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interviewLCI (sur YouTube)· 15 janvier 2026 53 min

Le Grand Dossier - Groenland, Russie : l'affrontement inévitable ?|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] C'est l'heure du grand dossier. Soyez bien évidemment les bienvenus sur LCI. Aujourd'hui, cet enjeu Groenland, Russie, l'affrontement inévitable.

Sommes-nous dans le déni ? Sommes-nous trop faible ? Sommes-nous désarmés ?

Il faut être prêt à faire face à un engagement majeur d'ici 3 ou 4 ans, prévient Emmanuel Macron, un appel au réveil. Il n'est pas le seul à le faire. Il faudra que nous soyons à la hauteur, sinon nous serons les faibles du monde.

Ça, ce sont les mots du général Pierre Deviler. Alors, [musique] serait armé, d'accord, pour ne pas être faible. D'accord, mais ça passe par quoi ?

Quels seraient nos besoins concrets ? Et puis d'où vient le danger ? Au nord, qui sait à quoi joue Donald Trump ?

Insatiable sur le Groenland. Il ne lâche rien face à nous avec toujours cette stratégie laisser planer le doute sur l'intervention [musique] militaire. Mais nous voilà obligés d'imaginer des scénarios maximalistes et nous voilà qui envoyons des militaires français [musique] sur l'île pour lui faire face.

Quel militaire ? Combien, pour faire quoi la France doit-elle affron affronter Trump au Grenland ? Tout ça, on en parle dans [musique] quelques instants.

Et puis à l'est, il est à la Russie. Nous sommes à porter de tir, dit le président. En quoi le sommes-nous concrètement ? [musique] Et sommes-nous prêts là encore ?

Écoutez, regardez. Pour l'instant, on se prépare à une guerre éventuelle dans les 3 à 5 ans. Aujourd'hui, nos industries d'armes, y compris américaines, ne sont pas capables de faire face à cette menace de guerre réelle.

Et seul, la force fait reculer la violence et dans les rapports de force, il faudra que nous soyons à la hauteur, sinon nous serons les faibles du monde. Et pour tout comprendre, pour tout décrypter, je suis ravie d'accueillir sur ce plateau Samanthane Bender. [musique] Bonjour et merci beaucoup d'être avec nous.

Vous êtes chercheuse à la Royal Institute of International Affairs. Merci beaucoup d'être là. Marg Margaot Hadad Marg pardon Margaot Hadad éditorialiste international LCI Guillaume Roquet bonjour merci beaucoup d'être avec nous directeur de la rédaction de Figaro magazine colonel Michel Goya merci également d'être là bien sûr consultant militaire LCI auteur du livre théorie [musique] du combattant aux éditions périn le grand dossier Groenland Russie l'affrontement inévitable c'est donc parti des mots qui sonnent comme une alerte il faut être prêt à faire face à un engagement majeur d'ici 3 4 ans.

Il a eu ses mots forts le président lors de ses vœux aux armées aujourd'hui. Écoutez accélération des périls dans ce monde si brutal. Et soyons clair, nous sommes en retard.

Ne pas attendre. L'histoire ne pardonne ni l'impréparation ni la faiblesse. Pour rester libre, il faut être craint.

Pour être craint, il faut être puissant. faire plus vite et faire plus fort et faire face si nous devions y être confrontés à un engagement majeur d'ici 3 à 4 ans. Dramatisation et si dramatisation nécessaire ou excessive al on voit que la guerre est revenue sur le continent européen. une guerre qui qui n'est pas une opération militaire comme comme le le dit le président Poutine, mais une vraie guerre de haute intensité et la menace c'est que cette guerre puisse se propager au reste de l'Europe.

Alors est-ce que ça veut dire des chars russes dans Paris ? Je n'y pense pas. Mais est-ce que ça veut dire qu'un de nos alliés pourraient être attaqués de la même façon que l'Ukraine lit aujourd'hui ?

Ce n'est pas du tout impossible. Mais ce qui est surtout important, c'est que nous sommes en train de perdre notre allié le plus important, celui qui a assuré la sécurité de l'Europe pendant presque 80 ans. Et ça c'est c'est ça qui rend le le besoin de se réarmé de plus en plus important parce que la France comme tous les pays de l'OTAN, s'est finalement reposé sur cette alliance atlantique qui assuré notre sécurité, pas forcément des Russes mais la sécurité de toutes les menaces, y compris la menace du terrorisme.

Aujourd'hui, les Européens et la France sont de plus en plus seuls dans un monde de plus en plus imprévisible et de plus en plus dangereux. On joue à se faire peur Guoquet, c'est possible. C'est-à-dire que quand le président de la République dit "On peut avoir un conflit magéol si 3 4 ans, on voit pas très bien quelle forme il pourrait prendre.

Les ça fait maintenant presque 4 ans que les Russes ont envahi l'Ukraine et ils sont ont avancé de 110 km et depuis lors ils sont bloqués. Euh on peut imaginer que il y a aussi des considérations de politique intérieure dans de telles déclarations pour un chef de l'État affaibli et qui euh et c'est bien naturel voudrait peut-être provoquer ce qu'on appelle l'effet drapeau, c'est-à-dire une forme de d'union nationale. Pour autant, pour autant, vous connaissez la formule si tu veux la paix prépare la guerre, il est très possible que on se croit effectivement avec un conflit qu'on a pas anticipé, c'est-à-dire qu'on arrive pas aujourd'hui plus exactement à à formaliser et on ne peut pas se permettre d'être pris par surprise.

Donc dans le doute, et c'est vrai que j'ai un doute, dans le doute, il faut se préparer parce que sinon sinon ce serait trop tard. Emmanuel Macron, il dit aussi "Pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite, il faut faire plus fort. Euh appel au réveil, je le disais, et il n'est pas le seul.

Je le disais, il faudra que nous soyons à la hauteur, sinon nous serons les faibles du monde. Voilà ce que dit le général Pierre de Villier dans les colonnes du Parisien aujourd'hui colonel. Ben l'équation est simple, l'Europe a désarmé alors que les autres les puissances en fait revenaient sur le devant de la scène et elle réarmé et s'armait voilà la Russie qui était qui est sortie un peu de son chaos et qui s'est réarmé à partir de du milieu de la première décennie de 21e siècle à grande vitesse. les États-Unis qui ont toujours été en réalité puissants et forts parce qu'ils se sont eux se sont donnés le moyen de l'être.

C'estàd voilà le contribuable alb américain, il paye deux fois plus pour son armée que que le contribuable français au passage. Et puis vous avez la Chine qui apparaît et cetera. Donc vous avez un jeu de puissance qui s'est développé depuis une dizaine d'années avec des acteurs qui sont dotés d'instruments militaires leur permettant de peser sur les événements.

Et au milieu de tout ça et ben làà petit continent européen euh qui lui a continué à bah continuer à désarmer jusqu'à une époque très récente et qui maintenant se retrouve bah un peu un peu seul quoi. Avec une menace à ses frontières, double menace même maintenant puisque il est il peut être attaqué par la Russie euh très clairement. Donc c'est le scénario sur lequel évidemment on se prépare mais évidemment il est visiblement menacé aussi à l'ouest du côté de de la périphérie artique du Grenland voilà mais en même temps il a il perd ses capacités de force aussi dans le reste du monde.

Donc voilà on est en danger. Il faut être clair. On est en danger.

On est en danger surtout parce que l'administration américaine a compris un levier extrêmement important, c'est que les garanties de sécurité américaine étaient un levier de chantage pour nous les Européens et que nous concrètement nous n'étions pas prêts. À partir de ce moment-là, je rejoins aussi les propos de Guillaume Roquet qui parle aussi de situation nationale parce que pour l'instant on n pas de budget et on se prive également de l'augmentation du budget militaire proposé par Emmanuel Macron de ces 6,7 milliards qui devaient être en plus cette année dans le budget de la défense. Et donc à partir de ce moment-là, vous n'avez ni les fonds et en plus de ça, vous avez votre allié principal qui dans les dividendes de la paix et ben était très utile. les Américains qui eux ont produit en masse et on se retrouve avec l'allié qui nous protégeait d'une certaine manière et également de l'argent en moins.

Donc face à ça, on fait quoi ? Est-ce qu'on est en retard comme le dit Emmanuel Macron ? Oui, très clairement.

Alors en tout cas, on est en danger. Ça, ce sont vos mots Michel Goya, on les a inscrit même en bas de l'écran. Mais on va se demander comment comment faire pour ne pas être ou ne plus être faible dans un monde de fort.

Par quoi ça passe concrètement ? Quels seraient nos besoins concrets pour se réarmer ? Comment faire ?

Emmanuel Macron, il a fixé trois priorités dans ses propos aujourd'hui. Alors, ça va de l'augmentation des stocks de munition de de tout type. Au renforcement de la protection des hommes en passant par le développement d'un système d'alerte avec des satellites et des radars.

Mais on va plus loin et on décrypte tout ça ensemble. Colonel, pour nos téléspectateurs, colonel, l'augmentation des stocks de munition de de tout types. En quoi sommes-nous faibles sur ce point et de quoi concrètement avons d'accord ?

Alors si vous voulez, pour faire simple, la guerre en Ukraine a été un grand révélateur d'un certain nombre de lacunes. La difficulté quand on a vu ce qui se passait, quand on a vu comment la guerre évoluait et les difficultés qu'on avait simplement à aider l'armée ukrainienne, ben c'est là où on a été obligé de constater qu'on avait un certain nombre de lacune. Parmi ces lacunes tout simplement des munitions.

C'està-dire qu'on a fait des économies sur des sur les obus, c'est l'économie sur les missiles sur tout un tas de truc, qu'on a fait des économies sur plein de choses et maintenant on paye on paye le temps de ces économies. Donc concrètement, ça signifie que dans la loi de programmation militaire qui de 2024 à 2030, on a inscrit investissement de 18 milliards d'euros uniquement pour fabriquer des munitions qui nous manquent et des mais des trucs très simples he des obus d'artillerie. On a bien vu combien on avait été on avait du mal à aider l'Ukraine de de ce point de vue.

On a vu combien aussi la guerre bah nécessitait de ce genre de munition. problème de missile, les missiles antiaériens par exemple. Euh bah là aussi c'est devenu quelque chose de rare si vous voulez et je termine là-dessus euh notre on est passé dans l'industrie à de l'industrie on fabriqué en série à de l'artisanat.

Voilà, on est fait de on fait de l'artisanat et on peu de l'artisanat de luxe. Ben maintenant, il faut revenir à la série. Alors, le développement d'un système d'alerte avancé s'appuyant sur des satellites et des radars permettant d'été des tirs de missiles à longue portée.

Voilà aussi l'autre priorité mise sur la table par le président français. vraiment là aider-nous à y voir plus clair. Oui.

Alors ça c'est le le deuxième chantier effectivement. Alors système d'alerte avancé c'est en gros c'est des systèmes qui permettent de voir très loin qui vous permettent de voir notamment les tirs de missiles euh d'origine russe quoi. Au Groenlande la base américaine c'est en réalité c'est un immense radar d'alerte avancée trans dit transhorizon.

Voilà. Et le problème c'est qu'on est aussi un peu dépendant des Américains pour beaucoup de ce genre de de choses. Donc ce qu'il faut développer, il y a un programme qui s'appelle le programme Nostradamus qui consiste à se doter euh en Europe d'un d'un radar transhorizon euh qui permet de voir très loin euh et de suivre les les départs de de missiles euh de missiles intercontinentaux, nucléaires en particulier.

Il faut développer évidemment tout ce qui est surveillance euh dans spatial. Donc la France par exemple a mis en place il y a trois satellites d'observation optique. Il y a on a trois satellites également qui permettent de faire de l'écoute.

On est en train de développer des flottes de petits euh de petits satellites qui permettent de décellerer par exemple des radars. Mais on est en train aussi plus basiquement de euh ben de réfléchir à comment euh remplacer nos avions radars aussi. C'est très important les Awax achetés aux Américains et les remplacer par des modèles européens suédois puisque nous on en fabrique pas.

Donc c'est aussi un immense chantier qui concerne la France mais qui concerne en réalité toute la sécurité de l'Europe. Et donc troisème priorité sur la table selon le président, je vous l'ass soumets et et je vous pose la question. Comment renforcer nos moyens de protection des militaires ?

Ça passe par quoi ? La défense sol air antidrone ? Euh oui, alors on va en reparler un petit peu plus je pense avec le le missile euh mais parmi les lacunes que ou parmi les défis qui se pose à nous euh ce sont ceux rarité qui se posent aux Ukrainiens, hein.

C'est-à-dire que les Ukrainiens, bah ils reçoivent des euh des des salves de missiles balistiques, missiles de croisière presque tous les jours euh et en même temps, ils reçoivent des salves de drones à longue portée presque tous les jours. Or, ce que font les Ukrainiens, ben nous on n pas capable de le faire en Europe. On a des moyens techniques qui sont qui sont plutôt bons pour intercepter les missiles mais on avait pas assez et donc il faut là aussi c'est un énorme chantier les drones grand les centaines de drones qui nous tomberaient dessus on sait pas on sait pas les intercepter on aurait beaucoup de mal à le faire donc la tour a réinventé en la matière en limitant très largement les les Ukrainiens et en même temps il faut se doter en propre entre européens de moyens de défense solaire en gros des missiles solaire performant moderne et nombreux.

Merci infiniment colonel Goya. La morale de l'histoire, c'est qu'on est très loin du compte aujourd'hui et sommes-nous déjà en gros est-il déjà trop tard ? Sommes-nous déjà des faibles dans un monde de fort ?

Alors euh en matière de défense, en matière de défense, il y a des t tous les États-majors européens euh et je parle beaucoup au britannique par exemple disent "Bah oui, nous nous sommes en retard." Et moi, une chose qui me fait beaucoup plus peur, c'est la dépendance que nous avons en matière de de numérique par rapport aux États-Unis. Parce que avoir toutes ces munitions, avoir toutes ces protections solaires, c'est très bien.

Mais nous sommes en Europe tellement dépendant que ce soit dans le domaine militaire, que ce soit dans le domaine gouvernemental, que ce soit dans le domaine du privé. Nous sommes tellement dépendants du numérique américain que je crois que notre faudrait talon d'Achiline, il est là, que que faire que que augmenter les dépenses militaires, se réarmer euh militairement sans passer par un réarmement numérique nous laisserait encore très exposé et très faible et très dépendant des Américains. Margot Ad non, je suis assez d'accord avec ce que dit Samantha, mais il y a aussi un problème de volume, c'est-à-dire que quand on parle d'une armée échantillonnaire, c'est-à-dire qu'il y a en fait tout type de force disponible mais pas assez de volume, c'est aussi problématique quand on parle de ces achats de munition, on a mis en place des achats de munition au niveau européen qui ont tardé sous avec l'initiative notamment de la République tchèque qui avait été un programme en commun.

On a mis aussi en place le programme safe pour essayer de faire des crédits pour pouvoir justement acheter d'autant plus dans en matière de défense. Mais que fait-on aussi du Royaume-Uni dans cette équationlà ? On a eu ce deal au niveau de la dissuasion nucléaire qui a été fait en juillet, essayer de faire en sorte de raller notre dissuasion nucléaire mais par exemple sur le programme safe, les le Royaume-Uni s'est pas joint aux forces européennes.

Ça c'est aussi problématique. À quel point cette alliance est solide ou non. Et bien je me permets justement de d'alimenter votre votre argumentaire.

Il y a un papier dans le monde aujourd'hui sur les doutes de l'Allemagne concernant la défense européenne et disant bah on va peut-être travailler en fait à 3 ou alors même c'est le retour des nation quoi. Chacun va penser nationalement d'un point de vue de défense et c'est ça ce qui s'écrit parce que le reste est en train de de capoter. On le voit bien avec l'avion du futur.

On en parlait avec le colonel Goya ou encore le char du futur. C'est les mêmes problèmes. On a ce problème du choix de quel dispositif allemand on met sur ce char, quel dispositif français on met sur ce char.

Alors le problème est autour de la tourelle. On a toujours pas réglé le problème à ce que je sache à l'heure actuelle. Donc on prend du retard.

C'est-à-dire que ces coopérations entre industrielles, elles sont aussi problématiques parce que chacun a dit très clairement "Moi, j'ai la meilleure technologie, moi j'ai la meilleure technologie" et au final des projets qui n'arrivent pas à terme. C'est pareil pour les forces de l'Union européenne, ça je tiens à le dire, cette force de déploiement rapide qui est opérationnelle depuis 2025 de 5000 soldats, ça se prend la décision se prend à l'unanimité. Donc on revient toujours à ça en fait, à ce problème de qui décide, à combien on décide et comment on fait pour décider.

En tout cas, en interne, Emmanuel Macron, lors de ses vœux, il a aussi mis un gros coup de pression, on va le dire comme ça, aux industriels de défense. Non, mais c'est vrai feu dans la très grande profondeur défense sol Air, il veut accélérer le réarmement de la France et il appelle les industriels de défense à produire plus vite pour répondre à la demande. Et voilà ces mots précisément.

Nous avons besoin de produire plus vite, de produire en volume, de massifier encore davantage avec des systèmes plus légers de façon innovante, sous peine de se faire sortir du marché. Alors, pardon Guillaume, juste petite question. dans la très grande profondeur.

Oui. Ça veut dire quoi ? Euh c'estàdire on tire au-delà de 500 km.

D'accord. Voilà, c'est des missiles essentiellement. Euh voilà, c'est quelque chose que on n pas par exemple.

D'accord. Et donc ce coup de pression sur les industriels, cette impression qu'on est déjà trop faible par rapport à aux autres à d'autres états très forts. Je pense pas qu'on soit trop faible, mais on est on a effectivement un outil industriel militaire qui est sous-dimensionné et il y a un certain nombre de de de verrou de goul l'étranglement qu'on qu'on ne peut pas lever facilement.

On parlait le le les déclarations du président de la République, elle elle se passent devant un rafale. Jamais le groupe d'assaut n'avait livré autant de rafal que qu'en 2025. euh ils en ont livré 26, je crois que c'est un record, mais ils peuvent pas faire plus parce que euh si vous voulez, ce sont ce sont des emplois extrêmement qualifié.

Il y a donc qui se qui se trouvent pas forcément facilement et puis surtout la l'industrie militaire, c'est une industrie complexe avec une mériade de sous-traitants qui eux aussi ont un problème d'échelle et puis il y a quand même une responsabilité de l'État parce que quand vous êtes un industriel pour produire davantage, il faut investir, il faut acheter des machines, il faut embaucher des gens. Pour ça, vous devez avoir de la visibilité. Or, si les déclarations du président de la République sont sont très claires, s'il y a une loi de programmation qui qui donne de la visibilité, les les commandes sont pas forcément signées.

Or, c'est ça qu'attendent les banquiers pour financer les industriels. Votre petit bracelet bleu parce que c'est 200 ans du Figaro, ça rappelle aussi le groupe. Bien sûr.

Absolument. On peut rappeler que le groupe d'assaut est propriétaire du Figaro. [rires] On rappelle par Joyeux anniversaire.

Merci. Oui hein. Je fais pas mes 200 ans.

Non. [rires] Ah bon ? Et colonel Goya, plus sérieusement, quand on pose la question un conflit majeur pendant 3 ou 4 ans, est-on prêt ?

Donc la morale selon vous euh bah ça dépend quel conflit majeur et ça dépend ce qu'il faut être c'est être prêt de pour le dissuader en réalité. Donc pour être pour le dissuader, il faut être fort pour dissuader, dissuader la Russie d'attaquer des pays baltes, dissuader la Russie d'attaquer la fin de n'importe quel autre pays. Bah, il faut être en face de la Russie et être suffisamment fort.

Le problème que l'on a et notamment c'est un problème industriel, c'est que c'est devenu l'un des industries de défense, c'est devenu des gros paquebo quoi. C'est pas pendant seconde guerre mondiale, on pouvait inventer un char en 1 an, un nouvel avion en 2 ans, fabriqué en série par centaines par millier. Maintenant, c'est fini.

On conçoit un nouveau nouvel engin d' majeur en 10 ans en 20 ans euh et on le produit euh le rafale effectivement c'est un record de production mais on le produit 4 par mois quoi. C'est en fait c'est ce que je disais tout à l'heure, on fait de l'artisanat et c'est très dur d'un seul coup de se de claquer des des doigts de faire évoluer la production d'où et là je je j'insiste là-dessus quand même. Donc Macron Emmanuel Macron engueule l'industrie de défense.

Il a parfois raison hein. dire voilà les industriels, ils vont ils vont faire surtout de ils sont très conservateurs hein technologiquement, ils vont faire surtout du high-tech très cher, très très coûteux et cetera. Il il engueule parce qu'ils ont raté les drones mais on pourrait dire aussi un ben donnez-nous des crédits, investissez et puis là on fera.

Puis deux, pourquoi vous avez pas anticipé tout ça ? Euh je dire en Corée du Sud l'État il a aidé les entreprises à être capable de mobiliser beaucoup plus vite en de maintenir une capacité de surproduction. Euh nous bah on a rien anticipé du tout.

Euh et maintenant ben on se retrouve un peu comme des cons. Voilà, [rires] ça c'est dit. En quelques mots, Margot, base industrielle et technologique de défense, 4000 entreprises mais principalement h grands maîtres d'œuvre dont d'assaut Airbus, ces grands groupes qu'on connaît bien qui représentent 80 % du chiffre d'affaires de la défense mais qui ont eux des milliers de sous-traitants.

Ces petites PME qui elles vont donner tout ce qui est microprocesseur, les petits engins qui vont participer à la construction de ces grosses armes, elles aussi ont besoin de visibilité. Il est là le véritablement le problème. Jean-François Colosimo, merci beaucoup d'être avec nous.

Je vous en prie, faites votre entrée sur ce plateau. Historien, directeur général des éditions du CER et auteur du livre Occident etnemi mondial numéro 1 aux éditions, Albertin Michel. Bonjour, bonjour.

Merci beaucoup d'être avec nous. Le Groenland, la France envoie des hommes. On va vous dire ce que l'on sait de cette mission qui a été lancée au Groenland.

Combien de militaires s'y trouvent déjà ? Quel profil et pour quelle mission ? Et puis quel message envoyé à Trump pour dire "Nous sommes prêts à vous affronter" et dans les faits, est-ce vrai ?

Sommes-nous prêts ? Est-ce de nature réellement tenir en respect le patron de la Maison Blanche qui regardez ne [musique] lâche rien ? Je ne vous dirai pas ce que je suis prêt à faire, c'est certain.

Je n'écarte aucune option mais le Groenland est très important pour la sécurité nationale y compris pour celle du Danemark. On vous parle aussi de la Russie dans un instant. Groenland, Russie, l'affrontement inévitable.

On en parle ensemble. À tout de suite. [musique] Vous êtes toujours devant le grand dossier avec toujours cet enjeu.

Groenland, Russie, l'affrontement inévitable. Mais pour l'heure, c'est le rappel des titres. Iran, l'Arabie Saoudite, le Qatar, Oman ont convaincu le président américain Donald Trump de je cite donner une chance à Tran.

C'est ce qu'a affirmé ces toutes dernières heures un responsable saoudien. Parlons du placement d'épargne préféré des Français. Il sera bientôt moins rentable.

Le taux de rémunération du livréa va passer de 1,7 % à 1,5 % à compté du 1er février. Et c'est l'annonce du ministre de l'économie Roland l'Escur. Et puis c'est une première.

La NASA a dû évacuer un équipage de la station spatiale internationale à cause d'un problème de santé. Ils sont arrivés sur terre. La NASA n'a pas communiqué sur la nature de ce problème ni sur l'identité de l'astronaute concerné.

Voilà pour l'essentiel de l'actualité donc toujours ce grand dossier Groenland Russie l'affrontement est inévitable et je suis toujours ravi d'être sur ce plateau avec Samanthane Bendern le colonel Goya Marga Hadad avec Guillaume Roquet et merci encore une fois Jean-François Colossimo nous avoir rejoint historien directeur général des éditions du CER et auteur du livre Occident et ennemi mondial numéro 1 aux éditions Albin Michel. La France va envoyer d'autres moyens terrestres, aériens et maritime ses prochains jours au Groenlande, a assuré Emmanuel Macron à la mi-journé à la mi-journée. Mais déjà des militaires français sont arrivés au Groenland.

La France va participer à une mission militaire européenne. On vous dit tout dans un instant. Mais d'abord direction Nuc Groenlande avec Roxane Sigula et Pierre de Hand qui suivent l'arrivée de ces premiers militaires français.

Les militaires français sont arrivés dans la nuit ici dans ce bâtiment bleu, le commandement militaire du Danemark au Groenland. Et c'est ici que tout va se jouer, que les militaires danois, français et puis bientôt allemands, norvégiens et Suédois se réuniront et prendront toutes les décisions pour l'OTAN. Alors merci beaucoup à notre équipe sur place.

Pourquoi les avoir envoyé ? Quel message et les raisons de ce message ? La France face à Trump au Groenland.

D'abord, on avance encore une fois édition spéciale Michel Goya aujourd'hui sur LCI. Colonel, que sais-on sur ces soldats français arrivé au Groenland ? Bon, d'abord première remarque sur la France, il viennent régulièrement au Groenland.

C'est pas une première hein, c'est-à-dire que vous avez le groupe de montagne, groupe militaire d'autre montagne qui sont les vrais spécialistes du grand froid, les groupes de commando de montagne, il viennent régulièrement au Groenland faire des raides et s'entraîner. Au mois de septembre dernier, il y avait un exercice dans la région où vous avez eu un avion ravitailleur de l'armée de l'air, vous avez un bâtiment de soutien de la marine qui était au Grenland, plus également des chasseurs alpins. Donc là, on assiste maintenant en réalité non pas à une opération mais à la préparation d'une opération.

Il faut être très clair là-dessus. C'est pas les quelques soldats qui sont là qui vont euh avoir un effet quelconque stratégique. Et donc parmi ces éléments qui sont euh qui sont envoyés, ce qu'on appelle un élément précurseur en terme militaire, il y a euh le noyau dur, il est formé par euh le l'état-major de euh la 27e brigade d'infanterie de montagne, les chasseurs alpins pour faire simple et qui sont là un certain petit groupe, une 13 a priori ou 14 euh qui sont là simplement pour préparer la suite.

Il faut être clair là-dessus. Et donc oui, pourquoi le pourquoi eux ? Ben tout simplement parce que ce sont les spécialistes français euh du froid euh de du combat dans ces dans ces zones.

Il faut, je le disais tout à l'heure, beaucoup d'exercices dans le en Norvège aussi ou de au Grand England. Et donc c'est ça que c'est le plus important, c'est est-ce que cela préfurera la présence d'une unité de chasseur alpin beaucoup plus importante terrestre sur le sol grenlandais, au moins une compagnie peut-être. et puis ensuite préparer aussi Emmanuel Macron l'a évoqué les la possibilité de bah de de bâtiment de la marine nationale ou peut-être de moyens aériens.

Donc voilà, donc c'est encore une fois c'est ce sont eux les spécialistes, ce sont des officiers de l'étatmajor de la 27e brigade de de montagne d'infanterie de montagne euh qui est là pour euh bah pour préparer euh la suite et euh une opération de plus grande ampleur et certainement surtout et c'est ça qui est important de longue durée. Alors pour mieux faire connaissance encore avec ces militaires de l'extrême, regardez cet extrait d'un reportage signé François Xavier Ménage. C'était en 2022.

C'est assez rare de pouvoir suivre pendant plusieurs jours ces hommes. Regardez cet extrait. 300 m de vide sous ses pieds.

Léo est militaire, alpiniste 5 étoiles. Il avance à main nue. Une corde pour la sécurité.

La pratique est si intense qu'en 48 heures, il peut perdre jusqu'à 4 kg. Aujourd'hui, ce soldat s'entraîne dans les Alpes. Demain, ce sera le Groenland.

Les hommes du groupe militaire de haute montagne parcourent le monde. L'Everrest, la cordilière des Indes, l'Antarctique dans des conditions extrême. Avancer quoi qu'il arrive, défi physique et moral.

On est mort. Voilà, c'était en 2022 et il disait déjà demain ce sera le Groenland. Colonel Goya, cette présence militaire française, elle s'inscrit, je le disais, dans le cadre d'une opération qui s'appelle Articurant.

Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? Alors c'est une opération alors ce qui est intéressant c'est que c'est pas une opération de l'OTAN spécifiquement autant artic light il y a au mois de septembre c'était une opération autant là au départ c'est une opération danoise à laquelle sont venus se greffer d'autres pays des pays européens alors ces pays alliés du du Danemark plus près les plus proches alliés en réalité c'est les pays scandinaves euh donc c'est la Norvège et la Suède qui sont qui sont présents. Ce qui est intéressant aussi c'est que vous avez l'Allemagne qui accepte de de participer à cette opération.

C'est pas forcément évident hein pour l'Allemagne, la France bien sûr et le Canada euh qui ont tous envoyé quelques quelques personnels hein. Au total il y a 30 40 personnes pour en réalité comme je disais tout à l'heure préparer la suite. Mais ce qui est important c'est ça, c'est que c'est une coalition.

Alors, c'est pas au nom de l'Union européenne, c'est pas au nom de l'OTAN, c'est un groupe de pays, une coalition adoc qui a été formé pour alors officiellement pour protéger le Groenland contre toutes les menaces du monde entier, y compris la Russie, la Chine et cetera. Mais en réalité, on sait très bien que il s'agit de symboliquement marquer le coup euh et dire que voilà, un certain nombre de pays sont prêts à défendre ce Grenland contre quiconque. Alors, on va revenir sur l'analyse effectivement de ce message euh XXL envoyé par CPI, mais euh vous l'avez effleuri à quelques instants l'annonce d'Emmanuel Macron à la mi-journée également, c'est de dire que la France va envoyer encore d'autres moyens terrestres, aériens, maritime dans les prochains jours.

Ça peut passer par quoi ? Comment on peut encore monter en puissance dans cette entreprise ? Voilà.

Après, oui, alors il faut des moyens qui sont alors sont pas des moyens gigantesques. C'est pas c'est pas le but hein. On va pas déployer une brigade complète, on va pas déployer toute la brigade de chasseur alpin au Groenland.

Non non, il s'agit d'avoir des moyens qui sont suffisamment conséquents pour être un petit peu crédible et mais avec une difficulté quand même majeure, c'est il faut des infrastructures, il faut des des des éléments. Je rappelle le Groenlande c'est la population de de Prigueux hein. Donc c'est c'est en réalité c'est c'est tout petit. les infrastructures sont assez limitées et donc ils sont là surtout voir comment on fait pour installer peut-être une compagnie de de chasseurs alpins euh peut-être des bâtiments de la marine où quel port à quel à quel endroit à quel moment où est-ce qu'on peut poser des avions euh quelle base ?

Alors construire une base complète ça ça demande beaucoup de temps en réalité. Donc on est n pas à construire une base équivalente à celle de pitouf pour pour les Américains, mais il faut quand même bah s'installer, trouver des choses pour j'y reviens, durer. Merci beaucoup colonel Goya.

Merci beaucoup Jean-François Colossimo. Alors, je disais message XXL enfin estimez-vous qu'il y a de quoi impressionner Donald Trump avec cet envoi d'homme pour je crains que non pas du tout et je vais expliquer pourquoi. C'est faut faire une évocation un peu plus longue dans le temps.

Rapidement en 1914 la France et l'Angleterre dominent le 30 % à 40 % du globe avec leurs empires coloniaux. en 1917 né l'URSS enfin elle va naître en 1922 mais pouvoir bolchevic est là en 1918 il y a plus de soldats américains sur le sol français que de soldats français les États-Unis ont fait un effort prodigieux n'est-ce pas et ont véritablement bouleversé la donne. En 1945 la France et l'Angleterre où sont-elles ?

N'est-ce pas ? Il y a deux puissances qui s'affrontent et la France et l'Angleterre vont revenir en 1956 pour essayer de sauver le canal de Suèze qui est en fait je dirait le grand symbole de leurs empires coloniaux et évidemment c'est Moscou et Washington qui vont dire rentrez chez vous c'est fini pour vous n'est-ce pas et je crains que de la même manière que cette affaire de Suèze a marqué une véritable bascule dans dans dans la représentation géopolitique du monde parce que ça n'était fini de ces anciens empires coloniaux c que cette affaire du Groenland ne joue un peu à peu près symboliquement euh la même fonction. Le monde a radicalement changé et on voit que effectivement quelques pays européens se pressent autour du Danemark qui n'a quand même jamais été un exemple d'européanité tout à fait absolue, n'est-ce pas, qui a toujours quand même été très tourné vers les États-Unis.

C'est le moins qu'on puisse dire. Et d'un coup, on décrète que non, ce courand ne va pas le toucher et surtout que Donald Trump ne va pas le toucher. On engage un un bras de fer qui va se démultiplier, qui ne va pas avoir que le Groenland comme théâtre et on va voir quelle est la détermination des Européens.

On voit bien l'avantage d'Emmanuel Macron, c'est de montrer malgré tout que cette fameuse défense européenne qui est un serpent de mer devrait exister, n'est-ce pas ? Mais enfin bon, les 12 coups de minuit ont retenti cette figuration polaire suffira à écarter euh le déclin. Est-ce que il y a là les premières lignes d'une confrontation de l'Europe face à Donald Trump qui sont en train de s'écrire ?

Non, dit le général de Villier, non, on ne s'attaquera pas aux États-Unis, on est trop dépendant d'eux. Pour résumer, regardez, les États-Unis financent plus de 50 % de l'organisation de l'OTAN et euh nous serions contraints d'attaquer euh les États-Unis. Non, cette situation, je pense n'aura pas lieu.

Il n'y aura pas d'action militaire contre les États-Unis. C'est absolument impensable. Nous sommes dans les rapports de force précisément et c'est pour cela que nous devons absolument en Europe, dans nos démocraties européennes prendre conscient de la nouvelle situation.

Vous êtes tous d'accord avec ça ? On peut envoyer quelques hommes et certains disent que c'est dérisoire parce que c'est deux Norvégiens et 15 français mais jamais on ne rentrera directement dans le conflit avec un homme qui finance 50 % de l'OTAN. C'est c'est moi j'arrive pas à répondre à cette question et c'est c'est et pourtant je me la pose beaucoup.

La question que je me pose, c'est si les États-Unis décident de s'emparer militairement du Grand England et si nous avons des troupes européennes sur place qui sont là, on va dire, pour défendre pour pour aider le Danemark et le Grandlande à défendre à défendre cette île, que que fera-t-on ? parce que soit on répond, soit donc on si si quelqu'un tire dessus et bien il faudra bien répondre ou alors on ne répond pas et dans les deux cas de figure, ce sera catastrophique pour l'Europe et pour la projection de force européenne. Je je ne sais pas ce qu'on fera et c'est ça la grande question. euh le la dépendance que nous avons vis-à-vis des États-Unis et je répète ce que j'ai dit tout à l'heure, elle n'est pas seulement militaire mais elle est dans tous les domaines et surtout celui que tous les jours nous utilisons, c'est le le domaine euh du numérique.

Et c'est ça la grosse question. Je crois que je je crois que s'il y a vraiment une un potentiel de confrontation entre les États-Unis et l'Europe autour du Grand England, même s'il n'y a pas de réaction européenne, je pense que psychologiquement il y aura un tel un tel choc pour les Européens que ça nous risque ça pourrait nous permettre de petit à petit nous défaire de cette dépendance. Mais là, nous entrons dans un dans dans un monde de tellement d'incertitudes où tellement de variantes sont possibles que ces de prédire est extrêmement compliqué.

Mais est-ce que tout le monde, tous les pays voudront se battre vraiment si on y est pour le Groenland ? Non, mais d'abord écoutez, c'est assez simple, si c'est une situation conflictuelle et c'est enfin le résultat est vite connu. Des soldats français vont pas tirer sur des soldats américains qui prendraient pieds sur le Groenland.

Pourquoi pas ? Et pourquoi pas vous dit le colonel d'accord parce que je vois aucun aucun président français en l'état des choses en raison de toutes les dépendances que nous connaissons et que Samantha vient de décrire qui prendrait une alors le rapport de force peut être un peu conflictuel mais en fait l'Europe proteste de sa souveraineté. Bon, une solution assez simple pour la démonstration de la souveraineté européenne, c'est de convaincre monsieur Trump au lieu d'annexer le Groenland de faire une sorte de leasing de contravail mode Hong Kong pendant tout un temps et que en fait le Groenland reste danois et européen tout en étant en fait sous mise américaine.

Si Donald Trump veut aller au bout, s'il n'est pas impressionné par le fait que l'on poste des troupes européennes au Grenland, si il veut aller au bras de fer, qui va s'opposer à lui durablement ? Le le Danemark, l'Allemagne, colonel, colonel, ceux qui onont le courage faire. Je reviens sur l'exemple que tu donnais de Canal courage, je suis d'accord mais bon en 1956 effectivement cette crise c'est la première crise entre européen et gros malbord européen et américain et la dernière d'ailleurs et la dernière ou non mais non tuas raison mais euh ce qui est intéressant c'est qu'à la suite de cette crise il y a un mouvement en France qui dit bah finalement les Américains sont pas fiables, il faut se débrouiller tout seul il faut pas dépendre d'eux et 10 ans plus tard de Gaul vire toutes les bases américaines qui sont en France une vraie crise avec contre les Américains.

Et du côté britannique, on dit oui, les Américains, ben ils sont les plus forts, finalement, on va se soumettre et jamais on sera plus sera en désaccord avec les Américains. Donc, il y a vraiment ces deux tendances qui apparaissent à ce moment-là et on est sensiblement devant la même situation. Moi je dis que oui, effectivement, on peut dissuader les Américains mais Suè a été perdu.

Oui. Non, tout à fait. Cè a été perdu et il a fallu 10 ans, il a fallu de G.

Non, mais tu dis voilà quel soldat français va tirer sur le soldat américain ? Je pose la question à l'inverse que est-ce que les soldats américains accepteraient de tirer sur des alliés, des Européens, des Français ? Faut bien comprendre ça.

Le but c'est ça, c'est dissuader, de rendre cette affaire un coût politique important pour les Américains. Aux États-Unis, il y a tas de gens qui disent "Mais attendez, on va pas faire on va pas s'opposer militairement. On va pas faire la guerre à un pays un pays allié européen pour les les délires de Trump." D'autant plus que ça sert à rien.

Trump ne prend plus en compte son opinion. Enfin Guillaume Roquet. Oui oui, mais je voulais dire deux choses.

D'abord, on faisait allusion au canal de Suè, il y a il y a un autre canal qui peut peut-être nous inciter à un peu d'optimisme, c'est Panama. Parce que il y a il y a quelques mois, Trump disait "Je vais annexer Panama". Alors effectivement, il a il a récupéré capitalistiquement le la société qui gère le canal, mais il a abandonné ses véléités.

Donc peut-être qu'il va se passer la même chose pour le Groenland, même si j'en suis pas sûr. Après Michel Goy a dit c'est une affaire de courage de de de tirer ou non contre les Américains, mais je pense qu'il y a aussi une affaire de se mettre en en position. Oui.

De se mettre en position. Voilà. Mais il y a aussi il y a aussi une affaire de Il y a aussi une affaire de lucidité.

La tragédie pour l'Europe aujourd'hui, c'est que elle est prise en éto d'un côté son son un adversaire qui apparaît de plus en plus tangible qui est la Russie et de l'autre côté un protecteur euh qui qui a des véléités de départ les États-Unis mais dont on ne peut pas se passer. Et donc la question elle est très claire. Est-ce que on peut prendre le risque de voir les Américains dire "OK, puisque c'est comme ça, on se barre de l'OTAN, c'est terminé, vous vous débrouillez tout seul au moment où la Russie n'a jamais été aussi dangereuse." Tout ça pour le Groenland. qui effectivement est un territoire immense, c'est la plus grande île du monde mais qui a 56000 habitants et qui objectivement est plus proche des États-Unis que de l'Europe.

À votre avis, combien coûte le Groenland ? Combien coûte ? C'est-à-dire combien coûte le Groenland ?

Je ne sais pas. Il fallait acheter le Groenland demain, combien coûte le Groenland ? Bah ça ça dépend euh ça dépend ce qu'on voudrait euh financer, mais si on veut si on veut donner si on veut doter entre guillemets euh euh les 56000 Groenlandais et qu'on leur donne euh 1 million d'euros à chacun, euh je suis pas très fort en math, mais regardez NBC News, nos confrères nos confrères de NBC News ont fait ce petit travail.

S'il était à vendre, l'achat du Groenland pour écouter jusqu'à 700 milliards de dollars. Non mais c'est fou d'avoir cette conversation. Estimation réalisée par des universitaires de Huran et d'anciens responsables américains.

Pourquoi ? parce que c'est dans le cadre de la planification relative aux efforts de Donald Trump. Il a demandé selon plusieurs responsables américains à Marco Robio d'évaluer, de faire une proposition d'achat pour le Groenland.

Enfin, on en est là. La transaction, le deal, l'accord, si c'est pas l'affrontement, vous y croyez ? Non, mais regardez, vous demandiez le prix.

Le prix c'est je crois enfin de mémoire 15 % des réserves de pétrole à l'échelle planétaire, 20 % du gaz. C'est ça le grouin de land tout de même hein. Et puis euh des milliers des milliers de tonnes de ces fameux métaux précieux qui sont indispensables aux nouvelles technolog aux nouvelles technologies.

Donc il y a une valeur du Groenland, c'est ça que je veux dire qui est une valeur évidemment stratégique qui est une valeur aussi de réserve par rapport à la crise climatique mais aussi une valeur brute d'apport énergétique et pas simplement stratégique et militaire pour les États-Unis qui plus c'est dans la continuité un peu là de de cette doctrine d'Onro. Hein, Donald Trump révisant Monro que il faut qu'il y ait un continent américain dans toute son étendue qui soit sous domination de Washington. Là, on est véritablement dans une logique impériale, n'est-ce pas ?

Qu'est-ce qu'ils veulent dissuader de ça ? Est-ce que c'est le fait que quelques pays européens envoient des soldats ? Ça peut le dissuader effectivement d'un coup de force mais pas d'une négociation.

D'accord. Pas d'une négociation. Oui, mais je vous disais la solution ça sera quoi ? un contrat, un leasing, un contrat mais en fait vous aurez quand même l'exercice d'une souveraineté plus immédiate même si les États-Unis concède un certain partage à Berlin, Paris, slow et je déploie mes mes bras géants pour me tourner aussi vers Margo Adad, j'essaie de vous donner la parole.

Allez-y. Ce qui est important dans la réponse européenne, c'est qu'il prennent Donald Trump à son propre piège puisque lui ce qu'il met en avant c'est queil y a une menace russe et chinoise sur le Groenland et que les Européens ne sont pas capables de le faire. Et c'est là où on voit en fait tout les le narratif qui essaie de mettre Donald Trump en place, c'est-à-dire en fait il y a une menace donc on va essayer de protéger le Groenland mais en fait il n'y a que d'un deal parce que les accords multilatéraux que le Groenland a avec les États-Unis si les États-Unis voulaient rouvrir des bases et mettre d'autres militaires américains demain sur le territoire grenlandais, ils peuvent le faire.

Donc là, la raison réelle, c'est d'aller chercher les terres rares et les matières fossiles. Les Groenlandais ont euh ce qu'on n'ont pas beaucoup de gens sur cette planète, mais une conscience écologique. Et dans les dernières euh élections au Grewenland en 2025, ils ont rejeté le parti qui voulait soutenir les projections de Donald Trump.

Donc, il y a eu une volonté d'essayer d'acheter un petit peu les Groenlandais d'une certaine manière. Quand on parlait de ce prix-là, combien vaudraient les Groenlandais ? Est-ce que les Groenlandais seraient prêts à prendre cet argent-là ?

On a envoyé Charlie Kerk, on a envoyé Donald Trump Jar sur le terrain pour essayer de de convaincre ces Groenlandais de dire voilà nous nos ambitions ce sont les bonnes pour vous et le Groenland et ça n'a pas fonctionné. Donc, il y aura un deal peut-être fait avec l'Union européenne parce que on ne veut pas d'un affrontement militaire qu'il soit euh bel et bien clair, mais il y aura certainement un deal fait sur le dos des Grandlandais. Alors, je voudrais garder un petit peu de temps pour écouter puisque vous citez tous régulièrement la Russie, on en revient souvent quand même à la Russie.

Elle a réussi, elle a elle a réagi ces dernières heures. La porte-parole du créelin, madame Zakaro va regarder. Il est important de comprendre que toute tentative visant à ignorer les intérêts russes dans l'Arctique, en particulier dans le domaine de la sécurité, ne restera pas sans réponse et aura des conséquences durables.

Notre pays continuera à défendre fermement sa position dans la région afin de maintenir son développement social et économique tout en préservant la nature, le patrimoine culturel et le mode de vie traditionnel de ce peuple ingénieux. Voilà comment la Russie se dit sérieusement inquiète de l'envoi de troupe de l'OTAN au Grenland. Ça vous fait déjà sourire ?

Moi, je crois que la Russie doit être en train de se délecter, de voir les pays de l'OTAN se diviser, de voir le plus grand, l'important est le plus important potentiellement se mettre en conflit avec le reste de l'OTAN pour pour la Russie. Je c'est c'est c'est une vraie oben. D'abord, l'OTAN se divise.

Ensuite, on ne parle plus de l'Ukraine. Kiev aujourd'hui est en train de geler sous les coupures d'électricité. Pas de gaz, pas de chauffage, les missiles continuent à tomber, personne n'en parle.

Enfin, on en parle un petit peu mais beaucoup moins que d'habitude. Et donc et en plus Maria Corava ce ce que ce que je la vois faire là, c'est renforcer le narratif de Trump pour dire attention la Russie nous menace et est dangereuse au grande. Juste une petite chose sur l'envoi de troupes européennes sur l'éventuelle défense du grande.

Moi je sens dans l'opinion publique française et dans l'opinion publique européenne qui était extrêmement dubitative quant à l'envoi de troupe pour défendre l'Ukraine. Je sens un vrai ralliment de de beaucoup de partis politiques, même ceux qui sont traditionnellement anti intervention en Ukraine, même prorusse. aussi se mobiliser contre les États-Unis parce que il y a quand même des des relans anti-américains et de nouveau surtout en France et et moi je verrais beaucoup plus de soutien politique mais multipartite pour alors je suis d'accord avec vous, on peut pas s'en prendre aux États-Unis, c'est c'est n'importe quoi, mais l'idée le fantasme de dire "Allez oncle Sam, tu rentres chez toi".

Et bien, je vois que cette idée pourrait être extrêmement euh enfin pourrait être accueillie plus facilement en Europe. Alors, la Russie, on continue d'en d'en parler, je vous le rappelle, Emmanuel Macron nous appelle à nous préparer à un un engagement majeur d'ici 3 ou 4 ans. Il l'a dit aujourd'hui.

Et clairement, Moscou reste le grand danger qui nous menace. Nous sommes à porter de tir de la Russie, a dit le président français. Regardez, ce message est clair et pour tous ceux qui pensent que la Russie serait une question qui ne nous concerne pas, il doit être reçu 5/ 5.

Nous sommes à porté de ces tirs. Alors, dans les faits, qu'en est-il ? Et puis sommes-nous prêts ?

On en parle encore une fois dans un instant. À tout de suite. [musique] Le grand dossier se poursuit.

Groenland Russie l'affrontement inévitable. Emmanuel Macron nous appelle aujourd'hui à nous préparer [musique] un engagement majeur d'ici 3 ou 4 ans. Et clairement, Moscou est le grand danger.

Nous sommes à porté de tir de la Russie, a dit Emmanuel Macron lors de ses vœux aux armées. Alors dans les faits, qu'en est-il ? Sommes-nous prêts ?

On en parle toujours avec mes invités que je suis ravie de recaluer. C'est Montane Bendern, colonel Goya, Jean-François Colossimo, Guillaume Roquet et Marga Hadad. Avant toute chose, colonel Goya, nous nous arrêtons sur ces deux questions que je viens de soumettre.

Sommes-nous à porter de tir et sommes-nous prêts ? Sommes-nous à porté de tir colonel Goya ? Vous avez, je précise quand même écrit ceci derrières heures.

Faut-il avoir peur du missile russe à vocation nucléaire au rchnikque ? Parce que c'est bien lui he qui est dans le viseur du président français he qui a été cité effectivement par président comme étant une menace particulière et assez nouvelle. Alors le l'orchnik qu'est-ce que c'est ?

Au départ c'est un missile balistique portée intermédiaire IRBM en terme technique. Ça veut dire quoi ? C'està dire que c'est une fusée qui veut pe tirer jusqu'à à peu près 5000 km.

Donc vous voyez tout le départ hein, ça part au-delà de de l'atmosphère, c'est-à-dire au-delà de 100 km. Il y a plusieurs étages jusqu'à libérer ce qu'on appelle un bus. Et dans ce bus, vous avez six têtes euh qui peuvent être soit nucléaires euh soit et c'est ça la vraie nouveauté, on peut les utiliser de manière conventionnel avec de l'explosive peut-être soit inerte, c'est comme ça que les les les russes ont déjà utilisé, soit en ce qu'on appelle des fagots, vous mettez des en gros des grosses fléchettes qui par énergie cinétique vont faire énormément de de dégâts.

Donc voilà. Donc particularité, il est évidemment très rapide euh mais pas pour autant ce qu'on appelle hypersonique, c'est-à-dire qu'il n'est pas non plus manœuvrable tout le long de de sa trajectoire. Pour autant, ça reste c'est ça la vraie difficulté, c'est que on a c'est très difficile de l'intercepter et sa première caractéristique alors on peut les Allemands ont acheté des des missiles aro 3 israéliens qui peuvent tirer au-delà de l'atmosphère.

La France est en train de développer avec son système Aster 30 nouvell technologie un moyen qui est peut-être capable d'intercepter mais pour l'instant on est nu. Et donc ça veut dire quoi ? Que les Russes peuvent utiliser, ils l'ont déjà fait he ce missile de manière conventionnelle.

S'il était nucléaire, on connaît la logique, on riposte de manière nucléaire. Donc il y a enfin je dirais il y a pas de problème si c'est terrible mais euh au moins c'est clair. Là ils peuvent nous frapper conventionnellement sur des des villes françaises ou sur des ports sur sur des des aéroports et cetera et là ben en fait on est un petit peu impuissant parce que on peut pas l'empêcher.

Je vous j'allais vous demander si nous sommes prêts. Donc la réponse est là. Mais oui enfin oui non c'estàdire on se prépare et donc on se prépare comment ?

Il faut et c'est ce que évoqué le le président de la République, c'est-à-dire qu'il faut développer des missiles intercepteurs euh capable de de bah de l'intercepter comme leur nom l'indique, de les de les arrêter mais il en aura certainement pas suffisamment si l'orchnik et c'est c'est notre un paramètre important est produit en série. S'il y en a des centaines, ben on pourra pas tous les arrêter. Et donc, il faut aussi, et c'est ce qu'évoquait également le président de la République, développer nous-même une capacité de frappe dans la grande profondeur conventionnel qui éventuellement pourra être utilisé en représaille contre ce type de tir.

Merci beaucoup colonel. La Russie, elle a utilisé son missile hyper sonné corntique dans la nuit du 6 ou 7 janvier dernier pour viser le vivre. On est dans l'ouest de l'Ukraine et ce nouveau tir de missile là, celui-ci près de la frontière polonaise est-elle la preuve selon vous Jean-François Colossimon ? peut retourner s'asseoir.

Merci beaucoup colonel. Est-elle la la preuve que nous sommes effectivement nous apportés de tir et que nous les occidentaux nous devons prendre tout ça au sérieux comme le dit le président français ? Bien sûr, je crois que nous avons un ennemi qui s'appelle Vladimir Poutine, que tant que Vladimir Poutine sera au pouvoir en Russie et tant qu'il y aura pas eu de changement de régime en Russie, nous resterons menacés et que dirait le grand projet de Vladimir Poutine, si ce n'est de nous détruire ou de nous occuper, c'est de nous asservir, n'est-ce pas ? et d'être s'assuré en quelque sorte d'une forme de domination par une neutralisation de notre capacité de le combattre.

Et évidemment, je dirais que le déploiement de ces armes terribles que vient d'évoquer le colonel avec précision nous permet de de comprendre que nous sommes dans le viseur de Poutine et que nous n'avons pas un droit infini à l'existence si ce n'est qu'en étant vassalisé, n'est-ce pas ? et et et la Russie elle est agressive avec nous non seulement avec ses missiles, mais déjà avec toutes ces entreprises de déstabilisation. La Russie en fait agit contre nous sur le territoire français d'ors et déjà avec des manipulations, avec des attaques cyberes, avec des manipulations comme le fait de se retrouver avec des carcasses de cochon devant des mosquées ou avec des croix gamées sur des synagogues, n'est-ce pas ? véritamment pour attiser, je dirais, des climats d'opposition, de guerre civile, nous avons un ennemi.

Enfin, c'est clair. Et aujourd'hui, la question se pose de savoir si nous avons le temps de rattraper en fait un certain retard technologique en terme d'armement à suivre le conel Goya. Et la et la réponse c'est que pour l'instant malheureusement nous n'avons même pas un pouvoir politique assez fort pour instaurer un tel programme.

C'est bien et que ce retard là c'est le retard le plus grand à vos francs. C'est un retard de conscience sur l'horizon de danger. Samantine Mern.

Oui. Le le fait d'avoir envoyé ce missile sur l'Ukraine sur à la frontière polonaise est est un est un signe très important. C'est un signe qui nous est envoyé.

Moi, je me souviens très bien du jour où le les Américains ont compris qu'un orechnique allait être allait être lancé sur l'Ukraine quand le décollage enfin que les préparations avaient été observées à Capustignard donc qui est l'endroit d'où l'orchnique décolle. Tout le monde pensait que ce ce missile était euh dirigé vers Kiev. Et en fait la grande surprise c'est qu'il atterrit elle vive sur une centrale de de de gaz en fait donc qui a contribuer au problème de chauffage des Ukrainiens.

Mais la vraie cible, le vrai message c'est c'était pour Gcho, donc la la base de l'OTAN en Pologne qui est un centre logistique pour l'envoi d'armes en Ukraine. Et c'était et là encore vous entendez la télévision russe, les propagandistes qui se régalent encore une fois dire voilà Rara, on leur a bien fait comprendre que ils sont tout à fait euh atteignables par notre missile. Donc c'était un message très clair lancé aux européens.

C'était aussi un message à Donald Trump parce que c'est arrivé très peu de temps après la capture de Nicolas Madura. C'était pour dire voilà ce dont nous sommes capables mais pour le moment on se limite à menacer tes soi-disant alliés aux européens. Guoquet Oui, on on se pose la question de savoir si on est impuissant. on l' en partie militairement puisqu'on n'a pas forcément les outils de ripost alors même que cette menace même si c'était les la génération précédente des origniques elle existait déjà mais on la prenait pas au sérieux et malheureusement il y a en plus une spécificité française c'est que ça fait 3 mois que euh l'Assemblée nationale n'arrive pas à se mettre d'accord pour avoir un budget alors qu'on sait que se remettre à niveau, avoir un outil de défense qui soit à la hauteur de la menace potentielle ça demande beaucoup d'argent.

Et donc moi ce qui me fascine et c'est pas très encourageant, c'est le contraste entre d'un côté, c'est vrai ce qu'on peut appeler une forme de monté des périls, même si je vois pas un conflit immédiat, et de l'autre côté une une classe politique française qui a l'air d'être totalement à l'écart de ce de ce danger là, qui n'a pas pris la mesure de ce qui se passe. Et le problème, c'est que c'est d'abord une question d'argent. C'est-à-dire que si on veut euh financer toutes ces armes antimissiles dont parlait le colonel Goya, ben ça veut dire qu'il va falloir trouver de l'argent ailleurs.

On peut pas s'endetter plus. Et ça personne ne le dit. Et même le président de la République ne dit pas "Bah voilà, il va falloir revenir, il va falloir commencer par remettre en en remettre en œuvre la réforme des retraites parce que quand les Français bossent plus longtemps, ça rapporte de l'argent à l'État et ce discours là, on l'entend pas." C'est pour ça que il est un peu abstrait et c'est aussi pour ça, à mon avis que les Français peut-être ne sont pas conscients du changement d'environnement.

Allez-y. Une question d'argent mais une question également de coopération et de coalition. Je rappelle tout de même que les Allemands avaient proposé ce qu'on a appelé le European Skyshield Initiative pour protéger euh le ciel européen, que c'était une initiative avec l'aide des Américains et des Israéliens et que les Français n'ont pas voulu parce que ce n'était pas une technologie européenne.

Mais que fait-on ? Et ça c'est la réelle question. Quand on n pas les stocks, quand on n pas les capacités de se protéger par nous-même à l'heure actuelle, est-ce qu'il faut acheter américain ?

Oui ou non ? Alors que l'Amérique est dans cette position là, c'est une vraie question qu'il va falloir trancher mais pas seulement au niveau français mais au niveau européen et se mettre enfin d'accord sur ces questionsl. Merci beaucoup Margo Adad, je suis désolé le temps fil.

Merci Margo Adan, merci Guillaume Rquet, Jean-François Colossimo, merci d'être venu nous rejoindre aujourd'hui. Samantha de Bender, merci beaucoup. Colonel Goyam, merci, merci à vous bien sûr de nous regarder et je le rappelle, vous pouvez également nous écouter le podcast, il est là le QR code, vous flashz, vous scannez, vous nous écoutez, c'est 10h, c'est Spotify, c'est Apple Podcast, vos plateformes d'écoute habituelles, dans le métro, sous la douche, en marchant.

N'hésitez pas. M.