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Face à Face - Marion Maréchal

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 10 %Défensif 35 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:24OuverteRéponse partielle

    L'histoire, la partie Le Pen, est-elle derrière vous, c'est terminé ?

  • 1:58OuverteRéponse partielle

    Vous revenez comme directrice d'école car votre courant de pensée ne peut être majoritaire dans les urnes sans gagner la bataille culturelle ?

  • 5:05RelanceRéponse partielle

    C'est l'école de l'extrême droite, en fait ?

  • 8:55OuverteRéponse partielle

    Comment financez-vous cette école, avec de grands donateurs, et publierez-vous leur liste ?

  • 12:53OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'une représentante d'étudiants pourrait porter le voile dans votre établissement ?

  • 14:21RelanceRéponse partielle

    Votre conseil scientifique ne compte que des hommes, n'est-ce pas à rebours de la parole féministe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:55Marion MaréchalFait
    « J'ai toujours été fière de mon nom. Je l'ai toujours assumé. »
  • 5:37Marion MaréchalFait
    « aucun des membres de ce conseil scientifique n'est issu du Front National. »
  • 9:11Marion MaréchalFait
    « je n'accepte pas les dons étrangers, »
  • 14:39Marion MaréchalFait
    « il y a une zéro femme. »
  • 13:24Marion MaréchalPromesse
    « il sera spécifié, en effet, qu'il y a un principe de laïcité à respecter. »
  • 14:51Marion MaréchalFait
    « Moi, j'étais opposée aux lois sur la parité. »
  • 25:26Marion MaréchalFait
    « j'ai suffisamment de liens au Front National »

Temps de parole

  • Marion Maréchal77 %
  • Présentateur23 %

4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:15
Présentateur

Bonjour à tous. Il y a un an, elle annonçait son retrait de la vie politique. C'était au lendemain de la défaite à la présidentielle. Une annonce surprise au vu de sa popularité. La voilà de retour à Lyon avec une académie pour former une nouvelle génération de cadres autour de ses idées. Elle l'ouvrira dès la rentrée prochaine. On en parle avec Marion Maréchal en exclusivité dans Face à Face. Bonjour Marion Maréchal. Bonjour. Le Pen. Comment vous vous appelez d'ailleurs ? Je ne sais plus.

0:47
Marion Maréchal

Marion Maréchal, puisque j'ai fait la démarche officielle de reprendre ce nom. Je coupe court tout de suite aux spéculations. Ce n'est pas un reniement. J'ai toujours été fière de mon nom. Je l'ai toujours assumé. Mais il y a une histoire derrière son nom. Moi, je m'appelle Marion Maréchal. C'est mon nom légal, on va dire. Et quand je suis partie en 2012, tout le monde se souvient de l'histoire. J'avais repris le nom de ma mère parce qu'il s'agissait à Carpentras de laver l'honneur du nom de la famille qui avait été souillée par l'ignoble affaire de Carpentras 20 ans plus tôt. Je pense que j'ai accompli cette mission par mon élection.

Donc maintenant que je retourne à la vie civile, j'acte mon retour à la vie civile en reprenant ce nom qui n'est plus le nom politique qui était le mien.

1:24
Présentateur

Et vous estimez donc que l'histoire, la partie de l'histoire Le Pen est derrière vous ? C'est terminé ?

1:28
Marion Maréchal

Je suis et resterai toujours un membre de la famille Le Pen. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que c'était un nom très politique. Et aujourd'hui, je sors de la vie politique. Je suis sortie de la vie politique. Et j'ai envie de mener à bien cette nouvelle carrière dans le privé, même si elle reste à certains égards peut-être politique. Mais c'est la politique, pas le politique politicien. Puisque lorsqu'on a l'ambition de former une nouvelle élite cultivée, apte au discernement, au service, si vous voulez, de la cité, ça reste un projet intrinsèquement politique.

1:58
Présentateur

Justement, vous revenez donc en directrice d'école. C'est parce que vous avez compris que votre courant de pensée ne pourra jamais être majoritaire dans les urnes tant que vous n'aurez pas gagné la bataille des culturels ?

2:08
Marion Maréchal

Alors mon courant de pensée, en tout cas, un certain nombre de valeurs qui vont bien au-delà, d'ailleurs, je crois, des partis et même des personnes. J'ai toujours dit, défendu l'idée que je crois qu'il était important de mener des combats culturels. Le combat culturel, le combat électoral, finalement, n'étant qu'une finalité et une partie de cela. Et je crois que, je l'ai dit d'ailleurs, mais défendre nos valeurs, notre civilisation, la transmission, l'excellence, eh bien, ça passe pas seulement par le combat politique, mais ça passe électoral, mais ça passe aussi par le combat métapolitique, le combat culturel. Et la question éducative, c'est une question fondamentale.

Et donc c'est dans cette logique-là que je m'inscris, de la même manière que j'ai toujours été attirée par le monde entrepreneurial. Et donc le fait d'être associée avec mon équipe dans cette aventure entrepreneuriale, c'est aussi une façon d'accomplir personnellement ce que je souhaitais faire.

2:53
Présentateur

Mais vous estimez que le combat politique dans les urnes est vain tant que vous n'avez pas fait ce travail sociétal, culturel ?

2:59
Marion Maréchal

Non, mais je pense que tout est complémentaire, en fait. Et je pense que l'un ne va pas sans l'autre. Et qu'il y a plein de façons... Et qu'il manquait ça, jusqu'à présent. Voilà, et qu'il y a plein de façons, en fait, de mener des combats, d'une certaine manière, politiques et métapolitiques, pour la défense aussi de l'excellence européenne, française. Et que cela en fait partie. C'est vrai que moi, j'ai fait un constat, je pense que beaucoup de gens s'accordent sur celui-ci.

C'est qu'aujourd'hui, on a une élite qui est formée par, voilà, certaines business schools, certaines grandes écoles, qui ont des formations très uniformes, pour ne pas dire conformistes, qui ont totalement abandonné une grande partie des enseignements classiques autour de la philo, de l'histoire, des questions de rhétorique, de la littérature française. Et moi, je pense que cette culture générale est essentielle au discernement et à l'esprit critique. Et donc, je vois aujourd'hui des élites qui, pour moi, sont des élites déboussolées, des élites qui manquent de vision, des gens qui sont des technos et des gestionnaires.

Et donc, finalement, j'aimerais offrir une alternative en termes d'offres éducatives pour former une autre élite.

3:54
Présentateur

Qu'est-ce que vous ne pouviez pas faire en tant que députée ? Qu'est-ce qui vous restreignait ? Vous avez vu vos limites ?

4:00
Marion Maréchal

Ce n'est pas ça, c'est que j'étais dans un exercice différent. J'étais dans le combat électoral. Donc, quand on est dans le combat électoral, il est évident qu'on est dans un parti politique. Donc, on est dans un parti qui a une doctrine, une hiérarchie, ce qui est tout à fait normal et légitime. Quand on est...

4:15
Présentateur

Vous vous enfermez, en quelque sorte, du coup ?

4:16
Marion Maréchal

M'enfermer, oui, non. J'ai fait le choix à dessein d'intégrer ce mouvement. C'est donc que j'en partageais quand même l'essentiel.

4:23
Présentateur

Vous étiez née dedans, quand même.

4:24
Marion Maréchal

Même si, comme toute personnalité, ça me paraît évident qu'on a tous des sensibilités parfois différentes. Et je pense qu'on en avait largement fait état à l'époque. Donc, tout va bien là-dessus. Dans une école, on est dans une logique tout à fait différente. Moi, je ne fais pas une école pour mes idées. On n'est pas là pour remplacer un sectarisme par un autre ou un intégrisme par un autre. Bien au contraire. L'idée, c'est d'être une bouffée d'air intellectuelle, en fait, dans le monde universitaire, sans tabou et bien au-delà du sectarisme pratiqué aujourd'hui.

4:49
Présentateur

Justement, ces idées, votre école, justement. Quand on regarde l'organigramme, Patrick Louis, ancien numéro 2 du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, Jacques de Guibon, catholique, traditionnaliste, revendiqué. L'ex-président aussi du parti Alliance Royale, Yves-Marie Adeline. C'est l'école de l'extrême droite, en fait ?

5:08
Marion Maréchal

Oui, de toute façon, j'avais anticipé un petit peu ce type d'attaque et je me suis amusée parce que j'aimerais bien que tous les journalistes qui ont utilisé ce terme viennent prendre des cours de sciences politiques à l'ICEF. Ça leur permettra peut-être de savoir exactement à quoi correspond l'extrême droite. Ce qui est en tout cas une réalité aujourd'hui, c'est que moi, j'ai un président d'école qui est issu de la société civile, Patrick Librecht, qui est un homme qui a été directeur général dans des grandes sociétés alimentaires françaises, à Materne, à Cronenbourg, qui incarne cet esprit entrepreneurial.

Il y a évidemment moi, mais il y a ce conseil scientifique et je vous le ferai constater, aucun des membres de ce conseil scientifique n'est issu du Front National. On a des profits comme Guillaume Drago, directeur des masters de droit.

5:42
Présentateur

C'est voulu, vous ne vouliez personne du Front National dans ce conseil scientifique ?

5:44
Marion Maréchal

Non, mais l'idée, ce n'était pas d'avoir des gens qui, pour la majorité d'entre eux, avaient fait de la politique.

5:48
Présentateur

Non, mais vous précisez qu'il n'y en a aucun.

5:50
Marion Maréchal

Oui, mais c'est pour vous faire la démonstration qu'il n'y a pas d'amalgame à faire, en un terme souvent employé. Je vous parlais de Guillaume Drago. Guillaume Drago, c'est un homme qui est directeur des masters de droit public à Assas. C'est un grand publiciste français. Vous parlez de Patrick Louis, mais c'est un universitaire à Lyon 3.

6:06
Présentateur

Mais quand vous avez annoncé le lancement de cette école, vous disiez que ça devait être le carrefour de la droite, des droites. Force est de constater quand même aujourd'hui qu'il manque certaines pièces du puzzle. Vous les cherchez encore ? Ce n'est pas fini ?

6:17
Marion Maréchal

Non, je ne suis pas d'accord avec ça. Je veux dire que ce soit dans le conseil pédagogique, pour ceux qui ont eu un engagement électoral, on a même des gens qui ont aussi travaillé pour François Fillon à l'époque. Ce n'est pas l'objectif de forcément politiser. L'idée, c'est d'avoir des gens qui sont compétents.

6:29
Présentateur

Mais de rassembler les droites quand même, ça c'était votre objectif.

6:32
Marion Maréchal

Des gens qui sont compétents, qui sont en phase, si vous voulez, avec le projet pédagogique, l'objectif de ce projet pédagogique, avec le contenu pédagogique, et qui à partir de là s'associe à nous. Le but, ce n'est pas de repolitiser nécessairement le projet. Et si cette école permet, ce qui n'est pas possible dans le milieu électoral, en effet, d'associer des gens qui n'auraient jamais pu s'associer dans le cadre d'un parti, parce qu'ils ont des sensibilités, des parcours très différents, parfois des objectifs différents, j'en serais très heureuse.

6:59
Présentateur

Vous avez suivi beaucoup de refus. J'ai entendu notamment parler d'Éric Zemmour, Charles Bellbédé.

7:04
Marion Maréchal

Oui, alors Éric Zemmour, je ne sais pas d'où il sort de ça, parce qu'en l'occurrence, je ne l'avais pas sollicité comme enseignant. Charles Bellbédé, je n'ai pas eu de refus de sa part. Je pense que tout le monde sait que je suis en contact avec Charles Bellbédé, mais je ne lui ai pas proposé quelque chose, donc je ne vois pas en quoi il aurait pu refuser. Voilà, il y a en effet deux, trois noms qui sont sortis. Mais ce que je peux vous dire aujourd'hui, c'est que moi, j'ai un corps professoral qui est prêt, j'ai un conseil pédagogique qui est prêt, qui va d'ailleurs encore s'étoffer d'ici le 22 juin. Voilà, j'ai un contenu pédagogique qui est prêt, j'ai des locaux.

Enfin, finalement, tout se passe bien.

7:32
Présentateur

Justement, les locaux, le choix de Lyon, pourquoi ?

7:35
Marion Maréchal

Alors oui, dans le quartier de Lyon-Confluence, en effet, alors pour plusieurs raisons. La première, c'est que c'est une métropole, donc c'est un pôle universitaire économique qui est très intéressant, avec un réseau d'entreprises assez varié, notamment industriel, et on y reviendra peut-être, mais c'est intéressant. C'est à la confluence de l'Italie et de la Suisse, donc il y a aussi pour nous des projets de développement, peut-être d'échanges qui pourront aboutir. Il y a une partie de l'équipe, évidemment, est lyonnaise, donc c'était aussi cohérent par rapport à cela.

Et puis ça nous permettait aussi de sortir du prisme pariso-parisien, qui est souvent celui, aujourd'hui, des grandes écoles. Je trouvais ça intéressant sur le plan symbolique, et puis de sortir un peu aussi de l'entre-soi sociologique, qui est celui des élites françaises.

8:14
Présentateur

Sur le plan symbolique, justement, Lyon, c'est aussi là où le FN n'a jamais fait de bon score. Alors même qu'il existe un vivier important, quand même, de catholiques, traditionalistes,

8:23
Marion Maréchal

c'est parenté, c'est parenté, d'identitaires,

8:25
Présentateur

avec lesquels vous n'avez jamais caché votre proximité.

8:30
Marion Maréchal

Oui, d'accord, mais enfin, je veux dire, là, en l'occurrence, moi, je n'ai pas fait une carte de France avec les scores du Front National.

8:34
Présentateur

Non, mais vous aviez peut-être des réseaux, déjà ?

8:36
Marion Maréchal

Ce n'est pas rentré en compte. J'ai la chance d'avoir des réseaux un peu partout en France, mais c'est à dire que c'est plutôt les données que je vous ai avancées qui ont été décisives de ce point de vue-là. Et je tiens à le préciser que, finalement, c'est l'opportunité et le hasard qui a fait que je suis dans ce quartier de l'Enconfluence. Ça n'était pas un clin d'œil à Laurent Wauquiez, parce que je ne construis pas ce projet en fonction de Laurent Wauquiez.

8:55
Présentateur

Comment vous financez très concrètement cette école ? Est-ce qu'il y a des grands donateurs ? Est-ce que vous avez l'intention de publier leur liste en toute transparence ?

9:04
Marion Maréchal

On a deux moyens de financement. On a la scolarité, évidemment, des étudiants, et on a des dons. Je tiens à le préciser, je n'accepte pas les dons étrangers, donc ça évitera évidemment d'autres types de spéculations ou de reproches. Aucun don étranger ? Non, ce sont des entreprises ou des particuliers français. Alors, nous sommes une entreprise privée, donc je n'ai aucune raison de publier ces donateurs. Mais voilà, là-dessus, c'est assez clair, on est une association. Donc on peut avoir des dons défiscalisés pour les entreprises, les particuliers. Et puis c'est ça qui va nous permettre, dans un premier temps, de couvrir nos frais de fonctionnement.

On n'est pas dans une logique de rentabilité, donc le but, c'est vraiment simplement de couvrir nos frais et d'offrir des scolarités d'excellence, mais qui soient abordables pour nos étudiants.

9:43
Présentateur

Vous avez vu intervenir aux États-Unis. À ce moment-là, on a dit aussi que vous cherchiez des fonds, mais vous dites que vous n'avez aucun fonds étranger.

9:50
Marion Maréchal

Non, moi je suis allée chercher aux États-Unis des relations, c'est-à-dire que j'ai pu ainsi obtenir, avoir un universitaire de Pennsylvanie, de l'université de Pennsylvanie, Paul Gottfried, qui est un conservateur américain dans notre conseil pédagogique. Voilà, créer des liens pour obtenir, je l'espère, à terme, un partenariat avec une école américaine. J'y travaille ardemment. Donc aussi amorcer cette dimension internationale, parce qu'il faut savoir une chose, la mondialisation n'est pas une option. Personne aujourd'hui ne le nie.

Donc il faut évidemment qu'on ait des gens qui aient cette conscience internationale, qui soient aptes à pouvoir éventuellement construire des carrières étrangers, qui parlent anglais, mais ce n'est pas pour autant qu'il faille évacuer le cadre national. Et c'est ça, moi, que je reproche à beaucoup d'écoles aujourd'hui qui forment les élites, c'est d'avoir totalement évacué ce cadre. Je pense qu'on peut être quelqu'un à même de réussir une carrière professionnelle dans le cadre de cette mondialisation, tout en étant quelqu'un d'enraciné, fort sur ses valeurs et qui tient compte de sa communauté nationale.

10:39
Présentateur

Justement, vous parliez de l'étranger. Est-ce que vous avez vocation à faire briller votre école à l'international, notamment en accueillant des étudiants étrangers, en procédant à des échanges ?

10:48
Marion Maréchal

Eh bien, ça fait partie en effet des choses à laquelle nous travaillons et qui, j'espère, seront abouties assez rapidement en Europe, mais aussi dans un cadre extra-européen, accueillir des étudiants, accueillir des universitaires étrangers, alors soit comme prof, soit comme dans des conférences, nous-mêmes pouvoir peut-être permettre à nos étudiants de suivre des modules avec des écoles étrangères. Bien sûr, je trouve que c'est très enrichissant sur le plan pédagogique et une fois de plus, cette dimension internationale, elle existe. Mais je crois qu'il y a une complémentarité entre cet enracinement, ce cadre national et ce niveau international.

Et moi, je souhaite apporter cet équilibre qui, malheureusement, n'existe plus dans ces grandes écoles françaises, qui souvent d'ailleurs ont comme partenaires privilégiés une économie plutôt financière, donc nécessairement acquise à tous les ponts cifres de la globalisation, de la fin des frontières. Et moi, je cherche des partenaires économiques, entreprises, pour prendre nos élèves en stage, qui soient plutôt cette économie enracinée, même s'il y a des activités à l'étranger, mais une économie enracinée, qui soit aussi une économie productive et qui crée de l'emploi en France.

11:47
Présentateur

Ils vont faire quoi, très concrètement, vos étudiants, une fois diplômés de votre école ? Est-ce que vous ne craignez pas quand même que ça soit très étiqueté ? Marion Maréchal, le peine, pour le coup.

11:56
Marion Maréchal

Le but, évidemment, c'est de prouver et de faire la démonstration que la qualité, à la fois de notre enseignement et l'équipe qui la compose, permet de dépasser ce que je suis et ce que j'interne.

12:05
Présentateur

Ça risque de prendre du temps, pour le coup.

12:07
Marion Maréchal

Je n'ai pas de cours, je ne gère pas la partie pédagogique en tant que telle. Moi, je suis la directrice, je suis plutôt dans l'opérationnel, l'exécutif, on va dire. Ce qui va faire, et vous avez raison de le dire, la valeur, évidemment, de cette école, c'est l'employabilité des étudiants. C'est pour ça qu'on a un club de chefs d'entreprise qui garantissent des stages de qualité à nos étudiants et nous formons des gens qui sont amenés à aller soit dans les affaires publiques, donc là, pour le coup, on est plutôt dans les exécutifs locaux, on est plutôt sur des directeurs, chefs de cabinet, d'élus, des assistants parlementaires ou des fonctionnaires dans des instances supranationales.

Mais on forme aussi des entrepreneurs. C'est pour ça qu'il y a une alliance un peu originale dans le contenu pédagogique des entrepreneurs qui vont être à l'initiative de projet et qui, j'espère, intégreront dans ce projet le bien commun, l'intérêt général.

12:53
Présentateur

Est-ce qu'une représentante d'étudiants pourrait porter le voile dans votre établissement ? Je fais évidemment référence à cette polémique autour d'une responsable de l'UNEF.

13:00
Marion Maréchal

Ça me paraît peu probable. Je vous le dis très sincèrement, ça me paraît peu probable pour la simple et bonne raison que moi, je suis attachée au principe de laïcité, même s'il ne s'applique pas de la même manière légalement, bien sûr, dans le supérieur, encore moins dans le supérieur privé. Mais en tout cas, il est certain que je ferais respecter ce principe de ce point de vue-là.

13:18
Présentateur

Mais ça voudrait dire qu'il sera spécifié dans votre règlement intérieur qu'il est interdit de porter le voile dans votre établissement ?

13:24
Marion Maréchal

Oui, il sera spécifié, en effet, qu'il y a un principe de laïcité à respecter. Voilà, tout simplement, de la même manière qu'il s'applique aujourd'hui dans les écoles publiques françaises. Donc à partir de là, je ne vois pas... Pas à l'université. Surtout quand je suis un peu gênée. Alors là, on retombe un peu dans la politique. Mais moi, je considère aujourd'hui qu'il y a souvent, malheureusement, derrière cette démarche, parfois une démarche politique. Et on le voit trop souvent. C'est devenu parfois, à certains égards, un drapeau. Et c'est cette démarche-là qui me pose une difficulté.

13:52
Présentateur

Mais vous dites qu'il faut être attaché à ses racines en accueillant, par exemple, des étudiants étrangers qui viennent de pays où les femmes portent le voile, généralement. Est-ce que ça vous poserait un problème qu'elles le portent si elles venaient de ce pays dans votre école, par exemple ? Évidemment, c'est un cas hypothétique.

14:08
Marion Maréchal

Oui, je vous le dis clairement, ça me poserait un problème. Pour toutes les raisons que je viens de vous exposer, c'est-à-dire que si vous faites la démarche de venir en France pour bénéficier d'une formation, je pense que vous pouvez faire l'effort de courtoisie, finalement, de vous adapter aux mœurs du pays qui vous accueille. Et ça me paraît être la moindre des choses.

14:21
Présentateur

Quand on regarde l'organigramme, votre conseil scientifique, il n'y a que des hommes. C'est un peu à rebours de la parole féministe qu'on entend beaucoup ces derniers temps.

14:29
Marion Maréchal

Oui, alors moi, je reprends à dessein ce terme, mais je ne souhaite pas discriminer volontairement le mâle blanc de plus de 50 ans. Évidemment, mais avoir un conseil scientifique, il y a une zéro femme. Je vais vous dire, il y a aussi une question d'opportunité pour l'instant, ce qui concerne le conseil scientifique. Moi, je ne veux pas, évidemment, d'a priori étant moi-même une femme, parce que l'école est dirigée par une femme. Vous m'accorderez quand même cela. Néanmoins, je suis toujours un peu gênée par ce type de considération. Moi, j'étais opposée aux lois sur la parité. Je pense qu'on n'est pas des petits animaux fragiles à protéger.

Donc, je pense que les femmes peuvent avancer et réussir par leur simple talent, leur charisme. Donc, je n'aime pas les idées de quotas. Et je n'aime pas me faire imposer par la pensée dominante le fait qu'il doit y avoir tant de femmes, tant de minorités. Je trouve cette façon de raisonner absolument insupportable. Moi, je vois la qualité et le mérite des gens, ça s'arrête là.

15:11
Présentateur

Mais vous en conviendrez quand même qu'être une femme en politique, c'est moins facile que d'être un homme ? Vous l'avez vécu, expérimenté quand même ?

15:17
Marion Maréchal

Non, moi, je n'ai pas vécu ça. Je suis navrée. Je sais qu'à l'Assemblée, j'ai entendu dire que les femmes étaient discriminées. J'ai vu des témoignages, je ne les remets pas en cause, mais d'harceler.

15:27
Présentateur

Il y a des témoignages de beaucoup de députés qui parlaient surtout de vous pour votre physique.

15:30
Marion Maréchal

Moi, ça ne m'est jamais arrivé. Peut-être que j'ai un seuil de tolérance plus élevé. Mais ces espèces de dictatures féministes qui voudraient qu'on raisonne par quotas, je trouve cette vision absolument insupportable.

15:41
Présentateur

Dans votre tribune à Valeurs Actuelles, vous annonciez d'autres activités professionnelles en parallèle de cette école. C'est toujours d'actualité ou bien c'est trop compliqué quand on vient de la politique ?

15:51
Marion Maréchal

Non, en réalité, c'est transparent. Je suis prestataire dans cette école. J'ai une entreprise qui est la mienne et je souhaite avoir d'autres activités à côté. Mais pour l'instant, pour des raisons qui vont vous paraître évidentes, je suis à temps plein sur le lancement de ce projet. Dans les mois, les années à venir, on verra quelles sont nos marges de manœuvre. Et à partir de là, je ne m'interdis pas de faire autre chose.

16:09
Présentateur

Vous n'avez pas cherché, vous n'avez pas rencontré de difficultés à cause de votre parcours dans le privé ?

16:14
Marion Maréchal

Bien sûr que ça peut arriver. Je veux dire, certains journaux en ont fait état. Ça paraît logique. Bon, écoutez, je ne vais pas vous dire que je regrette. Moi, j'ai des engagements, je les ai assumés. Je les paye parfois dans ma vie privée. C'est comme ça. C'est pour ça d'ailleurs que moi, je ne critique pas outre mesure la politique électorale, bien qu'on puisse tous avoir des constats et des reproches légitimes à la guerre de certains hommes politiques. Mais le combat politique, il est noble. Et c'est aussi là où parfois, il y a des belles démonstrations de courage, d'abnégation. Donc, il faut mettre ça en valeur aussi auprès de nos futurs étudiants.

16:46
Présentateur

Il y a un an, quand vous annonciez votre retrait de la vie politique, vous déclariez dans Valeurs Actuelles encore, un profil comme Laurent Wauquiez change la donne. On aurait des choses à se dire et à faire ensemble. On a vu Laurent Wauquiez donner une conférence dans une école lyonnaise également, l'EM, dernièrement. Est-ce qu'il serait le bienvenu dans votre école pour y donner un cours ou une conférence ?

17:04
Marion Maréchal

Aucun problème. Enfin, je veux dire, de la même manière que je ne m'interdis pas de recevoir des gens qui ont pu avoir des engagements divers et variés.

17:10
Présentateur

Mais vous pensiez qu'il serait intéressant pour vos étudiants de recevoir Laurent Wauquiez ?

17:14
Marion Maréchal

Je veux dire, ce n'est pas au projet. Et puis je vois bien, il y a des questions un peu politiciennes qu'il y a derrière ça. Enfin, moi, ce n'est pas mon niveau de raisonnement aujourd'hui, je vous le dis franchement. Voilà, mais on ne s'interdira pas de recevoir des politiques, quelles qu'elles soient, si cela nous apparaît pertinent sur un sujet pertinent. Parce que c'est ça, quand même, l'objet. Ce n'est pas juste de faire du buzz. Mais sur le principe, puisque vous me posez la question, non, ça ne me poserait pas de problème. Ça ne me poserait pas de problème. De la même manière, ça ne me poserait pas de problème de recevoir d'anciens députés LR. Voilà, bon.

S'ils ont des choses intéressantes à dire.

17:40
Présentateur

Ils représentent quand même le plus grand parti de la droite aujourd'hui. C'est pour ça que je vous dis qu'on n'aurait pas de problème de principe. Est-ce qu'il y aura... J'ai vu qu'il y avait pas mal de cours, notamment d'onologie, tout ça. Comment il y a des cours pour gagner une élection ? Est-ce qu'il y aura aussi des cours pour apprendre à débattre ?

17:59
Marion Maréchal

Oui, alors en fait, il y a deux types de formation dans cette école. Il y a une formation magistère, donc 4e, 5e année pour les étudiants en L3. On fait des sciences petites, économiques et sociales, du management général, la direction de projet. Et il y a une formation continue pour des gens qui ont déjà une activité professionnelle ou étudiante et qui souhaitent se former de façon complémentaire. Et donc là, on a des enseignements un peu plus pratiques, en effet, qui touchent parfois aussi aux campagnes électorales et où on fait, en effet, du média-training, la levée de fonds. Pour ce qui est des cours d'onologie, en fait, c'est une formation complémentaire.

C'est-à-dire que moi, je trouve ça intéressant de ne pas uniquement des enseignements académiques, mais de former aussi à d'autres choses. Mais l'intitulé est intéressant.

18:34
Présentateur

Comment gagner une élection ? Je vous pose aussi que s'il y aura une question, comment apprendre à débattre ? Parce que vous l'avez vécu. Vous étiez au cœur du système. Ça manquait autour de vous de gens compétents à ce niveau-là ?

18:46
Marion Maréchal

Non, mais je ne raisonne pas par rapport à ça. Je dis juste que si vous formez des gens qui sont amenés à mener des combats électoraux ou à être dans les affaires publiques, il apparaît évident qu'aujourd'hui, dans ce monde de communication, il faut savoir faire du média, il faut savoir communiquer, il faut savoir, en effet, mener des débats. Donc, ce n'est pas une question de... Par rapport à ce que j'ai vécu ou ce que je n'ai pas vécu. Je veux dire, c'est en fait...

19:03
Présentateur

Parce que vous avez quand même tiré des conclusions de vos expériences. Et si vous lancez aussi cette école, est-ce que vous estimez que ça manque aujourd'hui dans le débat public ?

19:08
Marion Maréchal

Je ne suis pas sûre que c'est mon expérience qui amène à cette conclusion. Je veux dire, quiconque aujourd'hui fait de la politique a bien constaté qu'on faisait des débats, on faisait des médias, on faisait... Voilà, donc à partir de là, ça me paraît logique qu'on puisse former des personnages-là. Ce qui est important, en revanche, c'est qu'aujourd'hui, on a souvent, c'est vrai, des politiques qui savent faire des campagnes électorales. Ils savent un petit peu moins gouverner la plupart du temps. Donc la logique aussi, c'est de pas uniquement être enfermée dans ce logiciel de politique communiquant, mais de politique dirigeant.

19:35
Présentateur

Vous dites que cette école n'est au service d'aucun parti. Est-ce qu'elle vous encombre, l'étiquette FN ? Est-ce que vous voulez voir plus large ?

19:43
Marion Maréchal

Mais non, elle ne m'encombre pas. Enfin, moi, je suis très à l'aise avec mon engagement. Enfin, je pense que j'ai toujours été loyale là-dessus. Simplement, aujourd'hui, l'idée, c'est que ça me dépasse. Voilà, et c'est vrai, on est... Moi, pour le coup, j'ai segmenté avec le Front National, enfin, pas segmenté, mais j'ai mis une barrière de fait, puisque, en effet, ça n'est pas une activité électorale. C'est important de le rappeler. C'est une école, une école diplômante. Donc, à partir de là, il faut faire la part des choses et puis surtout essayer de dépasser cela, parce que ce serait dommage que ce soit enfermé là-dedans. Ce n'est pas l'esprit.

20:15
Présentateur

Mais vous restez quand même dans un contexte politique. Vous apprenez notamment de la métapolitique. La métapolitique, il y a de la politique. Beaucoup, à droite de la droite, vous regrettent. Vous le savez, vous voyez sûrement, vous recevez sûrement des messages. Comment vous percevez ces appels, notamment de personnalité ? Est-ce que vous sentez, d'une certaine façon, une responsabilité sur vos épaules quand vous voyez toutes ces personnes qui vous voient comme un recours ?

20:37
Marion Maréchal

Mais je me suis toujours sentie une responsabilité sur mes épaules quand je suis partie à 22 ans aux élections. C'est parce que j'avais déjà une conscience aiguë, je pense, de l'urgence de la situation. J'étais malheureuse de la situation de mes compatriotes. J'étais malheureuse du fait qu'on ait perdu l'indépendance de notre pays. Donc cette responsabilité, je l'ai toujours sentie. Elle a pu croître avec le temps en regard aussi de l'exposition qui a été la mienne. Ce qui est sûr, c'est que moi, je n'ai pas peur de l'échec dans ce projet. J'ai peur de la passivité. Je veux pouvoir me regarder dans le miroir en me disant que j'ai essayé de faire des choses.

Après, tout n'est jamais acquis, mais j'ai essayé de faire des choses qui, pour moi, sont dans le bon sens, répondent à un besoin, permettent précisément de défendre un certain nombre de valeurs, et de transmettre des choses qui permettent à des étudiants de grandir sur le plan personnel, humain, intellectuel. Voilà. Donc après, je pense que je suis à ma place aujourd'hui dans ce que je fais. Et j'essaye de le faire bien. Et je ne pense pas sincèrement me défausser en me lançant dans cette aventure.

21:29
Présentateur

On est quand même dans un paysage politique qui a été bouleversé ces derniers mois. Beaucoup d'électeurs déboussolés. Ils voient en vous un espoir, peut-être ?

21:37
Marion Maréchal

Oui, mais je suis honorée par leur confiance. Mais à un moment donné, je pense que... Et je l'ai dit dans ma tribune, j'ai été là-dessus, je pense, très honnête. Je dis, moi, j'avais besoin de retrouver du temps pour ma petite-fille. J'avais besoin, sur le plan personnel, de me prouver aussi des choses, je crois, sur un engagement dans le privé. J'avais besoin aussi de souffler un peu, y compris sur le plan de l'enrichissement intellectuel. Donc, voilà, sincèrement, moi, je suis dans cette logique-là aujourd'hui. Et j'espère que ces gens qui me font confiance verront que ce projet n'a pas été inutile, loin de là, et que c'était important aussi de s'atteler à ce type de projet.

22:12
Présentateur

Vous ne reviendrez jamais en politique ? Vous ne souhaitez plus jamais vous faire élire ?

22:15
Marion Maréchal

Ce n'est pas ce que j'ai dit. Une fois plus, dans la tribune, je le répète, j'ai dit, je n'en sais rien. Voilà, j'ai dit, je pars, j'ai des choses à faire, j'ai des choses à prouver. Si un jour, j'ai le sentiment que je peux être vraiment utile, que j'ai la légitimité pour partir, bon, pourquoi pas ? Je referai peut-être des choses. Mais je vous le dis très clairement, puisque c'est la question sous-jacente et omniprésente. Moi, je considère que les gens qui estiment que d'ici 2, 3, 4, 10 ans, ce sera telle ou telle personne qui sera légitime pour porter les idées de tel ou tel camp, c'est des raisonnements un peu hasardeux.

Enfin, je veux dire, quand on voit qu'en quelques années à peine, l'ancien secrétaire général adjoint de l'Élysée est devenu président de la République, voilà, les choses vont très vite. Donc, je pense que se projeter excessivement sur telle ou telle personne, c'est un peu hasardeux. Voilà, moi, je construis des choses. Une fois de plus, je suis incapable de rester indifférente à l'état de mon pays, mais encore faut-il que pour moi, le combat m'apparaisse le plus adéquat et le plus juste au regard de ce que je peux amener, tout simplement.

23:08
Présentateur

J'ai juste une question sur l'actualité. Est-ce que la situation politique en Italie vous inspire l'alliance de la Ligue du Nord avec le mouvement populiste 5 étoiles ?

23:17
Marion Maréchal

Très sincèrement, je me refuse à faire de l'actualité politique. Non pas que je n'ai pas un avis sur le sujet, vous en doutez bien, mais ça n'est plus le niveau auquel je me situe aujourd'hui. Donc, très simplement, pour précisément ne pas politiser le projet qui est le mien parce que ce n'est pas l'objet, je ne souhaite pas faire de commentaire sur l'actualité politique.

23:34
Présentateur

D'accord, juste pour être sûr, on a parlé de vous parfois aux Européennes, c'est sûr, on ne vous verra pas, c'est trop tôt.

23:38
Marion Maréchal

Ça, pour le coup, c'est sûr.

23:39
Présentateur

Je vais vous citer un de vos proches qui s'appelle Arnaud Stéphan. Il faut attendre que tout se délite pour que commence une nouvelle génération. Il a dit ça dans Le Parisien il y a quelques jours sur votre école.

23:50
Marion Maréchal

Oui, alors je n'ai pas trop compris en fait ni le sens de cette phrase, ni vers quoi elle tendait. Donc, je vais vous dire très sincèrement, alors j'ai travaillé avec Arnaud Stéphan et j'ai été très heureux de travailler avec lui, je ne travaille plus avec lui aujourd'hui, mais je n'ai pas trop compris le sens de cette phrase. Donc, je ne peux pas vous dire, je pense que lui est en train d'expliquer peut-être, si j'interprète qu'aujourd'hui on est encore en phase de décomposition et pas encore en phase de recomposition.

24:12
Présentateur

Ça, vous avez la même...

24:13
Marion Maréchal

Oui, c'est certainement un constat qu'on peut partager. Je veux dire, à partir du moment où rien n'émerge, il est évident, ni personne, ni projet particulier, on est encore en état de décomposition. Maintenant, et c'est tout l'objet aussi de ce projet, la recomposition, elle va passer par des engagements concrets et elle passe probablement et certainement par la question électorale, elle passe aussi par autre chose. Et c'est finalement œuvrer à cette recomposition aussi intellectuelle, à cette reconstruction même peut-être, que l'on fait avec notre équipe à Licep.

24:40
Présentateur

Vous participez, vous estimez, vous Marion Maréchal, que vous participez à la recomposition politique actuellement, à droite notamment ?

24:47
Marion Maréchal

En tout cas, on participe à la reconstruction d'un pays. Quand on remet en cause le magistère, si vous voulez, dominant idéologiquement, qui aujourd'hui, à mon avis, sclérose un peu le milieu universitaire, en tout cas supérieur français, on participe, oui, à la recomposition nécessairement. On redistribue les cartes, on ouvre le débat, donc c'est une façon de participer à la composition.

25:12
Présentateur

Vous recevez des soutiens de la part du Front National aujourd'hui dans votre projet d'école ?

25:16
Marion Maréchal

Je suis un peu malheureuse que vous me ramenez en permanence à ces questions politiques, parce que je ne vois pas trop ce que ça apporte. Je reçois des soutiens de partout. J'ai reçu énormément de demandes de partenariats, d'entreprises. Évidemment, j'ai suffisamment de liens au Front National pour que des gens continuent de m'y apprécier. J'en suis heureuse et donc me soutiennent humainement, ça me paraît logique. Mais aujourd'hui, ce qui est intéressant, c'est qu'on a reçu des dizaines encore de propositions d'enseignants, des partenariats d'entreprises, des premières demandes d'inscription d'étudiants. C'est ce soutien-là surtout qui est important.

Je remercie mes anciens amis du Front National d'être aussi là.

25:48
Présentateur

Merci beaucoup, Marion Maréchal, de nous avoir accordé cette interview.

25:51
Marion Maréchal

Je vous en prie.

25:51
Présentateur

Très bonne semaine à vous sur TLM.

Face à Face - Marion Maréchal — Marion Maréchal · Pourquijevote