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Discours / meetingLCP (sur YouTube)· 14 janvier 2025 15 minFond programmatiqueTravail & emploiSantéÉducation & rechercheAgriculture & alimentation

Marc Fesneau, sa réponse à la déclaration de politique générale de François Bayrou - 14/01/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:30Marc FesneauPromesse
    « il y a nous en avons la conviction des secteurs essentiels qu'il nous faut soutenir massivement je pense au secteur du logement et de la construction »
  • 6:30Marc FesneauFait
    « l'agriculture est l'un des piliers de notre souveraineté et de notre capacité à décider de notre destin »
  • 8:30Marc FesneauPromesse
    « nous devons pour cela nous doter d'un budget autour de trois piliers celui d'abord de l'attractivité économique de la France et sa compétitivité »
  • 10:30Marc FesneauFait
    « nous croyons qu'il n'est ni possible ni souhaitable de réinterroger la question des retraites en mettant sous le tapis son financement »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs les ministres chers collègues il y a parfois une forme d'injustice quand on veut servir l'intérêt général ou l'intérêt du pays quand les crises ou les circonstances viennent contrarier vos intentions sincère c'est pourquoi je voudrais commencer ma mon propos en rendant hommage à Michel Barnier et à son gouvernement pour l'action conduite avant la censure mais aujourd'hui comme toujours je n'ai nulle intention de nourrir de veines querelles ou des polémiques avec ceux qui pourtant par la censure ont un peu plus plonger notre pays dans la crainte le doute l'inconnu lui notre pays qui n'en avait vraiment pas besoin non je veux parler de ceux qu'il nous regardent ou non qui se désespèent et ils sont nombreux ou non qui sont en accord avec nous ou non et qui attendent pourtant toujours je ne disai pas espère tantil doute parfois d'un chemin vers un cap collectif et vers Jose le mot une espérance je veux donc simplement essayer de parler des Français et des Françaises et du chemin que nous devons leur proposer collectivement pour assurer et convaincre les lignes rouges vrais ou faussse les chantages réciproques les concessions que l'on entend arracher comme un trophée les postures tout cela ne les intéresse pas cela les mène avant tout à considérer qu'il ne serait en fait qu'en arrière-plan d'un théâtre de dialogue de Sour cela les éloigne chaque jour un peu plus de la politique et c'est un drame aussi je voudrais vous dire avec humilité Monsieur le Premier Ministre ce que nous percevons les attentes des Français qu'ell concerneent les urgences du quotidien leur avenir ou celui de nos enfants je voudrais vous dire ce que nous percevons du sens qu'ils donnent à leur vote de juillet ce qu'ils attendent de ces élections législative sans vaincœur de cette assemblée sans majorité mais aussi de votre gouvernement et de notre assemblée Monsieur le Premier Ministre la France a aujourd'hui le visage d'une jeune enseignante qui a choisi la plus admirable démission celle d'être le passeur qui conduit chaque enfant de la République sur les rives du savoir et éveille leur conscience citoyenne mais aussi le visage d'une jeune enseignante qui s'interroge profondément sur ce que l'école devient sur ce qu'elle peut faire quand on lui demande de répondre à toutes les fragilités de la société le tout avec une absence de reconnaissance et parfois même une forme de démagogie blessante dont elle souffre terriblement la France a le visage d'un agriculteur fier de son métier de sa vocation l'une des plus essentielles celle de nous nourrir dont il n'arrive pourtant pas à vivre qui a le sentiment d'être comme m au banc de la société toute entière et livré aux concurrences les plus déloyales et qui se sent de plus en plus impuissant face au bouleversement climatique dont il est la première victime elle a le visage du chef d'entreprise artisan ou commerçant qui ne peut exercer son métier avec sérénité dans un climat d'incertitude permanente d'instabilité organisée et de surnormation galopante elle a le visage de ces jeunes qui s'inquiètent eux de la planète que nous leur laisserons ou qui se disent qu'il ne bénéficieront pas d'un modèle de solidarité que nous leur demandons pourtant de financer ils se sentent parfois trahis ou abandonnés car ils ont le sentiment que les générations futures sont sacrifiés sur l'Hôtel du court terme des petits calcul et des grands renoncements la France a également le visage de milliers de salariés qui ne parviennent pas à vivre correctement de leur travail ou qui ne trouvent plus aucun sens de ces Français qui ne trouvent pas assez par leur travail les voix de leur épanouissement de l'Ascension social et peut-être pire encore sans doute pour l'esprit public les moyens de permettre à leurs enfants d'agrandir le champ des possibles elle a le visage de ses patients qui doivent attendre des mois pour trouver un un médecin parfois dans l'angoisse de la maladie qui progresse et qui au bout finisse par renoncer aux soins elle a aussi le visage de ses soignants dévoués au service de leurs patients et de nos aînés qui font face comme ils peuvent à la dégradation de notre système de soins et de l'hôpital public malgré et c'est le a devrait nous interroger tous les moyens colossaux qui ont pu être consacrés ces dernières années elle a le visage de tous ceux qui s'inquiètent sur la sécurité ou la justice de ce qu'il perçoit comme un affaissement de l'autorité de l'État et de sa capacité à les protéger de ceux qui pensent que la justice n'est pas la même pour tous ou qu'elle est trop lente elle a enfin le visage de celles et ceux qui voi inquiet leurs repèr ou leurs identités bouleversé face à ce qu'ils perçoivent comme de nouvelles menaces qu'ell soi mondial et globale ou qu'elles émergent en bouleversant leur vie quotidienne ou leur mode de vie et ce n'est pas seulement pas uniquement donc à nous à cette assemblée qu'il faudra s'adresser monsieur le Premier ministre mais à la France à cette France de quoi l Français ont-ils besoin ils attendent me semble-t-il un paact de bon sens pour mettre en ordre de marche le pays pour répondre aux urgences et pour trouver du sens ils attendent un budget pour d'abord tenir les engagements qui avaient été pris par les gouvernements précédents je pense à ce qui avait été dit et promis pour l'inclusion je pense aux collectivités locales et je pense bien sûr aux agriculteurs ils attendent d'avancer sur les sujets qui peuvent faire consensus je pense à la projet loi fin de vie ils attendent aussi un cap et pour cela nous avons besoin de stabilité de lucidité et de confiance de stabilité tout d'abord et en premier lieu de stabilité institutionnelle et politique je ne crois pas que les Français soient fascinés par le chaos le désordre organisé méthodiquement à l'Assemblée nationale comme à l'extérieur les désespères et les exaspères la censure du gouvernement précédent a marqué les esprits parce que cela nous a [Musique] fragilisé et pas seulement parce que cela a privé la France d'un budget mais parce que cela a démontré notre incapacité à dialoguer à nous entendre face à une situation critique et cela nous a fragilisé en Europe mais aussi face à des puissances étrangères qui ont des intérêts contraires au nôtes et parce que c'est not cela a démontré notre incapacit C en fait à faire face à l'avenir la stabilité cela signifie aussi la stabilité économique et sociale dont les acteurs ont impérativement besoin pour créer de l'activité et donc de la croissance il y a nous en avons la conviction des secteurs essentiels qu'il nous faut soutenir massivement je pense au secteur du logement et de la construction en mobilisant les logements vacants en développant de nouvelles formes d'accès à la propriété en libérant la construction de logement en facilitant le recours au prêt c'est d'abord une question de justice sociale je pense à notre agriculture face au bouleversement géopolitique et climatique que nous connaissons face à la montée en puissance des impérialismes qui font de l'alimentation une arme et de et ceux de part et d'autres de l'Europe l'agriculture est l'un des piliers de notre souveraineté et de notre capacité à décider de notre destin à l'image du secteur de l'énergie il y a une urgence vitale au renouvellement des générations et à soutenir toutes les démarches de transition tant ces deux exigences sont intrinquement liées je pense encore à l'emploi et au travail une priorité qui est là depuis 2017 parce que la production et l'activité économique sont qu'on le dise il faut le dire qu'on sont la clé de voûe du fonctionnement de l'État de sa capacité à protéger à agir sur la sécurité sur la justice l'accès au services publics l'accès aux soins ou à l'école parce que c'est la prospérité qui est le gage de la perpétuation de notre modèle social et la stabilité ce n'est pas non plus l'immobilisme ou le conservatisme ce n'est pas l'addition de ligne rouges qui confine à l'inertie mais une volonté d'avancer en faveur des priorités des Françaises et des Français et nous devons pour cela nous doter d'un budget autour de trois piliers celui d'abord de l'attractivité économique de la France et sa compétitivité c'est pour so pourquoi notre groupe considère que les choix à venir ne doivent pas remettre en cause ce qui a été mis en œuvre depuis 2017 pour conforter le dynamisme des entreprises tout simplement parce que cela a fonctionné celui de la justice sociale et fiscale ensuite comme nous l'avons toujours porter au sein du groupe les démocrates la justice fiscale et sociale c'est le moyen de rendre acceptables les efforts et de lutter contre toutes les situations de rente ou de suroptimisation c'est juste que le travail l'ingéniosité et la prise de risque payent plus que la rente et la spéculation il ne peut y avoir 100 milliards de dividendes versé sans que cela puisse au fond nous interroger et puis le dernier cap c'est celui de la responsabilité en fixant des économies budgétaires importantes et crédibles dans une logique vous l'avez dit Monsieur le Premier Ministre de réforme profonde et pour qu'elle soit profonde il faut qu'elle soit pluriannuelle de l'État et reconnaissons-le nous n'avons pas souvent entendu à cette tribune autre chose que des dépenses supplémentaires ces dernières années mais pour garantir cette stabilité il nous faudra ensemble faire preuve de lucidité lucidité sur la grav des enjeux qui devrai nous aligner nous éloigner naturellement de nos considérations partisanes tant la situation budgétaire et périlleuse tant les ingérences étrangères et l'émergence d'un nouvel impérialisme doivent nous interpeller tant notre modèle d'intégration et notre pacte républicain semble se déliter sous nos yeux lucidité aussi sur la nécessité d'accepter que nous ne parviendrons pas à répondre à ces défis d'ampleur sans accepter que la politique ne répond pas seulement à l'immédiaté qu'elle doit parfois à des logiques de temps long accep aussi que la réussite d'une politique publique ne dépend pas et heureusement seulement des moyens qui lui sont consacrés pour cela il nous faut développer une culture de la concertation afin de parvenir à définir des trajectoires collectives partagées une culture de l'évaluation mais aussi de la contractualisation et de la discussion à l'échelle et à l'échelon pertinent selon un principe de subsidiarité les collectivités locales doivent y être encouragées dans une logique de responsabilité réciproque les partenaires sociaux et le réseau associatif aussi et je voudrais à propos de lucidité évoquer l'avenir de notre système de retraite bien évidemment nous croyons qu'il n'est ni possible ni souhaitable de réinterroger la question des retraites en mettant sous le tapis son financement ni les sujet de justice pour les plus fragiles ou les plus fragilisés c'est l'un et l'autre parce que l'un n'existe pas sans l'autre c'est ce qu'avait compris nos pères au sortir de la guerre nous donc reouvrir ce débat et le remettre en chantier sans totem ni tabou de part et d'autre mais aussi sans passer par pertes et profits les réalités démographiques qui s'imposent à nous sinon nous nous rendrions coupables d'une faute morale à l'égur de notre jeunesse enfin la France a besoin de confiance et pour cela nous devons tracer des perspectives sur lesquell il peut y avoir un accord entre les femmes et les hommes de bonne volonté dans cet hémicycle et à l'extérieur je ne reviens pas sur ce qu'il faudra faire sur les institutions pour construire la confiance et faciliter une pratique démocratique nouvelle je viendrai sur le fond je pense à l'école qui est une priorité nationale je pense à la santé sur laquelle nous avons besoin d'une visibilité pluriannuelle je voudrais saluer Monsieur le Premier Ministre l'annonce que vous avez faite et que porte le groupe les démocrates d'une loi de programmation pluri-annuelle je pense à l'accès au services publics en particulier dans nos territoir marin et vous me permettrez d'avoir en cet instant une pensée pour nos compatriotes Maura et au corritoires ruraux qui ont besoin de modèles mieux adaptés aux singularités territoriales aux évolutions démographiques et social épousant leur réalité propre et laissant une place plus importante à l'expérimentation je pense enfin à l'écologie je suis persuadé qu'il existe un chemin pour répondre à l'urgence climatique tout en assurant de la s'assurant de l'adhésion la plus large possible et de la soutenabilité des trajectoires que nous définissons globalement pour une écologie qui ne pèse pas en premier lieu sur les plus modestes et qui ne soit pas vécu comme une punition ses priorités nous devons y répondre avant tout pour notre jeunesse son indifférence si ce n'est défiance nous oblige et devrait collectivement nous inviter à nous ressaisir pour que ce triptique stabilité lucidité confiance ne repose pas que sur du sable nous avons besoin d'un ciment celui de la coopération et nous en serons avec notre groupe comme toujours les fers de lance la coopération c'est accepté que personne ici n'est majoritaire et ne peut imposer seul ses vues la coopération s accepté dans de ce les mesures difficiles ou impopulaires prises dans l'intérêt du pays pas seulement revendiquer des victoires quand elles sont faciles ou populaires car s'il ne s'agit que de plaire s'il ne s'agit que de voguer dans le sens du courant il n'est nul besoin de coopération parce que c'est la facilité du populisme la coopération c'est acceptter que l'opposition soit respectée y compris dans sa différence et pas seulement quand on est d'accord avec nous la coopération c'est pour ceux qui ont fait le choix que je respecte de ne pas participer à un gouvernement pour ne pas être comptable de son action de se demander à chaque instant sur chaque vote de bonne foi ce qu'il ferait si il était demain en situation de responsabilité la coopération enfin c'est accepté qu'au sein de ce gouvernant puisse s'exprimer des nuances des divergen parfois même sous la réserve que l'on respecte les arbitrages et que l'on se concentre sur ce qui nous rassemble et les sujets sont nombreux le temps de l'expression des différences viendra que chacun se rassure c'est en 2027 mais je propose que d'ici là nous soyons utiles au pays et nous perdions pas de temps ce n'est que par la coopération que nous S la France de l'ornière d'abord et que nous lui donnerons à nouveau l'espoir ensuite parce que la coopération et la conviction profonde que personne ne peut y arriver à moins que tout le monde n arrive par la stabilité par la lucidité et la confiance par une éthique de dialogue et de coopération les Français nous jugeront aux actes et nous ne pourrons agir à leur service qu'en constituant des compromis et de la Coopération et nous serons au rendez-vous de cette coopération qui n'a qu'un objet celui de l'intérêt de la donc celui des Français et c'est pour nous la seule chose qui vaille je vous remercie merci beaucoup monsieur le président

Marc Fesneau, sa réponse à la déclaration de politique générale de François Bayrou - 14/01/2025 — François Bayrou · Pourquijevote