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Audition parlementairePublic Sénat (sur YouTube)· 7 février 2023 28 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleJusticeTravail & emploi

Retraites : ambiance électrique à l'Assemblée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Cette mobilisation qui s'annonce encore suivie vous inquiète ?

  • 2:00FerméeRéponse partielle

    Est-ce que ça veut dire que c'est encore plus d'un million de personnes dans la rue aujourd'hui ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'aujourd'hui vous comptez plus sur la rue que sur les débats parlementaires pour faire bouger le gouvernement ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le système actuel est déjà injuste pour les femmes à la retraite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00politiquePromesse
    « nous avons toujours été très très direct nous voulons mener une réforme des retraites pas pour nous mais pour notre pays »
  • 3:00politiqueChiffre
    « plus de 80% opposés à la réforme 80% des actifs »
  • 5:00politiquePromesse
    « une taxe sur les super profits »
  • 7:00politiqueChiffre
    « les pensions de retraite pour les hommes étaient supérieurs de 40% à celle des femmes de Patricia »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

est-ce que cette mobilisation qui envoie s'annonce encore suivi vous inquiète t'inquiète la majorité une mobilisation ne doit jamais inquiéter au contraire elle doit être entendue une mobilisation sert à faire exprimer des revendications et des revendications qui sont légitimes le seul enjeu que nous avons aujourd'hui c'est quels sont les vecteurs pour porter ses revendications au sein de l'Assemblée nationale et force est de constater qu'après plein de près de 28 heures de débats en commission des affaires sociales la semaine dernière et puis les quelques heures de débat où nous avons essayé de pouvoir nous faire entendre hier dans l'hémicycle et bien les revendications ne sont pas portées et c'est ça l'enjeu que nous avons aujourd'hui on va y venir en savoir ce qui s'est passé dans les musiques vous dites une mobilisation doit être entendue est-ce que ça veut dire que c'est encore plus d'un million de personnes dans la rue aujourd'hui il pourrait y avoir un rafraîchissement de ce projet il doit y avoir un infléchissement de cette réforme le projet a déjà pas mal évolué par rapport à ce qu'il était au moment des présidentielles effectivement nous avons toujours été très très direct nous voulons mener une réforme des retraites pas pour nous mais pour notre pays pour conserver le modèle social dans lequel nous sommes nous étions sur 65 ans nous sommes passés à 64 ans nous étions pour une revalorisation des pensions minimales pour les prochains retraités ce qui vont être à la retraite et nous avons fait un et ceux qui vont être à la retraite plus ce qui le sont déjà actuellement nous continuons à avancer mais pour pouvoir avancer il faut que se débat puisse avoir lieu le temps par le Nanterre a commencé et donc il faut que ce temps parlementaire puisse se mettre en place avant de revenir sur ce qui s'est passé hier dans l'assemblée est-ce qu'aujourd'hui vous comptez plus sur la rue que sur les débats parlementaires pour faire bouger le gouvernement mais les deux sont liés je serai cet après-midi aux côtés de toutes celles et ceux qui se mobilisent contre ce cette réforme qui trouve qu'elle est particulièrement injuste injustifiée qui voit une violence sociale supplémentaire puisque les personnes qui se mobilisent elles vivent aussi dans un contexte actuellement ou il y a l'inflation qui continue de grimper il y a eu la réforme de l'assurance chômage extrêmement violente il y a les prix de l'énergie qui flambent donc un contexte social des gens déjà extrêmement difficile et qui voit dans ce contexte en plus le fait qu'on va leur prendre deux ans deux ans sur leur vie sur leur temps libre deux ans pour certains dans des travaux dans un travail qui va être particulièrement pénible et donc nous à l'Assemblée on va porter ce refus massif qui existe dans le pays vous connaissez les chiffres plus de 80% opposés à la réforme 80% des actifs et plus le gouvernement parle plus la mobilisation et le rejet sont massives dans le pays donc nous à l'Assemblée évidemment on va pas se taire on va la porter cette mobilisation et si le gouvernement est la majorité pense que nous allons être tranquille et sages évidemment ils se trompe je fais réagir plus le gouvernement par les plus alors cette phrase cette phrase ou alors entendu en longueur de journée je pense qu'on a bien compris vous avez tous la même fiche sur ça je pense qu'on peut passer aujourd'hui dans les vraiment ce trajet par coeur donc c'est pas la peine d'aller plus loin maintenant on va parler on va plutôt parler des Français effectivement l'enjeu que j'ai aujourd'hui c'est que deux points et sur la forme et sur le fond sur la forme qu'on a vu hier et assez inquiétant parce qu'en fait la LFI sans s'en rendre compte enfin j'espère sans s'en rendre compte se comporte comme un cheval de Troie du rassemblement national pendant qu'ils sont en train de faire des claquettes et vraiment de faire des claquettes qui s'est passé hier à l'Assemblée nationale et indigne indigne et bien nous avons le rassemblement national qui en coulissent sagement manches en pop-corn et attention l'heure sagement et tranquillement et donc ça aussi nous devons être capable de le dénoncer ça c'est sur la forme sur le fond mais moi je suis très étonnée d'entendre que des élus de gauche nous laissent entendre que le système de retraite tel qu'il existe aujourd'hui à la panacée mais pardon ce système n'est pas la panacée mettez de côté si vous voulez le sujet du financement est-ce qu'aujourd'hui ce système est équitable est-il juste sur les pensions minimales sur les carrières hachées sur le sujet des femmes sur l'ensemble des sujets de pénibilité de carrière longue est-ce qu'aujourd'hui c'est la panacée et donc ce que je vous dis c'est saisissons-nous de ce texte pour faire avancer ces sujets parce que je reprends vos mots la violence sociale ça serait de ne rien faire du tout on va revenir sur le fond sur la forme Elsa aussi évidemment je vais vous laisser répondre on va commencer par la forme Alexandre puisque le débat était marqué hier dès le début par de multiples prises de parole de la gauche à propos d'émotions référendaire ces fameux textes déposés par l'opposition pour organiser un référendum sur la réforme des retraites la gauche et le rassemblement national avait déposé chacun leur motion référendaire le problème c'est qu'une seule motion peut-être discutée dans l'hémicycle et c'est la motion du rassemblement national qui avait été tirée au sort et or deux questions pour la présidente de l'Assemblée nationale il y a le bonprivée il y a une bonne privée d'examinée une nouvelle motion référendaire une troisième motion qui avait été déposée par le groupe liotte liberté indépendant outre-mer et territoire et soutenu par la gauche hors de question d'examiner cette troisième motion ce qui a provoqué la colère de l'opposition et surtout de la gauche écouter insoumise et la présidente du groupe insoumis Mathilde panot on sent la très bien dit elle a été déposée dans les délais il n'y a aucune raison pour que vous rejetiez cette troisième motion référendaire si ce n'est de rajouter encore un déni démocratique au coup de force que vous êtes en train de faire au million de Français qui manifestent dans ce pays alors faut imaginer que tous les groupes d'opposition concernés par cette notion référendaire ont pris la parole pour faire des rappels au règlement ça a retarder le début du débat sur la retraite et se temps perdu par cette querelle de règlement ça exaspéré la présidente du groupe Renaissance Aurore berger écoutez 40 minutes de perdues pour le débat qu'attendent les Français alors oui posons la question qui dans cette hémicycle fait la courte échelle à l'extrême droite c'est vous qui dans cette musique le vote le plus avec le rassemblement national c'est vous nous voulons débattre et nous sommes ici pour débattre voilà un débat extrêmement agité un brouhaha alimenté notamment par la gauche de l'hémicycle et face à la colère de ses députés de gauche et bien le ministre du Travail Olivier du socle qui voulait commencer les débats il est bien il l'a même pas pu s'exprimer regardez madame la présidente de la commission des affaires sociales mesdames et messieurs mesdames le rapporteur général Mesdames et Messieurs les rapporteurs mesdames et messieurs les députés [Applaudissements] plus de 45 minutes avant que les débats ne puissent commencer que les ministres ne puissent s'exprimer est-ce que un débat serein peut se tenir dans ces conditions sur cette réforme bah écoutez il va falloir poser la question au gouvernement et à la majorité qui hier à la violence sociale que représente ce texte a ajouté un déni démocratique c'est bien la majorité une majorité certes relative mais la majorité qui a utilisé un règlement certes peu précis mais qui la manœuvrait à l'extrême pour permettre au rassemblement national et bien d'être son faible opposant face à cette réforme c'est le gouvernement et c'est la majorité qui qui ont choisi qui ont choisi ça il faudrait faire quoi se taire ne pas écouter les millions de nos concitoyens qui et bien dans ma circonscription à l'image de ceux de ma circonscription me disent battez-vous défendez-nous demandez le retrait voilà ce que ce que nous faisons et moi je n'ai pas honte de dire qu'effectivement nous n'allons rien lâcher pour permettre et bien que ce rejet massif qui existe dans le pays soit entendu la deuxième chose sur les revendications et les propositions vous avez dû participer comme moi à la commission où nous avons examiné ce texte pendant comment pouvez-vous dire que sur la question de l'égalité salariale qui est au coeur de la question des retraites que sur la question de la manière d'augmenter les recettes pour pour les retraites sur la question de l'emploi des seniors sur la question de la pénibilité partout nous avons mis des propositions donc oui nous assumer extrêmement opposé à votre projet et d'avoir des propositions vous êtes en train d'essayer de faire ici un débat que nous avons pas pu avoir en commission des affaires sociales et c'est pas faute de vous l'avoir demandé c'est bien d'essayer de faire des débats de fond sur les plateaux télé je pense que notre rôle de je pense que notre rôle de parlementaire c'est de le faire là dans l'émission est-ce que nous avons vu hier je le dis très calmement il y avait de nombreuses personnes qui nous regardaient il y avait des jeunes en tribunes il y avait des adolescents tribune et le spectacle qui a été donné ce n'est pas des débats forts des débats danse des débats extrêmement rudes ça c'est notre rôle si nous ne sommes pas d'accord et il n'y a pas de sujet mais de voir ce qui a été fait avec le ministre Olivier du soft qui arrive à la tribune et qui n'arrive même pas à parler on a dû suspendre et c'est pas simplement au bout de deux trois minutes pour rappeler au calme ça a duré des minutes très très longues ou la présidente de séance et elle brune pivée vous a demandé simplement de laisser le ministre pour voir s'exprimer et vous savez très bien que vous auriez eu loisir de lui répondre et bien ça c'est pas une marque d'opposition c'est simplement un problème d'éducation de la de certains députés de la lsfi écoutez il manque d'enseignants dans les écoles je propose à Madame Thévenot d'y aller je ne suis pas une entreprise non mais simplement le mépris vous avez raison et celui que nous voyons à l'oeuvre de la part de votre majorité et du gouvernement et qui est absolument ministre de santé concitoyens vous savez hier il y a la députée Rachel kéké qui a exprimé très très clairement et avec des mots très justes ce qui est ressenti aujourd'hui dans la population je vous remercie de me laisser parler vous demandez du débat nous l'avons nous l'avons ici et donc elle a dit vous allez mettre à genoux ceux qui ont tenu et qui tiennent la France debout voilà résumé la violence sociale que vous mettez à l'oeuvre nous avons toutes et tous applaudi les essentiels de ce pays pendant le covid le président de la République est venu dire nous allons revaloriser ces personnels attendent toujours la revalorisation et vous leur dites aujourd'hui ce projet de loi que vous allez les faire travailler deux ans de plus et parfois pour certains et certaines beaucoup plus et pour les femmes en particulier dont vous instrumentalisez la cause vous instrumentalisez la cause au travers de ce projet de réforme les essentiels de ce pays sont ceux et celles que vous mettez le plus à genoux par votre réforme on va venir sur la question des femmes un peu plus tard je vous laisse répondre non moi je dis très simplement j'ai tout à fait entendu madame kéké hier et j'ai entendu d'autres collègues d'autres bancs nous les avons écoutés ce que je vous demande c'est d'être capable de faire la même chose tout simplement argument contre argument parce qu'en fait ce dont il s'agit vous avez tout à fait raison ce n'est pas de vous ce n'est pas de moi mais c'est de celles et ceux que nous sommes censés représenter et nous avons aujourd'hui vous l'avez très justement dit vu notamment pendant la crise covid que le système tel qu'il existe aujourd'hui n'est pas pérenne notamment pour les plus les plus les plus précaires les plus modestes les plus fragile de notre système vous allez mettre à jour alors accepter de travailler sur ce texte accepter de le faire je suis une parlementaire c'est quand même assez cocasse si ce n'est pas dire autre chose de supplier notre parlementaire de dire s'il vous plaît débattons en commission des affaires sociales nous n'avons pas pu débattre vous n'avez posé amendement identique sur amendement identique sur a mais mon nom identique pour remplacer 1% par 2 % par 4% pour 50 3 heures rien que sur cet exemple là et je pourrais en citer des tas donc moi ce que je demande aujourd'hui ne volez pas ce débat aux Français Elsa question est-ce que 18000 amendements beaucoup de de leçons de morale non je les écoute avec une forme d'amusement je le redis pas de vous assure nous assumons pleinement le fait de porter aujourd'hui le rejet massif qui existe dans ce pays nous assumons d'être sur une bataille pour le retrait pur et simple de ce texte qui vient je le redis demander encore et encore des efforts à celles et ceux qui ne font que ça se faire des efforts sur le fond vous savez pourquoi je minimise ces espèces de leçons de morale au précédent mandat nous avons porté un une proposition de loi pour faire en sorte que les temps partiels subis cesse et qu'il y ait des sanctions fortes pour les entreprises c'est cette même majorité qui les a refusés donc vous savez les leçons de morale aujourd'hui ou les éléments de langage très bien travaillé qui viennent compliqué que cette réforme des retraites serait faite pour les carrières longues pour ceux qui subissent les temps partiels subis alors même que ce même gouvernement cette même majorité ne cesse d'être dossier et particulièrement gentil avec les milliards avec les profiteurs de crise les leçons de morale il me passe par-dessus la tête pardon on va regarder parce que visiblement ils veulent pas aller dans le fond des amendements on va le faire on va le faire parce que je pense qu'on y arrivera pas dans l'hémicycle mais sur effectivement les 17000 amendements portés par la LFI la nuque deux tiers deux tiers c'est effectivement des taxes c'est pas des taxes sur les effets de rente c'est pas des taxes sur le capital c'est des tactes sur le salaire sur le travail juste donc il va falloir cotisations vous savez ce que c'est une cotisation salariale j'ai travaillé comme vous j'ai eu des fiches de salaire comme vous donc je n'ai pas essayé de député toute ma vie pourquoi vous donc je suis en train le cotisation laissez-moi le finir à la place de taxes et bien une cotisation salariale ça vient faire quoi ça vient grever le pouvoir d'achat des Français pas dans 5 ans dans 10 ans à la fin du mois à l'heure où nous avons une crise inflationniste alors où effectivement nous avons un sujet de pouvoir d'achat votre seule solution c'est de venir prendre dans la poche des français et notamment ceux qui sont les plus précaires et les plus modestes vous avez même fait un amendement pour favoriser les retraités les plus à l'aise financièrement donc un moment je veux bien vous voulez pas parler du fond je comprends parce que c'est gênant à force de parler à force de déposer des milliers d'amendements dans le contrôle pas vraiment ce qu'il y a dedans et bien parlons du fond allons sur ce débat n'ayez pas peur nous sommes là vous êtes là ayons argument contre argument pas pour vous encore une fois pour celles et ceux qui nous regardent mais aussi pour celles et ceux que vous allez entendre en manifestation aujourd'hui comme vous l'avez fait la semaine dernière et la semaine d'avant l'enjeu aujourd'hui c'est de faire en sorte que ces manifestations puissent faire porter des revendications au sein de l'hémicycle pour télé les revendications elles sont claires dans la rue peut-être que si vous y étiez vous les verrez et donc c'est le refus le refus dès l'allongement non je vous remercie le refus de l'allongement de la durée du travail voilà voilà ce qui est demandé à la retraite voilà ce qui est demandé mais vous savez oui ils ont envie d'avoir une retraite ils ont envie d'avoir une retraite en bonne santé ils ont envie d'avoir des pensions dignes tout à fait voilà ce qui est de nouveau et vous le savez très bien que des propositions nous en formulons puisque vous revendiquez le fait qu'il y ait eu aussi de la concertation les syndicats ont formulé des propositions lesquelles lesquelles avez-vous retenues supplémentaires il propose des recettes supplémentaires refusé des recettes vous refusez d'acquérir des retraites supplémentaires vous savez à la rentrée quand nous sommes arrivés en septembre dans l'hémicycle qu'avons nous proposer une taxe non quand nous sommes re-rentrés une taxe sur les super profits vous avez refusé alors ça veut dire que vous avez refusé si vous me laissiez finir puisque nous nous proposions une taxe sur les super profit pourquoi pourquoi nous l'a proposions simplement parce que aujourd'hui il y a des gens dans ce pays des milliardaires en l'occurrence des très grandes entreprises que vous ne cessez de favoriser par de l'argent public sans contrepartie et sans évaluation qui ne contribue pas à la hauteur de ce qu'il devrait contribuer dans ce pays et ça ne s'appelle pas de la capitalisation ça s'appelle simplement une autre répartition de la valeur ajoutée celle produite par les salariés donc oui il y a des financements possibles sauf que les financements possibles que nous proposons ce sont des financements plus juste car ils proposent une meilleure répartition des richesses et ça vous le refusez c'est ça que vous refusez que celles et ceux qui créent la richesse bénéficient de la richesse qu'il produit je peux vous réalisez j'entends tout à fait cet argument de dire que nous avons baissé l'imposition sur les entreprises je l'entends tout à fait oui nous l'avons fait et oui nous l'assumons mais de dire que c'est contrepartie c'est faux 1,4 millions d'emplois créés en 6 ans essentiellement des CDI c'est pas la plus belle des contreparties celle-là celle qui permet non pas de se poser des questions de où on va trouver un salaire mais aujourd'hui on se pose la question justement d'augmenter les salaires donc encore une fois il est faux de dire que nos entreprises sont simplement pour s'engrais sont simplement là pour s'agresser elle participe elle participe à faire en sorte que nous soyons une société où l'autonomie financière peut être accessible à tous et notamment notamment pour les femmes donc sur ça j'aimerais qu'on arrête sur le principe maintenant sur le sujet du financement je répondrai tout à fait votre sujet de allons chercher des financements ailleurs sur les effets de ronde sur le capital bon visiblement c'est parce que vous avez posé dans vos amendements mais allons-y et bien assumez allez au bout de votre raisonnement et dites très bien on sort du système par répartition mais on rentre dans un autre mais le système para répartition c'est c'est assez simple je veux dire c'est c'est dans un dictionnaire très répartition de la valeur ajoutée vous savez le vous savez le fruit mais accepte le fruit du travail à gauche veut en finir avec le système le fait mais simplement vous entendez ce que je vous dis le fait le fait en face de vous entends très bien le fait qu'aujourd'hui l'argent aille plus vers le capital que vers le travail et pas poser des amendements prendre de l'argent pour aller vers le travail ce n'est pas capitalisation c'est la juste rémusion des fruits du travail madame écoutez vous avez choisi par le démocratique que vous organisez de faire une loi au travers d'un plfsr SSR plutôt qu'une loi organique admettez la méthode que vous avez choisie et vous le saviez pas déposer tous les 17000 que que tous les amendements que nous voulions simplement parce que ce projet de loi de finance de la sécurité sociale qu'est-ce qu'il permet uniquement de regarder sur 2023 et vous le savez vous le savez très bien on va c'est pour ça que vous avez choisi cette méthode on parler d'un sujet sur lequel je crois vous les débattre et qui intéresse évidemment les Français c'est la retraite des femmes ça fait partie des points de discussion feront-elles pénalisées par cette réforme c'est la question avant de vous entendre on va regarder le portrait d'une auxiliaire de vie à Conflans-Sainte-Honorine elle devra partir à la retraite à 67 ans en raison de sa carrière haché Gaspard flamand est allé la rencontrer 7h30 du matin le jour se lève à peine sur Conflans-Sainte-Honorine patricia est auxiliaire de vie elle se rend à sa première visite de la journée il s'agit d'Anna magie de 99 ans on l'aidera pour le lever la toilette le petit déjeuner l'accompagnement le rassurer voir si la nuit s'est bien passée on donnera les médicaments également non non attendez prenez votre temps prenez votre temps réveillez-vous doucement moi je vais faire comme d'habitude un peu le ménage non non prenez votre temps réveillez-vous elle sait déjà qu'elle devra attendre 67 ans pour partir à la retraite sans avoir atteint le taux plein travaillez encore 10 ans lui semble compliqué le fait de faire des transferts de passer d'une personne à l'autre m'a vu qui baisse au niveau de la route ça va devenir dangereux ce sera et pour moi les véhicules les personnes que je risque de rencontrer il y a trop de contraintes on est fatigué usé alors c'est la confiture à l'abricot c'est ok pourtant Patricia travaille depuis 20 ans mais avant d'être auxiliaire de vie elle travaillait avec son mari sur une exploitation fluviale en tant que conjointe collaboratrice un statut qui ne lui a pas permis de cotiser pendant ces 7 premières années de vie professionnelle donc elle n'a pas eu le droit non plus à des congés maternité pour la naissance de ces deux enfants c'est alors arrivé qu'elle change de voix et devient auxiliaire de vie au départ à son compte ah oui je vais avoir une carrière hachée l'aide à la personne et ben quand quelqu'un meurt vous vous avez pas tout de suite à remplacement donc c'est on n'a pas de chômage pour un contrat par exemple de 10h dans votre semaine donc on peut pas s'inscrire au chômage bien coupé mais c'est comme ça aujourd'hui salarié d'une entreprise cotisée pour sa retraité plus simple aujourd'hui assieds-toi merci comme on avait pensé c'est un peu un peu hard pour Patricia le système de retraite reste dans son ensemble défavorable pour les femmes c'est pas valorisé la femme et je vais dire l'homme voilà il y a l'homme et la femme mais pour moi dans cette société elle n'est que la main de l'homme et on la rétribue à la retraite pour la valeur de la main et pas pour l'être entier qui a mis au monde voilà en 2021 les pensions de retraite pour les hommes étaient supérieurs de 40% à celle des femmes de Patricia quelle réponse vous pouvez leur apporter elle va justement c'est ça qu'on doit pouvoir répondre c'est à ça qu'on doit aujourd'hui pouvoir s'attacher de répondre au sein de l'Assemblée nationale nous devons pouvoir apporter une réponse à Patricia sur le sujet des carrières hachées elle le dit très justement elle en est la victime dans le système actuel répondons-y pour corriger cet effet-là vous parliez aussi dans votre reportage des pensions minimales qui sont en général les femmes pour 40% et bien nous proposons effectivement de travailler ce sujet parce que c'est profondément les femmes qui sont touchées par ce par cette précarité au moment de la retraite donc ce que je dis très simple c'est nous entendons Patricia comme d'autres en réalité nous devons avoir à coeur de répondre à leurs problématiques pas dans deux ans pas dans trois ans mais dès cette année est-ce que le système actuel est déjà injuste pour les femmes d'abord à la retraite c'est rappelé dans dans le reportage les femmes touchent en moyenne 40% de moins que les hommes à la retraite l'écart se réduit un peu au moment des pensions de réversion mais très clairement c'est le miroir grossissant des inégalités dans l'emploi donc c'est bien là qu'il faut agir au moment de l'emploi sur les inégaux sur l'inégalité salariale qui persiste environ de 25% sur les carrières hachées incomplètes sur le temps partiel subit j'en parlais précédemment donc c'est là les leviers d'action d'ailleurs c'est un levier d'action puissant l'inégalité salariale puisque si on atteint l'égalité salariale c'est 6 milliards de cotisations de recettes supplémentaires pardon dans les caisses de retraite donc vous voyez sur la question de l'équilibre du financement des retraites l'égalité salariale est un levier puissant qui le permet je dis une chose sur ce que dit toutes les réformes qui ont le reculer l'âge de départ à la retraite ont approfondi les inégalités hommes femmes à la retraite c'est vrai dans tous les pays européens et nous le constatons partout donc le report en lui-même va encore pénaliser un peu plus les femmes voilà pourquoi nous y sommes extrêmement opposés les inégalités pénalisent encore plus les femmes que le système d'aujourd'hui évidemment et en plus j'y ajoute que la question de la pénibilité pour les métiers féminins et le moins reconnu vous le savez déjà la majorité précédente d'Emmanuel Macron a retiré quatre critères de pénibilité sur des charges lourdes sur les éléments toxiques etc mais nous nous pensons qu'il y a des critères de pénibilité ça fait partie d'amendements d'ailleurs à ajouter et qu'elle concerne très majoritairement les métiers féminisés on pense au fait par exemple je pense aux aides à domicile qui vont porter des personnes plusieurs fois dans la journée les personnes qui ont des gestes répétitifs de ce type et ce n'est pas les éléments qui sont apportés aujourd'hui et qu'on a entendu en commission par la majorité sur l'idée qui refuse d'ailleurs le terme de pénibilité vous souvenez le président de la République vous voulez pas entendre ce mot il parle maintenant on parle d'usure non il y a une pénibilité très forte aujourd'hui dans des métiers et particulièrement dans les métiers féminisés je le redis cette réforme elle est une peine une double peine pour les femmes elle va être défavorable pour tous et particulièrement pour les femmes je laisse répondre Christiane plus les femmes que le système de premier point déjà et très rapidement l'ensemble des 28 heures de débats que nous avons en commission a été retranscrit en direct et toujours disponible sur le site de l'Assemblée nationale j'invite tout le monde d'y aller parce que effectivement nous avons parlé de pénibilité en long en large en travers et non nous n'avons pas pu aller très loin dans le texte parce que on y a vous y avez empêché ça c'est un premier point deuxième point et bien en fait je me rends compte que sur le fond nous sommes d'accord vous le dit très justement ça vous embête mais moi je suis plutôt rassurée de nous dire de nous dire qu'effectivement le système tel qu'il existe aujourd'hui pénalise les femmes et faisons en sorte que la réforme que nous proposons pour justement enrayer ça et bien soit la mieux possible pour les femmes notamment qui sont souvent les plus précaires et les plus modestes au moment de la retraite et c'est inadmissible et donc c'est pour ça que je dis allons nous avons la possibilité dès cet après-midi d'aller dans le fond après la manifestation bien sûr mais d'aller dans le fond des amendements un par un débat après débat argument après argument non pas pour nous dire que vous avez raison nous avons tort ou l'inverse mais pour répondre à ces femmes justement précarisées qui ont besoin qu'on leur apporte des réponses tout de suite donc vous êtes prêtes à supprimer faisons les 64 ans on n'est pas dans les mythique vous dites nous sommes d'accord donc j'entends cette phrase j'ai dit juste avant que toute mesure qui allonge encore le temps de travail pour les femmes pénalise les pénalises encore plus et qu'elle approfondit les inégalités vous me répondez nous sommes d'accord vous dites nous sommes d'accord donc je vous dis prouvez-le et à mon avis de toute façon vous finirez par y arriver et il nous reste 30 secondes en permanence mais madame sérieusement je sais pas pourquoi il y a cette attitude il faut qu'on en dépasse il s'agit pas de vous il s'agit pas de moi il s'agit vraiment des gens qui nous regardent et donc je le dis encore une fois on connaît tous ces métiers pénibles soit parce qu'on les a vécu nous-mêmes parce qu'on a vu nos parents les vivre soit parce qu'on a des amis et de la famille qui les vivent ayons ce respect c'est dignité de porter leur voix c'est vraiment ce que les gens ressentent le respect de la dignité de la part du gouvernement franchement vous avez foutez d'aller sur le fond vous avez vraiment Patricia qui a demandé courage mais du culot vous en avez ça c'est sûr de ce débat et on va suivre évidemment à l'Assemblée nationale pendant 15 jours d'abord on regarde [Musique]