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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 27 mars 2026 60 minFond programmatiqueEnvironnement & énergieOutre-merEurope & internationalÉconomie & entreprises

Le Pacifique Sud face au changement climatique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous décrire les conséquences du changement climatique en Polynésie française ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Quels moyens l'État et la Polynésie déploient-ils pour l'adaptation et l'atténuation ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Comment la France intègre-t-elle la Polynésie dans sa diplomatie climatique régionale ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Quelles synergies développer entre outre-mer et diplomatie régionale ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Quels savoir-faire polynésiens pourraient inspirer la région ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Quel rôle pour la France dans la COP 31 co-organisée par l'Australie et les États insulaires ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le rapporteur, mes chers collègues, nous allons vivre un moment attendu de notre mission d'information puisque nous aurons tout d'abord une audition maintenant et puis un peu plus tard une table ronde consacrée au Pacifique sud des terres chères à notre rapporteur qui d'ailleurs a lui la chance d'y être alors que nous ne sommes nous à Paris. Je vous rappelle que cette mission d'information consacre à la diplomatie climatique qui elle résulte d'une demande du groupe RDPI et notamment de notre rapporteur, notre collègue Teva Rochfrit qui est également donc je l'ai dit en Polynésie. Euh donc nous devons nous devions pardon avoir avec vous euh madame Véronique Roger Lacan qui est ambassadrice pour le Pacifique, représentante de la France auprès auprès de la communauté du Pacifique et de monsieur Jean-François de Mëel qui lui administrateur supérieur du territoire des îles Walis et Foutuna mais les deux ont dû décommander pour des raisons, j'ai envie de dire compréhensive compréhensibles.

Nous accueillons donc et nous vous remercions monsieur le commissaire en polésie, monsieur Alexandre Rochte. Vous êtes vous êtes comme comme le rapporteur. Donc pour vous, il est 7h du matin.

Donc on vous remercie d'autant plus d'être présent à cette heure-là. Le Pacifique Sud est pour nous une zone extrêmement intéressante. Elle est à la fois l'une des premières victimes du changement climatique, mais aussi nous le pensons en tout cas une des airs d'où viendra des réponses parce que notre vision à nous, c'est pas de dire tout doit venir de Paris mais au contraire de venir du terrain des territoires.

Et nous savons qu'au niveau du Pacifique avec en fonction au regard des États de leurs actions des peuples, euh nous savons que nous trouvons, nous l'espérons, des réponses à la fois techniques sur euh mais aussi euh globalement sur les méthodes pour s'adapter au changement climatique. Euh donc encore une fois, je vous propose monsieur le haut commissaire, monsieur le commissaire, pardon, de vous laisser la parole 5 7 minutes probablement. Vous avez je crois reçu euh le questionnaire et puis ensuite je laisserai euh notre rapporteur vous poser un nombre de questions et puis mes collègues ici à Paris s'il le souhaitent.

Voilà à peu près ce qu'on propose comme méthode. Donc je vous cède la parole pour 5 7 minutes de propos liminaire et puis ensuite le rapporteur vous interrogera encore une fois en vous remerciant d'être si tôt avec nous. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, je vous salue.

Je suis accompagné de d'Étienne de la Fouchardère qui est à ma droite qui est le secrétaire général adjoint du haut commissariat et donc bah oui, je vais je vais commencer notre notre audition par quelques éléments liminaires mais qui correspondent à des premières réponses à des au questionnaires que que nous a envoyé le sénateur RFIT. Euh tout d'abord, comme vous l'avez dit, monsieur le le président, nous sommes dans une région dans lequelle euh les conséquences du des règlements climatiques sont visibles et sont importantes et ont des conséquences potentielles sur la vie des habitants qui ne sont pas à négliger évidemment et qui peuvent peut-être être même plus importantes que sur sur d'autres territoires. [raclement de gorge] On est en effet dans un dans un territoire la Polynésie française qui est directement exposé au aux effets du changement climatique du fait notamment d'une ce qu'on appelle ici la triplasité qui qui est évidemment l'éloignement des des continents puisque nous sommes au milieu du Pacifique sud. la dispersion des îles, plus d'une centaine d'îes ici en Polynésie française, 76 habité mais partagé sur sac Archipel avec une dispersion qui correspond à peu près à la dispersion queon connaît des des États de de l'Europe.

Euh donc voilà, si vous prenez la si vous calquez la carte des îles de la polésie française sur la carte de l'Union européenne, vous avez vous avez à peu près la même la même dimension, pardon. Et puis 3è 3è sujet, c'est l'isolement entre les îles. Cette dispersion entre les archipels est aussi une dispersion entre les îles de ces différents archipeles euh puisque puisqueon a des milliers de kilomètres entre Tahiti et et les îles.

Et entre les îles, il y a des il y a des dispersions très importantes. Ce qui fait que cette triple insularité est là, elle apporte une vulnérabilité particulière de la Polynésie française et de ces îles face au dérèglements climatiques et à ses conséquences. Quelques quelques chiffres peut-être pour caractériser [raclement de gorge] les conséquences du dérèglement climatique ici en Polynésie française.

Euh c'est tout à fait tout d'abord pardon l'augmentation de la température euh l'augmentation de la température moyenne constatée sur le 20e siècle. Elle est de 1,55°gr dans les îles de la société. Les îles de la société sont les îles dans lequelles se trouvent la l'île principale qui est l'île de Titi.

Euh et puis un autre un autre élément important qui est une conséquence du déroulement climatique, c'est l'élévation du niveau de la mer puisque euh le niveau de la mer a progressé en moyenne entre 1977 et 2022 de 13,4 cm euh ici en en Polynésie française. Donc on voit ces deux effets, une augmentation de la température moyenne et une augmentation du niveau de la mer, les deux étant de toute façon liés. Euh les les conséquences sont sont assez visibles ici déjà en Polynésie française euh notamment sur les sur les côtes puisque on on voit dans dans toutes les îles que que les îles soient des îles hautes euh notamment dans les îles de les îles de la société ou dans les îles bases dans les togambiers on voit une érosion côtière qui maintenant est caractérisée et qui est visible à l'œil nu. euh des risques de submersion marine qui sont de plus en plus importantes dès qu'on a des fortes tempêtes.

Euh je reviendrai sur les sujets cycloniques, mais dès qu'on a des fortes tempêtes, on voit une augmentation du niveau de la mer et ça fait partie de nos vigilances maintenant importantes. On note aussi et ça c'est un c'est une conséquence importante sur matière de biodiversité une dégradation assez importante des récifes coraliens lié à l'augmentation de la température de la des mers dans les lagons notamment. Euh et puis une autre deux autres conséquences, premièrement la perturbation des ressources en eau.

Alors principalement et j'y reviendrai peut-être mais principalement dans les dans les îles basses, dans les toibotou gambier euh et puis une exposition qui est croissante aux cyclones tropicaux intenses. Euh même si j'y reviendrai tout à l'heure, on ne on ne dénote pas une chronique d'augmentation de ces cyclones, mais on sait qu'on a une vulnérabilité qui augmente notamment du fait de l'augmentation du niveau de la mer et de l'érosion des l'érosion des côtes. C ces conséquences, elles sont donc visibles sur la sur la nature et sur l'environnement ici en Polyn française.

Elles sont elles ont des conséquences évidemment négative et à traiter sur la population et son activité puisque il y a trois secteurs d'activité qui sont les secteurs très importants ici en Polynésie française qui sont directement touchés par les conséquences du dérèglement climatique. Ce sont les activités qui sont liées à la pêche, les activités qui sont liées à l'agriculture, les activités qui sont liées à l'artisanat. On pourrait y ajouter aussi des perturbations potentielles dans l'activité dans la principale activité économique de la Polynésie qui est celle du tourisme, notamment dès qu'on parle d'érosion grtière, dès qu'on parle de submission marine et de risque euh de catastrophe naturelle. [raclement de gorge] Il y a un point aussi qui est extrêmement important quand on parle de pêche et d'agriculteur aussi, c'est aussi évidemment euh une des conséquences négatives sur le modèle de consommation et la capacité euh de la Polynésie à poursuivre un objectif qui est celui de l'autonomie alimentaire euh qui est un objectif qui est poursuivi depuis depuis des décennies par la collectivité en accompagnement de l'État.

Et on voit que les conséquences du dérèglement climatique peuvent avoir évidemment des conséquences négatives sur cette capacité qu'on a qu' les habitants de policie française à pouvoir assurer une certaine autonomie en terme de produits agricoles, de produits d'vriers et de pêche puisque c'est le le modèle alimentaire de la Polynésie est très lié évidemment aux ressources marines. peut-être deux points deux points supplémentaires sur les conséquences des des dérèglements climatiques. Tout d'abord sur la pluviométrie puisque c'est un élément qui est important.

J'ai dit tout à l'heure queon avait des des conséquences sur les ressources en eau. Euh ces conséquences sur les ressources en eau sont importantes dans les toit tout gambier euh et dans toutes les île basse euh du fait bah de la de la baisse de la pluviométrie euh parce qu'il y a il y a très peu de nap dans les dans les atomes. d'ailleurs un des sujets de recherche important qui est essayer de de trouver les les faibles ressources marines qui peuvent exercer dans les qui peuvent exister dans les sous-sols et toute l'eau qui est stockée pour l'approvisionnement des populations et de l'eau de pluie qui est stockée.

Donc moins on a de pluie qui intervient évidemment, plus on a des tensions sur les ressources en eau qu'on a connu l'année dernière il y a 2 ans dans les toit moutoubier dans certaines îles toouombier et qu'on peut connaître aussi dans les marquises puisque là aussi il y a peu de ressources en eau de de dans les dans les nappes et que c'est de l'eau de pluie qui est qui participe à la constitution des stocks. Et on a connu l'an dernier une année assez sèche en dans les marquises avec des restrictions d'eau qui sont une des conséquences directes du du dérèglement climatique puisque ces chroniques n'existaient pas dans les dans le les décennies qui ont précédé les les premières conséquences. La deuxème le deuxème deuxème point, c'est les phénomènes cycloniques qui sont pour nous une un risque important ici en Polynésie française, mais on on s'aperçoit dans les dernières chroniques, on n' pas une augmentation du nombre de cyclones.

Au contraire d'ailleurs, puisque ça fait une dizaine d'années qu'on n'a pas connu de cyclone majeur euh en Polynésie française. Euh on se prépare tous les ans à ce risque cyclonique, mais euh mais la perspective d'avoir un un cyclone est euh euh augmente évidemment en terme de probabilité puisque plus on plus les années passent et euh plus on se rapproche potentiellement d'un cyclone qui pourrait s'abattre sur la polynie française. Mais euh le constat est que quand on se retourne sur le passé, on a eu moins de cyclone ici en polynésie française. pense et c'est les modèles météo qui sont qui le disent que on n pas forcément une augmentation des fréquences mais qu'on aura une augmentation de la du volume de pluie qui accompagnera ces cyclones.

Ce qui veut donc dire qu'on aura euh sur des zones qui sont déjà concernées par une augmentation du niveau de la mer, une vulnérabilité supérieure qui qui interviendra. Il y a un autre risque qui augmente aussi et qui est lié à l'augmentation du niveau de la mer, c'est le risque tsunami qui est un risque qui est bien caractérisé en polynie française. On a eu d'ailleurs une alerte de tsunami dans les marquises en juillet dernier.

Euh et puis dès qu'il y a dès qu'il y a un mouvement de terrain ou un tremblement de terre dans le dans toute la zone pacifique, il y a des conséquences potentielles en terme de tsunami. Et donc on est particulièrement vigiliant évidemment sur ces sur ces sujets. Et puis peut-être pour terminer mon propos liminaire, la l'intégration de la Polynésie française dans le dans le dans l'environnement régional et la diplomatie écologique régionale est un est un point qui est extrêmement important. on pourra peut-être y revenir mais euh je laisserai peut-être le président de la Polynésie française que vous devez j'imagine auditionner aussi vous vous décrire la sa participation au différentes instances régionales euh de concertation et de travail de coordination euh qui sont qui sont extrêmement importants et qui sont euh coordonnés d'une façon plus générale avec le le réseau diplomatique français qui intervient lui au niveau au niveau international et donc on a des interactions qui sont très importantes. des sujets de dérèglement climatique et de conséquences du dérèglement climatique est un des sujets qui sont maintenant mis à l'ordre du jour de toutes les instances régionales systématiquement.

Voilà monsieur le président juste pour les conséquences ici en Polynésie française je suis évidemment prêt à répondre à vos question merci monsieur le commissaire effectivement pour ce tour d'horizon à la fois très précis avec mais en même temps assez inquiétant à nombreux égards. Je vais maintenant passer la parole à notre rapporteur qui va lui maintenant pouvoir vous poser l'ensemble de de ces questions. Je te laisse ta parole.

Il est toujours connecté. Je n'entends pas le sénateur en pourtant je suis pas très loin de lui. Ouais.

Alors, on vérifie. Oui, il est 7h du matin. On vérifie s'il est toujours bien connecté.

C'est charme de la Ah bah voilà, il est là. Ça y est, on le voit. Ta, tu as la parole.

Le micro n'est pas ouvert. Ton micro n'est pas ouvert. Si.

Ah, parce que Ah d'accord. C'est chez nous, ça va pas. On regarde pour l'instant.

On nous n'avons pas le retour. Mais on va regarder si c'est pas ici. Teva, on s'excuse.

Ouais, parce que son micro est ouvert. Ouais, c'est vrai. On voit le Ouais, je ne l'entends pas non plus, monsieur le président.

Ça y est, ça y est, ça y est, ça fonctionnait à l'instant. Non. Alors, on on fait un point avec la régie qui n'est pas cogn donc tout va Vous m'entendez maintenant ?

Mais c'est bon. Alors hop, on te passe la parole monsieur le rapporteur. Désolé pour ce contetemp.

C'était chez nous, c'était chez nous, c'était le problème. Oui, je sais que monsieur Pelet a voulu me couper la parole avant que je ne l'apprenne. Euh, merci beaucoup monsieur le président et je voudrais saluer mes collègues évidemment qui sont également avec vous, saluer monsieur le commissaire, monsieur le secrétaire général adjoint et les remercier pour le temps qui consacre à à notre mission d'information.

Vous savez, ça me tient particulièrement à cœur que nous puissions évoquer la situation de nos territoires d'outreem, du Pacifique en particulier, mais nous allons auditionner l'ensemble des bassins océaniques. Euh alors qu'il s'agit d'une mission sur la diplomatie française et le et euh il s'agit de faire un point euh sur cette diplomatie climatique 10 ans après l'accord de Paris. Euh donc il ne s'agit pas d'une mission à proprement dit sur euh euh la situation de territoire d'autre mer, mais il y a il est évident et et et et avec le le président et et l'ensemble des collègues, il y a une évidence qui saute aux yeux d'ailleurs au regard de ce que nous veux nous venons d'entendre euh c'est qu'il y a bien entendu une extrême fragilité et sensibilité de nos îles françaises dans le Pacifique au même titre que celle de nos voisins du Pacifique.

Alors, peut-être avant d'évoquer la situation diplomatique puisque le le commissaire a bien voulu en fin de son propre liminaire évoquer la situation de des organisations régionales, je néanmoins lui lui proposer lui demander de euh de quel sur quelques minutes de de d'évoquer la situation propre à la Polynésie française. le le diagnostic, je pense, c'est sans appel et et l'on voit encore une fois à la fois sur les questions d'élévation de la température et du niveau de la mer, les fragilités supplémentaires qui sont induites par ce réchauffement climatique. Euh mais je pense qu'il serait intéressant d'entendre le commissaire et nous entendrons le président de la Polynésie française tout à l'heure sur et bien l'action climatique propre à la Polynésie française, les moyens déployés par l'État et le pays, que ce soit en terme d'atténuation, d'adaptation ou de réparation lors des des événements climatiques majeurs.

Est-ce que vous les jugez suffisant et est-ce qu'il y a et ça sera à l'amorce d'une discussion que nous aurons sur la région, est-ce qu'il y a aussi, on va dire des passerelles, des des discussions des des points de convergence avec l'action régionale de la France dans le Pacifique ? Mais est-ce qu'on peut revenir simplement déjà sur l'action polynésienne territorialisée ? J'oserais pas dire locale parce qu'elle est multilo compte tenue de l'étendue de notre territoire.

Euh est-ce que vous pouvez nous nous parler effectivement de ce qui est déployé par l'État et le pays et et la vision que vous avez sur les moyens à disposition et euh euh et sur aussi euh comment dire la prise en compte euh de cette de cette action climat euh par le pays et l'État dès lors qu'il y a un statut de large autonomie en Polynésie française. Voilà, la question est un peu vaste monsieur le commissaire mais avant de partir dans la région l'idée de pouvoir faire le point un peu sur la Polynésie française. Merci beaucoup pour cette première question.

Oui oui monsieur rapporteur c'est c'est un peu basse mais je vaisess je vais essayer d'y répondre. Alors, vous connaissez vous évidemment bien le le statut d'autonomie et donc le partage des compétences entre la Polynésie française et et le et l'État ici sur l'ensemble des compétences qui ont été transférées. On a on a une mission ici nous qui est une mission d'appui de l'exercice des politiques publiques et dans le domaine de euh de la prise en compte des des conséquences du dérèglement climatique, on intervient également dans cette dans cette démarche.

Je laisserai le président de la polynésie française décrire quelles sont les les grandes stratégies qui qu'il met en œuvre à la tête de son gouvernement. Mais on peut on peut citer le plan climat de la Polynésie française qui est le travail de de base en terme stratégique qui permet d'orienter un certain nombre de de mesures qui sont prises par la Polynésie française euh pour adapter euh l'ensemble des politiques publiques à au sujet du des règlements climatiques pour l'atténuer d'une part et puis ensuite pour en tirer les conséquences sur un certain nombre de sujets. Nous nous intervenons nous dans ces dans ces domaines en appuie c'est assez habituel donc en appui technique en ingénierie en capacité d'aide notamment grâce à la convention entre l'ADEM et le le haut commissariat et le travail qui est fait au profit du pays avec de la de la compétence technique.

Puis l'ademance également un chargé de mission auprès du gouvernement de la Polynésie française. Donc là c'est de l'appui technique assez habituel. Euh, on peut aussi intervenir au titre de l'appui technique grâce à des financements d'études et je pense notamment au financement d'études qui sont faites par l'AFD au titre du fond Outre mer euh qui nous permettent de de financer des études sur euh euh il crois qu'il y a une étude sur l'élévation du niveau de la mer qui a été financée de cette manière.

Donc, on intervient en appui technique, en amont pour les diagnostics, pour imaginer et appuyer les les stratégies de long terme du de la collectivité. Et puis ensuite et et là encore ce n'est pas une surprise, on intervient en terme d'appui financier euh pour venir appuyer des secteurs dans lesquels il nous semble euh il semble à l'état indispensable de venir en appui d'investissement parce que les investissements sont lourds dans ces domaines. Et je peux je peux citer quelques quelques conventions, quelques projets que nous euh sur lesquels nous participons financièrement.

Je pense notamment la convention abri de survie. Euh donc là, c'est une une mise en protection des habitants des tours moutouambiers euh grâce à un système d'abri de survie que nous que nous construisons conjointement avec la collectivité à 5050 en terme de financement et qui permettent dans toutes les îesombier d'avoir un un abri euh qui quand il n'y a pas d'alerte cyclonique qui est un bâtiment public qui est utilisé. Alors, ça peut être un centre de secours, ça peut être une école, ça peut être un dispensaire médical, ça peut être une mairie et qui en cas d'alerte cyclonique a a été construit de manière à résister à une une attaque de cyclone avec des vents violents et des fortes pluies, ce qui permet de mettre à l'abri la population.

On a cette convention euh euh continue encore 2 années euh et on devrait parvenir à avoir 70 % de la population des temps moto qui sera protégé par les abris de survie comme on est en train de travailler à la suite euh avec la collectivité. Euh ces abris de survie ne concernent que les îles basses parce que ce sont les plus vulnérables à des phénomènes cycloniques. Dans les îles hautes, il y a d'autres types d'abris qui peuvent se mettre en place et la protection naturelle est différente et donc on le système d'abri de survie ne fonctionne pas.

Donc, on a besoin de d'imaginer d'autres d'autres méthodes. Un autre une autre un autre accompagnement financier qui est très important qui est fait, c'est le fond de transition énergétique qui qui est un fond financier important puisqu'il est de 60 millions d'euros sur 5 sur 4 ans pardon et qui vise à aider à la transition énergétique de la Polynésie française. Aujourd'hui, l'énergie est très carbonée et donc ça a des conséquences évidemment très importantes sur l'impact carbone de la Polynésie.

Et l'idée c'est de transformer cette énergie très carbonée qui est liée à la à la production d'électricité par du du pétrole euh en la en la mixant et en faisant basculer euh cette ressource énergies vertes. L'hydroélectricité ici est très importante en Polynésie du fait du du relief et des de la quantité d'eau qui qui est présente dans les îles hautes. Mais on veut aussi profiter du soleil et donc de la mise en place de de station de production d'énergie. hybride à la fois avec des groupes électrogènes alimentés par du gasoil, mais aussi des panneaux photovoltaïques qui permettent de de diminuer l'impact carbone.

Et on a aujourd'hui en Polynésie française, grâce à la à la PPE qui est de compétences du pays, on atteint aujourd'hui déjà 51 % de la production énerg énergétique d'électricité pardon qui est décarbonée. on progresse et le FTE à 60 millions d'euros financé intégralement par l'État permet de d'avancer et d'accélérer cette cette transition énergétique. Ensuite, on a des outils de de droits commun qui sont utilisés ici en Polynésie française comme ils sont utilisés dans l'hexagone.

Je pense au fond vert, je pense à la DETR qui sont des aides financières que nous pouvons mettre en place et sur lesquelles nous avons une une intention de verdissement des actes avec le paiement notamment par la DETA, le remboursement de d'investissement sur des panneaux photovoltaïques sur les bâtiments publics, le fond vert qui s'est qui s'est mis en place ici en Polynésie française comme comme dans l'hexagone. Et puis une une intention qui pour l'instant ne se réalise pas complètement qui est de verdir le troisème instrument financier qui est une un appui à l'investissement d'infrastructure qui est fait par l'État après une réforme des dotations et des subventions la Polynésie dans les en 2010-211. Ce 3è instrument financier euh vise à venir euh voit une intervention pardon de l'État 70 % des des grands projets portuaires de aéroportuairire euh routiers et on a on a une intention de verdissement qui pour l'instant n'est pas complètement atteint et donc c'est un travail que nous conduisons avec la avec la collectivité pour essayer de mieux cerner les projets qui pourraient rentrer dans ce dans ce cadre.

Vous voyez, on a on a beaucoup d'instruments et j'en ai d'autres. On on a préparé une réponse écrite, monsieur le rapporteur, à vos à votre questionnaire. Donc on pourra on pourra vous le le communiquer.

Donc voilà, on a beaucoup de de de moyens que nous mettons à disposition en appui de la de l'exercice des compétences par la policie française en matière de diminution de l'impact carbone et en matière de préservation des populations pour éviter les conséquences négatives des du dérèglement climatique. Merci pour cette réponse complète. Monsieur le président, est-ce que je poursuis ?

Oui, bien sûr, bien sûr. Allez-y. Merci beaucoup, monsieur le commissaire et et merci effectivement pour cette proposition de de réponse écrite qui nous permettra et permettra à mes collègues notamment de d'avoir un aperçu précis et complet des dispositifs en cours en en Polynésie française.

Alors, je vous propose de de passer à l'axe diplomatique et et régional. Euh euh sachant effectivement que nous interrogerons aussi le président Boderson sur son action régionale et notamment au forum des îles du Pacifique, mais nous entendrons également euh la communauté du Pacifique Sud et le Pro. Euh je sais que vous disposez également aussi d'une d'un regard et et et d'un conseiller diplomatique sur la région.

Est-ce que vous pouvez nous donner euh euh votre avis, votre vision, votre euh vécu, on va dire, euh de l'action climatique euh à la fois de la France auprès de nos de notre région et des États indépendants du Pacifique et et à l'inverse d'éventuels retours d'expérience que vous avez euh ou au travers de des organismes de coopération ou ou de manière bilatérale lors de vos rencontres, lors de passage ou de visite euh euh de notamment de de Premier ministre euh de la zone sur ces questions climatiques. Est-ce que c'est selon vous, pour être plus précis dans ma question, bien une priorité qui émane des discussions régionales ? Est-ce que vous estimez que euh question un peu ouverte, l'action diplomatique française aujourd'hui euh est au rendez-vous des attentes en tout cas des États océaniens ? où est-ce qu'il y a éventuellement un décalage sans sans émettre bien sûr de sans donner une note à chacun mais et plus pour avoir votre appréciation terrain en tant que euh représentant de l'État dans notre territoire d'autre mer sur les relations avec les voisins, sur ces questions climatiques.

Alors madame Roger Lacan n'a pas pu euh se connecter pour des questions notamment de d'horaire mais nous fera une contribution écrite sur l'action à proprement dite euh du qu d'ors dans la région. Mais ça nous intéresse vivement d'avoir aussi votre avis euh monsieur le commissaire, monsieur le préfet sur ces sujets. Oui oui bien sûr.

Euh alors ça sera complété par par Vernick Roger Lacan évidemment, mais le premier premier élément que je peux vous donner que le le sujet du dérèglement climatique à la fois comment est-ce qu'on on atténue le l'impact carbone et les les éléments qui sont en amont de ce dérèglement climatique et comment est-ce qu'ensuite on prend en compte euh les conséquences du dérèglement climatique sont au cœur de des programmes et des stratégies de toutes les organisations régionales du Pacifique Sud. Vous avez cité le forum des du Pacifique euh qui a établi une stratégie 2050 pour le continent bleu du Pacifique dans lequel le sujet du dérèglement climatique est le point le point d'entrée en fait de cette de cette stratégie. Euh il y a également le le proé qui est le le programme régional euh occanien de l'environnement qui est une organisation intergouvernementale qui est mandatée pour pour améliorer la coopération dans le Pacifique sud et pour péréniser le développement durable.

On voit c'est l'objet l'objet même du proé est un est un est un objet qui est lié aux conséquences du dérèglement climatique et puis toutes les les relations qu'on a de façon bilatérale également avec les pays. Je pense notamment au aux pays de les États importants de la région de l'Australie, la Nouvelle-Zélande, mais aussi les les petits états insulaires à chaque conversation, à chaque discussion bilatérale ou multilatérale avec elle, le le sujet du dérèglement climatique et des conséquences du dérèglement climatique est au cœur de des préoccupations euh parce que ben je l'ai dit tout à l'heure, s'agissant de la polynésie française, mais on peut on peut élargir le spectre évidemment à l'ensemble des îles du Pacifique sur les conséquences de ce dérèglement climatique, notamment du fait de des conséquences de l'élévation de de la mer et de l'érosion côtière. Euh donc de de ce fait euh le le sujet euh du dérèglement climatique est un des sujets principaux euh de des conversations au sein au sein des euh euh des des réunions des des États du Pacifique Sud.

Alors, il il y a un petit point de subtilité que vous connaissez bien, monsieur le rapporteur, qui est le fait que euh au forum des îles du Pacifique, la Polynésie française euh tout comme d'ailleurs la Nouvelle Céléodonie sont membres euh du forum des îles du Pacifique. La France n'en est que partenaire et donc c'est bien la Polynésie française euh s'agissant ici de de cette collectivité qui est le membre à part entière et qui participe à cette à l'élaboration de ces stratégies et au travail qui est fait dans ces instances. Euh la France, elle ne vient que en en terme d'observation et de travail de mise de mise en en cohérence de l'ensemble de la de l'action diplomatique de la France avec euh ces organismes régionaux.

Euh pour pour répondre à la deuxième partie de votre question, c'estàd l'intégration de des collectivités régulièrement de la Polynésie française dans la diplomatie euh française plus générale. Euh alors j'ai cité déjà les cas les cas des des organisations régionales, mais quand on regarde sur les organisations internationales, par exemple l'organisation des COP, c'est bien l'État français qui est compétent et qui et qui est membre de de CCOP et qui intervient dans CCOP. Mais euh il y a un travail qui est fait toujours en amont avec les collectivités pour préparer quand les COP ont des sujets qui intéressent évidemment plus particulièrement ces collectivités et parfois les délégations des collectivités sont invitées à participer euh en accompagnement des délégations diplomatiques françaises.

Je pense notamment à la COP à Glasgow qui s'était passé où une délégation la Polynésie française avait pris part aux travaux aux travaux de la COP. Euh et puis on peut citer aussi euh évidemment l'Unc à Nice dans lequel euh singulièrement la Polynésie française a été un acteur majeur euh si ce n'est le plus important de de l'ensemble des euh des des régions et des collectivités de de France pour euh favoriser euh l'engagement l'engagement français sur la préservation des des aires marines et et singulièrement de l'ensemble de la zone économique exclusive de la Polynésie française. Donc on voit qu'il y a voilà, il y a un travail d'interaction important, il y a un travail de de cohérence important et surtout il y a une il y a une une cohérence complète dans les objectifs qui sont qui sont déployés entre la diplomatie française et le l'action régionale de la collectivité de la Polynésie française.

Merci beaucoup. Si le président n'y voit pas d'inconvénient, donc je poursuis. poursuivez monsieur le rapporteur.

Euh euh merci monsieur euh le président, monsieur le commissaire pour ces réponses. Euh est-ce que vous estimez pour le coup qu'on quel quels sont à votre avis les potentialités pour développer davantage de synergie s'il en fallait euh euh entre nos territoires d'outremer et et la diplomatie régionale ? Quel est votre avis sur le sujet ?

Vous avez évoqué notamment euh les politiques d'appui aux actions engagées par la Polynésie française donc mené par l'État, les financements que que vous avez pu citer. Je pense notamment aussi à cette convention sur les abris de survie. Est-ce que vous pensez que ces innovations, ces mesures, on va dire particulières déployées dans nos territoires pourraient aussi servir dans le casre d'une diplomatie régionale ?

Non pas d'exemple parce qu'il s'agit pas de donner des leçons aux uns ou autres, mais de euh de démonstration de la manière dont l'adaptation peut-être menée dans nos territoires et s'il y a matière à partager cette adaptation polynésienne et française auprès de nos États régionaux. C'est la le premier sujet. Euh euh le second sujet au-delà de l'adaptation, c'est les questions liées à la réparation, notamment euh en cas de euh de cyclone, vous l'évoqué tout à l'heure euh euh et même si la fréquence n'a pas leur intensité euh et on le voit notamment dans le Pacific West, mais ça rejoint aussi de plus en plus notre zone, ça le ça le sera à terme, ont une intensité particulière.

Est-ce que la France et et pour le coup euh potentiellement la Polynisie française déploie aussi euh on a pu le voir par le passé euh des équipe technique dans le casadre de euh post je pense au rétablissement des télécomes de mise en sécurité de sauvegarde aux mesures éventuellement alimentaires dans la région. Est-ce que sur ce planl aussi il y a des potentialités de d'accentuer cette coopération régionale où est-ce que les choses sont déjà en place ? Je crois qu'il existe un certain nombre de de dispositifs aussi avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande sur ces sujets.

Est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus pour que notre mission soit parfaitement informé à la fois des de ce qui est fait sur le territoire mais surtout de ce que l'on pourrait valoriser au sein de la diplomatie climatique française et européenne. Merci beaucoup. Oui, monsieur le monsieur le rapporteur, vous avez vous avez je vais commencer par la votre première question sur le sur le sujet de comment est-ce qu'on pourrait améliorer notre notre diplomatie régionale. peut-être si on peut la qualifier, c'est en fait c'est la diplomatie technique, c'est-à-dire comment est-ce qu'on peut mieux partager notre savoir-faire, nos retours [raclement de gorge] d'expérience, les les projets qu'on a conduit même sans vouloir évidemment donner des leçons, mais de de partager en fait les le diagnostic qu'on en a fait, les outils qui ont été mis en place et la façon dont on a dont on a travaillé.

Je pense que c'est c'est un sujet qu'il faut qu'on arrive à mieux valoriser et à mieux partager avec les États de la région. Euh ça pourrait rentrer dans un dans un cadre qui est qui existe déjà qui est celui de l'Amie du Pacifique qui nous permet de pouvoir partager un certain nombre de de savoir-faire et de formation avec les États avec les États de la région dans en matière de sécurité notamment ou en matière de défense et on est en train de développer des volets en matière de de sécurité civile et donc ça rentre ça rentre vraiment de de en plein dans ce que vous mentionniez qui pourrait pour nous une manière de de rayonner un peu plus et donc c'est de la diplomatie aussi euh évidemment que nous mettons que nous mettons en place de façon régionale et qui nous permett de mieux connaître euh nos voisins et que nos voisins aient une connaissance meilleure de ce que nous faisons, de ce que nous avons construit. Je pense notamment au au sujet des abris de survie.

Euh c'est vraisemblement à savoir-faire qui que on peut mettre à disposition nos voisins euh en terme de de conception de d'analyse des risques et de réponse à les au risques à travers ces abris de survie que nous avons euh que nous avons déployé avec des normes techniques, des normes d'usage. Je pense que c'est extrêmement important. Il y avait eu déjà euh il y a il y a quelques années des abris de survie qui avaient été construits, mais on avait à l'époque imaginé des abris de survie dont le seul objet était d'être un abri de survie, ce qui veut donc dire qu'il n'était pas utilisé quand il n'y avait pas de cyclone et donc ces bâtiments ont très mal vieilli parce qu'ils n'ont pas été entretenus.

Et donc l'idée vraiment que je trouve très bonne dans cette convention à Bruit de survie qui est en cours aujourd'hui, c'est que ces bâtiments sont utilisés et donc ils sont entretenus. euh ils sont euh ils sont modernisés si on en a besoin et on est sûr que tous les instruments sont prêts et que euh si euh le bâtiment qui sert de mairie dans le temps dans les temps habituels et bien se transforme en abri de survie et ben on aura à l'intérieur de ce bâtiment l'ensemble des moyens qui seront prêts euh en terme d'eau potable, en terme de de capacité sanitaire et de protection et de maintien de ces protections, ce qui n'était pas le cas avec les anciens abriques de survie. Donc ça c'est un savoir-faire qu'on a développé avec un cahier décharge particulier qu'on pourrait tout à fait mettre à disposition de nos de nos voisins euh dans le dans le Pacifique.

Le deuxième point, on a on a déjà des des moyens de coopération euh et de d'accord plus pluriétatique qui existe en terme de de capacité à intervenir sur un état du Pacifique sud qui aurait été touché par une catastrophe naturelle. Euh ça s'appelle notamment les accords France pour France, Nouvelle-Zélande, Australie. France-Australie, Nouvelle-Zélande, pardon, qui sont des accords de de mise à disposition de de moyens.

Chacun dans son dans dans son état met à disposition des des moyens de de première intervention, des lots de transfonage, des lots de pionniers, des lots d'hébergement, des lots de restauration. Euh et on est capable ensuite euh de les projeter euh sur des étapes qui seraient qui auraient subi des des catastrophes naturelles. Singulièrement ici plutôt les cyclones ou les tremblements de terre, mais surtout les cyclones.

Euh et donc on s'entraîne régulièrement à mettre en place ces ces lots. Euh on on fait des exercices conjoints pour les mettre en place. Et donc cet accord existe depuis très longtemps et et il fonctionne il fonctionne très bien.

Il est il est complété par des moyens propres de chaque état qui peuvent venir ajouter rajouter des capacités. On a on a eu ici en Polynésie par exemple la euh l'escale d'un navire australien qui est chargé de s'occuper justement de résilience et donc qui est équipé spécifiquement pour le faire, qui est venu ici en reconnaissance et nous on a des moyens nos moyens militaires sont des moyens qui nous servent à projeter ces ces différents ensembles, les moyens aériens ou les moyens maritimes de la de la marine nationale. Il y a d'autres accords qui existent qui nous permettent de pouvoir participer à ces travaux et c'est dans le cadre d'action bilatérale avec les États qu'on nous essayons de de déployer encore un peu plus là encore pour partager nos savoir-faires comme je l' dit précédemment mais aussi pour mettre en place des des accords qui permettent d'avoir des reconnaissances pour nos équipes d'aviateurs ou nos équipes de marins qui connaîtraient ainsi les îles qui sont particulièrement vulnérables et qui pourraient donc intervenir connaissant la les territoires.

C'est le cas des escales de la Marine nationale. À chaque fois qu'il y a une escale de la Marine nationale dans un dans un état qui est qui pourrait connaître des risques de catastrophe naturelle, il y a tout un travail qui est fait de reconnaissance des différents sites pour pouvoir si la Marine nationale devait intervenir en urgence et bien connaître ces sites et être capable d'intervenir avec une meilleure réactivité. Juste d'un mot, il nous reste un quart d'heure parce que d'ailleurs ça, on a une autre audition notamment avec le président de la police française.

Donc un quart d'heure pour à la fois terminer les questions du rapporteur. On a ici au moins deux questions deux questions à Paris. Donc voilà.

Donc juste pour qu'on s'organise à la fois dans les questions et les réponses, on a encore un petit quart d'heure. Très bien, monsieur le président. Ce que je propose c'est une dernière question et comme ça je laisserai mes collègues s'exprimer.

Sachant que monsieur le commissaire nous a euh aimablement proposé de nous envoyer des réponses écrites au questionnaire. Euh je voulais euh lui poser la question de nos euh comment dire nos nos amis mais néanmoins compétiteurs euh pour rester dans ce champ lexical que sont que peuvent constituer la Chine ou les États-Unis dans la région. Euh l'action diplomatique de la Nouvelle-Zélande et d'Australie.

Est-ce que vous vous avez identifié des points particuliers à partager avec notre mission d'information sur l'action chinoise, américaine, australienne et zélandaise, sur ces question du climat ? On reste sur le climat bien entendu, euh sur lesquels nous pourrions être appelés à où faire évoluer notre diplomatie, où s'en inspirer ou s'inquiéter euh de l'entrisme particulier, pour ne pas dire autre chose, euh euh de ces puissances par le biais du climat euh dans la région. Voilà, aussi question vaste.

Pardon, mais ce qui nous intéresse surtout, c'est votre tour d'expérience sans sans en sans sans bien sûr prétendre à l'exustivité. Mais merci pour ce que vous pouvez partager avec nous sur ce sujet. Monsieur le commissaire, je vais essayer de répondre rapidement.

Je pense que dans le domaine de l'intervention à la fois sur euh la prise en compte du dérèglement climatique et de et aussi sur les conséquences et notamment sur la capacité de résilience, euh les puissances que vous avez cité, qu'elles soient des puissances mondiales ou des puissances régionales, euh bah utilise utilise ce levier comme elles peuvent utiliser le levier économique, levier à l'appui à l'investissement en terme d'infrastructure ou ou le levier en terme de sécurité. Voilà, c'est un des leviers de leur diplomatie aussi et de leur capacité pour celles qui le souhaitent d'avoir de l'entrisme et d'avoir des une une facilité d'accès à certains pays. C'est la Chine l'a fait avec certaines îles du Pacifique sud à l'occasion d'ailleurs des jeux du Pacifique par exemple.

Voilà, est rentré dans un dans un certain nombre de pays de cette manière-là. Euh les États-Unis le font un peu moins sur le sujet climatique, c'est plutôt sur les sujets de défense et de sécurité. et l'Australie de Nouvelle-Zéléande comme je l'ai dit avec notamment le le navire australien qui est venu escal ici en Polynésie française qui était la première fois de toute l'histoire de la marine australienne, on voit bien qu'il y a une une intention aussi de montrer qu'ils sont capables d'avoir une action de résilience et donc de se rapprocher des États des États insulaires du Pacifique.

Et donc il a une sorte de concurrence qui joue dans ce domaine comme dans d'autres évidemment sur le plan international. Merci beaucoup. Merci beaucoup monsieur Pant.

On va passer la parole à Jean-Luc Cruel. Merci président. Monsieur le commissaire, [raclement de gorge] une question concernant la programmation de la COP 31 qui est préparée conjointement par l'Australie et les États insulaires du Pacifique via le POE qui se tiendra en Turquie.

Cette configuration ouvre une opportunité diplomatique directe pour la France et ses territoires de servir de pont entre l'Europe et le bloc des petits États insulaires. Quel est votre sentiment ? Euh quel est votre sentiment là-dessus ?

Oui, monsieur le sénateur, je suis tout à fait d'accord avec vous. C'est c'est un c'est un champ qui est extrêmement important et qui va nous permettre en tout cas c'est comme ça qu'on l'imagine ici mais madame Roger Lacamp peut-être interviendra plus précisément mais qui va nous permettre de de travailler en parfaite cohérence entre les entre les intentions des collectivités donc régulièrement de la Polynésie française et les intentions diplomatiques françaises dans dans ce domaine pour pouvoir agir avec plus de force sur cette COP 31 en prenant appui notamment sur bah sur les conséquences des déblements climatiques dans dans les États insulaire et la Polynisie française sera un très bon exemple pour pouvoir le faire. OK.

Merci. Merci. Et maintenant madame euh Martha de Sidrac.

Merci président. Euh monsieur le haut commissaire, euh je voulais vous poser une question sur euh les impacts climatiques, sur les ressources en fait de la Polynésie puisque'on a évoqué un certain nombre de phénomènes autour du dérèglement climatique, mais on sait que euh l'essentiel des ressources sont ben évidemment la pêche, la culture de la perle, le tourisme. Donc ce sont le phénomène du climat peut avoir un impact sur évidemment la ressource même de cette région.

Donc euh quelles sont les mesures en réalité sur lesquelles selon vous il faudrait que nous nous penchions de manière peut-être un peu plus prignante, plus euh plus effectif ou peut-être selon vous euh ne pouvons-nous rien faire ? Je je le dis volontairement comme ça pour vous faire réagir, mais que pouvez-vous partager et nous dire à ce propos par rapport aux ressources propres de cette région-là et évidemment l'impact que peut avoir le dérèglement climatique, le changement climatique sur cette partie du monde ? Oui, madame la sénatrice, je Non, je pense qu'on on peut faire quelque chose et on fait déjà évidemment beaucoup sur le sujet qui est notamment l'adaptation euh je pense à l'agriculture ou à la pêche qui est l'adaptation des méthodes euh habituelles ou traditionnelles ici en Polynésie avec euh un travail sur les ressources en eau qui peuvent être différentes, soit de façon très abondante, soit de façon plus limitée euh sur la une meilleure connaissance de notre là, c'est plutôt sur la pêche et sur les le dimension de la mer, une meilleure connaissance des ressources et ensuite de pouvoir les en limiter les prises pour permettre la régénération.

Il y a tout un tout un travail qui est fait ici en Polynie française qui est un travail ancien et culturel qui s'appelle Raoui qui permet de euh pendant une période de temps donné et sur une zone du lagon très particulièrement définie d'arrêter toute prise de manière à faire que le cette cette partie du lagon soit en régénérescence à la fois coralienne mais aussi évidemment pour pour les espèces de poissons qui donc il y a une interdiction de pêche et une interdiction d'exploiter cette Cette interdiction peut durer assez longtemps. Elle peut être de plusieurs années et ensuite elle pourra être réouverte par une fois qu'on aura constaté queon a une régénération de la de la ressource en poisson. Et donc de ce fait en fait on a tout un travail qui est fait là c'est sur la partie lagonire donc c'est extrêmement important pour ici en Polynésie française en matière de en matière de d'autonomie alimentaire et on fait la même chose aussi évidemment sur la pêche chaurière.

Alors, vous savez que la la zone économique exclusive en Polynésie française est est très protégée en matière de de droit de pêche puisque il y a pas de pêche extérieure qui est autorisée et qu'on a un modèle de pêche ici qui est un modèle de pêche très durable puisque ce sont des palang grillers qui pêchent avec des des navires de moyen tonnage et pas de fort tonnage. Et donc on a on a tout un travail de de préservation de la de la ressource aliotique de haute mer, même si on s'aperçoit et c'est le casement aujourd'hui qu'il y a des diminution des prises. Je crois que c'est ce qu'on voit sur les tonides en ce moment.

Et donc bah le le lien le lien est fait avec le dérèglement climatique mais aussi peut-être avec les pêches qui sont faites en dehors de la zone économique exclusive de la France. Ce qui me permet de dire que on a tout un travail diplomatique aussi dont on parle peu mais qui est extrêmement important qui sont dans les organisations internationales de pêche euh dans lequel la France pèse avec la Polynésie euh sur puisque le le Pacifique est divisé en deux organisations internationales de pêche et on on pèse l'État français avec la Polynésie française pèse pour que les les droits de pêche soient respectés, que on ait des quotas de pêche qui puissent être mis en place, queon a un travail de réglementation des des DCP qui sont les dispositifs de concentration de poisson qui sont dérivants euh pour qu'il y ait une réglementation pour que il ne soit pas des des objets polluants et que ce ne soit pas des objets qui permettent d'aller pêcher dans les zones interdites et de renforcement de notre capacité nous ici de l'État à contrôler ces pêches. Depuis 14 ans, on n pas on n pas contrôlé un navire étranger dans la zone économique française parce que on a un dispositif de veille et de surveillance qui est très efficace.

Donc voilà, ça aussi c'est des éléments importants en terme de en terme de diplomatie. On en parle pas beaucoup puisque ce sont pas des grands euh des des grandes instances comme la COP ou des choses comme ça, mais ce sont ce sont des choses qui sont extrêmement importantes puisque tout ce qui est décidé dans ces organisations internationales de pêche ont des conséquences évidemment sur notre capacité ici à pouvoir pêcher. Merci monsieur le commissaire.

La dernière question Michael Weber. Oui, merci. Merci monsieur Merci monsieur le président.

Merci monsieur le commissaire. Euh je voulais rebondir sur euh la question qui a été posée notamment sur les puissances mondiales et les puissances régionales qui euh peuvent intervenir comme la Chine et et l'Australie. Parce que en quelque sorte la question que je me posais c'est est-ce que la diplomatie climatique est une comment dirais-je une raison honnête pour elle, je je vais l'étailler d'intervenir dans le secteur parce que on peut imaginer qu'il y ait comme une échange de bons services entre diplomatie climatique investissement nécessaire pour se prémunir face effectivement à des aléas que l'on connaît et en échange intérêt euh intérêt pour les ressources euh naturelles et en particulier ressources minières.

Je pense bien sûr au métorat. J'imagine à votre haussement d'épaule que vous confirmez cette présemption. Oui, bien sûr, bien sûr.

C'est un c'est la la diplomatie [raclement de gorge] économique ou environnementale. C'est un un des aspects de la diplomatie de de puissance pour une pour une grande puissance. C'est un des vecteurs qui permet euh d'intervenir dans un petit état insulaire qui est en en vulnérabilité importante et sous couvert de d'investissement d'infrastructure ou d'aide ou de d'aide pour assurer la la résilience de ce pays.

Et bien on a on a une intervention de plus en plus grande de la puissance en coopération avec ce pays. C'est la même chose dans le domaine de la sécurité et petit à petit évidemment on en arrive à avoir des des accords qui vont au-delà du sujet de la de la résilience. Merci monsieur le commissaire.

Pour le je un message au au rapporteur, il reste de quoi poser une dernière question. Donc si notre rapporteur a une dernière question à poser, oui, je j'en ai évidemment beaucoup mais une dernière alors dans le temps à parti mais peut-être c'est un sujet qu'on a peu évoqué, c'est un sujet un peu précis, monsieur le commissaire pour le coup, je je vais pas faire une question très ouverte sur les questions de coopération en matière de météo notamment parce que je crois que c'est un des enjeux dans le dans le Pacifique et et on est sur la prévention des risques et sur les questions liées à à aussi à potentiellement la réparation derrière puisqu'on évoquait la la fréquence cyclonique et leur intensité et il me semble qu'il y a eu des initiatives déployées en ce sens dans la région. Est-ce que vous avez l'information ?

Est-ce que vous pouvez nous en parler ? Je crois que c'est important parce que ça fait partie peut-être des pistes à creuser aussi, c'est-à-dire toutes ces coopérations techniques que vous évoquiez tout à l'heure, cette diplomatie technique euh qui qui a un vrai sens dans la région. Voilà.

Est-ce que vous pouvez nous en parler un peu ? En fait, cette coopération en matière de météo, elle existe depuis depuis assez longtemps. Elle existe d'ailleurs sur la façade Atlantique aussi.

Moi, j'ai été préfet de la Guadeloupe et c'était aussi un un élément extrêmement important de la de la prise en compte du risque du risque climatique sur la façade atlantique des de la Caraïbe. En fait, il y a il y a depuis très longtemps des travaux techniques qui sont conduits entre Météo France et les autres stations de météo et notamment, je pense, aux Américains qui sont qui ont une capacité importante en matière de de prévision et de calcul. Euh nos modèles nos modèles ici de prévision sont d'ailleurs fondés sur des sur des calculateurs à la fois français mais aussi américains qui nous permettent de d'avoir d'avoir de la prévision notamment sur les cyclones qui est une prévision qui est très très efficace euh et qui permet de de mêler un certain nombre d'observations aériennes satellitaire euh qui voilà qui permettent de de conforter les modèles.

La vraie difficulté que nous avons ici en terme de prévision météo, c'est qu'en fait chaque île est isolée comme je l'ai dit au milieu de l'océan. Ce qui fait que les modèles les modèles doivent être quasiment adaptés à chaque île. Et on le voit ici sur les îles de la société, enfin vous l'avez subi comme nous, monsieur le sénateur, des fortes pluies depuis depuis 2 jours.

En terme de prévision, on avait on avait pas grand-chose et donc c'est pour ça qu'on est aussi en train d'essayer de de développer un radar de météorologie qu'on a implanté ici en Polynésie. c'est dans le cadre du contrat du CDT qui est en cours, on l'installerait ici et ça nous servirait euh aussi à partager ces données avec d'autres états insulaires. Donc voilà, c'est tout un travail de maillage en fait de de de capteur, de capacité de calcul et de mise en cohérence de tous ces modèles qui vous permettent d'améliorer la prévision.

Merci monsieur le commissaire. Vous venez de jeter un froid dans la salle puisque vous avez parlé de la pluie en Polynésie française. Ah ben oui, je peux vous montrer derrière.

Il fait il fait pas très beau aujourd'hui hein. Ça va rassurer le président. tout un rêve qui s'effonde parce que nous il fait moyennement beau et on pensait que on allait profiter de bon plus sérieusement il me reste monsieur le commissaire à vous remercier vraiment pour à la fois votre présence et on sait que il est très tôt et don votre journée est encore longue mais également pour la précision de vos réponses euh de ce panorama et puis en plus comme le disait le le notre rapporteur le fait que vous allez pouvoir nous adresser aussi des des à la fois la réponse à nos questions et par ailleur n'hésitez pas aussi euh à nous faire des propositions parce que un rapport comme celui que nous sommes en train de de faire, c'est aussi des propositions pour partout sur le territoire mais dans logique de notre diplomatie climatique avoir des solutions, des réponses à apporter, des réponses concrètes et utiles.

Je vous remercie encore une fois. Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs. À très bientôt.

Merci. Au revoir.

Le Pacifique Sud face au changement climatique — Rachid Temal · Pourquijevote