du bruit. Je suis scandalisé là.

Alors la fête de la musique, c'est le seul soir de l'année où tu peux te balader en ville et entendre tous les styles musicaux plus ou moins bien exécutés. C'est beau. C'est beau la vie derrière ces fenêtres. la santé un Amsterdam petit coup à la maison et on peut même entendre des rockurs qui chantent juste après avoir avalé un cendrier [Applaudissements] [Musique] et c'est monsieur qui résume le mieux l'esprit de cette soirée.

Bah on massacre un petit peu malheureusement quelques morceaux connus mais tant pis. C'est l'info de la fin de la semaine dernière. l'arrivée de Léa Salamé au 20h de France Télévision.

On en reparlera évidemment dans l'émission média avec tout son corollaire de questions et évidemment par rapport à son compagnon Raphaël Glan, candidat probable à la présidentielle. Ah, vous savez comment sont les réseaux hein ? Ils ont ressorti l'archive de Léa Salamé face à Maitena Biraben où elle jurait les grands dieux mais jamais jamais je ferai le 20h.

Matina Paraben était invitée dans CBDO et elle a réagi à la fois à l'archive et puis à l'arrivée de Léa Salamé. Le 20h ne me fait absolument pas rêver. Ne m'a jamais fait rêver et je pense que je serai un mauvais choix.

Alors une française libanaise à la tête du journal de TF1 ça serait ce serait trop. Vous l'aviez vu avant tout le monde ? rien vu du tout et je trouve ça génial de pouvoir changer d'avis.

Je trouve que c'est une super idée. Je trouve ça punk. Pourquoi ?

Je trouve ça super. Que Léa a accepté et choisi de le faire. C'est un choix d'ego, de puissance et tout.

Je trouve ça super quoi qu'une fille fasse ça. Merci Léa de faire ça. Bravo.

Je trouve ça formidable. Vous regardez encore le venteur ? Non.

Vous allez le regarder ? Euh bah oui, certainement. Je sais pas.

Je sens pas très convaincu. Alors, je vais parler à la femme politique. Est-ce que lorsqu'on est marié un politique, la femme d'un politique doit-elle s'effacer devant le choix de son mari ?

Quoi qui se passe, une femme ne doit jamais s'effacer. Je crois que ça c'est la première chose et euh les femmes ont toutes leur place, elles doivent continuer à prendre leur place. Et l'ambition, c'est quelque chose de très beau porté par une femme parce que elles le font pour amener aussi derrière elle d'autres personnes qui pourront suivre leur voix.

Et ça, je trouve que c'est Mais on peut imaginer qu'il y a une collision politique lorsqu'on est euh près des municipales et de la présidentielle d'être marié à quelqu'un qui fait partie du du jeu politique. Je pense qu'en temps et en heure, les choses se feront. Je crois que maintenant euh ce qu'on peut euh se dire c'est que merci merci à toutes ces femmes qui osent, merci à toutes ces femmes qui prennent leur place euh parce que elles elles honorent toutes les autres femmes et puis euh euh elles permettent aussi aux hommes, voilà, d'être aussi dans un bel équilibre de partage.

Et c'est aussi ça la société, c'est qu'on soit tous ensemble sans distinction mais plutôt dans dans l'union des forces. Dans quelques semaines, Valérie, c'est l'été, il nous reste nous neuf émissions. Vous allez pouvoir ressortir vos on dans émissions.

Valérie, je vous connais, votre petite bob. 21 juin, c'est déjà c'est passé hein. L'été c'est maintenant.

Oui, c'est vrai. Non mais absolu, je parle des vacances d'été. Les vacances, c'est les l'été.

Il nous reste une semaine hein. Moi je vous ai vu en bob avec vos tong avec votre maillot. une chanson pour ça me payer une noix de coco à 45 €.

C'est une petite histoire entre deux. Euh à Guixa de coco. Et moi je vous le dis maintenant dans les soirées dans les campings, ça va chanter ce tube.

Alors je prends ici et on se reverra à la rentrée savoir si ça a été le tube de l'été. Après la Cheveux, vous vous rappelez de la Cheche de la Pille, voici Mexico. On oublie tout.

Sous le soleil de Mexico, on devient fou au des rythmes tropicaux. Stop. Mexico, mexor [Musique] pas une chanson récente mais un verre je sais pas de sprit avec modération à la main.

On va tous crier Mexico dans la peau deus je vous le dis je suis prêt à prendre les paris. Et bien on se retrouve dans un instant pour parler d'un sujet très sérieux et très important, la soumission chimique avec Sandrine Josu et Charlotte Espelle. À tout de suite le 10h Sud Radio Méia, Valérie Expert, Gill Gansman, les invités du jour.

Deux invités aujourd'hui. Charlotte Espel, vous êtes réalisatrice de ce documentaire qu'on va pouvoir découvrir demain sur TA. Soumission chimique, un fléo silencieux.

Quand on parle de soumission chimique, on pense à Giselle Pélico, sauf que c'est un fléo beaucoup plus vaste, beaucoup plus insidieux et qui touche beaucoup beaucoup de gens, hommes et femmes. Vous avez vous-même été victime de soumission chimique et Sandrine Josu député victime également de soumission chimite chimique pardon vous portez depuis depuis cette agression dont vous avez été on peut parler d'agression he dont vous avez été victime de la part de Joël Guerriot de de ce sujet justement vous avez fait des propositions et il est temps de que les choses changent c'est le Alors peut-être que je vais me tourner vers vous sur l'origine de du document c'est que vous vous avez été victime vous n'en avez parlé à personnes comme de très nombreuses victimes. Est-ce que la pour que nos auditeurs comprennent on a vu le le doc mais pour que nos auditeurs comprennent, vous êtes tu Mais vous aviez compris ce qui vous était arrivé que vous aviez été victime de quelque chose en d'empoisonnement.

Oui, je m'en suis rendu compte avec les effets secondaires et le blackout. Euh mais c'est vrai que c'est quelque chose que j'ai mis sous le tapis et c'est très caractéristique des victimes. C'est-à-dire que comme on n' pas de souvenir, ben en fait on met un peu ça sous le tapis et puis on passe et et on se dit peut-être que c'est pas peut-être que j'ai pas compris euh peut-être j'étais saoule.

C'est ce que vous dites à un moment dans le documentaire. C'estd que il y a tellement de choses que vous remettez en cause que vous savez pas parce que vous racontez en fait, vous venez de Perpignance, ça s'entend un peu et que et que vous étiez une fétarde et que vous alliez dans de nombreuses sphères donc vous saviez pas si c'était la consommation d'alcool, si en fait vous posez beaucoup de questions sans savoir ce qui se passe. Oui, la première fois j'étais victime en étant mineur et après j'ai fait j'ai eu beaucoup d'attention à mes verres à à mes comportement en soirée parce que j'avais ce risque en tête et malgré ça en fait ça m'est encore arrivé deux fois parce que un jour il y a un monsieur qui vous aborde vous êtes en retard vous vous propose de vous ramener chez vous et puis pour vous mettre dans l'ambiance de d'acheter de bière et la suite et la suite c'est un gros blackout et on se réveille le lendemain matin dans son lit et on sait pas ce qui s'est passé.

Donc voilà, c'est c'est vous êtes passé d'un canapé à vous réveiller dans un lit. C'est ça. C'est c'est ce que vous disiez l'enfer du doute, c'est que entre ces deux moments, il y a aucun souvenir et puis on peut tout imaginer quoi.

Sandrine Joso, vous ça a été vraiment vous y vous avez réussi à partir parce que vous vous avez eu un doute à un moment, vous vous êtes senti pas dans un état normal. Comment ça peut-être rappeler ce qui s'est passé ? On a on a l'extrait juste avant, on peut mettre l'extrait justement du doc de Tva.

Bon de Si si, on a l'extrait, on a l'extrait de TA euh de ce documentaire. Vous témoignez dans ce documentaire et vous racontez cette histoire. J'ai été victime de soumission chimique par un ami que je connaissais depuis 10 ans et je m'en suis aperçu au fur et à mesure de la soirée parce que je ressentais des choses particulièrement désagréables comme des nausées, des palpitations, des tremblements, dess.

J'ai voulu passer la tête dans la cuisine et à ce moment-là, j'ai vu qu'il tenait dans sa main un sachet qui était blanc. Et là, j'ai compris que véritablement, il m'avait certainement mis cette drogue dans un verre. J'ai cru mourir parce que d'un côté, je me rendais compte que cet amie s'était transformé en agresseur et d'un autre côté, j'avais toutes ces sensations hyper désagréables.

J'avais l'impression que mon cœur sortait de mon corps. J'avais jamais ressenti ça. Je me suis échappée de chez lui et la première chose que j'ai fait, c'est que je me suis rendue à l'Assemblée nationale.

J'ai pris un taxi. Donc, je suis allée à l'Assemblée nationale dans un état vraiment de détresse. Mes collègues me voyant dans cet état ont appelé le Samu.

Le SAMU m'a emmené donc à l'hôpital de Riboisière. J'ai été donc testée et le médecin m'a dit "Madame, vous avez bien été drogué. Nous avons retrouvé de l'extasie dans votre sang." Voilà.

Donc c'est voilà. Donc là, on entend votre témoignage. Euh vous êtes vous avez réussi à vous à partir alors que les victimes racontent souvent qu'elles sont complètement désorientées.

J'ai réussi à partir inextrémiste en fait. Je trouvais qu'il y avait des choses qui étaient bizarres dans cette soirée parce qu'il me forçait à boire. Et par curiosité, lorsqu'il a pris mon verre et qu'il l'a emmené dans la cuisine, j'ai voulu regarder ce qu'il faisait.

Et là, j'ai compris. Ça a été très dur pour moi parce que j'étais dans des malaises profonds. Je savais même pas si j'allais avoir la force de sortir parce que je sentais que j'allais m'écrouler et il m'a il m'a poursuivi et il vous a pas empêché de partir.

Ah si, il me il me disait mais reste. Et donc j'essayais vraiment de retrouver les dernières forces qui étaient en moi pour tenir debout et pour m'échapper. Alors, qu'est-ce qui a été le plus déclencheur d'après vous ?

C'est les réactions physiques que vous avez eu ou parce que vous avez vu le sachet ? Les réactions physiques, c'est très désagréable d'avoir toutes ces ces sensations de de nausée, de d'avoir le cœur qui s'emballe comme ça, de voir tout tourner. Mais en même temps, c'est très complexe la soumission chimique parce que parfois on peut confondre avec les effets de l'alcool.

C'est ça qui est difficile. Et parfois c'est pour ça que certaines victimes n'arrivent plus à en fait à discerner parce qu'elles ne savent pas si c'est l'alcool ou si c'est autre chose. Mais encore une fois ça peut arriver du berceau à l'PAD. tout le monde euh peut être concerné, mais la première substance très souvent euh euh c'est le médicament qui est détourné.

Euh donc ça, il faut vraiment en parler aussi. Il faut parler de l'inceste hein sous soumission chimique hein qui euh euh existe et ça c'est aussi très tabou. Ouais, il y a un témoignage en fin de de documentaire à ce sujet.

On vient d'entendre ce que vous avez vécu. Ce qui est incroyable, c'est qu'à ce jour, ce monsieur est toujours à l'assemblée. Il est pour l'instant innocent puisqu'il n'a pas été jugé et pour et que pour l'instant il s'est pas passé grand-chose.

C'est ça. Il il est toujours sénateur et alors le parquet a requis néanmoins un procès hein. Absolument.

Euh il a le parquet a sollicité un procès et euh voilà. Donc on on attend maintenant son procès. Alors récemment, il s'est déclaré, il a réagi dans complément d'enquête hein qui faisait une enquête sur le sur tout ce qui se passait au Sénat.

On avait reçu on en avait parlé ici d'ailleurs. Euh on avait eu le journaliste au téléphone. Voici un extrait de ce qu'il racontait.

Hier j'étais à la buvette du Sénat avec un collègue parlementaire je suis passé. J'étais très très bien reçu par des collègues. Vous avez encore le droit d'y rentrer librement ?

Bah pourquoi j'aurais pas le droit d'y rentrer ? Il y a un truc je comprends pas quoi. On a la présomption de je crois.

Mais le président l'archer vous a demandé de plus venir au Sénat. Président du Sénat et les sénateurs autant au même titre que je le suis. Il n'est pas mon employeur.

Il peut pas m'interdire dans personne peut m'interdire dans Sénat. C'est c'est impossible. Voilà.

Et il est visé par une seconde par une seconde plainte. Hm euh il faut le le vous vous n'avez pas dans le documentaire, il y avait une femme justement qui témoignait une deuxième femme qui témoign. Vous vous n'avez pas porté plainte moi-même ?

Oui. Ben si, j'ai porté. Si si oui oui si vous non parce que j'ai j'ai Si si vous vous avez raison de de me demander des précisions.

Moi, j'ai porté plainte en fait dans la foulée parce que j'ai été accompagnée et encore une fois, c'est bien que les victimes soient toujours accompagné quand vous avez quelqu'un qui se trouve dans des situations comme cela, il faut toujours rester auprès d'elle et c'est mon mon collègue député à l'époque donc Luc Gesmar qui a veillé avec moi toute la nuit aux urgences de l'hôpital de Laariboisière et qui m'a accompagné le lendemain pour par pour m'aider parce que j'avais j'avais pas la force et en même temps, j'étais sidérée par ce qui m'était arrivé. J'avais toujours ces substances aussi dans mon corps. Donc c'était extrêmement difficile et les conséquences sont très lourdes.

Euh on pourra y revenir avec vous, mais dans votre documentaire, on voit que ça brise des vies. On a l'impression, on peut avoir le sentiment que c'est anecdotique. Or c'est extrêmement compliqué et ça fout des vies en l'air.

On a le témoignage de cette femme qui va juste prendre un verre avec le fromager et d'un seul coup elle se rend compte qu'il y a des choses qui ne vont pas bien. C les tous les témoignages de votre documentaire sont incroyablement puissants et et il faut dire que ça peut arriver à n'importe qui, n'importe où, souvent avec des proches. reste 90 % des auteurs sont des personnes qu'on connaît dans la sphère privée au domicile familial au bureau et les documents sont dans nos pharmacies et et le premier vecteur de soumission chimique ce sont les médicaments.

Donc attention, il s'agit pas de de se faire droguer que en soirée. On peut vraiment être victime n'importe où. Et le sujet est méconnu parce que les victimes en fait ne se souviennent pas de ce qui s'est passé.

Euh les signalements sont assez faibles euh et euh bah les contextes sont euh toujours parfois enfin c'est parfois compliqué quand on est dans une soirée de de raconter cela. On va y revenir dans un instant. On doit marquer une pause et on se retrouve à tout de suite.

Le 10h Sud Radio Média, Valérie Expert, Gill Ganszman. Sud Radio, le supplément média. Le supplément média toujours avec Sandrine Josu députée victime de soumission chimique et Charlotte Espel réalisatrice et vous également été victime de soumission chimique.

On en parle à l'occasion de la diffusion sur TEVA demain soir d'un documentaire très fort, très puissant avec des témoignages très différents avec des hommes. Il y a un homme qui témoigne des femmes qui se sont rendues compte 50 ans après qu'elles avaient été victimes de soumission chimique. Des cas qui se sont passés.

Enfin vraiment c'est ça montre l'étendue de ce fléo. Donc ça s'appelle soumission chimique, un fléo silencieux. Quand on en parle, on pense à le Swarnec, on pense à Giselle Pélico.

Tout ça c'est la partie émergée, la partie spectaculaire médiatique. Est-ce que les victimes ont on ont eu ont accepté facilement de témoigner ? Là c'est plus pour sur l'aspect média.

Quand on fait un documentaire comme celui-là, est-ce qu'on voit beaucoup, on rencontre beaucoup de victimes ? Ça a pas été si simple euh parce que du fait de ce manque de souvenirs, des souvenirs qui sont parfois un peu incohérents, euh elle ne s'estiment pas légitime à parler. Donc ça a pas été si simple de les convaincre.

Ouais. Il y a il y a effectivement pardon, il y a une une auditrice qui a dit "J'ai vu un extrait du doc d'une victime de soumission par son père quand elle était petite." Bah c'est dans le documentaire que le souvenir est revenu après 50 ans.

C'est horrible. Effectivement et le père a reconnu hein mais sauf qu'il y a prescription et non il est mort non il est pas mort il est toujours libre non il est toujours libre et il y a prescription il a agressé d'autres membres de la famille il a reconnu mais ce n'est pas suffisant pour la police il aurait dû faire des aveux circonstanciers voilà celui qui est mort c'estag tout à fait ouais je confondu avec le fromager qui est mort ce qui est incroyable dans votre doc et ce que vous racontez c'est que par exemple si moi J'ai la sensation d'avoir été droguée. Je ne peux pas aller me faire tester ou avoir la preuve que j'étais droguée.

Il faut passer par une plainte et ensuite il faut qu'un laboratoire soit saisi et parfois la police ne saisit pas ce laboratoire. C'est ce que raconte une femme formidable qui s'appelle Sophie Tellier qui est médecin légit. C'est son c'est son combat.

Et en fait, c'est pour ça aussi qu'on ne connaît pas les cas parce que on ne peut pas avoir d'autotest ou aller se faire se faire tester comme ça après une soirée. Les laboratoires de ville ne sont pas forcément dimensionnés pour ce type de test. Donc en effet, le la meilleure voie, c'est la plainte.

Euh le commissariat vous envoie vers une unité médico-judiciaire qui vous fait des prélèvements et ce n'est que si vous portez plainte que le juge va se saisir de ses prélèvements, les analyser. et peut-être les retenir comme une circonstance aggravante ou et il faudrait peut-être il faudrait alors on s'en est parlé un petit peu avant mais avoir des autotests c'est un peu compliqué parce que il y a tellement de drogues ou de médicament c'est cela c'est cela en fait absolument la toxicologie est très complexe. Il y a des substances, des centaines de substances.

Donc c'est impossible de les détecter avec un autotest. Donc il y a deux choses à faire. D'une part, se dire que effectivement euh quand on va porter plainte, on peut accéder par exemple à une prise de sang, une analyse d'urine, mais comme c'est un contre la montre, dans la mission que j'ai mené, on a travaillé avec un groupe pour faire en sorte que on puisse au niveau national faire un protocole qui permettra en fait d'avoir des prélèvements de sang et d'urine sans sans porter plainte parce que c'est une course contre la montre.

On travaille également avec l'association Mandorpa dont je suis la marine. Cette association a été créée par la fille de Giselle Pélico parce que notre combat c'est vraiment accéder à des preuves parce que tout est fait dans notre pays pour qu'on n'y accepte pas. D'une part, on va dire que très souvent on croit pas les victimes.

Ensuite, il y a plein d'entraves effectivement pour aller se faire prélever du sang et de l'urine dans les heures profondes de la nuit, le weekend. C'est très compliqué. Des fois, on est éloigné d'un centre hospitalier.

Donc, on est en train de mettre en place tout un protocole national pour faire en sorte que même les victimes qui ne portent pas plainte puissent avoir ses prélèvements de sang et d'urine et après dans un second temps euh quand elles se sentent la volonté d'aller porter plainte avec les résultats, elles puissent le faire. parce que parfois c'est aussi très encourageant de voir les résultats et là la victime elle se dit bon je suis prête pas pour aller dans un parcours judiciaire qui est quand même un parcours très traumatisant très surtraumatisant aujourd'hui encore en France et ça c'est plus possible il faut travailler pour faire en sorte qu'on ait des parcours d'accompagnement adaptés aux victimes tant sur le traitement judiciaire que sur le traitement aussi médical et psychologique. politiquement, vous avez le sentiment qu'il y a une volonté de de faire avancer les choses.

Est-ce que enfin pour poser trivialement la question, est-ce que vous êtes prise au sérieux ? Et est-ce qu'il y a est-ce qu'il y a des avancées ? Est-ce qu'on peut imaginer une simplification justement de la loi pour pour porter plainte, pour avoir accès ?

Je crois qu'il y a deux chos un parcours plus simplifié. Ouais, il y a deux choses. D'une part, quand on porte des sujets comme ça, il faut savoir fédérer.

Euh et c'est ce que je je m'efforce de faire depuis le début. Euh je vois beaucoup de personnes mobilisées partout, des professionnels, des gens de la société civile, des associations euh et certains politiques comprennent en fait euh quel que soit leur leur couleur politique. Donc je les je les fédère avec moi et de toute façon, on n' pas d'autre choix euh que de faire en sorte qu'on puisse améliorer en fait tout toute cette prise en compte des violences sexuelles dans notre pays.

Parce que aujourd'hui, il faut avouer par rapport à d'autres pays, on n' pas de politique d'état à la hauteur. Il faut il faut l'avouer. Donc il faut continuer à se battre.

C'est pas parce que mon rapport est terminé que les choses sont terminées. J'ai envie de dire que derrière il y a une vraie puissance bien sûr de par mon engagement mais l'engagement aussi de plein d'autres personnes à plein d'endroits dans la société. Qu'est-ce qui se passe dans les autres pays ?

Par exemple, le le pays le plus connu, c'est c'est l'Espagne où il y a vraiment une politique d'État et on a mesuré les résultats. Aujourd'hui, on minimise, on entrave, on surtraumatise les victimes partout. En fait, tout est fait aujourd'hui, malheureusement hein.

Tout est fait pour compliquer, pourrir la vie des victimes et en fait pour broyer les victimes. Ça c'est plus possible. Donc il va falloir que les choses changent par de la formation, de la sensibilisation.

On devrait avoir une grande campagne nationale tout public de sensibilisation à la même échelle que par exemple ce qui a été fait pour la sécurité routière. C'est important qu'on ait tous les bons réflexes parce qu'aujourd'hui en fait on est tous susceptible de rencontrer une victime d'agression sexuelle, de soumission chimique. Et si nous-mêmes on a les bons réflexes, si on croit les victimes, et bien en fait, on les accompagne au mieux et puis on fera en sorte que les prédateurs puisse aussi se sentir empêchés parce qu'aujourd'hui, ils sont dans un espèce de paradis où finalement ils ont le droit de tout faire sans être puni à la hauteur de l'horreur de leurs actes.

Ce qui est important encore une fois quand on pense soumission chimique, d'abord on pense GHB, boîte de nuit, le verre qu'on protège, c'est beaucoup plus vaste que ça. Et encore une fois, on a vu enfin l'ampleur de de ce qu'a pu être le procès de Mazan, mais ce qu'on voit aussi dans le documentaire, c'est vous, il faut le redire, c'est à l'intérieur des familles, on ouvre le tiroir à pharmacie, il y a des médicaments qui permettent d'endormir des enfants, il y a des pervers. Et vous le dites à un moment, il y a un auditeur qui dit "Mais comment des hommes euh ont peuvent en arriver là ?" C'est Oui, les victimes la soumission chimique, c'est très vaste.

C'est très vaste. Les victimes ont entre 9 mois et 90 ans. Donc 9 mois, ce sont des enfants qu'on va qu'on va battre chimiquement.

C'est ce qu'on appelle pour les faire dormir par exemple. Et les vieux, bah ça pourrait être pour les calmer, pour les extorquer, enfin voilà. C'est c'est dans dans votre documentaire justement pour rebondir sur ce que dit Valéri dans l'affaire Pilico, il y a un nombre incroyable de médicaments qui sont prescrits à à ce monsieur pour endormir sa femme.

Je crois c'est 400 800 comprimés de témin. Non mais c'est duestin. C'est du 800.

Est-ce que le médecin était entendu au moment de l'affaire Pilico ? Est-ce que vous le savez ? Parce que lorsqu'on met 800, c'est que un moment on doit se poser la question.

Il avait une prescription, il l' gardé, il gardait les médicaments. N'importe je je fais de l'insomnie. Euh en France, on consomme beaucoup de binodépines qui sont les médicaments les plus utilisés parmi les plus utilisés dans la soumission chimique et ce n'est pas vraiment contrôlé. on n pas d'orgonnance sécurisé pour ça.

Donc finalement la la pharmacienne que j'interroge dit c'est assez banal quoi. C'est pas très étonnant qu'il ait pu se procurer autaiit des stocks. Il faisit des stocks comme le font un certain nombre de personnes de façon assez assez simple et on a l'impression on parle GHB ou vous ce qui vous êtes arrivé c'est de la drogue de synthèse mais de simples médicaments suffisent pour une soumission chimique. de simples médicaments font l'affaire et c'est effectivement du berceau à l'PPAD.

Voilà, tout le monde euh peut être susceptible d'être drogué. En général, la personne qui vous drogue, c'est quelqu'un de votre entourage. C'est quelqu'un que vous connaissez.

Donc ça peut être un parent, ça peut être un collègue de travail, ça peut être un ami. Et de là ça nous questionne en fait sur les comportements qui sont des comportements très on va dire très rodés. Il faut savoir que ces prédateurs, ils font ça en sérieou, ils font pas ça comme ça juste une fois.

Euh et les les réseaux sociaux en fait contribuent malheureusement à donner euh des modes opératoires avec tous les trucs et astuces. Euh et donc euh au fur et à mesure du temps, et c'est ça qui est terrible, et au fur et à mesure du temps, ces prédateurs en fait perfectionnent leur mode opératoire. Il faut savoir aussi que il y a aussi des sites comme par exemple des sites de rencontre où là des prédateurs opèrent euh et il faut travailler pour faire en sorte que ces prédateurs puissent être identifiés hein.

Même des réseaux sociaux très connus en fait laissent ses prédateurs agir en toute impunité. Donc là, il y a quand même un travail colossal à faire également aussi avec les entreprises. C'est voilà, on est tous on est tous susceptible malheureusement de rencontrer quelqu'un à qui c'est arrivé.

Il faut savoir que 99 % des personnes qui sont victimes de soumission chimique n'ont pas de preuve et ça il faut vraiment que ça change. C'est pour ça que contribuer à l'accessibilité à la preuve, quel que soit l'endroit où nous sommes, que vous soyez pompier, que vous soyez travailleur social. Voilà, que vous soyez dans l'éducation nationale, il faut vraiment vraiment investiguer le doute quand quelqu'un part en 9h.

C'est ça ce que vous dites dans votre documentaire. Après 9h, le GHB n'est plus dans votre corps. On peut le retrouver dans les cheveux.

Vous avez quelqu'un de spécialiste, mais globalement, il est plus dans votre corps. Oui, c'est une course contre la monte. Il faut vraiment avoir des prélèvements de sang et d'urine le plus rapidement possible dans les heures qui suivent.

Et s'il est trop tard, on a encore une solution 1 mois ou 2 mois ou 3 mois après, c'est le prélèvement de cheveux avec l'analyse séquentielle des cheveux. Euh vous pouvez aussi euh vous euh référencer au centre de référence des agressions facilitées par les substances, le Crafs. Là, vous pouvez appeler euh aux heures de bureau, vous aurez des conseils, un téléconseiller euh qui pourra vous orienter et vous aider au mieux.

Une dernière question, comment allez-vous aujourd'hui ? Je peux vous poser aussi la question à toutes les deux. J'ai euh j'ai la chance d'avoir euh fait un parcours d'accompagnement psychologique euh très très on va dire très dense hein avec de la MDR avec aussi de la thérapie d'exposition prolongée.

Aujourd'hui, je suis une ancienne victime. Faut savoir que même quand on est victime de soumission chimique avec des tels traumatismes, il faut plusieurs mois voire plusieurs années pour pour s'en remettre même quand on est pris en compte dès le départ. Donc euh accompagner au mieux les victimes, c'est très très grave et ça fait des ravages.

Donc j'ai vraiment une pensée à toutes les victimes de l'ombre et c'est pour elle que je me bat aujourd'hui. Charlotte Espel, il y a une sé une séquence très forte où vous racontez à votre maman euh ne jamais lui avoir dit ce qui vous était arrivé. Euh aujourd'hui, vous allez bien ?

Oui, ce film m'a aussi réparé le fait de pouvoir libérer la parole. Euh et j'invite aussi les victimes à ne pas mettre ces cas-là sous le tapis parce que les choses ne se règlent pas d'elles-même. Il faut dénoncer et notamment par le biais de cette plateforme du Craf.

Demain soir sur TA à 21h soumission chimique, un fléo silencieux. Vraiment regardez, c'est puissant, fort et très édifiant sur ce qui se passe. Merci à vous et on se retrouve dans un instant pour les débats.

Merci. Sud Radio, votre avis fait la différence.