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interviewSénat (sur YouTube)· 30 avril 2026 162 min

Objectifs européens d’égalité : quels engagements locaux ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bien, bonjour à toutes et à tous. Madame la présidente Verrien, cher Dominique, monsieur le président Rapin, cher Jean-François, madame la directrice générale Calego, mesdames et messieurs les élus, mesdames et messieurs, bienvenue donc au Sénat. Je suis heureux d'oublir d'ouvrir aujourd'hui cette table ronde en lieu et place du président Bernard Crocot qui s'excuse parce qu'il est retenu en commission mixte paritaire.

Cette réunion est organisée avec la délégation au droits des femmes qui est présidée donc par la collègue Dominique Verrien et en partenariat avec l'Afre. Et nous euh souhaitons inviter les membres de la Commission des affaires européennes et les membres de la délégation française à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe qui sont avec nous. Donc cette association dont vous avez vu qu'elle était large n'est pas le fruit du hasard.

Elle reflète tout simplement la nature du sujet qui nous réunit cet après-midi. Un sujet qui est à la fois territorial, politique et d'une certaine façon surtout profondément européen. Nous sommes ici pour célébrer les 20 ans de la charte européenne pour l'égalité des femmes et des hommes dans la vie locale. 20 ans, c'est à la fois peu et beaucoup.

C'est en général le plus bel âge de la vie, mais il n'en demeure pas moins que il faut assurer son avenir. Et il est certain que si beaucoup a été fait, le chemin qui est à parcourir est tout aussi important. Il est certain que la charte a permis nous a permis de construire collectivement, progressivement à l'échelle de tout un continent.

Pour autant, il y a encore du chemin à parcourir. Lancé, vous le savez toutes et tous, en 2006 par le Conseil des communes et des régions d'Europe avec le soutien de la Commission européenne bien entendu. La charte compte aujourd'hui plus de 2000 signataires dans 36 pays dont en ce qui concerne la France 417 collectivités.

C'est pas un chiffre anodin. Cela veut dire que 2000 collectivités européennes ont déjà dit que l'égalité entre les femmes et les hommes n'était pas une déclaration d'intention, c'était un engagement à agir concrètement sur tous nos territoires. Et c'est bien la force de ce document, de cette charte, elle ne s'arrête pas à la signature.

Elle oblige, elle nous oblige. Elle engage ses signataires à élaborer un plan d'action dans les 2 ans, à décliner celui-ci dans l'ensemble de leurs compétences, l'emploi, l'éducation, la garde des enfants, le logement, la culture, le sport, les marchés publics. Et ce document couvre aussi tout le spectre de ce que font les collectivités au quotidien pour leurs habitantes et pour leurs habitants.

En 2022, vous le savez également, elle a été actualisée pour intégrer des enjeux qui s'affirmaient depuis sa création. Les violences en ligne, les violences faites aux élus eux, l'intersectionnalité, le télétravail, l'inclusion numérique, les droits en matière de santé sexuelle et reproductive. Une mise à jour qui, rien qu'avec les titres de ce que je viens d'évoquer, nous en dit beaucoup malheureusement sur l'état du monde et sur la nécessité plus pressente que jamais de ne pas baisser la garde car le contexte dans lequel nous réunissons n'est pas celui de la sérénité absolue.

Loin deel là, nous observons en Europe et au-delà un recul manifeste des droits des femmes. La violence notamment en ligne progresse. Des acquis que nous pensions solides et établis sont remis en question.

Dans ce contexte, le fait que la Commission européenne est présentée le 5 mars dernier une nouvelle stratégie pour l'égalité 2026-2030 est un signal fort. Nous sommes là pour en discuter pour comprendre comment elle va se décliner cette stratégie au niveau national et territorial et pour faire entendre la voix des collectivités dans ce dialogue. Parce que les collectivités ne sont pas de simples exécutantes des politiques nationales et européennes.

Elles en sont. Elles doivent en être des actrices à part entière, souvent en première ligne au plus près des réalités vécues par les citoyens. Ces collectivités sont employeurs, acheteurs, prestataires de service, animatrices de la vie locale et dans chacun de ces rôles, elles ont les moyens d'agir en faveur de l'égalité.

C'est ce que nos échanges d'aujourd'hui vont illustrer à travers deux tables rondes qui interrogent d'abord les objectifs de la nouvelle stratégie européenne et leur déclinaison territoriale, puis d'autre part le rôle congrès de la charte comme outil politique et programmatique pour les collectivités. Je forme le vœu que cette journée nous soit utile, qu'elle soit utile pour les élus qui sont bien entendu présents aujourd'hui pour renforcer, pour initier de nouveaux engagements. Que cette journée aussi soit utile au dialogue entre les collectivités, l'État et les institutions européennes et utile aussi plus modestement aux travaux que le Sénat pourra conduire à nouveau dans la continuité de ce qu'il a déjà fait sur ces sujets.

Je cède maintenant la parole à ma collègue la présidente Dominique Verrien qui dirige la délégation au droits des femmes. Merci beaucoup euh monsieur le vice-président, cher Éric, monsieur [raclement de gorge] euh le président, cher euh Jean-François Rapin, euh monsieur le secrétaire général, madame la directrice générale, chers collègues, chers élus, mesdames, messieurs, mesdames, beaucoup en nombre, mais messieurs aussi, et je le disais tout à l'heure, euh il est bien qu'il y ait aussi des hommes qui se préoccupent de ce sujet car nous parlons d'égalité, pas de supériorité, de qui que ce soit sur qui que ce soit et l'égalité ça nous concerne tous. Euh donc, je suis très heureuse de poursuivre l'ouverture de ces travaux consacrés aux 20 ans de la charte européenne pour l'égalité des femmes et des hommes dans la vie locale.

Je veux d'abord saluer évidemment le rôle de l'Association française du Conseil des communes et régions d'Europe, l'Afre, pas facile à dire non plus, qui est essentiel de faire vivre cette charte pour faire vivre cette charte au plus près des collectivités car c'est bien là que se joue concrètement l'égalité dans les politiques publiques locales, dans les services rendus à la population ainsi que dans l'organisation même de la vie démocratique locale. 20 ans après son adoption, cette charte demeure d'actualité et nous rappelle une évidence qui est aussi une exigence. L'égalité entre les femmes et les hommes est un processus continu.

Elle se construit patiemment dans l'ensemble des politiques publiques. C'est précisément cette conviction qui guide les travaux de la délégation au droits des femmes du Sénat. Au fil des années, nos rapports ont mis en lumière la persistance d'inégalité structurelle. qu'il s'agisse de l'accès à l'emploi, à la santé, des écarts de rémunération, de la répartition des responsabilité familiales, de la situation des mères isolées ou des femmes sans abri et plus largement des violences faites aux femmes.

Ils ont aussi souligné combien ces inégalités prennent des formes spécifiques selon les territoires et appellent donc des réponses adaptées au plus près du terrain. C'est tout l'intérêt de la charte européenne de proposer un cadre structurant, mais surtout une dynamique. Une dynamique qui invite les collectivités à s'engager, à se fixer des objectifs et à inscrire l'égalité entre les femmes et les hommes dans la durée.

Vous l'avez rappelé, monsieur le vice-président, le contexte dans lequel nous réunissons n'est pas serein. Il est en effet marqué par des remises en cause très fortes des droits des femmes, y compris en Europe. Et je vous invite à ce titre à suivre les travaux éclairant sur les mouvements masculinistes que mène actuellement notre délégation.

Dans ce contexte, l'engagement des collectivités en faveur de l'égalité est plus que jamais indispensable. Car face à la montée de ces discours hostiles à l'égalité, il nous faut sans cesse renouvel nos approches et c'est tout le sens des échanges que nous aurons cet après-midi autour des deux tables rondes que le vice-président Kérouche nous a présenté. Au fond, la question qui nous rassemble est simple.

Comment faire en sorte que le principe d'égalité entre les femmes et les hommes que nous partageons devienne partout dans nos territoires une réalité vécue ? C'est à cette condition que nous pourrons donner tout son sens à cet anniversaire, non comme une simple célébration, mais comme une étape dans un engagement qui doit se poursuivre et s'amplifier. Je cède sans plus tarder la parole à mon collègue Jean-François Rapin, président de la Commission des affaires européennes.

Merci cher [raclement de gorge] Dominique, cher Dominique Verrien que je salue en en la remerciant bien sûr de m'avoir associé avec Éric Kerouche, en tout cas aussi son président Bernard Delcro à qui nous nous pensons en ce moment qui est en commission mixte m'attendit, ce qui n'est pas un rôle facile. Je salue aussi bien sûr monsieur Michael Kernz et madame Pantel présent à nos collèg à nos côtés et bien sûr nos collègues sénateurs et sénatrices, collègues élus municipaux, élus départementaux et régionaux. Mesdames et messieurs, je suis très heureux bien sûr d'être parmi vous cet après-midi pour célébrer les 20 ans de la charte européenne pour l'égalité des femmes et des hommes dans la vie locale qui a été lancée par le Conseil des communes et régions d'Europe.

Une charte qui est vivante, qui a été actualisée en 2022 pour prendre en compte les nouveaux sujets qui sont liés notamment au numérique, au développement de l'intelligence artificielle, au développement durable ou à la lutte contre le changement climatique, mais aussi aux menaces qui sont présentes plus spécifiquement sur les représentantes élus. Pour ne citer que quelques thèmes, en tant que président de la Commission des affaires européennes du Sénat, je me félicite de cette initiative bien sûr qui donne du sens à la construction européenne, qui est parfois décrié en mettant en exergue le rôle essentiel de nos territoires et de leurs élus. C'est le sens du travail que nous menons avec mes collègues de la Commission des affaires européennes.

Encourager le dialogue et le partage de bonnes pratique entre États-membres, mais également faire en sorte que les décisions prises par les institutions de l'Union européenne prennent réellement en compte nos réalités nationales et locales. Je veux ainsi saluer le rôle particulier de la FCCRE, Association française du Conseil des communes et régions d'Europe, qui est un porte-vooie important des collectivités françaises dans la sphère européenne, tant d'ailleurs au niveau de l'Union européenne qu'au congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe. Je sais que vous avez rencontré récemment le ministre délégué chargé de l'Europe Benjamin Hadad que nous rencontrons très souvent dans cette enceinte en présence notamment de notre de notre collègue Christophe Chayou que je salue qui est entré tout à l'heure et qui siège lui à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.

Vous lui avez notamment rappelé la nécessaire territorialisation de la politique de cohésion dans le futur cadre financier pluriéannuel de l'Union européenne et c'est notre cheval de bataille du quotidien en ce moment dans les travaux de la commission ainsi que l'intérêt de l'accompagnement des élus dans la mobilisation des fonds européens. Il s'agit là de sujets qui sont majeurs. Je vous signale à cette occasion que la Commission des Affaires européennes a adopté tout récemment une proposition de résolution européenne s'opposant notamment à la renationalisation de la politique de cohésion et à la mise en concurrence entre politique de cohésion et politique agricole commune.

L'Europe irrigue nombre de nos politiques nationales et locales et elle agit également pour promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes qui est au nombre des valeurs fondamentales de l'Union européenne dans le traité de Rome, je le rappelle, de 1957. Cette égalité est aujourd'hui consacrée à l'article 2 traité sur l'Union européenne et à l'article 23 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne qui garantit l'égalité dans tous les domaines, y compris en matière d'emploi, de travail et de rémunération. Ces dernières années, plusieurs textes importants ont ainsi été adoptés par les institutions de l'Union européenne dans le cadre de la stratégie pour l'égalité de genre 2020 2025.

Je pense à la directive sur la transparence salariale ou à la directive pour prévenir et combattre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique. La Commission des affaires européennes avait d'ailleurs adopté une proposition de résolution européenne présentée par nos collègues Nathalie Goulet et Annique Billon visant à demander à la Commission européenne de renforcer la lutte contre les violences de genre. Depuis le 1er octobre 2023, l'Union européenne est également partie fait également partie est également partie à la convention d'Istanbul, ce qui constitue un pas important.

Le 7 mars 2025, la Commission européenne avait adopté une feuille de route pour les droits des femmes et tout récemment, le 5 mars dernier, elle a adopté une nouvelle stratégie en faveur de l'égalité de genre pour la période 2026-2030 qui constitue la feuille de route de son action pour les prochaines années. Cette stratégie soulligne notamment que les collectivités locales et régionales jouent un rôle central dans la promotion de l'égalité de genre et d'une représentation politique égale. La directrice générale de la commission, madame Galé Gautores, y reviendra certainement tout à l'heure dans les tables rondes plus en détail.

Je veux pour ma part insister sur la nécessité d'agir à tous les niveaux au regard des enjeux et de la dynamique que nous constatons. En effet, malgré des avancées récentes significatives en matière d'égalité entre les femmes et les hommes, ces progrès font aujourd'hui l'objet de contestation et de tentative de recul dans plusieurs états. Comme collègues présidents de la commission des présidents et la Commission européenne ont pu l'indiquer tout à fait. tout à fait récemment dans plusieurs interventions.

Les estimations de l'Institut européen pour l'égalité entre hommes et femmes suggèrent qu'au rythme actuel des changements, il faudrait 50 ans à l'Union européenne pour parvenir à une pleine égalité entre les hommes et les femmes. Il est donc essentiel d'agir à tous les niveaux et je suis convaincu que la charte européenne pour l'égalité des femmes et des hommes dans la vie locale est un instrument important pour parvenir à pleine égalité entre les femmes et les hommes. En tout cas, je pense que l'Union européenne montre l'exemple puisque à la présidence de des instances des piliers de l'Union entre le Parlement européen et la Commission européenne, ce sont des des femmes qui les président et je crois que c'est un signal c'est un signal fort en tout cas dans ce sens de l'égalité entre les femmes et les hommes.

L'Union européenne peut bien adopter la plus belle stratégie du monde et les plus beaux textes juridiques. En disant cela, je veux souligner qu'il ne suffit pas de les adopter, mais il faut aussi les appliquer pleinement, y compris dans le domaine du numérique vis-à-vis des de plateformes parfois récalcitrantes vis-à-vis de la réglementation numérique européenne. C'est un combat que mène le Sénat, mais sur le terrain concrètement, ce sont les collectivités territoriales dans la logique de subsidiarité qui sont en première ligne dans le déploiement de politiques publiques favorisant une pleine égalité entre les femmes et les hommes.

Mettre l'Europe au cœur de l'action locale, tel est l'un des light motifs de la FCCRE et il s'agit effectivement d'une action essentielle. Mais mettre l'action locale au cœur de l'Europe est également l'un de nos défis communs. Vous pouvez en tout cas compter sur notre soutien.

Je vous souhaite une très intéressante table ronde. Et bien la première table ronde qui est ouverte par notre collègue Guilène Pantel. Ah non, excuse-moi.

Non, c'était Ah d'accord. Il y avait pas eu la le pass le passage. J'ai entendu table ronde moi.

Désolé. En plus quand même on invite l'Afre. [rires] Tous les sénateurs parlent, on dit "Non mais non mais bien sûr vous êtes le bienvenu." [rires] Non non, il y a pas de souci.

Euh merci euh merci à mesdames et messieurs les les sénateurs de de nous accueillir aujourd'hui en votre sein dans le le sein des collectivités locales et et territoriales. Et donc en tant que maire, je suis très heureux aussi évidemment d'être d'être présent ici et j'y reviendrai. Permettez-moi de saluer notamment Christophe Chayou parce qu'il est certes sénateur mais parce qu'il a été aussi le délégué général de de la FCCRE.

Permettez-moi d'ailleurs de saluer son nouveau directeur Christophe Mour qui doit être par là et toute l'équipe qui est ici qui était ici présente. Et donc merci de nous accueillir ici au Sénat, je dirais le Parlement des collectivités locales et et territoriales. Vous l'avez dit, ce moment est très important pour nous à la FCCRE.

Nous l'avons souhaité, nous l'avons sollicité et donc merci à la délégation des collectivités territoriales au Sénat de nous accueillir à nouveau. Euh ce n'est pas la première fois que nous pouvons être là pour pouvoir échanger que ce soit sur le statut de l'élu ou les sujets de décentralisation et et de contractualisation. Euh permettez-moi de vous dire dans quel contexte nous situons évidemment ce 20e anniversaire. cette initiative prise par la Commission européenne que je salue, je crois que Anagalego Torres est à distance et qu'elle va pouvoir intervenir à son tour puisque le 5 mars dernier, la Commission européenne a a statué sur sa nouvelle stratégie en la matière concernant l'égalité des femmes et des hommes.

Et permettez-moi de saluer évidemment mes collègues élus qui ici présentes, que ce soit au sein de la FCCRE ou au sein du CCRE qui est notre représentation européenne porte ces sujets et puis celles et ceux qui les ont porté par le passé, je vois Guunila qui est là et d'autres qui ont porté par par le passé toutes ces initiatives qui ont fait de la FCCRE, je crois le creuset de l'ensemble de ces sujets. avec Joseline Bougard et d'autres le creuset de de tous ces sujets et qui ont impulsé auprès des collectivités locales et territorial cette initiative comme quoi parfois on décrit les on décrit l'Europe, on décrit les initiatives européennes. Il n'en demeure pas moins que s'il n'y avait pas eu ces droits fondamentaux et cette charte de l'égalité qui a aujourd'hui une vingtaine d'années.

Nous serions pas là présents. Et je crois que nous devons porter, et vous l'avez dit monsieur le sénateur Rapin, fort et au cœur cette idée de la construction européenne, de l'égalité des femmes et des hommes et de continuer à le faire dans de bonnes conditions. Il se trouve que je souhaite aussi témoigner de ce que nous pouvons faire à l'échelle locale et je crois que c'est très important.

Euh je suis maire de Quimperlet, petite cité, vous disiez la connaître, sénateur Kerouche, je suis maire depuis 2014 et la première initiative que j'ai pu prendre, c'est évidemment de de former un exécutif, un bureau municipal évidemment paritaire avec cinq femmes et quatre hommes et et de faire en sorte que une de mes adjointes puisse porter ces sujets et donc une adjointe à l'égalité évidemment des femmes et des hommes, à la vie associative et aux solidarités internationales, tout étant intimement lié. Nous avons à Quin Perlette cité de 13000 habitants œuvrés. Nous avons signé à deux reprises la charte parce qu'elle a été réactualisée.

Nous l'avons fait en 2023 et nous avons bâti deux plans d'action pour l'égalité femme homme et vous l'avez dit de plans d'action qui sont au cœur de l'action municipale que nous menons en lien avec la vie associative et donc au cœur de la cité. Je ne citerai que trois exemples pour démontrer ce que nous pouvons faire, mais faire en sorte que toutes les associations de notre cité, elles sont de sang, pu être sensibilisé à ces sujets, que ce soit évidemment sur les valeurs, mais en les accompagnant. Euh et aujourd'hui, il y a euh des bonus dans les subventions municipales pour l'égalité famous tous les domaines et euh nous sommes très fiers de cela et nous portons ces appels à projet très haut pour que nous puissions sensibiliser évidemment euh toutes les femmes et les hommes de notre cité.

Et s'il y a bien un creuset, je dirais, de l'engagement citoyen, ce sont bien évidemment les associations où nous pouvons rencontrer cette idée. Évidemment, de faire en sorte que notre collectivité soit exemplaire à Quin Perlet, il n'y a plus un recrutement qui ne se ferait sans que nos juris soient par terre. ce serait plus concevable et quel que soit derrière le recrutement que nous effectuons euh parce que il peut y avoir des métiers dit techniques, il n'en demeure pas moins que les femmes peuvent tout à fait évaluer les compétences des uns et des autres.

Il y a peut-être des des métiers de la solidarité ou du social qu'on pourrait être considéré comme étant des métiers féminins, j'enr un peu trop d'ailleurs. Et il y a évidemment des hommes dans les juris et c'est très important pour faire en sorte que au moment où nous notre collectivité qui a un peu plus de 200 agents, nous puissions œuvrer évidemment en ce domaine. Et je citerai un dernier exemple avec un perlet 8 mars dure une semaine et toute la collectivité est engagée. notre conservatoire, notre cinéma, notre médiathèque, toutes les associations sont mobilisées.

Et depuis que je suis élu, donc depuis 2014, et ben nous avons fêté la 11e édition du festival sous les paupières des femmes et qui est un moment extrêmement important pour notre cité et où des centaines de femmes et d'hommes viennent porter ses valeurs en oubliant jamais l'idée de la construction européenne puisque nous la portons au effort aussi. Et la principale fierté que je souhaitais évoquer ici au Sénat, je crois que nous sommes la seule collectivité ou le seul territoire de France où au sein de notre intercommunalité qui est composée de CS communes, nous avons évidemment convaincu notre intercommunalité d'adhérer à la charte, d'avoir un exécutif paritaire et de faire en sorte que les 16 communes qui la composent soient signataires de la charte de l'égalité des femmes et des hommes, les 16. Ce qui fait qu'aujourd'hui on a 16 communes engagées, une intercommunalité engagée et évidemment que au moment du renouvelement municipal qui vient de s'opérer, on est très attentif à ce que les nouvelles élus et nouveaux élus puissent porter à nouveau haut effort ses valeurs.

Et puis euh comme la ville de Quimperlé a été un peu à l'origine de cela, grâce, je le dis à notre engagement au sein de la FCCRE, grâce à cet engagement au sein de la FCCRE, que nous puissions être un peu attentifs à ce qui se fera dans les autres communes. C'est aussi de cela que je voulais témoigner auprès de vous, c'est que de l'Europe au territoire, nous devons porter les mêmes valeurs. Et ce que nous faisons à Quimper nous le faisons sous l'égc dont nous sommes membres depuis aussi 2014 bien entendu.

Donc voilà, un témoignage et vous remercier de votre accueil, excuser notre président Philippe Laurent qui ne pouvait pas être des nôtres aujourd'hui mais qui vous salue et qui vous remercie de nous offrir ces ces conditions du dialogue et du débat au Sénat et de cette possibilité de témoigner de ce que peuvent faire des associations d'élus quand elles sont engagées. Merci à vous. Merci beaucoup [applaudissements] et sachez que vous serez évidemment toujours les bienvenus au Sénat.

Et maintenant, je passe la parole mais en visio à Anna Galego Torres qui est donc directrice générale de la direction générale justice et consommateur de la Commission européenne. À vous madame. Oui, bonjour.

Est-ce que vous m'entendez bien ? Oui, très bien. OK.

Très bien. Bon, euh, bonjour à tous et à toutes. Euh madame la présidente, euh monsieur le maire, euh chers sénateurs et sénatrices, euh chers amis, je suis euh vraiment très contente de pouvoir m'adresser à vous cet après-midi dans le cadre de ces euh de cet événement.

Je vous remercie euh vifement de m'avoir invité à vous présenter les stratégies de l'Union européenne pour l'égalité entre les femmes et les hommes pour la période 2026-2030. Alors, il s'agit de notre plan ambitieux pour une Europe qui euh où l'égalité n'est pas qu'un principe mais vraiment une réalité. les mêmes opportunités pour toutes et pour tous et est une tolérance zéro à l'égard des violences faites aux femmes sur toutes leurs formes.

L'égalité ne doit pas être un un idéal abstrait et c'est vraiment très inspirant de connaître des premières main le témoignage des responsables politiques qui font l'égalité à l'engagement quotidien. L'égalité doit se concrétiser dans nos régions, nos villes et nos communautés locales. L'Europe et ses États membres ont accompli des avancées majeures depuis la création de l'Union européenne.

L'égalité entre les femmes et les hommes est une des valeurs clé de l'Union et notamment grâce à l'adoption des directives historiques. Elle a été renforcée en Europe et notamment dans le dernier mandat comme il a été évoqué tout à l'heure. Cependant, nous faisons aujourd'hui face à un mouvement de repli et à une polarisation croissante en ce qui compris aussi et de manière particulière parmi les jeunes.

Le message central de l' stratégie européenne est clair. L'Union doit montrer l'exemple et on interne qu' aussi sur les scènes internationales alors que l'égalité recule ailleurs dans le monde. Pourtant, les institutions européennes ne peuvent agir seul.

Les autorités locales et régionales sont des partenaires indispensable. Il y a 20 ans, la charte euh la charte européenne pour l'égalité des femmes et des hommes dans la vie locale a marqué en France une étape historique en rassemblant les collectivités autour de cet objectif. Aujourd'hui, son principe reste tout à fait valable.

Les changements se construit au plus près des citoyens et des citoyennes. Cette stratégie est complète. Elle couvre différents aspects de la vie.

La vie en ligne comme hors ligne avec 30 actions clé pour combler les écarts persistants en matière d'emploi, de salaire, de retraite et d'investissement. Elle aborde aussi des nouveaux défis comme la cybervolence ou les risques liés à l'intelligence artificielle tout en réaffirmant l'engagement ferme de la commission à mettre en œuvre et à faire respecter les acquis européennes pour l'égalité femme homme. La stratégie affirme haut et fort que l'égalité doit profiter à toutes et à tous.

Que ce soit en adaptant une approche intersectionnelle pour soutenir les femmes confrontées à des discriminations multiples ou bien en s'adressant aux hommes et aux garçons en les encourageant par exemple à s'orienter davantage vers les secteurs du soin et de l'éducation et à prendre des congés par longtemps parce que l'égalité c'est quelque chose qui nous concerne à nous tous. Les stratégies visent en en tout premier lieu à mettre fin aux violences faites aux femmes. Alors, il y a des chiffres qui sont vraiment surprenants et qui ne sont pas acceptables dans l'Europe d'aujourd'hui.

Une femme sur trois en Europe subit des violences sexistes et 18 femmes sont tuées chaque semaine dans l'Union européenne. C'est vraiment des chiffres qui euh qui font peur. La commission soutient les Étatsmembres dans la mise en œuvre de la directive relative à la violence, à la à la lutte contre les violences fait aux femmes.

Cette directive que j'ose dire c'est historique renforce la prévention, la protection des victimes et la responsabilisation des agresseurs. La stratégie s'attaque aussi aux violences en ligne tel que les harcèlements, les menaces et les deep fake qui sont tout aussi destructrice. Grâce au règlement des services numériques, le DSA et au futur plein contre le cyberharcèlement, les plateformes devront assumer leur responsabilité.

Les femmes ne doivent pas être exclues de ces espace numérique essentiel à la vie publique. Et malheureusement euh très souvent la violence exclut les femmes des espaces publics par peur d'être soumis à une violence euh en ligne qui est absolument euh euh épouvantable. Donc notre deuxième priorité est aussi la santé des femmes.

Les systèmes de santé ont trop souvent jusqu'à présent ignorer les spécificités féminines entraînant des sous-diagnostics et une minimisation de la douleur par exemple et notamment pour les maladies cardiaques, pour l'endométriose et les conséquences de la ménopause. Le harcèlement sexuel au travail aussi est interdit par la législation européenne, mais les mécanismes de prévention, des signalement et de soutien aux victimes sont clairement insuffisants. Si l'Union européenne dispose d'un cadre solide en matière de santé et de sécurité au travail, des mesures supplémentaires sont nécessaire pour prévenir et remédier au harcèlement sexuel au travail en tant que risque psychosocial, y compris des d'éventuelles mesures législatives.

Alors, nous engageons également à collaborer avec les agences de l'Union européenne sur des actions concernant par exemple les harcèlements sexuels au travail, y compris un soutien pratique aux employeurs et aux travailleurs ainsi que la prévention et la détection du harcèlement sexuel et ce dans le cadre de la campagne lieu de travail sain de 2027. Afin de garantir que les médicaments soient aussi sûrs et efficaces pour les femmes que pour les hommes, la Commission en collaboration avec l'Agence européenne des médicaments étudiera la faisabilité de la mise en place d'un contrôle systématique tenant compte du genre tout au long du cycle de vie des médicaments à usage humain y compris dans la recherche et le développement. Notre troisième priorité est l'autonomisation économique et la compétitivité.

L'égalité est aussi à l'évier des croissances. On y croit vraiment. L'écart salarial qui s'élève actuellement à 11 % dans l'ensemble de l'Union européenne ainsi que l'écart de d'emploi coûte des centaines de milliards d'euros par an.

Il y a une compétitivité que l'Europe est en train de perdre euh à cause des euh de ces phénomènes. La directive sur la transparence des salariés des salaires est un outile clé et nous visons à faire de l'Europe un leader pour les femmes dans la dans la recherche, l'innovation, les start-ups et et tout ça d'ici à 2030. Le projet est Girls Coastem.

Avec celui-là, nous formerons 1 million de filles aux carrières scientifique d'ici à 2028. Les hommes sont tout aussi nécessaires que les femmes pour faire de l'égalité une vraie réalité. Alors, avec le projet Boys in here, on va encourager leur présence, les présences des des hommes dans les secteurs de la santé, de l'éducation et de l'administration.

Pour une égalité au travail, il faut aussi une égalité au sein des foyers. Nous proposerons un pacte européen des soins pour un partage équitable des responsabilités et charges familiales. Par ailleurs, quatre femmes quatre jeunes femmes sur 10 subissent du harcèlement au travail, ce qui est intolérable.

Les futurs actes en faveur des emplois des qualités renforcera aussi la prévention du harcèlement au travail. Enfin, la stratégie vise à augmenter la représentation féminine dans la vie publique et politique, ce qui est particulièrement d'intérêt euh euh en en parlant aux sénateurs et sénatrices. Les femmes représentent 50 % de la population en général, mais seulement un/ers des parlementaires et des ministres de l'Union et une femme.

Ce déséquilibre affaibli nos démocraties. On est en train de perdre aussi des talents pour ne pas engager les femmes dans la proportion qu'il représente dans la société. Pourtant, les femmes en politique font face à des menaces et à du harcèlement surtout en ligne, il faut dire.

Nous présenterons une recommandation sur la sécurité en politique pour les protéger et nous lutterons contre les discours de haine qui polarisent la société. Rien que de visualiser ces problèmes et de le et de mettre de la de la lumière sur ce problème euh doit suffire pour mener un dialogue constructif et pour améliorer la situation. En conclusion, avec ça, je termine, la stratégie de l'Union européenne pour l'égalité entre les femmes et les hommes 2026 2030 vise à bâtir une Europe où les genres ne limitent pas les opportunités des uns et des autres, que ce soit en matière de justice, des prospérités ou de renforcement démocratique.

Cette stratégie constitue un pain vers une Europe à laquelle nous croyons, une Europe qui est plus juste, plus compétitif et plus démocratique. Ensemble, avec les élus nationaux et locaux, la société civile et les citoyennes et citoyens, nous pouvons transformer ces objectifs en réalité. C'est en cela que la charte européenne pour l'égalité des femmes et des hommes dans la vie locale demeure un utile clé. sa mise à jour en 2022 en intégrant une approche intersectionnelle prouve son actualité et son importance.

Je félicite donc tous les signataires locaux et régionaux de la charte pour avoir maintenu cet important accord vivant et significatif. Et je salue votre combat quotidien pour faire en sorte que toutes les femmes et toutes les tous les hommes puissent jouir des droits égau. Je vous remercie pour votre attention.

Je vous souhaite euh des très bones discussions cet après-midi. On vous remerciant encore pour euh euh pour votre intérêt euh pour entendre les principaux euh lignes directrices de la de la stratégie de la Commission européenne en matière de d'égalité des femmes et des hommes. Merci beaucoup. [applaudissements] C'est c'est nous qui vous remercions et parce qu'il y a effectivement euh au vu du nombre de de de sujets à faire évoluer et de la complexité de certains de ces sujets, je pense notamment au partage des tâches à la maison. ce on n'est pas on n'est pas encore au bout du chemin mais j'étais pressée tout à l'heure de donner la parole à Guillène Pantel et c'est maintenant que je vais le faire pour pouvoir présider cette table ronde.

Donc Kylane Pantel dont je rappelle qu'elle est vice-présidente de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation mais également vice-présidente de la délégation au droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. Donc cette double casquette te rend doublement compétente pour cette table ronde. Donc nouvelle stratégie européenne en matière d'égalité entre les femmes et les hommes.

Quels objectifs, quelle déclinaison nationale et territoriale ? Voilà à toi merci. Merci madame la présidente, chère Dominique.

Madame la présidente Dominique Verrien, monsieur le vice-président Éric Kerouche, monsieur le président Jean-François Rapem, monsieur le secrétaire général, madame la directrice générale, chers collègues, chers élus, mesdames, messieurs. Donc, je suis ravie d'intervenir devant vous cet après-midi. Comme vient de de citer la présidente avec ma double casquette de vice-présidente aux collectivités territoriales et la délégation aux droits des femmes.

Notre première table ronde est consacrée aux objectifs de la nouvelle stratégie européenne en matière d'égalité entre les femmes et les hommes et à sa déclinaison nationale et territoriale. Elle permettra de présenter les grandes lignes de les grandes lignes et domaines concernés par la nouvelle stratégie européenne en faveur de l'égalité entre les hommes et les femmes pour la période 2026-2030 présentée en mars dernier par la Commission européenne. Nous questionnerons également la déclinaison de cette stratégie dans nos territoires, la prise en compte de la contribution des collectivités territoriales à sa mise en œuvre, mais également la façon dont l'action des collectivités territoriales contribue à la réalisation des objectifs nationaux et européens.

Enfin, nous intéresserons au soutien actuel de l'Union européenne, aux actions portées par les collectivités territoriales, au travers notamment de ces financements, mais aussi aux attentes des collectivités à l'égard de l'UE dans le cadre du prochain cadre financier pluriannuel. Au cours de l'année 2021, j'ai moi-même été une des huit corpporteurs au sein de notre délégation au droits des femmes d'une mission d'information sur les inégalités dont souffrent les femmes dans les territoires ruraux. Ce rapport publié en octobre 2021 à la veille de la journée internationale des femmes rurales et intitulé femmes et ruralité en finir avec les zones blanches de l'égalité faisait le constat du d'un impensé de l'action publique en faveur des territoires ruraux. celui de l'égalité entre les femmes et les hommes.

Ce rapp ce rapport avait notamment permis de dresser un large tour d'horizon de la situation des femmes dans les territoires ruraux à travers le prisme de huit grandes thématiques transversales. La mobilité au cœur de l'articulation des temps de vie des femmes, la jeunesse et l'orientation scolaire et universitaire, l'insertion professionnelle et l'accès à l'emploi. l'entrepreneuriat au féminin, le métier d'agricultrice, la santé et l'accès aux soins et la lutte contre les violences intrafamiliales et l'engagement politique bien sûr, autant de politiques publiques qui nécessitent une prise en compte spécifique des besoins réels des femmes dans nos territoires afin de s'inscrire dans un processus durable d'égalité territoriale.

Nous sommes en effet convaincus que l'aménagement du territoire ne peut se penser sans intégrer la dimension égalité femme homme et qu'inversément les politiques d'égalité doivent systématiquement inclure une réflexion territoriale. Cette articulation entre les politiques publiques en faveur de l'égalité d'une part et des territoires d'autre part ne pourra en outre se faire sans le soutien de l'Union européenne. Et nous sommes convaincus qu'une convergence de vue et d'intérêt entre les représentantes et représentants des collectivités territoriales à travers toute l'Europe sera une force pour promouvoir et décliner sur le plan national ces politiques d'égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale.

Pour cela, commençons par accroître l'engagement politique des femmes au sein de nos collectivités, mais aussi et surtout leur accès aux responsabilités locales. Car si des progrès réels ont été accomplis grâce aux avancées législatives en faveur de la parité, il reste encore insuffisant. À l'issue des dernières élections municipales de mars 2026, les femmes représentent environ 48 % des conseillers municipaux et même 52 % dans les communes de plus de 1000 habitants.

Une netre progression par rapport à 2020. En revanche, les inégalités demeurent très marquées au niveau des fonctions exécutives. Moins d'une commune sur qu est dirigée par une femme avec un peu moins de 23 % de femmes mères.

Pour débattre sur ces sujets passionnants, je suis ravie d'accueillir madame Mélanie Leptier qui est vice-présidente du conseil départemental du Calvados, maire de Sommervieux, vice-présidente de Bailleux Intercom, présidente de la délégation française du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l'Europe, présidente déléguée de l'Afreux et de vice-présidente du CCRE. J'ai tout dit, je n'ai rien oublié. Je passe.

Et qui a sa sénatrice à ses côtés. [rires] Voilà. et madame Grâce Lonki Bango adjointe au maire de Long Jumeau, chargé de la participation citoyenne, la démocratie locale locale pardon et l'égalité femme et homme.

Je laisse donc dans un premier temps la parole à Mélanie Lepier et vous pourrez madame nous éclairer sur l'accueil réservé par les réseaux des collectivités territoriales à la nouvelle stratégie européenne sur les enjeux que représentent pour les collectivités territoriales une action et des financements européens européens ambitieux et en outre en votre qualité de président de la délégation française du congrès des pouvoirs locaux et régionaux de l'Europe. Vous pourrez peut-être faire un point sur les travaux conduits en matière de lutte contre les violences sexistes en direction des femmes élues. Je vous laisse la parole madame.

Merci beaucoup mesdames et messieurs les présidents et vice-présidentes. Mesdames et messieurs, les sénatrices et sénateurs, chers collègues de la FCCRE, merci de nous offrir ce temps euh de de pouvoir effectivement célébrer ces 20 ans peut-être et souligner à la fois tout le travail accompli et tout le travail qui reste encore reste encore à faire. Je crois euh cette égalité entre les femmes et les hommes, elle est euh tout de même ancrée dans dans l'ADN européen, hein, puisque l'égalité, elle fait partie des principes fondateurs euh de l'Union européenne et elle est d'ailleurs présente dans le traité sur l'Union.

Euh vous l'avez dit et ça a été souligné à plusieurs reprises. Elle implique des réalisations très concrètes. On a beaucoup parlé déjà de la directive européenne de 2023 sur la transparence des rémunérations qui doit vouloir venir cette sa déclinaison législative en France avant avant le mois de juin.

La directive de 2024 sur la lutte contre les violences à l'égard des femmes. On en a aussi beaucoup parlé. Et puis cette union de de l'égalité, elle est elle est visée par la présidente Vlen dans les orientations 2024-2029.

Donc c'est extrêmement important. Et puis vous avez déjà évoqué également cette feuille de route pour le droit des femmes qui a été annoncée le 7 mars 2025 et qui permet aussi euh nous l'espérons en tout cas d'avancer sur ces sujets. Alors je l'ai dit, beaucoup de choses ont été faites mais beaucoup de progrès sont encore nécessaires sur des thématiques très larges.

Les violences de genre, on en a parlé, c'est un vrai sujet, notamment en ligne puisqu'on sait que que les femmes sont davantage victimes que les hommes de de ce type de violence. les questions de santé et les discriminations afférentes à ces questions dans tous dans tous les territoires et dans tous les milieux, la question des rémunérations et de l'autonomisation économique des femmes. On en a parlé aussi l'équilibre vie privée, vie professionnelle qui est un enjeu très fort, l'égalité des chances dès le plus jeune âge aussi, l'éducation inclusive et puis la participation politique et la représentation aussi des des femmes dans le dans la vie publique qui est extrêmement importante, mais aussi c'est aussi un des axes de travail de de l'Union européenne de sud dans le les conseils d'administration également des entreprises puisque c'est un élément extrêmement important comme pour tous ces sujets, les collectivités ont les des leviers de proximité souvent même peut-être les plus adapté, les plus agiles pour agir très concrètement au quotidien.

Euh pourtant ces collectivités territoriales, elles sont souvent peu ou moyennement identifiées sur l'ensemble de de ces agendas européens qui soient en matière de planification urbaine, d'agenda urbain ou de prix européen pour la ville inclusive. on a encore du mal à pouvoir mettre les collectivités locales au cœur des des de ces dispositifs et de ses action. Pourtant, quand on parle de financement, et bien euh ils sont quand même présents puisque le FSE reste un un fond extrêmement important qui a aussi des priorités en la matière, hein.

C'est 6,7 € pour la France entre 21 et 27. Il mobilise sur l'ensemble de ces sujets et notamment sur ce lutte d'égalité. C'est aujourd'hui une priorité dite horizontale avec des actions dédiées.

Je j'en citerai deux par exemple ce celle qui concerne la mise à l'abri des femmes victimes de violence ou celle qui concerne l'entrepreneuriat des femmes. Et puis en terme de financement, on parle aussi évidemment de la politique de cohésion. Donc il est en question en ce moment puisqu'on est en pleine phase de négociation.

Mais voilà, 5 miniardes pour des projets liés à l'égalité et puis d'autres programmes aussi parfois un peu plus confidentiel ou mais qui concerne vraiment les territoires euh qui soutiennent notamment le partage d'expérience qui je pense est fondamental. C'est le cas par grand par exemple du programme Serve citoyen égalité droits et valeur qui permet aussi au territoire d'échanger sur sur ces sujets et tout sera sera sera j'espère à confirmer dans la nouvelle programmation. Alors, au sein euh du Conseil de l'Europe hein qui se décline en deux assemblées, assemblée parlementaire et congrès des pouvoirs locaux et régionaux qui rassemble 46 pays, et bien ce cette question de légalité euh elle est fondamentale, elle est assez transversale.

Je voulais juste peut-être citer ce que disait la déclaration de Riavic en 2023 qui disait "Nous rappelons que l'égalité de genre et la participation pleine égale et effective des femmes au processus décisionnel public et privé sont essentiels à l'état de droit, à la démocratie et au développement durable." Donc fort de de de cette déclaration et de ce sommet Indrek qui a vraiment remis les droits humains au cœur du dispositif, et bien je crois que le Conseil de l'Europe a aussi euh agi aussi déjà depuis de nombreuses années sur cette question de l'égalité d'un genre puisqu'il y a une stratégie qui a été écrite hein en la matière, une stratégie 2024-2029 qui vise à prévenir et combattre les stéréotypes et donc ça implique aussi un volet éducatif très fort à prévenir et combattre la violence à l'égard des femmes et des filles et la violence domestique à garantir aux femmes et aux filles l'égalité d'accès à la justice. Et là, le lien avec la Cour européenne de justice est aussi très important.

Assurer une part équilibrée des femmes et des hommes à la vie politique, publique, euh sociale et économique. Garantir l'autonomisation des femmes et l'égalité des genres face aux défis mondiaux et géopolitiques et intégrer les questions d'égalité de genre et une approche intersectionnelle dans toutes les politiques et toutes les mesures. Et cet aspect transversal, il est fondamental.

Alors pour ce qui concerne vraiment le Congrès, puisque moi je préside donc la délégation française au congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe, 300 représentants, 130000 collectivités, 46 pays. Donc quand même voilà une belle un bel espace de travail et d'échange. Depuis 2011, le Congrès a imposé 30 % du sexe sous-représenté obligatoire dans les délégations.

Donc ça peut concerner aussi les hommes. Euh depuis 2010, la parité dans les postes de vice-président. Et puis le congrès travaille évidemment sur de nombreux rapports avec des recommandations et des résolutions qui sont adoptées.

En 2020, la résolution sur la lutte contre la violence les violences sexistes à l'égard des femmes en politique qui était vraiment un engagement majeur et qui est un fil rouge que l'on poursuit. Euh dans sa résolution 404, donc quelques années avant, en 2016, le Congrès avait insisté sur l'importance d'adopter et de mettre en œuvre la charte européenne sur l'égalité des femmes et des hommes dans la vie locale lancée par le CCRE dont nous fêtons effectivement les 20 ans aujourd'hui. Et puis 2011, ça a été aussi cité auparavant par monsieur le président, le Conseil de l'Europe a adopté la convention sur la prévention et la lutte contre les violences envers les femmes et les violences domestiques dite Convention d'Istanbul qui est vraiment un texte extrêmement extrêmement important.

Alors au congrès euh on investit évidemment ces sujets et on les on les décline notamment très fortement euh dans la stratégie en matière de droits humains puisque le sommet de Rakiavik a remis les droits humains au cœur des travaux du Conseil de l'Europe. Moi, je viens d'achever mon mandat en tant que rapporteur adjointe sur les droits humains et je n'ai eu de cesse de dire que les élus locaux, parfois sans en avoir pleinement conscience sont à la fois gars et artisans de ces droits humains. Ils sont souvent des défenseurs des droits humains qui s'ignorent notamment je crois en milieu en milieu rural ou dans les petites communes.

Et pourtant l'égalité femme homme est un ces droits socles sur lequels nous pouvons partout sur nos territoires et nous devons agir. Vous l'avez dit, 2000 signataires, c'est très bien et c'est si peu. Donc donc encore certainement un travail de conviction très fort à faire.

Le Conseil de l'Europe insiste sur cette approche transversale indispensable d'une telle stratégie car elle se décline vraiment et et mon collègue Michel Carnez l'a bien dit dans toutes les politiques que ce soit les politiques de santé, de mobilité, de culture, d'éducation, c'est extrêmement important. Et puis enfin, le Congrès se penche beaucoup sur nous l'avons dit sur les violences faites aux élus de tout type euh qui touche, on sait plus particulièrement les femmes qu'elles soi en ligne ou non. D'ailleurs, lors de la session du mois de mars, nous avons adopté un rapport à ce sujet qui s'inscrit d'ailleurs ce rapport dans le cadre du nouveau pacte démocratique pour l'Europe porté par le secrétaire général Alain Ber.

Euh à cet effet, les la création d'une plateforme européenne de signalement de ces de ces méfets pourraient être créés à l'image de la plateforme pour la sécurité des journalistes. Elle pourrait permettre de quantifier, de qualifier les atteintes faites aux élus et aux élus femmes également et d'observer aussi de quelle manière les États mettent en œuvre des stratégies pour y répondre. Et d'ailleurs dans cette dans cette approche, je crois que le Congrès demeure aussi une immense plateforme d'échange et de partage d'expérience.

Je crois qu'on doit aussi progresser sur la mise en œuvre de cette de cette charte aujourd'hui et notamment auprès des communes peut-être les plus rurales et les plus petites qui sont souvent assez désemparées. Je crois beaucoup aussi à cette idée de de mutualisation au sein de nos EPCI pour pouvoir créer cette émulation peut-être aussi et puis cette capacité d'action en irriguant l'ensemble de nos territoires. Je vous remercie.

Madame vers vous madame Grâce Lonquibango adjointe au maire de Long Jumeau et chargé de la participation citoyenne la démocratie locale et l'égalité femme homme. Vous pourrez nous aider à mieux comprendre la manière dont les collectivités peuvent très concrètement faire vivre l'égalité au plus près du terrain en mobilisant les outils de la démocratie locale et la participation citoyenne. C'est à vous.

Hop ! Alors, merci beaucoup, merci pour l'invitation. Je veux remercier plus particulièrement madame Dominique Verrien qui est marine de notre programme parce que je suis aussi déléguée général de la Jef, l'association des jeunes élus de France et responsable du programme Elsos qu'on a lancé. dont je suis la responsable et madame Dominique Verrien est marine de ce beau programme.

Elle a accepté d'accompagner quelques filles dont une qui a été élue dans sa ville à Jini. Et donc je voulais vous féliciter et vous remercier encore pour votre soutien et votre accompagnement pour ce programme. [applaudissements] Il y a des politiques qui font et ça fait plaisir et qui ouvrent la voix aussi. [souffle coupé] H par rapport à ces questions, du coup, je vais parler avec un peu une double casquette euh celle de l'éluie et celle de je vais dire associatif entre guillemets actrice de terrain si on peut dire ça par rapport à ce programme que je mène.

H je veux parler de confiance pour commencer mon propos. Je vais avoir un raisonnement en noir. Ça veut dire je vais partir du plus large pour aller au plus concret de confiance parce que c'était les élections récemment et les personnes auxquelles les citoyens ont le plus confiance en général c'est le maire plus que le président députés malheureusement et les sénateurs parfois qu'ils ignorent malheureusement mais c'est c'est les maires, c'est les conseils municipaux, c'est les adjents maires qui sont à porté de gifle le plus souvent comme on aime bien le dire mais qui sont les vrais relais, le vrai visage des instituts. sur le terrain.

Donc je voudrais parler de confiance dans le sens où la confiance se construit par les actes acte par acte. Et généralement quand on a été fidèle ou quand les gens sont fidèles dans les petites choses, on leur confie des grandes choses. Malheureusement dans les lieux où cette confiance se crée, où le pouvoir se légitime, les femmes ont du mal à trouver leur place.

C'est-à-dire que la parité dans les paysages, elle est dans les lois, elle est dans les discours. Là dans la ruralité, on a demandé une parité plus forte et une parité, on a réussi à le faire mais on regarde un peu plus loin, on regarde un peu de plus près, on se rend compte que les femmes sont là dans l'exécutif mais elles n'ont pas de pouvoir égalient. Donc c'est bien beau d'avoir de la parité, mais si c'est pour mettre toutes les femmes dans le CER, dans l'associatif, dans l'enfance, dans l'éducation, euh à quel pouvoir réellement on donne à ces femmes de diriger ?

Où sont les femmes alors qu'elles sont aussi compétentes dans les finances, même au niveau des des ministères, euh au niveau de l'armée, au niveau de l'urbanisme ? parce que les femmes doivent penser aussi l'urbanisme c'est un problème et des projets qui touchent les femmes. Comment penser l'avenir ?

Comment penser le paysage ? Donc qu'on a autant enfin si peu de femmes mères, si peu de femmes avec des délégations de fond, on ne parle plus de défauts de représentation mais on parle de défauts de confiance institutionnelle alors que les citoyens eux leur donnent cette confiance. Alors la ville façonne notre rapport au monde parce que c'est notre premier repère. au niveau du monde, au niveau du pays, c'est là où on grandit.

On peut le voir même au niveau des architectures de la ville parce que c'est des sujets auxquels on pense. Quand les bâtiments sont trop gris entre guillemets, les gens sont plus malheureux. Au niveau de l'éducation première qui est l'école, c'est la mairie qui s'en occupe.

Au niveau de l'hygiène de vie, c'est encore une fois les mairies qui s'en occupent. Et donc euh c'est le lieu où tout commence, y compris les inégalités. les inégalités.

Euh, j'ai envie de rebondir un peu sur ce que vous avez dit, monsieur Rapin, parce que je suis très contente qu'il y ait des femmes à la tête de grandes institutions comme madame Vlen ou encore Madame Lagarde. Cependant, c'est des choses abstraites et du coup dans nos grandes institutions, les femmes, où sont-elles ? Parce que on est contente qu'on connaît un petit peu la politique, ce que ça implique des femmes à ce niveau-là, mais qu'on ne connaît pas. nos premiers repères, c'est ce qu'on voit directement et là où sont les femmes à ce à ce niveau-là.

Et c'est un constat que j'ai fait assez rapidement avec le programme parce que quand on a lancé le programme Elsos, on a demandé à des jeunes femmes et à des jeunes hommes de notre entourage de nous de nous citer, pour nous ça va être un peu plus facile parce qu'on est du milieu politique mais de nous citer 10 femmes politiques. Ils ont réussi à citer madame Sigoline Royal, madame Dati, euh madame Yelbron Plivé et encore et après à partir de là grand vide parce que il y a pas beaucoup de noms qui marquent et qui raisonnent malheureusement. Il y en a qui arrivent à arriver à 5 à 7 mais à part celles qui sont un petit peu pipolisés entre guillemets.

Exactement. Donc qu'est-ce qu'on peut faire pour donner plus de femmes ? Je sais qu'on fait ce travail au niveau de l'information, au niveau des temps de paroles télévisé, mais il faut aller plus loin parce que ce n'est pas normal que pour citer des femmes politique et même dans d'autres domaines, des femmes présidentes de grands groupes, il y en a que quatre c il me semble, on a eu du mal à les citer et qu'il en est aussi peu.

Et ça c'est la première forme de violence. C'est une violence symbolique dans le sens où on ne peut pas se projeter parce qu'on n' pas de modèle et c'est même pas on n pas de modèle en fait il n'y a personne parfois. Et donc comment se projeter ?

Comment se lancer ? Comment penser plus haut ? Comment penser plus politique ?

Et comment penser la vie et le monde quand les femmes ne sont pas incluses ? Et on le voit que ça constitue un réel danger parce que le masculinisme continue à augmenter. Il y a des lois, il y a la parité.

Mais comment se fait-il qu'il y ait de plus en plus de jeunes sur les réseaux sociaux ? Il y a une l'étude du HCE qui disait que plus de 66 % des jeunes hommes âgés de 16 à 34 % connaissaient au moins un influenceur masculiniste. Et pour moi, c'est super grave et c'est même plus que grave parce que ce qu'on construit à l'école et c'est pour ça que pour nous il faut investir les écoles dans le sens où c'est là comme je le disais précédemment que les inégalités se créent. comment les municipalités qui les financent et qui les accompagnent et qui des fois les gèrent ou les structurent peuvent s'imposer là avant que le soir dans la nuit quand ils ont les téléphones euh entre leurs mains, ils puissent scroller et tomber sur sur ce genre de propos.

Donc nous qui sommes les bras armés un petit peu de tout ce qui est mis en place, donnez-nous les moyens parfois de pouvoir agir concrètement et de développer des vraies mesures, des véritables programmes qu'on le comme on le fait avec Elsos pour contrer ou en tout cas sensibiliser comme on le fait déjà avec la politique, avec les fake news, les les faux visages, les choses comme ça. On le fait déjà au niveau du collège, du lycée. Il y a des heures de de d'apprentissage de la vie démocratique et de politique.

Mais à l'enfance, c'est là que tout se joue parce que l'enfance c'est la période où on mime. Donc partir dans les écoles parfois et c'est ce qu'on va mettre en place au niveau de de ma ville, rencontrer des jeunes enfants et leur dire que OK, vous jouez au pompier, à Spider-Man et cetera, mais regardez, il y a des femmes comme moi qui sommes élues et donc c'est possible aussi pour vous d'envisager de faire autre chose et de passer plus haut. Donc euh notre responsabilité au niveau des collectivités, c'est d'investir ses écoles, ces institutions pour détricoter ce qui est mise en place sur lesqu les les choses sur lesquelles on n'a pas la main parce que tout ce qui se passe sur les réseaux, nous n'avons pas la main dessus, mais déjà permettre de sensibiliser, d'accompagner les jeunes dès qu'ils vont recevoir des informations qui ne sont pas euh forcément bonnes pour eux.

Et après au niveau des de l'urbanisme parce que pour moi c'est important, on en parle pas souvent mais penser la ville, c'est bien de la penser comme un homme mais en fait comme une femme. Et c'est pour ça que je dis que les femmes ne peuvent pas être que dans le cœur. On doit être dans le dur, on doit être dans les sujets de fond parce que penser la ville comme une femme c'est tout à fait autre chose.

Il y a des chemins que des hommes prennent et se disent "Bah c'est pas grave s'il y a pas de lumière, si c'est un chemin boueux, s'il y a pas beaucoup de monde." Mais en tant que femme, on part le matin tôt, on a peur parfois. On simule des appels téléphoniques, on appelle, on va faire un jogging, on met notre localisation.

Mais toutes ces questions des fois ne sont pas remontées. Il y a tellement de sujets, les monstruations, tellement de sujets, mais ces sujets des fois ne sont pas pensés, ne sont pas appliqués parce que les femmes ne sont pas dans les sujets de fond. Ça veut dire dans les sujets de de budget, dans les sujets de l'urbanisme et cetera parce que c'est des choses que malheureusement on ne peut pas faire dans le CER, dans l'associatif ou dans l'enfance.

C'est bien mais ce n'est pas suffisant en tout cas actuellement pour vraiment passer un cap et faire de plus grandes choses et des plus belles choses. Donc ce que nous on aimerait demander, c'est de avant de demander quoi que ce soit, je voudrais bah féliciter aussi parce qu'il y a des fioles qui sont présentes dans la salle qui ont été éluses. On a une mère adjointe qui était élue aviltaneuse qui est juste derrière moi et une élue d'Évri.

Et donc pour vous dire que c'est possible, on a lancé ce programme en juin. On a eu de la chance que des actrices politiques ont joué le jeu et accompagné ses fiels. Mais qu'on a la volonté, sachant qu'on en a accompagné 120 sur tout le territoire, y compris les autres mèes.

Ça veut dire qu'on a parlé de ruralité mais on voulait pas faire un programme seulement parisien. Le but c'est de vraiment accompagner toutes les femmes et de prendre en forme en considération et en compte toutes les femmes dans tous les milieux possibles, toutes les considérations possibles que ça soit dans la ruralité ou les autres mères. Donc on a fait un vrai travail de longue haleine.

On a essayé de se déplacer un petit peu partout pour aller à leur rencontre et voir comment on pouvait les aider, les soutenir, avec qui on pouvait les mettre en relation pour qu'ils puissent vraiment s'impliquer dans les sujets locaux. Mais pour vous dire que c'est des choses qui sont faisables. C'est une question de volonté et pas que de volonté, de confiance et de tendre la main à ceux qui sont derrière nous ou ceux qui qui désirent en tout cas euh la saisir.

Donc le les trois demandes un peu qu'on aime réfléchir au niveau de l'Europe et à l'État, c'est euh des financements européens vers l'éducation et l'égalité dès le primaire. ne pas attendre le secondaire ou plus haut parce que ça c'est encore dans les compétences des communes et j'espère que ça va le rester. [rires] reconnaître et financer des programmes de mentorat que ça soit au niveau politique ou entrepreneuriat parce que le programme Elsos, je vais pas vous mentir, on l'a financé de notre propre poche et parfois de ma propre poche parce que c'était vraiment une volonté, un combat personnel qu'on voulait mener et un combat aussi collectif et travailler vraiment sur ce traité de masculinisme comme menace idologique je sais que ça a été commencé mais qui requiert une réponse coordonnée au niveau européen et pas seulement national. parce que ça c'est un gros sujet qui prend de l'ampleur surtout avec l'arrivée malheureusement des extrêmes.

Donc merci beaucoup pour ce temps de parole et j'espère que que nous pourrons aller de l'avant. Merci. [applaudissements] Merci à vous pour ce témoignage.

Merci. Donc maintenant, on va ouvrir le débat ou les témoignages donc si certains veulent prendre la parole. Alors je crois que Pierre Jean-Pierre Oui. président Jean-François Rapin.

Alors alors notre collègue Marie-Pierre Moet Vas-y Marie-Pierre. Bonjour à toutes et tous merci pour déjà cette première table ronde et oui on va aller de l'avant parce que déjà nous avons besoin des femmes dans notre société. Nous avons fini deux rapports un enfin un rapport sur on est en train de finir on l'a fini femme fill et sciences qui montre que nous avons besoin de femmes scientifique.

Je parle des sciences dures et nous avons fait une table ronde sur l'industrie il y a peu qui montrait que là aussi nous avons besoin des femmes. Donc en effet comment est-ce qu'on fait pour que nous les femmes nous soyons présentes dans des sujets pour où on n met pas et vous avez raison moi je suis un ancienne prof il faut travailler la jeunesse. Il faut travailler avec la jeunesse.

Par contre, l'école primaire, tout le temps de l'école, c'est l'éducation nationale qui définit programmes. Voilà. Et vous vous avez par contre un temps en dehors les collectivités pour agir.

Ce qu'il faut, c'est briser les stéréotype de genre, les biaillets de genre. D'ailleurs dans leur charte, je crois c'est l'article 6 qui parle de lutte contre les stéréotypes et c'est important de mettre ça en place parce que c'est non seulement les gens, les hommes, les femmes autour de nous, mais c'est parfois aussi nous-mêmes qui nous les mettons et c'est ça qu'il faut qu'il faut arriver à briser pour qu'on puisse briser à notre tour le plafond de verre parce que c'est là où on se cogne très souvent. Par contre, j'ai trouvé très intéressant et très optimiste ce qui a pu être mis en place notamment à Camperley quand j'ai entendu des juris qui étaient paritaires et des comités exécutifs d'intercommunalité qui étaient paritaire également.

C'est pas de partout pareil. Moi, j'aimerais savoir si justement quand il y a des actions comme ça qui sont intéressantes et qui nous qui nous mettent en valeur les femmes et qui montrent qu'on est capable, est-ce que c'est décliné ? C'est-à-dire que cette charte, elle a, je crois, 30 articles.

Est-ce que donc tous ne sont tous les articles ne sont peut-être pas repris, mais est-ce que vous avez des exemple comme ça dans d'autres pays, dans d'autres communes françaises ou dans d'autres pays, comment est-ce que c'est décliné ? Est-ce que vous faites une petite un petit bilan, une évaluation de ce qui a été fait et qui peut être reproduit ? Moi, je suis je sais que c'est quelque chose qui est mis en place par l'association des maires des égalités des référents égalité fam au sein des communes.

Ce n'est pas une obligation. Ça peut être mis en place dans certains départements dans d'autres pas. Est-ce que c'est quelque chose que vous développez ?

Et puis commencine vraiment de façon efficace ? Est-ce que voilà, vous pouvez nous faire un petit retour là-dessus. Merci.

Merci Marie-Pierre. Je vais donner la parole à monsieur Jean-François. Une dernière question, je peux excusez-moi parce que vous avez parlé toujours le maire de Quin Perlet de bonus en faveur d'association qui vraient pour l'égalité fem et je me demandais parce que le haut conseil l'égalité entre les femmes et les hommes a publié en 2022 pédy qui visait à conditionner les subventions à des actions en faveur égalité fam pourrait être le support de la mise en place d'une égonditionnalité des subventions européennes versées au aux collectivités territoriales ?

Merci. Peut-être plusieurs points, non, pas pour éclairer le débat. J'en aurai pas cette prétention, mais pour apporter des éléments don dont je pense effectivement les avoir pas les avoir porté dans dans le discours initial et c'était pas le propos.

Mais euh premièrement, on a parlé tout à l'heure de du texte et de la directive européenne sur la transparence salariale. En tout cas, la directrice générale de la commission l'a évoqué. Et donc, on a une échéance he qui est le 7 juin qui a été fixée par l'Union européenne et pour l'instant pas d'élément si ce n'est peut-être un projet de loi qui est dans les tuyaux. de la part du gouvernement.

Mais je dis ça parce que c'est important dans la mesure où nous avons déjà récemment passé un texte de transposition sur de nombreux de nombreux textes européens qui devaient être transposés en droit français et euh nous avions déjà mis le doigt sur cette question du texte qui n'était faisait partie de ceux qui n'avaient pas été évoqués et dont l'échéance était proche. Donc voilà, les les informations qu'on a, c'est que je pense que la France sera en retard parce que même si projet de loi le calendrier législatif aujourd'hui tel qu'il est ne permet pas d'avoir une présentation dans les semaines gouvernementales d'un projet de loi en l'occurrence qui qui puisse tenir la route. Donc voilà, je voulais simplement alerter là-dessus et peut-être que au-delà de la pression parlementaire, il peut y avoir aussi des pressions associative ou venant venant d'autres organismes qui peuvent dire au gouvernement attention, on sait très bien que l'échéance sera pas respectée, mais il faut il faut quand même pas trop tarder.

Donc pour moi avant l'été, ça ça m'a paraît pas possible. On sait que le texte est dans la main des syndicats aujourd'hui, euh qu'il nécessite encore de nombreuses discussions, mais en tout cas voilà, c'est c'est laissez-vous dire que le texte sur la transparence n'est pas encore prêt en ce qui concerne le gouvernement. Le deuxème point, alors votre discours très engagé madame Loky Mango, est très intéressant et et ça fait plaisir de voir un engagement si fort à l'égard de vos concitoyens. [grognement] simplement, je voudrais modérer votre propos par rapport à l'ambition que les uns et les autres avont placer des dames au niveau des postes régaliens.

J'en ai un exemple tout à fait concret, c'est que cet après-midi est auditionné, c'est pour ça que je vais vous quitter parce que je voulais entendre l'audition, madame Vrain qui est ministre des armées. Alors, peut-être que son nom médiatiquement n'est pas cité, mais je veux dire qu'il y a pas que les médias dans la vie, il y a aussi la réalité. Vous avez parlé en propos en préambule de de de la médiatisation de bah voilà, madame Vautrin, elle est ministre des armées et avant elle, alors pas le prédécesseur immédiat, mais euh il y a eu sous sous le gouvernement précédent euh un tas de de femmes qui ont qui ont été voilà Florence Paraly, voilà.

Donc je pense que ce ce ça n'est pas un procès que vous avez fait mais ce constat doit être modéré par le fait que quand même elles sont respectées et je le dis d'autant plus facilement que le programme Elles Oosent. J'ai reçu avant les élections municipales ici 10 candidates dans les élections municipales sur sur mon territoire parce que alors je ne croyais pas directement à leur candidature mais je soutenais la démarche qu'elles avaient très engagé de de vouloir de de vouloir y aller. Donc voilà sur la science et la recherche bien sûr qu'on est d'accord et le cerveau d'une femme vaut bien celui d'un homme.

Voilà. Et ça et ça on en a on en a nous un exemple parfait. J'ai visité la sa maison qui est son musée à Varsovie, c'est Marie Curry.

Enfin voilà et je terminerai par là en disant que Marie Curry a une citation qui qui est tout à fait adaptable à beaucoup de situations et je vais l'adapter modestement à cette situation. Je dis à messieurs, rien n'est à craindre, tout est à comprendre donc ne craignons pas les femmes à nos côtés. Voilà.

Donc on va laisser pour mais juste un petit clin d'œil. En fait, on a depuis qu'on fait fem et science, on dit on arrête de parler, on adore Marie Curry hein, mais on arrête d'en parler. On parle de Sophie Adna aujourd'hui.

Sophie Adnu, elle est dans les étoiles. Et enfin, on a une femme qui est médiatisée euh petite minute bourguignon puisque seul deux femmes sont allées dans les étoiles. Ce sont deux Bourguignon hein. [rires] Bon, je dis ça, j'ai rien mais euh voilà.

Donc en fait, on a besoin effectivement de médiatiser des femmes d'aujourd'hui. Il est temps. Et par contre, tu vois, tu nous cite, c'est un clin d'œil, hein, tu nous cites Marie Curry, mais donne-nous une grande scientifique d'aujourd'hui.

Nous, on en a rencontré plein mais on connaît pas leur nom et pourtant elles existent. On est bien d'accord hein. C'est une femme qui dirige le laboratoire d'astrophysique de Paris.

C'est voilà, mais on ne connaît pas forcément leur nom. Donc les réponses, je crois qu'il y avit beaucoup de questions pour Michael Carnet dans les questions de Oui oui de madame la sénatrice. que je suis pas certain que que je puisse répondre à l'ensemble des questions que vous avez posé puisque vous à partir des exemples que j'ai évoqués, vous demandiez si ces exemples étaient donc j'ai pas fait mais mes collègues tout à l'heure du CCRE, de la FCCRE vont peut-être avoir c cette vision plus large que celle que je peux avoir sur ces problématiques.

La ville de Caperlet ne fait pas de benchmark au sens où elle regarderait ce que font les autres collectivités. Par contre, ce que nous avons fait et ce dont on est le plus fier avec mon ancienne adjointe à ces sujets, avec la future adjointe, je l'espère aussi puisque dans le renouvellement, j'ai on a évidemment fait en sorte qu'il y a une nouvelle adjointe, alors ça aurait pu être un nouvel adjoint, mais c'est une nouvelle adjointe à ces sujets ce dont on est plus fier, c'est d'avoir essimé et queles que soient les sensibilités politiques et quelle que soit la taille des communes, on parle beaucoup de la ruralité Cap c'est une petite ville centre de 13000 habitants. Le territoire fait entre 50 et 60000 habitants.

Nous ne pensions pas y parvenir franchement et nous y sommes parvenus et les 16 communes se sont engagées. Alors, je je dois vous dire qu'il y a un petit écueil dans le moment et j'en suis pas très heureux et je l'ai dit à mon nouveau président de Cimple communauté dans son nouvel exécutif et bien [raclement de gorge] la délégation égalité femme homme n'apparaît pas et et au moment on a constitué cet exécutif auquel j'appartiens pas, il y a cette cumule de mandat comme cela, mais mais j'ai lui ai signifié que c'était pas acceptable et que il fallait évidemment trouver vite une solution. dans le moment il fallait composer un exécutif et je trouvais pas acceptable que dans ce premier exécutif à 14 vice-présidents sur 15 puisque c'est les possibilité que nous avions, il y ait pas de vice-président ou de vice-présidente à l'égalité.

Et donc vous voyez même que sur des territoires engagés comme le nôtre, parfois il y a des il y a des écueils et je j'espère que avant l'été, cet écueil va être levé. Et ensuite, il faudra s'attacher parce qu'il s'agit pas uniquement de signer une charte, euh il faut s'attacher surtout à mettre en œuvre des plans d'action. et nous sommes déjà au travail nous sur le 3è plan d'action et donc sur les mesures que nous prenons au sein de notre territoire et de notre cité.

Nous nous vraiment ce ce dont je suis le plus heureux, c'est qu'on on va très loin dans les démarches. Euh les appels à projet, la question, on a on a évoqué la question des jeunes filles et des jeunes garçons. Ben nous, ces sujets-là, je suis conseiller régional aussi, je suis en pétard contre ma je vais le dire ici, elle m'écoute pas. contre l'approviseur du lycée alors que le sujet de légalité FOMUMOM est très porté par le conseil régional de Bretagne parce que sur le sujet de la menstruation en fait c'est lié alors qu'on sait que ça ne fonctionne pas et ne marche pas c'est lié à l'infirmerie alors qu'à Quimperlet les petites filles de CM2 peuvent avoir accès à l'école en toute liberté donc même sur une même ville parce que le lycée est dans ma ville et je suis conseiller régional premier vice-président Président, j'arrive pas à convaincre l'approviseur d'agir différemment.

Donc on voit bien que c'est un combat quotidien et donc il faut prendre le pouvoir. Il faut que les femmes prennent le pouvoir et que des hommes engagés prennent le pouvoir pour pouvoir faire avancer ces sujets. Donc on voit bien et c'est une proviseur là pour le coup.

Donc c'est pas un sujet masculin féminin, c'est pas cela du tout. C'est une appréhension de ces problématiques. Et donc par exemple au conseil régional de Bretagne, le vice-président à l'égalité est un homme et on en est très heureux.

Et donc on voit bien que c'est sur ces sujets-là, faut faut pas être genre. Et puis à la question de notre collègue, vous avez raison, c'est c'est un sujet qui est qui est très important de faire en sorte que des femmes puissent investir sur ce que vous appelez les fonctions dures. Alors moi je moi je dirais les fonctions les plus techniques peut-être l'urbanisme, les finances.

Certes, j'ai un adjoint aux finances, mais la présidente de la commission d'appel d'offre, c'est une femme. Mais on parle souvent des compétences professionnelles et c'est bien ça le sujet où on a parfois un peu de confusion dans la manière dont on agit. C'est mon troisème mandat de maire, mais pour autant parfois on s'attache à composer des exécutifs en fonction des compétences professionnelles des uns et des autres.

Et donc supposer euh et du coup bah oui mon mon nouvel adjoint à l'urbanisme il est architecte et donc on voit bien que c'est là et donc en fait pour pouvoir agir sur la démocratie et bien c'est le sujet de l'accès au métier parce que c'est par là qu'il faut agir et donc il faut agir donc au cœur de l'éducation et donc la découverte des métiers. Et donc, on voit bien que si on veut agir sur ce que vous souhaitez, il faut partir du début, c'est-à-dire bah des métiers genrés, il faut aller peut-être bah dans ce qu'on appelait les les centres d'information et d'orientation, faire en sorte que tous ces sujets soient appréhendés pour pas que infiner dans l'engagement politique, finalement, on se retrouve avec des des sujets de scène nature qui sont très liés en fait aux compétences exercées dans les métiers ou dans des engagements associatifs qui eux aussi peuvent parfois être très genrille. Euh et d'ailleurs, on a fait le on a fait nous le diagnostic de nos associations sur les responsabilités des uns et des autres.

Bah, vous avez des secrétaires et des trésoriers et vous avez beaucoup plus de présidents que de présidentes, même dans une région comme la Bretagne où l'économie sociale est solidaire est très forte. Donc, on voit bien qu'il faut s'attaquer à tous ces sujets là. Et c'est pour ça que dans le la charte de l'égalité femme homme, on s'attache à tous ces sujets et on va travailler au cœur des associations.

Et au début, les associations sont regardé nous ont regardé avec des grands yeux quand on a commencé à évoquer cela. Mais le diagnostic, on l'a fait, on leur a démontré. Vous avez des trésorières et et vous vous avez des trésoriers et vous avez des secrétaires.

Ça vous passe ça vous pose pas de problème. À un moment donné, on n'y est pas allé. à un moment donné, on a failli aller jusqu'au bout de la démarche, c'est-à-dire de donner des coups de pouce pour que dans la gouvernance des associations, des femmes prennent des responsabilités.

On l'a pas fait, mais peut-être que dans le 3è plan pour l'égalité, nous le ferons, je ne sais pas. Euh tout ça donne à des échanges, des débats évidemment très construits. Donc voilà, moi je laisse à mes collègues de du CCRE et de la FCCRE le soin de nous dire peut-être la démarche, enfin l'analyse que nous faisons de ça.

Merci beaucoup. Euh c'est plutôt je vais rebondir sur trois points avec aussi Vous pouvez vous présenter ? Oui, bien sûr.

Mahaissai, je suis la chargée de mission égalité femme homme et la référente départementale de l'égalité et de la diversité du conseil départemental du puit de Domme. Donc c'est juste pour rebondir sur le fait [grognement] euh effectivement vous avez évoqué sur la lutte contre la précarité menstruelle. Euh c'est un vecteur d'inégalité dans les collèges.

C'est c'est je vais je vais préciser notre public, c'est les collèges. Nous euh le département était pionné sur la mise en place de des distributeurs dans tous les collèges publics et privés depuis 2022. Donc effectivement, c'est une volonté politique qui était traduite.

Euh concrètement, c'était c'était vraiment un combat mais un combat qui a euh qui a poursuivi euh et surtout en fait qui était traduit par la mise en place effectivement des protections périodiques. Depuis 2022, on a touché plus de 4000 collégiens collégiennes. Pourquoi je dis collégiens ? parce que c'est pas une question et un problème que des femmes parce que on a mené aussi c'est le département qui a mené des séances de sensibilisation à hauteur de deux séances par collège et on a exigé que ça soit un public mixte pour aller au-delà de cette présentation.

Voilà, c'est un problème de fille et on va rester juste avec un un public de fille. Le problème qu'on a rencontré, c'était en fait ces distributeurs avec proviseurs, avec certains proviseurs, femmes et hommes, avec certains et certaines infirmières et infirmiers, c'est l'emplacement. Nous, on a exigé hein carrément que ça soit installé dans les toilettes avec un accès libre et là où on avait et et c'est pour sensibiliser et responsabiliser aussi les les jeunes et ça marche bien.

Je vais le deuxième point c'est sur la gouvernance politique et administrative de cette politique de l'égalité. le département et je vais enfin je suis voilà avec le directeur général adjoint Sébastien de Fix. Voilà, vous voyez en fait, ils ont envoyé une femme et un homme.

Euh et c'est à l'image aussi de notre gouvernance politique, on a une commission égalité depuis 2022 et qui est coprésidée par une femme, c'est Stéphanie Floride Dutour et Jean-Paul Cusin. Donc, et les membres de cette commission, ce sont des vice-présidents, des élus de tout bord politique. Et là, je vous rejoins.

C'est une question transpartisane. La gouvernance administrative est représentée par la mission égalité qui est rattachée au plus haut parce que elle érigue toutes les directions. Donc le troisème point et je fais vite parce que d'habitude je parle beaucoup donc mais je vais essayer d'être la plus synthétique possible c'est le fait que femme et science et là je je vraiment c'est c'est le cœur du sujet on fait beaucoup de sensibilisation parce que j'ai la double casquette aussi je suis scientifique qui fait de l'égalité au département du pit d'homme.

Vous voyez donc du coup en fait j'ai un doctorat en imagerie médicale. Donc ça n'a rien à voir de ce que là tout de suite je fais et je vous assure que tout le travail pour avoir après une vraie mixité d'Isritoires, dans les collectivités, c'est un travail dès le jeune âge bien construit. Et quand on est dans les maternels, dans les collèges, euh il faut agir avant même l'orientation, c'est de montrer à un garçon qui peut faire de l'administration, des filières administratives et ce sont il est compétent et c'est vraiment une question de compétence qu'une fille, elle peut être scientifique, elle peut être ingénieur et donc c'est le rôle modèle qu'on peut aussi travailler ensemble.

Donc voilà, c'est les trois points très synthétiquement et merci beaucoup. On fait la Merci madame pour vos propos. Puis vous êtes venu à deux et c'est madame qui a parlé.

C'est bien. [rires] Je crois que quelqu'un a demandé la parole. Allez-y madame.

Alors j'espère qu'on m'entend bien. Oui, c'est bon. Donc bonjour à tous.

Je suis très contente d'être parmi vous ici. Je m'appelle Manon Chloé Bianet et je suis donc élue à Évri Courcouronne en charge de de la lutte contre les discrimination. J'ai d'ailleurs bénéficié du programme Elsos dont parlait grâce le Kimbango tout à l'heure et je voulais revenir sur un point qu'on a abordé et dont enfin sur lequel vous êtes revenu monsieur, c'est la question de la représentation médiatique.

Moi je suis issue de quartier populaire, j'en suis aujourd'hui d'ailleurs référente de quartier dans ma ville et quand on est une jeune femme issue de quartier populaire en réalité en terme de modèles féminin qui ont dépassé cette ce plafond de verre ou cette barrière qu'on peut avoir parfois psychologiquement, on en a pas beaucoup. Euh parce que souvent on peut se dire que tout ne se passe pas à la télé, c'est le terrain qui est important et cetera, mais la représentation médiatique, elle reste on ne peut plus importante, notamment quand on vient de ces milieux-là et qu'on se dit à un moment donné bon, j'aimerais emprunter l'ascenseur social euh quand on se penche sur les les différents modèles qu'on peut avoir. Vous avez évoqué tout à l'heure madame Vrin.

Je pensais aussi à Michel Olive Marie qui a occupé certains certains postes régaliens. On en a quelques-unes mais pour les connaître, il faut vraiment creuser. Donc je j'estime en tout cas mon c'est mon humble avis he que la représentation médiatique est on peut plus importante aujourd'hui qu'on a des modèles qui sont présents qu'on doit mettre en avant ça va motiver les femmes qui sont déjà actuellement dans le milieu politique mais ça va aussi motiver d'autres femmes qui aspirent et qui ont pas encore sauté le pas de pouvoir de pouvoir mettre les deux pieds dedans.

Voilà, je vous en prie. C'est juste parce que pour moi ça me semblait essentiel avant qu'on passe un autre un autre passage, une autre table ronde. Revenir sur ce que vous avez dit par rapport au biaet.

Euh monsieur, excusez-moi, Carnaise, euh vous parliez de un architecte à l'urbanisme, mais en fait ça me semble vraiment important de le dire, juste pour le dire parce que un infirmier peut devenir mère, un une coiffeuse peut devenir mère et donc essayer de contonner entre guillemets un métier à une fonction ou à une délégation, c'est déjà tuer dans l'œuf la démocratie dans le sens où les gens se sentent illégitime à se présenter parce qu'ils se disent bah en fait j'ai pas fait les diplômes pour ou j'ai pas eu le parcours pour et c'est vraiment le travail malheureusement que je fais avec else. Du coup, j'étais obligé de revenir dessus même si je sais que c'est pas là où vous voulez en venir mais c'est important que je le dise pour que ça me ça ne décourage pas les personnes qui vont nous écouter et qui se disent ils sont tout aussi légitimes. Mais je suis d'accord avec vous et ce que vous avez dit.

Je vais je vais juste rebondir sur ce que vous venez de dire en reprenant ma casquette de politiste. On a on a un vrai on a un vrai souci global dans la démocratie française, c'est que tout se passe comme si quand on fait des listes politique, quand on investit des personnes, leur place dans le champ social, leur place professionnelle devait immédiatement pouvoir être converti dans la sphère politique au nom de ses compétences. Or, par définition, c'est le contraire de la logique démocratique.

Parce que si on prend la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, la question c'est la possibilité d'être un citoyen éclairé, quelle que soit la position sociale que l'on occupe dans la société. Or, il s'avère que de plus en plus et c'est vrai dans toutes nos assemblées, queles qu'elles soient des assemblées locales jusqu'aux assemblées parlementaires, il y a de plus en plus une divergence dans la représentation tout simplement justement parce que non seulement en fonction des modes de de scrutin qui jouent énormément quand il y a pas la proportionnelle par exemple dans en ce qui concerne l'Assemblée nationale et bien il y a de plus en plus de classes sociales et supérieures qui sont représentées dans ces assemblées et toutes les études montrent que ça se fait au détriment donc des politiques qui sont mises en œuvre puisque certes je peux représenter une femme mais il n'en demeure pas moins que je n'ai pas la même vie et ça veut pas dire qu'un homme peut pas représenter une femme ou qu'une femme peut pas représenter un homme. C'est pas la question, c'est qu'à un moment quand la divergence de représentation est trop importante entre la société d'une part et ceux qui la représente, alors ça crée aussi de l'insatisfaction démocratique et que collectivement on a tous intérêt à y travailler.

Voilà. Très bien. Je vais je suis désolée, je vais devoir passer à la deuxième table ronde.

Non non, mais il y a aucun problème. De toute façon, je vais te la redonner. Mais effectivement, je suis d'accord.

Mais même à notre niveau. Alors, d'abord oui, il faut médiatiser et moi j'invite tous les médias à venir voir parce que dans au Sénat, il y a énormément de femmes très compétentes dans plein de domaines. On peut être médecin et s'occuper d'urbanisme, n'est-ce pas ?

Moi, on m'a reproché alors que j'étais ingénieur d'être incompétente sur les sujets justice alors que j'y travaille juste depuis 6 ans et que je j'ai étudié toutes les lois justice depuis 6 ans. Mais pour autant, on interroge encore ma compétence sur le domaine à cause de ça. Et je vais donc passer à la table ronde suivante en laissant la parole à notre collègue donc vice-président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et la décentralisation Éric Kerge qui est également sénateur des landes et le sujet de la table ronde en question est la charte européenne un outil politique et programmatique au service de l'égalité entre les femmes et les hommes.

À toi merci madame la présidente. une courte introduction avant de laisser la parole à nos trois à nos trois intervenantes. revenir sur ce dont on parle aujourd'hui, cette charte européenne comme outil au service de l'égalité et avec un constat initial celui que vous avez résumé monsieur le maire tout à l'heure, les engagements ne valent que parce qu'ils produisent dans la réalité parce que sinon il ne reste que des engagements et comme vous le savez les promesses n'engagent que ceux qui les croient par définition.

Donc dans la première table ronde, nous venons de de détailler ce que l'Europe ambitionnait normalement et nous allons maintenant nous interroger sur les les outils en particulier sur sur la charte qui vont permettre de traduire ces ambitions affichées en acte concret sur les territoires dans les conseils municipaux, intercommunaux, départementaux, régionaux, dans les équipes dirigeantes et dans la vie quotidienne des des habitants. Je [grognement] le disais tout à l'heure, la charte c'est il y a 20 ans, lancé par le Conseil des communes et des régions d'Europe, récemment réactualisé, pas mal de signataires, 2000 autorités locales européennes, c'est à la fois beaucoup et peu, et en France uniquement 400 collectivités territoriales, principalement des communes, mais également plus de la moitié des départements. En revanche, une grande absente encore euh l'intercommunalité, un peu moins de 30 sur les 1254 EPCI français en 2023.

Alors bien entendu, on l'a dit, à travers toutes vos interventions, l'égalité entre femmes et hommes, bah c'est un principe constitutionnel. Néanmoins, on peut le prendre par n'importe quel indicateur, il y a une sous-représentation structurelle des femmes dans les assemblées parlementaires, 36,1 % à l'Assemblée nationale et 36,2 % au Sénat. Au niveau local, on a aussi cette asymétrie. 20 % uniquement de femmes qui sont présidentes de conseillers départementaux et 31,6 % qui sont présidentes de de région.

S'agissant plus spécifiquement du bloc communal. Pourquoi ? Parce qu'on parle du volume.

Et bien vous le savez, peu d'intercommunalité étaient présidé par des femmes en 2020. à peu près 11 %. Alors, on va être clair au vu de ce qui s'est passé.

Je doute que le renouvellement amène une amélioration drastique en aucune façon. Euh en revanche, si on reste à l'échelon communal, ce sont près de 25 % qui sont mères. Une femme sur 4 donc qui pardon une femme sur sur 4 et mè prés et contre 14 % en 2008.

Donc une progression indubitable mais comme en 2020 parce qu'il y a une question aussi de de place et de de responsabilité, plus la strate augmente, moins le nombre de femmes mères est important. Pour les villes de 50 à 100000 habitants, ce sont 15 % des des mères qui sont des des femmes. Sur les 42 villes, de plus de 100000 habitants, 8 d'entre elles alors que précédemment ce chiffre était de 11.

Donc là, on revient en arrière en quelque sorte. Cependant, on assiste et sans doute à cause de ce que nous avons fait notamment au Sénat, on assiste à une progression des femmes qui sont premières adjointes. Elles étaient 11355 en 2020, 33 % et on passe aujourd'hui à 12500, donc une légère progression à 38 %.

C'est probablement un effet de la réforme sur le mode de scrutin des communes de moins de 1000 habitants qui oblige à la parité entre les adjoints. Avec Nadine Bellurau, ma collègue, j'ai eu l'honneur d'être rapporteur au Sénat de cette loi, la fameuse loi du 21 mai 2025 qui visait à harmoniser le mode de scrutin aux élections municipales afin de garantir la vitalité démocratique, la cohésion municipale et la parité. Cette réforme pour laquelle j'ai longtemps milité et déposé plusieurs propositions de loi et amendement est entrée en vigueur désormais pour les élections municipales de mars 2026 il y a à peine quelques semaines et elle me permet donc de vous parler de parité non pas en théorie mais à partir d'une expérience qui est une expérience législative récente et tout à fait concrète dans les effets qu'elle a eu.

Qu'est-ce que cherchait à faire cette loi en fait à solutionner un problème qui était à la fois démocratique et paritaire ? Dans les communes de moins de 1000 habitants, 70 % des communes françaises, 25000 communes, donc l'immense majorité hein de nos territoires ruraux, on avait un scrutin majoritaire plurinominal. Ce scrutin ne permettait pas d'imposer la parité.

Et donc dans ces communes, on avait à peu près 37 % de femmes dans les conseils municipaux contre 48% 48,5 % dans les communes de plus de 1000 habitants. Je vais le dire simplement parce que le sujet est revenu est revenu souvent. On peut compter sur les lois naturelles pour penser qu'il y aura un rattrapage un jour de la place des femmes vis-à-vis de celle de celle des hommes.

Sauf que les faits sont ttus et que ce n'est pas le cas et que sans les différentes dispositions législatives qui ont été prises successivement dans le temps, nous n'aurions pas atteint aujourd'hui les chiffres que j'évoque maintenant. On peut le regretter, on peut euh penser que ce n'est pas une bonne chose. Néanmoins, à titre personnel, en tout cas, je considère que ces correctifs sont utiles parce que de la même façon qu'on ne peut pas invisibiliser invisibiliser pardon la diversité sociale, on ne peut pas invisibiliser la place des femmes dans le gouvernement local.

Et cette représentation est à mon sens une nécessité. Donc vous connaissez la réponse de cette loi. Généralisation du scrutin de liste à l'ensemble des communes.

Quel que soit leur taille, je passe une petite réflexion juste là pour vous dire que il n'y a pas eu de plus de listes uniques à cause de cette loi. Il y en avait déjà précédemment et que toute chose égale par ailleurs. Il y a plus de listes uniques dans les communes de plus de 1000 habitants en proportion que dans celle de moins de 1000.

Mais euh cette remarque, je la fais bien entendu de manière purement anodine. Euh les listes doivent donc être paritaire avec une alternance homme-femme. Je rappelle juste puisque je suis lancé que et je ne citerai pas de nom, donc c'est un avantage.

Certains dans l'hémicycle du Sénat m'ont proposé, nous ont proposé de faire des scrutins de liste mais non paritaire ou alors pour les conseillères municipales et éventuellement pour les adjointes pensant que bien entendu certaines femmes pouvaient être conseillères municipales mais sans doute pas adjointes en terme de parité. Mais encore une fois, il n'y a que le résultat qui compte et comme je parle devant une assemblée limitée, mes propos ne seront pas répétés. C'est un avantage.

Euh c'est pas filmé et puis c'est pas filmé. Euh [rires] bien entendu, pour tenir compte néanmoins des des réalités des petites communes, des seuils minimaux ont été définis avec la possibilité de liste incomplète parce que je pense que le Sénat sait aussi être pragmatique dans les décisions qu'il prend. Je regrette néanmoins une seule chose à titre individuel et c'est pas pour ne pas l'avoir déposé de multiples fois, c'est le fait que au moins au niveau intercommunal nous n'ayons pas à défaut d'une parité complète au sein de l'exécutif parce qu'il faut tenir compte de la différence de représentation qu'il n'y ait pas au moins une parité miroir, c'est-à-dire que les exécutifs intercommunaux ne doivent pas contenir au moins la même proportion de femmes que ce qu'il y a dans la l'assemblée dans l'assemblée communautaire.

Je vous cite d'ailleurs une légère une légère anecdote. J'en parlais à Dominique tout à l'heure. J'ai des amis qui ont été récemment élus deux enfin deux qui ont été élus maires et qui ont refusé des postes de vice-présidente d'interconnalité ne s'estimant pas compétente pour les accepter parce qu'elles venait d'être élue. et je leur ai retorqué que à ma connaissance les hommes eux n'avaient pas n'avaient pas renoncé à ces postes et que je les invitais donc à faire la même chose.

Bref, vous dire que si nous avons pu trouver des solutions quantitatives à la représentation des femmes, on l'a vu, les fonctions municipales, alors c'est moins vrai dans le temps, néanmoins, elle continue néanmoins à avoir une couleur, comme on dit, à être genrée et que il faut aussi sortir de ces de ces stéréotypes. Un exemple, c'est en 2026 pour la première fois que à la ville de Paris, il y a une première adjointe en charge des finances, ce qui est une ce qui est une première. Ce que cette expérience de législateur pour conclure m'a appris, c'est que vous me pardonnerez l'expression, mais la parité ne tombe pas du ciel.

Elle se construit, elle s'impose parfois. Et quand on l'impose avec méthode et pragmatisme en tenant compte des réalités locales, ce que je sais c'est que cela fonctionne. Les élus locaux que j'ai rencontré lors des travaux préparatoires étaient souvent plus près que leur législateur à passer le pas.

Le cheminement entre l'ambition politique et la mise en œuvre concrète, c'est ce que permet cette charte européenne. Elle ne se limite pas la représentation politique que je viens de décrire, mais elle reste une condition sinéquanone. Signer la charte, c'est vous l'avez dit monsieur le maire, s'engager à élaborer un plan d'action dans les 2 ans, donner une méthode dans des domaines d'intervention divers et variés, la représentation politique, les ressources humaines, les services publics, les marchés publics, c'est tout simplement rendre l'engagement visible et mesurable. et la version actualisée de la charte adoptée en 2022 a su intégrer des enjeux que nous n'aurions pas formulé de la même façon en 2006.

Bref, le texte suit la société et ces ajouts, Dominique Verrien l'a dit, ne sont pas cosmétiques. Ils disent quelque chose d'important. Vous l'avez dit également, les inégalités se déplacent, se renouvellent et c'est à nous de les traiter.

La charte est un de ces outils. C'est ce que nous allons évoquer tout de suite avec nos trois intervenantes. Et nous allons commencer par madame Sylvie Guerri Gazo qui est vice-présidente de l'agglomération de la Rochelle, conseillère municipal des délégué de la clavette, présidente de la commission pour l'égalité des femmes et des hommes dans la vie locale de la FCCRE ou de l'Afre comme vous préférez. [raclement de gorge] AFCC association française du Conseil des communes et des régions d'Europe mais c'est un peu long donc on réduit effectivement.

Merci beaucoup monsieur le vice-président Éric Rouge. Merci madame Verrien également et donc Michael Kernèz que je salue également pour tous vos propos et votre accueil et la qualité du débat jusqu'à présent. Euh je voudrais également en profiter pour saluer toutes les élus, femmes, hommes aussi qui ont travaillé à la fois au Sénat, à l'Assemblée en sur l'Europe et parmi euh donc la FCCRE entre autres madame Joseline Bougard et madame Gunia Westerberg Dupit qui m'ont précédé qui sont là et qui m'ont précédé justement à la présidence de cette commission égalité.

Vous avez déjà beaucoup parlé de la charte, je vais pas revenir sur l'ensemble des 39 articles, les 30 anciens d'origine de 2006 et ensuite les neuf nouveaux euh de très grande qualité sur lequel l'ensemble du Conseil de l'Europe et des régions a a vraiment travaillé et j'ai eu l'honneur de participer donc à l'émission de ces derniers articles. Et c'est vrai que je pense qu'il est intéressant aussi de noter que la charte c'est pas simplement, je veux dire 39 articles très bien conçus qui couvrent toutes les facettes de la vie locale. C'est aussi d'abord un outil programmatique d'envergure, un outil je veux dire qui à travers ses 2000 signataires en Europe, mais 418 signataires français maintenant depuis très peu de temps. 325 comme une ville, 38 PCI et c'est très faible effectivement à ce niveau-là, mais également 36 conseils départementaux et 14 régions, je veux dire conseils régionaux.

C'est un un c'est un outil programmatique extrêmement riche, multiple et surtout très actuel. Et ce sont des contenus adaptés à toutes les tailles de collectivité. Et c'est ça qui a fait sa survie, son développement et sa richesse, qui a fait aussi son internationalisme au niveau européen.

Toutes de collectivité de la plus petite commune, je veux dire, à la plus grosse collectivité peut très bien s'en emparer et l'adapter. Vous avez à l'intérieur de la charte une base de données utile à la fois en s'appuyant sur la FCCRE bien sûr sur sa pour sa version française et son accompagnement français. Et merci Sabine d'être là.

Elle est à notre disposition toujours pour nous conseiller et nous envoyer tous les documents quelle que soit la taille de votre collectivité, mais aussi au niveau du CCRE qui a également un observatoire. C'est vrai que la taille, je veux dire, et les besoins sont tellement multiples et le soutien nécessaire pour la mise en place de ces 39 articles à l'échelle, on va dire des collectivités a besoin de s'appuyer sur des plans d'action solides, pas faciles à monter. Et c'est vrai que les outils programmatiques de la charte proposent un ensemble de plans d'action euh à la fois à l'échelle d'une commune, à l'échelle d'un département, à l'échelle d'une région et et c'est intéressant pour tous les acteurs qui s'y intéressent justement de démarrer avec des outils utiles, solides, adaptés à la taille de leur collectivité. sont des outils qui traitent de façon certaine et efficace de tous les comportements qui affectent et qui appauvissent, on va dire, le débat politique, non seulement le débat politique, mais même l'engagement des jeunes femmes.

On commence à le voir maintenant apparaître dans la citoyenneté, voire dans la natalité et justement la baisse de natalité que nous commençons à vivre sur notre pays. n'est pas neutre. La notion d'égalité devient maintenant indispensable pour ce qui est une problématique essentielle pour les femmes autant que pour les hommes maintenant.

C'est avoir un emploi, gagner correctement sa vie, trouver un logement, je veux dire, et bénéficier d'un accompagnement solide, être capable d'évoluer maintenant dans le monde moderne sans dépendance ou interdépendance. Donc euh sur la pertinence et l'intérêt de cette charte dans les dans les déclinaisons, je vous invite vraiment à ouvrir les sites de la FCCRE et du CCRE mais et à travailler ces ces questions-là en interne. Je peux juste vous donner quelques exemples de mise en œuvre à l'échelle de la communauté d'agglomération de la Rochelle, par exemple la sur la création de référents binôes à l'échelle de toutes les communes qui composent le PCI.

Nous avons 28 communes, donc 28 binôes. Un binôme composé à la fois d'un ou d'une élu, malheureusement encore beaucoup de femmes, plus que d'hommes mais quelques hommes commencent à s'y intéresser très sérieusement. et un agent des services. un peu le tenden que vous avez évoqué récemment sur le puit de dô l'importance de travailler à deux élus et service et et un site commun partagé qui permet à chacun d'aller puiser les bonnes idées, les ressources, les possibilités intéressantes que ça soit les coconditionnalité justement des subventions, que ça soit l'analyse des noms de rues, places et quartiers à l'échelle urbaine, que ça soit aussi l'aménagement euh en urbanisme de façon importante puisque on sait très bien que la ville et ça n'est pas de moi, a été faite pour les hommes par des hommes à l'origine et qu'il est important maintenant d'en modifier beaucoup des composantes autour des équipements sportifs par exemple au autour de son accessibilité de ses trottoirs et des besoins indispensables à la population qu'elle soit jeune avec enfant ou sans enfants, mais qu'elle soient aussi âgée parce que n'oublions pas le vieillissement de la population qui augmente encore la part des femmes, je veux dire, dans l'ensemble de la société française et qui fait que avoir un urbanisme adapté, confortable est un une composante essentielle qui profite à tout le monde. sur la REL, nous allons travailler, nous avons déjà à travailler sur les axes d'accompagnement de ces binômes, sur la création d'un observatoire local aussi.

Il est important qu'à notre échelle de territoire, nous ayons une macro importante sur les différents métiers, les formations professionnelles, la place des femmes dans toute la société qui nous entoure autour de laquelle nous vivons. Je dis pas que c'est parfait, mais ça permet au moins d'avoir des chiffres objectifs, concrets et de savoir sur quel axe de travailler s'engager. également travailler sur l'égalité à travers la charte, c'est aussi d'abord s'engager plus encore dans les projet européens puisque on en a beaucoup parlé à l'occasion de cette première table ronde.

L'Europe s'engage beaucoup à proposer beaucoup de choses et énormément de de fonds européens donc exige une égalité, une parité, en tout cas une prise en compte de l'égalité mais également les projets européens sont nombreux qui peuvent accompagner les territoires quel que soit leur taille. Alors évidemment évidemment c'est un peu complexe pour une petite commune mais dès que vous arrivez à la taille d'une commune comme celle de Michael Carnez, vous pouvez déjà vous engager dans des projets européens extrêmement intéressants et ces projets-là vous permettent de mettre en place aussi des plans d'action adaptés. Par exemple, la Rochelle, vous ne l'ignorez pas, est en bord d'océan, donc un port de pêche, un port de plaisance, un grand port maritime.

Nous avons travaillé sur plusieurs projets européens autour de de l'égalité dans les métiers du maritime. Ces axes de travail sont des axes en plus qui qui vous permettent d'adapter vos besoins, votre territoire à votre échelle. Un élément important aussi bien sûr on l'a parlé les cours d'école, on a parlé de l'égalité dès le premier âge essentiel.

Alors, on peut pas intervenir au niveau de l'éducation nationale. le Sénat le pourra beaucoup plus que nous évidemment mais à l'échelle locale il est important puisque les municipalités sont propriétaires de tous les équipements on va dire scolair qu'elles interviennent sur non seulement on parle beaucoup de désartificialisation mais il y a pas que la désartificialisation il y a surtout tout ce réaménagement nécessaire pour toutes les typologies d'enfants et les besoins des enfants. là-dessus.

Donc ça c'est un travail largement partagé. L'inclusion également de cet aspect extrêmement difficile, important et grave que sont les violences sexuelles et intra familiales à l'intérieur d'un plan très étauffé de prévention de la délinquence. Dès le début, l'accompagnement est indispensable.

Il est indispensable à l'échelle de chaque commune. On a eu tendance il y a quelques années à croire que les quartier prioritaires politique de la ville avait plus besoin de cet accompagnement-là. Et tout le travail de ces 10 dernières années montre bien que la violence sexuelle intrafamiliale n'a pas de quartier.

Elle est partout, elle est dans toutes les couches de la société. C'est pour ça que vraiment créer dans la prévention de la délance un secteur fort qui permet d'accompagner par exemple la gendarmerie et la police en finançant des accompagnements sociaux des personnes qui vont pouvoir entendre avant même la plainte ou autres qui vont pouvoir entendre les victimes queles qu'elles soi et quel que soit leur âge et quelque chose absolument euh conseillé indispensable et qui devrait pouvoir s'adapter à tous les territoires. Euh c'est aussi bien sûr un travail aussi avec des missions exploratoires.

Alors on on est à cheval entre la budgétisation sensible au genre et des axes prioritaires pour tous les nouveaux projets à financer au niveau de l'agglomération. Nous avons trois priorités sur l'emploi, le logement. Comme tous les territoires en bord de mer et maritime, nous avons une pression sur l'habitat et le logement terrifiante qui fait que Herbnb nous a privé d'énormément de logements pour les familles.

Les premières victimes sont souvent les familles motoarentales qui sont à 80 % des femmes portées par des femmes mais aussi je veux dire les jeunes couples. est un élément essentiel aussi qui contribue à la dénatalité sur nos territoires. Ce sentiment d'injustice, c'est difficultés sociales et économiques ne sont pas neutres évidemment dans les choix après des jeunes femmes.

Alors, analyse, méthodologie, tous ces éléments-là avec les choix budgétaires qui sont à faire doivent être absolument portés par les EPCI, doivent être absolument portés même par les communes. l'échelle budgétaire est là et on quand on démarre sur une délégation qu'on est plus ou moins jeune et qu'on se retrouve à la tête d'une nouvelle délégation qui n'est pas notre métier d'origine donc sur lequel heureusement nous n'avons pas l'obligation d'avoir une compétence immédiate. Nous avons besoin de support, nous avons besoin d'information solide, d'accompagnement solide.

Et c'est vrai que ce que nous vous proposons avec la charte pour l'égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale, c'est une échelle complètement adaptable à tous les cas, à tous les territoires et à tous les besoins. Il n'y a pas de compte à rendre. On on n' toujours pas demandé au signataires, je veux dire, de nous faire des rapports détaillés.

Quelque part, je le regrette un peu et je prends l'exemple de l'Espagne qui a 20 ans était terriblement en retard sur les violences sexistes sexuel intrafamilial et qui en 20 ans a fait un travail énorme parce que leurs obligations d'égalité sont portées à l'échelle de toute leur municipalité et toute leur commune et ne commence pas, je veux dire, à un seuil comme chez nous en France à travers donc un plan égalité qui peut être très simple en deux lignes, mais c'est vrai que c'est un élément essentiel de motivation aussi, on va dire, de l'exécutif, quel qu'il soit. l'obligation de rendre un mini rapport quel qu'il soit sur les coconditionnalité, l'égalité derrière pourrait accélérer peut-être un peu plus aussi le travail sur l'égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale. Il y a beaucoup d'outils, je vais pas tous les détailler, il y a beaucoup d'actions qui peuvent être mises en place à toute échelle.

Je vous invite simplement à consulter donc la la charte européenne pour l'égalité, le site de la FCCRE et le site du CCRE. Vous allez nous en parler bientôt. Et et et je rejoins monsieur le sénateur ce que vous avez dit.

Sans loi, l'égalité recule. Donc merci pour votre prise en compte. Merci beaucoup. [applaudissements] Merci pour cette présentation volontariste et nous passons la parole à madame Anne Rudy Rudy Chili pardon qui est conseillère départemental déléguée aux affaires européennes des Bouches du Rône membre du comité européen des régions et qui est présidente de la commission emploi et inclusion sociale de la FCCE madame je vous en prie.

Merci. Euh bon bonne bonjour à tous. Merci.

Je suis très contente de participer à cette réunion qui est quand même quand même qui reste essentiellement féminine quand même quand on se retourne sur la salle. Mais bon euh en tout cas, je voulais d'abord avant de vous parler de la situation dans les bouches du Rône faire deux trois remarque préliminaires. Vous venez terminer madame sur la nécessité de la loi.

Moi, j'appartiens à la seule collectivité française, les départements qui a mis en place l'égalité absolue entre les élus hommes et femmes puisque depuis 2015, nous sommes obligés de voter pour des binôes. Ce qui a donc permis à des femmes qui n'auraient pas osé présenter parce que et je voulais vous aussi mentionner ce que vous avez dit madame tout à l'heure, madame Lokimango pardon sur les freins qui sont effectivement médiatiques de représentation mais c'est également des freins qui sont intrinsèques chez nous les femmes. Quelqu'un a parlé tout à l'heure de de l'impératif de de de compétences pour se sentir apte à nous proposer à une commission, à une participation, à un colloque, à un débat, à une prise de parole de public.

Déjà, ça commence par ça et ne parlons pas de mettre son nom et sa tête sur une affiche électorale. Et euh et cette cette loi de 2015 de décentralisation des conseils départementaux a vraiment par fait a donné l'occasion, et j'en fais partie, à un certain nombre de femmes d'oser être représenté, d'oser se présenter. Je j'ai au sein du comité des régions travaillé sur un rapport qui a été voté en plinière il y a à peu près 2 ans et demi sur le mentorat parce que je crois fortement je pense que c'est l'outil le plus puissant pour la cohésion sociale et l'engagement sociétal et vous avez fait partie de vous faites partie effectivement d'un programme qu'on peut rapprocher au mentorat que donc grâce notamment à madame Verrien si j'ai bien compris et effectivement je pense que si il est peut-être de notre responsabilité d'élu nous de nous engager aussi dans des formes de mentorat pour pouvoir donner la chance à des jeunes élus des femmes ou des femmes qui sont en plus issues de minorité donc c'est la double la double difficulté pour réussir à percer crois que c'est vraiment quelque chose de donner un peu de temps aux autres pour que pour que ça grandisse de plus en plus parce que même si évidemment quand j'avais votre âge la situation était pire qu'aujourd'hui, on a quand même l'impression d'avancer parfois à la vitesse d'une tortue.

Même si on a effectivement des femmes ministres de la défense, une femme ministre qui représente l'Assemblée nationale et cetera, on reste quand même majoritairement dominé par une classe politique masculine et ça se voit d'autant plus dans ce qui est enfin dans ce qui est invisible, c'est et quand on est dedans, on le voit, c'est-à-dire la place des hommes dans les cabinets que ce soit au niveau de l'État ou au niveau de nos institutions locales, les cabinets restent essentiellement masculins. Voilà. Donc ça c'était un petit peu pour mes mes propos liminaires.

Euh madame Le Poulettier, tout à l'heure vous avez mentionné et je vous en remercie certains programmes européens, certains fonds européens qui nous permettent d'agir concrètement sur le terrain puisque c'est une priorité européenne à l'égalité. Elle est censée irriguer tous les programmes et tous les fonds européens comme la lutte pour la pauvreté. Là aussi, il y aurait un peu de progrès à faire.

Et euh vous avez mentionné donc évidemment le FC+, le FSCE+ donc qui permet notamment de financer des projet de lutte contre les violences faites aux femmes, contre la pauvreté aussi féminine euh qui permet de financer des campagnes de prévention, des diapositifs d'accompagnement. Euh vous avez effectivement parlé du SER, hein, le programme citoyen, égalité, droits et valeur. Mais je voulais aussi euh qu' a il y a deux deux autres fonds qui me paraissent importants euh qui sont plus peut-être auquels on pense moins souvent, mais il y a le fond famille qui est un fond qui vise à intégrer davantage et dans meilleures conditions les migrants.

Et on sait que au niveau de l'exploitation sexuelle mais pas que, les femmes migrantes sont évidemment les grandes perdantes encore une fois de cette immigration et de l'immigration illégale. Et donc c'est une c'est un fond qui peut nous permettre de les aider davantage ou de partager des bonnes pratiques. Et il y a aussi le fond Erasmus. on pense pas, on le pense toujours pour nos étudiants ou nos apprentis qui peuvent partir passer quelques mois d'études à l'étranger, mais c'est aussi un fond qui permet de travailler sur l'égalité homme-femme.

Voilà. Euh alors nous nous avons signé dans les bouches du Rône et évidemment en 2025 la nouvelle la nouvelle charte avec donc les articles supplémentaires et euh je voulais partager avec vous quelques exemples de de cet engagement. On a une nous en plus en plus d'être une assemblée par on a une présidente donc présidente du 2e département de France et je elle y tient énormément à la famillisation et aux actions concrètes contre les femmes enfin pour aider les femmes davantage je veux dire et nous avons notamment pour rebondir alors je ne sais plus pardon qui a dit quoi exactement parce qu'il s'est dit beaucoup de choses depuis tout à l'heure et par rapport au fait de sensibiliser les plus jeunes au métier de demain euh au métier euh de la des nouvelles technologies, au métier scientifique bien sûr.

Euh nous nous menons des actions pour les sensibiliser à travers les fléchages qu'on peut faire pour notamment les les stages de 3e et de seconde afin de les inciter à s'engager dans des stages de découverte des métiers scientifiques et non pas effectivement que que au métier du K. Nous avons aussi à travers une institution que nous avons créé qui s'appelle la maison départementale de lutte contre les discriminations qui est un projet qui me tient à cœur parce qu'en plus il prend racine dans un échange européen que nous avons eu avec la ville métropole de Milan qui est un de nos partenaires dans les accords de coopération que nous avons et qui avait monté donc depuis des années une ce qui s'appelle la casa des dirities donc la maison des droits. Et nous nous sommes inspirés du travail des milés pour monter cette maison à Marseille qui accueille tout public quelques pas que des femmes bien sûr mais toute personne qui se sent victime d'une discrimination quelle qu'elle soit.

C'est un lieu d'échange de débat qui accueille des des associations, qui leur donne vraiment un confort de travail important et qui a permis aussi euh notamment l'an dernier d'accueillir plusieurs centaines de collégiens qui ont été formés euh au risque du cyberharcèlement et qui ont fabriqué de manière collective ce qu'on a appelé un cyberharcélomètre qui est un peu le le pendant du violentomètre que peut-être certains connaissent et euh donc l'idée c'est de leur donner effectivement le plus possible de des clés pour identifier et agir contre les violences en ligne. Et dans un autre domaine, nous avons euh pour essayer de lutter contre le les déserts médicaux qui ne touchent pas malheureusement que les départements les plus les plus éloignés des grandes villes de France. Euh c'est aussi le cas donc dans les bouches du rô et donc on a créé ce qu'on appelle un bus gynéco euh qui est donc un un bus bah mobile puisque c'est un bus qui sillonne donc les zones un peu plus délaissées du département euh et qui permet donc à des femmes hors grossesse hein de de d'avoir accès à des consultations gynécologiques de manière plus facile et qui les équipes sont également formées à détecter et et à pouvoir parler avec les femmes de des violences éventuelles qu'elles pourraient manifester suite à ces consultations gynécologiques.

Nous avons bien sûr à travers la signature de la charte intégré la clause égalité sur les marchés publics et les marchés de formation. même si c'est pas toujours évident, je sais pas comment vous vous arrivez à vous y retrouver, mais c'est pas toujours évident euh de de de voir si c'est vraiment appliqué euh par les sociétés avec lesquelles nous travaillons, les sociétés privées. et nous essayons au maximum de casser la surreprésentation des femmes dans les métiers qui sont administratif ou dans la filière médico-sociale puisque c'est à peu près 80 % dans l'administratif et 94 % de femmes dans le médico-social.

Donc là, si on n'est pas dans des métiers genrés, je ne sais pas dans quoi nous sommes. Effectivement, les métiers techniques, eux sont essentiellement euh exercé par des agents masculins. Donc ça ça reste un plan d'action ambitieux et pour lequel encore on a on n pas du tout les résultats escomptés.

Donc je sais pas si vous avez vous des choses à partager euh sur ce terrain-là. on est on est assez preneur et on bon après il y a des actions un peu plus un peu plus marginales mais c'est vrai que euh on a la chance en Union dans l'Union européenne d'avoir encore ce cadre, ce fond, ces orientations et je pense que il faut vraiment s'en saisir. Il faut pas hésiter à aller taper à la porte justement bah de la région ou du département, même quand on est une petite commune.

Nous, on fait des séances de formation à plusieurs reprises par an pour accompagner les les communes, les agents ou les élus qui ont peur des fonds européens à juste titre parfois parce que c'est assez complexe ou alors ils disent "Bon, je parle pas anglais, alors c'est écrit en anglais, les textes de la commission et cetera." Avec les outils de l'IA aujourd'hui, c'est quand même beaucoup plus facile de traduire et de et de de rendre tout ça compréhensible. Donc je vous invite vraiment, on est en ce moment en train de discuter au sein de l'Union européenne et au comité des régions, on est très mobilisé là-dessus sur le futur cadre financier euh qui va démarrer en 2028.

Euh nous mesurons les risques en tant que collectivité locale de perdre euh un certain nombre de leviers qui nous étaient accessibles, mais si on se saisit pas des fonds européens, la Commission aura beau jeu de nous dire "Bah écoutez, on va vous les on va vous les pas les supprimer mais on va les réduire comme le FSE+ parce que bah vous on chaque année là la France est obligée de rendre de l'argent à Bruxelles. Donc voilà. Donc il faut il faut vraiment pas penser que les choses vont continuer à fonctionner de manière magique.

On est une période cruciale en ce moment donc il faut que tous on se mobilise là-dessus et qu'on soit plus efficace. Voilà. Merci.

Très bien. Merci beaucoup. Je vous remercie.

Je reprends juste la parole une minute pour vous dire au revoir parce que malheureusement j'ai euh une réunion qui démarre à 16h30 mais je vais être remplacée par ma vice-présidente qui était la présidente juste avant moi à savoir Billon et donc voilà pour ce petit changement de commission comment Oui, c'est super bien voilà merci merci et merci beaucoup pour la qualité de ces échanges [applaudissements] et nous allons conclure par l'intervention de madame Carole Thomas qui est conseillère gouvernance égalité démocratie locale du CCR. Merci le président Éric Veruche. Merci mesdames et messieurs sénateurs, sénatrices, mesdames et messieurs, euh je suis très contente d'être parmi vous cet après-midi.

Je passe mes excuses de mon secrétaire général qui euh qui ne pourrait pas être parmi vous, mais honnêtement, je suis très contente qu'il n'est pas là parce que j'ai l'honneur [rires] j'ai l'honneur d'être parmi vous, de d'écouterfin cefin ce riche enfin cette discussion très riche, très profonde et de de pouvoir euh euh prendre ça avec moi après euh à mon retour partager ça avec mes collègues. Je travaille au sein du secrétariat du CCRE euh euh et là c'est honnêtement c'est c'est tellement important de d'avoir la possibilité bien sûr d'avoir le enfin le les vraies réalités comment ça se passe euh sur le terrain euh de de pouvoir que ça enrichir mon mon travail qui est quand même c'est à l'échelle européenne là notre association euh on a travaillé ces questions de de l'égalité de gens. J'ai l'honneur d'être parmi la compagnie euh qui a amené ce sujet qui euh euh madame Sylvie euh vous étiez là bien avant moi, vous avez amené ça, vous étiez même au cours de discussion les derniers articles euh qui nous a amené de de par la charte de de 30 articles jusqu'à 39.

Là, je suis là avec Sandra Cherini euh qui était là tout au début de les travaux euh de la chartre au départ. Euh donc voilà, je j'arrive en tout dernier. Euh mais quand même euh il y a beaucoup de choses qui ont été dites ce cet après-midi.

Bien sûr euh euh on a euh arrivé très loin mais clairement il y en a quand même beaucoup de travaux à faire. Euh quand j'entends que euh là votre discussion euh on euh euh là en terme le le travail que je mène aujourd'hui euh avec la charte, on sait qu'on a fait beaucoup de choses euh euh là en terme de programme de de mentorat, euh il y a eu euh mise en place des plans d'action euh à différentes échelles. On sait que la la charte a amené et beaucoup de de différentes communes intermun communalité euh et des régions aussi de de pouvoir travailler d'une manière à leur propre échelle.

Euh mais je euh je voulais signer et juste aller un peu plus loin en terme de ce qu'on avait dit aussi en en ce qui concerne l'observatoire euh euh parce que ça c'est aussi euh euh un outil euh très important qui nous a fait euh euh amener et aider euh tous les sénateures euh de vraiment en forcer de d'aller plus loin avec leur engagement pour avoir un riche outil pour pouvoir partager aussi avec d'autres d'autres communes ailleurs de de pouvoir voir comment ça se fait ailleurs, comment ça se fait la transposition de la charte en Suède, en Allemagne, en Espagne. Et là maintenant ce que j'ai j'ai appris la semaine dernière, c'est nos collègues ukrainiens quand même, ils ont beaucoup investi aussi dans la chartre jusqu'au point que j'ai appris qu'ils ont eu des signataires même pendant cette période de guerre, ils ont eu euh ils ont pouvoir avoir plus de signataires pour la chartre. aussi les Ukrainiens, ils ont monté leur propre observatoire en ligne pour pouvoir accompagner leur leur commune, leur municipalité.

Donc voilà, il y a encore enfin des pays où ça se vit, il voi enfin l'importance de continuer à avancer de de mener enfin le progr le progrès pour la question de de l'égalité dans toutes ces formes. avec bien sûr les les nouveaux articles, ça nous a permis de pouvoir focaliser sur d'autres formes de inégalité euh euh et de euh anti euh euh par exemple sur la question de la euh le problème digital euh euh sur les questions bien sûr de changement climatiqu là euh aussi où est subi les problèmes des des femmes en politique. Et je souhaite revenir là-dessus parce que c'est là où en particulier euh le CCRE euh à dernier les derniers dernières années euh on a pu euh essayer on a essayé de de vraiment focaliser sur une certaine partie sur ces problèmes subis particulièrement par les femmes en politique et on a beaucoup discuté déjà cet après cet après-midi bien sûr euh le fait que les femmes en politique sont beaucoup plus euh subis des des problèmes de harcèlement de euh aux intimidation.

Euh euh le CCE essaie par nos moyens de de regarder sur ces problèmes, de voir comment rendre plus visible non seulement plus visible ces problèmes, mais euh euh aussi voir qu'est-ce qu'on peut faire avec ça. Et je voulais, je ne sais pas s'il y en a des personnes dans les salles qui sont conna en politique. Ça c'est la version de euh de 2024.

Euh euh là où on voit les tendances euh dans local un niveau local et européenne pour les femmes en politique euh c'est une question de regarder qu'est-ce qui se passe au travers de l'Europe dans les différents pays. Bien sûr, il y a une partie sur la France où on voit quand même bien le progrès qui a été fait. cette étude euh cette enfin les chiffres étaient récoltés entre euh 2019 et 2024.

Donc on voit quand même ilfin des progrès mais notamment comme on a déjà dit dans les discussions en terme d'avoir les femmes dans les positions de pouvoir, ça reste encore dans les questions de l'éducation ou sur les postes culturels. Donc on a des travails à faire mais euh euh quand même on fait ce qu'on on peut et le notre observatoire c'est une manière de regarder comment ça se fait à comment on part arriver des plans de plans d'action euh quels sont les différents outils pour pour aller plus loin euh de ce qu'on est actuellement. Euh je voulais aussi dire que notre observatoire euh qui a été créé en 2011-212 euh on est en train de là maintenant ça fait l'objet d'une euh révision euh qui vise à actualiser euh le contenu et son fonctionnement pour être plus euh euh à niveau pour être dans l'année de notre fête de 20 ans.

Là, je suis contente d'être là pour pour avoir ces premières fêtes de notre 20 ans de de la Chartre. Euh je dois dire euh je dois dire que le CCRE euh nous nous allons euh fêter ça vers la fin de l'année euh en mois de décembre, on aura euh un événement euh euh le euh la situation et la date euh euh à venir, mais on va certainement bien fêter ça parce que c'est important de voir comment va continuer à faire vivre cette charte. Bien sûr.

Euh là, on va faire ça euh avec euh tous les les idées de nos membres parce que c'est une chose qui a été euh euh nous dit tout récemment. C'est important de continuer à à donner les possibilités à touses les communes à à pouvoir avoir des échanges pour voir qu'est-ce que euh quels sont les exemples de bonnes pratiques, mais aussi les modèles de référence, euh comment ça marche ailleurs et où a des apprentissages à faire. Euh euh dernière chose que je voulais euh euh profiter de ma prise de parole, c'était de vous dire, c'est de parler, on a parlé euh euh du ce qui se passe au niveau européen.

Euh on a parlé de la nouvelle stratégie qui est sortie en mois de mars où là, je dois dire qu'on est un peu mitigé au niveau de CCRE. on trouve que quand même euh le fait de d'avoir une stratégie où c'est beaucoup plus généralisé et où notre rôle en terme de acteur et actrice sur les questions de l'égalité a été quand même un peu plus marginalisé par rapport la stratégie auparavante. Euh et c'est un message qu'on va amener aussi aux institutions européennes.

Donc euh je dois dire à madame euh qui est juste à côté de moi de comité des régions, euh on sera en contact euh pour voir qu'est-ce que le comité des régions va dire en terme de de cette stratégie, comment on peut travailler ensemble avec vous, vos collègues, mais aussi au niveau de du Parlement européen pour amener enfin les questions de la commission, qu'est-ce qu'il puisse faire pour nous parce que comme c'est très bien et comme on a bien discuté cet après-midi dit, c'est nous euh où ce se passe des choses pour agir, des leviers, pour avoir des exemples, pour avoir de l'action concrète, euh amener des choses pour avancer d'une manière réelle, importante euh euh dans nos territoires euh que on peut euh avancer, ces questions d'égalité euh pour les années à venir et je vous remercie. Merci beaucoup madame. Alors, on va être on va commencer à être pris par le temps.

Donc, on peut prendre éventuellement encore une ou deux interventions si vous voulez rebondir sur celle des intervenants. Madame Bouliier. Oui, merci beaucoup et et merci pour cet apport.

Je trouve c'est assez complet. Moi, je voulais juste vous donner un petit témoignage peut-être pour finir sur une note un peu un peu humoristique peut-être. Je en janvier à l'occasion des municipales, j'ai été invitée à venir témoigner de du travail que je faisais de la place des femmes en politique dans une classe de 17 garçons de l'UMM, donc des métiers de la métallurgie.

Donc donc je pense qu'ils se sont demand bon, ils étaient dans un programme avec leurs professeurs mais enfin je pense qu'ils se sont demandés ce que je faisais là. Et donc il se trouve que le hasard a fait qu'une une équipe de télévision était là ce jour-là et la journaliste demande donc je parle voilà de ce que je fais et cetera et et la journaliste leur dit mais est-ce que vous voteriez pour une femme présidente de la République ? Réponse immédiate.

Ah non surtout pas. Donc là je bon je reste de marre et je leur dis pourquoi. Et ben parce que c'est dur et il faut de l'autorité.

Euh donc j'en déduis que je ne suis pas une marque d'autorité. [rires] Euh mais leur réponse la première a été ça, ça a été de dire alors à la fois une envie de d'autorité et une et une envie de protéger, c'est-à-dire de dire "Oui, mais en même temps c'est tellement difficile que voilà qu'on peut pas on on il faut une femme se ce serait trop dur peut-être." Et puis en discutant avec eux, bon peut-être est arrivé l'idée d'un projet peut-être quand même derrière juste un un un sexe à une élection mais ah oui peut-être que si le projet et puis en arrivant sur le fait qu'il y avait quand même des figures militaires féminines et que l'autorité elle pouvait aussi s'incarner différemment.

Mais tout ça derrière cette anecdote que j'ai trouvé assez euh euh je pense qu'il faut agir euh auprès de en matière d'éducation auprès des filles pour briser ce platefond de verre. Je suis tout à fait d'accord que que les filles et les femmes s'imposent et et je trouve moi je crois beaucoup à l'incarnation aussi et donc incarner les choses en allant à leur rencontre, c'est fondamental mais il faut aussi beaucoup travailler auprès des garçons. Et là cet exemple là me l'a mis voilà comme il faut quel que soit le niveau.

Parce que je leur ai aussi posé la question de est-ce qu'ils encouragaient leurs copines, leur leurs amis à aussi se présenter. Alors là, la réponse a été bah elles sont plutôt en filière esthétique et on en parle pas trop. Bon voilà, donc là on était vraiment dans les clichés, les hommes à la métallurgie et les filles en esthétique.

Mais il faut vraiment agir auprès des des garçons aussi. Et même si évidemment les collectivités n'ont pas de prise directe puisque l'éducation elle est nationale en France évidemment, mais on a quand même plein de biais euh parce que on heureusement d'ailleurs les classes ne vivent pas en vase clos et donc il y a beaucoup d'appels à projet, il y a beaucoup de d'expositions qu'on peut leur les emmener voir, de de spectacles qu'on peut montrer aux élèves, de choses enfin voilà, il y a il y a beaucoup de liens entre l'école et la ville, entre l'école euh entre les collèges et le département, entre entre les lycées et la région pour aussi faire en sorte que ces sujets-là, ils arrivent jusque dans l'esprit l'esprit des garçons. Et puis pour rebondir sur ce que vous disiez sur l'Ukraine et les Ukrainiens parce que moi du coup j'ai beaucoup aussi de liens avec l'Ukraine et je pense que la fragilité de leur démocratie aujourd'hui fait qu'ils se rendent compte combien il est indispensable de travailler sur la femme sur la place des femmes en politique et et un tout petit pays tel que la Moldavie a créé son réseau des femmes élues.

Il sont elles sont très très bien organisées. Elles sont très en avant parce qu'elles savent aussi qu'elles sont une des clés de voûte de la démocratie justement parce qu'elle est en danger face aux influences étrangères. Donc parfois c'est une fois qu'on est face à la crise qu'on est encore plus actif pour réagir.

Merci beaucoup. l'une des femmes les plus populaires en tant qu'ancien qu'ancienne dirigeante enfin l'un des dirigeants donc les les plus populaire c'est Josel Nardon l'ancienne présidente néozélandaise qui a parfaitement réussi à incarner madame donc je suis la veste B dupuis j'étais présidente de la commission entre 14 et 2020 et depuis 2020 je ne suis plus élu je suis à la retraite et cette réunion Je vous remercie de m'avoir invité parce que c'est tellement intéressant et tellement important. Ça a réveiller les souvenirs de de de mon mandat et je vous dire que les communes, on est vraiment au centre, vous l'avez dit, plein de témoignages et il s'est révélé un souvenir que je voulais partager avec vous.

Euh c'est que dans le sport, j'essayais de euh faire plus de filles, participer, mais il y avait toujours cette résistance. Non, on n pas les locaux pour les femmes, on a plein blab bla bla bla. Et puis j'ai ce qui est important aussi, c'est ça que je veux dire, c'est la confiance.

C'est très important et c'est [grognement] très important de gagner la confiance chez les collègues. J'ai réussi à convaincre mon collègue délégué au sport de euh de décider que les subventions pour les clubs sportifs seront pas les mêmes s'ils ont pas une section féminine. Le résultat, un des résultats, c'est que le club de de rugby de Sen a créé un section féminine et ça n'a pas pris plus qu'un an.

Il y avait plein de filles et bientôt tout le département voulait jouer rugby féminin et ils ont monté dans les classements et finalement j'ai eu le remerciement du président de club. Ah, vous avez vous avez fait une bonne chose. C'est tellement agréable dans le club maintenant.

Voilà. Deuxième chose dont je suis fière, c'est qu'on a j'ai réussi à convaincre le de responsable des finances de changer le caution familial afin que les familles monoparentales 90 % des femmes pay avait un un caution qui baissait leur coûts pour les repas dans les écoles parce que jusqu'à là ils elles avaient payé plus cher parce que le le méthode de de de calculer était et donc on a réussi à baisser les coûts pour tous les coups de services municipales pour ces familles monoparentales et j'ai eu beaucoup de retour de ça. Ça ça me remplit de joie de dépensé et je encore une fois merci beaucoup à vous tous qui sont au tout tous tout qui sont toujours actifs et cit le plus période le plus de sens de ma vie.

J'ai eu beaucoup de métiers mais d'être élu local euh c'est la l'occupation avec plus de sens que j'ai jamais eu et c'est beaucoup grâce à la FCCRE et la charte qui m'a donné l'outil deattaquer cet énorme champ de travail qui est l'égalité entre les femmes et les hommes. La politique la politique par l'exemple. [applaudissements] Alors peut-être une dernière deux dernières interventions, trois mais vraiment après, il faut qu'on s'arrête en ne vous demandant de condenser.

Je vous en prie madame. Oui, merci beaucoup pour la parole. Je voulais juste souligner les propos de madame euh la remercier surtout madame Anne euh Roui Soui, mais excusez-moi si j'ai écorché votre nom.

Souligz vraiment le l'importance du mentorat. Euh moi, j'ai été euh maire adjointe en charge de l'égalité femme homme euh dans en quartier populaire et euh on voit euh l'image quand l'image est posée euh d'une élu ou d'une personne qui s'occupe justement euh des de ces conditions des femmes, de ces situations des femmes, on voit comment on sait mesurer le travail qui est qui est accompli. Et donc le nous nous avons mis en place un travail intergénérationnel parce que justement on se pose la question pourquoi aujourd'hui les jeunes euh la dame tout à l'heure disait qu'il y a un recul en tout cas de la part des jeunes dans leurs implications.

Nous, on a mis en place l'intergénérationnalité de de manière à ce que il y ait un passage un passage de de de pouvoir, un passage des pratiques, un passage justement de de la lutte que nous les femmes nous menons euh à jusqu'à aujourd'hui. Et ça, je je pense que ça peut être un schéma qui peut être prise dans dans certaines communes de manière à ce que justement ce passage, le relais se fasse et et quand le relais se fait d'une manière euh combatif, on voit les résultats où les jeunes s'engagent aujourd'hui. Moi, je je suis assez satisfaite de voir euh sur cette élection municipale et et vous l'avez dit, monsieur le président, que effectivement il y a une une montée euh en charge de de des élus, des maires adjointes et surtout des jeunes parce qu'on a constaté qu'il y a beaucoup de jeunes qui se sont engagés dans leur cité respective et on voit le résultat aujourd'hui et elles ont osé.

Et je je je salue une de mes filles, une de mes fielles aussi qui est qui est grâce parce que à un moment donné, il y a eu ce travail là de passage entre intergénérationnel et j'en suis fier. Merci beaucoup. Pardon très très rapidement, c'est pratiquement peut-être c'est un outil hein.

Vous avez posé une question madame Anne Rudis sur effectivement closer les marchés publics pour les fournisseurs qui ou évaluer est-ce que il il applique ou pas l'égalité professionnelle. Et euh nous on a on on a une piste on a un outil qui est le l'index de l'égalité. Donc c'est juste certes si on va regarder tous les fournisseurs, ça va être très compliqué.

Donc presque il faut mettre un chargé de mission pour voir et évaluer est-ce que les fournisseurs vraiment il appliquent un plan d'action, il respecte l'égalité. Mais voilà, un outil c'est certes, c'est pour les entreprises au-delà de 50 salariés, mais on peut avec un simple clic sur leur site internet, c'est une obligation, c'est voir est-ce que ils ont le seuil de 75 déjà est-ce qu'ils ont publié leur index ou pas et si le seuil de 65 points. Donc voilà, c'est un outillage pour les entreprises au-delà de 50 salariés.

Merci. Oui, bonjour à toutes et toutes. Merci pour tous les débats et les échanges qui permettent aussi de s'inspirer des choses qui sont faites dans les collectivités, dans les départements.

Donc moi, je suis Christelle Le Forpillard. Je suis adjointe en charge de légalité dans une commune à côté de Rennes, la commune du Ruch. Donc on s'est inspiré en terme de benchmark, on avait été regardé aussi évidemment ce que vous avez fait à Quin Perlaia et pour travailler toutes et tous ensemble, on a vraiment on s'est dit en fait l'égalité c'est un choix politique donc il faut que tous les élus avec l'ensemble des services s'en emparent.

Et donc on a fait un comité de pilotage réunissant en fait tous les les adjoints et les adjointes qui avaient une délégation pour travailler sur les politiques publiques de la ville dans tous les domaines, sur l'urbanisme, sur l'éducation, sur le sport, sur la culture. Voilà, c'est comme ça qu'on qu'on c'est comme ça qu'on avance. Alors, on a fait il nous reste encore plein de choses à faire.

Ça va être mon 2è mandat et j'ai repris en fait la délégation égalité avec les associations et la culture. Euh on a fait on est parti sur 22 actions. On a fait sur l'éducation par exemple.

Alors effectivement dans les communes, on a une compétence sur les sur les sur le primaire. Donc nous, on s'est dit on va inscrire l'égalité dans le plan d'éducation de territoire et on travaille avec les avec les avec les écoles. On travaille aussi avec le collège et le lycée et on travaille avec les les avec l'ensemble aussi des des associations.

Et un deuxième exemple sur l'urbanisme, on a fait tout un quartier, on a créé une place spécifique qu'on a appelé la place aux femmes et un quartier, on a donné que des noms de femmes. On a dit en fait si on veut rendre les femmes visibles, il faut des noms partout pour donner aussi des exemples. Voilà, c'était un simple témoignage.

Merci en tout cas à toutes et tous. Oui, [applaudissements] c'est je peux je vous en prie de 2 secondes. Effectivement, c'est très bien effectivement de de nommer des femmes un peu partout.

Nous, on a on a une politique excessivement volontariste. Enfin, on leur a presque pas donné le choix au collège qui portait des noms un peu bizarres ou de quartiers enfin qui signifiait plus grand-chose de changer le nom de leur collège et de et avec impératif que ce soit un nom de femme. Et donc maintenant, on a des collèges Simone ou Giselle Alimi ou autre.

Voilà. Merci. On va conclure cette deuxème table ronde en vous remerciant de votre participation et pour faire la conclusion, je cède la parole à ma collègue Annie Billant.

Merci monsieur le président. Alors avant toute chose, je voudrais vous remercier chacun et chacune d'avoir participé à cette à cet après-midi dédié à l'anniversaire de la charte européenne 20 ans. Finalement, c'est c'est déjà beaucoup 20 ans et ça compte dans une vie lorsqu'on a 20 ans.

Je vous remercie à la fois parce que vous avez été engagé dynamique et ça nous a donné envie de vous suivre. Déjà, c'est la première chose que je voulais vous dire. Ensuite, cette charte européenne, c'est forcément un outil.

Un outil euh c'est utile si on s'en sert et si l'outil il évolue aussi parce que la société elle évolue. Il y a des risques nouveaux qui n'étaient pas là il y a 20 ans et il en a été question au cours de cette de cet après-midi. C'est forcément le masculinisme auquel on pense et sur lequel la délégation au droit des femmes du Sénat travaille déjà depuis plusieurs semaines avec sa présidente Dominique Verrien.

Je voudrais aussi vous dire que ce que je retiens c'est aussi que nous avons besoin de données. Ça a été dit à plusieurs reprises. Pour avancer sur un sujet, il faut connaître.

Et donc la statistique a une importance clé que ce soit pour la santé des femmes, que ce soit pour le travail des femmes, que ce soit pour les inégalités salariales, nous avons besoin de statistiques de données et ça c'est important. La l'après-midi, elle s'est déroulée de manière passionnante parce que tous vos témoignages, ils sont au plus près du terrain. On a pu traverser la France, nous avons démarré avec le finistère.

En général, on imagine plutôt que c'est la fin puisqu'on est au bout de la Bretagne. En Bretagne, ça veut dire le début du Je sais bien, je sais bien. Donc le finistère, on est passé par l'île et Vilaen à l'instant, le Calvados, je salue ma collègue Sonia de la Provoté qui engagé dans son département d'ailleurs et vous madame puisque j'étais venu à une l'occasion de d'un regroupement de de femmes élues dans son département et l'incontournable sur ce sujet, Marie-Pierre Monier euh qui depuis de nombreuses années est un pivot de la délégation aux droits des femmes.

Euh je salue aussi mon collègue sénateur euh Chayou qui est dans la salle. Et ce que je le salue particulièrement et mon collègue également Kerouche parce que lorsque j'ai présidé la délégation au droits des femmes, j'ai toujours veillé à ce que les sujets droits des femmes et donc charte européenne d'égalité soient portée par des hommes et des femmes. Et lorsque je suis arrivée tout à l'heure à cette réunion, j'ai apprécié de voir cette tribune.

Sonia de la provoqué en arrivant me disait "Ça change des plateaux pendant la COVID où il n'y avait que des experts et cet après-midi à cette tribune, il y avait des sénateurs, des experts et des femmes sénatrices et des expertes. Vous toutes mesdames. Alors merci pour tout ceci.

Des outils très utiles et je pense que le compte-rendu sera important de cet après-midi parce que ce sont des outils que vous avez imaginé aussi au plus près du terrain dans vos collectivités. Et ça finalement ça fonctionne parce que c'est en lien avec les problématiques directes et ça je je veux dire que c'est tout l'intérêt de ce genre de de rendez-vous. Pour ma part, si on avance, ça va être grâce à l'éducation, l'orientation et aussi l'autonomisation des femmes.

C'est-à-dire quoi ? et bien de vraies politiques publiques qui permettent la garde des enfants puisque vous avez aussi évoqué les familles monoparentales. C'est grâce à cela que l'égalité progressera et que les inégalités disparaîtront.

Casser les stéréotypes, ça a été évoqué longuement. Et un sujet que je veux vraiment identifier, c'est les réseaux. Les femmes ont tendance à beaucoup moins résouter que les hommes.

Or le réseau est quelque chose d'important. aussi pour faire progresser les femmes. Et lorsque je dis ça, c'est pas contre les hommes.

C'est-à-dire que vous voyez de nombreux associations de chefs d'entreprise. Maintenant, il y a quelques associations de chefs d'entreprise femmes aussi. Il y a des réseaux de femmes élus qui se développent et quand ils se développent et bien finalement c'est bien pour les hommes et pour les femmes.

Donc euh c'est sur cette note optimiste que je voudrais conclure euh et il y a un chiffre qui m'a impacté, c'est qu'à l'époque où on cherche énormément d'économie, il y a un chiffre qui a été cité dès le début de cet après-midi, c'était les inégalités ont un coût 108 milliards. À un moment où on est à la recherche d'économie, il faut véritablement se pencher sur le sujet parce que l'égalité entre les hommes et les femmes, c'est un espace public plus sûr, vous l'avez dit, ce sont des entreprises plus rentables et forcément toute une société qui en profite, les hommes comme les femmes. Donc merci à vous tous et toutes pour cet après-midi positive et engagée.

Cette charte européenne a été dignement fêtée et j'espère qu'elle va prospérer dans tous les territoires et dans les territoires aussi ultramarin puisqu'on n pas eu la chance d'avoir de témoignage d'outreem cet après-midi parce que là-bas aussi les problématiques elles diffèrent et les solutions elles doivent être trouvées au plus près du terrain. Donc véritablement merci à vous toutes et à vous tous. Bravo pour votre engagement, bravo pour vos témoignages et toute cette énergie que vous nous avez communiqué parce que le Sénat est engagé que ce soit avec la PCE, que ce soit avec la délégation aux collectivités et que ce soit bien entendu avec les délégations aux droits des femmes puisque nous avons mené déjà de nombreux travaux qui ne méritent qu'à continuer.

Nous avons aussi voté des lois mais tout ne passera pas par la loi et c'est ce que vous avez exprimé cet après-midi. Bonne fin d'après-midi.