Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 22 octobre 2025 27 min

Vote du budget : la suspension de la réforme des retraites aboutira-t-elle ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

La suspension de la réforme des retraites avait été promise par le Premier ministre, mais sa forme n'était pas encore claire. À l'Assemblée, Sébastien Lecnuur rassure les socialistes. La suspension, c'est bien la suspension des deux mesures et âge et nombre de trimestres.

Je souhaite vous dire que le Conseil d'État a été saisi cette nuit d'une lettre rectificative et qu'un conseil des ministres aura lieu jeudi matin pour l'adopter. La suspension de la réforme sera donc inscrite dans le budget de la sécurité sociale et une lettre rectificative permet d'assurer que la promesse soit bien tenue, même en cas d'enlisement des débats. Une clarification bien accueillie par le RN.

Voilà, il y avait rien, c'était que du vent. Donc là maintenant, il y a un début euh d'éléments concrets pour discuter. Une position qui amuse les socialistes.

Il est savoureux autant que grotesse de voir madame Le Pen qui avait moqué notre victoire essayer de voler à son secours. Mais hier matin, depuis la Slovénie, Emmanuel Macron sème la confusion. Il balait le terme de suspension et préfère celui de décalage.

Le Premier ministre a fait un choix pour apaiser le débat actuel qui consistait à qui a consisté à proposer le décalage d'une échéance. Je le dis ici parce que c'est ni ça n'est ni l'abrogation ni la suspension, c'est le décalage d'une échéance. Un désaccord sémantique entre le président et le premier ministre qui révolte la France insoumise.

Emmanuel Macron dévoile l'arnaque. La réforme des retraites n'est en aucun cas abrogée ni suspendu. Elle est décalée.

Les débats autour de la réforme des retraites se poursuivront jusqu'à la fin de l'année. Une conférence sur le système de retraite et le travail doit s'ouvrir fin novembre et l'hypothèse d'un référendum n'est pas exclu par l'exécutif. Et on va en parler avec Françoise de Goua.

Bonjour Françoise. Merci d'être là. et Benjamin Morel.

Bonjour Benjamin. Merci également d'être l'homme de la lettre rectificative. Benjamin M écoutez la lettre rectificative qui d'habitude est un point qu'on même pas dans nos prépénat est devenu tout d'un coup un instrument de buzz et alors ça c'est quand même très très improbable.

Les constitutionnalistes sont ravis mais sur surtout vous pardon parce que du coup vous avez parlé de cette lettre rectificative vous allez nous dire évidemment après François socialiste évidemment non mais c'est c'est ce qui est extraordinaire c'est là non mais ce qui est extraordinaire c'est la la qualité de ce peuple français politique. C'est-à-dire que à un moment donné les gens savent pas ce que c'est qu'une lettre active statique mais tout le monde en fait s'informe tout le monde cherche chat GPT ce que vous voulez et d'un seul coup ça devient on devient des spécialistes. Et moi quand je dis ça, je me moque pas.

J'adore ce pays qui à un moment donné s'empare des trucs et devient spécialiste. Pas au niveau de Benjamin, mais comprend les enjeux. Et ça c'est c'est moi ça me la lettre rectificative au-delà du talent de Benjamin, ça me donne comment dirais-je vraiment une confiance dans ce pays.

Je trouve que ce pays fait de la politique inlassablement et est bien plus intelligent d'ailleurs que les gens qui gouvernent. Voilà, on va démarrer avec ce message d'espoir. Ça c'est déjà une bonne chose.

Je suis assez d'accord. Tu es d'accord ? Vous êtes d'accord ?

Ouais. Benjamin, du coup, la lettre rectificative que vous avez lancé dans le débat, qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que ça va changer ?

Lettre actificative, en fait, c'est un instrument qui permet à un gouvernement de rattraper son projet de loi, de dire t j'ai oublié quelques petits éléments, je rajoute ces éléments dans mon projet de loi initial. Et donc, ça permet que bah le texte sur lequel on commence à débattre soit un texte modifié. En l'occurrence, ça a deux avantages pour ce qui nous concerne, c'est-à-dire le projet de loi sub la sécurité sociale, ce qui doit comprendre la suspension de la réforme des retraites.

Le premier élément, c'est que moi, j'y crois pas trop, mais certains craignaient que ça puisse être ce qu'on appelle un cavalier législatif. Souvenez-vous, on avait eu un grand débat sur les cavaliers législatifs il y a quelques années au moment de la loi immigration. C'est une disposition qui n'a rien à voir avec le fond du texte.

Bon, c'est rejeté, il faut le dire. Après le conseil constitutionnel balade le truc. La réalité c'est qu'ici c'est peu probable tout bêtement parce que ça a un impact sur les comptes de la sécurité sociale et que donc mais bon au moins ça rassure tout le monde.

L'autre élément et que la réformande c'était déjà une loi rectificative du budget de la sécurité sociale. Oui mais elle était spécialisée sur la question des de la réforme des retraites. Donc on peut toujours en discuter.

J'y crois peu mais au moins ça rassure tout le monde. L'autre élément bah c'est que même si c'est pas si c'est pas du tout une bonne idée, même si les ordonnances on les a jamais utilisé parce que c'est un peu la bombe nucléaire en matière en matière de processus législatif. Si François Méteran les a utilisé non mais pas celle-là mais ordonnances on les utilise assez souvent des ordonnances de l'article 38 oui mais là on parle des ordonnances budgétaires et c'est pas la même chose les ordonnances les les ordonnances de l'article 38 faut une loi d'habilitation le parlement doit donner son avis là c'est pas le cas c'estàd que au bout de 70 jours pour le budget de 50 jours pour le FSS faut avoir un gouvernement qui dit "Ah tiens vous êtes pas mis d'accord et bien j'applique mon budget par d'ordonnance il vaudra jusqu'à ce que vous adoptiz un budget ou ou jusqu'à fin 2026 ça évidemment c'est très violent il faut voir qu'on emprunte ça au droit allemand et le dernier qui les a vraiment utilisé, il s'app il s'appelait Autophone Bismark ce qui n'est pas vraiment un gage de démocratie he il explique à ce moment-là au hashtag qu'en fait ils se sont trompés que le deuxième empire allemand n'allait pas vraiment être une démocratie et que donc s'il y a pas de budget il y en aurait un quand même.

Vous comprenez bien que les ordonnances c'est pas non plus tout à fait la panassée mais mais si elle devait être utilisée si on devait pas avoir de budget et si à défaut de budget et bien on devait se satisfaire d'ordonnance ce qui serait appliqué selon une interprétation contestable mais qui est visiblement celle du secrétariat général du gouvernement c'est le budget tel qu'il a été déposé à l'Assemblée nationale. Si vous amendez votre budget, si vous rajoutez dans votre budget par exemple la suspension de la réforme des retraites et que vous passez par voie d'ordonnance selon l'interprétation du gouvernement, il y a pas de suspension. Mais si vous avez une lettre rectificative, souvenez-vous, vous modifiez votre texte originel et donc vous reprenez votre texte et vous dites tu restes le texte originel.

C'est ça. Et donc donc là ça fait tomber l'argument politique notamment du RN et de LFI qui disent euh le PS s'est fait euh enfler pardon pour l'expression ça passion OK on peut faire du droit constitutionnel mais de de mots quand même làdessus de de même de mots quand même là-dessus ça veut dire que si jamais il y a pas de budget adopté finé en effet et que ça passe par ordonnance on aurait suspension toutefois il y a deux voies pour que il y a pas il y ait pas de suspension la suspension elle est pas évidente. On peut avoir un projet de loi de subvention la sécurité sociale qui soit adopté sans la question de la suspension de la réforme des retraites.

C'est pas gagné à priori mais disons que c'est une possibilité. L'autre option c'est qu'onutilise pas les ordonnances et qu'on reprenne comme l'année dernière des lois spéciales. Ça a un gros coût pour l'économie.

On pourrait y revenir les lois spéciales. Mais malgré tout s'il y a loi spéciale il y a pas de suspension. C'est incondu politiquement parlant. il a voulu rassurer les socialistes avec Oui, c'est pas qu'il a voulu rassurer parce que moi j'aimerais bien qu'on fasse OK, il a absolument raison dans tout ce qu'il dit.

La réalité si vous voulez c'est que le véhicule législatif alors c'est Benjamin Morel qui sort qui qui est dans sa dans sa connaissance de la constitution qui donne cette option. Évidemment le Rassemblement national et LFI se jettent dessus comme la comme la misère sur le monde en réalité parce que pourquoi ? Parce que politiquement ils se rendent compte quand même que ils sont à la ramasse, ils sont complètement à côté de la plaque en fait politiquement.

Je vois bien le ce qu'il poursuivent. Il était persuadé, il y a un problème à Genfi. Ils étaient persuadés que la censure passerait, que les socialistes craquerait.

Les socialistes ne craquent pas. Ce gouvernement n'est pas censuré. Ils sont persuadés ensuite que c'est une promesse et de la monnaie de singe en réalité avec laquelle le gouvernement aurait acheté le Parti socialiste.

Olivier Fort et Boris Vallot. surtout Olivier Fort d'ailleurs dans la négociation interne, beaucoup plus d'ailleurs que le patron du groupe socialiste. Si on va dans le détail de l'histoire et bien c'est pas de la monnaie changinge.

Euh ils se mettent même à travailler sur le sur le l'outil législatif. Quand Lfi commence la semaine dernière sa polémique sur "V vous vous êtes fait acheter pour une poignée de cerise", ça ne marchera jamais. En réalité, plutôt que de faire du bruit de la fureur, vous avez quand même les législateurs du Parti socialiste et le cabinet de Le Cornu et le ministre le premier ministre qui travaille sur le véhicule parce que le véhicule est pas satisfaisant.

La loi ADOC, elle est pas plus satisfaisante que l'amendement. Donc cette histoire de la trficative en réalité elle travaille. Benjamin la sort donc la fille se dit tiens mais ils sont persuadés jusqu'au bout qu'en réalité les socialistes ne l'obtiendront pas parce que c'est un engagement un ciment d'une certaine manière. et par mi après-midi, coup de théâtre, ils l'obtiennent.

Et là où je trouve que tout le monde est un peu injuste, retenez bien, notez l'heure greffier, tout le monde est un peu injuste avec Emmanuel Macron parce que la vérité c'est qu'imaginez que Sébastien Lecnu serait d'un seul coup devenu une créature exnilo émancipée d'Emmanuel Macron et qu'il arrache tout au président. C'est vraiment une fable qu'il faut raconter aux enfants. La réalité c'est que celui qui a lâché sur les retraites s'appelle Emmanuel Macron.

Quand on connaît le personnage, on le connaît bien et quand on connaît son son entêtement et surtout sa détermination sur cette question des retraites, ce que ça représente pour lui qui quasiment c'est un totem pour lui, c'est sa signature hein, véritablement. Il lâche parce qu'il a pas d'autres choix politiquement mais c'est lui qui le lâche. Qui est-ce qui est qui est-ce qui dit "On va faire on va la passer l'ordonnance en conseil des ministres demain matin C'est Emmanuel Macron, c'est absolument pas Sébastien le cornu.

Donc moi, je crois qu'il faut arrêter d'être un peu comme des enfants, se dire le cornu Macron, c'est un numéro de claquette parfaitement parfaitement organisé entre les deux. Il y a pas de cohabitation entre Sébastien Lecnu et Emmanuel Macron. Moi, je vois simplement une intelligence politique en réalité des de tous les protagonistes de cette affaire.

Je pense qu'il y a un chemin de crête et qu'on peut passer et je rigole de voir Jean-Luc Mélenchon qui a lui-même interpeller Benjamin Morel disant il faut écouter ce que dit Morel. Il fait morel voilà voilà il faut il faut écouter mais c'est en règ il faut écouter ce que dit Benjamin Morel mais il faut écouter ce que d'accord bien sûr oui mais j'ai longtemps été d'accord j'ai longtemps d'accord j'ai longtemps été non pas du tout j'ai jamais j'ai longtemps été d'accord avec Jeanlu Mélenchon jusqu'au 7 octobre ce qui est une rupture définitive mais ce qui est sûr c'est que la réalité si vous voulez maintenant ils savent plus quoi faire maintenant même cette lettre ne sert à rien et donc ils sont en la réalité ils sont à côté de la plaque et je pense que la France insoumise et Marine Le Pen peuvent en dire ce qu'ils veulent. Ils ont été ils se t les prix qu'il croyaient prendre.

En fait, en réalité ceux qui se sont fait rouler dans la farine véritablement par l'alliance le corps du Macron d'un côté et la négociation sans concession d'ailleurs du Parti socialiste de l'autre et bien c'est LFI et le RN et c'est savoureux en fait. Et on va écouter un allié du Rassemblement national, hein, Éric Sioti euh à ce sujet. Il était ce matin sur TF1.

On voit bien que le Parti socialiste a toujours le pistolet sur la tente du Premier ministre et le fait danser ou chanter. Moi je suis contre cette suspension. Je pense je l'ai je l'ai toujours on a une divergence là-dessus en fait.

Voilà. Est-ce que du coup il y a le point du coup est donné au Parti socialistes face à la FI et face au RN et ses alliés ? Alors, je dirais pas que le RN et la FI sont les principaux perdants parce que quoi qu'il arrive le budget actuellement soit les socialistes le votent et ça va être très très très compliqué d'assumer parce que évidemment pour que les LR enfin faut rappeler faut faire un peu d'arithmétique, c'est-à-dire que si jamais le budget passe, il y a en réalité pour l'instant qu'une voie.

C'est une voie où le budget est voté. par les LR et par les socialistes. Si vous faites avaler trop de couleuvre au LR, ils voteront pas.

D'autant qu'après la commission mixte paritaire, le Sénat a priori va pondre un budget qui n'est pas vraiment socialiste compatible. Et donc à partir de là, si jamais vous avez pas de commission mixte paritaire qui aboutit, un dernier mot qui est donné à l'assemblée, ça va être dur pour le renvoquer. Budget invotable dit ce matin Bruno, c'est c'est ça être l'une des grosses grosses difficultés.

Donc soit les socialistes avalent pas des couleuvres, pas des boas, mais des anacondas, auquel cas que diront les LFI, les verts et cetera, regardz ces socialistes et cetera, soit ça passe par bois d'ordonnance et la FI a déjà préparé le truc en disant on va déposer une motion de censure, l'avant-veille des ordonnances pour dire nous on se la fait pas, on va vers les ordonnances, c'est un 49 aligné à 3 multiplié par 10 et donc à partir de là, vous serez responsable si vous votez pas les ordonnances. Donc je suis pas sûr que les enfin pas la censure, je suis pas sûr que ces deux groupes politiques soient les grands perdants. Ceux qui sont probablement les grands perdants d'hier, c'est le gouvernement.

Parce que quelle était la stratégie de Sébastien Lecnu ? C'était de dire écoutez voilà, on va mettre la réforme des retraites dans le PLFS et on va pousser les socialistes à voter en disant regardez, vous êtes face à un choix binaire. Soit vous votez le PELFSS avec la suspension et dans ce cas vous aurez la suspension et le reste.

Donc votez si vous êtes cohérent. Soit bah vous ne votez pas le PLFSS mais adieu suspension avec la lettre rectificative. C'est cet argument-là, cette pression-là qui saute et on a un pas socialiste qui en effet est relativement émancipé et peut se dire bah écoutez on vote, on vote pas, on aura quand même la suspension.

Donc les socialistes sont les grands vainqueurs. Je crains que pour Sébastien Lecornu, il soit le grand perdant parce que au fond Sébastien Lecnu, il a un objectif enfin il en a deux. Faire passer son budget et faire passer son budget la CQ.

Or là, il a pas avancé dans Yota hier. Je je je j'entends ce que j'entends les argumaments de de Benjamin, mais après vous savez très bien qu'on fait de la politique en marchant et que chaque jour est un nouveau jour en ce sens que vous avez je dis pas du tout que vous avez les arguments de LFI mais on en est pas loin. Vous dites exactement ce que je lis de Manuel Bompard depuis hier d'Éric Ocrê en disant mais leur stratégie pas d'accord leur stratégie escaler mais je ne suis pas d'accord avec l'idée que à un moment donné on trouve pas des points de convergence et que vous vous expliquez que le PS va avaler des des anacondas c'est quasiment écrit.

Moi je ne suis pas du tout sûr que le PS avale des anacondas sur le budet. Et dans ce cas, ce sera ce seront les LR qui avaleront des anacondas et si jamais ils avalent des anacondas, ils voteront pas le budget. Or, on a besoin de tous les LR et de tous les socialistes.

Ouis. Ouais. Je pas du tout je je voudrais finir, je voudrais je voudrais finir là-dessus.

Il y a ce que dit Bruno Rotaillot qui est une chose qui est à l'extérieur de la for parce qu'il est en mode forteresse assiégé. Bruno Rotaillot si vous voulez me fait l'effet maintenant dans une sorte de désespéré qui est sorti tout tout seul du film. Personne n'avait rien demandé.

Il est sorti du film et maintenant il essaie d'y rerentrer. C'est assez pathétique en réalité et je vois bien qu'il est aidé par le Figaro. Ce matin son interview, elle est lunaire, nous ne voterons pas.

Mais mais en réalité, qui suit Bruno Retaillot en fait dans le groupe ? Ça c'est hein maison cette maison. Non non mais je je bien sûr la le Sénat et après la commission mixte paritaire peut échouer.

Je sais très bien comment est le Sénat, je sais très bien comment est mais cette maisonlà si l'Assemblée a le dernier mot cette maisonlà elle existe pas. Et par ailleurs, Laurent Voquier Et par ailleurs, Laurent Voquier n'est pas Mais non, mais elle je veux dire bien sûr que ça sera un vrai débat mais par ailleurs Laurent Voquier n'est pas Bruno Rotaillot. Moi, je suis certaine que vous allez voir sur la partie recette déjà sur la partie recette, on va voir ce que ça donne.

Il y a 9 milliards en moins. Bon, je vois bien aussi pourquoi Emmanuel Macron met la pression hier. il met la pression parce qu'en gros et c'est là qui qui est le rapport de force politique, il met la c'est le bad cop et good cop c'est-à-dire que vous avez le gentil flic cornu et le méchant flic c'est Macron parce que le message qui est envoyé au socialistes c'est en gros n'exagérez pas en gros je vous ai déjà donné la réforme des retraites n'allez pas trop loin dans le dépessage du budget c'est normal c'est le jeu politique et donc c'est un rapport de force et les socialistes répondent de façon très courtoise à la Olivier Fort Mais je vous assure que si ce budget reste dans l'État, on censurera.

Donc vous voyez, il y a c'est ce n'est pas on n'est pas dans de la on n'est pas dans de la cogestion ou de la coproduction d'un film. On est vraiment moi je pense qu'on est véritablement rentré dans une cohabitation où chaque chose se dî et c'est pour ça que je ne suis pas d'accord avec Benjamin sur l'idée que ce budget ressortira avec des anacondas que le PS avalera. Je pense que ce budget peut être rectifié et dans la partie recette et vous verrez dans la partie PLSS, vous aurez des convergences inimaginable.

Vous pensez que Marine Le Pen, vous pensez que LFI vraiment franchement vous pensez qu'ils vont qu'ils pourront accepter par rapport à leur électorat de laisser passer le déremboursement des médicaments ? Bien sûr que non. C'est très très simple.

Vous savez, quand on fait la politique comparée, celui qui vote le budget, il est dans la majorité. Donc il est à peu près clair que ni les verts, ni les communistes, ni le RN, ni la FI ne voteront le moindre budget. Ça c'est évident.

Donc ça se joue encore une fois sur un arc LRPS. Je veux bien que le PS gagne plein de choses sur le budget et qui ait un budget euh à la bonne sauce Parti socialiste. Derrière, qu'est-ce qui va se passer après la commission mixte paritaire ?

Elle échoue, vous aurez une majorité LR au Sénat qui dira à Laurent Voquier mais attends, tu vas donc voter un budget socialiste plutôt que de budget plutôt que de voter le budget qui sort du Sénat et qui est de droite mais qui est tu en fait vous allez avoir une Marine Le Pen qui va dire regardez les LR et bien même chose que la France insoumise de l'autre côté si les socialistes devaient avaler des anacondas regardez ces LR qui ne sont pas vraiment des gens sérieux qui acceptent les hausses d'impôt qui acceptent et cetera la prochaine fois toi électeur de centre droit bah tu dis la crédibilité économique et du côté de LR en réalité regardez nous nous sommes plus droits dans nos bottes et donc ça la pression sur LR et sur le renvoquier va être gigantesque parfaitement résisté à la pression sur la censure résist mais parce qu'il y avait un intérêt pas parce que pas parce que Laurent Voquier est à sa carte socialiste de manière cachée. À partir de là, d'un point de vue d'un point de vue purement arithmétique, ça ne passe comme si écoutez la politique c'est pas de l'armétique. Je suis désolé.

Alors si parlement d'un point vue parlementaire, la politique c'est de l'arthmétique. Ter je termine. Non, ce n'est pas que de l'armétique.

Ce n'est pas que de l'armétique. Je vous explique. Bon, je vais je je je vais vous expliquer.

Vous aurez bien du mal par exemple Marine Le Pen aura bien du mal à la fin du budget. Vous savez très bien que le Rassemblement national va batailler. Mais le RN va jamais voter le budget.

Je je suis d'accord avec vous. Je vous explique. Donc vous êtes là, le RN ne va jamais.

La censure n'arrivera jamais. La non censure n'arrivera jamais. Tout ce qui tout ce qui n'était jamais est arrivé.

Je vous dis juste que vous ne pouvez pas. La politique, vous le savez très bien, c'est une affaire de cohérence. Les hommes et les femmes politiques sont sanctionnés quand ils sont laissez-moi finir quand ils sont incohérents.

Vous comprenez ce que je veux dire ? Donc vous pouvez pas avoir une Marine Le Pen qui va batailler pendant tout le PLFSS, parfois même je pense avec la gauche sur les mesures de déremboursement par rapport à son électorat et qui à la fin nous expliquent voilà pourquoi je vote pas le budget. Vous ne savez pas ce qui va se passer dans la discussion.

Donc votre voix si je la comprends bien c'est que le RN et le PS votent le budget. Alors, on se parie, on se parie on se par on se parie un café ou une bière, mais le RN ne votera pas le budget, ne se tiendra pas non plus dessus. Donc ça c'est je dirais aujourd'hui pas possible, pas c'est c'est même pas dans l'intérêt du Rassemblement national et par ailleurs ça voudrait dire que le rassemblement nationalé ça veut dire que le RN rentrerait dans la majorité.

Ça n'a absolument aucun sens. Mais je veux bien parier un café, une bière ou même mon pas ça n'est pas ce que je vous dis. Je vous dis juste qu'à un moment donné quand les débats vont se faire vous ne pouvez pas et Marine le la logique par exemple de la France insoumise ou de Marine Le Pen ut de ne pas censurer bah bien sûr que si mais regardez mais mais mais regardez mais j'ai bien compris mais regardez par rapport à leur électorat je sais bien que tout le monde vise une dissolution la logique par rapport électoral vous me parlez de l'électorat vous me parlez des électeurs.

Vous avez vu les sondages sur la noncensure. Il la noncensure est majoritaire même dans l'électorat de LFI. Le désir de calme est majoritaire même dans l'électorat du Rassemblement national.

J'ai à un moment donné non mais à un moment donné vous pouvez l'électorat aérienne voulait la dissolution et les enquêtes montrent qu'il faut avoir une majorité. Ah bah si d'ailleurs une majorité de Français la voulait la dissolution he mais regardez les enquê mais c'est vous avez vu enquê les enquêtes étaient là mais je vous parle pas d' 3 jours je parle au moment de la censure là vous inventez des chiffres jeux dire un moment soit on se retrouve sur des bases rationnelles et on peut débat ben vous pouvez pas porter les arguments comment dirais-je constitutionnalistes vousz je porte pas des arguments je ça paraît un fait avéré l'état major voulait la Je suis pas là pour faire un débat politique avec vous hein madame Dégouis je suis là pour essayer de poser des faits donc à partir de là voain laissez-moi finir après on va écouter Pierre Moskovic mais on va l'écouter maintenant comme ça tout la pression va un peu retomber on va écouter Pierre Moscovici le président de la Cour des comptes qui alerte sur la suspension dans la réforme des retraites non c'est toi qui sur les retraites c'est quandême un sujet hautement inflammable et il est clair que pour ça il faut qu'il y ait un débat sera il faut qu'il y ait un consensus sinon un référendum c'est livrer en pâure un sujet un débat qui par ailleurs parlera d'autres choses par le contexte ne s'y prête pas aujourd'hui dans un il y a toujours deux choses il y a le texte et le contexte le texte doit être un consensus ça bouge et vous continuez à débattre je voudrais juste expliquer sur les sondages en fait on dit la même chose bien sûr qu'avant la dissolution il y a une majorité et cetera quand l'annoncensure arrive vous regardez le sondage de l'hop qui est passionnant 2 jours après vous vous rendez compte que la majorité à 80 % même des électeurs de la France insoumise et considère que finalement la non censure c'est pas si mal parce que ça met de la stabilité. C'est ce que je vous explique mon am.

Oui mais la censure ce n'est pas la dissolution. La dissolution elle été voulue par je crois 7 % des Français. Et quand vous avez des enquêtes d'opinion aujourd'hui le RN peut obtenir une majorité relative voire absolue.

La stratégie du RN et ce depuis le mois de mai, c'est de pousser la dissolution. Ce pourquoi ben l'idée que le RN ne censure pas est aujourd'hui absurde parce qu'en fait le RN a intérêt envie d'une disolution. Je suis d'accord avec vous. s'adresse à son électorat en disant "Nous on est on est cohérent, on va vers la discussion".

Donc je vous explique Benjamin que ça la politique ça bouche tout le temps et vous le savez très bien, vous l'observez autant que moi. Sauf que ça c'est vrai avant, ça n'est plus vrai maintenant. C'est-à-dire que il y a Mais ça n'est plus vrai.

L'étatmajor L'étatmajor de de Marine Le Pen peut faire ce qu'elle veut. Je parle aussi moi aussi avec les dirigeants du Rassemblement national. Quand vous avez un électorat qui vous dit "On est un peu dans la stabilité, essayons d'y rester un peu, vous réfléchissez." J'ai pas dit que que le RN votera de budget.

Je vous dis juste que l'électorat RN que vous présentez comme quelque chose d'immuable ou LFI a bougé depuis la noncensure. Mais c'est vra c'est vrai qu'il y a une symbolique dans le vote du budget qui est un marqueur d'appartenance. Mais ça mais bien sûr mais ça je conteste pas ça du tout.

Je conteste pas ça. Je vous dis simplement que les débats vont être très intéressants parce que vous allez avoir un problème de cohérence politique pour les uns et pour les autres. Et il y a aussi la question du bloc central parce que du coup il y a ces alertes sur sur les finances publiques sur le coût de la suspension de la réforme des retraites.

Ce que dit notamment Pierre Moscovici. Est-ce que du coup ça va compter ça aussi pour le vote du bloc central ? Benin un peu moins avec la lettre Cative parce que si on avait eu un amendement on part tous du principe que l'amendement aurait été voté.

Pas dit. La FI aurait pu dire non mais attendez c'est une fausse c'est pas une abrogation c'est une suspension. disait Gabriel les voix du bloc central confond pas sur ce sujet et alors le RN aurait pu dire également on s'abstient ou on vote pas parce que c'est pas notre réforme à nous et de l'autre côté vous auriez pu un bloc vous auriez eu un bloc central qui probablement n'aurait pas en partie voire majoritairement voté l'amendement là ça va être plus compliqué c'est-à-dire que si on parle de la suspension ça veut dire que au sein de la majorité on dépose un amendement qui supprimerait une disposition qui vient du gouvernement ça peut arriver mais a priori c'est un peu plus compliqué.

Donc dans ce cadre là, ça veut dire deux choses. Ça veut dire que un c'est un peu plus sûr pour la suspension et que deux en revanche bah il est tout sauf évident que le bloc central vote d'un seul tenant. Le budget, on a beaucoup parlé de budget Frankenstein ces derniers jours en fait, il va être en grande partie encore vous ça.

Je suis pas sûr. Alors, on le prête à moi, mais je pense que c'est pour le coup pas de moi. Mais euh mais bon, je veux bien endosser tous les t tous les néologismes du monde.

Mais euh quoi qu'il arrive, si vous voulez euh vous allez avoir euh un budget dont la tête va être complètement imprédictible parce que et on commence à le voir entre les amendements croisés, entre l'AFI, l'ERN, les divisions au sein du bloc central. Et ça bah d'une certaine façon euh l'absence de 49 à 3 fait que le gouvernement garde des instruments hein mais malgré tout a relativement peu la main. Et donc il va falloir voir ce que ça donne et infiner.

Il faudra éviter ce qui s'est passé l'année dernière c'est-à-dire que le budget soit infiné inassumable par quiconque et que ben tout en ayant été adopté détail par détail et bien il y a un rejet global. Moi je suis moi je suis j'entends je suis d'accord avec ce que dit Benjamin mais moi je suis ravi de voir le retour à l'Assemblée nationale de la de la presse politique. J'ai commencé comme ça moi à France interre il y a 25 ans et on s'ennuyait et il y avait des débats qui étaient juste extraordinaires.

C'est la première fois que je vois à nouveau la presse politique deb s'intéresser à un budget déjà et surtout comment dirais-je revenir et c'est le changement. Il devrait s'en réjouir. Je ne sais pas s'il s'en réjouit.

J'en ai pas parlé avec lui mais évidemment le temps du parlement est venu, le temps de la discussion est venue. C'est pour ça que toutes les théories que nous avons élaborées sur papier glacé vont voler en éclat. Vous parliez des amendements croisés, vous parliez de Je m'amuse à regarder les les débats en commission des finances, c'est quand même fantastique ce qui est en train de se passer.

Vous avez des convergences incroyables qui sont en train incroyables au sens premier du thme. Pas non pas qu'elle me qu'elle m'est beaudiss hein, je veux dire. Donc c'est ça qui est en train de se passer, le changement de culture et nous-mêmes nous devons adapter tout ce que nous savons déjà.

Je pense qu'il faut oublier ce que nous savions pour voir comment ça va sortir. Et on suivrai évidemment ces discussions budgétaires. On termine par l'histoire du jour quand même.

Allez, on parle beaucoup de la crise de vocation des mères mais il y a des mères qui sont pas prêts de s'arrêter. Regardez, c'est la une de la Charante libre à 80 ans, ces mères prêts à rempiler la mairie plutôt que la maison de retraite. C'est c'est le titre de l'article à lire dans la Charante Libre.

Alors, ils ont 60 journalistes et les constitutionnalistes ils ont 75 ans 80 ans jamais de retraite pour nous. Il bring un 4e, un 5e voire un 6e mandat. C'est le cas de Michel Fouger, 83 ans, je continue car j'aime rendre service et le maire a encore un peu de pouvoir tout en promettant dans 6 ans j'arrêterai avant de vite se reprendre.

C'est vrai, je disais déjà ça il y a 6 ans. Alors les maères ils restent, on narrête pas. Les maires il restent par passion mais aussi pour palier la la crise des vocations.

Et une petite question avant de terminer, est-ce que vous savez quel âge avait le plus vieux maire de France ? 97 ans ou 18 ? 98 ans.

Bravo Françoise. Il s'appelait Marcel Bertomé. Al il est décédé depuis il était maire de Sainsin sur l'île en Gironde.

Et c'est lui qui détenait ce record. Voilà. Merci tous les deux. 90.

Ah c'était en fait pour jusqu'à 98 en France. C'est passionnant. C'est passionnant ce qui arrive mais j'en doute pas.

Merci à tous de nous avoir suivi. À demain. [Musique]