Rassemblement de soutien aux salariés d'Air France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Jean-Luc MélenchonFait
« Ce ne sont pas des voyou. Ce sont juste des gens qui ont défendu leur droit à leur emploi, à leur salaire. »
- 0:30Jean-Luc MélenchonFait
« Vous croyez qu'on ne sait pas qui est le patron d'Air France ? »
- 0:45Jean-Luc MélenchonFait
« Manuel Vals quand il est allé rouler la caisse là, les mécaniques en disant "C'est des voyou, faut les punir." »
- 1:00Jean-Luc MélenchonFait
« On fout dehors 2000 personnes et qu'est-ce qu'on trouve à faire ? À montrer du doigt le salaire des pilotes. »
- 1:15Jean-Luc MélenchonFait
« Parlez-moi de la violence de ce PDG qui s'en va à une réunion, qui va une réunion dire que les enfants peuvent travailler. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les vraies questions importantes de ce pays, c'est la question sociale. Moi, je vais m'adresser aux gamins de ces cinq hommes et à leur compagne. Je leur dis votre père est notre honneur.
N'ayez pas peur. Ce ne sont pas des voyou. Ce sont juste des gens qui ont défendu leur droit à leur emploi, à leur salaire.
Je pense que si on en est arrivé là, ce n'est pas du côté des salariés qu'il faut chercher la responsabilité, mais du côté de ceux qui donnent des ordres. Vous croyez qu'on ne sait pas qui est le patron d'Air France ? Vous croyez qu'on n pas entendu ces conférences, son humour cynique contre le travail des enfants et ainsi de suite ?
Nous savons qui sont tous ces gens. Ce sont des espèce de tic posé sur la société qui ruine les entreprises, s'en vont avec des retraites de chapeau et ensuite vous demande aux uns et aux autres de venir condamner les excès des travailleurs. Et ben non, c'est raté.
Manuel Vals quand il est allé rouler la caisse là, les mécaniques en disant "C'est des voyou, faut les punir." On l'a pas entendu parler comme ça quand c'était Causa qui était pourtant son collègue. Il a pas été dire c'est un voyou, il faut des sanctions lourdes.
Là si il y va, l'autre il arrive et il dit "Ce sont des voyou." Ah bon ? Qui c'est qui lui a dit que c'est des voyou ?
Qui de qui il parle ? Il a le droit lui parce qu'il est le premier ministre de traiter les gens de voyou. Le seul voyou qui a là-dedans, c'est celui qui parle comme ça.
Alors maintenant, c'est le mot dialogue social, ça veut dire "Tu viens t'asseoir, cause toujours tu m'intéresses et signe là en bas que tu es mort." Voilà ce que c'est le dialogue social dans notre pays. On fout dehors 2000 personnes et qu'est-ce qu'on trouve à faire ?
À montrer du doigt le salaire des pilotes. C'est une trouvaille quand même non ? Le salaire des pilotes.
Donc on divise les gens. On n'a pas été cherché monsieur Causc dans son lit. On n'a pas été cherché monsieur Sarkozy dans son lit.
On n' pas été cherché tous ces gens importants et puissants dans leur lit. Mais quand c'est un travailleur parce qu'il est échae, parce que il porte des bagages, alors on va le chercher comme un bandit. Ils n'avaient pas l'intention de s'en aller.
Ils veulent garder leur travail. C'est ça leur lutte. Parlez-moi de la violence de ce PDG qui s'en va à une réunion, qui va une réunion dire que les enfants peuvent travailler, qui se que ça fait marrer quand un Qatari lui dit "Si c'était chez nous, tout le monde sera en prison." Parlez-moi de la violence des puissants, de l'humiliation qu' font subir aux gens.
Alors ça, la bonne société, ça lui fait rien. L'ouvrier, il est là pour se taire et souffrir. Et ben non, de temps à autre, il y en a qui se font prendre la chemise.
La chemise, c'est rien. Les puissances sont toujours les mêmes. Quand il s'agit des gens simples, tout est permis contre eux.
Et ce jour-là, monsieur Bourdin, de quoi on parle ? De près de 2000 personnes qui perdent leur emploi. Vous, moi, on saurait, on sait ce que ça veut dire.
On a idée de ce que ça peut vouloir dire de plus avoir sa paye. Tout le monde est engagé. Alors celui-là acheté à la maison, l'autre a acheté la voiture, l'autre a rien acheté du tout mais il survit.
Et c'est à cela qu'on annonce un arrêt de mort et on leur demande d'être poli, souriant et de dire merci notre bon maître. Et ben, ils ont bien fait, ils ont bien fait de pas se laisser faire. Je dis merci aux salariés d'Air France qui ont permis qu'on reparle de la question sociale dans notre pays.
Jean-Luc Mélenchon