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Conférence de presseINA Actu· 18 juillet 2012 35 minActualité / polémiqueJusticeTravail & emploiÉconomie & entreprises

20 heures le journal : [émission du 27 Avril 2001]

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Fait
    « Patrick Henry fera ses premiers pas d'homme libre ou presque après 25 ans d'incarcération mais dans un cadre bien précis : celui de la conditionnelle l'obligeant à revenir dormir en prison chaque nuit pendant une période de 8 mois pour être ensuite soumis pendant 7 ans à différentes mesures de surveillance. »
  • 3:30Fait
    « Rien n'aurait été possible si Patrick Henry n'avait pu offrir comme garantie un travail fixe que s'est engagé à lui proposer un imprimeur du Calvados. »
  • 5:00Fait
    « Le président de la République évoque sa solidarité et demande son aide à l'Union européenne. »
  • 7:30Chiffre
    « Le gouvernement a donné 20 millions puis 100 millions ça fait 30. La première estimation pour la ville d'Abville à l'heure qu'il est sous réserve des dégâts que nous constatrons quand l'eau sera partie s'élève à 160 millions rien que pour la ville d'Abville. »
  • 9:00Chiffre
    « 950 emplois supprimés à Lançon et tout un symbole qui s'écroule. Moulinex est le premier employeur de la ville. 20 % du secteur industriel, c'est tout à l'ançon qui risque d'être touché. »
  • 10:30Fait
    « La croissance est bien là. Chiffre en main, il y a moins de licenciement mais ils se sont produits par vague comme le montre ce reportage. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Madame, monsieur, bonsoir. Voici le titre que nous allons développer dans ce journal. La décision de libérer sous condition Patrick Henry provoque de nombreuses réactions.

Satisfaction notamment de Robert Badinter, avocat de la défense à l'époque qui a ouvert la voie à l'abolition de la peine de mort. sentiment plus mitigé pour une partie de l'opinion publique. Après l'annonce de quelques 1500 licenciiments chez Moulinex et la fermeture de trois usines en France, les salariés d'Alançon ont bloqué l'accès à l'usine toute cette journée.

Ils ont mis un terme à leur mouvement ce soir. Les inondations dans la somme. Jacques Chirac recevait ce matin à l'Élysée les élus locaux de la région.

Le président de la République évoque sa solidarité et demande son aide à l'Union européenne. La patrouille de France a un nouveau parin qui n'est autre que le champion du monde de judo David Douiller. Sa corpulence l'a empêché de monter à bord d'un alpha jet mais on a trouvé une solution de rechange.

C'est donc au plus tard dans 4 semaines que Patrick Henry fera ses premiers pas d'homme libre ou presque après 25 ans d'incarcération mais dans un cadre bien précis. celui de la conditionnelle l'obligeant à revenir dormir en prison chaque nuit pendant une période de 8 mois pour être ensuite soumis pendant 7 ans à différentes mesures de surveillance. Rien n'aurait été possible si Patrick Henry n'avait pu offrir comme garantie un travail fixe que s'est engagé à lui proposer un imprimeur du Calvados.

Reportage Yasmina Farber Gill Marinet. Des messages de menace des encouragements aussi. Charles Corley savait que sa décision ne laisserait personne indifférent.

À 65 ans, cet imprimeur a choisi d'embaucher Patrick Henry pour créer une société de multimédia. Charles Corley prend le risque de donner une chance à l'assassin du petit Philippe Bertrand, même si cela peut le mettre en porte à faux vis-à-vis de l'opinion. Pour lui, c'est un engagement personnel.

Je ne suis pas là pour pardonner, j'en ai pas le pouvoir. Je ne suis pas là pour juger non plus. J'en ai pas le pouvoir.

Je ne suis pas là non plus pour le le faire sortir. J'en ai pas le pouvoir. Le seul que j'ai, c'est d'être un homme normal et de dire il y a peut-être quelque chose à faire pour le mettre en ligne.

Pour éviter tout problème avec les employés de condé sur noireau, Patrick Henry ne travaillera pas sur le site de l'imprimerie. Après 25 ans de prison, dont 20 au centre de détention de camp, le condamné à perpétuité a mû. Bardé de diplômes en mathématiques et en informatique, Patrick Henri a pris le temps de faire des études mais aussi de réfléchir au sens de sa peine.

Il y a d'abord un travail sur la culpabilité, sur le sens très grave de la faute irrémédiable qu'il a commise il y a 25 ans. Et puis ensuite, c'est la construction d'une vie pour cet homme, le retour parmi nous à la condition qu'il respecte la loi. Un travail et un hébergement, c'est ça qui est important.

Les magistrats ont donné un avis favorable à cette libération conditionnelle, mais Patrick Henri va rester sous étroite surveillance des juges d'application des peines pendant plusieurs années. Ce prisonnier modèle, aujourd'hui âgé de 47 ans, va tenter de retrouver sa place dans la société. Mémorable procès que celui de Patrick Henry, marqué par la plédoirie de Robert Badinter qui sauva la tête de celui qui avait étranglé le petit Philippe Bertrand après avoir réclamé une rançon.

Robert Badan qui fit de ce procès celui de la peine de mort. Je vous propose d'écouter ce soir sa réaction. Quand j'ai appris cette libération conditionnelle, je me suis souvenu de ces dernières paroles à la cour d'assise.

Le président venait de lire la décision. Stupéfaction, une émotion immense. Tous croyaient ou presque que il serait condamné à mort.

Donc fait qu'il nait pas été suscité des mouvements passionnés puis l'ordre s'est rétabli et le président lui a dit Patrick Henry la cour a fait preuve à votre égard d'une grande mensuitude. Souvenez-vous-en et soyez-en digne. Et Patrick Henri qui avait beaucoup de mal à parler a dit en réponse une voix blanche end encore je vous remercie je n'aurais pas le regretté et c'est cet engagement là je pense qu'il a tenu au long du quart de siècle écoulé et c'est ça qui amené la libération conditionnelle il a tenu sa parole 24 heures après donc la décision de la justice de libérer celui qui avait assassiné en 777, un enfant de 7 ans, un détenu qu'aucun garde des saut n'avait jusqu'à présent accepté de remettre en liberté, y compris Elizabeth Guigou qui après de longues hésitations avait renoncé, les réactions se multiplient et divisent l'opinion.

Autour de ce débat, un prisonnier de longue peine et notamment un assassin d'enfants a-t-il la capacité de s'amander après avoir payé sa dette. L'émotion était encore palpable ce matin dans les rues de Trois, théâtre du drame et du procès et qui des années après réagit à vif à cette libération sous condition. Reportage Fanny Auverni Madid Diaroara. 25 ans sont écoulés depuis que les policiers retrouvèrent ici dans ce bar hôtel le corps du petit Philippe Bertrand dans une chambre meublée au premier étage louée par Patrick Henri. 25 ans et l'émotion est toujours vive dans le quartier des Charmilles.

À 3, l'annonce de la libération de Patrick Henri ravive une blessure ancienne. Moi, je dis que ça c'est inadmissible, c'est tout. Vis-à-vis de de ce qu'il a fait, c'est inadmissible.

Pourquoi ? J'estime que il était condamné, il y avait que le laisser condamner c'était lui il est vraiment coupable. Il est toujours il est toujours On veut le libérer.

Alors non, il y a il y a des trucs que ça va pas hein. C'est pas un petit gamin comme ça. Non, c'est pas c'est pas pardonnable ça.

La haine, elle est toujours là. Et d'ailleurs, je j'ai un grand souci. S'il revient dans trois, vait mieux pas qu'il revienne.

En 1977, au procès de Patrick Henri, la foule réclame sa mort. Le choc de l'opinion publique est partagé par les policiers qui mènent l'enquête. Eux aussi pensont condamnant Patrick Henri à la perpétuité, la justice avait passé un contrat.

Il y avait un un marché non dit et un marché non exprimé avec l'opinion qui était qui était donc on ne le condamne pas à mort mais il est condamné à perpétuité. Il exp toute sa vie l'acte qu'il a commis. Ça c'est ce qui avait été promis à l'époque qui avait été en tout cas c'est ce que l'opinion avait entendu.

Tout ce qui est dans ce dossier vert là et bleu ça c'est de la correspondance. Alors maître Robert Bouquillon lui a toujours espéré que son ancien client sortirait de prison un jour. Pendant toutes ces années, il a écrit à Patrick Henri pour le soutenir.

Plus d'une centaine de lettres échangées au fil desquells l'avocat affirme que le prisonnier a évolué. la télé aujourd'hui 25 années après, c'est plus du tout le malfro qu'il était il y a 25 ans. J'ai vu ça dans toute la correspondance que j'ai échangé avec lui.

C'est un garçon qui a fait et puis alors il a surtout et il l'a écrit à plusieurs reprises, il a fait des études et les études qu'il avait lui ont ouvert des horizons qui l'ignoraient complètement. 25 années ont passé, peut-on oublier. Le débat est toujours vif et donne l'impression que jamais ici il ne sera clos.

Si Patrick Henry a bénéficié hier d'une libération sous condition si longtemps refusée, c'est que le cadre de la loi a changé. En effet, depuis le début de l'année, la nouvelle loi sur la présomption d'innocence transfère désormais à une juridiction régionale le pouvoir de se prononcer et ce sont tous les détenus condamnés à de longues peines qui verront peut-être à terme leur source modifier. Comme le monde ce reportage Danis Gardet et Nathalie Galet.

La pluie toute la journée. Ce n'est pas encore demain que la Somme va baisser. Dans les faubourgs d'Abville, là où seules les barques permettent de ravitailler les sinistrés, l'ambiance est ce soir bien morose.

Apparemment, un problème dans la diffusion de ce sujet. Je ne sais pas si on va pouvoir revenir au sujet sur les longues peines. Je vais enchaîner immédiatement sur les inondations et nous verrons plus tard à ce sujet-là.

Les inondations dans la vallée de la Somme continuent d'occuper une large place dans l'actualité sur le terrain politique désormais puisque Jacques Chirac, préoccupé par la situation de ses communes, touché depuis des semaines par la montée des eaux, recevait ce matin les élus de la région pour leur dire sa solidarité. Seuls des élus droites particip à cette rencontre. Véronique Satelive, Jean-Paul Chaussé.

Face au drame des inondations, l'Élysée se mobilise en recevant ce matin des élus de la Somme. Le président de la République a tenu à faire savoir qu'il comprenait la colère des habitants, l'émotion de tous les Français et qu'il ne laissait pas le gouvernement gérer seul cette crise. 1h30 d'entretien pour marquer la volonté d'écoute et un appel à la solidarité nationale.

Je voudrais tout d'abord naturellement évoquer la compassion qui doit être la nôtre à l'égard de toutes celles et de tous ceux qui souffrent. Ceci exige la solidarité, une solidarité qui est à la fois ou qui doit être à la fois psychologique et matériel. Mais au côté du président de la République, les élus eux dénoncent l'insuffisance des aides du gouvernement.

Le décalage qui existe entre les annonces d'abord 600000 francs puis 1lion2 puis 20 millions puis 100 millions hier sont absolument pas à l'échelle. Malheureusement des dégâts réels. Jacques Chirac se garde bien de polémiquer lui-même et à ceux qui lui reprochent de ne pas avoir convier des élus de gauche, le président de la République répond sans rire qu'il ne s'est pas préoccupé des étiquettes.

Ainsi donc, dans cette région de la Somme, les politiques s'en mêlent comme entendant le déblocage des fonds annoncés hier par Lionel JPIN. Des mesures d'urgence qui n'ont pas convaincu les élus droites et qui laissent indifférent les sinistrés. Alb Mikoi, Jean-Paul Chausset.

La pluie toute la journée. Ce n'est pas encore demain que la somme va baisser. Dans les faubourgs d'Abville, là où seules les barques permettent de ravitailler les sinistrés, l'ambiance est ce soir bien morose.

Quand on voit toutes les tendues d'eau ici, c'est impressionnant sur des dizaines et des dizaines d'hectares. Vraiment très important. Le maire apparenté RPR d'Abville rentre tout juste de l'Élysée satisfait de sa rencontre avec Jacques Chirac. que ça va s'arrêter.

Il s'affirme en revanche déçu par les propositions du gouvernement. Le gouvernement a donné 20 millions puis 100 millions ça fait 30. La première estimation pour la ville d'Abville à l'heure qu'il est sous réserve des dégâts que nous constatrons quand l'eau sera partie s'élève à 160 millions rien que pour la ville d'Abville.

Ce qui est énorme. Centines de millions financement d'un plan de reconstruction comme après une guerre. Ces querelles indiffèrent pour l'instant les sinistrés.

Pour eux, après un mois d'inondation, impossible de dresser le moindre bilan. Il voudrait juste savoir si leur maison a un avenir. Dr fallait que les les comment dire les autorités les au-dessus qui fassent quelque chose pour dire bon on aura plus d'eau, c'est fini, on en parle plus.

Bon là, on pourra peut-être rev revivre normalement mais est-ce que on peut revivre normalement dans des conditions comme ça ? Non. Chacun sait ici que les eau sont là pour longtemps.

Alors, les élus de droite remercient Jacques Chirac. Ceux de gauche saluent l'action du gouvernement et parlent d'un possible retour de Lionel Jospin sur la zone très prochainement. Le temps passe, les rivalités politiques réapparaissent.

Preuve que l'on s'installe bien ici dans la Somme pour une crise qui va durer longtemps. Et le niveau des eau de la Somme continue de monter avec depuis mercredi dernier le retour des grandes marées et un ciel d'averse qui n'arrange rien. Pour tenter d'absorber partiellement ce surcroix d'eau, plusieurs pompes de grande puissance devaient être installées pour en améliorer l'évacuation des pompes dont on parle depuis plusieurs jours mais que l'on attend encore Gardé Frédéric Basil.

Une fois encore, il faut remonter les digues à la hâte et à main nu car une fois encore, elles ont cédé sous les coups de la marée. Donc samedi, il était content, il y avait plus que 5 cm chez lui. Lundi, c'est remonté à 5 cm en plus et là il y a 20 cm de nouveau chez lui.

On a des moyens dérisoires pour lutter contre ce qui se passe. On a des sacs de sable pour essayer de faire en sorte de canaliser la somme alors que il faudrait peut-être avoir des engins un peu plus perfectionnés. Je crois que les entreprises de travaux publics sont aussi tout à fait susceptibles de de remonter ce défi et je trouve que là honnêtement l'État n peut-être est peut-être un peu absente de ce débat.

Et puis il y a cette pluie incessante, désespérante. Alors, on se raccroche à la moindre nouvelle, même au plus illusoire comme l'arrivée des pompes que l'on ne voit toujours pas venir. C'est ici à Saint-Valérie en bordure du canal de la Somme qu'elles seront installées.

Les tuyaux doivent passer là sous les rails et permettre de rejeter à la mer 4 m³ d'eau par seconde. Un combat inégal quand on sait que le débit de la somme actuellement est de 80 m³ par seconde. Ça fait un mois que les gens pâtisent d'inondation.

Je pense que c'est important à un moment ou un autre de leur redonner espoir. Si ce sont les pompes de l'espoir, il faut essayer que celle-ci puisse venir en attente d'un ouvrage beaucoup plus sérieux et conséquent. Une solution provisoire donc en attendant les vrais remèdes.

Lorsque les écluses sont fermées à maré haute, ici l'eau monte et l'eau se stock et donc le canal ne coule plus. Le but est de faire un déversoir, c'est une brèche dans la digue bétonnée ou avec des grosses buses pour permettre à l'eau de s'écouler pendant cette période-là. Un canal secondaire qui viendrait terminer sa course dans la mer ici dans cet espace protégé que la baie de Somm.

Ces travaux d'aménagement pourrai débuter la semaine prochaine une fois les fonds débloqués environ 10 millions de francs. Venons-en au plan de licenciement annoncé hier par Moulinex qui taille dans le vif avec la suppression annoncée de près de 1500 emplois en France impliquant la fermeture de trois usines dont celle d'Alançon poumon économique de la ville. Usine occupée par des centaines de salariés aujourd'hui qui ont bloqué l'accès inquiétudé amertume pour ses employés encore sous le choc de l'annonce.

Séverine Lebrin et Patrick Desmuli. Quelques carcasses de plastique pendu au grill les restes de ce qui faisait la fierté des ouvriers d'Alançon. Toute la journée, les équipes se sont relayées pour bloquer l'usine.

Une assemblée abattue mais solidaire. Faut qu'on reste tous ensemble soudés quoi. De façon que puis tout le monde puisse trouver du travail.

C'est clair, on a mal partout. Ça fait une semaine qu'on dort plus et c'est vraiment trop dur. Je sais pas quoi dire. 950 emplois supprimés à Lançon et tout un symbole qui s'écroule.

Moulinex est le premier employeur de la ville. 20 % du secteur industriel, c'est tout à l'ançon qui risque d'être touché. Et si on interroge les commerçants sur d'éventuelles répercussions pour eux, tous répondent la même chose.

Sûrement. Oui oui ça fait depuis 1937 qui est qui existe sur Alanon. Oui, absolument bien sûr on a des clients hein.

Il y aura les retombé hein. À l'ançon, où l'INEX c'était la dernière grosse entreprise, l'annonce de la fermeture est d'autant plus difficile à accepter ici que le maire dit avoir tout fait pour la maintenir sur le site. Moi, je ne comprends rien au comptes de cette entreprise.

Nous proposons de construire une usine neuve, de louer à l'entreprise cette usine. Molinex refuse cette proposition et va garder sur les bras un site vettus qu'il devra fermer et qu'il devra d'ailleurs remettre en état. La ville devait investir 100 millions de francs pour construire cette usine flambon neuve.

Aujourd'hui, elle a décidé de la construire quand même. L'objectif attirer coûte que coûte de nouvelles entreprises. Apparemment, pas un jour sans un nouveau plan de licenciement, Valéo annonce aujourd'hui son intention de fermer les usines de Vir et de Caor.

Au total, près de 600 personnes menacées de perdre leur emploi. Réaction très vive des syndicales. La CFDT parle de décisions intolérable et inacceptable. reste que des mesures d'accompagnement devraient être proposées comme différents reclassements.

Rendez-vous le 11 mai prochain pour la réunion extraordinaire du comité central d'entreprise. Situation apparemment donc paradoxale puisque le nombre de demandeurs d'emploi une nouvelle fois baissé, cette fois-ci de 0,6 % en mars. Au total, la France compte aujourd'hui un peu plus de 2 millions de chômeurs.

Le taux de chômage s'établissant à 87 % de la population active contre 8,8 % à la fin du mois de février. Dans ces conditions, comment expliquer cette vague de licenciement qui semble frapper le pays ces dernières semaines ? Réalité ou simple effet d'optique ?

La croissance est bien là. Chiffre en main, il y a moins de licenciement mais ils se sont produits par vague comme le montre ce reportage d'Émilie Lon et de Pascal Caron. Les petits lutes dans la rue et derrière eux la France entière ému.

Les licenciements semblent frapper comme une malédiction. Pourtant, l'économie française est en pleine forme. Depuis 96, le nombre d'emplois créés chaque année est passé de moins de 100000 à plus de 500000 l'an dernier.

Dans le même temps, le nombre de licenciements a été réduit de moitié. Dans certains secteurs comme dans celui de l'informatique, on a même du mal à recruter. Cette année, pour l'année 2001, nous souhaitons recruter 1700 personnes et ça va être difficile.

Nous sommes pas du tout sûr d'y parvenir. Il l'empêche, la dernière vague de suppression d'emploi donne l'impression d'une accumulation devenue insupportable pour l'opinion. Les licenciements apparaissent comme une anomalie totale par rapport aux bonnes nouvelles sur le fond de la croissance.

C'est le second aspect, c'est que comme on a créé beaucoup d'emplois dans les trois dernières années, cela a modifié le rapport de force entre salariés et entrepreneur. Les salariés ne sont plus aussi dociles qu'il ne l'était en période de chômage de masse et sans espoir de plein emploi. Une rafale de suppression d'emploi annoncé simultanément, c'est l'effet municipal.

Les grands groupes en partie pour ne pas gêner les élus en place et pour ne pas gêner non plus le gouvernement. donc plutôt pour lui faire plaisir ont retenu des décisions qu'elles avaient prises et donc il y a un petit effet de pic actuellement qui est en fait l'étalement sur un mois de mesures qui aurait dû être étalé sur 4 mois. Dernier paradoxe, seuls les grands groupes sont montrés du doigt.

Or 80 % des licenciements se font dans les PME dans des conditions souvent bien moins confortables pour les salariés. Et pour clore ce chapitre des licenciements, la décision du président de Marxen Spencer qui sous la pression renonce à une prime de près d'un million et demi d'euros à bonus qu'il avait négocié pour l'année 200021. Ce vendredi en Algérie se poursuivent en Kaby ces manifestations contre le pouvoir central.

Situation d'émeutes tenue à l'écart des médias. Nous vous proposons les premières images filmées par une équipe de journalistes pour France 2. Dernier bilan de ces affrontements entre jeunes et forces de l'ordre. 15 morts et des dizaines de blessés.

Reportage de Maurent Nunjli et commenté par Jérôme Benny. Dans ce secteur Derzalam couram, comme partout en Kabili, tout ce qui représentent le pouvoir central algérien a été brûlé. Ici la sous-préfecture.

Il y a eu cinq morts ces derniers jours dans cette ville. Pouvoir assassin crient ces jeunes manifestants qui estiment que leur identité berbère n'est pas respectée. Les incidents ont commencé vers le 10 avril quand les commerçants se sont mis en grève après des contrôles de leur comptabilité.

Puis il y eu la mort présentée officiellement comme accidentelle d'un lycéen tué par une rafale de mitraillette dans la gendarmerie de Benidouala. Ce qu'on réclame au premier milieu ? Nous, on réclame identité.

Notre identité. Oui, notre dignité parce que c'est une question de dignité. Bilan des affrontements avec les forces de l'ordre.

D'après des informations recoupées, au moins 15 morts un peu partout en Kabili dont cinq dans le Douir 12 et la Guen. Les autorités s'efforcent de calmer le jeu. Ce que nous assurons, c'est que l'enquête judiciaire se fera en toute clarté, en toute transparence et en toute honnêteté.

Nous avons déjà pris des sanctions. Il y aura des sanctions là où il faudra prendre des sanctions. Demain, nouvelle manifestation pacifique destinée à canaliser la colère, mais il est peut-être déjà trop tard.

Dernier jour du procès de l'ordre du temple solaire. Le procureur du tribunal correctionnel de Grenoble a requis 5 ans de prise en ferme contre Michel Tabashnik, l'unique prévenu de ce procès de l'OTS où les arguments déployés tout au long des audiences n'ont pas réussi à éclaircir les conditions dans lesquelles ont trouvé la mort entre 94 et 97 74 adeptes. La défense pour sa part affirme que ce procès n'avait pas de raison d'être.

Le chef d'orchestre disant une nouvelle fois qu'il n'avait rien à se reprocher. Dominique Verdayan, Guillaume Futra. Un compagnon de route, un idiot utile de l'OTS et la vision que maître Spiner a de son client.

Pour l'avocat, Michel Tabashnik est avant tout un chef d'orchestre. Depuis des années, dit-il, il ne joue plus. Partout, les portes se sont fermées.

La condamnation de Michel Tabashnik, poursuit l'avocat, serait la pire défaite de la justice. À la fin de son procès, Michel Tabashnik se déclare soulagé. Je suis soulagé d'avoir terminé ce procès.

C'est été une épreuve terrible pour moi. Je tiens à avoir une confiance totale dans la justice, dans le tribunal. Je tiens à dire aussi que j'arrive je repars dans le même état que je suis arrivé en âme et conscience.

Je n'ai strictement rien à me rebrancher dans cette affaire du temps de soleil. Et ces 5 ans de prison ferme requis contre vous les ressentez comment ? J'attends simplement la décision du tribunal en espérant pouvoir refaire de la musique.

Ça cher monsieur ça fait 6 ans que je suis privé de faire de la musique. J'aspire à ça depuis 6 ans. C'est terrible.

Michel Tabashnik, chef d'orchestre d'un enseignement initiatique, c'est la vision du procureur. Michel Tabashnik, dit-il a créé une dynamique homicide dépourvu de tout sens critique. Il a apporté sa caution à l'OTS.

Pour le procureur, Michel Tabashnik a fait preuve d'une présence de tous les instants dans la fondation, dans les rituels, dans l'enseignement. Il requer 5 ans. Monsieur Tabachnik est poursuivi aujourd'hui sur la base d'un texte qui est juridiquement contestable et le procureur s'appuie sur les écrits quoi qu'il en dise.

Je trouve que ça fait beaucoup. C'est un réquisitoire emprunt d'une pensée libertifiide. Procès pénal ou procès en sorcellerie.

Depuis de jours, les avocats mettent les magistrats du tribunal devant leurs difficultés. Ne devenez pas les juges des comportements et des croyances. Lorsque l'on fait le procès des mots, on est loin de la justice et de la République.

Ainsi s'achève un procès irrationnel, surréaliste où même certaines victimes ne se sont pas opposé à la relaxe du prévenu. Et toujours au chapitre judiciaire, l'avocat de la cour d'assise des mineurs de Paris a requis 50 de prison contre les 11 jeunes accusés de viol collectif commis sur une adolescente de 14 ans. Certaines de ces peines pourront être assorties d'un surcil en attendant d'un instant à l'autre le verdict.

Enfin encore ce le frère divan colonel l'assassin présumé du préfet d'ignac a été placé en garde à vue en compagnie de quatre autres personnes dans le cadre d'une enquête où a été retrouvé une importante cage d'armes et de munition. Le mouvement des sages-femmes pourrait bien trouver une issue puisque'au terme d'une réunion cet après-midi entre Bernard Kouchner et une délégation, les engagements du ministre et le calendrier proposé semblerait satisfaire cette profession qui réclame une meilleure reconnaissance du métier et des salaires plus substantiels. Reste maintenant à savoir si la base suivra.

Portrait d'une de ces sages-femmes qui travaillent dans une clinique privée. Elle est moins bien payée que dans le public. qu'aujourd'hui elle est en grève même si elle pratique des accouchements.

Audre Gloagen et Éric de l'agneau. On tire sur ses jambes avec les coudes écartés comme si on était dans un rameur. 16 ans que Cécile pratique les accouchements et on y va.

On lève la tête et toujours avec le même enthousiasme. Très très bien les filles. Longtemps longtemps longtemps longtemps.

Encore encore encore vous soufflez. Donc on nous sommes à la clinique des vallées, un établissement privé où Cécile travaille depuis 2 ans. Réy vient de naître pour cette sage femme, c'est à la fois un moment exceptionnel et une journée comme les autres.

Quoique C en grève là ou quoi ? Et oui mais ça ça fait partie du travail normal que dit urgent puisque bébé il peut pas attendre que je sois fini la grève. Cécile gagne 10200 francs bruts chaque mois.

C'est presque 2000 francs de moins que dans le public. Alors, il y a un mois, elle et ses collègues ont dit stop. Et donc, on a dit bon ben c'est tout.

Même notre équipe ne nous reconnaît pas donc on arrête et on va voir comment il se débrouille sans nous. Résultat, l'établissement a dû fermer ses portes pendant 9 jours. Il est 17h.

Cécile a rendez-vous devant le ministère de la santé. Alors, neuf sont rentrés ou pas ? Comme ses collègues, elle attend beaucoup de la rencontre avec Bernard Kouchner.

Après 2 heures d'attente, les premières informations filtrent et les réactions sont très prudentes. Pour le moment, bien évidemment, il n'y avait pas réellement de négociation qu'on se content de réaménager des mesures qui ont déjà été validées dans un protocole. Ce soir, une seule chose semble sûre, c'est la mise en place d'un prochain calendrier de négociation prévu pour le 22 mai.

Cécile, elle espère bien que si le secteur public obtient quelques avancées, le privé pourra aussi en bénéficier. Campagne de communication active sur l'arrivée de l'euro. On en a tous bien besoin.

En haut de la tour Effel, le compte à rebour vers le basculement à la monnaie unique pourra bientôt se lire en chiffre lumineux. Au 1er janvier 2002, vous le savez, chacun devra être parfaitement familiarisé avec les prix en euros et cette campagne n'est pas du luxe. Cyril Devau, Pascal Caron.

Bonjour, vous voulez jouer à l'euro ? Combien cette baguette de pain ? 0,65 € 2,50 € ou 4 € ?

Calculer en franc bien plus beau de calculer en euros. 0,65 € bravo l'Euro Despot TV en forme de devinette, voici la nouvelle campagne publicitaire de l'euro. Le ministre de l'économie, Laurent Fabius, joue la carte ludique pour familiariser les Français au passage à la monnaie unique européenne.

D'ici l'été, 640 diffusions prévues à la télévision et des centaines de publicités dans la presse écrite. Objectif donner quelques repères au consommateurs. Combien le kilot de tomate ? 2 € 10 € ou 15 € ? 7 millions et demi de guides pratiques euros seront distribués d'ici la fin du mois de mai.

Chaque foyer recevra ça dans sa boîte à lettre. À l'intérieur, on trouve des astuces pour convertir facilement les francs en euros. Exemple, avec 100 francs, vous ajoutez la moitié et vous divisez par 10, ce qui donne 15 € pour 100 francs.

Moi, je suis assez optimiste. Bon, évidemment, ça va nous faire un changement, mais vraiment, on met le paquet. Une deuxième série de spots semble réservé au plus doués.

Lesquels de ces produits coûtent environ 20 €. Calculer en France, c'est pas évidente. Mais c'est bien plus beau de calculer en euros ces trois là.

Bravo. Laurent Fabius a aussi proposé au maire de Paris d'afficher le compte à rebour du passage total à l'euro sur la tour Effel. Ce sera le 17 février 2002 dans 249 jours.

Guerre de communiqué entre les agences russe et américaine alors que doit s'envoler dans quelques heures le premier touriste de l'espace, le milliardaire Denis Tito. Les Russes refusent de reporter le vol comme le demande la NASA. Épisode donc à suivre le décollage prévu demain matin.

Correspondance Dominique Dda. Il est en forme de Nice Tito et il tient à le montrer comme s'il lui fallait une fois encore devant les caméras prouvé qu'à 60 ans, il n'était ni trop vieux ni trop rouillé pour réaliser enfin le rêve de toute une vie sans voler vers les étoiles. À Baikonour, tout est prêt.

On a même déjà les couleurs, celle d'une nouvelle étape dans la conquête spatiale qui verrait de fortunés touristes prendre place à bord de ces énormes fusées progresses et pour quelques millions de dollars s'offrir le grand frisson. Sauf incident, le décollage est toujours prévu pour demain matin aux premières heures du jour. Mais à Houston, au Texas, on ne l'entend pas de cette oreille et l'on affirme désormais qu'une panne d'ordinateur empêcherait la navette Devor de se détacher de l'ISS avant l'arrimage du vaisseau Soyus.

Les Russes sont convaincus qu'il ne s'agit là que d'un prétexte, que si la NASA traîne des pieds, c'est uniquement pour les empêcher de toucher le pactol promis par le riche retraité californien. Les dernières nouvelles de la NASA, je n'en sais rien. Je ne les lis même pas.

Tout ce qu'il dit, c'est contre la Russie. Alors, je ne les lis pas. Imperturbable Denise Tito garde confiance.

Il sait que l'agence spatiale russe fera tout pour honorer son contrat, d'autant qu'une clause stipule qu'il ne versera le solde qu'une fois le vol effectué. Mais sa compagne, venu le saluer une dernière fois avant le décollage, n'en finit pas de s'étonner de ces difficultés de dernières minutes. C'est très dur.

Il ne suffit pas de dire voilà vos 20 millions de dollars et de monter dans la fusée. Non, ce n'est pas si facile. Ce soir, avant de se coucher, les cosmonautes ont regardé à la télévision un vieux film soviétique, le soleil blanc du désert entre la Russie et les États-Unis, c'est leur remake d'un autre classique qui se joue, la guerre des étoiles.

La patrouille de France, un nouveau parrain en la personne de David Douiller. Seul inconvénient, la corpulence du champion du monde de judo qui n'a pu s'installer à bord de l'un des Alpha Jet mais une solution de rechange bien évidemment a été trouvé. Julia Baum, Stéphane Morel.

Nous sommes à 1000 m d'altitude et David Douillet pourrait presque toucher les avions de la patrouille de France. Vu son gabarit, le nouveau parin de la formation ne tenait pas dans un cockpit d'Alpha Jet. Alors, il a eu le droit à une séance en privé.

Son avion volait porte arrière ouverte. Le double champion olympique était au premier rang. C'était merveilleux parce que là, je les ai vu tous, tous derrière moi euh avec des changements de figure, avec la vision d'un volile parce que il y a des turbulences, parce que faut rester en formation, parce que ils sont à 2 3 m d'écart, même pas.

David Douillet et ses quelques heures de vol à son actif était le candidat idéal pour pariner la patrouille. David est un passionné, un passionné pour ce qu'il fait, mais également un passionné pour l'aéronautique puisqu'il est il est pilote dans un aéroclub et donc on a beaucoup parlé beaucoup parlé de son activité sportive de haut niveau et puis un petit peu aussi d'aéronautique [Musique] à invité de marque spectacle en conséquence en avant-première pour le judoca français voici le programme 2001 6 mois de préparation Pour ces neuf pilotes d'élite. Tous sont à l'apogée de leur carrière.

La précision en vol est à ce prix. [Musique] Musique avec eux sur la scène du zénite demain. Césaria Evoria, celle qu'on appelle la diva au pied nuus.

L'histoire d'amour entre cet artiste d'exception et le public français toujours intact. Reportage Olivier Linuzza et Christian Galet. Une chanson et son interprète à jamais lié.

Sodade ou la nostalgie de Césaria Evora. [Musique] La saudade, c'est un sentiment. Ce sentiment quand les gens embarquent, quand ils traversent le nez. [Musique] Lisbonne, le Portugal, un pays qui longtemps domina l'archipel du Cap Vert, qui longtemps méprisa une chanteuse au pied nus qui pleurait ses chansons dans les bars de Mindello.

Aujourd'hui, Césaria Evora est reconnue. Elle parcourt le monde et colore sa musique de multiples influences. J'ai utilisé pour cet album des instruments folk, la por du violon.

L'ambiance est plus cuba plus brésilienne. [Musique] Je viens d'un pays pauvre, vraiment pauvre. Et j'espère que ma musique ouvrira des portes. [Musique] Dans un pays pauvre où le partage est essentiel, Césaria Evora offre sa voix ao [Musique] cette voix. devenue la richesse de tout un peuple. [Applaudissements] [Musique] Ainsi se termine ce journal.

Je vous en rappelle le principal titre. La décision de libérer sous condition Patrick Henry provoque de nombreuses réactions. Satisfaction notamment de Robert Badinter, avocat de la défense à l'époque qui a ouvert la voie à l'abolition de la peine de mort. sentiment plus mitigé pour une partie de l'opinion publique.

Dans un instant, la météo Nathalie Riway puis le point route Valérie Maurice. 20h50 votre soirée polar avec PJ et les enquêtes d'Éloïse Rome. 0 le dernier journal Laurence Piquet.

Demain 7h dansé au café Catherine CAC que reçoit Bertrand Blier. Quant à moi, j'aurai le plaisir de vous retrouver dès demain. Je vous remercie de votre attention.

Excellente fin so France [Musique]