Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo (sur YouTube)· 10 mai 2025 26 min

Sommet des dirigeants européens à Kiev : "C'est un moment historique pour l'Ukraine et l'Europe"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Valérie Eyet. Bonjour. Ce matin, Emmanuel Macron est arrivé au côté de Donald Tusk, le premier ministre polonais, de Kirstarmer, le premier ministre britannique et de Frédéric Schmerz, le chancelier allemand.

Ils sont à arriver tous les quatre pour une visite inédite dans ce format à Kief. cette image, on va aller voir place Maidane, là où les Ukrainiens ont demandé à deux reprises à se rapprocher de l'Europe plutôt que de la Russie, les voir au côté de Vladimir Zelenski, ces cinq leaders côte à côte. Comment vous qualifieriez cette rencontre ? historique.

C'est un moment historique pour l'Ukraine et pour l'Europe. Effectivement, ces cinq leaders européens euh qui viennent aujourd'hui au lendemain de la parade militaire et de la démonstration de force avec révisionnisme et euh impérialisme à la pluie de Vladimir Poutine, envoyer ce message de soutien indéfectible à l'Ukraine, à euh à Volodimir Zelenski et au peuple ukrainien qui s'est bat avec un courage incroyable et qui vous l'avez dit. aspire à rejoindre l'Union européenne et se bat pour nos valeurs.

La présence de ces leaders est très forte et ça restera à mon sens un moment historique pour l'avenir de l'Ukraine et pour la construction européenne. Alors vous restez avec nous évidemment Valérie Rie, on va développer tout ça. On va rejoindre à Kief sur la place Maiden justement l'envoyé spécial de France info Maxence Lambrec.

Les quatre dirigeants européens donc sont sur la place au centre de Kief et vous y êtes aussi. En effet à l'instant oui. L'une des images fortes de ce déplacement sous un ciel bleu azur place Maidane Volodimir Zelenski et son épouse accueil Emmanuel Macron, Kier Starmer, Fredrich Schmerz et Donald Tusk.

Chacun vient déposer une grande bougie rouge devant un parterre de drapeaux ukrainiens et de petits portraits les visages de civils et de soldats tués dans cette guerre. Minute de silence impressionnante, pas un bruit dans la capitale ukrainienne sous haute surveillance. Tous les six s'arrêtent ensuite un instant devant le mur de caméra et d'appareils photo.

Derrière eux, de grosses lettres blanches entourent un cœur rouge. "J'aime l'Ukraine", est-il écrit dans la langue de Kief. Maxence, on on suivra évidemment cette journée avec vous.

Concrètement, que peut-on en espérer ? Et bien, ces quatre dirigeants, ces cinq dirigeants veulent poser un ultimatum à Vladimir Poutine, lui dire que sans cesser le feu, immédiat de nouvelles et fortes sanctions vont tomber. Pour cela, les Européens ont besoin des Américains et ce fut tout le travail de ces derniers jours depuis le tête à tête Trump Zelenski dans la Basilique Saint-Pierre.

Un représentant de l'administration américaine pourrait participer aux échanges en visio tout à l'heure et l'autre objectif, c'est de préparer la suite. De quoi garantir le respect du cesser le feu des forces aériennes maritimes terrestres. Emmanuel Macron a emmené avec lui le chef d'état-major des armées.

Nous sommes à un tournant historique. L'Europe se pense désormais en puissance, vient-il de déclarer Place Maidan. Il sait qu'un cesser le feu durable est quasiment hors de portée mais espère une trêve partielle précaire une brèche pour que des pour parler de paix commence.

Merci beaucoup Maxence Lambrec envoyé spécial de France info à Kief avec les moyens techniques de Jérémy Tu Valérie euh un accord américano-européen de cesser le feu et alors pas 3 jours pour amuser la galerie comme dit Emmanuel Macron hier à la télévision polonaise. Mais 30 jours, tout ça dans les prochaines heures ou les prochains jours. Est-ce que c'est réaliste ?

D'abord, je crois que l'un des objectifs de ce sommet, c'est aussi de saisir le moment, le nouveau moment dans lequel on est. On voit bien que Donald Trump quand il est arrivé en responsabilité, il a pris tout le monde de haut sur c la question ukrainienne. Euh, il s'en est remis à 100 % à son ami Vladimir Poutine.

Il a mis de côté les Européens. Il a cherché à humilier Vladimir Zelenski. Et on voit depuis quelques jours, quelques semaines que Donald Trump prend conscience que son ami Vladimir Poutin n'est peut-être pas aussi fiable qu'il le pensait et qu'il commence à mettre précieux la pression sur Vladimir Pé effectivement parce que nous côté européen, on a depuis le premier jour assuré un soutien indéfectible à l'Ukraine, soutien militaire, soutien humanitaire, soutien économique et financier.

Et le changement aujourd'hui, c'est effectivement le changement de pied, la prise de conscience, le retour au réel de Donald Trump sur ce pérenne ou c'est parce qu'il est un peu piqué dans son orgueil ? Bon, on voit Donald Trump depuis quelques semaines maintenant, j'espère que c'est Péren mais il faut toujours être prudent avec l'administration américaine. Ce qui sera un bon test, c'est savoir si effectivement les Américains participent à la visioonférence aujourd'hui pour C'est ce que semblait dire Maxon.

Exactement. Donc ça c'est déjà un signal intéressant. Moi, je crois que vraiment il y a une évolution majeure dans l'esprit de Donald Trump qui prend conscience que Vladimir Poutine n'est pas fiable, qui prend conscience que effectivement il y a un seul euh partenaire fiable pour lui, c'est Volodimir Zelenski et les Européens évidemment.

Volodimir Zelenski qui lui recherche effectivement la paix, qui a accepté de faire du business avec Donald Trump et peut-être que c'est l'un des seuls critères qui compte aussi pour Donald Trump en signant l'accord sur les minerais effectivement. Donc, on a tous ces éléments-là qui euh sont des indices euh assez probants du fait que Donald Trump peut-être peut revenir du côté euh des Ukrainiens et et souhaiter faire pression sur Vladimir Poutine. Jeudi dernier, Donald Trump a redit qu'il souhaitait un cesser le feu de 30 jours.

Et bien ce sommet aujourd'hui à Kief, il va permettre symboliquement de réaffirmer le soutien indéfectible des Européens, de Kirst Armers, de cette coalition des volontaires parce que c'est pas uniquement même si évidemment la présidence de ces quatre leaders est forte, ça n'est pas uniquement le président français, le chancelier allemand, le premier ministre polonais, le premier ministre britannique. aussi c pay exactement qui se sont inscrits dans la coalition des volontaires qui a été mise en place il y a 3 mois maintenant par Emmanuel Macron pour un continuer à aider l'Ukraine militairement pour qu'elle soit dans la meilleure situation possible au moment où les négociations arriveront et de préparer ses garanties de sécurité à la fois pour l'Ukraine et pour nous européens pour s'assurer que Vladimir Poutine une fois la trêve l'accord de cesser le feu signer ne soit pas tenté d'attaquer de nouveau. Sauf que Vladimir Poutine, vous on l'a tous vu hier, qui exalte le le courage de son armée, qui fait défiler les drones.

Il dit qu'il se battra contre le nazisme, la russophobie, l'antisémitisme. Pourquoi il signerait ça ? Parce qu'on mettrait une pression maximale sur Vladimir Poutine.

Aujourd'hui, Vladimir Poutine notamment est pas sur cas ça fait ça fait bah avec Donald Trump, c'est pas le cas. Avec Donald Trump, ça n'est pas le cas. Depuis le premier jour, nous Européens, l'administration américaine sous Biden aussi a été en soutien de l'Ukraine.

Au Parlement européen, on a toujours appelé les États à faire plus, à livrer plus d'armes, plus de munitions pour permettre à l'Ukraine d'être dans la meilleure situation possible euh sur le terrain. Euh et on a vu le revirement au moment de l'arrivée de Trump au pouvoir. Euh plus d'aide militaire, suspension euh suspension des du partage du renseignement pendant quelques jours, mais c'est quand même cette réalité-là.

Et donc Vladimir Poutine se gargarisait. parce que les États-Unis avaient à leur tête un responsable politique qui n'était plus du côté de l'Ukraine mais qui était assurément du côté de Vladimir Poutine et qui demandait aux Ukrainiens de faire des efforts mais à Vladimir Poutine aucun effort. Donc là la situation je l'espère est en train de changer avec une pression maximale qui sera mise par les Européens.

On a déjà adopté 15 trains de sanctions. Le président de la République l'a annoncé on peut avancer accélérer sur l'extinction et compter sur les Américains aussi pour aller dans cette direction. Justement, dans un instant Valérie Ailler, on va parler de ces sanctions que l'Europe va pouvoir peut-être mettre en place pour tenter de tordre un petit peu le bras de Vladimir Poutine.

On parlera de tous ces dossiers internationaux qui concernent aussi le Parlement européen dont vous êtes, je rappelle, la présidente du groupe Renew. On vous retrouve dans un instant après le fil info à 8h41. Dian Ferchit, le principal suspect de l'assassinat de la mosquée de la Grand Combe dans le Gre mise en examen pour assassinat en raison de la race ou de la religion, il est en détention provisoire.

Le français de 20 ans a été remis à la France par l'Italie hier. Il y a de semaines, il avait été filmé par la vidéos surveillance de la mosquée du gare en train d'assaîner des coups de couteau à un fidèle Abouakar Sissé. La grève à la SNCF engendre de très légères perturbations. 2e jour de mobilisation des contrôleurs.

Perturbation sur le réseau TER en Auvergne Ronalpe dans les Hautes-Fance ainsi qu'en Provence Alpôte d'Azur. Par tout ailleurs, le trafic est normal comme sur les TGV. Sommet pour l'Ukraine.

Aujourd'hui, les dirigeants françaises, allemands, britanniques et polonais sont à Kievre pour renouveler leur soutien au pays. Ils plaident pour un cesser le feu complet et un conditionnel de 30 jours sous peine de nouvelles sanctions économiques massives à l'encontre de la Russie. Rencontre aussi entre Pékin et Washington aujourd'hui en Suisse pour tenter d'apaiser les tensions commerciales entre les deux pays.

Sur réseau social, le président américain fait un premier pas en faveur d'une désescalade. Donald Trump suggère d'abaisser à 80 % les droits de douane punitif qu'il a lui-même imposé à la Chine. France info le 830 France info Berang Gererbonte William G Costa et ce matin Valérie présidente du groupe Ru au Parlement européen pour évoquer donc ce ce sommet européen exceptionnel au en Ukraine.

Je rebondis sur ce que disait notre envoyé spécial Maxence Lambbrec Emmanuel Macron qui qui dit place Maidan l'Europe se voit désormais comme une puissance. Euh, il a fallu du temps pour en arriver là, hein. Alors, vous savez que c'est l'agenda est une priorité portée par Emmanuel Macron depuis 2017 autour de cette idée aussi d'autonomie stratégique et il a été progressivement rejoint par ses partenaires européens et aujourd'hui, c'est le moment de l'Europe, c'est le moment où on doit assumer la puissance qui est la nôtre d'un point de vue militaire, d'un point de vue économique, d'un point de vue politique et géopolitique.

Et effectivement, cette configuration géopolitique, la guerre en Ukraine, la menace russe, l'isolationnisme agressif de Donald Trump oblige les Européens à avancer vers cette vers cette idée d'autonomie stratégique pour sortir de nos dépendances, de toutes nos dépendances et en l'occurrence spécifiquement d'un point de vue militaire évidemment. Mais l'Europe a tout de même du mal à se montrer unie. On le rappelle hier dans la tribune du défilé de Vladimir Poutine sur la place rouge à Moscou, il y avait Robert Fitzo qui est le premier ministre slovaque.

On connaît les proximités idéologiques entre Vladimir Poutine et Victor Orban qui a de temps en temps fait de l'obstruction au niveau européen. Comment l'Europe peut être une puissance se voit désormais comme une puissance dit le chef de l'État alors qu'elle est quasiment incapable de parler d'une seule voie ? Alors effectivement, on a des ces deux leaders euh Slovaques et hongrois qui sont euh problématiqu rouin la semaine prochaine avec le prés on va euh tout faire sur le terrain et nos partenaires proeuropéens sur le sur le terrain vont tout faire pour euh s'assurer que le prochain président euh pol rouin pardon soit proe européen euh va mener une campagne active, faire prendre conscience aux Roumains qu'il soit en Roumanie ou la diaspora roumaine que il y a un enjeu démocratique et de projet important pour l'avenir du pays et pour l'avenir de l'Europe.

Soit un projet proe européen euh respectueux des valeurs et de l'état de droit, soit un projet qui va venir s'appeler l'état de droit comme Victor Orban le fait en Hongrie et prousse avec un soutien assumé à Vladimir Poutine. Donc c'est vraiment deux projets totalement différents sur la Roumanie puis on reviendra au niveau plus large européen. Mais ça veut dire que vous parlez de la diaspora. ve dire qui qui Alors, moi je suis présidente de groupe, je suis engagée dans une famille politique et je vais soutenir euh le candidat centriste européen en organisant des réunions dans tous les pays, en France aussi, pour appeler la diaspora, les Roumains qui vivent en France à participer à cette élection et à continuer à construire le projet européen qui est le leur et qui leur permet de vivre en France avec autant d'opportunités économiques, sociales, culturell grâce à la à la protection et au projet droite a fait 40 % au premier tour en Roumanie.

Oui, il y a un enjeu démocratique fort et j'appelle tous les responsables politique roumain et au-delà à rappeler l'enjeu de cette élection et à soutenir le candidat centriste. Parce que quand on est socialiste ou élu, responsable politique de droite en Roumanie, on est pro européen et on est pro déémocratie et donc il faut qu'il fasse front uni. Là, on est bien au-delà de la question de la nuance.

On est sur quel projet politique on veut pour l'avenir de la Roumanie et pour l'avenir de l'Europe et pour Ouais. Valérie justement si l'extrême droite arrive au pouvoir éventuellement en Roumanie à cette présidentielle, on parlait de Robert Fitzo en Slovaquie, on parlait de Victor Orban. Là pour faire pression sur Vladimir Poutine, une des menaces c'est des sanctions européennes.

Un nouveau il y en a eu à plus d'une quinzaine. Comment espérez encore appliquer des sanctions alors que ces membres là, ces Étatsmembres, eux refusent de continuer à sanctionner la Russie ? Effectivement, vous l'avez rappelé, on a euh ces deux membres-là qui euh sont en soutien euh de Vladimir Poutine qui se sont opposés jusqu'à présent à certaines sanctions, mais on a réussi à lever leurs oppositions et euh et et qui se sont opposés aussi au soutien à l'Ukraine.

Et bien moi je dis, on peut faire ça. N'ayons pas peur d'aller chercher d'autres formats. Ce qui est intéressant, c'est qu'on voit là l'engagement de Kirstarmer, le premier ministre britannique.

Alors évidemment, moi je suis pro européenne et j'ai envie qu'on continue d'avancer à 27 mais il faut aussi être pragmatique et avancer avec cette Europe des cercles concentrique. Alors à quoi sert l'Union ? À quoi sert l'élargissement ?

Si à partir du moment où on n plus d'accord avec les pays, on fait 100, on fait autrement pour circuit. sont des positions marginales d'abord aujourd'hui dont on parle et puis il faut continuer à essayer de convaincre je le redis Victor Orban notamment il a essayé de poser des vux à de nombreux de nombreuses reprises on a réussi à les contourner donc il y a toujours un espace de discussion possible sur ces questionsl et puis si à un moment on voit que ça bloque et bien on va pas on va pas cesser de continuer à aider l'Ukraine parce que on a un leader en Europe qui représente une position minoritaire qui nous empêche de le faire. Il faut savoir être pragmatique.

Je je l'ai dit, c'est le moment de l'Europe, l'Europe dans toutes ces dimensions, Union européenne, mais aussi Europe au sens large. Et moi, je vraiment je salue le retour de Kirstarmer, sa volonté de se rapprocher de l'Union européenne. On a aujourd'hui, je crois, une configuration extrêmement favorable dans un monde en crise avec grâce à un alignement stratégique entre quatre pays qui comptent d'un point de vue militaire, d'un point de vue économique en Europe.

Kirstarmer premier ministre britannique qui a dès son arrivée a souhaité se rapprocher de l'Union européenne. Emmanuel Macron qui dès 2017 a porté poussé l'idée d'une autonomie stratégique, le chancelier Mertz, atlantiste convaincu qui est élu cette semaine et qui dit "Jamais je n'aurais pensé dire ça, mais je pense qu'il faut être indépendant vis-à-vis des États-Unis" et qui bat en brèche tous les tabous ancrés historiquement en Allemagne. la question du lien avec les États-Unis, la question de l'endettement qui est inscrit, l'interdiction de l'endettement dépenser autant que nécessaire exactement et qui d'ailleurs appelle la France à élargir, à faire bénéficier l'Allemagne du parapluie nucléaire français. et Donald Tusk qui arrive en Pologne en 2023 qui veut faire revenir la Pologne dans le jeu européen après 8 années au pouvoir des conservateurs d'extrême droite qui ont sappé l'état de droit et qui ont mis la Pologne en retrait de l'engagement européen et Donald Tou qui souhaite continuer s'engager en Europe et qui est en train de construire la plus grande armée en Europe avec près de 5 % de son PIB dédié aux efforts de défense.

On a cet alignement stratégique Varsovie, Berlin, Paris, Londres qui tous sont d'accord pour le même effort que ce que fait la Pologne. On le fait pas du tout nous chez nous, ni les Britanniques, ni les Allemands les Allemands la po la Pologne a un engagement très fort et va probablement atteindre les 5 % de de du PIB pour les efforts l'effort de défense. La France a accéléré nettement sous Emmanuel Macron.

Alors, on n est pas en tout cas pas encore mais les engagements sont là et et clairement hein le il y a eu un revirement complet par rapport aux années précédentes. Euh donc cet engagement militaire sécuritaire, cette nouvelle culture stratégique qui est en train d'être mise en place grâce à cet alignement extrêmement important entre ces quatre capitales, c'est décisif pour notre avenir. Valérie restez avec nous.

Dans un instant, nous allons retourner en Ukraine après le fil à 8h50. Dian Ferchit. Il réclama un cesser le feu complet et inconditionnel de 30 jours les dirigeants européens Emmanuel Macron, Friedrichm Kir Starmer et Donald Tusk Kief aujourd'hui pour afficher leur soutien à l'Ukraine.

Visite des dirigeants français britanniques, allemands et polonais qui répond aux commémorations du 9 mai organisé hier à Moscou. Dans le Lotte, une rêve partie toujours en cours. Sur un intérêt entre Rokamadour et Mont-Vallant. 9000 personnes rassemblées selon la préfecture qui estime que la manifestation se déroule dans le calme.

Les forces de l'ordre ont effectué des centaines de contrôles. Le Pakistan ferme son espace aérien pour 24 heures. Les forces armées pakistanaises disent avoir lancé une opération militaire contre l'Inde après des frappes sur des bases aériennes.

Le G7 appelle à la désescalade entre les deux puissances nucléaires. Et puis qui rejoindra le PSG en Ligue des Champions la saison prochaine avant-dernière journée de la Ligue 1 de Foot. Ce soir, tous les matchs se jouent en même temps.

À 21h, Nice se déplace à Renn et peut encore espérer monter sur le podium en cas de faux pas de Monaco qui sera face à Lyon ou de Marseille qui sera sur le terrain du Havre. France info le 830 France info Berang Gerbondte William G Costa toujours avec Valérie l'urodéputé présidente du groupe R au Parlement européen et on est en direct avec Isabelle Labriille l'envoyé spécial de France info. Bonjour Isabelle.

Bonjour. Vous êtes à Carkif à l'est du pays donc au plus près du front. Qu'est-ce qu'on attend là de cette visite européenne ?

Alors, c'est assez frappant d'ailleurs de voir à quel point les les habitants des zones frontalières avec la Russie sont sceptiques face à l'idée d'incesser le feu. Et pourtant, c'est le message, vous le disiez, qui sera porté par les Européens avec le soutien américain. Il s'agit de faire pression sur la machine de guerre russe pour la contraindre au silence des armes sans conditions.

Mais ici, quand vous allez du côté de Liman, d'IUM ou de Soumi dans l'Est et même à Kiev, et bien vous ne rencontrez que des Ukrainiens très méfiant, qu'il soi civil ou militaire parce que eux ont vécu les soi-disantes trêves précédemment décrétées par Moscou. Une première à Pâqu, une autre cette semaine. Eux ont vu les bombes planantes qui continuaient à tomber.

Ils ont vu les assauts russes se poursuivre sur la ligne de front. Mensonge, je dupe, manœuvre dilatoire. L'histoire nous a appris à ne pas faire confiance à Moscou, disent-il.

On ne voit pas comment les occidentaux pourraient y arriver aujourd'hui malgré leurs efforts. En même temps, une profonde fatigue morale et physique a gagné la population. Beaucoup aujourd'hui souhaitent que la guerre s'arrête même si le prix à payer est élevé et qu'il faut pour cela renoncer à certains territoires aujourd'hui annexés par Moscou.

Merci beaucoup Isabelle Labrie, envoyé spécial de France Info à Carkif Valérie Yeter. Euh on a évoqué brièvement mais j'aimerais bien qu'on rentre dans le détail les sanctions supplémentaires euh qui peuvent être infligées euh à la Russie, sanctions économiqu, a dit euh Emmanuel Macron hier. Concrètement, ça veut dire quoi ?

D'abord, si vous permettez, je voudrais réagir à à ce qui a été dit. Moi, je comprends les Ukrainiens qui croient plus à la possibilité d'un d'un cesser le feu parce que depuis le début, ça a été dit, Vladimir Poutine n'a jamais respecter aucun des CC le feu qu'il a lui-même auquel il a lui-même appelé. Et là, le CC feu, le CCE feu à l'occasion des célébrations, c'était un leur, les chiffres sont là.

Il y a eu plus de 60 opérations d'assaut, il y a eu plus de 580 attaques de drone et de bombes le long de la ligne de front pendant que pendant la parade militaire. Donc évidemment tout démontre là encore que Vladimir Poutine ne veut pas de la paix. Donc dans ce contexte là sont là pour faire pression il y a deux il y a deux leviers pour arriver à la paix.

D'abord continuer et accélérer le soutien militaire à l'Ukraine pour permettre à l'Ukraine de regagner du terrain du territoire et être dans la meilleure situation possible au moment où les négociations vont arriver parce qu'il n'y a pas d'autre choix. Cette guerre ne se gagnera pas par les armes et Vladimir Poutine le sait lui-même. Vous vous souvenez en 2022, il avait dit opération spéciale en 2 mois on est à KF, on y est encore aujourd'hui.

Donc cette guerre elle a un prix, elle a un coût, elle fait mal à son économie parce que nous avons pris des trains de sanction majeurs, 16 trains de sanction au niveau de l'Union européenne. Les États-Unis aussi en ont pris. Maintenant, ça a été annoncé par les chefs d'état de gouvernement qui sont aujourd'hui à Kief.

Si Vladimir Poutine ne souhaite toujours pas euh avancer vers un CCS feu qui est et une paix solide et durable, et bien pression supplémentaire. Quel moyen de pression supplémentaire ? Il y a les hydrocarbures, c'est quasiment terminé.

L'Europe n'en apporte quasiment plus, mais c'est semble, je dis quasiment parce que c'est 90 %. Est-ce que les les 10 % restants par exemple pour encore toucher là, ce sera encore à discuter avec les leaders mais par exemple cette semaine, je vous donne quelques exemples de ce qu'on peut encore faire et de ce qui a été annoncé. utiliser les avoir gelés aussi pour continuer à soutenir euh le le militairement l'Ukraine.

Ça vous souhaitez que ce soit débloqué aujourd'hui. Sont bloqué mais on peut pas les utiliser. Non, pour des raisons juridiques au Parlement européen, on a bien travaillé cette ligne de crête qui permettent de les utiliser sans mettre à mal le droit international.

Alors nous nos analyses considèrent que c'est possible. Ensuite, il y a pas d'unanimité entre les chefs d'état et de gouvernement sur ce sujet-là. Je souhaite que le dossier soit soit de nouveau mis sur la table.

Ensuite, on a encore cette semaine la Commission européenne a annoncé la fin totale des contrats gziers avec la Russie. Ça aussi parce qu'on avait encore une partie de contrat. Et bien ça si on y met quand on y mettra un terme définitivement ça fera mal à l'économie plusieurs centaines de milliards d'euros.

ça fera ça fera mal à l'économie à l'économie russe. Donc c'est ces leviers là, on a déjà fait beaucoup hein. C'est vrai.

Et vous savez que la première des décisions qu'on a prise, c'est de sortir les banques russes du système financier international, le système Swift qui est basé en Europe et qui a fait très mal à l'économie russe. On a encore des leviers qu'il faut explorer ensemble. Ça n'a pas marché.

Non non non, c'est fa de dire que ça n'a pas marché parce que l'économie russe et voilà ça je je je le constate avec vous mais ça fait mal à l'économie et l'idée c'est de faire pression sur l'économie russe sur Vladimir Poutine pour qu'il soit essoufflé par cette guerre d'agression qui est la sienne. Et je le redis pour tôt ou tard quand la les négociations arriveront pour que Volodimir Zelenski sera soit dans la meilleure situation possible pour négocier au nom des Ukrainiens, aux conditions des Ukrainiens et affaiblir au maximum Vladimir Poutine. Et si ces sanctions elles poussent à un cesser le feu, elles pousse Vladimir Poutine à un cesser le feu, les combats s'arrêtent pendant 30 jours et après qu'est-ce qui se passe ?

Qu'est-ce que la France soutiendra comme concession qu'on demandera à l'Ukraine ou pas ou l'Europe ? Alors euh la paix ne pourra pas se faire sans les Ukrainiens, elle ne pourra pas se faire sans les Européens. Euh moi et le Parlement européen nous soutiendrons tout accord de paix qui sera acceptable pour Volodimir Zenenski.

C'est à lui et à lui seul de juger quelles sont les conditions acceptables pour pour ancrer solidement cette paix. Il a dit cadeau d'aucun territoire à Vladimir Poutine et puis donc il y aura d'abord ces négociations et ensuite euh il faudra que ces négociations elles s'accompagne de garantie de sécurité pour s'assurer que Vladimir Poutine ne soit pas tenté de nouveau d'attaquer parce que les Ukrainiens malheureusement ils savent ce que c'est des engagements qui n'ont pas été respectés. Au milieu des années 90, ils ont décnucléarisé le pays en échange de la paix et de garantie de sécurité.

Ils ont été attaqués ensuite par la Russie. 2014 accord de Minsk signé par Vladimir Poutine, il les a bafoué en 2022. Donc il faut des garanties solides pour une paix juste et durable et permettre un à l'armée ukrainienne d'être la plus forte possible pour dissuader la Russie d'attaquer de nouveau et de offrir des garanties de sécurité par les Européens, par les Britanniques, par cette coalition des volontaires qui euh et bien en fonction des souhaits des Ukrainiens pourront disposer des troupes au sol de manière à dissuader là aussi Poutine d'attaquer N mais sur ce que souhaite La France, Emmanuel Macron dit hier à la télé polonaise, il évoque de possibles concessions territoriales là où Voléir Zelenski dit qu'il est pas question de faire cadeau d'aucun territoire.

On a il y a une petite nuance quand même. Écoutez, je je tout dépendra évidemment des discussions qui auront lieu entre le président de la République et Volodimir Zelenski, mais je le redis, aucun accord de paix ne pourra se faire sans les Ukrainiens et sans l'accord des Ukrainiens. Ce qui sera décisif, c'est qu'est-ce qui est acceptable pour Volodimir Zelenski.

Et en tout état de cause, moi ce que je constate c'est que depuis le début de cette affaire, on voit en Volodimir Zelenski un homme d'état, un chef de guerre qui est d'un courage incroyable, qui suscite l'admiration partout dans le monde et qui est le seul à être responsable dans cette histoire, qui est le seul à chercher une paix durable là où Vladimir Poutine ne la souhaite pas. Donc, je fais confiance à Volodimir Zelenski pour à la fois défendre les intérêts des Ukrainiens, défendre les valeurs européennes. Il faut pas oublier que les Ukrainiens, ils se battent pour leur intégrité territoriale, mais aussi parce qu'ils veulent, ils aspirent à rejoindre un modèle démocratique.

Donc, je lui fais confiance pour défendre les intérêts des Ukrainiens et être responsable et véritablement chercher les conditions d'une paix juste et durable. Merci Valérie E, présidente du groupe Rigno Parlement européen d'avoir été l'invité du 830 France info. Merci d'avoir été avec nous.

L'info continue sur

Sommet des dirigeants européens à Kiev : "C'est un moment historique pour l'Ukraine et l'Europe" — Valérie Hayer · Pourquijevote