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Discours / meetingyoutube.com· 11 mai 2026 33 minFond programmatiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieDéfense

Fête de l'Humanité 2022 - Discours de Fabien Roussel aux personnalités

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Fabien RousselFait
    « Mais c'est en Corse que j'ai fait les meilleurs résultats aux élections présidentielles. »
  • 1:56Fabien RousselFait
    « Nous sommes, nous au contraire, pour que les peuples puissent élire leurs représentants et qu'ils puissent leur rendre des comptes. »
  • 2:05Fabien RousselFait
    « C'est vrai pour la Grande-Bretagne, c'est vrai pour l'Espagne et d'autres monarchies qui existent encore dans ce siècle. »
  • 3:57Fabien RousselChiffre
    « Plessy-Pathé, 4 500 habitants, Brétigny-sur-Orge, 27 000. »
  • 9:59Fabien RousselFait
    « Ce n'est pourtant jamais aux profiteurs de crise que l'on demande des sacrifices. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

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Présentateur

Je vais vous accueillir sur le stand national du Parti Communiste Français. Et sans plus attendre, je vous demande d'accueillir Fabien Roussel, secrétaire national du Parti Communiste Français. Bonjour à toutes ! J'étais sur le point d'arrivée, j'étais attrapé par mes amis corses, mes camarades corses, où j'étais en vacances cet été. J'ai pris une drache, comme on dit dans le Nord. Mais c'est en Corse que j'ai fait les meilleurs résultats aux élections présidentielles. Alors, hommage à mes amis corses !

Mes amis, mes chers amis, mesdames et messieurs, mes chers camarades, avant de commencer cette rencontre, je voudrais dire un mot quand même sur un événement planétaire, la disparition de la reine Elisabeth. Je voudrais dire que les amis britanniques sont de la reine d'Angleterre, partie de la famille, et depuis un siècle. Et je voudrais dire que je partage leurs émotions. ne s'annigie monarchique, fondée sur l'hérédité, ce qui va à l'encontre de la souveraineté populaire. Nous sommes, nous au contraire, pour que les peuples puissent élire leurs représentants et qu'ils puissent leur rendre des comptes.

C'est vrai pour la Grande-Bretagne, c'est vrai pour l'Espagne et d'autres monarchies qui existent encore dans ce siècle. Et je voudrais donc en profiter aussi, en même temps, pour réaffirmer toute la solidarité des communistes français avec les droits légitimes du peuple irlandais à vivre dans une Irlande républicaine aussi, qui aujourd'hui se mobilise. Je pense qu'il était important pour moi de dire un mot sur la disparition de la reine Elisabeth II. Je voudrais bien sûr vous saluer toutes et tous, vous dire un grand merci pour votre présence dans cette belle fête de l'humanité.

Elle est exceptionnelle, je sais, tous les ans on dit qu'elle est exceptionnelle, elle est exceptionnelle, mais alors cette année, elle est vraiment exceptionnelle. Elle se tient dans un nouvel endroit, elle se tient après deux années et elle se tient ici, dans ce département. Et je voudrais saluer ceux qui nous accueillent, Plessy-Pathé et de Brétigny-sur-Orge, et leur maire ici présente, et Marie-Nicolas, et leur agglomération et le département qui ont accepté de nous accueillir. Plessy-Pathé, 4 500 habitants, Brétigny-sur-Orge, 27 000. Il n'y a pas de petites communes, il n'y a pas de petits maires, il n'y a que des communes. Et nous vous remercions de cet accueil que vous nous faites.

Merci encore à vous. Bien sûr, mais j'aurai l'occasion de redire tout ça demain lors du meeting sur la grande scène, je voudrais remercier les bâtisseuses et les bâtisseurs, celles et ceux qui montent ce village en quelques jours, en quelques semaines, et féliciter et saluer toute l'équipe de l'organisation de la fête de l'HUMA, du journal L'Humanité et de la direction de la fête. Et ceux qui ont fait ce programme, ces programmes, la rédaction du journal Maud Verniole-Sébastien Crépel, et bien sûr, et c'est pour ça que c'est aussi une fête exceptionnelle, le nouveau directeur de L'Humanité, Fabien Guay, mon ami sénateur, qui présente. Et ça fait un moment qu'on en parle de cette fête.

Et donc, pour toutes ces raisons, c'est une fête qui est exceptionnelle à plus d'un titre, qui permet de vivre ce grand rendez-vous de la fraternité et des solidarités.

Je remercie bien sûr, encore une fois, pour cette rencontre que nous faisons ici, les représentants et les représentantes des ambassades qui nous font l'honneur de leur venue, les représentants des organisations syndicales et des associations que j'ai eu l'occasion de saluer, qui se battent au quotidien pour faire vivre le droit et la justice, et aux représentants des partis de gauche et écologistes ici présents que j'ai salués, et que je voudrais que l'on salue tous ensemble, toutes ces forces de gauche et écologistes, et d'ailleurs, toutes les forces de gauche et écologistes, celles et ceux qui ont signé l'accord que nous avons réalisé aux élections législatives, comme celles et ceux qui n'en font pas partie, mais qui sont toutes et tous présents aujourd'hui et durant toute la fête, et avec lesquels, je le redis, nous avons tant plaisir à travailler, à débattre et à agir pour construire les changements dont notre pays a besoin.

C'est un vrai plaisir de vous accueillir toutes et tous pour cette édition, et de voir pour certains d'entre vous le retour dans ce grand rendez-vous des luttes sociales. Merci à vous d'être là encore aujourd'hui. Bien sûr, je voudrais saluer l'ensemble des acteurs et des actrices du monde des idées, des arts et de la culture, de la recherche, qui est si précieux dans le combat pour faire triompher à chaque fois la raison et les valeurs de l'universalisme républicain, face au poison des intégrismes et des obscurantismes, face au poison du racisme et de l'antisémitisme. Merci à vous de faire vivre ces grandes valeurs.

Et en parlant de culture, je voudrais signaler la belle exposition que Pierre Laurent a ramenée ici, qui remet au goût du jour ces œuvres qui ont été cédées au Parti communiste français, une belle exposition d'art qui a été présente au siège du Parti communiste français, dont vous pouvez retrouver quelques toiles ici à côté. Oui, c'est important de nous retrouver tous ensemble, et j'en profite pour saluer Pierre, bien sûr, qui est là aussi. Bon, et on ne va pas faire des saluts pendant 107 ans. On dit que c'est le discours aux personnalités ici. Ça m'énerve. Vous êtes tous des personnalités. Tous les participants de la fête. Voilà, il n'y a pas de personnalité.

Et donc je ne citerai pas le président du groupe de l'Assemblée nationale, mes collègues députés, sénateurs, sénatrices, qui sont ici derrière moi. Non, nous sommes ici dans un grand rendez-vous important, exceptionnel, car, exceptionnel, parce que toutes les crises aujourd'hui s'enchevêtrent les unes entre les autres, économiques et sociales, écologiques et climatiques, épidémiques et sanitaires, énergétiques et alimentaires. Or, nous le savons bien, toutes ces crises n'ont qu'une seule origine, le système capitaliste qui conduit à la précarisation des femmes et des hommes, autant qu'au saccage de la nature.

Et tout cela au nom d'une course effrénée au profit, menée par une poignée de milliardaires, semblant vivre sur une autre planète. Sauf qu'il y a un problème. Il n'y a qu'une seule planète. Alors, sur fond d'inflation et de pénurie énergétique, les conditions d'une récession et peut-être d'un nouveau krach sont en train de se réunir. La situation est particulièrement grave. C'est la conséquence d'une économie totalement mondialisée, financiarisée, qui se nourrit de la spéculation.

Le résultat, nous l'avons sous les yeux, les inégalités se creusent plus que jamais, partout avec une brutalité inouïe, tandis que quelques grands actionnaires s'enrichissent de façon démentielle, quoi qu'il en coûte au peuple et au climat. Ce n'est pourtant jamais aux profiteurs de crise que l'on demande des sacrifices. Jamais. Ce n'est jamais aux salariés, d'ailleurs, et aux forces sociales que l'on demande des solutions et des alternatives. Et c'est pourtant avec eux, avec le peuple de France, avec le monde du travail et de la création, que nous construirons l'avenir. Et au cœur de ces crises, le spectre de la guerre fait son grand retour.

L'invasion de l'Ukraine par le régime de Vladimir Poutine fait ressurgir le danger d'une troisième guerre mondiale, à notre époque. Mais cette agression de la Russie, à cela, à cette agression, s'ajoutent les surenchères de l'OTAN, des États-Unis et des puissances qui leur sont alliées. sans oublier, en plus, la spirale infernale du surarmement. Les leçons et les horreurs des guerres du XXe siècle sont vite oubliées. Quand même. C'était quand même, il n'y a pas si longtemps que ça.

Et à l'heure d'aujourd'hui, où on est encore en train de travailler, envoyer des hommes et des femmes, d'ailleurs, marcher sur la Lune, puisque ce sont des femmes qui devront le faire, eh bien, on vit encore sous la menace d'une troisième guerre mondiale. On veut marcher sur la Lune, mais la Terre marche sur la tête. Alors, cette fête, nous voulons aussi la placer sous le signe du combat en faveur de la paix. Il est temps que les peuples s'en mêlent pour imposer le désarmement multilatéral et dire stop aux logiques de conquête, de tension, d'emprise sur les peuples.

Et c'est aussi à la responsabilité des forces de progrès d'appeler à construire la paix, à bâtir ensemble une nouvelle architecture de sécurité collective pour le monde, pour l'Europe, la solidarité avec tous les peuples en lutte pour l'indépendance et la démocratie. Et quand je dis ça, c'est valable de l'Ukraine à la Palestine et du Sahara occidental à l'Afghanistan. Oui, solidarité avec tous ces peuples qui se battent pour leur indépendance et nous serons toujours à leur côté. Et j'aurai d'ailleurs l'occasion d'en débattre tout à l'heure ici même avec mon ami Philippe Riau, le maire de Grigny et de ce département et qui a été récemment consacré meilleur maire du monde.

Mais nous voulons mettre ce combat pour la paix à l'ordre du jour de notre activité dans les semaines et dans les mois qui viennent. Faisons du 21 septembre prochain journée internationale pour la paix une grande journée de mobilisation à la guerre et oui, au respect des peuples, à leur indépendance, à leur souveraineté, à leur liberté. Qui se poste à nous ? Nous nous confrontons et c'est aussi pour ça que cette fête est exceptionnelle parce qu'elle se situe à quelques semaines d'élections présidentielles et législatives importantes. Nous nous confrontons à un président élu sans majorité claire mais qui entend toujours gouverner au service des plus riches. Il ne change pas.

Un président qui cherche encore et toujours avec le concours de toutes les variétés de la droite, des républicains à l'extrême droite, à soumettre le pays, à soumettre nos services publics et les Français à de nouvelles cures d'austérité. Alors qu'il faudrait placer l'urgence sociale au cœur de l'action publique, alors qu'il faudrait commencer par augmenter les salaires et les pensions afin que plus personne n'ait au ventre la peur des fins de mois difficiles, il fait tout le contraire.

La politique des petits chèques aléatoires, la relance de l'austérité budgétaire, le durcissement des conditions d'indemnisation des privés d'emploi, la préparation même d'une réforme des retraites que personne ne veut et qui va pénaliser des millions de nos compatriotes. Que dire enfin de la crise énergétique que nous vivons en cette rentrée ? Je dis que nous vivons en cette rentrée, mais que nous vivons depuis un moment quand même. C'est un peu trop facile de tout mettre sur le dos de Poutine et de la guerre en Ukraine. Ça ne date pas d'il y a six mois que les factures de gaz et d'électricité augmentent.

Ça ne date pas d'il y a six mois que le dérèglement climatique appelle à modifier complètement notre politique énergétique pour nous passer des énergies fossiles d'ici 2050. Quand même, ce gouvernement qui appelle les Français à faire des efforts individuels quand il y a tant de dégâts dans notre pays, ce qu'il cherche à faire en fait, c'est de masquer sa propre responsabilité et de masquer les propres responsabilités des gouvernements des 15 dernières années. Quand même, 12 réacteurs nucléaires à l'arrêt dans notre pays. La honte quand même. On a des réacteurs qui rouillent. Ils ne sont pas su les entretenir ces dernières années. Voilà la réalité. Faute d'investissement.

Aucune vision stratégique sur cette question depuis 15 ans. Si ce n'est, si ce n'est de fermer Fessenheim, si ce n'est d'abandonner le projet Astrid, si ce n'est de vendre Alstom à General Electric en 2014, c'est ce qui lui coûte un bras. Voilà ce qu'ils ont fait. Ils ont créé un marché concurrentiel et compagé à l'échelle de l'Union Européenne. Ils ont commencé sous Sarkozy, ils ont continué sous Hollande et ils ont accéléré la loi nommée en gaz et en électricité. Une loi qui oblige nos collectivités à faire appel au prix réglementé du gaz des dernières années. Le gouvernement de... Les Français prises !

Et je parle en tant que modeste conseiller municipal de Saint-Amant-les-Eaux, commune de 16 000 habitants. Nous avons tenu notre séminaire comme beaucoup de communes qui préparent la rentrée et à l'ordre du jour, comment on fait pour payer les factures ? On fait des économies. On peut changer les LED, des ampoules, on peut faire des économies. mais la question se pose de savoir quel service public on va fermer, quel service sur lequel on va rogner. Eh bien, nous, de la résistance, nous ne devons pas payer ces factures aux entreprises. Oui, j'ai des obéissances attribuées. Il y a d'avoir accès à des tarifs réglementés. Voilà ce que nous voulons que le gouvernement nous lançons.

La première ministre a dit qu'il fallait prendre des mesures radicales. je propose une mesure radicale. Voilà. Ça, c'est radical. Voilà. On ne paye pas tant que vous n'avez pas baissé la facture. Ce mouvement, oui, don de paye, est un mouvement qui est né, d'ailleurs, à côté de chez nous, en Angleterre, et qui est en train d'émerger dans d'autres pays. Et donc, je ne vois pas pourquoi, nous, en France, on serait là à chercher où on doit faire des économies. Alors, oui, oui, pour mettre en place des mesures radicales et ambitieuses.

Face aux inégalités, face au réchauffement climatique, il faut faire de la souveraineté de la France, sa souveraineté industrielle, énergétique, sanitaire ou alimentaire, une priorité souveraineté industrielle. Oui, c'est important pour le climat et pour nos emplois. Il continue, aujourd'hui, de s'opérer des délocalisations dans notre pays. Nos territoires continuent de se désindustrialiser. Ce gouvernement continue à encourager un libre-échange dévastateur, à laisser les biens communs sous la coupe des mastodontes du privé et des directives ultralibérales de l'Union européenne.

Et voilà que, dernière trouvaille face à la crise, le président Macron nous a inventé un nouveau machin sournoisement baptisé CNR, il faut le faire quand même, il ose tout, c'est à ça qu'on les reconnaît, pour tenter de détourner la mémoire des jours heureux, au profit de tout point contraire aux promesses du programme du Conseil national de la résistance. Eh bien, je lui réponds que, si nous n'allons pas à son CNR, c'est parce que notre CNR a progrès sur l'égalité et la France. C'est un CNR qui pose comme objectif de mettre en place des réformes progressistes, justes, ambitieuses pour notre pays.

Et à ce titre, nous avons un gros travail et un gros chantier devant nous, je le dis, aux forces de gauche, aux responsables syndicaux, associatifs, le travail. Le rôle du travail dans une société pour répondre aux besoins d'intérêts capitalistes ou pour répondre aux besoins d'un pays, d'un peuple, des besoins humains. Le travail, celui dans lequel on peut aussi s'émanciper, être heureux, oui, c'est un sujet central aujourd'hui pour notre pays. Il n'est plus possible d'accepter que tant de métiers essentiels, importants, ne soient plus considérés à tel point qu'aujourd'hui, nos enfants ne rêvent plus de les pratiquer.

Il n'est plus possible que le travail ne paye pas et ne permette pas de vivre dignement, comme le révèle encore une fois, la belle étude du secours populaire français que vous pourrez découvrir dans le journal L'Humanité. Il n'est plus possible que le travail soit synonyme d'exploitation, de souffrance, de malveillance. C'est un beau chantier que celui-là pour nous, la gauche, comme pour les forces syndicales, celui d'avoir une grande ambition pour notre pays, pour le travail, et un travail pour toutes et tous.

Et c'est pourquoi ma France, ma République, celle dont je rêve pour nos enfants, c'est celle qui garantit un emploi et une formation pour une France du chômage, des primes, des minima sociaux et des seuils de pauvreté. On veut de la dignité. Nous avons su inventer au lendemain de la Seconde Guerre mondiale avec le CNR et le programme des jours heureux, nous avons su inventer et mettre en place la sécurité sociale.

Eh bien, il nous revient aujourd'hui d'inventer une nouvelle sécurité sociale professionnelle, celle qui garantit à chacun et à chacune un emploi, une formation tout au long de sa vie et même de pouvoir changer de parcours au long de sa vie et jamais tomber dans le chômage, toujours avoir un salaire garanti. Voilà l'ambition que nous devons porter pour le monde du travail et de la création pour la jeunesse et c'est un beau chantier.

J'invite à l'ensemble des forces, des syndicats et des forces politiques à travailler, à travailler ensemble pour aller conquérir, conquérir cette jeunesse, conquérir ce monde du travail, ces salariés qui doutent aujourd'hui et qui doutent à tel point qu'une part d'entre eux ne vont plus voter ou qu'ils ne croient plus dans la politique ou même porter cette ambition pour le travail en France pour aller convaincre celles et ceux qui peuvent se perdre en allant voter pour l'extrême droite.

Jamais je ne me résignerai à voir notre peuple qui devrait amener à s'unir pour arracher de nouveaux droits, se diviser en fonction de leur situation, de leurs origines, de leurs couleurs de peau et jamais je ne me résignerai à voir la République et ses principes s'affaisser sous l'idéologie de la haine du Rassemblement National et de sa démagogie sans limite. Trop nombreux sont nos concitoyens qui se sentent toujours orphelins d'une gauche de combat qui se bat pour le travail, pour la dignité humaine, une gauche qui parle autant aux paysans qu'aux ouvriers, autant aux Français des villes qu'aux Français des champs.

13 millions d'abstentionnistes aux élections présidentielles et le double, 26 millions aux élections législatives et 89 députés d'extrême droite. Oui, la gauche a la responsabilité de regarder cette situation les yeux grands ouverts. Elle a la responsabilité de faire que chacune de nos conquêtes a ses législatives. Et nous en avons fait des conquêtes. Nous avons doublé le nombre de députés de gauche écologistes à l'Assemblée nationale. Et c'est une conquête que nous devons contre la circonscription gagnée par notre Union. Elle doit être mise à profit pour élargir le rassemblement et permettre demain, être demain à la gauche d'être majoritaire.

C'est cette majorité que nous devons avoir l'ambition de donner. Et à toute la France, en cette rentrée, nous avons donc pour premier devoir de rassembler, rassembler largement, de construire une mobilisation populaire suffisamment puissante pour faire reculer un pouvoir indifférent à l'intérêt général. Nous aurons pour cela l'occasion de nous retrouver en très grand nombre, je le souhaite, à l'appel des organisations syndicales. Le 22 septembre pour la santé et pour la défense du service public de santé. Et il faudra y être nombreux. Et aussi le 29 à l'occasion de la journée interprofessionnelle de lutte pour les salaires et pour l'emploi. à l'appel de nombreuses organisations syndicales.

Et nous, forces politiques, nous avons bien sûr la responsabilité de faire en sorte que ces mobilisations soient réussies et soient puissantes. Construisons avec les organisations syndicales ces mobilisations qui doivent pouvoir nous redonner de l'espoir en cette rentrée. Pour notre part, nous y prendrons toute notre place, comme nous l'avons toujours fait dans notre histoire. et si, comme on peut le craindre, le gouvernement reste sourd aux exigences qui s'expriment.

Je souhaite bien sûr que nous travaillions à créer les conditions de la convergence des organisations syndicales, des associations, de la gauche et des écologistes, des citoyennes et des citoyens pour de nouvelles mobilisations à l'échelle de tout le pays après ces premiers rendez-vous syndicaux. Travaillons ensemble à cela. Construisons ensemble des hausses de retraite.

Nous avons commencé à travailler collectivement avec les organisations syndicales concernées et nous avons prévu de nous rencontrer encore pour construire ensemble ces mobilisations à venir en faisant en sorte que chacun se sente respecté y compris les forces syndicales et chaque salarié dans son entreprise parce que c'est avec elles et c'est avec eux que nous réussirons à construire les rassemblements les plus importants. Il nous revient de faire renaître ensemble l'espoir de changement auprès de ces millions de Françaises et de Français qui doutent et qui s'abstiennent.

Les communistes entendent ainsi mettre toutes leurs énergies au service de la mise en mouvement de la France du travail dans sa diversité. Nous continuerons de porter cette voix singulière que j'ai eu l'honneur de porter à l'élection présidentielle pour construire la France des jours heureux. Une France qui protège ses citoyens et se projette résolument vers un autre avenir. Une France des communs plutôt que des concurrences délétères. Une France qui renoue avec le droit au bonheur proclamé par sa grande révolution. Une France qui parle de mettre en commun et mettre en commun quel plus beau mot qui se marie avec communisme.

Cet idéal que nous portons nous voulons faire grandir un idéal de bonheur partagé et de fraternité toujours d'actualité. Je profite pour dire que celles et ceux qui n'ont pas encore leur carte au Parti communiste français peuvent le faire. Bien sûr, ça s'adresse à ceux qui n'en ont pas. Je respecte. orphelins dans ce domaine. Il y a le choix en plus. Il faut que nous nous engagions tous dans des organisations syndicales. Trop peu le font dans les entreprises. Dans les associations qui ont tellement de chantiers et de missions devant elles. Et dans les partis politiques.

Nous devons faire appel à ces salariés, à cette jeunesse, à s'organiser, à militer, à réfléchir, à débattre dans le respect de nos différences. Nous en avons tellement besoin. Et je suis fier, d'ailleurs, beaucoup de camarades et de militants me le disent lors de cette fête de l'humanité. Je suis fier qu'avec la campagne des jours heureux, cette belle campagne des présidentielles, que nous ayons réussi à faire entendre notre voix dans ce pays, dans cette crise que nous vivons, d'avoir porté ces idées originales, différentes, qui sont les nôtres, d'avoir réussi à convaincre celles et ceux qui peut-être ne seraient pas allés.

Et je suis content que notre parti à l'issue de cette campagne accueille 3000 adhérents supplémentaires. C'est aussi une force de plus au service de tous, au service de nos combats communs, qui se redressent en poussant jusqu'au bout les principes d'égalité, de solidarité, de fraternité que nous voulons voir naître. Une république sociale, démocratique, laïque, universaliste, écologiste et féministe. C'est cette république qui donnera au plus grand nombre de citoyens et de salariés le pouvoir de décider à tous les niveaux de leur avenir. Le temps, mes camarades, n'est certainement pas au renoncement, il est peut-être à la pluie ici, mais le temps est à l'action.

Le temps est au combat, le temps est à relever des défis immenses. Il est au rassemblement les plus large, à l'ambition transformatrice pour la République, pour la France, pour l'Europe et pour la paix dans le monde. C'est ce dont nous allons parler et vivre durant ces trois jours. Alors je vous souhaite du plus profond de mon cœur la plus belle fête de l'humanité à vous toutes et à vous tous. Et je vous invite à partager le verre de l'amitié. Merci.