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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 8 octobre 2025 5 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécurité

Crise politique: "Les perspectives de dissolution" s’éloignent, assure Sébastien Lecornu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Sébastien LecornuFait
    « il y a une volonté d'avoir pour la France un budget avant le 31 décembre de cette année »
  • 1:00Sébastien LecornuChiffre
    « la cible de déficit public doit être tenue en dessous de 5 % du déficit et c'est-à-dire en clair entre 4,7 et 5 % de manière définitive »
  • 2:00Sébastien LecornuFait
    « les membres du gouvernement lorsqu'ils quittent leur fonction ont le droit à 3 mois d'indemnité lorsqu'ils n'ont pas de revenu par ailleurs »
  • 5:00Sébastien LecornuPromesse
    « les ministres qui auront été ministres seulement quelques heures n'auront pas le droit à ces indemnités »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci d'avoir répondu présent pour ce petit point presse de méthode euh au terme des premières 24 heures de consultation que j'ai pu avoir avec un certain nombre de de forces politiques représentées à l'Assemblée nationale et au Sénat quelques jours après la démission du gouvernement suite à un certain nombre de problèmes partisans sur lequel je ne reviendrai pas et pour lequel j'ai accepté la mission que m'a confié le président de la République au regard des 3 semaines dernièr mois de discussions, de négociation, euh de paramètres aussi de fonds budgétaires et sur d'autres sujets euh d'essayer de trouver un chemin et ce soir euh je me rendrai à l'Élysée pour présenter au président de la République les solutions qui sont sur la table si nous arrivons à trouver des solutions. Et de fait, si on voit beaucoup de choses dans la presse et beaucoup de commentaires dans la presse notamment hier, j'ai de bonnes raisons de vous dire que parmi les bonnes nouvelles, l'ensemble des consultations que j'ai pu avoir avec la présidente de l'Assemblée nationale, madame Bron Pivet, avec le président du Sénat, Gérard Larcheter, avec l'ensemble des formations politiques de l'UDI, de Liotte, des Républicains, de place publique, du modèle, d'horizon de Renaissance et d'autres, qu'il y a une volonté d'avoir pour la France un budget avant le 31 décembre de cette année. Et cette volonté crée un mouvement et une convergence évidemment qui éloigne les perspectives de dissolution.

Enfin, ça ne suffit pas. Il faut évidemment que ce budget comporte un certain nombre de paramètres qui permettent à la France d'avancer. Je pense pouvoir dire aussi qu'il y a une énorme vigilance des formations politiques à dire attention la situation politique dans lequelle nous nous trouvons peut emporter des conséquences économiques, sociales y compris en matière d'emploi.

Et ça évidemment c'est un paramètre qui est absolument clé, protecteur, sur lequel nous devons aussi nous accorder. Puis troisième chose évidemment la réduction de notre déficit qui est clé et compris pour la crédibilité de la signature de la France à l'étranger. notre capacité tout simplement à emprunter donc l'impact aussi sur les taux d'intérêt ce qui est vrai pour l'État ce qui est particulièrement vrai aussi évidemment pour les ménages et les entreprises et tout le monde s'accorde à dire en tout cas dans les rendez-vous que j'ai eu hier que la cible de déficit public doit être tenue en dessous de 5 % du déficit et c'est-à-dire en clair entre 4,7 et 5 % de manière définitive.

En tout cas, je vous rends compte de ce qui m'a été dit par les différentes formations politiques qui témoignent d'ailleurs d'un chemin de responsabilité. la Nouvelle-Calédonie qui peut paraître loin de l'hexagone mais sur lequel vous le savez des textes à prendre sont importants dans les jours qui viendront et malheureusement la situation politique nous empêche de débuter les débats et l'adoption éventuelle de ces textes par l'Assemblée nationale et le Sénat, c'est un sujet de préoccupation majeure. Le troisème point, c'est évidemment la situation internationale au proche au Moyen-Orient en Ukraine, la question sécuritaire, l'image de la France à l'étranger où depuis plusieurs jours évidemment des interrogations dans différentes capitales se posent.

Heureusement que la 5e République repose sur la solidité de la fonction présidentielle et de sa représentation à l'étranger et en Europe. En tout cas, il est clair que il nous faut sortir de cette situation. Ça veut donc dire aussi que cette volonté d'avoir un budget avant le 31 décembre de cette année oblige chacun à avoir capacité à avancer et aussi d'ailleurs pour permettre aux Françaises et aux Français d'avoir des élections municipales qui se tiennent dans les meilleures conditions.

Sur cette base, je recevrai l'ensemble des forces de la gauche républicaine ce matin et ce midi pour voir quelles sont les concessions qu'elle demande aux autres formations politiques pour garantir cette stabilité. Quelles sont les concessions qu'elles sont prêtes à faire aussi le cas échéant pour le permettre car j'ai cru comprendre qu'elle aussi souhaitait que la France puisse se doter d'un budget avant la fin de cette année. Et donc on le voit bien de ce moment de difficulté de crise crée aussi un moment de responsabilité sur lequel je puisse trouver sur lequel j'espère pouvoir trouver un certain nombre de solutions euh pour les présenter ce soir au chefs de l'État.

Qui me soit permis de terminer par un point qui n'est pas que technique puisque j'ai pu voir que un certain nombre de Françaises et de Français se sont émus. Euh, il se trouve que les membres du gouvernement lorsqu'ils quittent leur fonction ont le droit à 3 mois d'indemnité lorsqu'ils n'ont pas de revenu par ailleurs. Il est évident que les ministres qui auront été ministres seulement quelques heures n'auront pas le droit à ces indemnités.

J'ai décidé de les suspendre. On ne peut pas vouloir faire des économies si on ne maintient pas par ailleurs une règle d'exemplarité et de rigueur dans la suite des autres décisions que j'ai pu prendre. J'aurais l'occasion de me réexprimer ce soir après ou avant m'être rendu le cas échéan à l'Élysée à la rencontre du chef de l'État.

Merci beaucoup.