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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 16 octobre 2024 9 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSolidarités & famille

Gérard Miller : son mode opératoire décortiqué dans une enquête - C à vous - 16/10/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse partielle

    C'est une affaire qui a commencé en 2023. 3 femmes accusaient G.Miller de viols et agressions sexuelles.

  • 1:30OuverteRéponse partielle

    Alors que 84 victimes présumées ont été identifiées par la presse, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire.

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Bonjour C.Vienne. Vous êtes coréalisatrice d'un documentaire. Le nombre de victimes présumées est sidérant ?

  • 4:30RelanceRéponse directe

    Qu'il s'agit de vérifier.

  • 5:30OuverteRéponse partielle

    Aude fait partie des victimes présumées. Les faits remontent à 2001. Elle sollicite G.Miller pour une interview.

  • 7:00OuverteRéponse directe

    C'est son aura qui contraint la plupart des jeunes femmes qui témoignent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00A.-E.LemoineFait
    « 3 femmes accusaient G.Miller De viols et agressions sexuelles. »
  • 2:30A.-E.LemoineFait
    « 84 victimes présumées ont été identifiées par la presse, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire. »
  • 3:30C.VienneFait
    « Incalculable. C'est une enquête tentaculaire. Ca ne s'arrête jamais. »
  • 5:00C.VienneFait
    « Les victimes disent toutes qu'il n'y avait pas de signaux faibles, pas de drague. »
  • 6:30C.VienneFait
    « Il ne passe jamais à l'acte sur le plateau. Du coup, au moment où il y a une coupure, il lui dit de venir dans la loge. »
  • 10:30C.VienneFait
    « Aujourd'hui, cette plainte est perdue. Ca a été classé sans suite. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

je regrette que tel ou tel autre ministre empiète sur mes prérogatives. Je ne vais pas empiéter sur les prérogatives qui sont celles de collègues du gouvernement. - A.-E.Lemoine: C'est une affaire qui a commencé en 2023. 3 femmes accusaient G.Miller De viols et agressions sexuelles.

Un an plus tard, "Envoyé Spécial" a recueilli le témoignage de 3 autres accusatrices, dont Mathilde. - Il nous disait d'imaginer qu'on était dans un désert, qu'il y avait un cheval, que ce cheval représentait notre amant. Je m'en souviens.

Cette histoire d'amant, je trouvais ça étrange. Progressivement, il a commencé par me caresser le genou. C'était progressif.

C'était la main, les bras et après, le ventre. La main sous le pull jusqu'à la poitrine. A un moment donné, je ne sais plus s'il se tourne sur moi.

J'ai sa langue dans ma bouche de manière très soudaine. - A.-E.Lemoine: Alors que 84 victimes présumées ont été identifiées par la presse, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire.

Les témoignages continuent d'affluer, comme celui d'Aude, qui a porté plainte pour viol. Elle avait 17 ans. - Il savait très bien ce qu'il faisait.

Il savait l'emprise. En 2001, j'ai 17 ans. On le voyait sur tous les plateaux télé.

Moi, c'était pour le journal du lycée que je voulais le rencontrer. Il avait cette posture rassurante. Quand vous avez 17 ans, vous retrouver à la même table que G.Miller et L.Ruquier alors que vous venez d'un village de 400 habitants du Val-d'Oise, c'est incroyable.

L'emprise s'est aussi assise de cette façon. A aucun moment il n'a eu des signes de drague, de quoi que ce soit. Quand ce fameux jour m'est tombé dessus, ça a été d'une violence inouïe. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, C.Vienne.

Vous êtes coréalisatrice d'un documentaire. Le nombre de victimes présumées de G.Miller est sidérant, aberrant? - C.Vienne: Incalculable.

C'est une enquête tentaculaire. Ca ne s'arrête jamais. Depuis la diffusion de ce livre, rien que ce week-end, j'ai eu 3 ou 4 messages. - A.-E.Lemoine: Qu'il s'agit de vérifier. - C.Vienne: Bien sûr.

Il faut les vérifier à chaque fois. On a l'impression que ça ne s'arrête jamais. L'enquête ne s'arrête jamais, d'ailleurs. - A.-E.Lemoine: Aude fait partie des victimes présumées.

Les faits remontent à 2001, une année faste pour celui qu'elle accuse. A cette époque, elle est lycéenne. Elle sollicite G.Miller pour une interview pour le journal de son lycée.

Il lui propose de la recevoir chez lui. "Vous êtes venue avec votre garde du corps." Il organise dans un 2e temps une séance d'hypnose avant de passer à l'acte lors d'un 3e rendez-vous.

Aude se présente seule. Un viol sans violence, vous raconte-t-elle. Ce que vous nommez la stratégie de la non-agression.

C'est récurrent dans les témoignages que vous avez recueillis? - C.Vienne: Oui.

Les victimes disent toutes qu'il n'y avait pas de signaux faibles, pas de drague. A aucun moment il ne s'adresse aux victimes en disant: "Tu es jolie, tu me plais." Jamais.

Du coup, elles sont sidérées quand ça se passe. Elles ne s'y attendent pas du tout. Quand on parle de non-violence...

Jamais il n'emploie des mots durs. Il n'y a jamais de coups. - A.-E.Lemoine: C'est son aura qui contraint la plupart des jeunes femmes qui témoignent? - C.Vienne: C'est son aura.

Dans les années 2000, il est à la télé tous les soirs. Tout le monde le regarde. C'est une star du petit écran.

Il écrit des livres. Il est professeur. Il y a les paillettes.

Les jeunes filles sont très jeunes. Elles sont mineures, parfois, ou très jeunes étudiantes. - A.-E.Lemoine: Il agit toujours de la même façon?

Les victimes présumées racontent tellement la même chose qu'en les écoutant, vous pourriez presque finir leurs phrases. Vous savez exactement comment ça va se dérouler. - C.Vienne: Les histoires sont toutes singulières.

Mais c'est dingue. On a l'habitude, en tant que journaliste, d'interviewer les gens. On ne connaît pas la fin de l'histoire.

Parfois, les victimes commençaient leur histoire et dans ma tête, je me disais: "Je pourrais lui raconter la fin." - E.Tran Nguyen: Il y a le mode opératoire et il y a aussi le profil des victimes.

Elles sont jeunes. Elles étaient souvent étudiantes à Paris 8, là où il enseignait, ou ce sont des spectatrices de l'émission. C'est le cas d'Aurélie, 19 ans.

G.Miller l'aborde à la fin du tournage. Il l'invite chez lui avec une amie.

Il la convainc de revenir le voir à l'émission. Il l'emmène dans sa loge. C'est la 1re fois que vous entendez le récit d'une agression qui se produit à l'endroit où il chasse, selon vos mots. - C.Vienne: C'est la 1re fois où il transgresse...

On a l'impression qu'il capte ses victimes sur les plateaux. Il ne passe jamais à l'acte sur le plateau. Du coup, au moment où il y a une coupure, il lui dit de venir dans la loge.

Il ferme la loge. Quelques secondes...

Il lui saute dessus. - E.Tran Nguyen: Des rumeurs circulaient sur lui.

Certaines personnes des équipes se doutaient de ses agissements. Il avait un surnom: "Tu as quel âge?" Pourtant, personne ne l'a dénoncé. - C.Vienne: Il faut se remettre dans le contexte.

C'est dans les années 2000. Aller voir le public, poser des questions, ça fait partie de l'émission. Ce qui était intéressant, c'est que les techniciens de plateau disaient qu'il y avait 2 castes. "Il y avait nous, les techniciens de plateau.

On entendait tout, on voyait tout. On savait qu'il parlait aux très jeunes filles. A chaque coupure, il les rencontrait.

Il leur donnait des petits papiers, des numéros de téléphone. Mais on ne savait pas ce qui se passait après." Les chroniqueurs, eux, disent qu'ils ne savaient rien. "Il était un peu lourdingue.

Mais nos loges n'étaient pas à côté les unes des autres. On ne savait pas ce qui se passait dans les loges." - A.-E.Lemoine: Il y a pourtant eu des alertes et une plainte en bonne et due forme, en 2003: une étudiante.

Cette plainte n'a donné lieu à aucune enquête. On n'en retrouve même pas la trace. Que s'est-il passé? - C.Vienne: Aujourd'hui, cette plainte est perdue.

Ca a été classé sans suite. Je pense qu'il a été convoqué par le commissariat. A priori, le brigadier lui aurait dit: "Il va arrêter de vous embêter.

Vous n'êtes pas la seule." Mais cette victime n'est pas la seule. Muriel Cousin a crié haut et fort dans les médias qu'elle avait eu affaire à G.Miller.

Il y a toutes ces victimes qui ont essayé, qui ont appelé des avocats, parfois des journalistes. On leur a à chaque fois déconseillé de le faire. "Non, il va vous rouler dessus.

Ne le faites pas." - A.-E.Lemoine: G.Miller reste présumé innocent.

Il a nié toute contrainte dans les rapports sexuels qu'il a pu avoir. Il exerce toujours. - C.Vienne: On ne sait pas aujourd'hui combien de patients il a, s'il continue.

Il ne fait pas partie...

Ce n'est pas un médecin, même s'il a voulu le faire croire. Non. - A.-E.Lemoine: Voici votre ouvrage.