Jean-François Rapin : "C'est le jeu de Donald Trump, de diviser l'Union européenne"
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Jean-François rappa on va commencer en regardant les unes de la presse régionale on en a sélectionné trois alors il y a énormément de unes ce matin évidemment sur l'investiture de Donald Trump on a choisi celle du télégram et ce titre qui dit beaucoup retour fracassant c'est le titre choisi par le journal breton avec évidemment cette photo de Donald Trump lors de son investiture deux autres titres d'abord la République des Pyrénées comment le Premier ministre se partage entre Paris et poau François Baayou qui a donc décidé de rester d'être ma rester maire de poau en même temps qui est premier ministre il multiplie donc les aller-retours entre Paris et sa ville et puis la troisème une c'est celle du Havre Normandie attaque de Breb la piste du loup plusieurs brobis ont été récemment agressés par un prédateur entre Le Havre et fécand l'attaque d'un loup est une hypothèse très sérieuse quelle uneune choisissez-vous la première celle de Donald Trump retour fracassant c'est aussi ce que vous diriez oui oui je je prends la première parce que la semaine dernière nous faisions une une réunion avec les ambassadeurs des 27 de l'Union justement pour faire une analyse préalable à ce que pouvait être la fois l'investiture et le retour de de Donald Trump ce moment intéressant finalement fait le constat d'aujourd'hui c'est pas une analyse d'experts de ma part mais c'est simplement le constat on sent très bien que Donald Trump donne le ton et le la d'entré de ce que va être sa présidence je pense qu' il met un point d'honneur a réglé les problèmes économiques des États-Unis en disant voilà nous avons de façon transactionnelle décider que ce serait les droits de douane qui primeraient et qui donc ça veut dire et ça c'est important pour la suite ça veut dire que le marché américain est encore investi je prends l'exemple des voitures il s'est plaint notamment des Mercedes qui étaient trop présentes sur le territoire américain donc c'est peut-être un signe de force qu'il met en avant mais c'est aussi un signe de faiblesse ça veut dire que le marché américain a aussi besoin des produits en particulier européens mais aussi des produits chinois et je pense que son vrai enjeu c'est pas forcément l'Europe c'est d'abord la Chine on va revenir évidemment dans dans le détail sur ce que vous dites vous dites on a analysé les choses évidemment on imagine que vous étiez préparé à ce que serait la présidence Trump est-ce que ce que vous avez entendu hier les premiers mots les premiers décrets qu'il a signé très symbolique sont conforme à ce que vous attendiez de Trump ou il va encore plus loin que ce que vous imaginiez il le dit toujours America's first et ces décrets vont dans ce sens c'est-à-dire à la fois cet aspect guerre économique qu'il veut mener au monde mais en particulier à la Chine un peu à l'Europe même si il considère qu'il a besoin du marché européen et puis deuxième point la guerre interne qu'il veut mener aux États-Unis c'est-à-dire que il revient là avec une première expérience de présidence qui était un petit peu farfelu mais aujourd'hui il revient armé avec ses convictions avec des moyens et c'est ce nombre de décrets impressionnant je pense c'est 45 ou 46 qu'il a pu signer d'entrée montre qu'il était préparé et qu'il imposera sa politique d'emblé et qu'il sera plus dur que Trump 1 encore c'est un Trump 2 revanchat c'est bien possible parce que lui dans sa philosophie il le dit dans son investiture il considère qu'il y a eu un déclin américain Donald Trump il a déclaré hier un état d'urgence énergétique il promet de forer foré foré il a dit que les États-Unis sortirer à nouveau des accords de Paris est-ce que sous sa présidence on va vers une régression climatique bah en fait régression climatique en tout cas il mènera pas une politique à la faveur du climat en sortant des accords de Paris c'est ainsi et ça n'est pas une surprise il en était déjà sorti ça n ça n'est absolument pas une surprise mais on sent très bien que dans sa volonté de économique il va avoir besoin de de reproduire de de de de de forêt comme vous dites forêt forêt forêt ça veut dire gage de schiste et et compagnie et il a besoin il a besoin de ça pour mener sa politique économique et et bien sûr c'est c'est à l'encontre de ce que nous en Europe on on veut mettre en place sur le la politique commerciale vous le disiez hein il veut donner la la priorité à l'Amérique taxer les pays étrangers pour enrichir les citoyens américains est-ce que l'Union européenne va payer le prix fort de cette politique probablement probablement et C l'Union européenne le le sursaut tant demandé de l'Union européenne avec une Union européenne dont on le sent bien est divisé et d'ailleurs c'est le jeu de Donald Trump de la diviser encore plus regardez les invitations qu'il a formulé pour pour séparer pour montrer qu'il avait des alliés en Europe et puis d'autres qui n'étaient pas ses alliés c'est c'est sa façon de c'est sa façon de faire donc je pense qu' il faut un vrai sursaut européen la Commission européenne doit prendre en compte j'imagine que les les stratèges diplomatiques aussi bien au niveau français qu'au niveau européen sont déjà et j'espère qu'ils ont anticipé cette donne mais en tout cas on sent très bien que affaiblir l'Europe pour lui c'est un sujet ça n'est pas le principal hein je rappelle je je suis convaincu que son premier sujet à l'échelle internationale c'est la Chine mais l'Europe pourrait être un prix entre le marteau et l'enclume des États-Unis et de la Chine et ça aussi c'est un danger c'est pas seulement les États-Unis l'Europe pour Donald Trump c'est une menace c'est un marché c'est un marché je pense que ça n'est pas ça n'est pas une menace je ne sais pas encore et on verra dans les premiers les premiers jours de sa politique si l'Europe est considérée comme un allié c'est c'est important d'avoir ça aussi pour vous ça va pas de soi euh pour moi ça va pas de soi euh remettons-nous dans les la configuration de la deuxième guerre mondiale si on avait un Trump est-ce qu'on aurait eu un soutien si fort des Américains euh face face à un envahisseur j'en suis pas convaincu face à la politique commerciale agressive he de Donald Trump vous l'avez dit l'Union européenne cherche à se faire entendre hier elle a dit qu'elle était prête à défendre ses intérêts économiques alors ça ce sont des mots mais de quelle manière elle peut défendre ses intérêts économiques et est-ce qu'on a les moyens de réoster en jouant sur une forme de faiblesse que peut avoir aussi Donald Trump c'est-à-dire que nous avons des faiblesses lui aussi en a nos faiblesses sont peut-être aussi les siennes c'est-à-dire c'est le marché euh qu' on a quelques faiblesses notamment en terme énergétique en terme d'armement on sait très bien que beaucoup de pays Européens achètent sur étagère aux États-Unis et et tous ces tous ces éléments-là nos faiblesses font que à un certain moment Donald Trump a aussi besoin de nous et si ce marché le lâche il peut être aussi en difficulté c'est un transactionnel ayons bien ça à l'esprit c'est-à-dire que il va engager une transaction il va montrer les muscles au départ mais il a aussi quelque part un peu besoin de nous et il faudrait pas qu'il s'affaiblisse en nous écartant ça veut dire que lui il a pas intérêt à mener une politique commerciale trop agressif vis-àvis de l'Union européenne je pense qu' il pourrait revenir en quelque sorte sur les positions qu'il prend qui sont très dures quand vous faites une transaction quand vous menez un combat vous montrez les muscles vous montrez pas vos faiblesses Georgia Meloni elle était présente hier à l'investiture de Donald Trump est-ce que c'est le signe que l'Union européenne elle sera trop divisé pour y poster face à c'est ce que je vous disais tout à l'heure en fait c'est c'est son souhait à lui c'est de voir les dirigeants européens se diviser pour quelque part affaiblir l'Europe et se servir de cet affaiblissement peut-être pour en faire un allié voir un allié subalterne mais est-ce qu'il peut y arriver je pense que la situation dans l'Union européenne aujourd'hui montre des faiblesses parce que l'Italie c'est pas un petit pays georiaon elle sera quel côté C côté Trump elle est transactionnelle aussi tout comme le hongroi Bane sont des gens avec qui il faut savoir discuter il faut on peut pas les écarter on peut pas considérer moi avec mes homologues italiens du Parlement je vais dire que j'ai de bonnes relations oui nous avons des relations transactionnelles nous avons des relations dans nos assemblées interparlementaires parce que on doit toujours parler la diplomatie c'est aussi ça c'est c'est ne pas écarter ce qui pourrait être considéré comme son ennemi ou son faux ami mais pouvoir continuer à travailler avec lui François Baayou a dit hier si nous ne faisons rien nous allons être dominés vous partagez cette phrase oui oui bien sûr bien sûr et c'est pour ça que je disais tout à l'heure j'espère que nos diplomates français mais aussi nos diplomates européens ont anticipé cette ce retour de Trump alors il y a un sujet d'inquiétude pour les Européens c'est les conséquences de l'élection de Donald Trump sur la guerre en Ukraine les États-Unis qui apportent un soutien massif concl accord de paix je sais pas souite peut-être pas je crois qu'il est de déuire la Russie en refus un [Musique] accord je pense que la Russie va avoir un gros problèmement inter diff ceonous que Trump ne repasserait pas et cetera en disant et puis c'est un danger parce que il va lâcher les Européens dans la GU dans la guerre en Ukraine on voit que c'est tout le contraire mais comme je le redis c'est un transactionnel c'est-à-dire qu'il envoie un message à la Russie en disant bon d'aller pas trop loin quand même parce que je je je suis là mais il est en capacité de mettre la pression sur Poutine Donald Trump oui je pense ouais bah c'est pas le retour à la guerre froide mais on est quand même dans une dans dans une situation on a deux géants qui sont là avec le troisème interlocuteur qui lui est est caché dans les bois c'est c'est la Chine donc est-ce qu'il a intérêt à ce que Russie et Chine soient aujourd'hui des alliés fervants anti-américains ou est-ce qu'il a intérêt à discuter avec les deux avec l'Europe au milieu moi je pense que il est il est vraiment là avec l'Ukraine en particulier dans son rôle capable de changer de capable de changer de ligne et et c'est assez déstabilisant il faut dire mais est-ce que du coup avec les propos d'IER vous craignez moins une baisse de l'aide des États-Unis envers l'Ukraine ou pas je je ne crains rien je m'attends à tout ouais ce qui est déstabilisant pour l'Ukraine aussi c'est déstabilisant pour l'Ukraine aussi est-ce que les les européens seront là pour compenser les éventuelles fluctuations de la politique de au niveau de l'aide américaine non disons-le clairement aujourd'hui non aussi bien en terme financiers qu'en terme d'aide militaire donc ça aura des conséquences ça aura des conséquences négatives maintenant et c'est toujours pareil dans cet esprit de transaction est-ce que Trump a intérêt que Poutine écrase l'Ukraine posons-nous aussi cette question pas forcément pour vous non on l'a vu dans le journal dans le même temps Emmanuel Macron présenta hier ses vœux aux armées Emmanuel Macron il appelle un réveil stratégique européen passant par une préférence européenne assumer dans ses achats d'armement pour renforcer l'autonomie de l'Europe par rapport à l'allié américain il peut être en je l'espère et il parce que je pense qu'il a raison je pense qu'il a raison c'est ce sont des discussions qu'on a en permanence notamment aussi sur le spatial hein on c'est l'armement c'est pas simplement les fusils aujourd'hui on sait très bien c'est pas les fusils et les Canon c'est aussi l'investissement dans dans dans l'espace qui est un espace contesté qui sur lequel pour l'instant très peu de réglementation très peu de lois mais qui qui est un espace très convoité parce parce que depuis l'espace on gère tout aujourd'hui vous n'avez quasiment plus d'armes qui fonctionnent enfin d'armes de technologie qui qui ne fonctionnent pas sans un satellite ou ou une géolocalisation mais là aussi est-ce que l'Europe elle a pas trop tardé parce que ça fait des des mois qu'Emmanuel Macron il appelle essayie de mettre en place on essaie de mettre en place ce ce réveil stratégique mais il est encore je dirais pollué par le fait que nous n'avons pas l'outil de production suffisamment nécessaire pour faire plaisir à tous les européens et que les Européens se tournent forcément vers les États-Unis ou certains vers la Russie pour acheter du matériel et là aussi on paye les divisions de l'Union européenne bien sûr on paye aussi peut-être son retard c'est difficile quand on n'est pas fédéraliste la grande différence entre les États-Unis et et l'Union européenne les États-Unis sont un État fédéral c'est-à-dire qu'ils ont toujours vécu comme ça nous aujourd'hui on a fait une union avec des pays qui ont chacun leurs lois et on essaye progressivement de mettre à niveau toutes ces toutes ces lois donc c'est beaucoup plus compliqué ça prend du temps ça prend du temps bien sûr législatif mais ça prend forcément derrière du temps du temps économique mais je pense que le Président de la République a raison pour l'instant ce sont des mots et le réveil stratégique européen peut-être viendra de de ce que les gens pourraient craindre de Trump par rapport à à son action sur l'Union européenne on va continuer à parler de cette actualité européenne c'est l'actualité dans votre région on voit ça avec nos partenaires de la presse régionale on va retrouver Patrick beaumon bonjour merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef de La Gazette du Nord patcalais Patrick voulz revenir sur l'incident qui s'est produit en mer dans le détroit du Pas decalis la semaine dernière avec des tensions entre pêcheurs oui bah la semaine dernière effectivement un navire de pêche britannique a délibérément attaqué le rose de Cassia un chalutier Boulonnais pour le chasser de sa zone de travail et au péril de la vie de de l'équipage et le président de la Région hautfance d'ailleurs Xavier Bertrand a interpellé euh agès espag r linché la missise de la mer pour à ce sujet euh Louis Gustin le directeur du comité régional des pêches maritimes a dénoncé une volonté de faire peur pour s'approprier une zone de pêche avant de souligner que le brexit et les futurs champs éoliens enfin à cause de ça les les zones de pêche sont de plus en plus restintes et donc je voulais savoir je voulais interpeller le sénateur sur ce sujet savoir quelle était sa réaction face à cet incid donc d'une gravité rarissime gravité rarissime c'est la guerre en Manche peut-être des mots forts mais c'est la réalité on a mis en danger la vie euh de 6 hommes à bord d'un bateau de chez nous qui pêchait de façon réglementaire et réglementée qui était tout à fait dans son droit l'attaque est agressive puisque le bateau de pavillons anglais ne s'est pas signalé a coupé ses radars système ais qui permet au bateau de se de se voir sur sur l'espace et des espaces parfois restreints de pêche de pleine nuit feu éteint à accrocher le câble avec un harpon un crochet à tirer le bateau et à couper le câble donc grand danger grand danger je pense que les marins ils l'ont exprimé à plusieurs prise ont eu une frayeur incroyable patron de pêche a réussi à remettre en route le bateau pour pouvoir s'éloigner et en tout cas gagner des EAU plus plus calmes ce que vous dites est vrai on est de plus en plus restreint sur cette zone du détroit les réglementations qui s'imposent à ces zones font que les bateau se concentre sur d'autres zones et à partir de là leseff de pêche qui est qui est demandé se réparti de façon beaucoup plus importante c'est la part de gâteau qui se réduit il y a bien sûr la question du brexit la question des armements et des réglementations anglaises qui sont maintenant hors de l'Union Européenne et donc mettre mettre en place leur propres règles de pêche et puis il y a un troisième élément qu'il ne faut pas négliger et je l'ai dit hier à niè pagierunach dans dans la discussion générale sur le budget écologie c'est que on a des air marines protégées en France et si on prend les air marines protégé de l'espace dans le détroit ce qu'on fait les Anglais d'ailleurs en interdisant la pêche dans certaines zones air marine protégé si on fait la même chose en France on risque d'avoir là des incidents encore plus grave donc zone restreinte zone plus pêché et peut-être sur pêché et ça c'est un message qu'on envoie aussi à l'écologie quelquefois très dur sur ces sujets-là euh si on veut plus voir de poisson en Manche mer du Nord il faut le dire tout de suite quoi donc il y a une économie de la pêche vous l'avez dit c'est c'est un armement etaplooi de la coopérative maritime etaplooise donc qui est qui est qui est basée à Boulogne surmer Boulogne surmer premier port de pêche il y a de la débarque il y a des voilà et et on doit garder cette activité économique mais pour cela il faut un discours et une discussion avec les Anglais par rapport au futur renégociation du brexit et là la pêche devra être mise à mon avis plutôt en haut de la pile qu'enas comme ça a été fait la dernière fois c'est un élément transactionnel aussi hein soyons à l'image de Trump transactionnel et on doit permettre à nos marins de vivre en toute sérénité et puis de vivre de leur travail voilà il ne faisait rien de plus que de travailler dans des règles qui sont établies aujourd'hui avec des difficultés dans la discussion qu'on a avec les Anglais mais ils l'ont fait tout à fait dans leur droit et je pense qu'une enquête est en cours hein d'ailleurs ils ont porté plainte auprès la gendarmerie maritime j'espère que nos instances françaises et vous l'avez rappelé puisque j'ai vu ce ce courrier de Xavier Bertrand à Madame panier runaché euh j'espère que peut-être que j'interpellerai à nouveau la ministre sur le sujet mais il est important de savoir si nos autorités françaises soutiennent la pêche et elles doivent le démontrer au travers cet incident cet accident moi je dis c'est pas un incident c'est grave euh c'est c'est c'est une violation du droit à la fois du droit de pêche mais aussi la mise en danger de la vie des hommes Patrick vous aviez une une dernière intervention oui moi je voulais interpellerer sénateur est-ce que vous pensez comme Étienne daschikour le dirigeant donc la coopérative ettapoise à qui appartient le chalutierqué attaqué pardon qu'il faut mettre en place un plan de gestion de la Manche oui le le plan de gestion la Manche ça fait partie des des idées qui sont qui sont en place ça peut être un élément à mettre en place dans dans le cadre du brexit dans le respect des EAU territorial de chacun dans le respect de la zone économique exclusive mais la question est est difficile parce que la géographie s'impose à nous euh les les étaplois enfin les Boulonnais les pêcheurs du territoire vous le disent souvent sortis du port de Boulogne on est quasiment en eau anglaise donc ce que je veux dire c'est que le plan de gestion de la Manche il pourra pas se faire seulement à l'échelle de l'Union européenne et de la France il doit se faire aussi dans la discussion qu'on aura avec avec les Anglais merci merci Patrick on regarde votre une tout autre sujet ce sont les boulangeries PUL les célèbres boulangeries une boulangerie né à lîle devenu une enseinene mondiale merci beaucoup d'avoir été avec nous un dernier mot là-dessus Jean-François rappin puisque les tensions sur la pêche elles sont notamment lié au brexit la semaine prochaine marquera les 5 ans du brexit quel bilan vous en tirez vous je pense que aujourd'hui il y a des éléments qu'on devra intégrer dans la discussion post brexit et nouveau brexit j'espère que c'est déjà fait aussi là aussi et que c'est anticipé par nos diplomates parce que les Anglais vont pas attendre qu'on se réveille au jour de la de la renégociation il travaillent déjà sur sur ces questions il y a des sujets qu'il faudra remettre en place et peut-être dans l' brexit moi je ne suis pas diplomate c'est l'immigration les questions migratoires qu'il existe entre la partie des Haut- de-fance concerné donc finalement l'Europe les Haut- de-fance plaque tournant comme les comme les le sud de de de l'immigration donc revoir les accords du touqué peut-être ou pas peut-être garder cet esprit bilatéral mais un esprit bilatéral qui concerne cette fois-ci l'Union européenne la France seule en négociation avec le Royaume-Uni ne peut pas régler tous les problèmes de la planète les problèmes migratoires il y a une question qui doit être aujourd'hui portée par l'Union européenne je pense que c'est d'ailleurs aussi le le discours de Bruno rotaillot sur le sujet qui pense que la révision des accords du Touquet passe par aussi une une vision plus européenne de de la question et puis bien sûr la question de la pêche he moi qui me qui me tarode matin midi et soir tous les noms qui ont été cités là je je les connais très bien parce qu'on travaille on travaille ensemble hein d'ailleurs madame banère unaché était en déplacement à Boulogne surmer où tous ces sujets lui ont été lui ont été exposés et la discussion et la transaction avec les Anglais est quelque chose de très important euh ça va au-delà euh du du du droit européen et les anglais sont sortis de l'Union européenne donc plus sous l'égide de la politique commune des pêches mais euh quand il y a des accords il faut les respecter et pas mettre des entraves à ces accords ce qu'on fait les Anglais de façon très habile d'ailleurs en s'imposant en imposant à leur navire quelques règles que les Français ne pouvaient pas appliquer tout de suite allez on va passer à l'actualité du Sénat le Sénat qui poursuit l'examen du budget hier les sénateurs examinai le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche dont vous êtes le rapporteur on voit ça avec notre journaliste parlementaire Alex [Musique] Poussard bonjour bonour bonjour JeanFrançois r bonjour Alex et Alex dans un contexte de difficulté budgétaire le gouvernement demande un effort aux universités oui les sénateurs examinaient hier le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche pour 2025 un budget qui s'élève à 31,7 milliards d'euros et qui connaît une baisse par rapport à l'année dernière une baisse de 2 % les universités sont appelées à faire des économies même si de nombreux établissement connaissent des difficultés financières avec des dépenses qui ne sont pas compensées par l'État alors forcément ce et en baisse a provoqué à la colère de la gauche nous avons toutes et tous reçu les alertes des universités relatives à leur situation financière particulièrement difficile un contexte alarmant et sans précédent les surcûts non finance non financés ou non compensés par l'État représente à minima 500 millions d'euros sans compter les contraintes budgétaires déjà existantes fermeture d'antennes universitaires notamment dans les villes moyennes limitation des places offertes sur parcours sup et mon Master cours en distantiel ce budget va contraindre les établissements à faire des choix qui auront des conséquences directes sur les perspectives étudiantes et sur le rayonnement de l'enseignement supérieur alors le nouveau ministre de l'enseignement supérieur de la recherche a essayé de défendre ce budget ce nouveau ministre c'est Philippe Baptiste l'ancien patron du Centre national d'études spatiales et il a défendu ce texte notamment en rappelant qu'il ne demandait pas d'économie au secteur de la restauration universitaire alors que l'on sait que beaucoup d'étudiants sont en situation de précarité alimentaire on l'écoute le projet de loi de finance 2025 renforce ainsi le soutien financier au réseau des œuvres universitaire avec une progression de 30 millions d'euros de la subvention cet effort permettra notamment de faire face à la hausse de la fréquentation dans les restaurant universitaire je rappelle qu'il y a 2613 places additionnelles en en 2025 tout en améliorant la qualité des repas dans un contexte de coût croissant des données des denrées alimentaires le PLF 2025 réaffirme enfin son engagement en faveur des étudiants les plus précaires en maintenant le repas 1 € pour les étudiants boursiers et ceux en situation de précarité mesure en place depuis 2020 alors ça c'est pour la restauration universitaire en revanche pour le logement le gouvernement dans ce budget met fin au gel des loyers des logements étudiants qui était en vigueur depuis 5 ans ce qui va représenter une hausse de loyers pour les étudiants pouvant aller jusqu'à 6 € par mois et on le rappelle la demande de logement étudiant était en hausse de 5 % en 2024 et durant le débat le gouvernement a présenté une économie de dernière minute et oui avec un rebondissement dont on a l'habitude dans ce budget 2025 un coup deabot de dernière minutes de 630 millions d'euros pour le secteur notamment pour la recherche et là encore et bien ça a fait réagir dans l'hémicycle alors où nos unersités font face à une crise budgétaire sans précédent le gouvernement décide à la hatte à la dernière minute de diminuer de 630 millions d'euros les crédits destinés à cette mission pourtant le Premier ministre n'avait-il pas fait de l'éducation une priorité lors de ce discours de politique générale alors que c'est un précipice austéritaire qui s'annonce pour l'enseignement supérieur alors coup drabau de 630 millions d'euros mais de l'autre côté au final le gouvernement a concédé 100 100 millions d'euros supplémentaires pour les universités même si cela ne comp ne compense pas tout toutes leurs dépenses et au final la majorité de droite et du centre du Sénat a voté ce budget de l'enseignement supérieur et de la Recherche Jean François rappin vous étiez le rapporteur de ce budget pour la commission des finances l'enseignement supérieur c'est un secteur crucial pour l'avenir avec des université en difficultés financièr pourquoi leur demander un effort alors d'abord préciser les choses moi je suis rapporteur spécial pour la recherche et pour les universités et l'enseignement supérieur c'est Madame Paoli gagin bon néanmoins bien sûr on a suivi les les les débats commun vous savez ce discours quelle que soit la mission qu'on a borde dans le budget aujourd'hui c'est le même c'est-à-dire que les sénateurs spécialistes dans leur domaine disent c'est un scandale on diminue le budget alors on diminue pas on n'est pas dans un budget d'austérité mais on a demandé enfin le gouvernement a demandé à chaque ministère de faire un effort cet effort notamment sur la recherche un peu moins sur l'université puisque l'effort a été plus porté cette année l'effort budgétaire sur la recherche vous l'avez dit 100 millions d'euros qui ont été R attribu aux universités c'est une bonne chose parce que effectivement on on a des des des universités en difficulté quand même elles ont beaucoup de dépenses qui ne sont pas commencés par dépens qui sont pas compensé par l'État euh côté recherche on a la loi de programmation de la recherche alors vous avez fait part du de la baisse de 2 % hein globalement du budget donc on peut considérer que ça n'est pas un budget d'austérité parce que ces budgets sont en augmentation malgré tout dans la plupart des cas c'est le cas dans la recherche et je dirais que la ligne gouvernementale qui a été proposée hier finalement c'était la ligne qui était infusé par le rapporteur général du budget et par moi-même aussi sur certains aspects puisque on proposait certaines certaines baisses euh de de dépenses mais avec un souci particulier notamment pour laarcherche c'est de se dire peut-être que nos chercheurs vont pas assez loin dans la recherche des budgets européens ça c'est quelque chose que moi j'ai mis en exerg auprès du ministre à peu près 500 millions d'euros et à partir de là si on va chercher ces fonds on peut réussir à aller plus loin encore que le budget tel qu'il est présenté aujourd'hui moi j'en suis convaincu j'avais proposé un amendement justement de prime complémentaire à ceux qui allaient chercher des budgets européens il a été retiré cet amendement pourquoi parce que le gouvernement proposait une économie globale qui allait plus loin le rapporteur gén général avait proposé une économie de 100 millions d'euros le le gouvernement a décidé d'aller plus loin mais à partir du moment et j'ai confiance dans le ministre je connais bien Philippe Baptiste j'ai confiance dans le ministre quand il entend ce discours parce qu'il dit oui vous avez raison on peut aller chercher plus de crédit la loi de programmation de la recherche a mis en place un dispositif qui fonctionne bien on a vu depuis des années le budget de la recherche augmenté avec un soutien aux chercheurs avec un soutien aux organismes de recherche qui a été sans précédent et je n'étais pas un défenseur des gouvernements précédents vous le savez bien mais je considère objectivement que ça a été très bien mené donc ça va dans le bon sens pour la recherche la la loi de programmation de la recherche va dans le bon sens simplement on doit aujourd'hui la revoir il y avait une clause de revoyure c'est nécessaire de le faire maintenant et au plus vite ça devait être fait au bout de 3 ans parce que il y a des choses qui sont intégrées d'ailleurs qu'on avait mis en en exerg au moment de la loi de programmation de la recherche c'est dire on table peut-être sur des niveaux d'inflation qui sont trop optimistes et ça nous a donné raison vous avez vu l'inflation qu'on a eu ces deux dernières années donc il est temps de la revoir pour savoir si les budgets qu'on alloue aujourd'hui sont suffisants une question sur le logement dans un contexte de pré précarité pour les étudiants ce budget il met fin au gel des loyers sur les logements étudiants ça représente une hausse de 6 € du loyer par moisement choix du gouvernement on peut la considérer injuste pour les plus précaires effectivement euh mais bon c'est choix c'est un choix stratégique probablement je n'en ai pas les les les éléments mais je considère effectivement que c'est probablement un peu dur on va parler d'un autre budget qui était examiné hier c'est le budget de l'écologie les sénateurs qui ont approuvé une diminution de ce budget on va écouter la ministre agè panierunach le premier amendement qui vise à diminuer les crédits de l'ensemble de la mission à du concurrence de sa part par rapport à l'amendement d'effort budget bugétaire de 5 milliards d'euros qui avait été annoncé il y a 2 mois la deuxième chose que fait cet amendement est une ouverture de crédit de 150 millions d'euros sur le fond vert comme l'avait annoncé le le Premier ministre dans sa discussion générale de la semaine dernière Jean-François rppin il y a également des économies qui sont demandé à ce budget de l'écologie avec une baisse mais quand même une baisse substantielle d'un milliard d'euros pour la mission écologique là encore c'est une priorité avec le réchauffement climatique on a l'impression qu'elle est sacrifier non le principe c'est de cibler les budgets sur les sur les sur les éléments dont on a besoin et en particulier je sais que je peux être interpellé sur notamment toutes les catastrophes naturelles les inondations et cetera on a les moyens sont en hausse là les moyens sont en hausse et puis on a en souffrance quelques propositions de loi je pense à la proposition de loi de Christine lavard dont j'étais le rapporteur sur la question des catastrophes naturelles et de la assurancielle donc moi j'attends avec impatience et on attend tous avec impatience qu'elle soit inscrite à l'Assemblée nationale pour voir ce dispositif euh se solidifier s'améliorer et permettre en cas de catastrophe naturelle d'avoir un régime assuranciel il ne faut pas compter que sur le public pour financer ces problèmes il y a aussi le système assuranciel qui fonctionne qui doit bien fonctionner on a eu cette cette expérience avec quelques crises climatique récente avec des dégâts considérables d'ailleurs pas seulement en haut-fance mais dans d'autres dans d'autres départements mais votre département il a été particulièrement touché votre département du pcalis vous avez travaillé he du coup sur cette question ici au Sénat est-ce que vous avez l'impression que les leçons elles ont été tirées et que ce budget de l'écologie il correspond aux leçons qui aurait dû être tiré de ces inondations toutes les leçons ne sont pas budgétaires toutes les leçons ne sont pas budgétaire ce que je veux dire c'est quand on met en place quand on doit mettre en place et on l'a dit dans notre rapport une culture du risque à la hauteur la culture du risque ça coûte quelques tractes ça coûte quelques informations ça coûte pas forcément un ça coûte pas forcément de l'argent d'État clairement c'est aussi apprendre apprendre aux gens à vivre avec avec le risque vous voyez c'est c'est c'est la preuve que toutes les décisions ne sont pas budgétaires et si le budget de l'écologie comme tous les autres et c'est ce que je disais tout à l'heure est un petit peu en baisse c'est parce qu'il faut faire un effort la maison France ne peut pas écroulé pour des raisons budgétaires et on est quand même rappelé à l'ordre à la fois par l'Union européenne par les agences de notation depuis quand même quelques mois si ce n'est quelques années donc attention ce ce ce budget je vais pas dire que c'est le budget de la dernière chance je serai très pessimiste et je feraai peur à tout le monde mais c'est un des budgets de la dernière chance par rapport à à ce qu'on doit rendre aux autres et notamment à l'Union européenne moi je je ne sais pas aujourd'hui ce qui avait été négocié entre Michel Barnier etu laav der Leen sur les capacités de redressement du budget de la France je ne le sais pas parce que vous vous êtes président de la commission des affaires eurénes et vous avez aucune information je n'ai eu non parce que il y a vous le savez très bien dans ces discussions diplomatiques il y a toujours du Off d'ailleurs j'avais interp le ministre en disant je sais qu'il y a du Off et vous ne me le direz pas il m'a dit je ne vous le dirai pas bien sûr mais mais que pense l'Union européenne aujourd'hui de l'État budgétaire de la France alors que tous les autres tous les autres se redressent garder je pense à la Grèce est-ce que la Grèce est un exemple budgétairement là oui avec son premier ministre puisqu'ils ont anticipé le remboursement de la dette qu'ils avaient vis-à-vis de l'Europe donc ça veut dire que la situation financière ils l'ont redressé mais ils l'ont redressé après quoi après un trou noir incroyable la nouvelle Grèce c'est la France selon vous non je non je dirais je dirais pas ça parce que la configuration géographique des pays la démographie sont complètement différentes mais en tout cas ce que ce que je pense c'est qu'on a eu plusieurs alertes là donc on doit être raisonnable et on repousse encore l'objectif on repousse l'objectif des 3 % c'était 2027 maintenant c'est 2029 c'est 2029 est que ça vous para là aussi où je reviens sur le Off qui a pu y avoir entre Michel Barnier et et Ursula van derleyen c'est-à-dire que Michel Barnier a peut-être tenu un engagement que pourrait tenir François Baayou aussi mais on sent très bien aujourd'hui et et les économies qui apparaissent aujourd'hui sont des économies différentes que celles que faisait Michel Barnier mais est-ce qu'elles sont suffisants pour arriver au 3 % 202 sa je ne sais pas encore c'est la question que j'ai posé au au rapporteur général encore hier en lui disant on va atterrir sur combien finalement de déficit cette année on avait ciblé 5 52 pour Michel Barnier si on arrivait à 53 c'était pas un échec c'était voilà 54 ça devenait ça devenait plus dangereux je ne sais pas à combien on va atterrir aujourd'hui en tout cas si si déficite au-delà de 5 5 il y a là on peut se considérer on pourra se considérer en danger il a eu raison de faire des concessions au Parti Socialiste François baayron il a gagné de ne pas avoir la censure alors on est en train de dire que la censure a coûté très cher à la France qu'elle est Catherine Vrin parle de 12 milliards voilà c'est ça c'est c'est le chiffre qui qui a été encore donné hier enfin pas directement mais AG pierunach a dit la censure nous a coûté il y a des gens qui qui veulent pas le croire mais c'est une réalité moi je l'avais dit d'embla he quand notamment erokrel qui é à votre place hier le président de la Commission de finances de l'Assemblée qui conteste ce chiffre non mais voilà ceux qui ont ceux qui ont voté la censure ne vont pas dire vous avez raison elle a coûté cher à tout le monde je je crois pas c'est ENF ce serait pas une attitude politique en tout cas ce serait une attitude politique incroyable mais la censure a coûté cher je pense que ça a été l'optique de François baayerou de dire mon gouvernement doit doit tenir parce que sinon une deuxième censure serait une catastrophe mais aujourd'hui on vit avec cette épète d'amoclesè de la censure à commencé par le Parti socialiste qui dit ça n'est pas un blanc sain on vote pas cette fois-ci mais si ça nous plaît pas on votera pas et d'ailleurs je suis quelquefois très inquiet des discours qui sont tenus dans le dans l'hémicycle ici même au Sénat où on entend la majeure partie des amendements qui sont posés sur le budget sont posés sont posés par la gauche euh qui est en permanence à réclamer plus d'argent plus de budget et cetera donc vraisemblablement une contestation sur sur des éléments budgétaires aujourd'hui qui sont imposé par le par le gouvernement baayerou et que le socle commun aujourd'hui cautionne pas pour tout d'ailleurs comme le dit souvent le président Larcher nous nous ne disons pas non par dogmatisme ni oui le doigt sur la sur la couture mais en tout cas on essaie de d'avoir une participation active et constructive même en tant que membre d'une majorité aujourd'hui élargie à ce budget merci beaucoup Jean-François rappin merci d'avoir été avec nous plus longtemps que prévu merci beaucoup mais partagez je rappelle à nos fidèles téléspectateurs que notre invité politique Emmanuel Grégoire candidat à la mairie Paris député socialiste n'a pas pu venir ce matin pour des raisons personnelles on était ravi du coup de prolonger cette interview avec vous Jean-François Rin et écouter ou réécouter en podcast sur notre site Internet et toutes les plateformes d'écoute merci beaucoup [Musique]
Jean-françois Rapin