« Il est minuit moins une », l'alerte rouge d'Ivan Rioufol face à la crise politique et sociétale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Ivan RioufolFait
« Lui, il souscrit totalement également au plan de Mario Dragiy qui consisterait à faire d'une Europe une sorte de tétrice fédérale dans laquelle on est des numéros les uns après les autres »
- 6:30Ivan RioufolFait
« Il n'y a plus d'hommes providentiels parce qu'il n'y a plus de grands hommes et je pense que la solution aujourd'hui c'est de considérer que l'homme providentiel c'est le peuple providentiel. »
- 8:30Ivan RioufolChiffre
« 10 % des Français qui font confiance maintenant aux partis politiques, 20 % qui font confiance aux députés eux-mêmes. Il y avait 11 % qui faisaient confiance au président de la République il y a pas si longtemps. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mais d'ailleurs pour en parler et avant de donner la parole à Alexandre Malafaille et à Gill Boutin pour pour parler d'Emmanuel Macron encore une fois dans cette annihilation de la France, de ce qu'elle représente, de ce qu'elle est de ce qu'elle a de plus beau dans dans son histoire, j'allais dire et dans sa carrière puisque c'est aussi une carrière artistique. Il y a l'histoire de l'art, il y a les peintres, il y a les compositeurs. Il y a cette idée d'Emmanuel Macron aujourd'hui qui rêve d'Europe, qui rêve d'un poste en Europe, qui rêve d'être le président peut-être de l'Europe.
Lui, il souscrit totalement également au plan de Mario Dragiy qui consisterait à faire d'une Europe une sorte de tétrice fédérale dans laquelle on est des numéros les uns après les autres, que ce soit la Slovénie, la Pologne, l'Allemagne, la Grèce, peu importe, c'est des numéros. Et puis il y a un pouvoir central qui est qui est en Europe et c'est lui qui décide en fait. Oui.
Oui. Sauf que cette construction là s'écroule. C'est-à-dire que ce que l'on nous avait vendu comme étant la mondialisation heureuse, on voit bien que c'est c'est devenu une mondialisation qui a éradiqué les cultures, les civilisations, les frontières.
Et aujourd'hui, vous avez un réveil partout dans le monde, pas simplement en France. Un réveil des peuples, des frontières qui réclament précisément la préservation de leur identité. Ils sont identitaires eux aussi. on va tout même pas les interdire et les tirer à vue parce qu'ils sont identitaires.
Et donc il y a eu une incompréhension de ce qu'était effectivement le ressenti des des peuples ordinaires dans le fond et mais simplement il y a un entêtement idéologique de la part de ce pouvoir en place et je parle là de de Macron et de la Macronie et du centrisme et de tous ceux qui s'y raccrochent également d'ailleurs une partie des Républicains qui ne voi pas la détresse existentielle de ces Français qui souffrent encore une fois et c'est à eux que je m'adresse et comme je vois que le le discours politique ne porte pas leur détresse, je les invite aujourd'hui eux-mêmes à se manifester à manifester était peut-être même dans la rue pacifiquement, j'entends et en tout cas à reprendre à prendre le pouvoir qui leur a été enlevé. Bah s'il manifeste comme c'est h comme c'est 8 français sur 10 le le pays est bloqué et et peut-être qu'on peut-être qu'on en arrivera à là. J'aimerais qu'on en arrive là parce que c'est c'est quand même ce que j'ai écrit, c'est le manifeste de la dernière chance, si je peux dire.
C'est-à-dire que si rien n'est fait, si rien ne bouge lors de la prochaine élection, déjà à la la précédente élection, j'avais dû dire sans doute qu'il était minuit- 5. Là, il est il est minuit moins une si vraiment il n'est pas encore n'est pas minuit. On encore une minute.
Vous appelez à une révolte, mais cette révolte n'a-t-elle pas déjà eu lieu à l'occasion des gilets jaunes qui que peut-on proposer de nouveau après cela ? C'estàd qu' je je fais le constat qui nous vivons une période une atmosphère révolutionnaire d'abord avec en effet une idéologie qui a été portée notamment par les Américains qui est cette révolution du bon sens que j'avais moi-même identifié en 2000 en 2013 en parlant de révolution des œillères. C'estàd ces œillères idéologiques qui tombent sous le poids des réalités.
Il y a une deuxième révolution qui qui adjoint qui adjoint, c'est cette révolution numérique qui porte aujourd'hui à travers le le l'internet une fédération des paroles dissidentes. Et tout ceci pousse effectivement une société éruptive et cette société éruptive, elle est pour l'instant un peu disséminée. C'està-dire que vous avez effectivement eu la révolte des gilets jaunes mais qui a qui s'est effondré parce qu'elle n'avait pas de doctrine, si je puis dire, ni de leader ni était éteinte avec des chèquss.
Voilà. Donc vous avez par ex vous avez eu la révolte des paysans, vous avez la révolte des des policiers qui demandent maintenant la protection des citoyens. C'est une inversion totale des choses.
Vous avez la révolte des qui est très d'ailleurs significative de la des familles des victimes de de des violences diversitaires qui maintenant accusent la France elle-même. Al vous souvenez souvenez-vous madame Commine disant "J'accuse la France d'avoir tué mon mari cette femme d'un d'un gendarme". Elle s'est excusée ensuite en disant qu'elle voulait pas dire la France lors d'un refus d'obtempéré.
Voilà. Elle voulait pas lire à la France. On l'avait bien compris. et voulait dire les politiques.
Je je constate effectivement qu'il y a partout des foyers d' foyers de colère en tout cas des foyers de manifestation mais il n'y a pas encore si j'allais dire si je pouvais dire on est on est dans une période révolutionnaire qui manque de révolutionnaire et donc parce qu'il y a encore une crainte de la part de toute cette population qui a quand même été érintée par le pouvoir politique en lui disant qu'elle n'avait pas le droit de de s'exprimer d'abord qu'elle n'avait pas le droit à la parole qu'elle n'avait pas le droit à revendiquer sa propre sa propre identité et cetera et donc il y a une sorte de de de d'abandon euh qui gagne également cette sociétélà. Et je fais moi le constat tout simple que cette France oubliée, cette France ordinaire est majoritaire à 70 %. Les Français d'origine française ou ceux qui les ont rejoint forment 70 % de la population.
Donc c'est encore une majorité qui ne qui ne doit pas qui ne doit pas se soumettre à la tyrannie des des nouvelles minorités qui qui sont qui ont été importés par cette immigration folle. Et donc je c'est pour ça que j'appelle dans le fond à une sorte de révolte et j'aurais aurais pu s'appeler révoltez-vous en effet afin que les Français reprennent. Ah ben non, le dernier mot de votre conclusion c'est "J'appelle à une révolution".
Oui, ça çaappelle une révolution. Donc je parce que je Non mais je décris bien sûr cette révolution devrait être portée par une énergie de révolte de cette société civile là. Et donc cette société est encore un peu apathique à mon de à mon goût.
Et donc c'est pour ça que je je fais ce livre en dernier en dernier recours pour essayer de dire avant la révolution va essayer de garder notre calme ici dans ce studio et Alexandre Malafa va vous poser une question. Révolution c'était pas le titre du livre d'Emmanuel Macron ? Absolument.
Euh non mais l'inspiration de votre livre et sa sa dynamique, sa son inspiration en tout cas son ce message, ça me rappelle ce que voulait faire Stéphan Estel avec Indignez-vous euh le livre qu'il avait écrit qui était publié en 2010 déjà et déjà il parlait comme beaucoup d'autres depuis comme Guilly sur la France des oubliées ces Frances périphériques. C'est cette France des colères a quelque chose d'extrêmement profond. Elle est transpartisane.
Elle représente sans doute effectivement ces 70 % de Français qui se sentent ou méprisés ou oubliés ou perdu. Perdu parce qu'ils comprennent plus ce qui se passe euh et mépriser très souvent parce que on on n' pas vraiment là euh dans cette sphère politique aujourd'hui l'attention portée à la à la vie la vraie vie des gens quoi. Et donc on pilote le changement sans tenir compte des individus.
Donc on prend des décisions, on va dans un sens ou on dans l'autre, on fait desfe enfin on fait des trucs qui fait que on perd les gens complètement. Comment on les récupère ? Comment on répond à leurs attentes à ces français ?
Parce que la fracture est quand même très profonde quand vous regardez le baromètre annuel du Svipof qui montre à quel point il y a il y a un désamour entre les Français, la politique, les mots sont violents, c'est dégoût et cetera. Comment on récupère les Français à un moment donné pour parce que révolution, moi j'entends révolution intellectuelle, morale et cetera. Comment on évite le chaos quoi guerre civile ?
Parce que le but c'est passé pas civil. Moi je je j'ai je constate la rupture la rupture avec un système. C'estàd que quand vous regardez les sondages, vous avez 10 % des Français qui font confiance maintenant aux partis politiques, 20 % qui font confiance aux députés eux-mêmes.
Il y avait 11 % qui faisaient confiance au président de la République il y a pas si longtemps. Et donc voyez bien qu'il y a un rejet du système. qu'on est effectivement dans cette période révolutionnaire également dans le ressenti des gens qui ne se reconnaissent plus qui ont en effet le dégoût vis-à-vis de la politique qui a été accentuée avec cette affaire Epstein qui a montré effectivement cette élite mondialiste complètement déconnectée qui s'auto protrotège et qui dédicte des normes généralisées qu'elle ne respectent pas.
Et donc on est effectivement dans cet état encore une fois de sidération et comment on en sort ? On en sort en s'adressant précisément à ces Français à qui on ne parle plus. C'est pour ça que je constate que les les hommes politiques pour l'instant et encore très récemment à travers l'interview par exemple de de monsieur Rotaillot que j'admire pour son intelligence mais quand je l'entends dire je je je moi moi moi moi je trouve que c'est une erreur politique de de d'estimer qu'il y a encore des hommes providentiels.
Il n'y a plus d'hommes providentiels parce qu'il n'y a plus de grands hommes et je pense que la solution aujourd'hui c'est de considérer que l'homme providentiel c'est le peuple providentiel. C'est à lui aujourd'hui d'intégrer le le le l'institution politique, si je puis dire, en d'abord avec une sorte de grand front populaire, grand front populiste et qui serait et non pas les élites politiques comme vous citez par exemple Gilles Legendre qui était l'une des caricatures vous dites de ce monde un but sa supériorité lorsqu'il a déclaré en décembre 2018 en écho au ravissement des soutiens présidentiels. Notre erreur est probablement d'avoir été trop intelligent, trop subtile. [rires] que c'est quand même une tarte à la mais ils sont mais ils sont tous comme Mais ils sont tous comme ça.
Ils sont tous comme ça. Ils se caricatur ils ils ne se rendent même plus compte de leur ridicule. Ils ne se rendent plus compte de leur ridicule.
C'est pour ça que encore une fois j'en appelle d'abord à à considérer en là. Ça manque de subtilité parce que ça a été public. C'està-dire que il y en a beaucoup comme vous le dites très justement Ivan qui le disent en Katy Mini ou qui veut qui le disent dans des dîners un peu comme des petits marquis du temps du de ce film de Patrice Leconte ridicule.
Oui maisur peut-être ça coûé d'ailleurs la carrière à merci beaucoup en tout il faut absolument lire la révolution des oubliés c'est édité chez Fard tandis que tous les matins à 8h mo et à 9h mo dans repin Olivier de la garde analyse commente informe nous fait réfléchir sur les unes de la presse la revue de presse d'Olivier de la garde tous les matins 8h mo 9h5 c'est sur Europ à tout de [musique] suite.