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Audition parlementaireGroupe Droite Républicaine Assemblée nationale· 4 juin 2025 4 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeSolidarités & famille

M. Corentin Le Fur - Violences urbaines

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Question au ministre de l'Intérieur sur les violences urbaines après la victoire du PSG et sur la proposition de loi casseur payeur.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Corentin Le FurChiffre
    « Plus de 600 interpellations, au moins deux décès et des centaines de blessés. »
  • 1:00Corentin Le FurFait
    « Tous ceux qui cassent, qui brûlent, qui pillent, qui caillassent les forces de l'ordre ou les pompiers doivent être condamnés et lourdement sanctionnés. »
  • 4:30Bruno RetaillotFait
    « On ne peut pas seulement opposer une réponse sécuritaire parce que on ne mettra jamais des cordons de CRS devant chaque vitrine de magasin. »
  • 5:00Bruno RetaillotFait
    « La société française n'a pas à payer pour des casseurs. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Parole est à présent à monsieur Corentin Lefur pour le groupe droite républicain. Merci madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'intérieur.

La victoire historique du PSG samedi soir aurait dû nous offrir une soirée de liè, de partage et de communion collective. Elle a malheureusement été gâchée par des scènes insupportables et inqualifiables. Des scènes de chaos en plein Paris devenu hélas tristement banales.

Vitrines cassées, magasins pillés, voitures brûlées, supporters agressés, force de l'ordre et même pompiers pris pour cible. Le bilan est dramatique. Plus de 600 interpellations, au moins deux décès et des centaines de blessés.

Aujourd'hui, comme beaucoup de Français, j'ai un sentiment d'écœurement. Je pense à tous ces vrais supporters du PSG, à tous ces amoureux du football qui se sont fait voler leur victoire et gâcher leur bonheur par des casseurs et les voyou. Je pense à toutes ces familles, à tous ces gens honnêtes, à ces citoyens respectueux qui par peur d'être dépouillés ont même renoncé à sortir pour fêter le titre de leur club.

Ce scénario se répète désormais à chaque grand rassemblement. Une minorité violente, souvent organisée, saccage l'espace public et s'en prend au commerçant. Monsieur le ministre de l'intérieur, je connais votre détermination absolue et votre grande fermeté.

Nous devons trouver une réponse collective pour dire plus jamais ça. Tous ceux qui cassent, qui brûlent, qui pillent, qui caillassent les forces de l'ordre ou les pompiers doivent être condamnés et lourdement sanctionnés. Et surtout surtout ils ne doivent plus bénéficier d'un seul euro d'aide de l'État.

C'est pourquoi avec mes collègues de la droite républicaine, nous avons déposé une proposition de loi pour instaurer un principe de casseur payeur. Notre proposition est simple. Plus de RSA, plus d'allocation, plus d'APL, plus d'aide à la formation, plus aucune aide pour ceux qui sèiment le chaos dans notre pays.

C'est en les frappant aux porte-monnaaies qu'on pourra mettre fin à cette triste spécificité française et je l'espère retrouver le sens de la fête dans notre pays. Êtes-vous prêt, monsieur le ministre, à soutenir cette initiative ? Je vous remercie.

Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à monsieur Bruno Retaillot, ministre de l'intérieur. Madame la présidente, monsieur le député Corentin Lefur, ce sera avec joie bien sûr que je soutiendrai cette proposition de loi.

Vous avez totalement raison face à ces barbares. On ne peut pas seulement opposer une réponse sécuritaire parce que on ne mettra jamais des cordons de CRS devant chaque vitrine de magasin. On ne mettra jamais des escadrons de gendarmerie mobile dans chaque Carrefour, sur chaque Carrefour, sur chaque rue de de France.

La réponse, elle doit être aussi judiciaire au-delà de la réponse sécuritaire. Et vous avez raison, le principe du euh casseur payeur doit être le point cardinal. Euh quatre propositions.

La première, c'est que l'État se retourne systématiquement vis-à-vis de ces casseurs pour qu'il puisse créer une dette personnelle ineffaçable et qu'il puisse mobiliser le trésor public pour les moyens de recouvrement. 2è proposition, la mobilisation aussi de la solidarité familiale. Nous avons un code pénal, un article 227-17 qui n'est pratiquement jamais utilisé et qui permet de rendre les familles solidaires lorsque elles sont défaillantes. 3è élément évidemment faire payer les casseurs en matière d'aide sociale pour les réduire ou même les effacer totalement.

La société française n'a pas à payer pour des casseurs et enfin rendre automatique rendre automatique la constitution de partie civile parce que beaucoup de commerçants, d'artisans, de français, de collectivités ne pensent pas en réalité à engager ces démarches de constitution de partie civile pour faire payer les casseurs. Il faut donc systématiquement que cette constitution de partie civile soit prévue pour que enfin il y ait un plein exercice de ce principe. tu casses et bien tu peras.

Merci beaucoup monsieur le ministre.

M. Corentin Le Fur - Violences urbaines — Corentin Le Fur · Pourquijevote