Municipales : des alliances... et des surprises ? - C dans l’air - 18.03.2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quels sont les nouveaux rapports de force issus des fusions et désistements ?
- 2:01OuverteRéponse directe
A qui pense Macron en critiquant les arrangements des partis ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le président et le Premier ministre sont-ils absents de la campagne ?
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Quels sont les liens entre Macron et E.Philippe ?
- 8:00OuverteRéponse directe
La Macronie est-elle inquiète face aux alliances PS-LFI ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Les macronistes ont-ils disparu des municipales ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01C.RouxFait
« E.Macron s'est immiscé timidement dans la campagne des municipales pour la 1re fois en critiquant les arrangements de partis et en mettant en garde contre le "danger des extrêmes", "danger pour la République". »
- 4:00C.MeeusFait
« S.Lecornu ne veut pas importer dans son gouvernement les batailles de partis. »
- 8:00N.SchuckFait
« Il y a une colère qui commence à monter dans la Macronie, notamment chez les ministres macronistes... Cette colère se tourne aussi contre G.Attal. »
- 10:00J.FourquetFait
« Les macronistes de stricte obédience étaient quasiment absents de la plupart des villes françaises. »
- 12:00C.MeeusFait
« Aucun des candidats n'a voulu de leaders nationaux dans sa campagne, en tout cas chez les macronistes. »
- 14:00C.RouxFait
« Quand la numéro 2 du PS s'allie avec LFI... À Nantes, la maire sortante socialiste assume de transgresser la consigne donnée par son parti en passant un accord avec les insoumis pour garder la ville face à la droite au second tour. »
- 16:00B.RetailleauFait
« J'ai toujours rejeté l'union des appareils. »
- 18:00C.RouxFait
« Les grandes villes restent un plafond de verre pour le RN, qui s'est imposé dès le 1er tour à Perpignan ou Fréjus, mais qui peine à progresser au-delà, dans les communes de plus de 30 000 habitants. »
- 20:00J.FourquetFait
« Un et un ne fait jamais deux. »
- 22:00C.MeeusFait
« À Toulouse, en 2001, il y a eu une percée d'une liste appelée Motivé-e-s, qui avait fait 12,4 % des voix. Elle s'est alliée avec la liste du PS menée par F.Simon, qui avait fait 27,8. Si vous additionnez toutes les listes de gauche au soir du 1er tour, ça faisait 50,8. La gauche pensait avoir gagné. Au 2d tour, P.Douste-Blazy l'a emporté avec 54 % des voix. »
- 24:00C.BarbierFait
« Il n'y a plus de pilote dans l'avion. Ou celui qui pilote fait des loopings. »
- 28:00C.BarbierChiffre
« Aux européennes, LFI a gagné 1 million de voix entre les 2 derniers scrutins. »
- 30:00C.MeeusFait
« O.Faure a dit qu'il se plaçait en dehors du PS. Il ne peut pas l'exclure purement et simplement. C'est une décision du bureau national. »
- 32:00C.BarbierFait
« Il avait une démarche particulière, P.Dessertine. C'était une démarche civile, avec une certaine forme de panache et de purisme. »
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c'est simple comme pschittez, essuyez, terminé ! ... - C.Roux: Bonsoir.
Bienvenue dans "C dans l'air". A l'issue du Conseil des ministres ce matin, E.Macron s'est immiscé timidement dans la campagne des municipales pour la 1re fois en critiquant les arrangements de partis et en mettant en garde contre le "danger des extrêmes", "danger pour la République".
Depuis hier 18h, les listes ont été déposées. On voit que les états-majors ont du mal à tenir une seule ligne. Le PS se retrouve parfois engagé dans des alliances avec LFI alors qu'il avait dit qu'on ne l'y reprendrait plus, mais il assume aussi une rupture avec le parti de J.-L.Mélenchon.
A Marseille, la main tendue de J.Bardella à la droite sincère n'a pas fait recette. Quels sont les nouveaux rapports de force issus de ces fusions, de ces désistements?
Que peut-il se passer à Paris ou Marseille? Est-ce que cet entre-deux-tours laissera des traces politiquement dans les rapports de force politiques? C'est la question que nous posons ce soir.
Avec nous pour en parler, C.Barbier, éditorialiste politique et conseiller de la rédaction de "Franc-Tireur". Voici votre édito d'aujourd'hui.
C.Meeus, bonjour. Vous êtes rédacteur en chef au "Figaro Magazine".
N.Schuck, vous êtes grand reporter au service politique du "Point". Voici votre dernier article.
Vous avez également écrit une biographie de B.Retailleau. Avec moi également, J.Fourquet, directeur du département opinion de l'institut Ifop.
Je rappelle votre livre. Je le disais en débutant, C.Barbier, c'est une petite incursion timide du chef de l'Etat pour dire "attention aux extrêmes" et "attention aux arrangements des partis qui ne doivent pas faire oublier les principes".
A qui pense-t-il? - C.Barbier: Il pense évidemment à la gauche, qui pactise avec LFI et qui, après avoir évacué toute idée d'alliance avec le parti mélenchoniste, s'est ruée dans une forme d'alliance un peu humiliante.
Il y avait aussi un message destiné à la droite, quand on voit que B.Retailleau, sur le cas de Nice, a choisi de ne pas choisir. Peut-être aussi qu'il est un peu énervé par l'attitude de certains candidats issus du bloc central, qui essaient de sauver la mise.
Même si ce n'était pas son intention, cette phrase n'est pas un cadeau pour R.Dati, qui se retrouve à pas devoir être trop désagréable avec S.Knafo pour récupérer ses électeurs.
C'est pas un engagement actif, mais c'est un bénéfice passif. - C.Roux: On va revenir sur l'ensemble de ces stratégies, si tant est que c'est des stratégies ou si c'est la base qui pousse ces états-majors à accepter ces accords...
Sur le fait que le président de la République soit aussi discret, que le Premier ministre soit si absent de cette campagne...
On n'entend pas non plus les ministres. Est-ce que c'est habituel? - C.Meeus: Non.
On se rappelle de soirées électorales où le ministre de l'Intérieur annonçait les résultats. Il avait sa lecture du scrutin, qui mettait souvent l'opposition en rage, d'ailleurs. Les ministres étaient impliqués, soit dans des campagnes municipales...
On a connu ça. Là, il y a plusieurs raisons. S.Lecornu ne veut pas importer dans son gouvernement les batailles de partis.
Son gouvernement est quand même composé d'un certain nombre de LR, même s'ils sont suspendus, de gens d'Horizons, de Renaissance. Tous ces gens sont sur des terrains politiques de plus en plus glissants, on le voit cette semaine. Il n'a pas voulu que ce soit importé.
Il doit composer avec un Parlement où il doit compter sur les socialistes et Les Ecologistes. C'est compliqué là aussi. Il intervient dans un débat avec des alliances difficiles avec LFI.
Pour le président de la République, c'est le côté "j'ai ma stature, je suis au-dessus de la mêlée". Je nuancerai quand même. Il a passé des coups de fil. - C.Roux: A qui? - C.Meeus: Ca fait un moment que les liens se sont renoués avec E.Philippe.
Dimanche, ils se sont appelés pour régler le cas de P.-Y.Bournazel à Paris.
Il a également appelé R.Dati, parce qu'il suit la campagne de Paris de près. Il pense que c'est jouable sur le 2d tour.
Il a mis en oeuvre pour que P.-Y.Bournazel fusionne...
Ca a ensuite abouti à son retrait. - C.Roux: On comprend qu'il ne puisse pas être en première ligne dans cet entre-deux-tours. - N.Schuck: Il y a une colère qui commence à monter dans la Macronie, notamment chez les ministres macronistes...
Cette colère se tourne aussi contre G.Attal. Certains disent qu'il ne s'est pas assez impliqué dans la bataille.
Au-delà de la colère, il y a une inquiétude qui commence à monter chez les ministres macronistes: "Le PS nous a sauvé la mise il y a quelques mois et est en train de faire un renversement d'ambiance avec LFI. Est-ce qu'on va pas se prendre une motion de censure?" La Macronie a été complètement zappée dans cette affaire. - C.Roux: Ca peut peser sur l'intérêt que les Français portent à ces municipales, sur la visibilité de la campagne? - J.Fourquet: Ca a pesé avant le 1er tour.
On a eu une nouvelle démonstration de la stratégie déployée par les macronistes depuis un moment sur les scrutins locaux, celle de l'enjambement. E.Macron ne s'est jamais vraiment intéressé à l'implantation locale de sa force politique.
On voit, par rapport aux scrutins municipaux antérieurs, que si le ministre de l'Intérieur prenait part à la communication des résultats, c'était pour défendre ses troupes, qui étaient candidates dans de nombreuses villes. Les macronistes de stricte obédience étaient quasiment absents de la plupart des villes françaises. Il y avait une liste à Bordeaux ou ici ou là, mais à Paris...
Ils étaient sur 2 listes, mais pas estampillées comme telles. C'est aussi ça qui a sans doute contribué à nourrir l'abstention, qui a progressé. Historiquement, les élections intermédiaires que sont les municipales servaient de défouloir à une partie du corps électoral pour régler ses comptes avec un président impopulaire.
Les représentants du parti présidentiel, localement, payait la facture. Cette année, il n'y avait quasiment pas de punching ball possible car il y avait très peu de candidats macronistes. Le gouvernement ne s'est pas tellement impliqué avant ou après, mais sur le terrain, c'est comme si, déjà, les macronistes avaient disparu, chacun reprenant ses propres initiatives.
Quelqu'un comme C.Estrosi à Nice est assez actif et s'est revendiqué comme soutien du président. Là, c'était le parti Estrosi, il n'y avait plus du tout de référence à la Macronie.
C'est comme si, déjà, on avait en partie tourné la page. - C.Roux: On a changé d'époque.
On se souvient de l'époque où les Premiers ministres passaient de ville en ville pour apporter leur soutien. Aujourd'hui, on plus on se tient à distance des étiquettes nationales, mieux c'est? - C.Meeus: Totalement.
Aucun des candidats n'a voulu de leaders nationaux dans sa campagne, en tout cas chez les macronistes. Il y en a même un tête de liste qui s'est retrouvé dans une réunion à Paris avec le président de la République. Il a tout fait pour ne pas être sur la photo.
Il ne voulait pas. Pourtant, c'est un proche du président. Il savait que localement, on lui avait dit de ne pas se mettre en photo avec le président. - C.Roux: Depuis hier soir, le casting du 2d tour des municipales est arrêté, après 48 heures de réflexion, de tractations et de coups de pression.
A droite, LR tente de tenir la digue face aux appels du pied de J.Bardella. A gauche, le PS est ébranlé par des alliances confuses avec les insoumis, comme à Nantes. - Quand la numéro 2 du PS s'allie avec LFI...
A Nantes, la maire sortante socialiste assume de transgresser la consigne donnée par son parti en passant un accord avec les insoumis pour garder la ville face à la droite au second tour. - J.Rolland: On fait un accord technique.
Les élus siégeront dans l'opposition. Il n'y a pas de négociation de programmes. - C'est une rupture de la tradition républicaine et démocratique nantaise.
Elle a scellé l'accord de la honte pour préserver sa place. C'est une faute. - "Pas d'alliance nationale", disait la direction du PS, mais les alliances locales ont bien lieu dans une vingtaine de villes.
Au grand dam des anti-Mélenchon. - J.Guedj: On va lui faire des papouilles?
On va valider la stratégie qui est la sienne? - Un choix d'alliance soutenu par les autres partenaires de gauche. - M.Tondelier: Je ferai le compte des villes qui auraient pu être de gauche ou écologiques parce que certains ne se sont pas alliés. - F.Roussel: Nous appelons à construire les rassemblements populaires les plus larges pour battre l'extrême droite. - A Marseille, pas d'alliance des gauches, même si S.Delogu s'est retiré.
Quant à la droite, B.Retailleau n'a eu de cesse de dénoncer ces rapprochements. Il se refuse lui-même à des alliances avec le RN pour le second tour. - B.Retailleau: J'ai toujours rejeté l'union des appareils. - A Reims, Stéphane Lang sera même exclu de LR pour avoir fusionné avec la candidate du RN. - J.Bardella: Je suis dans une démarche d'ouverture.
La question que je pose aux questions des LR, c'est de savoir si le rôle de la droite, c'est de s'unir ou d'exclure, s'agissant du candidat de Reims, ceux qui ambitionnent de battre la gauche. On doit unir nos forces. - Les grandes villes restent un plafond de verre pour le RN, qui s'est imposé dès le 1er tour à Perpignan ou Fréjus, mais qui peine à progresser au-delà, dans les communes de plus de 30 000 habitants.
Il est au 2d tour dans 95 d'entre elles. C'était 112 en 2014. Les alliances ne suffisent visiblement pas avec le mouvement de M.Maréchal. - M.Maréchal: Le RN a des colistiers de notre mouvement. - Ou l'UDR d'E.Ciotti, engagée à Nice. - Nous augmentons nos scores de 50 % par rapport à 2020.
Nous préparons le terrain pour l'avenir. - Le bloc central a bien du mal à exister, présent au 2d tour dans une poignée de villes seulement, grâce à F.Bayrou à Pau, E.Philippe au Havre et T.Cazenave à Bordeaux, quand P.-Y.Bournazel s'est retiré de la course à Paris.
G.Attal est relégué à un rôle d'observateur. - G.Attal: Nous ne participerons à aucune alliance directe ou indirecte ni avec l'extrême gauche de LFI ni avec l'extrême droite du RN. - RN et LFI s'annoncent largement devant dimanche.
Chez Horizons, on regarde déjà plus loin. - Nous devrions compter plus de 4000 élus locaux. Ce sont autant de points d'appui et de points de relais pour préparer les échéances futures. - Enjamber les municipales pour mieux préparer les présidentielles, dont la campagne a bien commencé. - C.Roux: Une question intéressante, avant qu'on rentre dans le détail des tractations et des alliances.
Quand on dit "on a fusionné", "je me désiste au profit de", est-ce que les électeurs suivent? - J.Fourquet: Ca dépend.
C'est l'enjeu de ces tractations et de ce qui va se passer dans l'entre-deux-tours. On l'a vu dans de nombreuses villes que vous avez citées. On va voir si les électeurs suivent les consignes et adhèrent aux stratégies de rassemblement ou d'union. - C.Roux: Quand on regarde par le passé et qu'on analyse ce qui a pu se passer dans les autres municipales... - J.Fourquet: Ca dépend des configurations et des traditions politiques.
A gauche, il y avait une stratégie d'union historique avec l'entente républicaine, le désistement républicain, même si on pouvait s'affronter très durement entre communistes et socialistes au 1er tour. Les électeurs étaient habitués à cette logique de retrait républicain. Aujourd'hui, les choses ont bougé.
Les électeurs se sont aussi beaucoup autonomisés par rapport aux états-majors. Il faudra regarder. Prenons le cas de Paris.
Monsieur Bournazel fusionne sa liste mais lui-même ne figurera pas dessus. C'est quand même une consigne donnée à ses électeurs. - C.Roux: On a quand même des données chiffrées sur les reports ou sur la façon dont les sympathisants apprécient ou non les alliances entre partis.
Par exemple, 49 % des sympathisants de gauche sont favorables à une fusion entre les listes soutenues par le PS et celles de LFI. On a quelques données qui nous permettent de nous projeter. - J.Fourquet: Oui.
Après, il faut regarder ville par ville. Les cultures politiques ne sont pas les mêmes. La possibilité de gagner une ville ou de la conserver n'est pas la même.
Il y a aussi les équilibres. A Toulouse, ce n'est pas la même chose si LFI et le PS fusionnent, si LFI est en tête de liste ou si c'est le PS. Ce que les Français, y compris ceux des partis concernés, ont de plus en plus de mal à accepter, c'est des promesses, des annonces faites et, quelques semaines ou mois plus tard, des attitudes qui sont totalement orthogonales aux engagements pris.
Cela contribue aussi à l'abstention, sur le "tous pourris", l'absence de clarté. C'est pour ça qu'on a aussi, avec des prises de risque, des candidats qui ont décidé de rester sur leur ligne et de prendre le risque de ne pas être élus. - C.Roux: Cette précision est importante.
On a la tentation de faire des additions en disant: "On prend les scores du 1er tour et on additionne." - J.Fourquet: Un et un ne fait jamais deux. - C.Meeus: A Toulouse, en 2001, il y a eu une percée d'une liste appelée Motivé-e-s, qui avait fait 12,4 % des voix.
Elle s'est alliée avec la liste du PS menée par F.Simon, qui avait fait 27,8. Si vous additionnez toutes les listes de gauche au soir du 1er tour, ça faisait 50,8.
La gauche pensait avoir gagné. Au 2d tour, P.Douste-Blazy l'a emporté avec 54 % des voix il faut faire attention.
Un plus un ne fait pas forcément deux en politique. Des gens qui ne viennent pas au 1er tour viennent au 2d. Des gens qui étaient sur des listes mais qui ne sont pas d'accord avec la fusion...
Il y a un mélange... - C.Roux: Sur lequel on n'a pas de visibilité, même quand on est un sondeur avisé. - J.Fourquet: On est en train de regarder. - C.Roux: Question. - C.Barbier: Non.
Il n'y a plus de pilote dans l'avion. Ou celui qui pilote fait des loopings. Dans ce jeu de tambouille habituelle, ce qui est nouveau, c'est d'avoir un parti qui fait alliance avec LFI 10 jours après avoir dit qu'il était en pleine dérive antisémite.
Le communiqué du PS est du 4 mars, les alliances se font le 10. Ca a beaucoup de mal à passer. Ce grand écart est beaucoup plus virulent, choquant que ce que ça pouvait être dans les élections précédentes, y compris les législatives de 2024.
Il y a aussi la fusion technique. C'est-à-dire "on fusionne nos listes pour gagner, on vote pour le même candidat à la mairie et on se sépare". LFI retournerait dans l'opposition.
Même avec la prime de 50 % accordée à celui qui est en tête, ça peut donner des communes où le maire socialiste n'aura plus de majorité à la suite de l'élection et sera tributaire de LFI. Les électeurs vont peut-être en avoir peur. - C.Roux: Il y a eu tout un tas de réactions après certaines fusions, comme à Nantes, Limoges, Toulouse...
G.Darmanin disait hier que ceux qui font alliance avec LFI perdent leur âme. J.-L.Mélenchon ne se laisse pas faire et tape sur ses anciens amis du PS en disant à propos de F.Hollande qu'il fait pitié.
On a eu cette déclaration d'un discours de J.-L.Mélenchon le 4 mars.
Est-ce que c'est J.-L.Mélenchon qui gagne à la fin, dans ces alliances qui échappent peut-être à la direction du PS? - N.Schuck: Il a montré qu'il était un tacticien hors pair.
Si vous regardez en nombre de voix, c'est pas ébouriffant. Il y a des victoires symboliques annoncées, notamment à Roubaix, où on ne voyait que le visage de D.Guiraud dimanche soir.
Il a réussi à mettre son emprise sur la gauche. C'est une mèche lente. Les électeurs de gauche modérée vont se dire, l'année prochaine: "Que va-t-il se passer ensuite si J.-L.Mélenchon est devant?
Est-ce que le candidat PS va se rallier, se vendre à J.-L.Mélenchon?" Le PS a pris le risque de se vassaliser, de se mettre dans la roue de LFI. - J.Fourquet: Il y a aussi le débat sur l'imposition du récit médiatique qui va être fait de sa campagne municipale.
On commente beaucoup les bascules ou les points emblématiques, mais le principal trésor du PS, ce sont ses élus locaux. Le PS a rappelé que dès le 1er tour, ils avaient élu plus de 300 maires. Il y a encore un portefeuille relativement garni.
Quand on regarde le score des insoumis dans la moyenne des communes où ils étaient présents, c'est à peu près 12 %. C'est le double Des dernières municipales. Mais ce n'est "que" 12 %. - C.Roux: Il y a une habilité de communication sur la façon dont on a raconté le soir du 1er tour. - J.Fourquet: Sur les quelques villes où les victoires sont acquises, notamment des communes de banlieue très populaires, dont Saint-Denis ou Roubaix, et puis ces quelques villes à alliance.
Mais le sujet, pour J.-L.Mélenchon, c'était de tout faire pour que le PS ne puisse pas dire, dimanche prochain, qu'ils ont gagné. - C.Roux: Pour rappeler le rapport de force...
La lecture du 2d tour sera peut-être différente du 1er. Les partis arrivés en tête lors du 1er tour, c'est 133 villes pour les LR, 80 villes pour le PS, 59 villes pour le RN et 5 villes pour LFI. - J.Fourquet: Sur les plus grandes villes.
Pas les petites communes. - C.Meeus: Je suis d'accord avec ce que vous dites, mais malgré tout, dans chaque élection, il y a des étendards.
Ils prennent quand même Saint-Denis au 1er tour, qui est la 2e ville la plus peuplée d'Ile-de-France. Ils peuvent prendre Toulouse, la 4e ville de France, le siège d'Airbus. LFI, Airbus, il y a des choses pas compatibles...
C'est un mouvement né en 2016, un peu comme le mouvement d'E.Macron. Vous voyez la comparaison?
L'un a réussi à s'implanter dans les villes, l'autre pas du tout. Ils avaient fait l'impasse sur les municipales en 2020. Il s'était mis dans des groupes citoyens plus vastes.
Là, ils s'occupent des municipales depuis 2 ans. En 2 ans, la progression est incroyable. Il a obligé le PS, qui n'est pas très souple, à des contorsions qui l'obligent à des claquages monumentaux.
C.Barbier l'a rappelé. On passe de la dérive dans les eaux brunes de l'antisémitisme à "ce sont des accords, on signe des accords".
Pour paraphraser M.Audiard, "un accord, c'est un accord local, 10 accords, c'est des accords nationaux". - C.Barbier: Aux européennes, LFI a gagné 1 million de voix entre les 2 derniers scrutins. - C.Roux: Vous êtes d'accord avec ce que disait N.Schuck?
Est-ce que ça va laisser des traces, ce qu'on commente aujourd'hui sur la présidentielle, notamment pour la gauche? - C.Barbier: Une partie de la gauche veut organiser une primaire à la suite de ces municipales pour la présidentielle.
Dans quel état vont-ils se présenter dans cette primaire pour dire qu'ils vont accoucher d'un candidat plus fort que Mélenchon, alors que dans leur ville, ils devront leur salut à Mélenchon? R.Glucksmann a été intransigeant.
Il a retiré ses candidats dans les listes qui avaient fusionné. Le résultat, c'est que R.Glucksmann n'aura aucun conseillers municipaux et maires adjoints dans les villes.
En étant pur, il s'affaiblit. Il a cautionné le NFP en 2024, et là, il n'a pas d'implantation locale. Ceux qui sont contre sont faibles, et ceux qui pensent qu'il faut faire alliance avec LFI ont un peu honte de le dire.
Il est évident qu'après cette séquence, si Mélenchon est au 2d tour de la présidentielle face à Bardella, le PS dira qu'il faut voter pour Mélenchon. Derrière, il y aura un accord pour les législatives, quel que soit le résultat. - C.Roux: R.Glucksmann a déclaré qu'il ne pouvait pas être à la primaire avec des candidats écologistes... - C.Meeus: Ils ont tous accepté de sacrifier une pièce de leur jeu.
J.-L.Mélenchon, pour ne pas avoir le mistigri de la défaite au soir du 2d tour et pouvoir dire "c'est grâce à moi", il sacrifie S.Delogu à Marseille.
O.Faure, pour éviter d'avoir la litanie des villes qui sont tombées à droite, qu'il a perdues, et se retrouver contesté au sein du PS, qui va lui dire "c'est de ta faute, tu ne peux pas être candidat", il sacrifie C.Trautmann.
A droite, ils ont aussi sacrifié des pièces. - C.Roux: On va en parler.
Justement, puisque vous parlez de C.Trautmann, cette question. Il faut peut-être un rappel de la situation à Strasbourg. - C.Meeus: C'est assez compliqué.
A Strasbourg, vous avez la maire sortante, écologiste, J.Barseghian, qui a fusionné sa liste avec LFI et les socialistes. En face, vous avez C.Trautmann, l'ancienne maire emblématique, ancienne ministre, rocardienne, qui est arrivée en tête.
Elle prend sur sa liste P.Jakubowicz avec l'étiquette Horizons. Son parti a décidé de soutenir, dans des accords nationaux, Vetter, qui est LR. - C.Roux: Du coup, les socialistes lui ont retiré... - C.Meeus: Non.
O.Faure a dit qu'il se plaçait en dehors du PS. Il ne peut pas l'exclure purement et simplement.
C'est une décision du bureau national. Il explique qu'elle ne peut pas être socialiste puisqu'elle s'allie avec Horizons. On en revient à ce que je dis.
Il faut sacrifier une pièce pour pouvoir avancer dans l'optique de 2027. Les dirigeants politiques ne raisonnent pas par rapport à un intérêt municipal. Ils raisonnent par rapport à 2027, pour leurs propres intérêts.
Une fois que vous avez compris ça... - C.Roux: Comment C.Trautmann justifie cette stratégie? - C.Meeus: Tout sauf LFI.
Elle s'est opposée à J.Barseghian depuis 2020. Elle a un lien avec P.Jakubowicz.
Avant la campagne, on sentait qu'il se rapprocherait d'elle dans le 2d tour. - J.Fourquet: C'est aussi les tractations entre Les Ecologistes et les socialistes.
Dès le 1er tour, le PS est parti avec les écologistes. - C.Roux: Une question sur Bordeaux. - C.Barbier: Il avait une démarche particulière, P.Dessertine.
C'était une démarche civile, avec une certaine forme de panache et de purisme. On ne fait pas de tractations, on a un projet de changement d'esprit. On gagne ou rien.
Il n'a pas pu être au 2e tour en bonne position. Sur sa liste, certains n'étaient pas dans ce calcul, un calcul d'intellectuel, si j'ose dire. D'autres disaient qu'il fallait faire alliance avec Cazenave.
Ils avaient une démarche politique, là où lui a une démarche plus civique ou philosophique. Résultat, il retire sa liste. Ca ne manque pas de panache, mais encore une fois, soit on veut participer à la gestion d'une ville, changer les choses le plus possible en fonction de ce que ses électeurs ont demandé, soit on est hors du jeu.
Ce type de démarche de société civile...
C'est comme ça que Zebda s'était retrouvé en porte-à-faux. Regardez J.-M.Aulas à Lyon.
Il parle à 40 % dans le 1er sondage. Ca va peut-être mal se terminer. La politique, c'est un métier.
Les électeurs ne sont pas des clients, des groupies. Ils attendent des choses qu'il faut leur proposer. Ce sera difficile d'improviser cela. - J.Fourquet: Dans le cas de P.Dessertine, c'est quand même un score de 20 %, ce qui n'est pas rien pour quelqu'un qui n'avait pas le bagage politique.
C'est à mettre en relation avec le score d'autres personnalités dites de la société civile. On pense par exemple à l'ancien journaliste O.Galzi, en tête à Avignon, S.Blanco à Biarritz, également en tête.
On voit comment il y a l'appétence d'une partie de l'électorat pour des figures nouvelles, hors parti. Il n'y a pas forcément de savoir-faire dans les négociations de l'entre-deux-tours, mais ce n'est pas des petites villes. Le fait qu'ils arrivent en tête ou fassent des scores importants est significatif. - C.Barbier: Est-ce que ça crée la mythologie pour les présidentielles d'une aventure extra-partisane?
On le découvrira. - J.Fourquet: Avec les 20 % gelés sur P.Dessertine, s'il s'était maintenu, on peut penser que son électorat est plutôt Macron-compatible.
Ca rebat les cartes. - C.Barbier: Est-ce que le maire sortant a fait alliance?
Non. Est-il assez transgressif pour que les électeurs d'extrême gauche aillent vers lui? Il est en péril. - C.Roux: Est-ce qu'il y a des victoires annoncées pour EELV? - C.Meeus: Grenoble. - J.Fourquet: Elle est pas complètement écolo, Ruffin... - C.Barbier: Il y a quand même beaucoup de situations difficiles.
Ils ont fait un triomphe en 2020. Leurs sortants sont en difficulté. Tous les sortants RN ont été réélus brillamment. - C.Roux: Parlons de la droite après ce reportage.
A Paris, E.Grégoire a refusé l'appel à l'union de LFI. Il devra compter avec une candidature de S.Chikirou, qui s'est maintenue.
A droite, l'horizon s'éclaircit pour R.Dati, pourtant distancée au 1er tour, avec le retrait hier de S.Knafo et une alliance au forceps avec la liste de P.-Y.Bournazel, candidat Horizons. - Bonjour.
Vous allez bien? - Sur un marché du 17e arrondissement parisien, ce matin, R.Dati enchaîne les poignées de main. - Bonjour.
Ca va? - Il faut remettre le périph à 70. - Face aux journalistes, elle s'affiche confiante. - R.Dati: Nous sommes les candidats de l'alternance et du changement à Paris.
Ca fait 25 ans que les Parisiens attendent cela. C'est la 1re fois. C'est un enjeu décisif et historique.
C'est la 1re fois qu'à Paris, ça peut changer. Et ça peut changer en mieux. - L'espoir de devenir maire de Paris, R.Dati le doit à P.-Y.Bournazel, candidat Horizons arrivé en 4e position. - P.-Y.Bournazel: Nous avons décidé de fusionner nos listes. - Pas d'accord En revanche avec S.Knafo mais pour faire gagner la droite, la candidate Reconquête!
S'est elle-même retirée. - S.Knafo: On a eu affaire, ces 2 derniers jours, à ce que vous appelez la droite la plus bête du monde.
J'ai décidé d'être plus intelligente qu'eux. J'ai décidé de retirer ma liste pour nous laisser une chance de battre la gauche. - Désormais seule candidate de droite à Paris, l'ancienne ministre de la Culture a 12 points de retard à rattraper sur E.Grégoire.
Une partie de la bataille se joue sur les plateaux télé. - R.Dati: Le bilan de monsieur Grégoire, c'est celui de madame Hidalgo: une délinquance et une saleté qui explosent, l'insécurité de nos enfants exposés à des prédateurs sexuels...
Si la gauche repasse, c'est pas 7 ans que nous aurons. On prend perpèt. On part avec 12 milliards de dettes.
Les compteurs vont pas être à 0 le 23 mars. - Une campagne où l'on se rend coup pour coup. ... - Mais prudence pour E.Grégoire.
Le voici désormais coincé dans une triangulaire dangereuse. Dès le lendemain du 1er tour, le candidat de la gauche a coupé court à toute discussion avec La France insoumise. - E.Grégoire: Nous avons été très clairs sur le sens de notre union.
Notre alliance a eu lieu avant le 1er tour. J'ai répété que je ne souhaitais pas faire alliance avec LFI, d'autant qu'ils ont été peu avares d'insultes extrêmement brutales vis-à-vis de nous. - Alors, lui aussi tracte... - E.Grégoire: On va faire campagne. - Car mathématiquement, l'ancien premier adjoint peut perdre l'élection.
Dans les rues de Paris, pour convaincre, il s'affiche avec un ancien maire très populaire. - J'ai un excellent souvenir de votre mandat, monsieur Delanoë. - B.Delanoë: Avec monsieur Grégoire, ça va être encore mieux. - E.Grégoire: Il faut choisir entre R.Dati et moi pour la mairie.
En conscience, chacun fera son choix. Quel que soit le choix fait au 1er tour, je suis convaincu que les Parisiens donneront de la force à celui qu'ils veulent comme maire. Je suis un maire qui veut l'apaisement, qui veut réconcilier les Parisiens. - Que vont faire les électeurs LFI?
Vote de raison pour E.Grégoire ou vote de coeur pour S.Chikirou?
Malgré ses quelque 11 % de suffrages au 1er tour, la candidate LFI refuse de faire une campagne a minima. - S.Chikirou: La première opposante à R.Dati dans ce 2e tour, c'est S.Chikirou.
Personne d'autre ne s'opposera plus et mieux que moi à la droite. Personne n'en est capable. - Le suspense est entier.
La capitale est dirigée par la gauche depuis 2001. - C.Roux: On va se projeter sur la nouvelle donne à Paris.
J.Fourquet, on disait que la politique, ça n'était pas des additions. Malgré tout, l'horizon est plus favorable pour R.Dati qu'au soir du 1er tour. - J.Fourquet: C'est un fait, mais on partait de loin, puisque E.Grégoire avait 13 points d'avance sur R.Dati.
Il faut remonter ce lourd handicap. Le 1er étage de la fusée, c'est la fusion au forceps et un peu sous contrainte avec la liste de P.-Y.Bournazel qui, comme on l'a dit, lui-même ne faisant pas partie de cette liste rassemblée, écorne un peu cette stratégie.
Le coup de S.Knafo qui, quelques heures avant le dépôt des listes, annonce qu'elle retirait sa liste, ça libère à peu près 10 % des électeurs de droite qui sont normalement appelés à voter pour R.Dati, "non pas pour elle mais pour Paris", comme dit S.Knafo.
On a fait un peu les calculs pour essayer de voir dans quelles conditions R.Dati pourrait être élue. Il faudrait que moins de 25 % des électeurs de LFI se reportent en vote utile sur E.Grégoire.
C'est assez peu, 25 % de votes utiles. Il faudrait aussi que les électeurs de P.-Y.Bournazel soient moins de 20 % à voter pour E.Grégoire.
Tous ne sont pas de droite et P.-Y.Bournazel a fait une campagne "ni Dati ni Grégoire".
Il a capté un électorat assez hétéroclite. Ca fait beaucoup de conditions, mais on verra ce qui se passera. Il y a aussi une réserve chez les abstentionnistes.
Est-ce que, un peu comme à Nantes, il y a un réveil de l'électorat de droite, qui se dit que c'est maintenant ou jamais, une fenêtre de tir historique? Est-ce que, inversement, l'électorat de gauche parisien, notamment celui qui a voté insoumis se dit "on va quand même pas laisser la droite reprendre Paris et donc on va voter utile"? On va voir comment les choses vont tourner.
Il y aura aussi l'impact du débat. - C.Roux: Qui aura lieu ce soir.
N.Schuck, pourquoi S.Knafo se retire? - N.Schuck: Parce qu'elle sait très bien qu'elle n'a aucune chance.
En se maintenant, elle risquait de faire perdre la droite. Elle a dit pendant toute sa compagne qu'elle ne ferait pas perdre R.Dati, qu'elle ne voulait pas endosser le costume de celle qui ferait perdre la droite.
Je ne pense pas que S.Knafo gratte à la porte des Républicains, mais elle ne veut pas de tensions avec ce parti. Elle entretient des liens avec des proches de B.Retailleau.
Il y a des discussions et une porosité. L.Wauquiez a proposé de faire une grande primaire de la droite et du centre qui irait jusqu'à S.Knafo.
Elle a bien compris que si elle voulait capitaliser pour la suite, il ne fallait pas se mettre dans la situation de celle qui fait perdre la droite. S.Knafo pense à la suite.
Elle a fait une très bonne campagne. Pour une 1re campagne, se qualifier au second tour, c'est assez costaud. De toute évidence, elle aura envie d'être candidate à la prochaine présidentielle.
Elle va vouloir poser dans le jeu politique. - C.Roux: Avec J.Bardella qui donne des consignes de vote pour Paris... - N.Schuck: C'est ce qu'on appelle un baiser de la mort.
J.Bardella a pris la parole en disant que s'il était électeur parisien, ils soutiendrait R.Dati.
C'est un peu le cadeau empoisonné. E.Grégoire, candidat socialiste, joue beaucoup sur la corde "regardez, c'est la candidate de la droite de l'extrême droite qui en appelle aux voix de madame Knafo, qui est maintenant soutenue par monsieur Bardella".
R.Dati a quand même quelque chose. Dimanche soir, B.Retailleau me disait au téléphone: "Si on gagnait Paris, ça serait génial." Il se mettait à croire en se disant qu'il ne pouvait pas y avoir un meilleur alignement des planètes pour elle.
S.Chikirou se maintient au second tour. C'est un handicap pour elle.
Elle n'a pas S.Knafo dans les pattes. Elles seront toutes les 2 présentes au débat.
On peut imaginer que E.Grégoire a passé un sale quart d'heure ce soir. - C.Roux: B.Retailleau assume de dire aux électeurs du RN de voter pour R.Dati.
Les LR ont une ligne lisible dans ces tractations d'entre-deux-tours? - C.Barbier: Oui, Puisque c'est "pas l'union des droites et, enfin, pas tout de suite".
Les LR ne sont pas allés frapper à la porte des RN comme le PS l'a fait avec LFI pour avoir des renforts, des fusions ou des négociations. Il peut y avoir 2 ou 3 dérapages. Je crois que le candidat n'avait pas l'étiquette LR quand il a passé un accord avec le RN.
Ca énerve J.Bardella, mais il y a quand même des signes donnés pour dire que plus tard, en fonction de la présidentielle et des législatives, l'idée d'une union des droites n'est pas à exclure. Le signe le plus fort reste la position sur Nice.
En rejetant dos à dos C.Estrosi et Ciotti, B.Retailleau sème le doute... - C.Roux: Ca n'est pas rien, que B.Retailleau n'appelle pas directement à voter pour C.Estrosi?
Qu'est-ce que ça raconte localement et pour les LR? - C.Barbier: D'abord, que pour B.Retailleau, Estrosi c'est fini.
Ensuite, un maire de Nice, un ancien président LR qui a franchi le Rubicon, qui a raté son pari en 2024 mais transforme son essai en 2026, ça se considère. Il ne faut pas injurier l'avenir. Peut-être que dans un avenir très incertain pour la présidentielle, le sort de LR peut être de s'atteler à un tel attelage.
L'UDR incarne une potentielle passerelle entre les LR et le RN. Pour l'instant, elle est fermée, elle est là. Ce que Zemmour a raté, Ciotti a commencé à en poser les pilotis. - N.Schuck: L'avenir nous dira ce qu'il en sera, mais je ne crois pas que les LR soient dans l'idée d'aller sur une union des droites par les partis en 2027.
Je crois qu'au contraire, Les Républicains, dans cette campagne municipale au premier tour, ont compris que quand ils se lancent en autonomie stratégique sans la Macronie, sans le RN, ils s'en sortent plutôt bien. Au premier tour, ils font des scores très corrects dans les petites et moyennes villes. Ils ont quelques espoirs de victoire pour dimanche.
Paris ou Nantes, on verra ce que ça donne. Besançon peut basculer. Ils espèrent faire basculer Strasbourg ou Poitiers.
Ils se disent que tous seuls, ils peuvent y arriver. La position personnelle de B.Retailleau, c'est l'union des droites par les électeurs. "Il faut qu'on les siphonne absolument".
La position d'Estrosi vient d'une chose. Il y a eu une réunion hier autour de B.Retailleau et des chapeaux à plumes où C.Estrosi s'est fait dessouder.
Plusieurs ont dit que sa campagne était grotesque, ridicule, qu'il était en pleine panique, que c'était un macroniste, qu'on ne pouvait pas le soutenir. "On ne soutient pas Ciotti, mais on ne peut pas soutenir C.Estrosi." - C.Roux: Voici plusieurs déclarations.
Dans le bloc de droite, que ce soit chez une partie des LR ou les Horizons, ça grince... - C.Meeus: Enormément.
Mais LR soutenait C.Estrosi au premier tour. Il n'avait pas d'investiture officielle, mais le national, comme on dit, soutenait C.Estrosi.
Les LR, localement, s'étaient bien divisés. Une partie, notamment ceux du conseil départemental, soutenaient E.Ciotti.
On voit là tout le problème. La stratégie de B.Retailleau de dire "je fais l'union des droites par les électeurs en essayant de faire revenir à moi les électeurs du RN"peut se compliquer.
Les électeurs LR risquent de partir vers l'UDR ou le RN, et d'autant plus décomplexés quand ils voient les accords qui se font entre LFI et le PS, et que ces efforts passent plus ou moins sans difficulté, que tout ça se fait sur l'ensemble de la France. L'électeur de droite se dit: "Pourquoi je le ferais pas de l'autre côté?" Tout l'enjeu est là.
Vous citiez X.Bertrand. On voit là encore la perspective 2027. - C.Roux: Les LR sont favorables à ce rapprochement avec le RN ou l'UDR? - J.Fourquet: On a vu le score de madame M.Vassal. 12 %.
Toute une partie de l'électorat de droite locale est partie. A Perpignan, il y a eu un communiqué de presse en soutien à L.Aliot.
Toute une partie de la droite est déjà partie. Si B.Retailleau veut faire une réunion de la droite par les électeurs, c'est pas les états-majors qui vont le faire.
Il y a une partie d'arithmétique. C'est les pôles majeurs qui vont siphonner le reste. Les vases communicants sont toujours ouverts, mais ça va découler des pôles les plus importants.
Donc soit E.Philippe, et c'est pour ça que le cas de Nice est intéressant avec C.Estrosi, soit l'UDR et le RN.
La difficulté pour les LR, c'est de conserver ce qui leur reste d'électorat et ne pas le voir être aspiré des 2 côtés. - C.Roux: On parle du RN.
On va parler de Marseille. Quelles sont les villes que le RN pourrait faire basculer, à surveiller? - J.Fourquet: Toulon, évidemment.
Nice, mais ce n'est pas une liste RN... - C.Roux: L.Lavalette est en tête à Toulon. - J.Fourquet: Oui, largement. - C.Barbier: Mais il y a un rapprochement des 2 candidats de droite. - J.Fourquet: On a aussi des petites villes dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, pas loin d'Hénin-Beaumont, où le RN fait aussi de très bons premiers tours et qui pourraient tomber.
Il y a aussi la ville de Nîmes, une ville LR où le député Sanchez, RN, est en tête du premier tour. Ca fait pas mal d'endroits à surveiller, sachant que le RN a réélu quasi triomphalement tous ses sortants, mais il ne disposait que d'une douzaine de municipalités, ce qui est très peu sur les 35 000 communes françaises. On revient à ce qu'on disait sur LFI: on a encore les partis de l'ancien monde, LR et PS, qui ont un stock d'élus très importants, et ces nouveaux partis qui essayent de s'implanter localement, même s'ils ont des réussites un peu spectaculaires, en volume, ça fait peu. - C.Roux: Donc au soir du second tour, le RN pourrait être déçu?
Ca rappelle le scénario des législatives, avec une espèce d'envolée de J.Bardella qui se rêvait à Matignon et, au lendemain du second tour, il y avait encore eu un front républicain et une espèce de plafond de verre. Ca existe encore? - C.Barbier: Oui, parce que c'est pas la razzia ils pouvaient attendre.
L.Lavalette est au second tour, mais les projections la donnaient beaucoup plus haut. A Menton, il y a aussi une union des droites avec une candidate très en tête.
Avignon, ça va être très compliqué avec l'alliance des gauches. Tarascon, ils ont des espoirs. Ce ne sera pas une soirée triomphale.
En tout cas, il n'y a pas la marche irréversible de J.Bardella ou Le Pen vers l'Elysée. - J.Fourquet: Il y a eu un test grandeur nature de la persistance de ce plafond de verre.
Dès le premier tour, il y a eu des affrontements entre une liste RN et d'un autre parti. C'était souvent des petites communes où le RN était plutôt bien implanté. Dans l'écrasante majorité des cas, il ne parvient pas à se faire élire. - C.Roux: Le RN va naturellement surveiller ce qui se passe à Marseille.
Dans la 2e ville de France, le candidat LFI a retiré sa candidature par esprit de responsabilité. La candidate de droite a maintenu la sienne. Le maire sortant socialiste se retrouve face à un RN puissant au premier tour et un message martelé depuis dimanche dernier: faire barrage au RN. - A Marseille, pas un moment de répit pour le maire sortant B.Payan.
Au coude à coude avec le RN, le candidat divers gauche était cet après-midi sur le terrain de son opposant. - Bienvenue dans les quartiers sud. - Ici, dans le 9e arrondissement, le RN a obtenu 45 % des voix dimanche. - B.Payan: Quelle que soit la couleur des peaux, la religion, ils appartiennent à cette grande communauté.
Nous sommes tous des enfants de Marseille. - Objectif: rassemblement. Le candidat B.Payan s'adresse à tout le spectre politique. - Les électeurs LFI, vous comptez sur eux? - B.Payan: Je respecte toutes les électrices et tous les électeurs, qu'ils aient voté LFI, ou n'aient pas voté.
Ils méritent ma considération. Quelles que soient ces revendications, qu'on arrive de la gauche radicale ou du centre, les gens veulent qu'on puisse s'exprimer, vivre ensemble. Les gens ne veulent pas...
Certains veulent, notamment les candidats, qu'on puisse se diviser, que certains ne puissent pas vivre normalement dans cette ville. D'autres savent qui est le RN et les électeurs de La France insoumise particulièrement. - Pourtant, lundi matin, le candidat divers gauche avait déposé sa liste pour le second tour, refusant toute alliance avec LFI.
Mais surprise hier lorsque S.Delogu annonce retirer sa candidature. - S.Delogu: C'est dans cet esprit de responsabilité que nous prenons la décision de retirer notre liste et de ne pas participer au pari inconséquent de B.Payan.
L'orgueil et l'ego d'un homme ne doivent pas précipiter notre ville dans l'abîme. Messieurs-dames les journalistes, encore quelques jours et vous aurez du repos! - Les voix de La France insoumise pourraient-elles se reporter sur B.Payan?
C'est le scénario redouté par le candidat RN, arrivé 2e avec 35 % des voix, qui dénonce un accord tacite à gauche. - F.Allisio: L'extrême gauche, qui est aux portes du pouvoir à Marseille, qui a mis une pression à monsieur Payan depuis des heures et des heures pour arriver à un accord manifestement tacite, cette extrême gauche est dangereuse.
Cette extrême gauche, c'est la violence. Le maire de Marseille ne sera pas B.Payan mais J.-L.Mélenchon.
Face à cette décision d'une grande gravité pour notre ville, j'en appelle à monsieur Retailleau, président des Républicains, ou ce qu'il en reste. J'en appelle à monsieur Attal, président du parti macroniste, ou ce qu'il en reste. Je leur demande solennellement de demander à madame Vassal le retrait de sa liste. - M.Vassal, candidate LR, un caillou dans la chaussure de F.Allisio.
Arrivée 3e avec 12 % des voix, elle a décidé de se maintenir. Alors, dans les rues de Marseille, ce matin, opération tractage chez ces militants pro-M.Vassal pour convaincre les électeurs... - Ca devrait le faire, mais il faut que les gens y aillent.
On n'a pas de 3e chance. - Et défendre le maintien de la candidate LR au second tour. - On est la défense républicaine de la...
Droite et du centre face aux 2 extrêmes. On veut agir sur le quotidien des Marseillais. On n'est pas sur une élection nationale.
On est sur une élection de proximité. Toutes les projections ont montré que, qu'elle se maintienne ou pas, ça n'aurait pas fait le jeu de l'un ou de l'autre second tour. - L'autre enjeu de ce scrutin à Marseille est le taux d'abstention.
Près de 1 électeur sur 2 ne s'est pas déplacé dimanche dernier dans les Bouches-du-Rhône. - C.Roux: Une spécificité sur l'abstention dans les Bouches-du-Rhône et en particulier à Marseille? - J.Fourquet: Oui.
L'abstention est traditionnellement assez élevée dans les fameux quartiers nord, qui sont très populaires, où la participation est relativement faible. C'est aussi un enjeu. On a vu lors du second tour des présidentielles en 2022 ces quartiers se mobiliser massivement face à la perspective d'une victoire de M.Le Pen.
Il y a toujours le réflexe anti-RN qui peut jouer dans ces quartiers, avec un score très important de F.Allisio au premier tour. C'est sans doute là-dessus, hormis le retrait de la liste de Delogu, que compte B.Payan: faire voter dans les quartiers pour faire barrage au RN. - C.Roux: Question. - C.Barbier: Il y a du suspense.
La droite, en capilotade d'une partie des électeurs de droite, pour éviter l'ombre portée de LFI sur la municipalité de gauche, pourrait écouter les sirènes de F.Allisio. - C.Roux: B.Payan a refusé l'accord avec LFI. - C.Barbier: Il sera peut-être récompensé par cette fermeté, mais le retrait est aussi un peu un baiser qui tue.
F.Allisio vient de la droite. Il a racheté le sigle RPR.
Il est bien plus haut que le score du RN aux dernières municipales. Il a mis toutes les cartes dans son jeu. Néanmoins, Delogu s'est retiré et pas Vassal. - C.Roux: Pourquoi elle se maintient? - C.Barbier: Elle perd la métropole.
Elle disparaît du paysage et la droite avec elle. Ce jeu de gigognes de collectivité, ça pèse sur les choix politiques. - C.Roux: On ne lui a pas demandé de se maintenir pour fragiliser le RN? - C.Barbier: Quand on peut se maintenir, on se maintient. - N.Schuck: Elle ne voulait pas non plus être accusée d'avoir favorisé le RN.
B.Payan a quand même de grandes chances de l'emporter. Ce sera un match très symbolique.
Il peut peser dans le paysage politique demain. Il a dit qu'il ne ferait pas d'alliance avec LFI quoiqu'il en coûte. S'il l'emporte, il va pouvoir s'imposer au PS pour dire que la force va à la force et que quand on ne se vassalise pas, on peut l'emporter. - C.Barbier: Avec lui, les candidats de Montpellier et Rouen ont fait le même choix.
Cette vision a perdu au congrès du PS, mais c'est payant dans les municipales. - C.Roux: On revient à vos questions. - J.Fourquet: C'est ce qu'on disait tout à l'heure.
Tout dépend des alliances. Et les électeurs, au 2e tour, ont le choix de cautionner ou non ces alliances. Ils peuvent rester chez eux, voter blanc, voter pour d'autres listes que celles pour lesquelles ils avaient voté au premier tour si la cuisine politique ne leur convient pas. - C.Roux: Question. - C.Meeus: Parce que c'est bien connu, le maire de Toulouse est un fasciste!
C'est un centriste. C'est une manière de souligner quelque chose qui, sinon, serait injustifiable. Il faut le faire au nom de la lutte antifasciste, et on sait que LFI qualifie de fasciste tout ce qui est à droite... - N.Schuck: D'E.Philippe. - C.Roux: Question. - N.Schuck: Dans les faits, ça va conduire à ça.
Le calcul de La Droite républicaine est que E.Ciotti va gagner de toute façon et qu'apporter son soutien à un candidat moribond, C.Estrosi, c'est pas possible. - C.Roux: Question. - J.Fourquet: En partie, mais c'est aussi le fait que S.Knafo se soit retirée.
Les 2 font que le score devient plus serré. - C.Roux: Pourquoi S.Chikirou maintient sa candidature à Paris, d'ailleurs? - J.Fourquet: C'est ce qu'on a dit tout à l'heure.
Elle est très proche de J.-L.Mélenchon.
Elle est dans cette stratégie de faire perdre la gauche socialiste. Si Paris n'est plus dans l'escarcelle du PS, c'est quand même un sacré coup de tonnerre. On ne parlera que de ça dans les jours qui suivront.
Ca serait un affaiblissement de la stature du PS. - C.Roux: C'est une façon de dire au PS "vous avez besoin de nous"? "Nous avons le leadership à gauche"? - J.Fourquet: Exactement. - C.Roux: Question.
Oui, parfois, il n'y avait qu'une liste et les municipales sont terminées. - J.Fourquet: La plupart des communes ont élu leur maire. - C.Barbier: On est dans une élection municipale.
Comment une équipe se constitue pour gérer les problèmes quotidiens des citoyens. Il peut y avoir des rivalités d'hommes, de femmes et de clans, mais on est un pays à 34 000 communes. S'il y avait 4000 communes importantes, on aurait de la politique partout. - C.Meeus: J'ai fait un reportage à Etretat, en Seine-Maritime, à Chamonix, en Haute-Savoie, et à Lège-Cap-Ferret, en Gironde.
On ne m'a jamais parlé de politique nationale. On me parle de transports et de surtourisme. D'ailleurs, le RN, qui était très fort en Gironde aux législatives de 2024, à Lège-Cap-Ferret, avait fait 42 %.
Le RN misait beaucoup en se disant qu'ils allaient cocher cette ville. Ils ont fait 8 %. - C.Roux: Une explication? - C.Meeus: Dans ces endroits, dans ces villes à 9000 habitants, 10 000 habitants, ce sont les enjeux locaux qui priment. - C.Roux: On a un petit recul, maintenant que vous avez pu étudier les chiffres, sur les motivations du vote?
Les Français sont cohérents avec eux-mêmes? Ce qu'ils disaient avant le vote, on l'a retrouvé après? - J.Fourquet: Ca va varier en fonction des tailles des communes, mais c'est les enjeux qui dominaient.
Il y a une dénationalisation du scrutin, avec la faible implication du camp gouvernemental. - C.Roux: Question. - C.Barbier: Non, sur les appareils, il n'y aura pas un acte Bardella-Retailleau comme il y a eu Le Pen-Ciotti en juin 2024.
En revanche, il y a la perspective de la présidentielle. S'il y a un second tour Bardella-Mélenchon, tous les électeurs LR vont voter Bardella pour éviter Mélenchon. Il faudra bien que le parti essaie de survivre derrière.
Bardella aura besoin de se renforcer avec des équipes pour son gouvernement, sécuriser les législatives...
Cette union des droites se fera par la force, à ce moment-là. - N.Schuck: Il n'y aura plus d'union des droites, parce que ce sera la mort des Républicains. - C.Barbier: Pour l'instant, Retailleau continue à penser que les LR ont une voie entre la Macronie déclinante et un RN qui plafonne. - C.Roux: C'est pas ce qu'on voit à Marseille, pour le coup.
La droite a été remplacée par le RN. Question. - N.Schuck: Un petit peu, on va pas se mentir...
Je ne citerai pas de noms, mais on a vu d'anciens colistiers de P.-Y.Bournazel rallier R.Dati.
On a bien compris que ça n'était pas pour ses beaux yeux mais parce que c'était bien d'avoir un poste au conseil municipal. La politique n'est pas toujours grandiose. - C.Roux: Question. - J.Fourquet: Ils sont élus sur des programmes.
Ensuite, il faut qu'ils agissent. Il faut faire le distinguo entre les très grandes villes où il y a des capacités d'action importantes et les villes de taille plus modeste où les budgets sont moins conséquents. C'est un élément dont on a assez peu parlé dans cette émission: le poids de l'intercommunalité.
Beaucoup de choses s'y décident. Les premiers chiffres dont on dispose sur l'abstention laissent à penser que dans beaucoup de communes rurales, on a forcé les communes à entrer dans des intercommunalités, puis les intercommunalités à fusionner les unes avec les autres. Beaucoup d'habitants estiment que le pouvoir s'est éloigné de leurs préoccupations et que les maires n'ont plus les manettes. - C.Roux: Question. - C.Meeus: Parce que les étiquettes marchent aujourd'hui.
La plupart des candidats, sur leurs affiches, ne mettaient pas qu'ils étaient socialistes ou LR. C'était "Marseille en avant", "Limoges pour tout le monde", "J'aime ma ville"... - C.Roux: Loin des étiquettes parisiennes. - C.Barbier: Et une fois élus, les appareils demandent de ne plus s'occuper de politique nationale. - C.Roux: Question.
Au-delà des alliances et des calculs d'appareil, c'est dit. Merci à tous. Cette émission sera rediffusée ce soir.
On retrouve l'équipe de "C à vous". - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Au programme, attention aux fake news. Plus du tiers des contenus liés à la guerre au Moyen-Orient sont générés par l'IA. 90 % des Français ne sont pas totalement en mesure de repérer une fausse information.
C'est le résultat d'une étude de l'Ifop, par F.Cros et T.Huchon, qui sont nos invités.
Emmanuel Grégoire