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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 26 septembre 2018 14 minAutoproduitFond programmatiqueSantéEnvironnement & énergieÉconomie & entreprises

Présentation du rapport de la commission d'enquête sur la malbouffe - Conférence de presse

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 25 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Loïc Prud'hommeChiffre
    « le diabète c'est aujourd'hui 4 millions de personnes touchées dans notre pays c'est dans les années 2000 c'était 2 % de la population aujourd'hui c'est plus de 5 et demi pour cent »
  • 4:30Loïc Prud'hommeChiffre
    « l'obésité c'est 49 % de nos concitoyens qui sont atteints de surpoids dont 17 % d'obèses »
  • 5:00Loïc Prud'hommeChiffre
    « l'alimentation est la troisième cause de survenance de cancer après le tabac et l'alcool soit de fait dans le nombre de cas de cancer qui se révèle chaque année un poids de 11 % à peu près des nouveaux cas de cancer »
  • 5:30Loïc Prud'hommeFait
    « les maladies cardiovasculaires »
  • 10:00Loïc Prud'hommeChiffre
    « la liste des additifs qui sont autorisés aujourd'hui dans l'alimentation sous label agriculture biologique on est en redescend déjà à 48 additifs »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

donc bienvenue à toutes et à tous merci d'être nombreux pour la présentation de ce rapport de la commission d enquête qui avait pour but de mesurer les impacts des de la nourriture industrielle sur les pathologies chroniques et également les impacts sociaux et environnementaux alors je me présente pour ceux qui ne connaîtraient pas loïc prud'hommes je suis député pour le groupe la france insoumise la france insoumise à user de son droit de tirage pour initier cette commission denquête essai au titre de président que de cette commission que je m'exprime devant vous aujourd'hui alors d'abord essayer de brosser un cadre un petit peu général et dire que ce n'est pas la nourriture industrielle qui est attaqué dans son ensemble puisque il y a bien sûr pas de discussions aujourd'hui sur la nécessité de cette nourriture industrielle transformé pour répondre à la réalité de nos modes de vie même si on pourrait espérer les faire évoluer comme c'est mon souhait que nous ces modes de vie puissent aller vers un autre modèle d'organisation qui nous donnerait plus de place pour notamment préparer nos repas alors ce mode de vie il implique aujourd'hui que nous sommes consommateurs comme nous l'ont dit certains des experts audit et nous sommes consommateurs d'un service alimentaire qui de fait vient s'insérer dans notre service et devient une activité un petit peu secondaire dans nos vies alors la question qui est posée c'est plutôt quelle nourriture industrielle est elle notamment cinq enseignes sans conséquences en terme d'impacts sociaux d'impacts environnementaux mais ce que vous attendez surtout est ce que tout le monde c'est d'une manière un petit peu empirique c'est qu'il ya bien sûr des impacts sanitaires de cette nourriture industrielle et c'est de ça dont on va vous parler j'aimerais faire quand même une mise au point sur cet impact sanitaire en précisant une chose on nous a parlé d'alimentation sur notamment les industriels nous ont dit mais nous on fait une alimentation et une alimentation sûre alors nonobstant que cette allégation même si elle est généralement vraie les scandales sanitaires récents tendent à montrer que parfois il ya des accidents également dans la production d'une alimentation sûre et vu l'organisation aujourd'hui de la production alimentaire ça touche tout de suite des millions de personnes mais c'est surtout l'opposition entre une alimentation sûre et surtout une alimentation saine c'est pas parce qu'aujourd'hui on est capable de produire une alimentation sûre qu'elle est saine pour nous pour nous et pour notre corps donc le constat sanitaire de fait il est clair il est documenté scientifiquement et il est non contestées c'est l'explosion des maladies chroniques liées à ce mode d'alimentation et à la qualité de ce que nous mangeons aujourd'hui pour rappel le diabète le diabète c'est aujourd'hui 4 millions de personnes touchées dans notre pays c'est dans les années 2000 c'était 2 % de la population aujourd'hui c'est plus de 5 et demi pour cent c'est au tour de cinq et demi pour cent des personnes touchées et c'est un coût social de 19 milliards d'euros par an selon la direction du trésor qui comme son nom l indique c bien comptés comme il faut ce que ça nous coûte l'obésité c'est 49 % de nos concitoyens qui sont atteints de surpoids dont 17 % d'obèses et c'est également un coût social important puisqu'il est chiffré toujours par la direction du trésor à 20 milliards d'euros par an ce sont effectivement aussi des prévalences dans les cancers puisque l'alimentation est la troisième cause de survenance de cancer après le tabac et l'alcool soit de fait dans le nombre de cas de cancer qui se révèle chaque année un poids de 11 % à peu près des nouveaux cas de cancer on estime sa autour de quarante mille personnes aujourd'hui qui déclarent un cancer lié à leur mode d'alimentation et ce sont bien sûr les maladies cardiovasculaires alors autre évidence depuis 30 ans c'est que pour améliorer cette situation sanitaire on a fait confiance aux engagements volontaires de toute cette filière de production alimentaire et notamment des industriels de l'agroalimentaire mais aussi de la grande distribution alors le constat il est clair les engagements volontaires ça ne fonctionne pas et là je voudrais quand même porter un coup de gueule laisser dire que quand on est à ce niveau de connaissances des méfaits de la nourriture industrielle quand on est face à une grande distribution face à des industriels de l'agroalimentaire qui usent de processus pour le moins discutable en termes de marketing qui nous font croire que s'alimenter ne coûte pas cher et puis surtout que l'on à des gouvernements et des politiques qui depuis des décennies font mine de ne pas savoir ou de ne pas comprendre moi j'appelle ça au sens étymologique du terme une association de malfaiteurs on sait ce que c'est que de faire des biens faits par l'alimentation là on a exactement l'effet inverse alors nous sommes les cobayes des essais cliniques en fait de cette production alimentaire industriel de basse qualité c'est un essai clinique à grandeur réelle et je viens de vous faire la liste des effets délétères en termes de santé publique alors une fois ce constat fait est à l'issue des quarante auditions pour aller droit au but j'ai moi quelques priorités à vous présenter sur les actions à mettre en oeuvre michel crouzet la rapporteure de la commission pourra compléter utilement ou précisé sur certains points la première chose c'est limiter les apports de sel de sucre et d'acides gras qu'ils soient des graisses trans ou des acides gras insaturés dans notre alimentation est limité ces apports par la loi parce que je voulais dit les engagements volontaires ne fonctionne pas aujourd'hui l'om est-ce l'organisation mondiale de la santé préconise des seuils qui sont très précis pour le sel c'est 5 grammes par jour pour le sucre c'est 25 grammes par jour aujourd'hui dans notre ration alimentaire nous sommes deux fois au dessus de ces seuils donc il est temps d'agir d'une manière résolue et donc je pense et j'ai plaidé pour que la loi est donc le législateur en cadres fermement c'est aulas pour pouvoir les ramener à ce qui est préconisé par l' oms la deuxième chose c'est la lutte contre l'extension infinie de la nourriture ultra transformer des produits ultra transformé dans notre alimentation avec le problème du cracking excusez moi pour l'anglicisme en fait qui est la décomposition recomposition des produits alimentaires aujourd'hui avec des produits de base que l'on peut décomposer en soule briques élémentaires on s'aperçoit qu'avec 1000 de ces briques élémentaires l'industrie agroalimentaire est capable de produire 500 aliments cinq cent mille pardons aliments différents alors le corollaire de cette pratique du cracking c'est que quand vous utilisez les mêmes ingrédients pour produire d'un côté les céréales du petit-déjeuner de vos gamins ou la saucisse du midi il faut ajouter massivement des additifs pour différencier ses produits en terme de goût en termes de couleurs en termes d'odeur donc on va avoir aujourd'hui par cette alimentation ultra transformer la présence massive d'additifs dans notre alimentation ils sont aujourd'hui 338 autorisé dans notre alimentation la question c'est que beaucoup sont déjà controversée il ya des études pharmacologiques il ya des ong qui ont travaillé là dessus il ya de la bibliographie internationale qui existe ces additifs sont très controversés le problème aussi c'est que s'ils sont controversés un par un on n'a aucune connaissance aujourd'hui des essais cocktail l' agence européenne de sécurité sanitaire des aliments n'est pas capable de produire des études sur les effets cocktails puisque l'on retrouve aujourd'hui une autre dans notre alimentation des cocktails de 10/20 on a pu voir même jusqu'à 30 additifs dans une préparation alimentaire donc ça ça pose un réel problème et ça pose la question de qu'est-ce qu'on fait du principe de précaution moi je dit d'une manière forte il faudrait déjà que cette liste on la réduisent à la liste des additifs qui sont autorisés aujourd'hui dans l'alimentation sous label agriculture biologique on est en redescend déjà à 48 additifs autorisés dans cette dans ce label nonobstant le nitrite de sodium qui fait partie de ces 48 et qui aussi controversé qui conviendrait de de sortir rapidement donc on pourrait se limiter à 47 additifs et ce serait déjà un très bon point de départ pour améliorer la qualité est là le caractère sain de l'alimentation industrielle qui nous est proposé une autre des pistes importantes que je souhaite soulever c'est sortir de la désinformation et du marketing de la grande distribution et de l'industrie agro-alimentaire avec notamment ce que l'on appelle les allégations nutritionnelles alors vous connaissez tout ça c'est ce qui est marqué sur les papiers de tous et produit marketé que l'on achète en grande surface participe à vous amener du tonus musculaire aide est une source de vitamine d voilà on pourrait aller faire une liste très très longue il ya beaucoup de choses qui existent ces allégations nutritionnelles elle profite d'un d'une inaction de la commission européenne qui devait édité depuis plus de 10 ans déjà des profils nutritionnels permettant d' avéré que ces allégations ont une réalité dans la qualité des produits aujourd'hui ça fait dix ans qu'ils ne se passe rien sans doute pas du côté des industriels qui ont dû faire un lobbying acharné pour que ces allégations et ses profils nutritionnels ne soit pas publié par la commission européenne donc ça c'est un problème de désinformation grave il me semble aujourd'hui pour pouvoir s'y retrouver dans la jungle de cette alimentation enfin quelque chose qui a aussi attiré avec l'information à l'éducation c'est la pub la publicité pour les produits alimentaires s'adressant à nos enfants alors là je vais être très clair là dessus pour moi il est impératif urgent d'interdire cette publicité sur tout type d'écran que ce soit des écrans télé les écrans d'ordinateur aussi au travers de ce qu'on appelle les advergame excusez moi encore pour pour l'anglicisme c'est parfois des jeux qui sont destinés à nos jeunes enfants dans lequel la publicité cachée pour des produits il est urgent d'interdire cette publicité et moi je vais être très très coercitives si je proposerai que de 7 heures à 22 heures cette publicité soit interdite à destination des enfants alors on nous a reproché quand on a proposé cette mesure a été évoquée au moment de la loi agriculture alimentation que ça pouvait coûter 600 millions d'euros aux finances de l'audiovisuel public peu me chaut du coup c'est aujourd'hui pour les gamins nos gamins de 3 à 10 ans et 6 millions de gamins c'est 100 euros par tête de pioche donc moi je m'interroge est-ce que la santé de nos enfants vaut pas mieux que 100 euros qui serait manquant à l'audiovisuel public donc ça c'est c'est quand même une question qui me paraît essentiel et c'est réellement une volonté politique que d'en finir définitivement avec cette publicité à la télé alors on me dira que c'est pas possible mais je rappelle quand même qu'il ya un précédent sursis interdiction stricte et ferme la loi evin a su le faire pour une question de santé publique donc on est sur le même registre et donc il faut absolument que les choses avancent de scouts de ce côté là enfin toujours sur l'éducation de nos enfants est ce que je disais est ce qu'ils valent quand même pas la peine qu'on s'occupe enfin de leur santé c'est la place aussi dans les programmes scolaires de l'éducation à la nutrition et là c'est des préconisations aussi que l'on fait au niveau du rapport jeu j'aurais envie d'avancer un petit peu plus loin et de proposer qu' il y ait une heure d'éducation à la nutrition qu'ils soient incluses dans les programmes scolaires de la maternelle jusqu'à la fin du collège c'est quand même un investissement qui me semblent minimum pour préserver aujourd'hui la santé de nos enfants mais la santé aussi dans l'avenir parce qu'on voit que la prévalence de l'obésité c'est un enfant sur cinq aujourd'hui par dont la prévalence du surpoids c'est un enfant sur cinq est donc après on voit que ça se répercute dans l'obésité dans la population adulte enfin pour finir sur une note un petit peu plus optimiste parce qu'il ya aussi des propositions de construction de solutions alternatives je voulais évoquer les projets alimentaire territoriaux qui nous semble être une échelle d'action intéressante pour changer ce modèle d'alimentation et la façon dont on organise et dont on reconnecte aussi l'alimentation et la production agricole ce sont des projets qui existent aujourd'hui mais qui sont trop peu nombreux qui sont juste soumis à la bonne volonté de quelques collectivités territoriales et qui vise à organiser autour de producteurs locaux l'approvisionnement notamment des restaurations collectives dit scolaire en priorité avec des produits locaux souvent sous label de qualité et de proximité en circuit court donc moi je pense que là dessus il ya un manque sur ses projets alimentaire territoriaux et ce manque c'est des fonds dédiés des fonds nationaux et là je vais un petit peu plus loin que les préconisations que vous pourrez trouver dans le rapport je pense qu'il faut qu'ils aient un fonds dédié national qui permette le développement de ses projets alimentaire territoriaux et que ces projets alimentaire territoriaux soient également soumis ou en tout cas sous le coup sous le coup enfin sous la coupe d'un pilotage local qui resteraient à discuter qui pourrait être ici d'un niveau régional ou la donne vos départemental nous en discutions encore ce matin avec les membres de cette commission denquête voilà ce qui est ma vision de ce que doivent être les urgences aujourd'hui pour changer cet état de fait et le fait que la nourriture aujourd'hui nous causent des problèmes de santé publique le rapport bien sûr qu'on tient je l'évoqué beaucoup d'autres propositions qui dessine une vraie politique de l'alimentation cohérente et

Présentation du rapport de la commission d'enquête sur la malbouffe - Conférence de presse — Loïc Prud'homme · Pourquijevote