Sébastien Lecornu annonce "engager la responsabilité du gouvernement" pour faire adopter le budget
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:01OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est votre échec et celui de votre gouvernement ?
- 11:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous appelez ça un accord de non-censure ?
- 12:00OuverteRéponse directe
La compétitivité des entreprises ne va pas en souffrir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Sébastien LecornuFait
« Force est de constater déjà que le calendrier n'a pas été complètement respecté, en tout cas pour le budget de l'État. »
- 0:25Sébastien LecornuChiffre
« Nous sommes à 5,4 % de déficit sur l'année 2025. Nous étions à plus de 6 % de déficit en 2024. »
- 0:40Sébastien LecornuChiffre
« Je rappelle que les deux textes cumulent en tout pratiquement 350 heures de débat depuis le début. »
- 3:00Sébastien LecornuPromesse
« Nous tiendrons les 5 %. »
- 3:30Sébastien LecornuPromesse
« Les impôts pour les ménages seront les mêmes en 2026 qu'en 2025. »
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bon j'avais pris plusieurs engagements mois d'octobre mois de septembre mois d'octobre jusqu'au mois de décembre donner un budget à la France dans les temps, c'est-à-dire avant le 31 décembre. Force est de constater déjà que le calendrier n'a pas été complètement respecté, en tout cas pour le budget de l'État. Il en est autrement pour le budget de la Sécurité sociale, j'y reviendrai dans un De faire en sorte que ce budget, quoi qu'il arrive, soit à 5 % de déficit.
Je rappelle qu'il est à 5 ,4%. Nous sommes à 5 ,4 % de déficit sur l'année 2025. Nous étions à plus de 6 % de déficit en 2024.
Donc nos engagements internationaux, nos engagements vis-à-vis évidemment de nos partenaires européens, enfin tout simplement la crédibilité de la signature de la France dépend effectivement beaucoup de cette parole donnée à 5%. Et Et puis, sur un terrain plus politique et personnel, j'avais pris aussi un engagement. Et plus qu'un engagement, j'ai fait un pari, qui était le pari de se dire qu'après deux censures de deux gouvernements différents, il fallait gouverner différemment.
Partager le pouvoir avec les collectivités locales. C'est toute l'initiative qui a été prise sur la décentralisation. Avec les partenaires sociaux.
Je rappelle quand même le contexte social plus que tendu au mois de septembre dernier. Manifestations, une mobilisation de l'intersyndical très puissante, des mouvements d'ordre public difficiles à gérer avec l'extrême gauche et le mouvement «Bloquons tout » et au fond, il fallait être complètement décalé par rapport à la réalité politique que la dissolution et le nouveau scrutin avaient donné, le nouvel équilibre au sein de l'Assemblée nationale pour ne pas justement gouverner différemment. Et au fond, ce pari, parce que c'était un pari, c'était de se dire qu'il fallait que le Parlement ait jusqu'au bout.
Jusqu'au bout des débats, jusqu'au bout de ses votes, jusqu'au bout de ses amendements, pour au fond déjà avoir aussi un moment de grande clarification. Pas dans une logique où c'est toujours la faute des autres, dans lequel on n'arrive plus très bien à comprendre qui vote quoi, qui défend telle ou telle conviction, telle ou telle position sur le fond. Cette méthode, au fond, elle a bien fonctionné pour le PLFSS, c'est-à-dire le projet de loi de financement pour la sécurité sociale, dans lequel très vite, au fond, dans l'hémicycle, parce que c'est là aussi on a pris le plus de temps tout au long de l automne.
Une ambiance, au fond, de calme s'est installée, a permis d'avoir un travail particulièrement exigeant. Je rappelle que les deux textes cumulent en tout pratiquement 350 heures de débat depuis le début, ce qui est absolument colossal. Plus, évidemment, les nombreuses heures de travail qui ne se voient pas dans les différentes réunions.
Ça nous a amenés, chemin faisant, à avoir un compromis, puis un projet de loi de finances pour la sécurité sociale, qui a été voté. Partons aussi du principe, d'ailleurs, tirant aussi quelques conclusions ou enseignements aussi de ce qui avait pu se passer sous les gouvernements de Michel Barnier et de François Bayrou que je salue pour leur engagement et leur courage, aussi d'afficher clairement les éléments de compromis et de démarrer parfois les discussions parlementaires par ces éléments de compromis. Sur le projet de loi de finances pour l'État, les choses se sont convenablement passées jusqu'à Noël, elles se sont largement gâtées depuis Noël.
Alignement, en tout cas désalignement profond entre le Sénat et l'Assemblée nationale avec une commission mixte paritaire avant Noël qui a duré quelque chose comme 40 minutes, ce qui donnait déjà d'entrée la tonalité et l'ambiance. Je rappelle que les ministres et le gouvernement ne siègent pas dans cette commission. Des échanges avec les ministres et les formations politiques entre Noël et Jour de l'An qui ont laissé à montrer qu'un chemin était possible, une reprise des débats en commission à l'Assemblée nationale avec très vite un raidissement, je l'ai déjà dénoncé à de nombreuses reprises, des tentatives très claires de pression, de le sabotage notamment de la part de la France insoumise et du rassemblement national, puis progressivement la désertion de certains groupes politiques qui jusqu'alors, bien que groupes politiques dans l'opposition très exigeants avaient accepté de mener un travail de fond, je pense aux écologistes et aux communistes.
Ils ont décidé pour des raisons qui leur appartiennent et que je respecte, mais enfin, que je ne comprends pas, je les respecte mais je ne les comprends pas, c'est de ne plus venir à ces réunions de travail depuis le début du mois de janvier. Et Et donc là, évidemment, on a quelque chose qui a commencé à s'embourber, à s'enrayer, avec au fond cette circonstance un peu particulière d'un gouvernement qui veut que les débats aillent jusqu'au bout, mais un Parlement qui de lui-même a acté que, en tout cas à certaines composantes du Parlement qui ont acté que les travaux, eux, ne pouvaient pas aller jusqu'au bout. Ce qui m'a amené avec les ministres la semaine dernière à devoir constater les quatre options, au fond, que nous avions sur la table.
La première, c'est de ne pas changer de stratégie, peut-être de s'entêter, en tout cas certains ont commencé à le dire, et de se dire qu'on va renoncer aux outils du parlementarisme rationalisé jusqu'au bout, et coûte que coûte, il faudra qu'il y ait un vote. C'est-à-dire, en clair, permettre une navette jusqu'au moment où Assemblée nationale et Sénat s'accordent. C'est-à-dire, en clair, renvoyer le texte au Sénat, de le faire encore cheminer dans cette entonnoir, de le renvoyer à l'Assemblée nationale.
Et de guérlasse, au fond, dire et prendre l'opinion publique à témoin en disant « vous voyez, le pouvoir a complètement été rendu au Parlement ». Enfin, il faut accepter d'avoir peut-être, peut-être un budget, en avril ou en mai, et probablement pas à 5%. Je me dois, pour être complètement, être direct et sans langue de bois, que cette perspective m'a quand même traversé l esprit.
Enfin, comme il se trouve que j'avais dit qu'il fallait un budget vite, comme il se trouve que j'avais dit qu'il fallait un budget à 5%, et puis comme il se trouve que depuis le début, comme ancien ministre des Armées de Surcroît, je suis très inquiet du décalage entre la vie politique nationale et la vie internationale géopolitique qui ne cesse de se dérégler, y compris depuis ce début d'année. On voit bien que cette option, au fond, révirait une forme d'entêtement de ma part. La deuxième option, c'est ne pas avoir de budget du tout.
D'ailleurs, certains artisans du chaos dans lequel nous nous trouvons, nous pourrions nous trouver parce que précisément, nous ne sommes pas encore et nous faisons tout pour l'éviter. Désormais, présentent la loi spéciale comme étant au fond un budget temporaire qui pourrait devenir permanent sans incidence. C'est toujours pareil, quand on ment au peuple français on s'en sort toujours bien mais jusqu'à un moment donné où quand même certaines vérités nous rattrapent.
C'est vrai en matière de fiscalité, c'est vrai en matière de commandes, notamment de commandes publiques. C'est vrai sur le fonctionnement des collectivités locales. C'est le vrai tout simplement aussi pour la crédibilité de la France à l'étranger ou dans notre ensemble européen.
Donc présenter la loi spéciale comme étant un budget minimal qui peut durer est évidemment une hérésie et ça nous nous y refusons et comme je n'ai pas abandonné la méthode de compromis de concertation je me suis assuré auprès tous les groupes politiques de l'assemblée nationale et du sénat qui étaient dans un état d'esprit, même dans l'opposition, mais constructif, n'abandonnant pas les perspectives, heureusement, de défendre l'intérêt général. Ces différentes formations politiques nous ont dit non, la France doit avoir un budget, y compris parfois des formations politiques qui ne l'assumeront pas publiquement, mais qui nous ont dit ne faisons pas n'importe quoi, les choses sont trop graves. Donc ensuite évidemment il ne restait que deux possibilités, celles que le constituant avait imaginées en 1958, les outils du parlementarisme rationalisé comme on dit, ordonnance ou engagement de la responsabilité du gouvernement.
Après là aussi beaucoup de concertations, après d'ailleurs avoir demandé à ce que techniquement les deux outils soient préparés et prêts pour que le gouvernement puisse prendre ses décisions. Nous avons décidé, je dois le dire à titre personnel, avec une certaine forme de regret et d'un peu d'amertume, mais d'engager la responsabilité du gouvernement ce que je ferai demain sur la partie recette du projet de loi de finances alors je le fais avec un regret déjà parce que j'ai conscience que je suis obligé de revenir sur ma parole. Mais en même temps, pour tenir parole, il faudrait que je m'entête.
Et pour s'entêter, on finirait par dire que je suis têtu et je ne veux surtout pas, vous l'avez bien compris, avoir l'ego mal placé, et être source de désordre. Parce qu'au fond, c'est ma ligne quand même depuis le mois de septembre. Discuter avec tout le monde, trouver des lignes de compromis, travailler le plus sérieusement possible, tenir le gouvernement le plus loin possible de l'échéance présidentielle et au fond refuser le désordre là où d'autres en font commerce et donc j'ai bien compris ces derniers jours y compris en vous lisant ou en écoutant les radios et télévisions que en m'entêtant trop longtemps je serais moi-même source de désordre néanmoins il faut que l'engagement la responsabilité du gouvernement parce que précisément certains groupes politiques n'ont pas voulu engager la leur alors qu'ils étaient candidats aux élections législatives pour donner un budget au pays qu'on ne le veuille ou non.
On peut l'amender, on peut ne pas être d'accord. À la fin, on peut voter contre. On n'est pas obligé de saboter la copie, la rendre incohérente et avec les différentes opérations auxquelles on a pu vraiment constater avec la ministre que désormais il n'y plus beaucoup de règles en tout cas dans la manière de se comporter c'est une question d'éthique morale c'est ainsi pas parce qu'on engage la responsabilité du gouvernement qu'on abandonne l'idée du compromis du travail sur le fond et c'est pour cela que la semaine dernière, vendredi, j'ai commencé à dessiner à quoi pouvait ressembler cette copie finale avec au fond aussi quelques conclusions que nous tirons du projet de loi de financement pour la sécurité sociale qui est un projet de loi de financement vous le savez qui permet un certain nombre de protections enfin on voit bien que pour les actifs pour la jeunesse pour des secteurs qui potentiellement sont en crise pense particulièrement au logement pour le rapport à celles et ceux qui travaillent, tout simplement, ou qui vont travailler, les étudiants, celles et ceux qui sont en apprentissage.
Il fallait qu'on fasse considérablement évoluer la copie. Et je remercie vraiment les ministres, parce que ces nombreuses semaines n'ont pas servi à rien, parce qu'elles nous ont permis de moissonner un certain nombre d'initiatives, d'idées, de repousser aussi en fonction de nos propres lignes rouges ce que nous ne souhaitions pas. Je rappelle quand même qu'on a démarré ces discussions budgétaire avec des atteintes qui auraient pu être très dures sur l'appareil productif et sur l'outil de production.
Je ne reviens pas sur les éléments de fiscalité. Mais enfin, là aussi, il n'y a pas de mauvaise surprise. Le gouvernement a toujours dit les thèmes sur lesquels nous étions ouverts à la discussion et les thèmes sur lesquels, au fond, nous n'étions pas fermés, mais en tout cas, nos convictions n'évolueraient pas et que par définition, ces chapitres n'étaient pas ouverts.
Ce qui m'amène donc aussi peut-être à dire un mot, mais nous pourrons répondre avec les ministres à vos questions du fond de cette copie, parce qu'en lisant la presse ce matin, j'ai peur de ne pas forcément avoir été bien compris. Donc je vais me permettre d'être encore plus clair. Nous tiendrons les 5%.
Et les tableaux évidemment, les tables, les tableaux, les tableaux, vont être dévoilés au fur et à mesure dans la semaine, comme le prévoit la procédure parlementaire. Et nous serons à 5 % sincèrement. La deuxième des choses, c'est que nous avons vont viser la stabilité fiscale.
Ce qui ne veut pas dire que nous n'assumons pas les outils de lutte contre la fraude fiscale et les outils de lutte contre la suroptimisation fiscale, qui peut être Parfois, il y a des gens qui sont contre, mais publiquement, en général, ils ne l'assument pas. Nous, nous l'assumons. Il est évident que les règles doivent être les mêmes pour toutes et tous les contribuables, sans quoi le consentement à l'impôt, par définition, et ça bîme, ou en tout cas c'est frite.
En tout cas, ça m'amène à vous dire que les impôts pour les ménages seront les mêmes en 2026 qu'en 2025. Que tous les instruments de fiscalité sur les entreprises, pour 99 ,9 % des entreprises seront les mêmes en 2026 qu'en 2025. C 'est aussi ça un des éléments, des points de compromis que nous avons tenté de tracer avec les différents groupes politiques.
Alors comme c'est une copie de compromis, ça devient la copie de personne, donc plus personne n'est là pour la défendre, mais c'est pour cela aussi qu'on se retrouve à devoir engager notre responsabilité pour donner à la France un budget, et essayer d'expliquer ce qu'il y a dans cette copie. Parce qu'on n'a pas du tout abandonné les perspectives d'aller chercher la croissance. La stabilité politique va nous y aider.
En tout cas, on verra ce qui se passe dans les jours qui viendront, la visibilité sur les questions fiscales après un long débat qui a animé largement les chroniques les gazettes et qui a pu créer ici ou là un certain nombre d'inquiétudes désormais nous avons quelque chose qui est clarifié fort de cet engagement d'autres éléments sur la copie seront évidemment précisé dans les heures qui viendront j'écrirai aux parlementaires les ministres du pôle de bercy vont aussi rentrer en contact avec les différents responsables de texte les rapporteurs généraux des Des finances, des discussions se poursuivent encore actuellement sur un certain nombre de thématiques. Mais il est clair que désormais c'est à la représentation nationale de prendre aussi sa responsabilité. Est-ce qu'on renoue avec un scénario de crise ou est-ce qu'après tous ces efforts de compromis après une méthodologie, je crois, qui était la seule au fond que nous pouvions prendre et opter à l'automne dernier ?
Est-ce qu'on va vers une sortie au fond de cette mauvaise séquence que nous connaissons depuis le mois de septembre ou est-ce qu'au contraire nous replongeons dans un moment d'aléas, de difficultés ? Vous l'avez compris, je ne le souhaite pas, surtout au moment où l'actualité internationale nous rattrape largement et n'est pas sans impact sur la vie politique intérieure. Si vous en êtes d'accord, je me propose de répondre à vos questions.
Bonjour Monsieur le Premier Ministre, Bastien Auger pour TF1 et LCI. Vous avez vous-même expliqué les raisons de votre choix de renoncer à votre engagement sur le 49 .3.
Est-ce que vous considérez que c'est votre échec et celui de votre gouvernement ? Et est-ce qu'il y a un risque que cela décrédibilise la parole publique, la parole de l'État Je pense qu'il faut être humble. C'est un semi-succès, semi-échec.
Ça a fonctionné sur la sécurité sociale. Personne n'y croyait. Et ça a eu un mérite énorme.
C'est un mérite énorme de remettre du sérieux et du calme dans la vie politique du pays. Après, c'est un pari qui emmenait plusieurs personnes. Je vous rappelle que l'abandon du 49-3 était demandé par les forces politiques à l'Assemblée nationale.
Et vous voyez bien que ces lignes évoluent depuis quelques jours. Tout simplement parce que tout le monde en arrive aussi à la conclusion qu'on va dans une impasse. Deuxième des choses, je ne sais pas complètement répondre à votre question, c'est dans 15 jours qu'on saura si tout cela est un échec complet ou pas.
Ce qu'au fond quand même, la première mission du gouvernement de la République c'est de donner un budget et la nation, avant tout. Et d'ailleurs dans les nombreuses paroles que j'ai pu avoir et prendre, c c'était de donner un budget à la nation. Et l'abandon du 49-3 était une des conditions pour y arriver.
Depuis plusieurs jours, on s'aperçoit que le 49-3 devient la condition pour avoir un budget. Je ne suis pas têtu. Est-ce que c'est ma conviction ?
Non. Parce que moi, je reste persuadé que notre démocratie parlementaire, elle doit gagner en maturité. Et qu'au fond, qu'à un moment donné, on se retourne systématiquement vers l'exécutif n'est pas une bonne chose sur le long terme.
J'ai beaucoup voyagé comme ministre des Armées dans plein de capitales européennes. Il y a des démocraties parlementaires qui sont des modèles, à mon avis, à suivre et qui sont complètement compatibles avec notre 5ème République. En tout cas, je suis gaulliste et je défends la 5ème république.
Ce que je vois, c'est que beaucoup de personnes qui promeuvent une sixième république, visiblement, sont croyants, mais pas pratiquants. Bonjour, j'ai le Premier ministre Thomas Soudier pour Le Parisien aujourd'hui en France. Ce que vous ficelez depuis des jours, des semaines avec l'EPS, le bloc central, les LR.
Est-ce que vous appelez ça un accord de non-censure ? Et est-ce que vous avez la garantie aujourd'hui à l'heure où on se parle qu'on ne serez pas censuré dans les prochains jours et deuxième question concernant les sénateurs cette fois-ci est ce que vous avez la garantie que le débat ne vont pas s'enliser et durer des semaines au sein du sénat non il n'y a aucune garantie je l'ai dit depuis le début Je ne suis pas un adepte des discussions partisanes. D'ailleurs, je tiens les partis politiques le plus éloignés possible de l'action du gouvernement.
Donc non, il n'y a pas d'accord secret, il n'y a Il n'y a pas de discussion et de réunion dans les arrières boutiques avec qui que ce soit. C'est juste des réunions techniques depuis des semaines ou des amendements qui ont été déposés dans l'hémicycle ou en commission, dont nous constatons qu'il y a un chemin de convergence possible. Donc ce que nous faisons depuis vendredi, c'est mettre devant les Français, pas en cachette, devant les Français, un texte qui nous semble le meilleur pour le pays.
C'est pour ça d'ailleurs que j'ai pris cette décision sur la prime d'activité. Il est vrai que le Parti Socialiste le demandait, enfin pardon, c'est quelque chose que d'autres groupes politiques ont pu demander dans le passé. Nous-mêmes, sur le premier quinquennat d'Emmanuel Macron Nous avons eu largement recours à la prime d'activité Et au fond, l'idée de se dire que la France qui travaille Celles et ceux qui sont au SMIC A 1 ,1 SMIC, à 1 ,2 SMIC Mérite un accompagnement en matière de pouvoir d'achat, me semble aller dans le bon sens.
On ne peut pas dire qu'on veut revaloriser la valeur travail toutes les 5 minutes et pas en tirer quelques conclusions. Même chose pour Gabriel Attal qui nous a instamment demandé de renoncer à une économie sur les allégements de charge pour éviter que le coût du travail augmente. Premier ministre Rattal tenait à cette mesure, on y a donné droit.
Le Modem, Marc Fénaud, le président du groupe Modem, tenait à ce que nous puissions créer un statut de bailleur privé et enfin changer de paradigme sur la question du logement à avoir un plan de relance. Nous le faisons. Laurent Wauquiez m'a demandé à de nombreuses reprises, depuis maintenant de nombreuses semaines, qu'il n'y ait aucun impact sur l'impôt sur le Le revenu.
Laurent Wauquiez l'éclaire depuis le début. Il dit que les impôts des ménages ne doivent pas augmenter. L'ensemble du barème sera dégelé, comme Laurent Wauquiez nous l'a demandé.
Donc c'est un travail exigeant qui demande beaucoup de patience beaucoup de calme dans lequel au fond c'est se dire c'est la copie la moins mauvaise alors c'est le problème d'une copie de compromis c'est qu'on va voir beaucoup d'inspecteurs des travaux finis du compromis qui vont venir nous dire c'est trop à gauche et trop pas droite c'est trop ceci c'est trop cela bon les mêmes qu'on n'aura pas vu pendant les débats depuis trois mois souvent les mêmes qui seront pas venus aux réunions les mêmes qui parfois d'ailleurs ont des ambitions politiques pour la suite c'est la vie des bêtes ce que je dis juste c'est qu'on a désormais et dans les heures qui viennent un texte qui me semble solide sérieux qui ne donne pas du tout la part belle à la folie fiscale comme certains veulent bien le dire qui qui en même temps structure des recettes pour l'État, parce qu'il faut bien des recettes, qui épargne 99 ,9 % des entreprises de ce pays. Et pour les 0 ,1%, nous diminuons en plus l'assiette et nous sortons les Et en plus, nous affectons cet argent pour notre effort de défense. Si on est égoliste, on peut aussi être un peu patriote.
Ça fera mal à personne. Donc voilà, je prends sur moi ce texte de compromis, puisque plus personne ne veut complètement l endossé. Je le donne au Parlement et j'engage la responsabilité du gouvernement pour ce faire, parce qu'une fois de plus, on est la France.
Et donc je pense qu'on va arrêter de se donner en spectacle devant le monde entier pendant de nombreuses semaines et nous permettent de donner un budget à la nation. Merci. Monsieur le Premier ministre, bonjour.
Christelle Méral, France Télévisions. Il y a avoir, vous le rappeliez à l'instant, une surtaxe sur l'impôt sur les bénéfices pour les grandes des entreprises, est-ce que leur compétitivité la compétitivité des entreprises ne va pas en souffrir comme le dénoncent les organisations patronales et puis autre point vous venez de dire que nous tiendrons les 5 % alors quels économies allez-vous faire pour justement rester dans les clous des 5 % ? Je partage la parole, je vais partager la parole avec la ministre de l'action des comptes publics et je redirai un mot pour vous répondre après.
Merci pour votre question sur les économies, parce que c'est un sujet, effectivement, qui a beaucoup agité les débats. Vous vous rappelez que nous avions présenté un budget qui portait continuité du plus grand effort de réduction des dépenses de fonctionnement de l'État depuis 25 ans. Ça a été fait en 2025, ça a permis de tenir le fameux 5 ,4%.
Je rappelle que sur les dépenses de l'État, nous avons fini l'année à 300 millions d'écarts par rapport aux 480 milliards d'euros de dépenses totales pour l'état on peut donc dire qu'à la fois les engagements peuvent être tenus pour peu qu'on ait la bonne méthode et le premier ministre a confirmé que pour 2026 toutes les lignes budgétaires, tous les éléments de dépenses et de recettes pour l'État, les collectivités et la Sécurité sociale continueraient d'être suivis comme nous l'avons fait tous les trimestres avec ce qu'on appelle des comités d'alerte, avec une très grande transparence pour que tout ce qui est dans ce projet de budget, comme l'a dit le Préministre, pour que nous tenions sincèrement le 5 %, ne soit pas seulement sur les épaules des différents ministres, mais bien que ce soit quelque chose qui soit fait en transparence. Ensuite, sur les économies que nous Nous en faisons beaucoup sur les opérateurs et les agences. Et vous verrez d'ailleurs que dans les prochaines heures, un certain nombre d'économies supplémentaires seront demandées à un certain nombre d'acteurs, notamment pour que nous puissions optimiser ce qu'on appelle leur trésorerie, qui n'est pas d'argent dormant que les impôts payés par les français soit utilisé aussi vite que nécessaire et qu'au fond n'y ait pas voyez des petits réserves comme tel des écureuils alors que c'est l'argent des français et que nous devons être très précautionneux avec l'impôt que que nous collectons, est très rigoureux avec la manière dont il est dépensé.
Vous verrez également qu'un certain nombre de ministères, nous allons procéder à des mécanismes budgétaires pour que nous annulions une partie de notre réserve, ce qui veut dire que nous allons mettre sous contrainte l'ensemble des administrations pour dire que les budgets votés doivent être strictement tenus et qu'il n'y aura pas de rallonge sauf crise, sauf besoin exceptionnel. Donc nous mettons l'ensemble de la puissance publique dans un cadre extrêmement rigoureux. Nous faisons des économies ensuite sur des éléments essentiels, les éléments de commande publique et d'achat public.
Vous avez vu beaucoup de reportages où au fond nos règles obligent les acteurs publics à acheter plus cher que si les règles étaient de bon Nous avons changé les règles sous l'autorité du Premier ministre, avec le ministre David Amiel, pour que les achats coûtent moins cher. Un milliard d'euros d'économies par ce biais. Le Premier ministre a donné instruction que nous diminuions dans tous les ministères et tous les opérateurs les dépenses de Et au total, les économies qui vont être présentées par rapport aux nouvelles annonces qui ont pu être faites permettent d'obtenir les dépenses pour qu'elles soient compatibles avec 5%.
J'insiste enfin sur la fiscalité. Je dois vous dire qu'il y a eu beaucoup de changements entre la version du budget présenté le 14 octobre et celle que le Premier ministre est en train de finaliser par ses arbitrages. Il n'y aura pas plus d impôts dans la copie présentée demain que dans celle que nous avions présenté au départ.
La grande différence, effectivement, c'est qu'il y a eu des changements sur qui contribuera un peu plus en 2026. Toute la fiscalité des ménages, nous avions eu des projets, sur l'abattement sur les retraités, des projets sur un certain nombre de révision de niches fiscales, des projets sur le gel du barème de l'impôt sur revenu. Tous ces éléments ont été retirés pour qu'il y ait une fiscalité strictement stable, ce qui amène, et je conclurai là, à ce que l'effort de l'année avant les grandes crises du Covid, de l'Ukraine et de l'inflation.
A l'époque, nous avions 44 % de prélèvement obligatoire dans la richesse nationale. Il y aura en 2026 43 ,9. Ce qui veut dire que nous ne sommes pas dans la folie fiscale, ce qui veut dire que nous essayons de revenir à un moment de notre histoire économique et budgétaire, qui était la dernière année où nous étions sous les 3%.
Il nous semblait que c'était une bonne boussole à tenir. – Mais sur les ministères, vous disiez que vous alliez utiliser la réserve. Mais est-ce qu'il y aura davantage d'économies qui vont être très concrètement ? – Très concrètement, ça veut dire qu'il y a un milliard et demi d'euros que les ministères pouvaient espérer dépenser, qu'ils ne pourront pas dépenser en 2026.
Et nous faisons de manière extrêmement transparente. Et c'est très important pour que les Français comprennent que quand on fait des économies, ce sont des vraies économies, pas des économies d'écriture. Ce sont des vraies économies qui sont faites au-delà de celles qui sont déjà dans le budget.
Et comme nous l'anticipons, dans quelques semaines, nous aurons, et j'en suis sûre, beaucoup de questions au gouvernement sur et les ministres, évidemment, conduiront, et je veux le dire aussi en réponse à ce qu'a pu dire Olivier Faure. Notre engagement, c'est de financer pleinement les services publics que les Français attendent. Maintenant, sur tout ce qui n'est pas le cœur des services publics, tout ce qui n'est pas le fonctionnement attendu de notre pays, eh bien nous assumons de faire des économies, de fonctionnement, de rationalisation et d'organisation.
Les éléments notamment que le Premier ministre porte pour que nous mettions un État dans une capacité à faire plus efficace sont évidemment essentielles à la tenue de ces économies. Merci beaucoup, merci infiniment. Voilà.
Mais, je reviendrai. Encore un mensonge. Merci à tous.
Alors moi, je vous propose qu'on continue pour la partie plus formelle. Quand même embrayé...
Le Premier ministre Sébastien Lecornu l'a donc annoncé, Marie Chantré, c'est avec regret. C'est avec regret et amertume qu'il se présentera demain au Parlement, enfin à l'Assemblée nationale et qu'il utilisera le 49-3. Oui, c'est intéressant d'étudier la sémantique utilisée par le Premier ministre ce soir.
Vous avez souligné ces mots. avec regret et amertume à la question qui lui est posée est-ce que c'est votre échec ? Est-ce que cela décrédibilise la parole politique, la parole publique ?
Il le dit. C'est un semi-succès. C'est un semi-échec.
C'est Eh bien, l'élève de son maître, quand même, Sébastien Lecornu, très proche d'Emmanuel Macron. On va écouter la porte-parole du gouvernement. La situation a nécessité des compromis et des concessions de la part de chacun.
Une équation budgétaire qui permet de contenir le déficit à 5 % du PIB, de garantir une stabilité et d'être cohérent avec la politique économique suivi. C'est donc une copie qui permet au pays d'avancer. Encore une fois, ce sont ses mots.
La feuille de route est remplie et nous devons toutes et tous la défendre. En défendre le résultat, il parlait là des membres du gouvernement parce qu'il y a dedans de véritables éléments de relance et il faisait notamment référence aux crédits et aux mesures relatifs au logement parce qu'il y a une consolidation d'éléments de défense et notamment sur le régalien et parce que la surtaxe IS, donc sur les grandes entreprises, est plus concentrée qu'en 2025 et touche moins d'entreprises. Les ETI, les TPE, les PME, vous le savez, ne seront pas touchés en 2026.
Et le président de la République a conclu en saluant l'engagement du Premier ministre et des ministres concernés, notamment ma collègue Amélie de Montchalin, travail qui a permis d'avancer, je cite, sur ce chemin de crête. Voilà les quelques mots de réaction du président de la République
Sébastien Lecornu