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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 16 juillet 2026 8 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEnvironnement & énergieSolidarités & familleEurope & international

SÉBASTIEN CHENU : « Le voile est un instrument politique de l'islamisme ! » (France 2)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18FerméeRéponse directe

    Vous avez voté pour ou contre la proposition de loi sur la fin de vie ?

  • 0:52RelanceRéponse partielle

    Vous ne trouviez pas le cadre imprécis ou imprudent ?

  • 1:38OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez compris pourquoi Sébastien Lecornu allait saisir le Conseil constitutionnel ?

  • 2:36OuverteRéponse directe

    Sécheresse : vous êtes de quel côté, agriculteurs ou élus locaux ?

  • 4:04OuverteRéponse directe

    On peut prendre des écologistes sur ce thème, sur la privatisation de l'eau ?

  • 4:28OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous voyez des différences entre ces deux affiches ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueFait
    « Je fais partie de ceux qui ont voté pour ce texte »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « cette loi donne un cadre que j'estime assez fort »
  • 1:06Invité politiqueFait
    « ce cadre, en tout cas cette loi n'est pas parfaite »
  • 1:17Invité politiqueFait
    « devoir également quitter son pays, par exemple aller dans un autre pays pour procéder à cela, me semblait être particulièrement injuste »
  • 1:43Invité politiqueFait
    « Probablement parce qu'il y a des zones d'ombre, en tous les cas des angles morts dans cette loi. »
  • 1:50Invité politiqueFait
    « Je trouve ça un peu lâche, si c'est ça je dois vous dire, je trouve ça un peu lâche »
  • 3:00Invité politiqueFait
    « nous sommes évidemment toujours du côté des agriculteurs »
  • 3:23Invité politiqueFait
    « Gabriel Attal a rayé d'un trait de plume la possibilité d'acquérir de nouveaux Canadair »
  • 3:57Invité politiqueFait
    « nous avons travaillé notamment sur le texte agricole qui revient devant l'Assemblée nationale et que nous soutenons »
  • 4:58Invité politiqueFait
    « Est-ce que vous êtes des plagieurs ? »
  • 5:58Invité politiqueFait
    « sur le port du voile, vous savez, nous en sommes toujours à l'idée que ce voile est un instrument politique de l'islamisme »
  • 6:10Invité politiqueFait
    « Il a vocation d'abord à être interdit dans la sphère publique »
  • 6:55Invité politiqueFait
    « Obama avait soutenu à l'époque Emmanuel Macron »
  • 7:01Invité politiqueFait
    « Qu'ils disent que Marine Le Pen est le dernier espoir de la France, je pense que beaucoup de Français le pensent »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu76 %
  • Présentateur24 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

– Merci Cédric, bonjour à tous, bonjour Sébastien Chenu. – Bonjour Monsieur. – On parle dans un instant de la campagne présidentielle et de cette idée de référendum qui fait débat chez vous concernant le voile dans l'espace public, mais d'abord la proposition de loi sur la fin de vie, elle a été définitivement adoptée hier, vous étiez dans l'hémicycle, vous avez voté pour ou contre ?

0:20
Sébastien Chenu

– Je fais partie de ceux qui ont voté pour ce texte, j'ai la chance d'être membre d'un parti politique qui permettait la liberté de vote parce que c'est un texte social, de société qui fait appel à la conscience peut-être de chacun d'entre nous, c'est un texte grave, je ne le trouve pas parfait, mais à partir du moment où cette loi donne un cadre que j'estime assez fort, à partir du moment où on a voté des dispositifs sur les soins palliatifs avant qu'ils doivent de toute façon toujours précéder un tel texte et une telle opération,

0:52
Présentateur

– Vous ne trouviez pas le cadre imprécis ou imprudent ? Il y a quand même 106 députés de votre parti qui ont voté contre, dont Marine Le Pen.

1:03
Sébastien Chenu

– Oui, bien sûr, et je respecte absolument cela, je comprends. Je vous le dis, ce cadre, en tout cas cette loi n'est pas parfaite, mais moi je voulais en tous les cas poser le principe de l'accès à cette liberté de pouvoir terminer sa vie dignement, et encore une fois, je pense que lorsqu'on veut quitter la vie, devoir également quitter son pays, par exemple aller dans un autre pays pour procéder à cela, me semblait être particulièrement injuste, je l'ai fait avec gravité, je n'en tire pas quelconque fierté, j'entends des gens qui veulent célébrer cela, pas du tout, mais je pense qu'il fallait donner et encadrer cette liberté.

1:38
Présentateur

– Est-ce que vous avez compris pourquoi Sébastien Lecornu allait saisir le Conseil constitutionnel ?

1:43
Sébastien Chenu

– Probablement parce qu'il y a des zones d'ombre, en tous les cas des angles morts dans cette loi. – Ce n'est pas pour donner des gages aux opposants ? – Je trouve ça un peu lâche, si c'est ça je dois vous dire, je trouve ça un peu lâche, parce qu'un Premier ministre, s'il n'est pas d'accord avec une loi qu'il porte, alors il faut démissionner, alors il ne faut pas la porter. S'il porte cette loi, puisque c'est le gouvernement qui fait l'ordre du jour, donc c'est bien, c'est un texte qui a été autorisé, mis à l'ordre du jour, de l'examen de l'Assemblée par ce gouvernement.

Donc, ou le Premier ministre est d'accord, il porte ce texte, ou il n'est pas d'accord, et à ce moment-là il ne peut pas l'assumer. Mais il y a un côté un peu lâche de se cacher derrière le Conseil constitutionnel, dans cette opération-là. On reconnaît bien Sébastien Lecornu, le navigateur, celui qui sans arrêt essaye de passer entre les mailles des filets.

2:32
Présentateur

– Sébastien Chenu, la sécheresse, un tout autre sujet, sévit un peu partout dans le pays. Situation inédite, exceptionnelle et très préoccupante, alerte le ministère de la Transition écologique. Et c'est dans ce contexte qu'un groupe de députés, de sénateurs, essaye de plancher pour trouver un texte commun. On annonce, certains annoncent une guerre de l'eau, avec des agriculteurs en demande et des élus locaux qui perdraient en pouvoir. Vous êtes de quel côté, vous ? Côté agriculteur ou élus locaux ?

2:56
Sébastien Chenu

– Non mais nous, nous sommes évidemment toujours du côté des agriculteurs, parce qu'il faut préserver ce qui apparaît être aujourd'hui un plan social énorme, qui est celui de la disparition de l'agriculture, d'ailleurs cela de la ruralité. – Malgré les résistances des élus locaux. – Il y a aussi des élus locaux qui soutiennent particulièrement les agriculteurs, bien entendu, mais la question de l'eau, et la question également de la, vous parliez des incendies, de l'équipement, de la sécurité civile de notre pays, elle est devant nous.

Quand vous voyez que Gabriel Attal a rayé d'un trait de plume la possibilité d'acquérir de nouveaux Canadair, vous dites qu'effectivement ils n'ont rien prévu comme d'habitude. Vous savez, une canicule, on s'aperçoit que le pays n'est pas climatisé, un feu important en forêt de Fontainebleau, on s'aperçoit que ceux qui nous gouvernent depuis dix ans ont empêché l'acquisition de Canadair, ils n'ont rien prévu et ils nous laissent dans les approximations.

Avec Hélène Laporte, la députée du Lot-et-Garonne, qui est notre référente sur l'agriculture, nous avons travaillé notamment sur le texte agricole qui revient devant l'Assemblée nationale et que nous soutenons parce que nous avons fait des progressions sur le stockage de l'eau, mais pas seulement sur le stockage de l'eau, sur la concurrence déloyale.

4:04
Présentateur

On peut prendre des écologistes sur ce thème, sur la privatisation de l'eau.

4:07
Sébastien Chenu

Enfin, les écologistes, je vais vous dire, il ne faut rien faire avec eux. Il ne faut pas de clim, il ne faut pas de capacité de rétention d'eau, il faut laisser les loups dévaster un certain nombre d'élevages, de troupeaux. Si on écoute les écologistes, on ne fait rien et on laisse les Français devant la difficulté. Donc nous, on agit et avec nos députés, nous avons agi.

4:28
Présentateur

– Sébastien, vous avez parlé de Gabriel Attal. Je voudrais qu'on joue un peu au jeu de cette différence ce matin. Je vais vous montrer cette affiche. D'un côté, il y a Gabriel Attal, de l'autre, Marine Le Pen. C'est avec l'emploi du mot « renaissance » qui fait beaucoup débat, regardez cette affiche. Est-ce que vous voyez des différences entre ces deux affiches ?

4:44
Sébastien Chenu

– Oui, fondamentale. D'abord, je vois une femme devant les Français, un homme qui leur tourne le dos. Ça, je trouve que c'est intéressant. – La renaissance. – Mais la renaissance, vous savez, c'est cette formidable époque de l'histoire de France qui est le début d'une formidable aventure qui dure 250 ans. Heureusement, le macronisme durera un peu moins. – Est-ce que vous êtes des plagieurs ? – Mais la renaissance vous assigne en justice pour contrefaçon. – Non, mais le moins qu'on puisse dire, c'est que M. Attal, il a le goût de l'effort inutile. Il ferait mieux de s'occuper, de savoir comment aujourd'hui on sanctionne Hamza Ladouane, Canal Saint-Martin.

– Mais vous allez la retravailler, vous allez la retirer, la fiche ? – La renaissance, c'est un phénomène historique de notre pays. La renaissance de notre pays n'appartient pas aux macronistes. Il n'y a pas de confusion possible, et on ne veut pas avoir grand-chose à voir avec ces gens-là. – Vous ne retirez rien. – Nous ne retirons rien, mais nous aspirons effectivement à faire renaître la France sur ses fondamentaux, avec ce qu'elle a. Ce n'est pas du tout passéiste, en fait c'est un mouvement d'avenir la renaissance.

5:34
Présentateur

– Sébastien Chenu, certains cadres de votre parti se réunissent aujourd'hui et demain, notamment sur la présidentielle. On apprend par le journal Le Monde que face aux divisions internes sur l'interdiction du voile dans l'espace public, Marine Le Pen envisage de soumettre cette proposition par référendum. Vous avez changé d'avis ?

5:52
Sébastien Chenu

– Non, d'ailleurs vous pourrez trouver notre programme à terme sur marineleupen.com, c'est-à-dire sur notre site. Mais sur le port du voile, vous savez, nous en sommes toujours à l'idée que ce voile est un instrument politique de l'islamisme. – Est-ce que ce sera soumis en référendum ? – Il a vocation d'abord à être interdit dans la sphère publique. Maintenant, nous nous sommes pour l'utilisation du référendum, nous nous réservons le droit de pouvoir le faire. Mais ce que nous voulons, c'est faire reculer le port du voile, symbole de l'islamisme et de la soumission de la femme dans notre pays.

Donc nous verrons les outils, nous verrons, j'allais dire, la tuyauterie, mais simplement l'objectif demeure le même. – Ce sera un changement en tout cas, si jamais vous soumettez à un référendum. – Pour l'instant, ce n'est pas la question, mais en tous les cas, le but, l'objectif demeure le même.

6:35
Présentateur

– Pour terminer, vous avez depuis hier un soutien américain, et pas des moindres. Elon Musk, le milliardaire, patron de Tesla, de X, anciennement Twitter. Marine Le Pen, regardez, est le dernier espoir de la France, dit-il sur son réseau social. C'est un soutien embarrassant.

6:49
Sébastien Chenu

– Écoutez, je pense qu'il y a eu des soutiens de présidents, de personnalités étrangères pour d'autres candidats. Obama avait soutenu à l'époque Emmanuel Macron. Donc en fait, on ne doit rien à Elon Musk, Elon Musk ne nous doit rien. Qu'ils disent que Marine Le Pen est le dernier espoir de la France, je pense que beaucoup de Français le pensent. – Est-ce que c'est bienvenu ? Elon Musk, il a aussi soutenu l'AFD par exemple. – Il fait ce qu'il veut, je vais vous dire. Il fait ce qu'il veut, comme beaucoup de gens se détermineront. Il y a des soutiens qui seront peut-être beaucoup plus embarrassants pour nos adversaires que celui d'Elon Musk aujourd'hui exprimé.

– Le adversaire parle de risque d'ingérence dans la campagne présidentielle, c'est pas n'importe qui. – Non mais quand M. Obama, président des États-Unis, soutenait Emmanuel Macron, on pouvait éventuellement parler d'ingérence. Qu'un milliardaire américain donne son avis, on est très loin de l'ingérence, ou alors plus personne ne pourra rien dire. – Et il a une plateforme de réseau social avec des millions d'abonnés. – Très bien, très bien. Écoutez, moi j'entends ça, ça ne nous lie pas à Elon Musk, et ça nous permet en tous les cas d'identifier le fait que oui, Marine Le Pen est vraiment le dernier espoir pour la France. – Merci beaucoup Sébastien Chenu, on vous libère,

7:48
Présentateur

parce que je crois que vous avez une séance à présider à l'Assemblée nationale. Très bonne journée à tous, merci. – Merci.

SÉBASTIEN CHENU : « Le voile est un instrument politique de l'islamisme ! » (France 2) — Sébastien Chenu · Pourquijevote