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interviewLCI (sur YouTube)· 11 février 2026 55 min

La France peut-elle encore gagner une guerre ? Le général Pierre de Villiers invité du Grand Dossier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenue sur LCI avec aujourd'hui cet enjeu, cette question majeure. La France peut-elle [musique] encore gagner une guerre ?

Les États-Unis envisagent de déployer un second porte-avion au Moyen-Orient. Donald Trump y pense et surtout le fait savoir [musique] en cas d'échec des négociations avec l'Iran. Son dernier avertissement peut-être pure dissuasion, éventuellement [musique] efficace.

Nous le verrons, nous nous poserons la question et vous verrez que de son côté Israël a mené une série d'exercices pour tester l'une de ses batteries de défense, ces armadas. C'est aussi un miroir qui nous est tendu, tendu à notre propre armée. Miroir cruel selon certains.

Notre armée [musique] serait des armées échantillonnes. Et ça, c'est pas moi qui le dit. Non, c'est notre invité aujourd'hui.

Nous recevons le général Pierre de Villier, lui qui se demande encore et [musique] encore, la France peut-elle gagner une guerre ? Que ferions-nous si nous étions ukrainiens ? ukrainien [musique] nous lui poserons cette question.

L'ancien chef d'étatmajor des armées l'écrit "Nous sommes en paix et pas encore en guerre. Tout est dans le pas encore." [musique] Alors, qui va nous déclarer la guerre ?

Vous le verrez, des présidents l'ont interrogé sur le sujet. Là encore, nous aussi, nous le ferons. Alors oui, la France peut-elle gagner un conflit quand on apprend qu'elle dispose de neuf lancesquettes, dont quatre en état de marche ?

Nos exercices [musique] de grande ampleur qui se multiplient, le groupe automobile Renault qui va construire des drones. Est-ce une prise de conscience espérée à la hauteur trop tardive ? [musique] Et d'abord donc écoutez Donald Trump qui assure que l'Iran serait stupide de refuser son accord.

Comme vous le savez, nous avons actuellement une flotte massive qui se dirige vers l'Iran. Petit souci, vous l'aurez remarqué, pour tout comprendre, pour tout décrypter nos invités sur ce plateau, j'ai l'impress j'ai le plaisir d'accueillir [musique] Magalie Bartez. Merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes éditorialiste international LCI. Merci d'être là. Merci beaucoup Lucas Manger, vous êtes grand reporteur spécialiste des questions internationales.

Bonjour à vous colonel Puyong. Merci également d'être à nos côtés. Vous êtes consultant défense géopolitique pour LCI et donc vous l'avez compris le général Pierre Deviler sera notre invité exceptionnel dans quelques instants sur ce plateau.

Le grand dossier la France peut-elle encore gagner une guerre ? C'est parti. Direction l'Iran.

En Iran, le régime utilise l'anniversaire de la révolution islamique comme vitrine politique. Des célébrations plus que jamais particulières, c'est le 47e anniversaire de la Révolution islamique. Les observateurs estiment que la participation de manifestants à ces célébrations et est monée par Teran.

Alors que les autorités allument des feux d'artifice, bien elle la contestation reprend-elle un petit peu de force ? Écoutez les morts à Ramena et longue vie au chass hier à la nuit tombé par des habitants de terran. [cri] [cri] 1 2 3 [cri] C'est cri qui déchire la nuit c'est très fort.

On retrouve Sav Gazi correspondant France 24 et RFI en direct de Tran Siv Gazi à la lumière des renantes manifestations qui ont été réprimées dans le sang. Le régime a voulu transformer cette journée en démonstration de force malgré les menaces d'intervention américaine. On assiste même à une véritable exposition de missile.

Alors le défilé s'est terminé vers midi hors local après le discours du président Péchon. Derrière moi, vous voyez le missile qui avait été exposé ici avec d'autres missiles, une dizaine de missiles donc balistiques. Le missile, c'est un missile qui a été utilisé lors de la guerre de 12 jours contre Israël.

Euh euh il a une portée de euh 1500 km et avec une tête donc euh très très euh une manière de montrer pour Terran qui n'est pas question de discuter du programme balistique de Terran des missiles iraniens. En revanche, le président iranien a été euh plus souple sur le sur la question nucléaire. Euh nous sommes prêts à donner toutes les garanties nécessaires pour prouver la le caractère pacifique du programme nucléaire de Terran.

Et le ministre iranien des étrangers est allé dans le même sens. On aument que l'Iran et les États-Unis qui ont entamé des négociations donc vendredi dernier à Oman pouvait conclure un accord encore meilleur que l'accord de 2015. l'accord d'Obama qui dit Obama c'est une c'est un un petit signe en direction de Donald Trump parce que Donald Trump ne sait que répéter que l'accord l'accord de 2015 qui qualifie de l'accord d'Obama est un très très mauvais accord et que lui va signer un accord meilleur avec avec les Iraniens et puis ce je le porte par la diplomat iranienne est allé encore plus loin en affirmant que l'Iran était prêt à discuter du niveau de d'enrichissement et des stocks du ralliment r de l'Iran et que toutes ces questionsl était sur la table.

Merci beaucoup. Si Gazi correspondant France 24 RFI depuis Théran Colonel, bien sûr, on a envie de s'arrêter sur ces missiles exposés, il y a pas d'autres mots par Ter aujourd'hui que que voit-on d'abord pour essayer de comprendre le message d'abord qu'ont-ils exposés qu'ont-ils essayer de nous montrer ? En fait, il y a deux menaces.

La première, c'est une menaces de de long terme qui la menace nucléaire. C'est la menace qui est en filéigrane de tout. Par contre, la menace de court terme, c'est les missiles.

Et les missiles aujourd'hui la très concrètement l'Iran, c'est doté d'une batterie de missile, je dirais assez phénoménal. Alors, pas longue distance hein, on vient de l'évoquer, maximum 2000 km mais dommage, il a une quantité de missile qui est incroyable. Donc en fait, il y a il y a une possibilité de saturation du ciel, je dirais, du Moyen-Orient quelque part parce que on verra la cible potentielle tenté qu'il y ait une cible et donc il y a une capacité de de saturation.

Et c'est ça le principal problème des Américains, c'est c'est de mettre en place une protection auprès de ses alliés du Moyen-Orient. Principalement le Qatar qui est la la grosse base de la qui est vraiment le cœur du cœur de la stratégie terrestre du Moyen-Orient. Donc en fait, c'est le système missile qui déstabilise et qui et qui est effectivement capable potentiellement de percer les lignes défensives américaines.

Lors de ces rassemblements, des partisans du régime islamique ont brûlé des drapeaux américains et israéliens sur là notamment l'une des principales places de Teran. Euh de son côté, Israël justement est en tension, forte tension. Israël a même mené une série d'exercices a même mené une série d'exercices on l'a on l'a pris ces dernières heures pour pris ces dernières heures pour tester tester l'une de ces batteries de défense l'une de ces batteries de défense en en collaboration avec le missile des F collaboration avec le missile des F and and John et le côté américain.

Ces test John et le côté américain. Ces test comprenaient divers scénarios complexes comprenaient divers scénarios complexes en phase avec les menaces existence et en phase avec les menaces existence et et émergence. C'est ce que fait savoir et émergence.

C'est ce que fait savoir le compte officiel du ministère de la le compte officiel du ministère de la défense israélien. défense israélien. Pour frapper, il faut être prêt à subir Pour frapper, il faut être prêt à subir la poste.

En préparant l'arry Poste, la poste. En préparant l'arryposte, Israël envoie le message qu'il est que Israël envoie le message qu'il est que le pays est prêt à frapper seul. Israël le pays est prêt à frapper seul.

Bah, les deux images, celles qui viennent de qu' que vous avez montré, Teran et celle-ci, se répondent parfaitement. C'est-à-dire que c'est la réponse israélienne à la menace iranienne. Euh la la capacité de missile de fabrication de missile iranienne.

Faut souvenir que après la guerre des 12 jours au mois de juin dernier, les Américains et les Israéliens ont dit que quasiment tous les missiles iraniens avaient disparu. Le message qu'on voit Teran, c'est ils n'ont pas tous disparus, on a des stocks et on les expose. La mise en garde israélienne, américano-israélienne, c'est nous avons absolument la capacité de nous défendre avec ces batteries de missiles patriotes qui sont testé en mer et et sur terre qui sont vraiment là pour justement intercepter ces missiles iraniens si les Iraniens venaient en tirer les Iraniens.

Évidemment, si une guerre se déclenchait, le le Qatar, le colonel en a parlé est une cible évidente, mais Israël en est tout encore plus symbolique puisque c'est l'ennemi sioniste de la République islamique d'Iran. Donc Israël se prépare. C'est aussi un message à la population israélienne en Israël.

Les gens sont relativement inquiets et c'est bien normal de la possibilité de de ces frappes iraniennes si elle devait avoir lieu. C'est aussi une manière de dire les Américains sont là avec nous, on a ce qu'il faut pour se défendre. Ce qui n'était pas forcément le cas il y a une quinzaine de jours quand les Israéliens ont demandé à Donald Trump de mettre le pied sur le frein, ils estimaient qu'il n'avaient pas suffisamment de capacité défensive pour faire face à la menace ianienne.

Et on en parlait ces derniers jours, Magali, selon le Jérusalem Post, Israël dit nous, on peut frapper seul. Si on franchit la ligne qui est pour nous existentielle des missiles balistiques, on est prêt à y aller seul. C'est dans la ligne droit, dans la droite ligne pardon de de cette logique.

C'est aussi un message pour dire "Attendez, nous on est prêt à y aller et à y aller seul." Oui, parce que autant euh euh en effet il y a quelques semaines peut-être qu'il n'était pas complètement prêt. Or là, ben ces exercices le montrent, ils se sentent prèt.

Puis il faut rappeler que euh ces missiles iraniens, ils ont fait 30 morts en Israël au mois de juin. Donc cette inquiétude de la population israélienne et ben elle [raclement de gorge] elle est elle est parfaitement légitime parce qu'ils ont vu les dégâts de de ces missiles. Alors, c'est vrai que après la campagne de frappe du mois de juin, Israéliens et américains disaient avoir en effet détruit une partie des des stocks.

Mais les renseignements israéliens, c'est justement que l'Iran depuis a réussi à les reconstituer ces stocks et c'est pour ça qu'il y a une inquiétude et c'est ce que vient expliquer aussi Benjamin Netaniaou à Donald Trump. transition parfaite puisque Benjamin Netaniaou vient d'arriver, on vient de me l'indiquer à l'instant à la Maison Blanche par une entrée sur le côté mais pour mieux l'expliquer, pour mieux raconter, retrouvons Sonia Dredy en direct de la Maison Blanche. Merci beaucoup d'être avec nous Sonia Drey.

La pression maximale d'Israël sur Donald Trump. Est-ce le sujet derrière vous en ce moment ? Et imaginez-vous Donald Trump qui pourrait se laisser influencer ?

Alors oui, Donald Trump se laisse souvent influencer. Un jour, le Washington Post avait écrit un article pour dire comment convaincre Donald Trump d'adopter une politique en particulier et bien c'est d'être le dernier dans la salle à lui parler. Donc on sent que le premier ministre israélien Benjamin Netaniaahu qui a prévu d'ailleurs cette rencontre aujourd'hui en urgence he il devait venir à la base le 18 février à Washington. il a avancé sa visite pour convaincre Donald Trump sûrement de frapper ou en tout cas lui dire que sinon Israël serait prête à y aller seul.

Et puis ce que dont ce dont on parle aussi beaucoup euh à Washington, c'est que euh l'inquiétude des Israéliens est bien euh visible et qu'il euh le Premier ministre israélien va aussi euh tenter de de de mettre un peu plus la pression sur Donald Trump en lui disant que s'il continue sur la voie euh des négociations, des discussions et bien qu'il l'inclut bien la question du des missiles balistiques, de la limitation des missiles balistiques et de l'arrêt de du soutien de l'Iran à ses proxis en plus de la question du nucléaire. qui est, on le sait, une priorité pour Donald Trump. D'ailleurs, tout à l'heure, son vice-président a répété que c'était vraiment la la priorité que l'Iran ne puisse pas se doter d'une arme nucléaire.

Donc, on sent aussi que Donald Trump maintient ce flou, même s'il est coincé sur cette question de l'Iran, il maintient aussi un certain flou. Hier, il a dit qu'il était prêt à déployer un second porte-avion. En même temps, il s'est montré plutôt optimiste en disant "Teran veut absolument un accord." et je pense qu'on peut conclure euh un un accord avec l'Iran.

Donc on verra s'il se laisse influencer évidemment notamment par cette rencontre avec le Premier ministre israélien qui vient d'arriver en effet il y a quelques minutes, on a vu sa voiture passer sur le côté pour arriver vers une entrée plus discrète. Souvent les dirigeants étrangers arrivent via l'entrée que vous voyez derrière moi à l'extérieur qui de qui est en fait l'entrée de l'extérieur du bureau Val. Et d'ailleurs, le marine vient d'arriver il y a quelques minutes, ce qui veut dire qu'ils sont désormais dans le bureau Val pour commencer cette rencontre.

Merci infiniment Sonia Dridi, formidable depuis la Maison Blanche. Merci beaucoup à vous. Important d'écouter les tout derniers mots de Donald Trump avant cette rencontre sur le sujet de l'Iran.

Il veut toujours l'accord. Regardez, ils veulent conclure un accord. Il ne parlent à personne mais il me parle.

Je préfère un bon accord sans armes nucléaires, sans missile, sans ceci ni cela. tout ce que vous voulez, mais certains s'inquiètent. Ils ont été très malhonnêtes pendant des années.

Il est pris en ét en réalité Donald Trump parce qu'on lit aussi ces dernières heures que le Qatar a appelé pour dire qu'il fallait calmer le jeu, ralentir dans la région et de l'autre côté il y a Benjamin Netaniaou qui semble-t-il a le pouvoir de peser en temps soit peu compliqué pour le président. Et très concrètement, alors Trump est prisonnier de son de la mécanique qu'il qu'il a mis en route. On voit bien que depuis le début, on voit bien qu'il aimerait avoir un accord avec les Israéliens.

C'est une solution de facilité. Le problème, les conditions de cet accord, elles sont inadmissibles pour les Israiens. Pour les les Iraniens concrètement, pas de nucléaire, pas de pas de missile balistique et et des relations relativement légères avec ces proxis.

Et aujourd'hui, les iraniens ont répondu non. Donc le problème il est Trump est prisonné d'une logique d'une mécanique poussée derrière par les Israéliens qui ont besoin de régler le problème des missiles et le problème le problème nucléaire. Donc c'est le cœur du problème, il est là et malheureusement ou heureusement je connais pas la suite la fin de l'histoire, on voit bien que les décisions peuvent se prendre en fait sur un malentendu quelque part.

C'est un peu dramatique parce que le message envoyé par Trump est assez clair. Il dit "Écoutez n'importe quel accord sous réserve du qui est pas nucléaire et de missile. Allez-y".

On a l'impression que Donald Trump est est toujours porté par son coup du Venézuela, c'est-à-dire de se dire en fait, il suffit de le dire le plus fort possible et de dire "On va y arriver, on va négocier et puis sinon de toute façon on fera une opération et ça marchera." Sauf que autour de lui, il y a énormément de gens et lui-même le sait très bien que ce n'est pas du tout la même histoire et que pour parce qu'il y a des il y a des plans qui ont été mis sur la table. Les Israéliens lui ont dit "Voilà, il faut peut-être essayer juste de prendre Hameney, de mettre quelqu'un d'autre à la place." Sauf que pour l'instant ça ne marche pas.

Non seulement ça marche pas, mais à l'intérieur du régime iranien, il y a des vagues d'arrestation de tous les réformateurs. C'est-à-dire que le le régime tient fermement et au point de pouvoir arrêter des hommes politiques du clan des réformateurs qui ont osé signer une tribune en disant "On aurait peut-être pas dû tuer autant de gens quoi." En gros et cela se font arrêter.

Donc il y a il y a une impossibilité pour Trump entre le discours et comme le disait le cononel les Ianiens la la base du régime islamique ce sont ces missiles et cette arme nucléaire. Donc y renoncer, c'est pour eux renoncer à à tout leur pouvoir d'une certaine manière. Existentiel pour eux leur côté.

Allez-y ma voà et et dans l'entourage de Donald Trump euh tout le monde n'est pas sur la même ligne. Sonia Dridi nous parlait tout à l'heure de la déclaration du vice-président Jay Vens qui dit euh tout à l'heure que le renversement du régime iranien, ça dépend du peuple iranien et que ils vont se focaliser sur le nucléaire. Ça c'est quand même une façon de dire que lui a beaucoup beaucoup de réserves sur l'efficacité de frappes massives pour renverser le régime iranien.

Et d'autres dans l'entourage de Trump ne sont pas sur la même ligne et essayent de le convaincre que c'est le moment du fameux coup de grâce. Et c'est ce que Netaniau certainement vient là aussi euh pousser en disant en fait on ne peut pas faire confiance à ce régime euh iranien pour discuter. Donc il faut il faut gonfler les muscles et y aller.

C'est l'heure pour nous de recevoir sur ce plateau le général Pierre Deviler. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Ancien chef d'étatmajor des armées.

Vous êtes auteur de pour le succès des armes de la France aux éditions Faillard. Il est là votre livre. Merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation.

Dans quelques instants bien sûr, nous reviendrons avec vous sur notre Armada à nous, l'armada française, notre armée, nos risques et notre capacité à y faire face, c'est important. Votre parole est forte, elle est entendue depuis plusieurs semaines sur ce sujet particulièrement. Merci d'avoir accepté l'invitation.

Bonjour madame. Bonjour à vous. Mais avant toute chose, s'agit-il d'indice d'Amada qui se renforce du côté de l'Iran pour les Américains ?

On va vous parler de Trump qui envisage de déployer un second porte-avion au Moyen-Orient en cas d'échec des négociations. Mais ce ne serait pas avant plusieurs jours. Là tout de suite, il y a quelque chose de plus immédiat.

Les forces américaines à la base aérienne d'Al Hou au Qatar, la plus grande base aérienne du Moyen-Orient, était vue en train de charger jusqu'à 10 lanceurs pour une batterie de missile solaire patriote sur des camions. On va un peu plus loin avec le colonel PDon que j'emmène avec moi devant l'écran. Euh colonel, images satellite consultées par Reuters à l'appui, on va les voir ensemble, elles sont là.

Euh que quels sont les enseignements à à en tirer colonel, on voit bien quand que les Américains sont en train de renforcer un dispositif terrestre en vue de un bloquer la batterie de missile qui pourra faire les missiles qui pourrait arriver sur les territoires du Moyen-Orient et puis deux bah c'est rassuré les alliés du Moyen-Orient, le Qatar, l'Arabie Saoudite. Donc en fait on voit depuis une quinzaine de jours une espèce de noria permanente avec des C5, C17, comment dire la la LCI en a parlé longuement. Donc en fait vous avez un influx permanent de maternel de logistique qui fait qu'aujourd'hui vous avez un système qui est prêt et on voit bien que sur les deux photos satellites la photo de gauche on voit que c'était avant le 17 janvier c'est pas avant il y a très longtemps et puis récemment le 1er février on voit bien qu'il y a eu un renforcement alors c'est quoi ce renforcement bon c'est pas évident de de le voir.

On peut imaginer que les patriotes sont le cœur du problème des de la question de défensive parce qu'il y a que les patriotes aujourd'hui qui peuvent arrêter des missiles sinon vous n'y donc en fait ils ont densifié cette partie-là avec des camionsf avec des enginss et cetera. Donc en fait c'est ça qu'on voit. Donc on assiste très concrètement à la mise en place d'un système défensif qui va empêcher ces ces flux en tout cas ces salves de missiles de missiles balistiques iranien d'arriver.

Là vous avez un missile patriote. Vous voyez bien le le modèle c'est un modèle sur camion. Donc il il embarque ou il débarque du camion puis vous avez un système qui se met en place.

Donc c'est extrêmement mobile. Bon ça prend quand même un certain temps pour le faire mais c'est ça encore une fois l'infrastructure, la colonne vertébrale du système défensif américain sur le sur le sur le sur le Moyen-Orient. Merci infiniment colonel d'ailleurs.

Je crois savoir que vous connaissez très bien le général de Villier. Vous étiez à l'école de guerre ensemble non ? Exactement en 89-91 et nous étions en au première loge, si pu dire, puisque nous avons assisté à la chute du mur de Berlin et à la fin du monde bipolaire.

Nous avons organisé un grand forum à l'école euh l'école de guerre à l'époque sur quelle sécurité en Europe à l'aube du 21e siècle nous cherchions la paix d'avance. Voilà, vous voyez comme la boucle se reblou. Donc un sacré lien entre vous quand même cette histoire sur ce qui nous intéresse là, les patriotes, on va reparler du porte-avion dans quelques instants général à donner la simplicité de ma question, mais voyez-vous vous les indices d'un pays qui s'apprête à frapper ?

Oui. Euh disons qu'actuellement les deux protagonistes, l'Iran et les États-Unis, ont intérêt au processus de paix et à ces négociations. Les uns pour faire durer, les autres pour préparer les frappes et euh par faire le dispositif militaire.

Parce que vous savez quand on frappe, c'est c'est une grosse logistique surtout avec le groupe aéronal. Euh là, ils en font venir un 2uxème probablement pour renforcer, peut-être aussi pour préparer une relève parce que tout ça nécessite une permanence. Mais ce qui est clair, c'est que la carte aujourd'hui, c'est la négociation.

Mais pour faire avancer la négociation, il faut la force puisque vous savez qu'aujourd'hui on n'est plus dans la force du droit, on est dans le droit de la force et on renforce les moyens militaires. J'ai un indice qui est qui allit qui va plutôt dans le sens des frappes. C'est ce que vient d'expliquer le connaî le père Dejon, c'est dès lors qu'on fait venir des batteries de patriote, ça coûte très cher, c'est très compliqué et qu'on les déploie dans beaucoup de pays arabes à leur demande, ça veut dire que c'est sérieux et qu'on prépare probablement la ripost iranienne à ses propres frappes.

Et je voulais vous interroger sur la stratégie du fou. On en a parlé dans cette émission il y a il y a quelques jours. C'était vendredi dernier.

À l'origine, il y a un article du Figaro sur le sujet théorisé par Nixon. Le manman théorie, je rappelle pour nos téléspectateurs, c'est joué sur l'imprévisibilité de l'utilisateur pour s'assurer un avantage dans les rapports de force. Est-ce que vous voyez derrière tout cela une stratégie du fou du président américain ?

Le président est imprévisible dans son comportement et dans ses déclarations quotidiennes. Il est parfaitement prévisible dans sa stratégie globale. D'ailleurs, elle a été clairement écrite et elle est avec un horizon temporel à au moins 10 ans.

America first, on se déplace de l'Europe vers le Pacifique. Tout ça, c'est une évolution que l'on sentait venir déjà sous Obama et et ça va durer après Trump. Après, le personnage est un dealer, un businessman, imprévisible.

C'est un négociateur. Ce n'est pas un stratège. On continue d'en parler ensemble.

Vraiment précieux de vous recevoir sur ce plateau général. Merci encore. Est-ce dernière alerte avant la frappe ?

Les États-Unis vont-ils déployer un second porte-avion dans la région ? Donald Trump l'envisage en cas d'échec des négociations. Quel porte-avion ?

Pour faire quoi ? Quel objectif ? Nous vous dirons tout ce qu'il faut comprendre.

Et je le disais en introduction de l'émission, César Madada c'est aussi un miroir qui nous est tendu, tendu à notre propre armée désarmée échantillonnaire. Ça c'est pas moi qui dit, c'est vous, général. Vous le dites ces derniers jours.

La France peut-elle gagner une guerre ? Que ferions-nous si nous étions ukrainiens ? Ces questions, elles vous obsèdent, oseraiis-je presque, ces derniers temps.

La France peut-elle gagner un conflit quand on apprend qu'elle dispose de neuf lances-roquettes dont quatre en état de marche ? Tout ça, on le pose sur la table ensemble dans un instant. À tout de suite.

On en vient aux États-Unis qui envisagent de déployer un second portavion au Moyen-Orient. Donald Trump, il pense et surtout il le fait savoir. C'est surtout ça peut-être l'enjeu.

Mais d'abord colonel, on va plus loin ensemble. Colonel, le président américain menace d'envoyer un deuxième porte-avion. Quel porte-avion ?

Dans quel délai ? De quoi parle-t-on ? Alors, rappelons-nous un, les les Américains ont 11 portes-avions de grande dimension capable d'emporter en gros 90 avions, des F35 ou des F18.

Donc c'est vraiment une capacité extrêmement forte et ils en ont 11. Donc aujourd'hui il y en a un petit peu partout et là qu'est-ce qui se passe ? On sent que les Américains préparent le deuxième coup.

C'est un fusil à deux coups. Le premier coup, c'était le la Bran Lincoln qui est actuellement en train de tourner dans la merde et là ils en préparent un deuxième. Donc il il y a une possibilité que ce soit le HSSW Bouff Bush qui est vraiment en place actuellement en Virginique qui est du côté de Nordfolk et qui voilà qui est là qui va appareiller parce qu'il fait des exercices, il est en mer, il est globalement prêt à mon avis il se prépare depuis un certain temps et donc cet avion peut cette porte-avion peut appareiller et rejoindre le Moyen-Orient relativement rapidement de l'ordre d'une dizaine de jours. deux itinéraires potentiel.

La version longue en fait, il rejoindrait la merdane pour renforcer le premier groupe aéronaval. Sachant qu'un portavion, c'est un porte-avion plus des destroyés plus un sous-marin, plus des ravitailleurs. Donc c'est c'est une Armada.

C'est comme c'est la même que que cela probablement. Donc version on renforce le l'armada qui est là. Une autre version qui est qui est également intéressante, deux hypothèses.

Pour gagner du temps, il veut passer par le canal de Suè, c'est compliqué parce que il suffit qu'il s'arrête le moindre problème à mon avis. Et là, il y a un risque une forme d'une embuscade. Mais très concrètement, ce qui est très intéressant, c'est qu'on peut imaginer que les Américains positionnent un deuxième groupe aéronaval, comment dire, en Méditerranée et qui reste là et qui pourrait renforcer une opération qui serait partie qui serait menée à partir de la Méditerranée et à partir du golf de Man.

Merci infiniment, colonel général Levilier, on a entendu sur ce plateau ces dernières heures le deuxième porte-avion, ça ne sert à rien, c'est de l'empilement. Euh général, est-ce selon vous le dernier avertissement avant avant une frappe [rires] euh pure dissuasion et si c'est le cas euh efficace selon vous ? Alors je je voudrais [toux] dire que [raclement de gorge] l'armée française, nous n'avons qu'un seul porte-avion.

Hm. Et on se pose la question de son remplacement. Donc vous voyez l'effet d'échelle comme le disait le colonel de Jon, ils ont 11 portesavion, c'est-à-dire 11 groupes aéronaval parce qu'autour du porte-avion, il y a la protection en surface, dans les airs, sous l'eau et cetera.

Donc oui, il renforce son dispositif peut-être dans un esprit de renforcement, de relève pour montrer sa force un peu plus dans les négociations. Aujourd'hui, son objectif c'est la négociation. H il y a probablement deux tendances autour du président Trump. une tendance assez belliciste en disant ça suffit, on a assez attendu, maintenant c'est terminé, on a frappé en juin sur le nucléaire, il faut terminer ce qu'on a pas fait et puis frapper les missiles pour éviter la riposte et puis à ceux qui se disent à l'écoute des monarchies du golf de l'Arabie Saoudite et des pays arabes qui disent "Ne mettez pas le feu, c'est déjà assez compliqué comme ça, qui disent on ne remplace pas un régime par des bombardements.

Chaque fois qu'on l'a fait, ça a été un échec. Confère l'Irak pour nous, faire la Libye. Il faut préparer d'abord le coup d'après, c'est-à-dire qu'est-ce qu'on met à la place et ensuite éventuellement l'action militaire.

Donc il y a ces deux influences qui se rejoignent sur une solution, la diplomatie, les négociations. Je note que le négociateur iranien, c'est le bon qui est arrivé là. Donc peut-être que ça va avancer.

Et puis euh si ça n'avance pas, sous l'impulsion ou la pression notamment des Israéliens qui doivent largement pousser pour les bombardements, et bien à ce moment-là, on passera à la phase militaire active. J'ai un peu révisé bien sûr avant votre arrivée, j'ai réécouté un peu ce que vous disiez ces derniers jours où vous disiez il y a deux modes d'action possibles pour le président désormais. La souplesse ou la force.

Bon, sur la souplesse, le Wall Street Journal apprend qu'il aurait écarté Donald Trump, il était du blocus. Euh, ça ça aurait pu être la souplesse selon vous. Du coup, on se dit mais en terme de négociation, en terme de souplesse, il reste plus grand-chose en réalité.

Il ne resterait que la force à vous. Il y avait la troisième solution euh qui est qui est celle qui est adoptée actuellement, c'est la diplomatie, la négociation. Euh après, il ne reste plus qu'un mode d'action, ça sera la force effectivement avec les risques que cela comporte.

Parce que les Iraniens, c'est un grand peuple. Les Perses, c'est une civilisation. Donc euh je pense que la Ripost risque d'être terrible, sauf s'il se mettent d'accord sur la négociation avec un espèce de jeu de force.

Ils l'ont déjà fait donc pourquoi pas pour éviter de mettre à feu et à sang l'ensemble de la région parce que c'est ça que craignent les monarchies du golf. C'est ce que les Saoudiens disent aux Américains. N'oubliez pas que les les Saoudiens ont beaucoup d'influence sur les Américains.

Et n'oubliez pas que le principal critère de décision du président Trump, c'est l'économie. C'est un homme d'affaires, c'est un businessman. Il a investi des milliards dans la région et notamment dans ce pays.

Je disais que l'mir de Qatar aurait appelé ces toutes dernières heures également le président américain pour continuer de mettre la pression. On s'est demandé ces derniers jours si Trump pouvait avoir peur, Trump première puissance mondiale pouvait avoir peur de l'Iran à vous suivre. Oui, il a des raisons d'avoir peur.

Je pense qu'autour de lui, il y a des gens qui lui disent "Attention, c'est pas le Venezuela. On a fait le travail en juin. Donc attendons que peut-être il y a le pourrissement à l'intérieur.

On voit quand même que il se passe des choses à l'intérieur du pays he même si c'est très verrouillé en terme d'information. On voit bien poindre quand même quelques quelques révoltes. On l'a vu avec les 30000 morts.

Enfin c'est dramatique. Donc sur ce plan, il en parle plus parce que il a pas tenu sa promesse d'aider cette rébellion. Mais peut-être qu'ils attendent le pourrissement.

Et en vous lisant également, il y a cette phrase qui nous a marqué, vous disiez, on le voit avec le drone mais ça peut être autre chose. On sait que dans l'histoire, les grands conflits sont intervenus sur un terro, une situation de crise à un moment il y a l'étincelle à tout moment là il faut craindre l'étincelle. Et bien, c'est pour ça que j'ai repris ma plume parce que j'estime que l'heure est grave.

Nous avons changé d'époque et je ne suis pas persuadé que nos dirigeants l'ont compris. On a changé de monde. On était sur le monde du droit.

On est sur le monde de la force. Ce n'est plus la même chose et c'est bien de rester sur le droit. C'est notre honneur.

Mais il y a un moment, faut aussi tenir compte de la réalité. Peggy disait il faut dire ce que l'on voit et plus difficile. Il faut voir ce que l'on voit.

Moi, j'essaie de mettre les bonnes lunettes et j'ai écrit ce livre pour que nos dirigeants actuels, mais surtout futur, parce que nous avons des échéances majeures dans les mois qui viennent en France, que ils mettent les bonnes lunettes sur la réalité de la situation mondiale. Je connais bien mon histoire 70 14 39. Trois cas complètement différents, trois étincelles qui ont déclenché l'apocalypse.

Mais il y a un point commun dans les trois cas. On était en crise politique, en crise économique, en crise sociale, en crise financière. On était endetté, on pouvait pas réarmer et 7e, on a eu la défaite à chaque fois.

Après, on a fini par s'en sortir. Donc moi, j'aimerais que on réfléchisse à cette situation et qu'on accélère le réarmement, réarmement de nos armées françaises, réarmement au travers d'une coopération en Europe en matière d'industrie de défense et de force et puis réarmement de nos forces morales du pays. Vous le disiez, que se passerait-il en France si nous étions dans la situation des Ukrainiens ?

Alors, on va se poser toutes ces questions bien évidemment ensemble. Je reste juste encore un instant sur la question du porte-avion qui s'affiche toujours en image ici. Est-ce que vous avez des questions sur le sujet ?

D'ailleurs, peut-être même au au général de Villier. Ben je moi je me je me pose la question de la la visite de Netaniaahu à à Washington parce que il faut pas oublier que on a on dit toujours à quel point les Américains et les Israéliens sont des alliés. La guerre des 12 jours, c'est Donald Trump qui met fin contre la vie des Israéliens puisqu'il fait même revenir des avions israéliens qui étaient partis faire une nouvelle frappe en Iran.

Moi je me demande si cette si mais je sais pas ce que vous en pensez si cette visite de du premier ministre israélien n'est pas une éème tentative justement de dire il faut y aller parce que l'obsession de Netaniaou c'est l'Iran depuis qu'il est revenu au pouvoir. C'est l'Iran, c'est pas ce qui s'est passé à Gaza, c'est pas la 6anie, c'est de mettre fin au programme nucléaire iranien. Et on a l'impression qu'en y allant, c'est presque un aveu de faiblesse parce qu'il est tout seul à Washington pour dire il faut absolument que vous y alliez.

Arrêtez de négocier, arrêtez de Alors que Donald Trump a l'air d'écouter beaucoup plus les monarchies arabes ces jours-ci. Oui, mais cette obsession, elle est elle est compréhensible pour les Israéliens puisque euh c'est existentiel. Oui.

Si l'Iran accède à la puissance nucléaire, ils sont sous la menace. Donc c'est existentiel. Alors oui, j'ai la même analyse que vous. il va faire pression pour essayer euh de convaincre le président Trump, probablement en s'appuyant sur les conseillers ou l'entourage favorable à ces frappes pour porter la dernière stockade en disant ça suffit, les négociations ne donnont rien de plus, on ça a assez duré, maintenant il faut frapper.

Sachant que en matière de renseignement les Américains sont très forts, mais sur l'Iran, les Israéliens sont encore plus forts. la dernière fois en juin parce que pour frapper faut des dossiers d'objectif pour avoir pour faire des dossiers d'objectif c'est très technique mais il faut du renseignement et c'est pas par les satellites parce que les satellites vous donnent des renseignements mais il faut des gens au sol, il faut du renseignement humain et là-dessus les Israéliens sont très forts. Je pense que c'est pour ça qu'il y va pour emporter le morceau de son côté Netaniaou.

Alors quelle va être la réaction du président Trump ? Euh il est imprévisible au quotidien. Je raconte la réunion que j'ai eu [raclement de gorge] le 13 juillet 2017, je l'ai vu et effectivement dans une réunion, il est totalement imprévisible.

Par contre, sur sa stratégie globale, le nucléaire iranien, il ira au bout de sa stratégie. Il ne veut pas que les Iraniens accèdent à la puissance nucléaire. Il fera tout pour qu'il en soit ainsi.

Mais euh dans le quotidien, c'est compliqué. Et puis il faut se mettre dans son raisonnement encore une fois économique. Quel est son intérêt économique ?

N'oubliez jamais l'Arabie Saoudite et les milliards injectés par les États-Unis ces toutes dernières années. Allez-y Magalie. Vous disiez tout à l'heure que enfin il y avait un négociateur sérieux qui était arrivé dans dans la danse, c'est Harry Larij en effet le conseiller à la sécurité iranien que l'on a vu en effet notamment à Oman ces ces derniers jours, semblant préparer le prochain round de discussion.

Mais finalement le nucléaire, c'est quand même l'assurance vie des Iraniens. Vous les voyez évoluer sur le nucléaire, vouloir rajouter en effet, comme le demandent les Israéliens, la question balistique, ce serait vraiment se se mettre en danger. Quelles sont les marges de manœuvre en fait ?

Quels sont les points sur lesquels les Iraniens peuvent évoluer dans cette négociation ? Le temps. H le temps.

On peut gagner du temps. C'est-à-dire que c'est ce qu'ils avaient fait avec les accords avec Obama. On gagne du temps, on repousse le problème, on gagne du temps et ensuite on avance camouflé en profitant de nos démocratie qui, je le rappelle fonctionne d'élection en élection.

Et les Iraniens, c'est la notion du temps, de génération en génération au pluriel. Nous, c'est d'élection en élection au singulier. La stratégie du temps, je pense que c'est la stratégie iranienne.

Ils ne renonceront pas. C'est la même chose aussi du côté de la Chine la notion le rapport au temps n'est pas le même parce qu'ils n'ont pas les échéances de la soie 50 ans. Exactement.

La Grande Russie orthodoxe 20 ans. Le retour de l'Empire ottoman 20 ans. La puissance démographique de l'Inde 1AR400 habitants.

Les générations nous on est dans le temps court. Et quand on parle de l'histoire c'est très intéressant. On est un nostalgique dangereux.

Quand on parle du futur à 10 ans, on est un doux rêveur, on manque de pragatisme. Il faut être sur la dépêche d'agence de l'après-midi. Et ça, c'est une grosse faiblesse de nos démocraties.

Et nous, on est des stratèges. Le tacticien gagne les guerres, gagne les batailles mais le stratège gagne les guerres. Nous, on est formé comme stratège, on voit loin.

Alors, vous en avez fait quasiment une mission de dire d'appeler au réarmement de la France. On l'a compris encore il y a quelques instants. On y vient, on s'y arrête maintenant.

Et je voudrais vous parler de ce qui se passe du côté du M avec la fabrication des drones militaires corus dans l'usine Renault du M. Ça se précise parce que le constructeur français automobile a annoncé, c'était hier, qu'il pourrait assembler désormais jusqu'à 600 drones militaires par mois sur son site du M en partenariat avec une société de de défense. Renault fabriquait la la structure du drone sans la charge militaire.

C'est important de le préciser tout de même. Vous vous dites, j'en doute un peu hein en réalité, mais vous vous dites "Ça y est, l'économie de guerre, on y est, on est enfin dans un bon dialogue entre l'armement, les forces armées, l'industrie où en fait vous dites c'est trop tard, c'est trop tard et c'est 600 drones en France par mois quand c'est des milliers du côté des Ukrainiens déjà depuis un moment. J'espère qu'il sera pas trop tard.

C'est ce que j'écris dans mon livre parce que un militaire, un officier français peut pas dire c'est trop tard. C'est pas possible. Euh on mène d'abord les batailles et ensuite on garde le résultat.

Donc je me réjouis, c'est un petit signe mais c'est une mesurette par rapport à ce que j'appelle dans mon livre, un changement de posture, une révolution de notre système. On l'a fait pour Notre Dame de Paris. On est capable l'union sacrée, on est capable de le faire.

C'est le gni français. En 5 ans, on a reconstruit notre âme de Paris parce que on s'est affranchi des règles technocratiques, bureaucratiques, administratif parce qu'on a mis un général qui a mis tout le monde d'accord et euh les procédures habituelles, on aurait mis 20 25 ans. C'était ça les estimations.

On a réussi à faire autrement. C'est ce que j'appelle de mes vœux pour l'économie de guerre, le trilogue, l'état-major qui exprime le besoin opérationnel, l'industriel qui fabrique et la DGA avec ses ingénieurs, l'élégation générale pour l'armement qui fait l'intermédiaire entre les deux fonctionne suivant des procédures qui sont euh inadaptées à la période actuelle. Il faut aller plus vite, il faut aller moins cher, il faut aller beaucoup plus de masse, il faut reprendre une logique de stock.

Tout ça c'est à faire. Ça c'est l'économie de guerre. On n rien fait de tout ça.

On fait des mesurettes par rapport à ce qu'il faudrait faire. C'est ce que j'appelle de mes vœux. Il faut changer de portage, il faut changer de rythme.

Alors, je me tourne aussi vers le colonel Pèreon. Comment vous regardez cette C'est quoi ? une réaction, c'est un réveil français, une mesurette importante de verbaliser les choses.

Ne me tentez pas parce que j'ai démissionné il y a 20 ans parce que je considérais que la réforme n était n'était pas adaptée et qu'elle amenait notre armée inexorablement vers une espèce de diminution de capacité. On y est maintenant. Alors, c'est vrai que le la menace n'était pas la même.

Aujourd'hui, elle est elle est massive. Je je rejoins évidemment totalement le général de Villier. Aujourd'hui, il y a il y a il faut il y a un coup il y a un coup enfin on est au fond de la piscine, il faut appuyer, il faut repartir, il faut repenser tout ça.

Le problème encore une fois c'est que budgétairement il faut être prêt. On voit que les Allemands sont en train de le faire. Le budget de la défense de l'Allemagne 155 milliards de d'euros par par an.

Nous, on est à on est à 60 milliards et encore on a fait pardon 50. Oui, voilà. parce que je suis de bonne humeur et parce que je suis un homme plutôt optimiste.

Mais c'est vrai que aujourd'hui le président le président Macron essaie de Mais vous rendez compte, on est quasiment à un/ers du budget de la défense. Alors pour le pour le coup moi je suis taxé d'être trop catastrophiste. Alors je vais entretenir ma légende encore quelques instants.

Quand on lit dans l'opinion que l'armée n'aurait plus que neuf lancesquettes dont quatre en état de marche, qu'est-ce que ça dit de nous ? Qu'est-ce que ça dit de nous quand en vous écoutant encore en radio ces dernières heures, vous martelez qu'on est au côté d'État puissance qui se réarme de 5 à 10 % par anpuis des années ? Oui.

Ben ça veut dire que ça suffit maintenant. C'est terminé. Faut dire la vérité.

C'est la vérité que j'ai dit en 2017. C'est le désaccord que j'ai eu avec le président. Je ne regrette pas parce qu'il y a un moment dans l'histoire la vérité finit toujours pour par nous rattraper.

Alors la situation c'est c'est c'est le problème c'est c'est qu'on a pas d'argent non seulement ça mais on a 3500 milliards de dettes 115 % du PIB donc on a désarmé leur régalien défense sécurité justice pour financer notre modèle social maintenant il va falloir faire l'inverse parce que on n pas le choix c'est c'est notre existence même. Donc il va falloir du courage. Je peux je peux vous je peux m'arrêter sur un de vos mots à l'instant.

Vous dites il faut dire la vérité mais on nous ment actuellement encore sur le la situation. La vérité c'est que le monde a changé brutalement en tout cas depuis 10 ans. Euh donc on pouvait le sentir venir et que il faut en tirer les conclusions.

Mais non pas en réaction comme pratiquement à chaque fois depuis de siècles dans notre histoire mais la surprise qu'on impose est pas celle qu'on subit. Enfin on voit bien où ça nous mène cette situation. Donc il est temps de de réagir.

On a une armée magnifique, des soldats, des marins, des aviateurs. Ils iront jusqu'au sacrifice suprême. Je n'ai aucun doute là-dessus.

Mais c'est une armée qui a été conçue pour la projection à l'extérieur et mener des opérations de guerre. Une opération de guerre, c'est quelque chose de limité dans le temps et dans la dureté. La guerre, c'est très dur.

On le voit les consommations. Les les Russes fabriquent au moins un millier de drones par jour. Donc vous voyez par rapport à ce que vous annoncez pour Renault donc on n'est pas du tout dans le bon tempo.

Vous dites l'un de vos mots c'est échantillonnaire pour parler de l'armée que que vous vous à laquelle vous rendez honneur et bien sûr hommage mais on n'est pas tout seul non plus. On n'est pas tout seul. Regardez les exercices Orion, c'est plus de 12000 soldats français en ce moment qui mènent des exercices.

Ils sont épaulés par des détachements de 24 pays alliés qui participent à cet entraînement euh triénal, hein, qui dans tous les esprits bien sûr simule un affrontement avec euh la Russie. On n'est pas tout seul. On n'est pas tout seul.

Vous avez raison. Je fais un chapitre sur les trois lignes maginaux que j'ai entendu avec les quatre derniers présidents puisque j'ai eu cet honneur de participer à des conseillers de défense que les quatre derniers présidents et la question centrale d'un conseil de défense c'est mon général qui va nous attaquer parce que c'est c'est le sujet et vous dites que de nombreux présidents vous ont posé la question il y avait trois lignes maginaux à chaque fois mon général nous avons la dissuasion nucléaire oui mais n'oubliez jamais que la dissuasion nucléaire a fait tomber en partie le mur de Berlin. Nous avions un deuxième pilier des forces conventionnelles qui étaient du même niveau de crédibilité que la dissuasion nucléaire.

Ce n'est plus le cas aujourd'hui puisque nous l'avons laminé. Le colonel Dejon expliquait pourquoi en 2000 il a il a il est parti. Parce que on était dans un mouvement inexorable qui s'est poursuivi jusqu'en 2015 pour laminer notre force militaire.

Ensuite, on me disait "Mais mon général, nous ne serons pas tout seul, nous aurons des alliés. Nous sommes dans l'OTAN, il y a l'Union européenne." Oui, regardez ce que ça donne en Ukraine les alliés.

C'est pas facile. Et un État est d'abord là. C'est sa première mission, assurer la protection de ses citoyens et de son territoire.

Et donc, vous le rappelez, plusieurs présidents vous ont soumis cette question. Qui va nous déclarer la guerre ? Voilà, je suis pas président mais je vous pose la question.

Oui. Qui va nous déclarer la guerre C'est c'est la question de l'étincelle. On est dans un terro mondial aujourd'hui avec des puissances régionales qui entendent reconstituer leur empire et euh à tout moment il peut y avoir une étincelle qui déclenche cette espèce de conflit régional d'abord voire mondial et il est impossible d'imaginer que ça n'ait pas lieu à un moment ou un autre vu le niveau de d'armement général de tous ces pays.

Vous écrivez "Nous sommes en paix et pas encore en guerre". Tout est dans le pas encore. Vous avez la certitude dans le fond qu'on va être en confrontation.

Le général Mandon lui l'a exprimé. Il a même donné un calendrier. Enferiez-vous autant ?

Mais c'est l'humanité. On a fait une erreur structurelle en pensant que la paix était éternelle. Ça fait 80 ans qu'on en bénéficie ma génération en particulier.

Mais la paix pour la préserver, il faut être fort. Si vice Patchem par Abelum, nous avions cette devise ensemble la 103e promotion de l'école de guerre. Si tu veux la paix, prépare la guerre.

N'oubliez jamais, c'est une constante dans l'histoire. Les forts attaquent les faibles. Qui est faible aujourd'hui ?

Les Européens. Et c'est pour ça que euh je je ne comprends pas que tout soyons faibles parce que nous avons des atouts en Europe incroyables, 500 millions d'habitants et nous sommes sous le parapluie de 350 millions d'habitants. Nous avons une industrie, nous avons des des armées qui existent.

Mais c'est vrai que tout ça est échantillonnaire. Tout ça a été laminé. il faut le reconstruire.

Et puis plus important, il y a un problème de fond. On construit une Europe qui est une Europe fédérale sans dire son nom. On parle de l'armée européenne et je clarifie dans un chapitre complet ce que j'appelle de mes vœux qui est la défense de l'Europe qui n'est pas la défense européenne parce que le bilan de la défense européenne il est quand même bien maigre alors que on devrait bâtir des coopérations intérêtatiques à géométrie variable sur des projets concrets.

On va revenir sur ce point dans quelques instants. J'avais prévu de vous poser cette question et je l'ai je l'ai bien souligné et dans un instant on va y revenir juste avant qu'on marque une légère pause. Lucas manger vous voulez réagir ?

Oui, parce que je voulais vous vous demander à propos de l'Ukraine. Est-ce que l'Ukraine dont je reviens là où on voit une mobilisation extraordinaire de toute la société, pas seulement des soldats, de toute la société, est-ce que l'Ukraine est un une forme de laboratoire de ce qui peut nous arriver et est-ce que nous en tirons les bonnes leçons ? Oui, c'est c'est pour moi euh un révélateur plus qu'un laboratoire de nos faiblesse.

Nous avons négligé cette dimension depuis que nous sommes passés à une armée de métier en 95. Nous avons abandonné ce fameux service national en le suspendant. Il était devenu non universel puisqu'il y avait que les garçons et non égalitaire puisque sur les garçons, il avait la moitié qui était dispensé.

Mais nous avons abandonner ce creusé national et euh je salue sur ce plan la décision du président de la République. La double décision d'abord le courage d'abandonner un dispositif qui était ridicule, le le SNU qui s'adressait à des jeunes mineurs pendant quelques jours, à peine quelques semaines, c'était les colonies de vacances. on aurait mieux fait de donner de l'argent au mouvements existants comme le scootisme ou les associations de jeunes.

Et puis deuxième bonne décision, ce service national euh volontaire. Le le général dirigeant le projet annonce que 3500 jeunes ont pu déposer un dossier pour 3000 places disponib. Bien sûr, mais on aura pas de problème.

Moi je sens cet élan chez les jeunes. Les jeunes ont besoin de quelque chose de grand. Les jeunes ont besoin qu'on leur parle de grandeur, de gloire, de patrie, de nation, de France, de drapeau.

Ils ont besoin de ça. Alors, qu'est-ce qu'on attend ? Maintenant, il faudrait monter plus vite parce que 3000 sur 800000, c'est pas beaucoup.

Et en 2035, dans 10 ans, seulement 100000 sur 700000 à l'époque, on pourrait aller plus vite. On n pas fini, on a encore un peu de temps ensemble. Profitons-en.

C'est précieux. Encore une fois, dans un instant, on se retrouve, faut-il parler avec Poutine pour contrer Donald Trump. Ça fait encore la une, ces dernières heures, regardez le Figaro, par exemple, les Européens sont tentés de reparler à Vladimir Poutine.

Alors attention, pas tous les Européens. Division, il y a encore une fois, c'est là on en vient à la défense européenne. Comment peut-on la rêver quand pour parler à Poutine, ils ne sont pas d'accord nos dirigeants ensemble ?

Comment réaffirmer nos forces face à l'hostilité russe et américaine ? On continue d'en parler. À tout de suite.

Le grand dossier se poursuit toujours avec le conetel Père Deong, toujours avec Lucas Manger, avec Magalie Barthz et donc avec vous général Pierre Devilier. Encore une fois merci ancien chef d'état-major des armées, auteur du livre pour le succès des armes de la France aux éditions Fillard. Et cette question qui revient comme un boomerang jour après jour, encore plus ces derniers jours même.

Faut-il parler à Vladimir Poutine ? Encore dans le Figaro aujourd'hui, les Européens sont tentés de reparler à Vladimir Poutine et on sait que Emmanuel Macron et celui qui est le plus en pointe dans les tentatives ces derniers temps. On a appris dans l'Express il y a quelques jours que son conseiller diplomatique était parti pour une réunion discrète qui n'est plus secrète mais du côté du Kremelin.

Vous souscrivez ? Ouais, il faut aller vers la paix le plus vite possible. C'est une boucherie.

Enfin, alors en France, évidemment, on se rend pas compte, il y a 1000 morts par jour euh tous les jours. Là, il fait euh vous me disiez - 28° euh Luc revient de Tchernoby to document dans dans les dans les appartements, au mieux, il fait 45°gr. On peut pas continuer comme ça.

Il y a pas de solution militaire. Il n'y a pas de solution militaire. Donc, il faut mettre les deux protagonistes autour de la table.

Alors euh, j'ai cru comprendre que on y était progressivement et il faut que Vladimir Poutine accepte d'aller autour de la table sérieusement pour dans un premier temps le feu et ensuite un plan de paix euh avec deux sujets qui sont les plus difficiles. 1, les garanties de sécurité et je ne pense pas que Vladimir Vladimir Poutine acceptera des troupes de l'OTAN sur le sol ukrainien. C'est pour ça qu'il a fait la guerre.

Donc il faut trouver un dispositif qui soit suffisamment fort avec évidemment le parapluie américain au-dessus sinon ça ne fonctionnera pas. Et ensuite l'aspect territorial avec le problème du Donbas qu'il faut traiter mais il faut aller à la paix. Donc vous trouvez que c'est le rôle du président français que d'être à l'initiative et de vouloir être dans le dialogue potentiel avec le le patron du fonctionner d'être un courtisan euh c'est pas à ma nature.

J'ai toujours dit la vérité. Je pense que le président français a raison parce que il faut que on parle aux deux protagonistes le plus vite possible pour les mettre autour de la table et pour aller vers cette paix. Il n'y a pas de solution militaire.

Beaucoup vous répondrez qui ont été heurtés par exemple par la volonté d'Emmanuel Macron de parler avec Poutine que on ne peut pas parler avec un homme qui jusqu'à maintenant de none aucun gage qui tue autant d'Ukrainiens chaque jour autant de ses hommes aussi et de sa population parle de 30000 hommes par mois actuellement qui est dans le cynisme absolu qui ne respecte rien ni personne. Et d'ailleurs Lavrov dans la foulée a dit voilà, il a parlé de la pathétique diplomatie en gros française et et certains disent "OK, donc en fait on donne le bâton pour se faire battre, on s'humilie soi-même à vouloir aller parler avec cet homme." Oui.

Mais enfin quelle est l'autre solution que la paix ? Y a-t-il une autre solution dans ce conflit que la paix ? Donc il y a un agresseur pour qu'il s'arrête, il faut lui parler pour le convaincre de s'arrêter une bonne fois pour toutes en ayant les garanties pour que ça ne reprenne pas quelques quelques jours, quelques semaines, quelques mois après la paix.

Mais il n'y a pas d'autres solution. Enfin, il faut s'imaginer que peut-être un jour nous retrouvons une Russie avec lesquelles nous pourrons parler plus facilement. Et moi, je suis disciple de la doctrine de De Gaulle, l'indépendance nationale et l'Europe de l'Atlantique à l'Oural qui respecte les souverainetés des nations.

Lucas Manger, je me tourne vers vous parce que vous revenez, c'était la nuit dernière d'ailleurs d'Ukraine, vous tornez un documentaire et vous étiez à Ternobyl pendant plusieurs jours. Allez, j'étais à Chernoby et et à Kief. Et il faut noter que les Ukrainiens ont ont vraiment enfin ça a beaucoup d'importance pour eux le rôle de l'Europe des différents dirigeants européens, le président Macron et d'autres aussi.

Ils ne veulent pas que Poutine parle seulement à Donald Trump. Donc pour eux, le fait que des dirigeants européens s'imissent dans la discussion est aussi une forme de garantie pour eux qu'ils vont être tenus au courant de ce qui se passe parce que l'expérience qu'ils ont eu depuis Encore Age, c'est que Vladimir Poutine et Donald Trump font des deal tout seul, que eux en sont exclus. Donc le fait que le président de la République française éventuellement reparle à Vladimir Poutine mais tiennent au courant les Ukrainiens de de des avancées des négociations, c'est très important pour eux parce que du côté ukrainien, il faut voir que eux ils font des mouvements.

On peut ce que vous disiez sur la réalité de la guerre en ce moment, c'est absolument terrible mais vraiment terrible. des villes comme Kerson, il y a des attaques de drone. Toute la journée, les Russes font ce qu'ils appellent des safaris humains.

Les gens sortent dans la rue et se font euh tiré dessus par des drones russes. Il y a des filets de sécurité euh absolument partout. Il fait un froid polaire.

Les les conditions de vie des militaires et des civiles sont très dures. Mais qu'est-ce qu'il fait aujourd'hui ? Il laisse entendre à la presse ukrainienne qui va annoncer des élections présidentielles, un référendum sur le Donbas. il avance d'un point de vue démocratique et contrairement à la logorée du Kremelin, il est encore extrêmement populaire parce qu'il est un chef de guerre mais qu'il écoute aussi la partie démocratique qui sait qu'il est critiqué, il sait qu'il peut l'être et il avance, il essaie d'avancer vers des discussions.

Après le président américain lui a aussi demandé d'avancer dans ce sens-là pour le mois de mai, je crois, avec ultimatum à la clé. Allez-y Magalie. Moi la question que je me posais, c'est est-ce que vous vous pensez que l'idée de française franco-britannique, la coalition des volontaires, ces pays qui pourraient s'engager sur la presse, est-ce que vous vous envisagez en effet qu'il faille en effet des troupes européennes sur le sol ukrainien à un moment ou à un autre pour garantir un éventuel cesser le feu ?

Est-ce que c'est la bonne direction ? Alors, la coalition des volontaires, c'est une bonne illustration de l'Europe qu'il faut construire. Mais le lundi, on nous parle d'armée européenne, le samedi, on fait la coalition des volontaires.

Et coalition des volontaires, c'est pas armée européenne. Voilà, ça c'est ce qui fonctionne à partir d'une nation canne qui est la France en fait franco-britannique parce qu'on a pris la sitef, la force franco-britannique que je connais puisque nous l'avons mis sur pied avec mon ami Nick Newuton, le chef d'étatmajor britannique à l'époque entre 2010 et 2016. C'est une force interarmée, complètement interopérable. avec un état-major conjoint donc qui est installé au Mont-Valérien.

C'était ça, c'était prévu comme tel. Et donc c'est ça qu'on a fait et on a demandé au pays volontaires d'amener les composantes. Chacun chaque payer amène sa composante, sa niche capacitaire et cetera et on en fait une force.

C'est ça qu'il faut faire pour la coopération européenne de défense. Donc c'est une bonne chose. Après, il reste quand même deux questions.

Quand, dans quelles conditions est-ce que c'est le feu ? Est-ce que c'est et puis comment ? Je ne crois pas qu'on puisse mettre des troupes de l'OTAN sur le sol ukrainien aujourd'hui, vu ce que dit Poutine et ses et et ses ses collaborateurs quand il s'exprime puisque il a fait la guerre précisément pour faire un glacis entre les puissances nucléaires.

Donc c'est sa théorie. Je pense que il y a des négociations. C'est un un des un des deux points durs que je soulignais.

Mais le principe de la coalition des volontaires, c'est remarquable. C'est ce qu'il faut faire, mais c'est ce qu'il faudrait faire pour l'industrie de défense européenne. Oui, c'est ça.

C'est que vous plaidez pour cette défense européenne et j'en reviens à la question que je poser il y a quelques instants. On peut douter quand même de la capacité à se coordonner sur une défense européenne commune quand on voit qu'il est difficile pour nos dirigeants de se mettre d'accord sur faut-il parler à Poutine ou non dans l'immédiat par exemple. Oui, c'est pour ça qu'il faut faire du cousumain et du optionnel à géométrie variable sur différents projets sur lesquels on se met d'accord.

Je prends l'exemple sur le plan industriel. Hm. On n'est pas capable aujourd'hui de faire un avion en commun, un char en commun, un bateau en commun, des drones en commun et cetera.

Pour que on fasse quelque chose au plan industriel de défense en commun, il y a trois conditions. La première, c'est que ce soit meilleur quand on est à plusieurs que tout seul au plan opérationnel. La deuxième, c'est que ce soit moins cher qu'on fasse des économies.

Ça pas toujours été le cas. Par exemple, l'avion à 400 à 400 m, ça nous a coûté plus cher que si on l'avait fait tout seul. C'est quand même Et puis la troisième, c'est qu'on respecte les souverainetés industrielles des différents pays.

On voit bien les problèmes pour le le scaf. On va pas donner tous les secrètes d'assaut aux Allemands qui les réclament. Donc c'est ces trois sujets.

Mais sinon, il faut vraiment coopérer au plan industriel de défense avec la préférence communautaire. Mais le mal est plus profond car nous sommes dans une Europe de Bruxelles fédéral qui ne dit pas son nom. Il va falloir clarifier cette affaire.

Je pense que la situation internationale va nous y aider et on le voit avec la force des volontaires pour queon aille vers une coopération sur des projets et qu'on abandonne ce rêve d'une Europe avec un grand état majeur avec des forces une mini autant ça n'aura jamais lieu parce que les pays européens ne sont pas d'accord pour ça. Merci infiniment général de Villier d'avoir été avec nous. Je rappelle encore une fois votre livre général Pierre Devil pour le succès des armes de la France aux éditions FA.

Précieux de vous entendre. Vous êtes le bienvenu hein. Vraiment je relance l'invitation d'avoir invité et pour la qualité de votre émission et euh partir de l'actualité pour monter et avoir des réflexions plus globales.

Je trouve que c'est la bonne démarche. Merci, c'est un beau compliment. On le reçoit.

Merci beaucoup. On le garde avec nous. Je remercie également le colonel Père Deon.

Je remercie infiniment bien sûr Magalie Bartz. Je vous remercie Lucas Manger. Merci à vous. dormir après l'émission.

Vous n'avez pas dormi beaucoup ces derniers temps et vous avez eu très froid bien sûr. Merci à vous de nous regarder bien évidemment et je vous le rappelle, vous pouvez nous écouter. Le podcast il est là QR code, vous flashz, vous scannez, vous nous retrouvez. 10er, Spotify, Apple Podcast.

Oui, le grand dossier vous accompagne partout.

La France peut-elle encore gagner une guerre ? Le général Pierre de Villiers invité du Grand Dossier — Philippe de Villiers · Pourquijevote