François Patriat : "Le printemps démocratique qui vient de se passer n'a pas de raison de s'arrêter à la porte du Sénat"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:23FerméeRéponse directe
Combien de sénateurs Macrono-compatibles ont accepté de franchir le pas ?
- 0:58RelanceRéponse partielle
Une trentaine c'est moins que les 60 espérés initialement. Vous avez rencontré des réticences ?
- 1:05OuverteRéponse directe
D'où vient le chiffre de 60 ?
- 2:00RelanceRéponse directe
La clarification c'est que le PS va être divisé voire laminé au moins en trois sous-groupes dont vous ?
- 2:42OuverteRéponse directe
Partagez-vous le constat de Benoît Hamon selon lequel le PS a été remplacé à droite par LREM et à gauche par LFI ?
- 3:19OuverteRéponse partielle
Les nouveaux sénateurs LREM viennent en grande partie des rangs socialistes. Où en sont vos discussions avec LR ou l'UDI ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« C'est un groupe qui est appelé à s'agrandir au fur et à mesure de débats au Sénat et des événements qui vont survenir dans les jours qui viennent. »
- 0:36Invité politiqueFait
« C'est un groupe qui est appelé à s'agrandir lorsque le Sénat sera renouvelé à la fin septembre. »
- 0:41Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui c'est un groupe pluraliste qui comptera ce matin déjà 25 premiers signataires ou 26 premiers signataires mais qui va s'agrandir très vite. »
- 0:55Invité politiqueChiffre
« On peut penser que lors de la session nous serons une bonne trentaine. »
- 1:31Invité politiqueFait
« Le printemps démocratique qui vient de se passer n'a pas de raison de s'arrêter à la porte du Sénat. »
- 1:41Invité politiqueFait
« Nous devons avoir aujourd'hui un groupe qui clairement soutienne l'action du gouvernement et du président de la République. »
- 1:49Invité politiqueFait
« Les candidats socialistes étaient majorité présidentielle. Maintenant ils sont pour à l'Assemblée pour voter contre la confiance. »
- 2:27Invité politiqueFait
« Avoir un temps de parole nécessaire, une organisation, une position et qui attire de main. »
- 2:31Invité politiqueFait
« Il y aura des membres du RDSE. Il y aura des membres qui viendront du groupe Écologie-Les Verts. Il y aura des gens qui viendront des Républicains. »
- 4:03Invité politiqueFait
« L'objectif, c'est d'avoir au Sénat un parallélisme des formes avec l'Assemblée. »
- 4:45Invité politiqueChiffre
« Le groupe En Marche qui soutient clairement le gouvernement, le RDSE qui, avec ses 14 ou 15 membres, soutiendrait le gouvernement avec ses différences internes qui sont parfois contradictoires. »
- 5:15Invité politiqueFait
« Je m'en suis entretenu hier avec lui. »
- 6:19Invité politiqueChiffre
« Moi, ce que je souhaite, c'est qu'à la rentrée parlementaire, le groupe L'Objectif En Marche, ce sera les chiffres qu'on dit tout à l'heure entre une soixantaine à la rentrée parlementaire. »
- 6:31Invité politiqueFait
« Avec le rassemblement et avec les nouveaux élus. »
Temps de parole
- François Patriat66 %
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- Présentateur 25 %
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Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est le sénateur Côte d'Or de La République En Marche, François Patria. Oui, ex-PS, vous êtes un soutien de la première heure d'Emmanuel Macron et le chef de l'État vous a chargé de créer un groupe inédit de sénateurs de La République En Marche et ce groupe va être officiellement constitué aujourd'hui. Bonjour François Patria. Combien de sénateurs Macrono-compatibles aujourd'hui ont accepté de franchir le pas ?
C'est un groupe qui est appelé à s'agrandir au fur et à mesure de débats au Sénat et des événements qui vont survenir dans les jours qui viennent. C'est un groupe qui est appelé à s'agrandir lorsque le Sénat sera renouvelé à la fin septembre. Donc aujourd'hui c'est un groupe pluraliste qui comptera ce matin déjà 25 premiers signataires ou 26 premiers signataires mais qui va s'agrandir très vite puisque nous pensons déjà que quelques-uns de nos collègues, qu'ils viennent des groupes différents d'ailleurs, sont en mesure de nous rejoindre dans les jours qui viennent. Donc on peut penser que lors de la session nous serons une bonne trentaine.
Oui, une trentaine c'est tout de même moins me semble-t-il que ce qui avait été espéré initialement. On parlait d'une soixantaine. Vous avez rencontré des réticences ?
Non, non, le soixantaine est un chiffre, je ne sais pas d'où il vient parce que vous comprenez qu'aujourd'hui il y a un certain nombre de parlementaires qui sont à la veille de réélection pour la moitié du Sénat, hésitent à quitter leur parti, soit pour des raisons idéologiques, soit pour des raisons tactiques par ailleurs, que nous respectons parfaitement mais nous n'avons pas créé ce groupe pour créer de la confusion. Nous l'avons créé pour créer de la clarification. C'est un groupe pluraliste qui a vocation à rejoindre l'ADN du mouvement En Marche. Le printemps démocratique qui vient de se passer n'a pas de raison de s'arrêter à la porte du Sénat.
Nous devons avoir aujourd'hui un groupe qui clairement soutienne l'action du gouvernement et du président de la République. D'autres groupes vont se réunir ce matin. Le groupe socialiste doit se réunir et décider. Je pense qu'il va prôner l'abstention. Les candidats socialistes étaient majorité présidentielle. Maintenant ils sont pour à l'Assemblée pour voter contre la confiance. Au Sénat peut-être pour s'abstenir. On comprend qu'il y a un besoin de clarification.
La clarification c'est qu'au Sénat le PS va être divisé voire laminé au moins en trois sous-groupes dont vous ?
Il y a trois courants. Il y a trois courants dans le groupe socialiste du Sénat. Il y a un courant qui est plutôt dans l'opposition qui est la position officielle du parti socialiste depuis samedi. Il y a une position qui est plutôt dans un soutien à la carte ou parfois même avec l'abstention. Et puis il y a ceux qui comme les parlementaires de notre groupe souhaitent pouvoir s'exprimer dans la clarification. Avoir un temps de parole nécessaire, une organisation, une position et qui attire de main. Parce que ce groupe est pluraliste. Il y aura des membres du RDSE. Il y aura des membres qui viendront du groupe Écologie-Les Verts. Il y aura des gens qui viendront des Républicains.
Donc c'est exactement l'ADN d'En Marche que nous voulons constituer au Sénat.
Est-ce que vous partagez le constat de Benoît Hamon selon lequel le parti socialiste a été remplacé à la fois sur sa droite par la République En Marche et sur sa gauche par Jean-Luc Mélenchon ?
On va dire que la plupart des éléments du parti socialiste, en tout cas je parle des élus, mais moi des militants, se répartissent tel que vous le dites. Mais en fin de compte le parti socialiste perdura toujours. Je pense qu'il y a une volonté chez certains socialistes de maintenir un parti. Alors sera-t-il comme le veulent certains social-démocrates ? Ce sera-t-il plutôt dans la tradition du parti d'Épinay ? Les choix ne sont pas encore faits. Je crois que le parti socialiste a encore de longs mois devant lui avant de retrouver les voies d'une reconstruction éventuelle.
Pour l'instant, les nouveaux sénateurs de la République En Marche viennent en très grande partie des rangs et des bancs socialistes. Où en sont vos discussions avec les républicains ou l'UDI chez les sénateurs ?
On va laisser au groupe le soin de se réunir aujourd'hui. La première réunion des groupes, elle est aujourd'hui. Vous parlez de quel groupe ? Tous les groupes. Tous les groupes se réunissent ce matin. Et beaucoup de parlementaires m'ont dit François, on va aller à notre groupe, on va voir, nous proposons des motions, nous proposons des textes, on verra comment ils seront reçus par notre groupe. Et en fonction des positions des groupes, nous nous déterminerons. Je comprends, je vais dire, parfois l'hésitation qu'il peut y avoir à venir, mais je pense qu'inexorablement, avec l'action du chef de l'État, avec le gouvernement en mouvement, pas mal vont nous rejoindre.
Alors je ne dis pas que nous serons demain sans doute, non. L'objectif n'est pas cela. L'objectif, c'est d'avoir au Sénat un parallélisme des formes avec l'Assemblée. Vous pensez bien que nous allons avoir un parti, le 8 qui va se constituer, le parti La République En Marche. Comment ne pas avoir de parlementaires identifiés comme tels ? C'est normal, dans la Ve République, que surtout les partis de gouvernement soient identifiés.
Vous parlez d'effet miroir avec l'Assemblée nationale, sauf qu'à l'Assemblée, les UDI et puis les Républicains Macrono-compatibles ont créé un groupe baptisé les Constructifs. Vous ne craignez pas, cependant, au Sénat ?
C'est possible. C'est possible. Je crois que c'est envisagé d'ailleurs par eux-mêmes. Mais je ne voudrais pas qu'il y ait, dans l'avenir, je ne parle pas dans l'immédiat, quatre groupes qui soutiennent le gouvernement sous des formes différentes. Le groupe En Marche qui soutient clairement le gouvernement, le RDSE qui, avec ses 14 ou 15 membres, soutiendrait le gouvernement avec ses différences internes qui sont parfois contradictoires, l'UDI En Marche, les Républicains En Marche, je ne vois pas très bien, et même une partie des socialistes qui soutiendraient le gouvernement, il y a un besoin de clarification et de rassemblement. Donc, ce n'est pas de dispersion, c'est du rassemblement.
Et au passage, quel rôle joue Jean-Pierre Raffarin pour sensibiliser les députés de droite et du centre, pour les rallier au Grand En Marche ? Est-ce qu'il a été mandaté, lui aussi, par Emmanuel Macron ?
Je m'en suis entretenu hier avec lui. D'abord, il ne m'a pas donné le compte-rendu de son entretien avec le chef de l'État. Mais j'ai vu qu'il est dans une position ouverte. Il est peut-être aussi, lui aussi, dans un soutien à la carte, en disant, parce que ce gouvernement fera de bien, nous n'avons pas de raison de nous opposer. Donc, il n'y a pas une position dogmatique, mais il n'y a pas une position très claire non plus sur le soutien au gouvernement. Donc, il n'y aura pas de soutien du groupe LR. Je crois qu'aujourd'hui, l'opposition à la majorité présidentielle, elle est au Sénat.
Aux élections sénatoriales du 24 septembre prochain, La République En Marche espère combien de sénateurs ?
Écoutez, la commission d'investiture s'est réunie par la première fois hier. Étant jugé parti, je n'en fais pas partie en tant que tel. Je suis en tant qu'observateur pour donner des renseignements à la commission. Je pense que dans tous les départements à la proportionnelle, la République En Marche va présenter des candidats. Pour le reste, dans les départements à moins de trois, on va faire du cas par cas, je pense, en fonction du soutien. Donc, pas d'objectif chiffré ce matin ? Pas d'objectif chiffré, non. Il n'y a pas d'objectif chiffré. Parce que d'abord, on n'a pas fait le décompte exact.
Moi, ce que je souhaite, c'est qu'à la rentrée parlementaire, le groupe L'Objectif En Marche, ce sera les chiffres qu'on dit tout à l'heure entre une soixantaine à la rentrée parlementaire.
C'est tout de même un objectif de soixante sénateurs République En Marche.
Avec le rassemblement et avec les nouveaux élus.
Au minimum. Au minimum. Merci François Patria, sénateur La République En Marche, qui va officiellement présenter ce matin, ce sera vers 9h30, je crois. À 10h. À 10h ce matin. Le nouveau groupe République En Marche au Sénat. Merci et bonne journée. Merci à vous. Bonne journée. Merci à vous.
François Patriat