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Podcast / conversationJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 27 mars 2016 77 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéNumériqueInstitutions & électionsJustice

Mélenchon : « Il faut faire échec aux buts politiques des attentats »

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 16 %Attaque 23 %Défensif 9 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Après les attentats de Paris, vous disiez que les terroristes voulaient nous diviser.

  • 1:22RelanceRéponse partielle

    Mais d'abord l'amour ou d'abord la haine ?

  • 1:52OuverteRéponse directe

    Un mot quand même, vous parliez de la responsabilité des médias.

  • 2:49OuverteRéponse directe

    On a vu ce reportage à Bruxelles, Jean-Luc Mélenchon, et ce sentiment d'impuissance du politique face à cette violence.

  • 9:45FerméeRéponse directe

    Manuel Valls a dit que commencer à expliquer, à comprendre, c'était déjà excuser. Vous êtes d'accord ou pas avec ça ?

  • 13:53OuverteRéponse directe

    Les politiques sont-ils impuissants face aux terroristes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Invité politiqueFait
    « Mon raisonnement, c'est qu'on a affaire à un ennemi. Il frappe avec des objectifs. »
  • 11:27Invité politiqueFait
    « Le problème, c'est que nos mosquées à Bruxelles sont entre les mains des salafistes. »
  • 14:31PrésentateurFait
    « Vous citez Mario Maréchal Le Pen. Oui, Mme Maréchal Le Pen a dit ça, c'est stupide. »
  • 15:06Invité politiqueFait
    « Si on arrête la guerre là-bas, il est vraisemblable que les attentats cesseront. »
  • 15:53PrésentateurFait
    « Non, il y a d'autres paramètres. Mais commençons d'abord par admettre ce point. »
  • 16:00PrésentateurFait
    « La guerre que nous menons là-bas se prolonge ici. Voilà, ça c'est un fait acquis. »
  • 16:40PrésentateurFait
    « Il n'y en a pas un qui mérite qu'on s'arrête cinq minutes pour l'inviter à table. »
  • 18:50Invité politiqueFait
    « Nous avons un haut niveau d'éducation. »
  • 18:52Invité politiqueFait
    « Nous pouvons rétablir l'enseignement des langues parlées par les terroristes alors que stupidement, nous les avons supprimées de l'enseignement. »
  • 19:51Invité politiqueFait
    « Il y a une manière d'expliquer qui n'explique pas. »
  • 22:13Invité politiqueFait
    « Le problème n'est pas tellement les deux juges qui enquêtent sur l'affaire dite de trafic d'influence et de corruption puisque ces deux juges vont prendre leur décision souverainement. »
  • 22:34Invité politiqueFait
    « Ces gens-là, en général, ne prennent pas le risque d'audiencer un procès à forte connotation politique en pleine élection. »
  • 1:13:55PrésentateurFait
    « Vous n'êtes pas ministre du donnage de leçons sécuritaires. »
  • 1:14:01PrésentateurFait
    « Vous êtes ministre des finances et des comptes publics. »
  • 1:15:41PrésentateurFait
    « François Hollande est immédiatement licencié sans indemnité. »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • Invité7 %
  • Jean-Luc Mélenchon6 %
  • Locuteur 55 %
  • Locuteur 65 %
  • Locuteur 43 %

2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il est député européen, fondateur du mouvement La France Insoumise. Il est candidat à l'élection présidentielle. Jean-Luc Mélenchon est l'invité du supplément. Bonjour. Bonjour, c'est pas au plaisir. Bienvenue. Bonjour, bonjour, bonjour. Après les attentats de Paris, Jean-Luc Mélenchon, vous disiez que les terroristes voulaient nous diviser. Et je vous cite que notre premier devoir était un devoir d'amour. Après les attentats de Bruxelles, vous avez écrit « La haine contre les meurtriers est saine. » « De l'amour à la haine. » Non, parce que vous avez pris les deux citations, elles vont ensemble. Je pense qu'il ne faut pas culpabiliser, pour les gens qui tiennent mon raisonnement.

Mon raisonnement, c'est qu'on a affaire à un ennemi. Il frappe avec des objectifs. Et c'est ces objectifs qu'il faut mettre en échec. Leur objectif, c'est de couper la société en deux. D'abord se faire peur à tout le monde, mais ce n'est pas le plus important pour eux. C'est d'arriver à couper la société en deux, avec d'un côté les musulmans qui seraient en quelque sorte ralliés à leur cause, ce qui n'est pas vrai, et de l'autre côté tout le reste de la société. Donc c'est à ça qu'il faut d'abord faire obstacle. Et il y a un devoir d'amour qui est de dominer la peur qu'on nous instille, dans lesquelles d'ailleurs je me permets de dire que les médias ont une responsabilité accablante.

Mais d'abord l'amour ou d'abord la haine ? D'abord l'amour, mais si vous tenez ce discours-là, c'est un discours qui est inhumain. Parce que la première chose que ressentent les personnes, c'est de la haine pour les agresseurs. Et il ne faut pas avoir peur de cette haine. Dans mon texte, je dis, la haine elle est saine parce qu'elle vous permet d'expurger. Et après je dis, et surtout il faut revenir. Une fois ça, on respire et on revient à la réflexion. Il faut réfléchir parce que c'est un acte de guerre et il faut le mettre en échec. Et on va le faire avec vous tout au long de cette émission. Un mot quand même, vous parliez de la responsabilité des médias.

Je crois qu'il y a une façon de faire qui n'est pas responsable. C'est de penser que ça a un intérêt de suivre de minute en minute tout le monde, d'aller se précipiter sur des gens en sang pour leur faire dire quelque chose, des gens traumatisés. Ça propage une peur, une panique qu'on a beaucoup de mal à enrayer. Je pense que quiconque a fait l'expérience de rester devant son écran, ce que j'ai fait un peu pour voir comment ça se passait, c'est terrifiant parce que ça vous envahit par empathie. Il est normal.

Je pense qu'il faut faire preuve de réserve, de mise à distance pour permettre à l'intelligence de se développer plutôt qu'à la pulsion et à ce qui vient comme ça spontanément et qui n'est pas bon. J'ai remarqué qu'on m'a dit qu'il y avait des gens que ça rendait malade, ce spectacle de la journée. Moi, je conseille dans ces circonstances, couper la télé, ça ne sert à rien de la regarder. J'espère malgré tout qu'on aura réussi à prendre un peu de cette distance dont vous parliez à l'instant. Valentine, tu as passé la semaine à Bruxelles. Tu as suivi le bourgmestre de la ville. Ici, on dirait le maire.

2:54
Invité

Voilà, ici, on dirait le maire. Et le bourgmestre de Bruxelles, c'est Yvan Mailleur. Il est l'équivalent d'Anne Hidalgo à Paris. D'ailleurs, il est socialiste lui aussi. On a eu envie de voir comment il gérait ces attentats puisqu'il est le chef de la police. Il supervise en quelque sorte les opérations. Et on a aussi eu envie de voir comment le citoyen accusait le coup.

3:12
Présentateur

Le jour d'après, avec le maire de Bruxelles, c'est un reportage de Valentino Berti.

3:24
Invité

Bruxelles. Le jour d'après, au petit matin, l'homme qui doit veiller sur les Bruxellois nous a donné rendez-vous au pied de son immeuble. Ça va et vous ? Voici le bourgmestre, Yvan Mailleur.

3:42
Locuteur 1

Tu montes avec moi dans la voiture ?

3:43
Invité

Ouais. Un homme pressé.

3:45
Locuteur 4

Vas-y à fond, ça, parce que...

3:47
Invité

Préoccupé et touché plus personnellement. En route pour les studios de la RTBF, sa voiture passe devant Malbec. La station où un kamikaze s'est fait exploser.

3:57
Présentateur

C'est ma station de métro. Donc, c'est la station de métro utilisée par mes proches, par moi-même. Donc, elle m'est très familière dans tous les sens du terme.

4:08
Invité

Yvan Mailleur est le maire de Bruxelles depuis deux ans. Est-ce que vous vous attendiez en tant que maire à vivre ce genre d'événement ?

4:16
Locuteur 4

Malheureusement, oui. Oui, bien sûr.

4:20
Présentateur

D'abord, parce que je pense que Bruxelles est une cible. Nous sommes une ville internationale avec beaucoup d'institutions. Au fond, depuis le mois de novembre, nous avons vécu en sursis. Aujourd'hui, voilà.

4:36
Invité

Les mots lui manquent, mais il saura les trouver dans quelques minutes. Je suis à l'heure. Oui, puisqu'elle a l'air. Vous êtes même en avance.

4:42
Présentateur

Tu sais quoi où je veux aller ?

4:47
Locuteur 7

Là, il sait.

4:49
Invité

Il est 7h15 et pendant une heure... Bonjour, Yvan Mailleur.

4:54
Présentateur

Bonjour.

4:55
Invité

...sans perdre de vue son téléphone, il va enchaîner les interviews pour riposter.

5:00
Jean-Luc Mélenchon

On a le droit d'avoir peur, mais on doit être déterminé. Déterminé à se battre contre cet obscurantisme qui a frappé hier, contre cette violence aveugle. Et il faut tenir ensemble. Je pense que les titres de la presse sont très corrects. C'est ça le message qui doit passer.

5:14
Invité

Nous avons passé le jour d'après avec Yvan Mailleur, le maire, mais aussi le citoyen, entre réunion de crise et hommage aux victimes du 22 mars. Le 22 mars, un mardi noir pour la Belgique. Peu après 8h, la radio annonce des explosions. D'abord à l'aéroport,

5:39
Locuteur 5

puis dans une station de métro du centre-ville,

5:48
Invité

près du Parlement européen.

5:50
Présentateur

On ne peut plus parler d'un hasard, on ne peut plus parler d'une coïncidence.

5:59
Invité

Des attentats coordonnés, en état d'alerte, à l'aéroport, dans le métro, le chaos. Bilan provisoire, plus de 30 morts et de 300 blessés. Les attentats les plus meurtriers dans l'histoire de la Belgique. Des événements tragiques, Yvan Mailleur les suit minute par minute. Mesdames. Informés en temps réel par les services de police. Mais il va y avoir des perquisitions.

6:41
Jean-Luc Mélenchon

Il y a des perquisitions.

6:44
Invité

Dans Bruxelles.

6:45
Jean-Luc Mélenchon

Dans Bruxelles.

6:47
Invité

Ça se passe bien, là ?

6:48
Présentateur

Oui. C'est sous contrôle. Pour l'instant, c'est sous contrôle, oui.

6:53
Invité

Les perquisitions en cours et l'enquête qui progresse.

6:59
Jean-Luc Mélenchon

Ça va ? Tu as vu que les deux types qui étaient avec Aldeslam sont les deux types qui se sont fait sauter. C'est que le troisième étant. Tu as vu les perquis chez nous ? Trois perquis. Oui.

7:13
Invité

Alors aujourd'hui, il faudra redoubler de vigilance pour sécuriser les quartiers où de nombreux hommages vont se succéder. Ces hommages, là, ça va être beaucoup de monde.

7:22
Jean-Luc Mélenchon

Et beaucoup de personnalités.

7:23
Invité

Oui. Ça vous stresse ?

7:26
Jean-Luc Mélenchon

Le stress est un état permanent. Donc c'est presque d'état normal. Non, non, mais ça va en gérer.

7:37
Invité

Des personnalités, lui en tête, pour observer la minute de silence nationale.

7:42
Jean-Luc Mélenchon

Vous êtes prêts pour tout à l'heure ? Ça va ? Merci. Tout à l'heure. Les incitoyens ont fait la minute de silence.

7:51
Locuteur 7

Ça va ? Ça va ?

7:52
Jean-Luc Mélenchon

Ça va. Place de la bourse,

8:04
Invité

devenu le point de ralliement. Une place qui ne désemplit pas depuis les attentats.

8:10
Locuteur 4

Vous avez senti les émotions d'un citoyen ?

8:49
Invité

Vous avez pensé à quoi ? À qui ?

8:51
Jean-Luc Mélenchon

D'un citoyen, d'un père. Enfin, mon fils compte pour moi, mais tous les citoyens comptent pour moi de la même façon. Et donc, je dois être vigilant pour tout le monde. Et quelles que soient les victimes, pour moi, c'est la même chose. Mais bon, j'ai une familiarité aussi. Je suis un homme comme les autres. Et voilà.

9:05
Invité

Mais l'émotion, déjà, est rattrapée par les questions.

9:09
Jean-Luc Mélenchon

Et comment ça se fait que tous ces terroristes viennent de Bruxelles ? Non, ils ne viennent pas tous de Bruxelles. Voilà. Non, mais il y en a quand même... Non, non, ils ne viennent pas tous de Bruxelles. Merci, monsieur.

9:17
Invité

Le maire élu de la question de ce journaliste face caméra. Mais il sait qu'il ne peut l'ignorer longtemps.

9:23
Jean-Luc Mélenchon

On doit quand même s'interroger sur le fait que ces jeunes sont nés en France, en Belgique, ailleurs en Europe. Et que notre société a produit ces criminels-là. Ça, je trouve que ça mérite une réflexion

9:36
Locuteur 4

et ensuite une action.

9:37
Invité

Notre Premier ministre, qui est socialiste comme vous, Manuel Valls, a dit que commencer à expliquer, à comprendre, c'était déjà excusé. Vous êtes d'accord ou pas avec ça ?

9:46
Locuteur 4

Non,

9:47
Jean-Luc Mélenchon

non, je trouve que... Donc, moi,

9:49
Locuteur 4

je n'excuse pas. Rien ne justifie des actes criminels.

9:51
Jean-Luc Mélenchon

Rien du tout.

9:52
Invité

Donc, ce que dit Manuel Valls,

9:53
Jean-Luc Mélenchon

ce sont des raccourcis. Mais ça, je trouve que le débat français est fort pollué.

9:59
Invité

Une femme politique française trouve grâce à ses yeux son homologue à la mairie de Paris, Anne Hidalgo, venue elle aussi se recueillir. Là, c'est vraiment là. Ouais.

10:11
Locuteur 7

Merci d'être là.

10:12
Invité

Tu sais. De revue. C'est chauve qui. Pour la première fois en 24 heures, face à Anne Hidalgo, Yvan Maillard va fendre l'armure.

10:33
Jean-Luc Mélenchon

Hier, j'ai été voir sur place avec les services de scoop. et sur le laps de temps que j'étais là, il y a deux personnes qui sont morts devant moi. Un jeune, on n'a pas pu sauver. C'était lourd pour les équipes aussi. Et pour tout le monde. Tu as un choc psychologique et les gens tremblaient, tu vois, les gens, c'est un choc traumatique.

11:02
Invité

Ce qui préoccupe Yvan Maillard, c'est l'après. Comment gérer les traumatismes ? Et vous avez fait quoi par rapport aux enfants ? Alors en fait, avec les écoles, on a mobilisé des équipes. Et ils ont fait beaucoup, beaucoup travailler les enfants sur la verbalisation de leurs peurs. Mais ce qui inquiète surtout le bourgmestre de Bruxelles, c'est la montée du communautarisme dans sa ville.

11:27
Jean-Luc Mélenchon

On n'a pas exactement d'interlocuteurs dans le monde musulman. Il n'y a pas de personnalité qui émerge. Le problème, c'est que nos mosquées à Bruxelles sont entre les mains des salafistes. Et donc...

11:44
Invité

Un aveu d'impuissance face à un enjeu majeur. Avant de repartir à Paris, Anne Hidalgo donne un dernier conseil à son homologue. Tu as une différence sur... Oui, je... Après, voilà. À la nuit tombée, quand il quitte sa mairie en plein centre-ville, Yvan Mailleur fait un douloureux constat.

12:19
Jean-Luc Mélenchon

Il n'y a personne. De toute façon de parler, il n'y a... Normalement, c'est... C'est noir de monde, quoi.

12:28
Invité

Lui ira dîner en ville avec des amis. Pour clore, ce jour d'après.

12:35
Jean-Luc Mélenchon

D'avoir meurtri ces gens que j'aime comme citoyen, c'est insupportable. Et c'est une douleur. Pour moi aussi, c'est... Et ça me donne, évidemment, à titre personnel, beaucoup d'émotions aussi. Mais voilà. Mais j'ai...

12:51
Locuteur 4

Je pense pas vraiment le droit de les exprimer maintenant.

12:55
Jean-Luc Mélenchon

Mais... Après, comme tout le monde, je craque, hein. Voilà. Mais le temps n'est pas encore vrai.

13:01
Locuteur 7

Voilà.

13:08
Présentateur

Réaction du bruxellois que vous êtes d'une certaine manière comme eurodéputé. Vous connaissez ces rues, vous connaissez ces stations de métro. Oui, c'est surtout la réaction de cet homme qui m'émeut parce que c'est une très lourde responsabilité qu'il a sur les épaules. Mme Hidalgo a bien senti quand elle lui dit « Fais attention à toi, tu fais l'éponge » parce que c'est le devoir de tous ceux qui portent une parole publique, incarnent l'autorité. C'est normal. Les gens se tournent vers eux après tout. C'est normal. Et ils ont un besoin de... Ils ont un devoir.

Et vraiment, je pense que ça montre à quel point c'est pas le moment pour les polémiques politiciennes, les paires de gifles de la cour de récréation. C'est le moment où chacun a un devoir de dignité et de gravité. Devoir de gravité, devoir d'action également. Les politiques sont-ils impuissants face aux terroristes ? Vous nous répondrez, Jean-Luc Mélenchon, juste après ça. Le supplément continue avec notre invité, Jean-Luc Mélenchon. On a vu ce reportage à Bruxelles, Jean-Luc Mélenchon, et ce sentiment qu'ont beaucoup d'une forme d'impuissance du politique face à cette forme de violence-là.

Mais, bien sûr, personne ne peut promettre, sauf à être un menteur et un irresponsable, j'ai vu qu'il y en avait, pour dire, si c'était nous qui étions au pouvoir, par exemple, il n'y aurait pas d'acte terroriste. C'est un pur mensonge. Tant qu'il y a la guerre là-bas... Vous citez Mario Maréchal Le Pen. Oui, Mme Maréchal Le Pen a dit ça, c'est stupide. Et surtout, ça ne prépare pas les gens à ce qu'ils vont devoir affirmer. Nous avons donc un ennemi que nous bombardons là-bas et qui, ici, trouve des gens pour mener des opérations de commando. Donc, nous sommes dans un état de guerre dont le principe de base est l'action imprévue. Donc, voilà, on ne peut pas savoir où on va être frappé.

Par contre, ce qu'on peut faire, on n'est pas impuissant, on a une puissance limitée terroriste. On peut en parler dans un instant, on peut quand même faire beaucoup de choses, mais on a une puissance politique. Si on arrête la guerre là-bas, il est vraisemblable que les attentats cesseront. Mais ici même, on a des moyens de travail. Ce que nous disent les politiques, à nous, citoyens, c'est habituez-vous à vivre avec ça parce que ça va durer, parce que c'est ça maintenant votre quotidien. Qui est-ce qui vous a dit ça ? C'est une petite musique qu'on entend, notamment quand on écoute Manuel Valls, le Premier ministre, qui l'a affirmé après le 13 novembre. Bernard Cazeneuve également.

Il faut garder son sang-froid. Il y a évidemment des gens qui ont intérêt à créer une ambiance de trauma permanent. Alors comme on a peur, on course dans les bras de papa policier Cazeneuve ou de papa Valls. Tout ça, ça fait appel à des ressorts infantiles et puérils. Mais quand vous dites que si la guerre s'arrête là-bas, le terrorisme s'arrêtera ici, c'est aussi simple que ça ? Non, il y a d'autres paramètres. Mais commençons d'abord par admettre ce point. La guerre que nous menons là-bas se prolonge ici. Voilà, ça c'est un fait acquis. Tout le monde le sait.

Les gens qui sont là ne tombent pas du ciel ni un soir, après avoir lu je ne sais quel livre, saint, se lèvent le matin en disant « Tiens, aujourd'hui, je me fais sauter. » ça n'existe pas. C'est donc des actions méthodiques qui sont préparées depuis là-bas pour conditionner psychologiquement les meurtriers, les assassins que vous voyez là sont conditionnés. Ils ne sont plus dans un état normal. Ils sont donc pris en charge par des réseaux. Alors ces réseaux, nous pouvons les combattre. D'abord en essayant d'assécher leur base. Et quelle est cette base ? Eh bien c'est les personnes perturbées, les voyous, les bandits de grand chemin.

Parce que si vous regardez la biographie de tous ces gens-là, il n'y en a pas un qui mérite qu'on s'arrête cinq minutes pour l'inviter à table. Des étudiants, des diplômés. Il y a donc des conditions psychologiques. Excuse-moi, le profil type quand même de ces combattants, futurs combattants, il est quand même assez varié. Pardon, vous dites quoi ? Le profil type de ces combattants... Combattants ? Vous appelez ça un combattant ? De ces terroristes. Non, de ces assassins. Oui, de ces assassins. Il est quand même varié. On a effectivement certains qui ne sont jamais passés par la case prison.

On a certains qui sont des étudiants, certains qui travaillent, qui sont intégrés et qui le jour au lendemain rejoignent Daesh. Ça, il ne faut pas le nier quand même. Non, bien sûr. C'est exactement ce que je suis en train d'expliquer. Il y a donc un terror... Vous avez dit qu'il ne faut pas s'intéresser, il ne faut pas se pencher. Alors, je me serais mal exprimé. Je vous présente mes excuses. On aura mal compris et vous avez permis qu'on aille au cœur. Vous avez parlé de monstres abrutis aussi après les attentats de Bruxelles. Vous voulez que j'appelle comment quelqu'un qui décide d'aller avec une bombe faire sauter de malheureuses personnes qui passent avec des valises pour aller...

Comment je vais les appeler ? Je vais dire des combattants ? Non, ce sont des assassins. Non, mais est-ce que ce n'est pas aussi en disant que ce sont des monstres abrutis une manière de s'interdire de comprendre le phénomène ? Ah, pas du tout. Je fais l'inverse. Moi, je n'ai jamais été d'accord avec l'idée qu'il ne fallait pas comprendre. Que comprendre, ça serait excuser. C'est l'inverse. Ce que nous avons à faire, c'est de comprendre où et comment s'organisent les réseaux terroristes de manière à les combattre. Et à ne pas utiliser des méthodes qui nous dégradent nous-mêmes.

Parce que si la réponse au terrorisme c'est d'espionner tout le monde par quartier entier comme ça se fait, c'est absurde d'abord parce que la pluie d'informations ne sert à rien. Et en particulier, je veux dire que moi, je crois aux moyens humains. C'est-à-dire, on infiltre, on met des gens parce que tout ça, ça représente une quantité limitée de gens. C'est quasiment impossible aujourd'hui d'infiltrer l'État islamique sur place. C'est un vrai problème des services de renseignement. Ils n'arrivent pas à trouver des militaires ou des policiers qui veulent évidemment vivre avec... Alors, ça, c'est vous qui le dites. L'État est anémié par les politiques publiques qui visent à réduire l'État.

Sans cesse, moins d'État, moins de fonctionnaires. Vous trouvez toujours des crétats pour applaudir en cadence à dire moins de fonctionnaires. Et les mêmes 5 minutes après veulent plus de policiers, plus d'instituteurs, plus de ceci, plus de cela. Donc, l'État est anémié. Nous, en France, nous pouvons mener notre bataille dans des conditions exceptionnelles parce que, premièrement, nous avons un haut niveau d'éducation. Deuxièmement, nous pouvons rétablir l'enseignement des langues parlées par les terroristes alors que, stupidement, nous les avons supprimées de l'enseignement. Et, troisièmement, parce que nous bénéficions dans notre pays d'une volonté de combat. Elle existe.

Donc, on pourrait... Mais il nous faut du personnel pour ça, les amis. Vous ne pouvez pas tout avoir en même temps. — Mais vous avez entendu le maire de Bruxelles dans le reportage de Valentin. Il disait, je le cite, « Nos sociétés ont produit ces criminels-là », parlant de la société belge et de la société française. Justement. Vous n'êtes pas d'accord. — Non, je ne suis pas d'accord. Non, non. Parce qu'à ce moment-là, alors, vous pouvez dire « La société a produit les violeurs. La société a produit les meurtriers d'enfants. La société... » Alors, la société... Ça, c'est une manière de déresponsabiliser les gens. Non, ce n'est pas la société. — Non.

— La société, elle a ses défauts, elle a ses torts, parfois monstrueux. L'injustice peut pousser à n'importe quoi. Mais il y a le principe de responsabilité personnelle. Rien ne vous oblige à être un meurtrier. Parce que si tous les pauvres de la religion qui est montrée du doigt se mettaient à tuer, on serait tous morts. Donc c'est bien la preuve que ce n'est pas le cas. Il y a une manière d'expliquer qui n'explique pas. Et puis nous pouvons dire aux meurtriers, parce qu'on ne va pas faire que se disputer entre nous, on peut leur dire « Vous ne nous arrêterez pas.

» Parce que comme l'a dit quelqu'un avec beaucoup d'humour sur une vidéo que j'ai vue sur Facebook, il dit « On ne va quand même pas aller sur Mars pour vous échapper. » Alors si vous nous tuez au Sud, on ira au Nord. Si vous nous tuez au Nord, on reviendra au Sud. Mais de toute façon, on va continuer à vivre. Parce qu'on n'a pas le choix. Par conséquent, qui est de votre candidature à l'Elysée, Jean-Luc Mélenchon. Mais d'abord, question-réponse 2017. Vous le savez, chaque semaine, nous vous donnons les clés pour mieux comprendre les enjeux de la prochaine élection présidentielle. Le QR 2017 est préparé cette semaine par Jérôme Bermain.

Le genre d'image que Nicolas Sarkozy ne voudrait plus voir, celle de son arrivée chez un juge ou celle d'une sortie de garde à vue.

21:01
Locuteur 4

Une interrogation par deux juges. Une volonté de m'humilier.

21:07
Locuteur 6

Mais pour l'ex-chef de l'État, le pire est peut-être à venir, car cette semaine,

21:10
Locuteur 5

cour de cassation a validé les fameuses écoutes téléphoniques, celles où on l'entendrait promettre une promotion à un magistrat en échange d'informations. En théorie, cela ouvre donc la voie à un procès en correctionnel à partir du mois de juin, soit quelques semaines seulement avant la primaire. Mais son avocat a encore des recours.

21:30
Présentateur

Est-ce que votre client vous demande d'essayer d'accélérer ou de ralentir la procédure pour éviter justement un télescopage avec une élection ? Ni l'un ni l'autre. Nous suivons la procédure à la différence peut-être de la volonté des juges d'instruction. Notre défense n'est pas guidée par le calendrier politique. Vraiment ? Oui, mais oui. Ça semble difficilement évitable. Oui, mais oui. Oui, mais ça semble difficilement évitable. Il n'y a pas d'utilité en réalité. De toute façon, ce n'est pas un mois ou deux mois qui vont aujourd'hui changer les choses.

22:02
Locuteur 5

L'avocat semble serein car il y a en effet peu de chances que le procès se déroule avant la primaire. Même les journalistes qui ont révélé l'affaire en mars 2014 en semblent convaincus.

22:12
Jean-Luc Mélenchon

Le problème n'est pas tellement les deux juges qui enquêtent sur l'affaire dite de trafic d'influence et de corruption puisque ces deux juges vont prendre leur décision souverainement et que si elles ont mis un examen, M. Sarkozy, pour corruption et trafic d'influence, c'est donc qu'elles lui reprochent quelque chose. Mais ce ne sont pas ces deux juges qui décident de l'audiencement du tribunal correctionnel. Ce sont les hautes d'autorité judiciaire, le président du tribunal de Paris et d'autres personnes. Et donc du coup, ces gens-là, en général, ne prennent pas le risque d'audiencer un procès à forte connotation politique en pleine élection.

Pas de procès avant la primaire, d'accord, mais un procès

22:44
Présentateur

avant 2017, sans doute, et donc toujours une menace judiciaire pour le très probable candidat, Sarkozy. C'est la destination du moment, l'île, non pas pour visiter son beffroi ni sa grande place, mais son Xavier Bertrand, le tout frais président de la région Hauts-de-France. Depuis trois mois, tous les candidats à la primaire lui rendent visite. Jean-François Copé, Bruno Le Maire, Alain Juppé et même Nicolas Sarkozy

23:19
Locuteur 5

avec qui pourtant les relations sont bien fraîches. Et cette semaine, c'était au tour de François Fillon.

23:24
Présentateur

Bonjour M. le Premier ministre, comment allez-vous ? Petite question pour le supplément. Pourquoi Xavier Bertrand semble aussi incontournable pour tous les candidats de la primaire ? Je ne comprends pas la question. Xavier Bertrand, c'est un ami que je rencontre régulièrement. Je viens le voir à Lille dans ses nouvelles fonctions. J'ai été moi-même président de région. C'est une fonction importante et puis c'est une fonction qui vous rapproche du terrain, qui vous rapproche des gens, qui vous rapproche des choses et donc ça m'intéresse d'en parler avec lui.

23:50
Locuteur 5

Son expérience du terrain est sans doute très enrichissante mais quelque chose nous dit que l'intérêt est ailleurs.

23:56
Locuteur 6

Xavier Bertrand, c'est un peu le grand symbole des régionales. Il a remporté une victoire importante face à Marine Le Pen et puis surtout au soir du second tour, il a prononcé un discours qui a un peu frappé tous les esprits. Il a appelé la droite et la gauche à se ressaisir, à être un peu plus en phase avec les Français. C'est un discours qui a été profondément entendu. Il a gagné beaucoup de points dans les sondages et donc depuis tous les ténors de la droite se bousculent. Mais il ne se prononce pas, il prend son temps. Il va prendre son temps jusqu'au bout d'abord parce que c'est un homme prudent et puis ensuite il veut faire aussi peut-être monter les enchères.

24:31
Locuteur 4

Alors comme les autres, François Fillon a pris le train pour venir déjeuner mais à la sortie pas de soutien affiché.

24:38
Présentateur

Est-ce que vous avez obtenu le soutien du puissant président des Hauts-de-France ? Vous êtes obsédés, c'est terrible. Il y a forcément une raison à une venue ici comme tous vos autres concurrents. De parler avec mon ami Xavier Bertrand. A plus. A bientôt. Xavier Bertrand ne nous dira rien de ses intentions mutiques et d'autant plus ce jour-là pour la minute de silence en hommage aux victimes de Belgique.

25:08
Locuteur 6

Merci encore. Merci vraiment.

25:10
Présentateur

Poir ne dit pas s'ils ont retrouvé les bénéfices mais ce qui est certain c'est qu'ils ont retrouvé ce que vous faites là. Philippe Poutou. Je suis là parce que comme on a l'habitude de faire de soutenir des conflits.

25:35
Locuteur 6

Pour la deuxième fois

25:37
Présentateur

il sera le candidat du NPA à la présidentielle même s'il a toujours un peu de mal à s'y faire. Si un jour je suis président ça fait rire mais enfin si un jour objectif faire mieux qu'en 2012 l'ouvrier de chez Ford avait obtenu 1,15% des voix. C'est pas trop dur de remettre le couvert là toutes les caméras sont de retour là. Si, si, si, si. Je revis un peu il y a 5 ans j'ai dit ah ben ça recommence. Et en 5 ans vous avez amélioré des choses et pensé à des choses. On verra non non je sais pas.

26:06
Locuteur 6

Alors meilleur ou pas le revoilà sur les routes pour faire campagne

26:11
Présentateur

La voiture de fonction

26:13
Locuteur 6

Avec les moyens du bord

26:16
Présentateur

On est transporté là dedans Aujourd'hui première réunion de l'équipe et une priorité obtenir les 500 parrainages L'année dernière vous en avez eu combien des parrainages ? 712 570, 712 Pour cette année vous êtes plus inquiet ou moins inquiet ? A priori on serait plutôt un peu plus inquiet mais on sait pas trop si la loi change les conditions se durcissent un peu Mais là on sait par exemple je crois si je me trompe pas que sur les 572 signatures d'il y a 5 ans aujourd'hui il y a à peu près la moitié qui ne sont plus maires

26:52
Locuteur 6

Et s'il obtient ses 500 signatures il faudra ensuite exister face à l'ogre Mélenchon

26:58
Présentateur

Si vous aviez une chose à dire à Jean-Luc Mélenchon ça serait quoi ? Ben qu'on... Que... Ah j'avoue j'allais dire qu'on l'aime bien mais c'est peut-être pas le bon moment de le dire mais là c'est plus on s'adresse à des militants qu'à Jean-Luc Mélenchon lui-même qui des fois était peut-être un peu dans un autre monde par rapport au nôtre mais... Il prend de la place ouais mais bon tant mieux pour lui on va pas nous on va essayer de prendre une place aussi Qu'est-ce qu'il veut dire Philippe Poutot quand il dit que vous êtes dans un autre monde ?

Ben je pense que lui il est clairement c'est un militant de l'extrême gauche c'est un militant de terrain un ouvrier bon il est d'extrême gauche alors ben oui mais il a moi je suis pas d'extrême gauche donc pour lui je suis dans un autre monde il me reproche de dire la France la France ben oui c'est vrai il a raison parce que j'aime ma patrie et que je crois à tout ça Ah c'est ça qui vous reproche ? Oui je le connais bien C'est pas un être intellectuel parisien ?

On a une relation assez amicale parce qu'on se croise beaucoup dans les luttes c'est un homme simple moi j'ai de l'estime pour lui bon là on est en compétition parce que dans sa vision à lui une élection c'est une tribune c'est à dire qu'on vient on dit son truc pendant qu'on va 3-4 on rentre à la maison et c'est fini moi non c'est une stratégie de conquête du pouvoir la démocratie c'est pas un jeu c'est pas une tribune c'est pour conquérir le pouvoir avec l'idée ensuite de ce pouvoir de le transmettre vous savez que je vais aggraver les choses moi si j'y arrive je vais convoquer une constituante et ainsi de suite Et c'est vrai qu'on voit Philippe Poutou Nathalie Arthaud Jean-Luc Mélenchon Marine Le Pen peut-être François Hollande peut-être Nicolas Sarkozy on prend les mains mais on recommence on rejoue 2012 et alors ?

mais où est le renouvellement où est la nouveauté mais vous êtes pas à la télé ni au supermarché au supermarché quand vous entrez vous aimez que la marchandise ait changé d'emballage et peu vous importe que ce soit la même là je joue la constance c'est important moi ce qui m'amuse c'est que d'entendre ce reproche à Libadou écoutez moi de la part de gens qui étaient déjà là en 2012 vous étiez déjà un chroniqueur en 2012 allez-vous-en on a besoin d'un peu de renouvellement et je fais pas de la politique et je suis candidat à aucune élection non mais je vous prends vous parce que vous êtes en face de moi mais ça me fait rire quand je vois le journal Le Monde dire comment on va reprendre les mêmes bah oui vous y étiez aussi peut-être que c'est vous qui devriez changer de regard pardon monsieur Badou mais vous étiez le premier non mais très sincèrement à applaudir Podemos à applaudir Syriza à applaudir plus récemment Bernie Sanders qui est un nouveau venu sur la scène nationale américaine parce que comme sénateur il est élu depuis 35 ans oui mais c'est sa première candidature à une primaire démocrate alors moi j'en ai fait une de trop c'est ça que vous voulez me dire fallait me le dire à la dernière fois fallait me dire ah bah il y aura à choisir entre 2012 ou 2017 non c'est pas sérieux mais quand on dit que les français souhaitent le renouvellement dites-moi ça c'est le moment où je peux répondre c'est à quel moment où je peux parler c'est là bon alors qu'est-ce que vous me dites vous pouvez changer aussi oui mais j'ai pas compris ce que vous me dites Ali Badou non ce que je vous dis c'est que les français souhaitent le renouvellement toutes les enquêtes d'opinion le disent oui ils ont raison ils ont raison ah bah oui mais on leur offre les mêmes hommes et femmes à choisir pour la candidature on va à un bureau et on nous dit bon alors qu'il est candidat c'est le Front National c'est l'Hutte Ouvrière c'est la Ligue Communiste Révolutionnaire ou le Nouveau Parti Anticapitaliste ou le Parti Socialiste c'est les Républicains alors prenons d'abord le début comme ça on va mettre de l'ordre les gens veulent du renouvellement bah ils ont raison puisque tout ce qui a été fait n'a pas marché je pourrais dire pourquoi ça n'a pas marché je pourrais même me vanter en me disant je vous l'avais dit je vais même m'expliquer pourquoi ça irait encore plus mal et à ce moment là on me disait oh il est exagéré mais vous n'êtes jamais content de rien monsieur Mélenchon comme j'ai fait d'interview on me disait il n'y a vraiment rien qui vous plaît dans monsieur Hollande et moi je disais ben non ou je disais c'est pire que Sarkozy il est exagéré monsieur Mélenchon et maintenant c'est moi qui fais figure de modéré parce que mes pierres sont moins grosses que celles des autres donc qu'est-ce qu'il faut renouveler monsieur Badou c'est ça qui est important c'est les idées et le programme politique comment voulez-vous le renouveler en changeant et bien moi je propose non seulement tout sauf les hommes et les femmes qui incarnent ces idées mais j'y viens j'y viens nous allons aussi changer ça donc voici si on m'élit premièrement c'est un autre programme qui s'applique et deuxièmement on fiche tout le monde dehors y compris moi Ali Badou regardez-moi avec le sourire parce que cette chose magnifique non mais je vous regarde avec de l'étonnement parce que c'est ça rappelle 1789 mais qui est président de la république à ce moment-là ?

moi ?

ben non parce que vous êtes parti vous n'avez pas compris là alors je recommence j'avais pas fini ce que j'étais en train de dire les problèmes de la démocratie ont l'air d'être très mystérieux pour beaucoup d'observateurs et les gens sont tellement déshabitués de la démocratie que quand ils entendent quelqu'un en parler ils sont stupéfaits d'abord je termine en vous disant j'arrive au pouvoir et j'en exerce toutes les responsabilités mais en même temps je prends l'initiative de convoquer une assemblée constituante lorsque cette assemblée a terminé son travail le peuple français se prononce sur la nouvelle constitution et elle entre immédiatement en application c'est à dire que en tant que président je me retire et on élit un nouveau président conformément aux conditions de la nouvelle constitution mais là vous n'allez plus un monarque c'est ça que je n'avais pas suivi mais c'est beaucoup plus clair voilà c'est beaucoup plus clair mais vous avez bien compris moi j'espère une constituante pour qu'on supprime la monarchie présidentielle parce que ce système est absurde qui concentre tous les pouvoirs sur une personne et qui donne les résultats que nous avons tous sous les yeux alors justement vous entrez en campagne avec une plateforme internet jlm2017.fr en 2012 c'était placeaupeuple2012.fr c'est pas ce que vous dénoncez c'est pas un égotrip politique moi je ne me cache pas derrière ça j'assume la responsabilité qu'est la mienne ceci n'est pas juste une plateforme de publicité internet c'est un outil qui se substitue à l'organisation sans laquelle on ne pouvait pas fonctionner avant qui étaient les partis

32:50
Invité

votre carrière politique votre parcours politique vous l'avez fait au sein des partis partis socialistes une partie de gauche que vous avez fondé il n'y a pas si longtemps aujourd'hui vous vous inscrivez hors des partis parce que les règles du jeu des partis ne vous conviennent plus vous voulez squeezer le processus démocratique dans les partis parce que tout à coup c'est ennuyeux un parti tout à coup là ras le bol le parti moi je trace ma route c'est quand même bizarre

33:13
Présentateur

bon alors je vais vous expliquer on ne peut pas faire la campagne de 2017 dans le cadre d'un parti parce que c'est une structure qui vous rabougrit ou d'un cartel de partis même si les partis il est nécessaire qu'ils soient là aujourd'hui il n'y aurait pas le mouvement contre la loi El Khomri par exemple sans les syndicats et sans les partis

33:29
Invité

vous savez que c'est un appui logistique qu'il y a des troupes qu'il y a des réseaux qu'il y a un maillage territorial qui sera utile vous allez devoir vous appuyer là dessus et il me semble que vous disiez de toute façon vous êtes le candidat

33:41
Présentateur

vous confondez deux choses madame si vous le permettez je ne pense pas comment l'action va avoir lieu mes amis ont proposé qu'il y ait un comité de liaison des partis qui veulent appuyer ma candidature c'est à dire par appuyer ma candidature qu'est ce que ça veut dire participer à la discussion du programme constituer des groupes d'appui faire des dons et faire des dons et collecter des signatures de parrainage puisque je pars avec rien rien ben rien c'est bien je ne peux pas être l'homme qui dit le peuple va faire ceci le peuple va faire cela et le premier à en douter ça serait moi non donc on va y aller je vais y arriver pour le parti vous ne vous appuyez pas sur le parti de gauche le parti de gauche m'aide heureusement d'accord donc les partis sont utiles pour votre candidature bien sûr voilà donc vous n'avez pas une candidature hors parti bon je vois que vous ne saisissez pas les gens qui viennent n'ont pas besoin mais écoutez parce que vous avez du mal je sais bien que ça sort des cases prévues à l'avance je t'ai de me concentrer non l'une candidature excusez-vous madame j'ai le droit d'être bon aussi dans mon métier dans ce que je fais bon donc je suis capable de me rendre compte de pourquoi pourquoi les gens ne veulent plus entendre parler de partis à votre avis aujourd'hui c'est pas parce qu'ils haïssent les partis pas du tout c'est parce qu'ils pensent que ces formes là aujourd'hui ne peuvent déboucher sur rien et qu'ils ne veulent pas prendre une carte donc je propose des idées à un programme qu'on peut rejoindre quel qu'étaient ces votes dans le passé voilà c'est aussi simple que ça c'est très clair ah merci vous avez vu il a dit toujours à voir le dernier mot ah bah oui juste après l'appui on retrouvera c'est que si demain la bio interdite et un portrait du militant Juan Branco à tout de suite le supplément continue dans quelques minutes un portrait de Juan Branco 26 ans conseiller de Julian Assange et infatigable défenseur des libertés publiques reportage aussi sur la jeune génération des humoristes belges qui sont remontés sur scène quelques heures à peine après les attentats et puis la bio interdite de Vincent Dedienne vous le voyez à l'image il se prépare très activement mais d'abord Jean-Luc Mélenchon c'est une légende du catch une superstar américaine qui s'est considérablement enrichie cette semaine un tribunal de Floride vient de condamner un site internet à lui verser tenez vous bien 140 millions de dollars pour avoir diffusé l'une de ses sex tapes Loïc Prigent et Willy Papa se posent la question Hulk Hogan est-il sexy demain ?

35:57
Locuteur 6

Hulk Hogan le catcheur le plus célèbre des Etats-Unis et du monde au coeur d'un scandale de sex tape grotesque il est sexy demain Hulk Hogan de son vrai nom Terry Bollé à 62 ans 2 mètres 137 kilos est une star du catch dans les années 80 comme Valentino stéroïde et amor des bandanas coordonnées à ses marcelles il a joué dans Rocky dans sa propre série télé et des pubs pour enfants il a son jeu vidéo et même sa télé-réalité le monde merveilleux de Hulk Hogan mais depuis la bête a pris sa retraite

36:33
Locuteur 9

le revoilà sur le devant

36:40
Locuteur 6

de la scène toujours avec son bandana il poursuit en justice le site de potard américain Gawker pour avoir diffusé 1 minute 40 d'une sex tape de lui dont 8 secondes de porno une vidéo vue 7 millions de fois les journalistes trouvent ça fascinant le public est plus dubitatif

36:58
Locuteur 2

le procès déballe

37:05
Locuteur 6

comment son ami surnommé Booba l'éponge d'amour a proposé à Hulk Hogan de coucher avec sa femme et les a filmé en douce à l'époque Hulk Hogan est en pleine descente en plein divorce est accro au sexe et à l'alcool et le raconte partout dans la presse un étalage qui justifie la mise en ligne de la sex tape selon Gawker qui revendique le premier amendement soit la liberté d'expression Hulk Hogan lui conteste qu'il y a une différence entre le personnage public Hulk Hogan et le personnage privé Terry Bollea

37:31
Locuteur 9

alors qu'il affirme

37:39
Locuteur 6

avoir été humilié Gawker rétorque que l'humiliation fait partie de son numéro montrant cette publicité bouffonne comme pièce à conviction le procès fait la une des émissions matinales et compte rendu de 8 minutes tous les soirs dans les grands JT et en plus d'être grotesque c'est sordide puisque dans une autre partie non diffusée de la même sex tape Hulk Hogan tient des propos racistes

38:06
Locuteur 1

il s'est excusé en larmes

38:13
Locuteur 9

la très puissante fédération

38:18
Locuteur 6

de catch la WWE l'a radié illico toute sa carrière à la poubelle les jurés de Floride ont condamné Gawker à payer la somme astronomique de 140 millions de dollars à Hulk Hogan Gawker a promis de faire appel et se dit optimiste mais s'il perde il risque la faillite Hulk Hogan a versé sa grosse larme et on se doute déjà de ce qu'il va faire avec l'argent avoir de 6 gros bras et 140 millions de dollars Hulk Hogan avait tout pour être sexy demain mais non il est raciste c'est con

38:46
Présentateur

merci Loïc merci Willy ça vous a fait sourire je crois que c'est fait pur non c'est une vraie histoire aussi qui raconte quelque chose des Etats-Unis ah oui je ne suis pas aux Etats-Unis mais oui on peut dire que c'est le voyeurisme en tout domaine c'est glauque quand même c'est particulièrement glauque et on va d'ailleurs changer de sujet passer maintenant au portrait du supplément cette semaine celui à Zin un tout jeune homme qui a un CV franchement très très impressionnant alors il a été conseiller de Laurent Fabius au Quai d'Or c'est assistant du procureur à la Cour pénale internationale et docteur en droit journaliste au monde à 26 ans il est désormais conseiller juridique de Julian Assange le fondateur de Wikileaks Juan Branco a une mission libérée Assange son patron qui est reclus à l'ambassade d'Équateur à Londres un jeune homme qui publie l'ordre et le monde et qu'on va recevoir dans un instant portrait de l'homme dans l'ombre de Julian Assange un reportage d'Azdine Ahmed Chaouch et Guillaume Cauchois Bonjour on nous a mis sur la liste d'intervenants pour un cours vous avez la carte non non c'est pour intervenir on n'est pas à Sciences Po ce matin le vigile le prend pour un étudiant Juan Branco

40:00
Locuteur 7

ok

40:01
Présentateur

doit même montrer pas de blanche c'est pourtant lui qui va donner un cours au sein de la prestigieuse à l'école de Sciences Po vous avez presque l'âge des étudiants non j'exagère bah il y en a qui ont non non là c'est les premières années donc ils sont quand même 18 ans et même s'il est étudié ici Juan Branco n'est pas du genre à jouer les nostalgiques je suis pas très attaché à ces questions les lieux de pouvoir c'est là il faut aussi attaché le moins possible je pense un spécialiste du droit international détracteur de la domination des grandes puissances à seulement 26 ans je sais pas où c'est Juan Branco est le conseiller juridique de Julian Assange

40:48
Locuteur 5

bonjour

40:49
Présentateur

fondateur de Wikileaks site d'information et de révélation qui fait trembler les dirigeants du monde entier

40:57
Invité

donc la communication politique nous recevons un invité Juan Branco qui est ici

41:10
Présentateur

si le docteur Androit est invité ce matin devant ses étudiants c'est pour donner un cours inédit l'impact et l'importance d'un média comme Wikileaks

41:20
Invité

là l'exemple le plus le plus marquant peut-être viendrait de Wikileaks

41:24
Présentateur

et pour faire sa démonstration docteur Branco va s'appuyer sur une vidéo que Wikileaks a révélée il y a 5 ans je sais pas si vous l'avez vue vous aviez 14 ans non ?

13 ans quand elle est sortie la favure de l'armée américaine en 2007 et 2 reporters de l'agence de presse Reuters sont tués la preuve par l'image les étudiants sont convaincus il y a eu beaucoup de personnes qui ont souffert du fait d'avoir révélé cette vidéo la réaction américaine a été extrêmement violente le débat va rapidement s'orienter vers le sort du fondateur de Wikileaks Julian Assange actuellement réfugié à Londres il y a un groupe de travail indépendant de l'ONU qui a remis un rapport disant que la détention de Julian Assange enfin en tout cas le fait de le bloquer à l'ambassade d'Équateur n'était plus ne répondait plus aux droits tout d'un coup la situation d'Assange a changé juridiquement alors que dans l'affaire rien n'a changé il est devenu détenu arbitrairement selon l'ONU le mois dernier l'ONU a jugé la détention d'Assange arbitraire victoire symbolique mais dans les faits le fondateur de Wikileaks est toujours bloqué à l'ambassade d'Équateur à Londres le patron de Juan Branco reste l'ennemi public numéro 1 des américains c'est en 2010 que les Etats-Unis découvrent le nom de cette organisation Wikileaks Wikileaks l'ONG publie 250 000 télégrammes confidentiels de la diplomatie américaine la plus grande puissance mondiale vacille derrière ces révélations un informaticien australien Julian Assange poursuivi pour espionnage il risquerait la peine de mort

43:16
Locuteur 6

c'est justement le travail

43:23
Présentateur

de Juan Branco sortir Julian Assange de cette situation ce jour là il a rendez-vous avec le fondateur de Wikileaks à Londres la question en fait c'est si on pèse par un recours par la Suède mais souvent ou pas ce feuille sonore et en velours ou encore le très chic magasin à Rhodes nous sommes à Nice Bridge l'un des quartiers les plus huppés de la capitale anglaise quartier qui abrite également de nombreux bâtiments officiels et depuis bientôt 4 ans la prison de Julian Assange l'ambassade d'Équateur c'est ici en pleine cavale qu'il avait trouvé refuge lieu qu'il ne peut plus quitter au risque d'être arrêté et extradé vers les Etats-Unis aujourd'hui réunion entre Branco et Assange loin de notre caméra évidemment nous attendons dans cette salle de l'ambassade équipé d'une connexion internet et d'un brouillard d'onde pour empêcher les interceptions téléphoniques après une heure et demie d'entretien ultra confidentiel le cauchemar de l'administration américaine fait enfin son apparition face à notre caméra il paraît affaibli

45:20
Locuteur 4

le contexte est difficile

45:23
Présentateur

surtout depuis que la France a refusé en juillet dernier de l'accueillir je serais évidemment heureux qu'on me le propose mais on ne l'a jamais fait Hollande a reçu ma lettre

45:41
Locuteur 5

ouverte dans laquelle j'ai dit que je serais heureux si le gouvernement français pouvait faire quelque chose pour moi car j'ai des liens avec le pays mais ça a été rejeté en 45 minutes

45:51
Présentateur

ils ont mis 45 minutes pour refuser un dossier et les 45 minutes entre le moment de la publication et le moment de la décision 45 minutes ce qui a permis une étude approfondie du dossier selon les idées c'est la première fois qu'il s'exprime devant une caméra depuis le refus de François Hollande le président français que Julian Assange n'épargne pas je pense qu'historiquement

46:22
Locuteur 5

il ne restera pas comme un grand personnage bon ou mauvais d'ailleurs

46:26
Locuteur 4

peut-être qu'il essaye mais il le fait d'une mauvaise manière avec le virage sécuritaire qu'il a entrepris en France je pense

46:41
Locuteur 5

qu'il n'agit pas par conviction il se laisse porter par le contexte actuel

46:46
Locuteur 1

la stratégie française

46:58
Locuteur 4

en Syrie est une débâcle la France

47:03
Présentateur

et son gouvernement que Juan Branco contacte régulièrement pour plaider la cause de Julian Assange

47:08
Locuteur 5

à la fois un ami et un avocat il a été d'une grande aide et pas seulement avec la France ce qui est étonnant vous savez c'est que d'habitude ceux qui m'aident sont plutôt à la fin

47:27
Locuteur 4

de leur carrière c'est plus inattendu de la part de quelqu'un qui est au début de la sienne un début de carrière

47:35
Présentateur

déjà impressionnant et c'est peut-être pour ce CV bien fourni que Julian Assange a choisi Juan Branco

47:41
Locuteur 5

en 2012

47:44
Présentateur

il est dans l'équipe de François Hollande lors de la campagne présidentielle et il devient conseiller de la future ministre de la culture Aurélie Filippetti après la victoire de la gauche il entre au cabinet de Laurent Fabius au Quai d'Orsay il est chargé de la question des droits de l'homme la défense des droits fondamentaux sujet qui obsède Juan Branco on a découvert des nouveaux locaux la semaine dernière il a tenu à nous amener à la cour pénale internationale à la haie l'institution que vous critiquez tant la CPI qu'il juge inefficace il vient même de publier un livre critique sur cette juridiction lui qui a pourtant été l'assistant du procureur un an et demi

48:26
Locuteur 4

moi j'ai encore mon ancien badge de la CPI

48:29
Présentateur

visite de la nouvelle salle d'audience de cette institution créée en 2002 pour juger les criminels de guerre et les génocidaires

48:37
Locuteur 5

il y a quelques minutes

48:43
Présentateur

l'ex-chef d'état ivoirien Laurent Gbagbo était même assis ici pour son procès

48:48
Locuteur 5

mais pour Juan Branco

48:55
Présentateur

la CPI n'est pas indépendante et choisit ses procès il y a un problème sur la partie des enquêtes qui est importante sur le fait que les enquêtes qui ont été choisies ont soigneusement évité des pays qui dérangeaient les intérêts d'un certain nombre de grandes puissances notamment en Afghanistan en Irak en Palestine où il y a eu des examens préliminaires mais où le procureur a décidé de ne pas enquêter au final diplômé de Sciences Po de Normale Sup et de l'université américaine de Yale ses adversaires sont pourtant les institutions internationales et les grandes puissances il ne faut pas avoir peur même si c'est impressionnant même si vous voyez très bien que vous avez en face de vous des institutions très fortes il y a un moment quand vous savez des choses quand vous avez eu les privilèges que vous avez eu avec des bonnes études avec du temps pour travailler pour penser il y a un moment soit on en fait quelque chose soit on n'en fait rien et alors on n'est pas à la hauteur forcément de ce qu'on nous a donné c'est le paradoxe branco un pur produit du système en guerre contre les élites il publie l'ordre et le monde livre passionnant Juan Branco est l'invité du système bonjour et bienvenue militant vous vous connaissez ?

non je vous découvre les présentations sont faites vous avez un point commun en tout cas Julian Assange de quoi est-il le symbole ? de quoi il est le symbole ?

il est le symbole je pense s'il faut simplifier d'un certain courage de la capacité à je pense que c'est en fait c'est une certain façon c'est la définition de l'engagement c'est-à-dire la capacité à un moment à mettre en jeu son corps et sa vie au service d'une idée ou de plusieurs idées et on a vu son corps affaibli on a vu son corps épuisé par des années passées dans ce que vous décriviez pendant le reportage Jean-Luc Mélenchon cet espace j'ai eu la possibilité excusez-moi d'y aller de le rencontrer une fois moi si j'étais président à 100 jusqu'en France et décoré de la Légion d'honneur parce qu'il nous a aidé mais il est dans une pièce toute petite il y a une bibliothèque en travers c'est un espace microscopique et cet homme est enfermé il n'y a pas d'autre mot c'est comme s'il était en prison c'est pour moi une évidence on n'a pas besoin de personnes comme lui on ne devrait pas en avoir besoin et le fait qu'on soit dans une situation où il y a des personnes comme lui qui sont obligées de mettre en jeu leur vie c'est la preuve d'un dysfonctionnement grave en fait et ça devrait tous nous préoccuper comme citoyens Julien Assange on lui doit notamment d'avoir mis au jour un système de surveillance globale généralisé avec d'autres mais on l'a vu par exemple le 13 novembre à Paris on l'a vu le 22 mars à Bruxelles il y a des trous béants dans ces systèmes de surveillance des populations on met en danger en fait l'intimité de toute la société et de tout un chacun parce qu'il faut se rendre compte qu'en fait on capte les données de tout le monde de façon indiscriminée et on les garde et on les garde et elles pourront être mobilisées demain après demain si Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir et veut virer tout le monde il aura beaucoup d'arguments parce qu'il aura accès à toutes les données de l'intimité de tout le monde j'imagine que c'est pas du tout autre objectif si le FN arrive au pouvoir de la même façon mais même si des gouvernements plus autoritaires qui viennent de parties traditionnelles que ce soit le PS ou le FN oui mais vous avez suivi l'actualité dramatique des derniers temps ce qu'on reproche justement aux services de renseignement aux états c'est de ne pas avoir suffisamment surveillé ce qu'est les communes des actes théoriques c'est difficile de plus surveiller parce que comme je vous dis toutes les communications sur internet toutes les communications téléphoniques sont captées et enregistrées la question c'est que justement on met en danger cette intimité pour rien ou pas grand chose c'est à dire qu'en gros ce qu'il faut faire c'est des moyens de surveillance traditionnels et en faisant ça on expose aussi les dissidents et ça c'est intéressant des gens comme Julian Assange qui aujourd'hui auraient beaucoup plus de mal à émerger qu'il l'avait même il y a 5 ou 6 ans parce qu'ils sont surveillés ils sont pris dans cet étau et moi même en tant que jury justement qui fait partie d'une équipe de défense dirigée par un grand avocat Balthazar Garfun je me rends compte que notre travail est beaucoup plus compliqué on a des vols d'ordinateur on a des cambriolages on a des téléphones qui disparaissent on a des informations qui fuitent avant même que l'ensemble de l'équipe ait été au courant et du coup vous faites très attention par exemple quand vous envoyez un sms mais qu'est-ce que ça oui j'ai 3 téléphones ou un téléphone de dealer tous mes copains se foutent de ma gueule parce que voilà il faut le changer régulièrement et qu'est-ce que ça provoque c'est beaucoup plus difficile de faire ce qu'on fait ce qui est censé quand même être là-bas c'est-à-dire défendre des libertés défendre des personnes qui essaient d'être pour la démocratie pareil en politique vous aussi vous utilisez 3 téléphones des téléphones de dealer et des applications de cryptage de sms moi je suis revenu quasiment au pigeon voyageur c'est-à-dire qu'aucune conversation un peu soutenue avec un chef d'état étranger n'est possible autrement que par quelqu'un qui tu le dis dans l'oreille et qui va aller le répéter parce qu'on est surveillé en permanence cette question de la c'est-à-dire qu'on nous renvoie à une sorte de préhistoire de la technologie alors qu'on est censé être à la pointe à l'assurance Wikileaks etc on est obligé la façon la plus safe de sécurité et c'est pour ça que j'y vais régulièrement c'est en tête à tête en écrivant dans des papiers qu'on va brûler ou détruire derrière mais encore une fois juste pour s'assurer qu'on va essayer de sortir cette personne enfin juste pour essayer de faire sortir cette personne de son ambassade je parle même pas de précaution indispensable français depuis combien de temps ?

depuis 4 ans maintenant je pense que j'ai un décret signé par Hortefeux Eric Besson et Nicolas Sarkozy donc je pensais que ce serait le pire et en fait je me suis rendu qui vous ont naturalisé et finalement finalement non je pensais que ce serait un beau symbole d'une période de l'histoire française qui allait s'achever et en fait on a vu pire depuis donc c'est assez triste en fait bon gardez précieusement en tout cas votre décret de naturalisation la France a fait une bonne affaire il faut quand même bien en dire ce qu'est on est heureux de l'avoir avec nous bienvenue au club j'espère qu'on m'y suivra pas bientôt avec la déchéance si vous êtes chaleureusement en France vous avez travaillé avec Aurélie Philippetti pendant la campagne de François Hollande en 2012 François Hollande qui dit de vous il est très bien ce jeune homme vous voyez que vous pouvez être d'accord avec le président de la république je ne pense pas qu'il le redirait aujourd'hui non parce que vous êtes peut-être vous voyez que le président n'est pas constant dans ses opinions pourquoi il ne le dirait pas parce qu'on a eu une série d'échanges assez abruptes sur la question de Julian Assange et je trouvais que sa réaction était avec François Hollande était triste en fait sur la façon de rejeter j'ai dit quelque chose d'important mais ça j'ai déjà dit c'est que quand on est face à un destin comme ça qui a un peu façonné l'histoire comme celle de Julian Assange on ne peut pas juste le rejeter d'un revers de main sans le prendre en considération et sans lui montrer qu'on soit d'accord ou pas qu'on puisse faire quelque chose ou pas cette personne mérite un minimum d'attention et que vous a répondu le président de la république je pense que la discussion était finie en fait la discussion était terminée et on sait donc ce qui est arrivé à Julian Assange ensuite vous pourriez par exemple rejoindre ceux qui vont grossir les troupes de Jean-Luc Mélenchon déjà il faut faire très attention à ces effets de proximité sur les plateaux ça y est on rencontre Jean-Luc Mélenchon il est sympa il faut vraiment faire gaffe à ça et je ne suis pas là pour appuyer déjà je ne suis personne donc à partir de là ça n'a pas grand intérêt mais c'est vrai que j'ai beaucoup de mal à voter aujourd'hui en France alors que quand j'étais tout jeune et je voyais que mes parents ne votaient pas alors j'ai regardé avec des yeux en en disant mais qu'est-ce qui vous prend comment est-ce que vous vous venez quand même de pays qui étaient des dictatures qu'est-ce qui vous est arrivé et là tout d'un coup malheureusement je ressens cette je ressens cette tristesse en fait je rappelle l'ordre et le monde critique de la cour pénale internationale c'est aussi l'histoire d'une désillusion après une très très belle idée d'une justice universelle je le recommande chaleureusement on va revenir à Bruxelles maintenant toute la semaine vous le savez nous étions avec nos équipes sur place dans la capitale belge nous avons vu les rues vides de la capitale belge au soir du 22 mars Alexandra toi tu étais aussi sur place et tu as pu constater que de jeunes humoristes la jeune scène avait malgré tout tenu à monter sur scène dès le soir même

56:34
Locuteur 5

oui c'était une ville fantôme on l'a vu dans le reportage de Valentine tout à l'heure et pourtant les salles de spectacle sont restées ouvertes et les humoristes sont venus jouer leur sketch alors nous on a suivi la jeune génération quelques humoristes qui ont ce soir là un peu improviser des sketchs tester des blagues qui étaient un peu hésitantes mais le principal c'était d'être là pour les spectateurs qui tenaient aussi à rire ce soir là

56:56
Présentateur

et avant de recevoir PE, Dave Parker et Talip les blagues belges face aux terroristes c'est un reportage d'Alexandra Collineau

57:04
Invité

mardi soir à Bruxelles dans une ville étrangement calme une lumière est restée allumée

57:11
Locuteur 6

celle du Kings of Comedy Club

57:13
Locuteur 1

une scène de stand-up

57:15
Jean-Luc Mélenchon

vous faites avec moi

57:19
Locuteur 5

ici se produisent

57:20
Invité

les jeunes comiques belges malgré les attentats Cédric le propriétaire des lieux a choisi de maintenir le spectacle là d'habitude il y a plus de public

57:28
Locuteur 4

là vous avez

57:30
Présentateur

un quart du public qu'on a d'habitude donc on a une capacité de 80 places ce soir on avait 65 réservations on a tout le monde une bonne vingtaine des clients

57:37
Jean-Luc Mélenchon

qui ont tenu à être là et à rire avec nous donc il fallait qu'on tienne le spectacle pour eux

57:41
Locuteur 5

presque comme un devoir la plupart des humoristes prévus ce soir là sont venus eux aussi inévitablement il faut parler des attentats du matin et réussir à décrocher quelques rires

57:54
Présentateur

je pense qu'aujourd'hui il y a une trentaine de personnes qui nous ont quitté et tous les jours d'accord c'est aussi 30 personnes qui ne liront plus de livres donc on va lire 30 fois plus c'est 30 personnes qui ne boiront plus aussi c'est ta mission c'est très bien quand il y a des gros événements comme ça les gens se rappellent toujours de ce qu'ils faisaient pendant la journée tu vois 13 novembre les gens s'en rappellent 11 septembre les gens s'en rappellent et je sais pas si je le fais exprès mais moi à chaque fois qu'il y a un attentat je suis en train de me branler donc pour le bien de l'humanité je crois que je vais arrêter de me branler

58:31
Invité

est-ce que vous avez hésité à venir ce soir

58:34
Présentateur

on s'est posé la question 10 secondes par sms et puis on est directement venus donc ouais on a tout de suite décidé de venir finalement on a besoin de rire en fait

58:45
Invité

et les vannes sur les attentats ça vous fait marrer

58:47
Présentateur

en fait moi je voulais vraiment un peu être dans une bulle et oublier un petit peu et on rigolait mais bon voilà dans le public

58:58
Locuteur 5

deux humoristes se sont venus soutenir leurs collègues Cody et James Dino des habitués du stand-up

59:04
Présentateur

parfois j'ai rigolé parfois j'ai vu que ça fonctionnait parfois j'ai vu que ça fonctionnait pas mais visiblement visiblement le public a rigolé non mais les gens ont rigolé

59:13
Locuteur 4

comment ils cassent les copains

59:14
Présentateur

non mais pas du tout

59:15
Locuteur 4

moi il y a des trucs mais visiblement le public a rigolé non non non

59:18
Invité

et pour vous c'est évident de faire des blagues sur les attentats

59:20
Présentateur

mais pas du tout ça fait peur ça fait toujours peur de dire ok je parle c'est comme si je suis en train de mettre du sel sur une plaie ouverte je sais pas comment ça va réagir mais ça cicatrise aussi ça fait mal mais ça cicatrise

59:32
Invité

faire rire avec la boule au ventre mettre sur scène quoi qu'il se passe

59:38
Présentateur

à la vie c'est pas mon verre le lendemain

59:49
Locuteur 5

place de la bourse des centaines de bruxellois se recueillent pour une minute de silence

59:56
Présentateur

qui avait marqué ça ? je pense que c'est pas le

1:00:31
Jean-Luc Mélenchon

c'est pas avec l'humour qu'on a sauvé le monde pas sauver le monde

1:00:38
Locuteur 5

mais trouver un sens à l'humour ça sert à quoi l'humour

1:00:41
Locuteur 4

dans ces... quand on passe par moi je suis passé par plusieurs phrases d'abord est-ce que ça sert vraiment à quelque chose

1:00:49
Présentateur

je prétends pas amener de la résilience j'ai vraiment aucune prétention par rapport à ça je pense que je relativise plus que jamais

1:01:02
Jean-Luc Mélenchon

ce que je fais comme métier si je peux apporter uniquement un sourire aux gens c'est déjà pas mon avis

1:01:08
Locuteur 5

ce même jour comme tous les mercredis

1:01:22
Invité

James Dino enregistre les sketchs pour l'émission Cactus le show comique phare de la RTBF la chaîne publique belge

1:01:30
Présentateur

alors toi ta phrase bon t'en a pas ici donc ça va pas être compliqué

1:01:33
Locuteur 5

aujourd'hui la scène est sur l'arrestation de Salah Abdeslam le texte n'a volontairement pas été modifié par l'actualité

1:01:40
Présentateur

rien sur les attentats vu que vu que c'était prévu alors très certainement qu'on reviendra dessus d'une autre manière pendant l'émission histoire de la traiter quand même

1:01:51
Locuteur 6

mais c'est touchy donc ça on sait pas trop quand il y a des morts comme ça c'est toujours un peu compliqué

1:01:58
Invité

le sketch s'amuse d'une rumeur largement relayée par la presse

1:02:03
Présentateur

et action maintenant qu'on a arrêté l'ennemi public numéro 1 à cause d'une commande de pizza suspecte vous saviez qu'il y avait une dame qui a commandé 9 pizzas alors qu'elle habitait tout seul c'est suspect ça évidemment maintenant on est sur le coup tout ce qui est commande de pizza tout est épluché tout le royaume on écoute tout je me ligne sur la 5 allo oui bonjour pizza 4 saisons bonjour oui je peux avoir le nom de la commune pour la livraison s'il vous plaît bon le mec

1:02:30
Locuteur 7

encore pas

1:02:30
Présentateur

oui je prends la commande oui pizza aubergine oignon champignon artichaut pas de viande j'imagine pas de porc écoutez vous êtes fait comme un rat je vous envoie une patrouille chez vous vous ne bougez plus de chez vous vous voyez on vient d'encore un pain c'est un deuxième un pain c'est donc on peut pas dire vous êtes sûr que qu'est-ce qui vous a mis la plus à l'oreille un pain mollumbec pas de porc tout simplement et c'était pas juste un végétarien

1:03:01
Jean-Luc Mélenchon

c'est ça tiens il faut rappeler quand même pour être sûr parce que là il faut pas faire de de toute façon si c'est une artichaut t'aimes bien toi pizza artichaut dans le pire des cas on va pas la prendre toi je vais vérifier

1:03:14
Présentateur

vous avez raison oui

1:03:17
Locuteur 5

sketch en rodage trouver le ressort comique d'un drame le lendemain 15 jours ou un mois après les attentats c'est la question que les humoristes belges se sont posées toute cette semaine mercredi soir une jeune troupe de comiques se réunissait pour préparer l'après assumer ou non de rire de tout comment trouver

1:03:44
Locuteur 6

le bon timing

1:03:45
Présentateur

j'ai joué à l'île un peu après le 13 novembre je me sentais pas à l'aise de faire des blagues sur ce qui s'était passé parce que j'étais étranger un peu à tout ça alors qu'aujourd'hui comme on est à Scarbet ici à Bruxelles on demand et donc en fait je suis comme quelque part touché par ça donc je peux en parler

1:04:04
Jean-Luc Mélenchon

maintenant c'est tellement frais on a besoin que ça sorte on a besoin d'exorciser le truc un peu tu vois mais dans un mois ce sera plus le cas

1:04:10
Présentateur

ça sera là il y aura peut-être la dimension il essaye de nous faire rire avec un truc tragique

1:04:14
Locuteur 5

alors pour l'instant c'est auprès des humoristes français qu'ils espèrent trouver leur inspiration

1:04:21
Présentateur

c'est clair qu'on a un exemple on a l'exemple de la France de Paris et on va devoir suivre cette même voie et être fort et pouvoir en rigoler avec le temps moi je suis convaincu de ça on va devoir se calquer sur Paris on a déjà un exemple Talib et Dave Parker sont les invités du supplément bonjour et bienvenue bonjour bonjour bonjour bonjour merci d'avoir fait le voyage depuis Bruxelles et d'être avec nous aujourd'hui on a vu Dave que vous continuiez à faire des soirées pizza chez vous ouais ouais on ne les a pas finis d'ailleurs c'est toujours là si vous voulez il en reste ouais il en reste elles sont un peu froides mais on peut les réchauffer sans porc ou avec je sais pas il y avait du porc mais c'est pour ça qu'il n'en a pas mangé en fait il y avait du porc il y a un truc assez marrant je pense que vous aimez autant les journalistes que Jean-Luc Mélenchon et vous avez un petit clin d'oeil pour les journalistes français qui ont évidemment couvert les attentats mais petit problème de prononciation voilà tout à fait nous en fait on est contents c'est l'aspect qui met beaucoup d'humour chez nous c'est les terroristes choisissent toujours des communes bruxelloises que les journalistes français sont incapables de prononcer et par exemple là encore aujourd'hui il y a un quartier qui est bouclé dans la commune de Skarbek et bon le journaliste français qui a dû le prononcer il a dit Schrabek donc quelque part nous on a l'impression qu'il fait un reportage en Pologne donc on se dit que ça se passe plus loin que prévu et donc ça rassure tout le monde mais oui sinon les journalistes il y a une surenchère dans la médiocrité pour le moment oui dans le traitement dans le traitement vous parlez des journalistes français ou ça vaut aussi pour ah non non c'est tout le monde c'est tout le monde il y a un package bonheur chez eux qui est fabuleux pour le moment parce qu'en fait le mot d'ordre qui revient souvent c'est ne cédez pas à la panique mais d'un côté on a l'impression que c'est les journalistes qui l'a créé parce que Jean-Luc Mélenchon nous a dit exactement la même chose il y a une heure mais il y a du bon monsieur de bonhomme vous présentez en Belgique Jean-Luc Mélenchon un bon sens belge écoutez ce qu'on vous dit moi je suis candidat à aucune élection il y a un truc assez fort non vous vous êtes nommé c'est ça qui est formidable hein bon Talib c'est quand même assez fort de réussir à monter sur scène le soir même en disant il y a 30 morts on va rire 30 fois plus ouais mais je pense que c'est ce qu'il faut parce que ce sont comme je l'avais dit c'est 30 personnes 31 personnes qui ne vont plus rire et puis c'est aussi un peu ça que les terroristes attendaient de nous

1:06:57
Jean-Luc Mélenchon

c'est qu'on se tase qu'on pleure qu'on reste cloisonné chez nous et je pense qu'en riant qu'en promouvant encore notre culture du rire de l'art de la musique on leur envoie des petites bombes

1:07:08
Présentateur

à la gueule aussi c'est nos petites bombes à nous c'est nos petites blagues à nous et je pense que c'est ce qu'il faut faire des blagues comme des bombes en plus vous avez une origine turque moi je suis d'origine turque belge

1:07:19
Jean-Luc Mélenchon

la semaine passée moi je perdais

1:07:20
Présentateur

pas de proches c'était Istanbul qui était frappé à Istanbul puis encore avant Ankara puis encore un peu avant encore Ankara des centaines de morts puis quand ça se passe souvent quand on est binationaux on se rabat sur le pays qui va le mieux le pays le plus stable et moi j'étais genre

1:07:36
Jean-Luc Mélenchon

fier d'être belge c'est triste à dire mais quand les gens mouraient en Turquie je me disais ok au moins je suis belge ici ça va bien et en fait non les gens meurent partout

1:07:45
Présentateur

et ça ça fait peur quoi je crois c'est vous PE qui disiez si on va sortir et s'amuser dire à un belge je dois pas faire la fête c'est c'est comme dire un kamikaze de pas se faire éclater c'est une provocation nous on aime bien sortir on va pas se priver mais la question était très pertinente c'était de savoir si on allait ou non jouer ce soir là et en fait le producteur quand on lui a posé la question nous a dit j'ai reçu des messages de spectateurs qui avaient déjà au préalable réservé des places qui ont confirmé nous on a envie de rire et on sera présent on s'est dit putain si le public répond présent il n'y a pas de raison qu'on n'y aille pas et Dave oui mais pareil moi j'ai un peu hésité vous avez douté oui j'ai un peu hésité à monter sur scène mais après quand j'ai vu que c'est le public qui a demandé à ce que la soirée se passe et quand je suis monté d'ailleurs j'ai ouvert la soirée et directement j'ai senti cette énergie du public et en fait ça m'a vraiment survolté mardi soir c'était vraiment ça s'est passé on réalise pas encore tout et donc il y a moyen de dire beaucoup de choses mercredi par contre c'était un peu plus complexe parce qu'il y a le contre-coup le putain en fait ça s'est vraiment passé les prénoms qui commencent à arriver petit à petit on a des visages sur les morts le mardi soir des attentats c'était plus des rires nerveux

1:08:58
Jean-Luc Mélenchon

oui c'était des rires de allez on veut on veut lâcher toute cette frustration qu'on a en nous dans une semaine les blagues ne seront peut-être plus les mêmes parce que ça sera peut-être pas accepté de la même manière

1:09:06
Présentateur

est-ce que ça vous énerve contre les français il y a eu un reproche derrière de la classe politique et ils ont un peu avancé l'idée que la police belge et les belges n'ont pas été bons dans le renseignement bon dans la sécurité ça aurait été tellement plus chouette il y a même un ministre Michel Sapin qui a dit que les belges avaient péché par naïveté ça aurait été plus chouette que ce soit un belge qu'ils le disent il y a un côté mais il y a tellement de confusion donc à partir du moment où c'est un truc aussi violent on a envie de dire beaucoup de choses puis on ne sait pas et bon bah évidemment on reste toujours très amoureux de notre grande soeur la France mais quand c'est un français qui dit une taquinerie sur les belges il fait eh eh doucement coco donc voilà mais bon après c'est pas vrai faut pas croire pourquoi les belges se défendraient moins que d'autres ça n'a pas de sens ils font ce qu'ils peuvent alors après on peut critiquer mais je trouve que c'est vraiment très désinvolte de dire d'abord est-ce qu'on est si malin que ça nous français il n'y a pas eu d'attentat chez nous bravo avec nous tous on va se retrouver juste après la pub avec la bio interdite et Vincent Dodienne on continue avec nos invités Jean-Luc Mélenchon Juan Branco PE Talip et Dev Parker qui nous ont rejoint de Bruxelles tout de suite voici la bio interdite et Vincent Dodienne mon ami bibou mon ami bibim boum comme on vous appelle dans les clubs de jazz cette semaine cette épouvantable semaine cette semaine à laquelle on a envie de dire va chier dans la meuse on verra ton cul je tente quelque chose d'un peu nouveau une bio GM une bio à l'humour belgiquement modifié bonjour chers invités bonjour alors attendez qui est humoriste et qui est une blague parce que pour moi c'est pas clair là vous vous je reconnais vous êtes une grande gloire du musical ouais c'est ça et non vous êtes Jean-Luc Mélenchon ça y est je me reconnais par contre vous vous êtes une blague ah oui vous êtes une bonne blague j'invite tout le monde à consulter votre biographie vous êtes une bonne blague vous n'avez que 26 ans et vous avez déjà vécu l'équivalent de toutes les aventures de Tintin plus deux blagues et mortimères et un petit spirou auquel vous ressemblez un peu je trouve donc cette existence est absolument refusée en mairie à 26 ans vous parlez 5 langues vous avez le 06 de tous les chefs d'état vous avez fait une thèse sur la justice internationale juste pour le plaisir vous êtes activiste écrivain journaliste globetrotter conseiller ministériel photographe par contre vous êtes puceau

1:11:40
Locuteur 7

bon c'est comme ça

1:11:43
Présentateur

mais vous avez 26 ans vous n'avez que 26 ans normalement à 26 ans on est tout petit on a encore la carte 12 25 à 26 ans je sais c'est bizarre mais c'est vrai je l'ai d'ailleurs vous l'avez ? moi j'ai plus le droit Jean-Luc alors vous vous avez la carte senior plus

1:12:00
Locuteur 7

dont je ne divulguerai pas

1:12:04
Présentateur

le numéro sur ce plateau pour pas qu'on vous pique vos points je signale simplement que dans 30 points vous aurez le droit à une réduction de 3,50 euros sur la formule croque monsieur mais ça ne nous empêche pas d'être très heureux de vous recevoir Jean-Luc d'abord parce que vous passez bien l'image et ensuite parce que depuis les attentats vous avez une parole apaisante vous nous exhortez à un devoir d'amour et ça fait du bien par contre si on pouvait passer à l'acte après l'émission ça m'arrange parce que ça ne me dérange pas du tout qu'on nous regarde mais il y a un poil trop de lumière je trouve ça coûte 140 millions de dollars de couche avec vous ?

1:12:35
Locuteur 7

vous suivrez l'émission

1:12:45
Présentateur

vous la regarderez en replay au lieu de dormir sur mon canapé c'est un gros flémar alors qu'est-ce que je vous disais oui et puis on est content parce que vous êtes ce qu'on appelle un bon client vous venez d'en donner la preuve vous avez vu notamment dans Action ou Vérité ce jeu auquel on joue dans les cours de récré entre 7 et 14 ans ou entre 22h et minuit à l'internat de Chalon-sur-Saône dans un clair obscur propice à l'égarement des corps et des âmes je suis en train de m'exciter devant Jean-Luc Mélenchon c'est pas normal ce jeu qui rappelle de beaux souvenirs teintés de pudeur vous vous y avez donc joué en pleine lumière sur TF1 avec Alessandra Sublet à un niveau sonore qui fatalement va réveiller la pionne j'ai regardé l'émission c'est bien mais j'ai été déçu de voir que le moment où vous dégraffez le soutien-gorge d'Alessandra avec les dents a été coupé au montage parce que je trouve que vous vous y faisiez preuve d'une belle dextérité ou d'une belle dentérité je sais pas comment on peut dire en tout cas vous deviez être content que l'animatrice soit Alessandra Sublet et pas Gilles Boulot en parlant de Gilles Boulot ça me fait penser à Michel Sapin et à Georges Tron

1:13:40
Locuteur 1

mais je sais pas pourquoi

1:13:42
Présentateur

et Michel Sapin donc qui a fait preuve de...

qui a fait flop qui a fait preuve de flop en déclarant suite aux attentats que la Belgique payait peut-être le prix de sa naïveté alors moi je suis pas belge mais pourtant même moi je l'ai mal pris donc je voudrais lui répondre monsieur Sapin vous n'êtes pas ministre du donnage de leçons sécuritaires administrées au peuple adjacent vous êtes ministre des finances et des comptes publics donc vous financez et vous comptez le public on vous emballe voilà et puis quand on a un nom de conifère et une tête de boule on fait attention à ce qu'on dit sinon on se fait en guirlandais voilà cette blague de Noël est gratuite et de très bas niveau mais c'est pas moi qui ai commencé alors face à cette crise du politique et en solidarité avec la Belgique un remaniement exceptionnel se prépare puisqu'avec la complicité de mes trois confrères j'ai constitué un nouveau gouvernement français qui a pour but de ramener un peu de joie et de belgitude dans le coeur des européens un gouvernement qui prendra ses fonctions quand je dirais top attention je vais peut-être dire top gun ou top chef mais ça sera pas le top ah j'ai dit top ah je l'ai redit attendez je panique non on change de mot ça sera quand je dis Jacques a dit voilà c'est parti mesdames messieurs en concertation avec ma bite et mon couteau sont nommés au sein du nouveau gouvernement français Benoît Poulvord ministre de la santé et de la mousse de bière Franck Mickaël ministre de la jeunesse et des sports enfin d'un sport enfin du bridge Arnaud ministre de la défense de la défense Maureen Dor ministre des souvenirs entre 87 et 94 Jean-Vincent Placé secrétaire d'état en charge de je suis français mais je vous en supplie laissez moi mon poste si vous voulez je prends la crambelle Moran ministre des gros câlins sur une grosse poitrine au son d'une grosse voix roque qui donne envie de sucer son pouce ou tout autre membre de l'union européenne excepté Louis Alliot et puis bien sûr Yolande Moreau est nommée reine toute puissante chef des armées patronne déesse mère de dieu dont le pouvoir exécutif s'exerce de comme elle veut jusqu'à où ça lui chante avec la possibilité d'abroger ainsi que de dissoudre absolument tout ce qui lui fait plaisir Louis Alliot inclus voilà on rigolera tout autant qu'avec le gouvernement actuel mais de bon coeur et pas jaune plutôt noir, jaune, rouge et puis bien sûr j'ai oublié de le stipuler mais ça va de soi François Hollande est immédiatement licencié sans indemnité mais nous avons pris soin de lui faire parvenir son poids en Jeff de Bruges Pâques est donc annulé cette année voilà cette bio interdite a été écrite avec le concours de plusieurs litres de bière flamande et d'une plaquette d'antidépresseur wallon parce que comme il y a des moules avec et des moules sans frites comme il y a des gaufres avec et des gaufres sans chantilly il y a des semaines avec et des semaines sans mais comme mon copain Jacques a dit être désespéré mais avec espérance je vous embrasse merci Vincent belle conclusion merci infiniment à tous les 5 d'être passés sur le plateau du supplément l'émission est terminée merci