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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 10 février 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéNumériqueInstitutions & électionsSolidarités & famille

Sécurité : les maires en première ligne

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est la preuve de l'emprise du narcotrafic aujourd'hui sur les élus, sur les élections municipales ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut s'enquiéter d'une ingérence des narcotrafiquants sur les élections ?

  • 7:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce que la loi contre le narcotrafic est suffisante face à l'adaptation des trafiquants ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Faut-il pénaliser davantage les consommateurs de drogue ?

  • 11:00RelanceRéponse directe

    Ce texte renforce les pouvoirs des polices municipales. Est-ce une décharge de l'État ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Risque d'inconstitutionnalité dans les modifications du texte ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Amandine de MortFait
    « On a une police qui est d'intervention qui n'a pas le choix d'autre choix que d'être une police d'intervention. »
  • 5:00Jacqueline SageotFait
    « Les narcotrafiquants se comportent comme des groupes de pression, incitant les uns à s'inscrire sur les listes électorales, donnant des consignes de vote. »
  • 15:00BourgieFait
    « L'État se décharge de plus en plus sur les communes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

par de patrouille pédestre secteur centreville. C'est une patrouille de routine pour ces agents de la police municipale deschirol. Dans cette ville de l'agglomération grenobloise, connue pour être en proie au narcotrafic, il s'agit d'occuper au maximum le terrain.

On effectue des passages, on sécurise les sorties d'école en zone sensible, on fait éteindre les bras zéro qui malheureusement sont liés certainement et probablement à une activité de narcotrafiquant. Si ces policiers municipaux veillent comme ils le peuvent à la tranquillité des habitants, la lutte contre les narcotrafiquants ne relève pas de leurs compétences mais de celle de l'État. Ça c'est le un des courriers de réponse d'Emmanuel Macron.

C'est un des courriers de réponse de Bruno Rotaillot. Depuis plusieurs années, la MRE communiste Amandine de Mort demande justement à l'État un commissariat de plein exercice pour Échirol dans une agglomération déjà sous-dotée en policier et marquée par les règlements de compte sur fond de trafic. Je souhaite le retour de la police de proximité parce que aujourd'hui ils œuvrent en sous-effectif.

On a une police qui est d'intervention qui n'a pas le choix d'autre choix que d'être une police d'intervention. Et moi, je souhaite qu'on ait des des moyens dédiés euh au territoire en nombre. Dans sa lutte contre les trafiquants, madame la M a tout de même obtenu une victoire, la fermeture en 2024 par un arrêté de cet immeuble situé en plein centre-ville qui servait de plaques tournantes pour les dealers.

On vivait une situation là en plein cœur du centre-ville des Chirols qui était juste plus possible hein avec des tirs d'armes à feu au petit matin. On a eu un blessé par balle àchirol. Le thème de la lutte contre le narcotrafic écrase tous les autres dans la campagne pour l'élection municipale.

Bonjour mesdames. Bonjour Laticia Rabi. Je suis à tête de liste vivre uni à Échirol à toute proximité des écoles d'échirol.

Il y a des points d'al qui ne sont pas démantelés. Investi entre autres par le PS et place publique, Latitia Rabi a choisi de rompre l'alliance entre socialiste et communiste à Échirol critiquant l'action de la mère dont elle est pourtant encore l'adjointe. Dans une ville qui est devenue hors de contrôle, les moyens doivent être mis et ils doivent être mis de façon conséquente.

Aujourd'hui, ce n'est pas le cas. Notre liste en fait propose dès 2026 par un redéploiement des priorités budgétaires de mettre 500000 € de plus sur la sécurité. En plus de la mer sortante, Latitia Rabi affrontera un candidat LFI allié aux écologistes, une division à gauche dont veut tirer profit le candidat du Rassemblement national.

À seulement 21 ans, Enzo Billon vit sa première campagne axé à fond sur le thème de l'insécurité. Juste derrière, si vous allez derrière les bâtiments là, vous aurez un point de île et des points de île qui sont un petit peu de partout, même en plein centreville de Chirol, il y a aucun quartier qui est épargné aujourd'hol par le narcotrafic. La Mire a des pouvoirs de police administrative qui sont importants et une police municipale qui est largement sous-effectif aujourd'hui et qui donc ne permet pas de faire reculer ce narcotrafic à Chirol.

Donc oui, madame Dem est une très bonne communiquante mais aujourd'hui sur le terrain et dans la réalité du quotidien des échurlois, on ne voit pas forcément d'amélioration au sujet du narcotrafic. Face à ses détracteurs, madame la Mire rappelle ses investissements pour déployer la vidéosurveillance dans la ville. Amandine de mort qui a vu son véhicule incendié dans la nuit du 12 au 13 janvier.

Pour l'élu, il s'agirait bien d'une tentative d'intimidation de la part des narcotrafiquants. Et on va en parler avec vous. Bonjour Jacqueline Sageot, merci beaucoup d'être avec nous, sénatrice à l'air du Valdoise, d'être rapporteur du texte sur les polices municipales dont on va parler dans quelques instants.

Bonjour Bourgie, merci beaucoup d'être avec nous, sénateur socialiste de l'héros. Vous êtes chef de fil du PS sur ces questions, on a vu ce reportage à Eschirol dont la maire a été intimidée. Est-ce que c'est la preuve de l'emprise du narcotrafic aujourd'hui sur les élus, sur les élections municipales Hen Bourger ?

Euh c'est la preuve de ce que nous voyons au quotidien dans beaucoup de villes-defance, à savoir qu'il y avait des gens qui vivaient de leur trafic, du narcotrafic, disons les mots. Et depuis que les pouvoirs publics, euh l'État puis les maires les maires et l'État ont décidé de combattre ce fléau, ils se rebiifent, ces gens se rebiifent et donc multiplient les intimidations, les menaces, les intrusions dans les réunions publiques actuellement organisées par certains candidats pour les élections municipales. Mais nous devons pas faiblir.

Nous devons mener le combat. Nous devons mener la lutte contre le narcotrafic. Il en va de l'ordre public.

Il en va de l'ordre républicain. C'est une question de de salut. On avait Laurent Lunez, notre invité Jacqueline Sagbrigot qui disait qu'il était vigilant sur l'ingérence des narcotrafiquants sur la campagne des municipales mais qu'il n'avait pas pour le moment de remonté de faits concrets.

Est-ce qu'il faut s'enquiéter ? Est-ce qu'il y aura un une ingérence un impact de ces narcotrafiquants sur les élections dans 5 semaines ? Je sais pas si on peut parler d'ingérence.

Mais de l'intimidation, je pense qu'il y en a dans les territoires. On voit bien cette mère a eu sa voiture brûlée. C'est pas par hasard non plus.

Donc aujourd'hui en fait on assiste à quelque chose d'extrêmement inquiétant qui n'existait pas il y a une dizaine d'années. C'est la place qu'ils prennent pour pouvoir assumer ce qu'ils sont là où ils sont en intimidant tout le monde. Ils intimident et ils menacent d'abord les les les concitoyens et maintenant les élus.

Alors, je suis pas sûr qu'il y a de l'ingérence, mais qui est de l'intimidation, ça j'en suis certaine. Alors, nous dans les grosses agglomérations en ligne de France, on connaissait déjà un peu ça, hein. Moi, je l'ai connu personnellement, donc je sais de quoi je parle.

C'était il y a plus de 10 ans, mais aujourd'hui, c'est un peu partout. Je veux dire, il se considère voilà comme des chefs de gang quelque part. Et du coup, quand vous dites juste personnellement, Jacquo, ça veut dire que vous vous avez été menacé par des Ah non, j'étais agressé carrément il y a 12 ans ou 13 ans dans ma propre commune.

Oui. Manchète dans le coup, plaqué au sol, hein. Donc, je sais de quoi je parle.

Mais ce que je veux dire, voilà et c'était voilà nous en Île-de-France, dans les grosses agglomérations, on avait déjà des intimidations. Euh ça ça existait déjà aujourd'hui, ça existe partout. Et dans les municipales, moi je pense qu'il y a des maires qui doivent probablement se poser des questions, faire attention quand on voit que ces euh trafiquants se sont appropriés l'espace public parce que le problème il est là, c'est qu'ils se sont appropriés l'espace public.

Donc c'est nous sommes chez nous en fait. Donc c'est ça qui est très inquiétant. Est-ce que la loi, vous avez voté une loi il y a quelques mois pour lutter contre le narcotrafic qui donne de nouveaux outils.

Est-ce que elle est suffisante ou est-ce que les narcotrafiquants, ils s'adaptent, ils se renforcent et finalement les outils seront toujours insuffisants. Ils ont un temps d'avance. La loi, elle est beaucoup trop récente pour dire est-ce qu'elle est suffisante ou elle ne l'est pas.

Tout à l'heure, vous posez la question de l'ingérence. L'agérence aujourd'hui, elle se manifeste de la manière suivante. Euh les narcotrafiquants se comportent comme des groupes de pression, incitant les uns à s'inscrire sur les listes électorales, donnant des consignes de vote contre tel ou telle maire qui empêche leur business, disons les choses très clairement.

Et donc c'est la raison pour laquelle l'ingérence telle qu'on peut aujourd'hui l'évoquer, c'est une une ingérence qui est beaucoup plus subtile qui se manifestera vraisemblablement à l'approche du scrutin. Euh pour le reste, oui, naturellement euh les narcotrafiquants s'adaptent, contournent les règles, contournent les interdits. C'est la raison pour laquelle nous devons être vigilants, nous devons être en veille permanente en lien avec les services de l'État pour adapter nos outils et nos dispositifs.

Jacqueline Stage Brinot, est-ce qu'il faut aussi poser la question des consommateurs ? Emmanuel Macron annonce un renforcement euh de l'amende dlicuelle. Est-ce qu'il faut aller plus loin ?

Est-ce qu'il faut encore plus pénaliser ses consommateurs ? Moi, je pense qu'on ne parle pas assez de ce sujet. Voilà, quand on voilà, le trafic de drogue, il est lié à des consommateurs, c'est évident.

Le problème, c'est que on ne parle pas de ce sujet, on parle pas des la santé. Il y a pas de campagne qui est faite sur ce Moon. Je veux bien qu'on mette l'amand des des la FD plus importante.

Mais c'est pas la réponse. D'abord oui, aujourd'hui c'est interdit. Donc c'est interdit.

Mais c'est interdit pourquoi ? Parce que c'est pas bon. Parce que excusez-moi une expression un peu vulgaire c'est dégueulasse pour la santé.

Et est-ce que vous avez déjà pensez que les consommateurs ils ils le savent pas que c'est pas bon ? Bah je pense qu'ils le savent pas. Je pense qu'ils ne le savent pas.

Je pense que dans nos banlieux les petits pétards là qui circulent sont pas les petits pétards des années 80. D'accord. et que si on avait l'honnêteté de fournir les analyses toxicologiques de ces pétards, vous verriez ce qu'il y a dedans.

Donc il y a aucune campagne qui est faite sur ce sujet. Mais ça fait des années, ça fait des années, il y a l'aspect euh voilà moral de la société mais il y a l'aspect santé. Donc on n parle pas.

Pourquoi aujourd'hui dans nos quartiers on a des gamins qui sont pratiquement des cas psychiatriques au bout de trois ou qu années de consommation mais parce qu'ils fument de la cochonnerie. On avait pas ça il y a quelques années. Il y a donc tout ça derrière.

Oui, il y a un problème de santé. Oui, il y a un problème de consommation. Oui, il y a un problème de consommateur.

Donc plus sur la répression et la santé que sur la prévention et la santé que sur la répression. Bien sûr, il faut faire répression, ça j'ai aucun sujet. C'est un interdit, c'est un interdit et il faut le faire parce que je veux dire dans nos quartiers, c'est bien ça qui se passe hein.

Voilà, les consommateurs bah sont quand même ceux qui fournissent l'argent au trafiquants. Donc ça, j'ai il y a pas de sujet. Mais en même temps, ça n'empêche pas de parler d'un problème de santé publique.

Vraiment, il y a un problème de santé publique derrière. Et voilà, c'est pas c'est pas nonon consommer euh de snifer la cocaïne euh à haut dose et de fumer des pétards qui sont des des des du poison en fait, sincèrement. Donc ça, je pense que c'est important de le faire.

Mais rien n'exclut évidemment la répression. Brogger un dernier mot là-dessus. Effectivement la répression elle y est. et il faut continuer à à la déployer.

En revanche sur la question de la prévention, je rejoins Jacqueline Stache Brigot. Aujourd'hui, j'appelle de mes vœux une grande campagne d'information sur les dangers, sur la toxicité. Vous savez, ça commence toujours pour les adolescents par la consommation de protoxyde d'azote.

Ensuite, on bascule le protoxyde d'azote vers le chit h et progressivement, on bascule dans la cocaïne et les drogues dures. Et donc, vous avez dès le collège, dès le lycée, des enfants parce que ce sont encore des enfants qui sont en échec scolaire et qui ont une humeur qui est assez cyclotimique, qui ont des comportements parfois qui sont imprévisibles et donc on les retrouve désœuvrés. Et ce sont eux qui vont être les premiers consommateurs euh de ce qu'on appelle le sheet et progressivement ils vont devenir accros, ils vont vouloir tester autre chose.

Et donc c'est la raison pour laquelle moi, j'appelle de mes vœux une campagne d'information, de prévention, de sensibilisation. Donnons la parole aux addictologues, donnons la parole aux médecins et disons aux françaises et aux français voici les conséquences de ces produits sur votre cerveau, sur votre santé. L'autre sujet de sécurité, la question des policiers municipaux.

Vous allez vous prononcer cet après-midi sur un texte qui vise à donner plus de pouvoir à ces policiers municipaux. Mais que contient précisément cette réforme avant d'en débattre avec vous ? On voit ça avec Casper Bunel.

Débattu depuis plusieurs jours, le texte vise à moderniser le statut des quelques 30000 policiers municipaux et gardes Champètre à la campagne en ville. Concrètement, si la loi est adoptée, ils pourront bénéficier de nouveaux pouvoirs jusque-là réservés à la gendarmerie et à la police nationale. Parmi ces nouvelles prérogatives, la possibilité de dresser des amendes forfaitires délictuelles pour conduite sans permis ni assurance en cas d'usage de stupéfiant ou encore de vente à la sauvette.

Ils pourront également contrôler l'identité des mises en cause, fouiller leur coffre de voiture et vérifier leurs antécédents judiciaires. Porté par le ministre de l'intérieur, Laurent Nugèz et largement plébiscité par la majorité sénatoriale, le texte divise une partie de la gauche. Les communistes et les écologistes dénoncent notamment un désengagement de l'État et le transfert déguisé des compétences régaliennes vers les maires des communes.

Une fois examiné par les sénateurs, le texte passera par l'Assemblée nationale et pourra être définitivement adopté en avril. Jacqueline Sage Vrino, ce texte, il renforce donc les pouvoirs des polices municipales. Centre de suspense, il devrait être adopté cet après-midi par le Sénat.

Est-ce que ça acte pas quelque part une forme de décharge de l'État sur les maires en matière de sécurité ? Je ne crois pas. D'abord, je voudrais juste rappeler que ce qui réglemente aujourd'hui la police municipale, c'est un texte de 1999 et la France de 1999 et la France de 2026, on peut s'accorder à dire et à poser le diagnostic, ce n'est plus la même France.

Donc les policies municipales aujourd'hui, elles sont au cœur du continuum de sécurité parce qu'elles sont là tout le temps. Voilà, elles sont sous la responsabilité du maire mais elles sont quasiment en permanence dans les communes, dans les villages, dans les petites villes parce que ce son ce sont les choix des maires que de mettre cette police pour rassurer les habitants. En général, c'était ça la mission.

Ce qui se passe aujourd'hui, c'est que dans leur dans leur vie au quotidien, ils sont confrontés à cette délingance de proximité. délinquances qui bougent, délingances qui s'approprie un certain nombre de de territoire et pour lesquels il y a pas vraiment d'outil de sanction. Et donc c'est pour ça qu'aujourd'hui sa question se pose.

C'est-à-dire que aujourd'hui ils sont les premiers à constater un certain nombre de méfets ou de comportements et ils n'ont pas d'outil pour aller plus loin que de faire des petits rappels à l'ordre au quotidien. Donc à un moment, on va finir par se dire ou les habitants ou nos concitoyens vont finir par se dire bah quel pouvoir ont-ils pour voir stopper cette délinquence de production. Je rappelle qu'il reste et et l'article 1 du texte précise bien, il les polices municipales restent sous l'autorité du maire et sont là pour la gestion aux police de proximité.

Ils sont pas là pour du maintien de l'ordre, ils sont pas là pour faire des enquêtes. Ça c'est le rôle de la police nationale et la gendarmerie. Ils sont vraiment dans cette proximité du quotidien.

La police nationale, la gendarmerie a d'autres compétences complémentaires dans ce continuum. Où c'est BG ? Moi, je considère euh et c'est la nuance que je peux avoir avec mes collègues, que l'État se décharge de plus en plus sur les communes parce que dans un monde idéal, dans une société idéale, les communes n'auraient pas doublé, triplé, quadruplé, quantuplé leurs effectifs de police municipale en l'espace de 20 ans.

C'est parce que l'État se retire de certaines de ces missions que ces missions-là incomb à la police municipale. Je rappelle que lorsque les polices municipales ont été créées, c'était essentiellement pour sécuriser la sortie des écoles. C'était pour sécuriser les abords des marchés et des foires.

C'était pour lutter contre l'insécurité routière. Et progressivement l'État se retirant de certaines de ses missions, c'est la police municipale qui est venue se substituer finalement à l'État. Et c'est la raison pour laquelle je voudrais dire au gouvernement, ce n'est pas parce que les maires font preuve de volontarisme qu'ils y consacrent de plus en plus de moyens budgétaire, qu'il donnent de plus en plus d'outils, qu'il s'équipe en caméra de vidéos surveillance, qu'il faut que l'État considère que sa mission est finie.

Aujourd'hui, les communes doivent être accompagnées par l'État. Mais c'est un risque c'estàd pour vous les polices municipales ne seront pas complémentaires des des polices nationales. Elles seront substitut au fur à mesure.

Pour ma part, je refuse que la police municipale devienne la force suppléctive de la police nationale, la gendarmerie nationale. Il faut que ce soit un partenariat. Je pense que tout le monde est d'accord.

Est-ce que vous vous dites ce texte il va conduire à ça ? Je je non, c'est un point de vigilance. Je dis, ce n'est pas parce que les maires font preuve de volontarisme que le gouvernement doit poursuivre cette fuite en avant à laquelle on assiste depuis maintenant plusieurs décennies.

Aujourd'hui, il manque clairement des effectifs de police national, de gendarmerie et de gendarmes nationaux en France. Donc moi, j'appelle vraiment l'État à se donner les moyens parce que ce sont les missions régaliennes de l'État. Quand je vois l'état de la justice en France, quand je vois l'état de la police nationale, de la gendarmerie nationale et quand je vois tous ces risques, que ce soit le narcotrafic, la radicalisation et cetera, on a besoin vraiment que l'État soit à la hauteur et remplisse son rôle.

Jacqueline bon on n pas tout à fait la même analyse des choses. Moi, je crois que nous n'avons moi j'ai été maire pendant quasiment de tr mandats. On n jamais vu même il y a 20 ans où en permanence des policiers nationaux ou des gendarmes.

Moi, j'étais en zone police en permanence sur le territoire dans ma commune. C'est pas vrai. Il y avait des policiers qui circulaient en voiture, qui tournaient en voiture, mais je n'ai jamais vu des policiers nationaux en permanence dans ma commune qui faisaient de l'ilotage.

C'était c'est pas vrai aujourd'hui, c'était pas vrai il y a 20 ans. Pourquoi ? Mais parce que aujourd'hui et pour c'est pour ça que la police municipale, elle est confrontée à quelque chose différent.

On a cette délinquence de proximité qui pourrit la vie des habitants et donc qui est là aujourd'hui c'est la police municipale. Donc c'est on voit bien dans certains des événements très graves qui ont eu lieu l'année dernière. les premiers sur le le fait sur le champ, j'ai envie de dire, c'était la police municipale.

Ça veut pas dire municipale, ça veut pas dire que la nationale n'arrive pas tout de suite. Donc moi, je veux pas je veux pas euh mettre de enfin voilà, je veux pas créer d'histoire entre euh ce qui est bien et pas bien entre la police nationale, la gendarmie parce que ils ont tous leur utilité, ils font tous un travail extraordinaire. On voit bien et et et et mon collègue est investi sur le problème de narcotrafic sur notre narcotrafic.

Il y a des enquêtes aujourd'hui qui sont importantes. Qui fait ça ? la gendarmerie, la police nationale.

Donc on a on a on a une société qui est confrontée à une telle violence, un tel rejet de l'autorité en permanence que bah c'est et tout le monde tout le monde y apporte sa part aujourd'hui. Alors oui, on peut regretter un certain nombre de choses. On peut peut-être regretter qu'il y a pas suffisamment de poste et cetera, mais enfin on est aussi voilà confronté à des problèmes budgétaires importants.

Donc il faut être réaliste. Moi, je pense qu'il faut pas vraiment opposer ces polices. Peut-être qu'il y a quelques années, c'est vrai qu'il y avait des problèmes de dysfonctionnement entre les deux.

Aujourd'hui, on voit bien dans nos territoires que tout ça travaille bien ensemble, que les gens travaillent bien ensemble, respecte ceux qui sont 16 et ceux qui sont sur le sur le terrain et que à aucun moment, en tout cas, moi j'ai l'impression à aucun moment, ils sont aujourd'hui pris et il a raison mon collègue de le dire pour des suppétifs d'une gendarmerie ou de d'un poste de police. Et le Sénat qui a modifié hein ce texte sur quelques points parfois contre la vie du gouvernement, ce qui laisse dire à Norun qu'il y a peut-être un risque d'inconstitutionnalité. On l'écoute.

Il faut faire attention que ce qui a été ajouté est bien constitutionnel hein. Il bien constitutionnel. Je rappelle que il y a eu des précédents, il y a eu des décisions du Conseil constitutionnel qui ont retoqué des textes concernant les polices municipales.

Donc il faut faire attention he ce serait dommage d'avoir des une censure sur ce texte. Mais sur le principe de l'extension des délits sur le principe il y a pas d'opposition du gouvernement. Est-ce qu'il y a un risque d'inconstitutionnalité dans ce que vous avez ajouté ?

D'abord, il a pas précisé sur quel point. Donc je sais pas, nous on a quand même travaillé très intelligemment tous ensemble. D'ailleurs, on avait fait une mission au niveau de la commission des lois transpartison sur lequel on avait fait on avait fait un travaillement très intéressant avec des propositions qui pour une partie sont dans le texte.

Donc je ne sais pas sur quel volet il parle. Il aurait dû préciser. Nous évidemment la commission des lois et Husen en fait partie.

On est quand même très attentif à pas écrire n'importe quoi donc je pense pas aujourd'hui et il aurait j'aurais souhaité qu'il aille plus loin parce qu'il aurait fallu qu'il précise sur quel point parce que tout le texte n'est pas anticonstitutionnel sur quelques points mais il a pas précisé lesquel il soutient le texte il a d'ailleurs dit soutiendrait le tex il y a une question qui qui se pose et qui vient dans le débat et notamment à l'occasion de cette campagne municipale c'est l'armement des policiers municipaux questions qui se pose de moins en moins notamment à gauche mais quand même il y Il y a des maires qui veulent pas armer leur police municipale. Est-ce que vous les comprenez Br ? Moi, je respecte la décision des maires par principe parce que nous considérons ici au Sénat qu'il y a deux principes qu'il faut absolument respecter et sanctuariser qui est celui de la libre administration des collectivités et celui de la souveraineté des élus.

Ceci étant dit, de mon poste d'observation de sénateur de l'héros euh depuis quelques décennies que j'observe, la société mutée et évoluée que je vois la délinquence et l'insécurité devenir de plus en plus euh risqué pour les opérateurs qui interviennent, qui agissent sur le terrain. Euh aujourd'hui, les policiers municipaux regardent avant de postuler à une vacance de poste si la police municipale est armée ou pas. parce que souvent ce sont les policiers municipaux qui sont les premiers à arriver lorsqu'ils sont sollicités et ce sont parfois les premiers à essuyer euh les tirs euh de ceux qui sont sur place qui sont les fauteurs de trouble.

Et donc je considère que l'armement de la police municipale est davantage un outil qui permet de rassurer les policiers municipaux. D'abord, premier objectif, deuxème objectif qui permet d'exercer la légitime défense parce que moi je ne me résigne pas à ce que les pouvoirs publicent leur temps à aller se recueillir devant des cercueils de policiers, de gendarmes et à honorer la mémoire de ceux qui sont tombés. Je préférais qu'on leur donne les moyens de se défendre pour qu'on ait le moins de victimes de cette nature aujourd'hui en France.

Parce que je vous dis encore une fois, les règlements de compte qui gangrainent le narcotrafic, le risque en matière de radicalisation, en matière de terrorisme, il est là. Tout le monde se souvient des attentats qui ont eu lieu à Paris. Tout le monde se souvient des victimes de l'hypercacher du Bataclan et mais je ne voudrais pas qu'on oublie les policiers municipaux, les qui faisaient leur travail et qui ont été abattus.

Donc c'est la raison pour laquelle c'est une question de principe qui n'engage que moi. Je suis en faveur de l'armement des polices municipales partout où les maires le souhaitent et pour qu'on puisse les accompagner et les ailer dans cet objectif. Jacqueline Stage Rau, vous vous comprenez les les maires qui refusent d'armer police municipale ?

Moi, je respecte le choix des maires mais comme mon collègue, je ne partage pas cette vue. Voilà. En tout cas aujourd'hui, d'abord il y a de moins en moins de maires qui refusent de de d'armer leur police principal.

C'est un choix politique. Après, il l'assume. Enfin, il faut assumer ces choix politiques quand on est ma et et les électeurs à un mois des municipales acteront le fait que des maires ne veulent toujours pas armer les municipales.

Ce sont des gens, moi je les respecte. Mais après, il faut les assumer hein. Et je pense que c'est une erreur de ne pas le faire tout comme mon collègue parce que effectivement quand on est confronté à cette violence avec des jeunes qui sont armés pas uniquement de pistolet mais de couteaux enfin voilà c'est quand même les exposés à des dangers importants.

Donc pour pouvoir il faut qu'ils aient confiance si vous voulez il faut qu'ils puissent avoir les outils qui leur permettent d'assumer leur fonction jusqu'au bout y compris parfois dans des situations extrêmement complexes et compliquées. Donc voilà moi je suis totalement évidemment favorable à l'armement des municipales. Après les maires qui se présentent aux élections la prochaine fois assumeront leur choix.

C'est comme ça que ça se passe en démocratie. Ça je vous pose pas la question, vous allez évidemment voter le texte cet après-midi Bourgier. Est-ce que les socialistes le voteront ?

On a la réunion de groupe ce matin pour arrêter votre positionition. Non mais toutes les décisions se prennent collectivement et [musique] collégialement. Merci à tous les deux.

Merci. On le vote du coup final sur cet. Ce sera cet après-midi au Sénat.

Merci à tous. Merci. Merci.

Merci de nous avoir suivi. [musique] [musique]

Sécurité : les maires en première ligne — Hussein Bourgi · Pourquijevote