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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 4 mai 2025 59 min

#Direct 🔴 Aurore Bergé, ministre de l'égalité femmes/hommes, est l'invitée du Grand Jury RTL-Le F...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le grand jury présenté par Olivier Bost. Bonjour à tous et bienvenue dans ce grand jury. Un grand jury en direct comme tous les dimanches sur RTL et également sur Public Sénat.

Bonjour Aurore Berger. Bonjour. Vous êtes la ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes et également ministre de la lutte contre les discriminations.

Un référendum pour demander des efforts à tout le monde, pour rééquilibrer les comptes de la France. Une convention citoyenne sur les rythmes de vie des enfants. Ce sont les deux dernières idées.

L'une de François Bairou, l'autre d'Emmanuel Macron. Nous allons en parler. L'actualité de la semaine, c'est aussi une polémique après un assassinat antimusulman et des menaces antisémites contre des élus du Parti socialiste au cri de PS parti sioniste.

Voilà l'ambiance politique de cette semaine. Bienvenue dans ce grand jury Aurore Berger. À mes côtés pour vous interroger ce dimanche Pauline Buisson de M6, Périne Tarna de public Sénat et nous serons rejoints par Lauris Bootud du Fidiaro.

Dans ce grand jury Aurore Berger, nous parlerons de vos dossiers. notamment dans notre séquence Tout est politique, nous parlerons du parlement qui patine et puis vous répondrez également à nos questions expresses. Le grand jury, l'actualité de la semaine.

François Bairou dans une interview au JDD souhaite donc un un référendum sur les efforts qu'il veut demander à tout le monde pour réduire nos dépenses publiques. Tout d'abord, Hurore Berger, une question très simple. Quelle pourrait être la question de ce référendum ?

Déjà, le fait de poser la question sur nos finances publiques est essentiel parce qu'on voit bien qu'aujourd'hui on a un effort budgétaire massif qui doit être opéré et qu'on a une part d'addiction française à la dépense publique. Il va falloir se déshabituer à la dépense publique. Ça veut pas dire mettre à mal nos services publics, mais ça veut dire qu'il va falloir réinterroger chacune de nos dépenses pour garantir qu'elles soi essentielles.

Ça veut dire aussi assumer qu'on peut pas aller plus loin sur la dette et qu'on peut pas aller plus loin non plus sur la fiscalité puisqu'il est inconcevable qui est 1 € supplémentaire demandé en fiscalité aux Français. Et après avoir dit tout ça, quelle question on pose aux Français ? Bah déjà, je pense que ouvrir le débat puisque regardez, ce matin, on l'a sur votre plateau.

Est-ce qu'on nous aurait interroger sinon sur les dépenses publiques et les finances publiques ? Peut-être pas. Donc le fait que de manière directe avec les Français, on puisse engager un débat sur les 40 milliards d'euros d'économie, sur la question de notre modèle social, sur la question de son financement, sur la question aussi du partage de l'effort.

Le faire avec les Français, est-ce que ça veut dire qu'on peut pas le faire avec l'Assemblée nationale ? Mais vous savez, il y a des parlementaires qui sont en plateau avec moi les parlementaires sont au travail que ce soit à l'Assemblée, au Sénat, mais les parlementaires justement travaill en lien direct avec les Français. Et donc c'est ça aussi qu'on doit faire, c'est comment vous engager un débat qui a un débat avec le Parlement évidemment et avec une méthode qui est nouvelle puisque pour la première fois, on aura avant le 14 juillet justement les éléments budgétaires travaillés tant avec les groupes parlementaires aussi qu'avec les territoires, les représentants des huiles locaux. vous répondez pas sur le référendum et parce que la question pour l'instant c'est pas à moi d'écrire ce que devrait être ces questions et vous savez que c'est aussi soumis évidemment à l' validation du président de la République mais c'est qu'on assume d'avoir un vrai débat avec les Français qu'on a rarement sur est-ce que oui ou non on est prêt à sortir de cette addiction à la dépense publique est-ce que oui ou non on est prêt à des efforts partagés et si oui où est-ce qu'on est prêt à les réaliser et ben c'est pas référendum c'est forcément une façon de contourner le parlement c'est pas forcément une une façon de contourner le parlement parce que ça dépendrait de la question de répondre à une question quelle qu'elle soit Ça oblige le parlement, ça contraint le parlement à une ça dépendrait de la question qui serait posée mais je pense qu'encore une fois on a cette nécessité d'engager un débat direct et franc et honnête avec les français.

Vous faites pas confiance aux parlementaires, vous vous ne leur faites pas confiance. Il faut que les Français interviennent. Mais l'un n'explique pas l'autre.

Enfin, moi je vois pas pourquoi on opposerait de manière systématique d'un côté les Français et de l'autre le Parlement. Les députés sont les représentants de la nation et des Français. Les sénateurs sont les représentants des territoires et des élus locaux.

Ça n'empêche pas qu'on puisse travailler et avec les parlementaires et avec les Français, mais on a un quand même un enjeu qui est d'interroger les Français en direct sur est-ce que oui ou non encore une fois on est prêt à faire des efforts sur la question de la dépense parce que ça ça les concerne quand même très directement. Ça dépense du timing, ça dépend si ce référendum aurait lieu avant la discussion budgétaire qui déjà commence avec les parlementaires. Mais encore une fois, elle commence parce que on a fait en sorte qu'elle soit extrêmement anticipée parce que vous aurez pas échappé qu'on a toujours pas de majorité à l'Assemblée nationale et donc ça veut dire qu'on doit travailler avec l'ensemble des groupes parlementaires.

Et c'est ça la difficulté de l'exercice, c'est qu'on sait qu'on est sur un budget qui doit être un budget exceptionnel de courage parce qu'on a besoin de courage aujourd'hui sur la question budgétaire avec un parlement qui parfois du fait des alliances qui se retournent les unes contre les autres. Non, écoutez, quand vous avez un précédent parlement qui a censuré le gouvernement de Michel Barnier dans une alliance entre l'extrême gauche et l'extrême droite, je suis pas sûr que ce soit la marque une façon de contraindre un peu à avoir en tout cas plus de courage le parlement. En tout cas, je pense qu'il en faut et je pense que les députés nous du bloc central en ont de manière évidente parce que ils ont accepté de s'engager sur une voie qui est une voie de la réduction de la dépense publique.

Et vous savez, il y a toujours ceux qui parlent de la réduction de la dépense publique, mais il y a rarement ceux qui font parce que c'est beaucoup plus difficile de dire à la fin concrètement où est-ce qu'on est prêt à réaliser à un moment des économies. Je vois beaucoup de gens qui parlent là. Il va falloir faire, il va falloir qu'on le fasse ensemble.

Il va falloir que les Français adhèrent aussi à ce projet politique là. Vous allez jusqu'à reprendre le terme qui avait employé la porte-parole du gouvernement. à parler d'un budget cauchemardesque.

Non, mais je parle de budget de courage parce que je pense qu'il faut du courage. Vous savez, le budget c'est jamais que la traduction des choix structurant pour notre pays. Le choix de de modèle social, le choix sur les finances publiques, le choix sur la fiscalité, le choix sur les politiques publiques qu'on est prêt ou pas à financer et comment on les finance et avec quel moyens on les finance.

Vous savez des économistes touche des gens. Est-ce que vous imaginez vous un référendum où les gens puissent voter oui quand on leur demande de faire des efforts ? Ben, je pense que les Français sont plus courageux que vous ne le pensez et qu'ils sont prêts à réaliser des efforts parce que ils sont pas bêtes les Français et ils savent très bien que si on ne réalise pas des économies aujourd'hui, ça veut dire plus de dettes demain ou plus de fiscalité après-demain et qu'ils ont pas envie d'alourdir la dette de notre pays et donc ce qui pèse sur nos enfants et nos petits-enfants demain, ni d'alourdir leur fiscalité parce qu'il voit bien qu'elle est déjà suffisante et que nous depuis 2017, on a justement réduit la fiscalité qui pèse sur les Français et que notre engagement c'est évidemment de alourdi le le déficit très largement péritable. pour protéger les Françis et je pense que là aussi ils ont aussi de la mémoire parce que si on peut encore avoir justement ce niveau d'emploi, ce niveau de compétitivité dans notre pays, c'est aussi parce que je crois qu'on a fait des bons choix notamment pendant la crise, notamment pendant le Covid de protéger l'emploi, de protéger le secteur économique qui était extrêmement précaire ou qui aurait pu se retrouver en grande difficulté si on l'avait pas fait.

François Baot avait déjà évoqué l'idée d'un référendum sur les retraites avant d'être contredit par Emmanuel Macron. Est-ce que euh là, cette fois, il a consulté euh d'une part le président de la République ou est-ce que c'est pas tout ça pour gagner un petit peu de temps dans la discussion budgétaire ? De toute façon, la discussion budgétaire, vous avez pas à gagner du temps, vous êtes tenu par un calendrier vous savez une consultation avec le président de la République, c'est pas à moi de dire ici les discussions entre le premier ministre, le président, mais ce que je sais, c'est que toute façon, c'est le président de la République qui décidera si oui ou non il souhaite qu'un référendum soit engagé puisque constitutionnellement il est le seul à avoir cette prérogative. effectivement pas une prérogative du premier ministre.

Ça n'empêche pas de lancer des idées et ça n'empêche pas d'avoir des idées neuves. On nous reproche suffisamment parfois de pas avoir suffisamment d'idées neuves. Peut pas dans le même temps nous reprocher d'essayer des choses nouvelles.

Et dans le même temps, François Bairou bat un record un record d'impopularité cette semaine, c'est dans le baromètre Verriant Figaro magazine 14 % de satisfaits. C'est moins bien que le précédent record détenu par Jean-Marcot qui détenait le record de 16 %. François Bairou est-il totalement démonétisé ?

Mais oui, c'est difficile d'être premier ministre. C'est difficile d'être premier ministre dans un moment qui est un moment aussi euh de de crise qui peut être institutionnelle et politique, dans un moment où vous avez pas de majorité à l'Assemblée nationale, dans un moment où il y a des efforts budgétaires à la personnalité de François Baou est aussi un problème. Non, mais je crois pas.

Je crois que le premier ministre, il a été choisi par le président de la République, c'est justement parce qu'il avait cette expérience politique et cette expérience parlementaire, cette expérience d'élu local. Mais oui, en effet, c'est pas une surprise, c'est très difficile d'être prémise dans notre vie. D'autant plus qu'on assume encore une fois euh d'avoir des décisions qui je crois sont des décisions qui appellent un vrai courage politique sur la question des finances.

Ce que vous dites c'est que ça tient pas à François Baou. C'estàd ça serait un autre premier ministre, il serait dans la même situation. Je pense que structurellement dans notre pays être premier ministre c'est quelque chose qui est extrêmement difficile.

C'est pas vous qui me démentirez là-dessus. Je pense que vous pouvez demander à tous ceux qui l'ont précédé, ils vous diront la même chose. Estce que la ba est un problème ?

Elle explique que les Français n'adhèrent pas. Mais je pense que c'est déjà ça fait peu de temps peu de temps que ce gouvernement est en place et en peu de temps on a réussi à ce qu'un budget soit adopté pour notre pays. Ce qui n'était pas là encore une évidence qu'un budget soit adopté.

Le parlement n'est pas à l'arrêt. On voit des parlementaires qui travaillent et on a un certain nombre de textes et de dossiers qui avancent et tant mieux. Mais oui, en effet, c'est une période qui est difficile.

Et donc moi, je pense que le pire des ris de pas en prendre. à partir du moment où on sait que c'est un moment politique extrêmement tendu et difficile, mais il faut justement assumer de prendre des risques, assumer de prendre des risques sur des méthodes qui peuvent être nouvelle et qui peuvent interpeller et surtout assumer de prendre des risques sur le fond, c'est-à-dire les politiques qu'on veut engager pour le pays. Ce que vous dites, c'est que François Bairou avec cette idée de référendum est prêt à prendre un risque politique.

Bah, je crois que oui, c'est une forme de prise de risque politique et tant mieux parce qu'encore une fois, à partir du moment où vous savez que vous êtes soumis à un risque de censure permanent parce que ce risque il est permanent puisque structurellement nous ne sommes pas majoritaires à l'Assemblée nationale. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que oui, il vaut mieux prendre le risque d'être censuré parce que justement vous avez fait preuve de courage politique parce que vous avez assumé de dire les choses sur le moment politique que l'on vit et sur le moment aussi budgétaire qui est le nôtre.

Ça veut pas dire qu'un premier ministre peut pas résister à 40 milliards d'économies sur le prochain budget. Mais j'espère pas. parce que encore une fois, je pense qu'on a besoin de les faire parce que il se passe quoi si on résiste pas ?

C'est pas tant la question de nous nos petites personnes et savoir combien de temps on va durer parce que ça je pense que ça intéresse très peu les Français. La question c'est surtout la la question de la stabilité politique mais la stabilité économique qui est issue de cette stabilité politique quand même et encore une fois ce courage qu'on doit avoir sur des économies qui sont absolument vitales pour la suite. Alors autre idée de la semaine Emmanuel Macron qui lui veut lancer une convention citoyenne sur les temps de vacances et les rythmes scolaires.

Est-ce que première question d'abord est-ce que vous trouvez qu'il y a trop de vacances pour les enfants ? Ça dépend à qui vous posez la question. Si vous posez la question à nos enfants, si vous posez la question à nos enseignants, si vous posez la question aux parents, si vous posez la question au professionnel dans le pays, moi je pense que la question elle est pas tant de trop ou pas assez, elle est la question des rythmes encore une fois et la manière avec laquelle ces rythmes sont articulés tout au long des temps de la vie de l'enfant et au long de l'année.

C'est ça la principale difficulté. Vous trouvez quoi ? Que les enfants se lèvent trop tôt, que les enfants ont trop de vacances pendant l'année scolaire.

On a plusieurs sujets. On a un sujet de rythme, de fatigue de nos enfants et on le voit de manière très criante en tant que parent. nous-même et les professionnels de santé nous disent.

Vous avez un sujet évidemment aussi de concurrence des savoirs et la question notamment des écrans qui est absolument déterminante sur ensuite l'impact sur le développement de nos enfants, sur leur sommeil évidemment, sur leur capacité d'attention et vous avez un sujet sur le rythme tout au long de l'année. Et puis il y a un sujet aussi de risque de décrochage de certains de nos enfants et de se dire que oui, les vacances ou les temps qui ne seraient pas directement à l'école sur des temps d'enseignement pourrait être aussi des temps d'accompagnement et ce qui est dans la logique d'ailleurs de ce qu'on a fait. met en place devoirfit par exemple au collège c'est quoi ? de dire qu'au-delà du temps purement scolaire, il y a des temps qui sont créés nouveaux forme de nouveaux services publics qui sont créés pour garantir que tous nos enfants soit accompagné par Il y a une question aussi qui est de faire travailler les les enseignants pardon plus longtemps.

Mais de toute façon, c'est encore une fois l'idée d'avoir une convention citoyenne, c'est justement qu'à un moment ce débat il soit posé et posé directement au français. C'est c'est un nouvelle chose qui a été créée par le président de la République. C'est un outil institutionnel complètement nouveau la convention citoyenne.

Et je crois qu'elle est nécessédes conventions citoyennes, l'une euh sur le climat, l'autre sur la fin de vie, finalement peu de dispositions qui avaient été euh demandées par ces conventions citoyennes ont été reprises par les exécutifs, par les gouvernements suivants. Est-ce que là, sur les sujets que vous venez d'évoquer qui sont déjà identifiés, est-ce que c'est pas du temps perdu, de l'énergie, de l'argent gaspillé ? Déjà, c'est c'est pas totalement le cas quand vous regardez- ce qu'on a fait sur climat et résilience puisqu'il y a un projet de loi qui a été directement issu de la convention pour la convention quand même regretter que l'intégralité parce que vous vous questionnez dans une convention citoyenne qui formule un certain nombre de propositions et de principes et puis après vous laissez en effet le parlement travailler.

Tout à l'heure vous me disiez faut pas contourner le parlement et là vous me disez vous me dites en fait il faudrait qu'on applique toutes les recommandations. Donc il faut trouver cet équilibre là d'avoir des nouveaux outils institutionnels qui permettent de permett d'associ au parlement. Pourquoi tout simplement pas faire travailler les parlementaires ?

Mais ils travaillent les parlementaires. Arrêtez de penser qu'ils travaillent pas. Non, c'est pas ce que je dis.

Je dis qu'ils ont déjà produit plusieurs rapports sur les questions que vous avez identifi nos enseignants, on puissent associer plus largement les ceux qui seront les premiers concernés au-delà de ceux qui demain voteraient la loi ou de l'exécutif qui changerait ici le règlement. Se dire les choses quand même cette convention citoyenne c'est pour lever des blocages. Blocage avec les enseignants, blocage aussi possible avec un lobbing important du du milieu du tourisme qui veut pas que les les dates de vacances changent.

C'est bien, il s'agit bien avec cette convention citoyenne. Bah, il s'agit aussi de recueillir la parole de ceux qui seront sélectionnés dans un processus dont vous savez qu'il est très encadré. C'est pas nous, c'est pas le président de la République qui va sélectionner les citoyens qui seront membres de cette but c'est déjà de poser le débat dans la société de dire est-ce que aujourd'hui les temps qui sont ceux de nos enfants correspondent aux enfants de 2025 ?

Est-ce que ça a encore du sens de fonctionner de cette manière là- là sur les les temps scolaires, les temps des vacances, sur leur organisation vis-à-vis aussi ce que je disais sur la concurrence, vis-à-vis d'autres types de savoir, de connaissance type sur sur les écrans, sur la question de leur santé, la question de la santé mentale de nos enfants et nos adolescents dont on sait qu'elle est aujourd'hui en souffrance. Euh c'est la raison pour laquelle on a créé un certain nombre de dispositifs comme on parcourci parce qu'on voit bien qu'on a besoin de prendre beaucoup plus soin de nos enfants et nos adolescence. Donc ça passe aussi par leur temps à eux et je pense que les associés eux les premiers concernés associés les familles me paraît absolument essentiel sur ces question.

Est-ce que ces deux sujets qu'on vient d'évoquer celui du budget du prochain budget avec l'idée d'un référendum par François Baurou l'idée d'une convention citoyenne par le président de la République sur les rythmes de vie des des enfants ? Est-ce que ces deux idées en une même semaine ce n'est pas finalement ça résume pas la situation politique de l'un et de l'autre ? c'est-à-dire une impossibilité de faire un certain nombre de choses parce que sans majorité au parlement et que donc il faut trouver des manières de faire des choses et que c'est on en a l'illustre.

Non parce que regardez sur la question des rythmes scolaires, il y a pas besoin que ce débat existe au Parlement. Vous savez très bien que l'exécutif pourrait acter de changer les rythmes scolaires sans avoir besoin de la loi. Sauf que se dire qu'on va justement associer les Français, associer les familles me paraît plus utile que de le faire d'une manière qui serait très verticale où on imposerait des choses.

Il y a pas une impance politique quand même que ça Non, mais je pense qu'il y a une contrainte. Il y a une contrainte qui n'a jamais été aussi forte. Il y a une contrainte politique, il y a une contrainte budgétaire qui n'ont jamais été aussi importantes.

La question c'est comment on se départit de ces contraintes là ? un moment, il faut assumer que ces contraintes existent et assumer que malgré ces contraintes, ça veut pas dire qu'on doit avoir un pays à l'arrêt. Ça veut dire qu'on a le droit de réfléchir.

Ça veut dire qu'on a le droit d'innover. Ça veut dire qu'on a le droit d'avoir des outils qui sont nouveaux et sur des sujets qui concernent la vie des gens. Parce que quand on parle de la question des finances publiques, on parle de ce qu'on est capable de financer ou pas dans notre pays et on parle de la manière avec laquelle on repense notre modèle social aussi.

Et puis quand on parle de nos enfants, ben on parle de ce qui a de plus important en tant que société, en tant que famille. Et donc je crois que ce sont des sujets qui concernent les Français et donc les associés me paraît non seulement pertinent mais utile en plus pour le pays. Alors puisqu'on parler des des vacances encore faut-il pouvoir prendre le train.

Une grève démarre demain euh lundi à la SNCF. Est-ce qu'il faut encadrer le droit de grève ? Vous êtes plutôt court.

Alors le droit de grève il est déjà encadré. Vous savez qu'il y a une réforme qui maintenant a largement porté ses fruits sur le fait de devoir le service minimum et le fait de ce devoir se déclarer avant. Moi ce qui me désole, c'est qu'en fait on a ce débat euh de manière quasi euh quasi systématique euh et qu'on a aujourd'hui des familles, on est euh aujourd'hui dimanche qui se demandent si oui ou non euh leurs enfants pourront rejoindre leurs grands-parents.

Donc il faudrait des grèves impossibles pendant les vacances scolaires. C'est pas tant des grèves impossibles qu'à un moment un sens des responsabilités. Et le sens des responsabilités, je pense que c'est pas désolé mais d'emmerder les Français matin parce qu'à la fin c'est quand même il y a une proposition qui a déjà été adopté par le Sénat qui donnerait la possibilité au gouvernement de définir par décret 30 jours par an durant lesquels les grèves seraient impossibles.

Est-ce que vous seriez d'accord vous pour ce texte ? Est-ce qu'il faut qu'il soit inscrit vite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale ? Bah ça c'est au parlementaires aussi de voir s'il souhaite le reprendre.

C'est d'ailleurs Philippe Tabarot qui est aujourd'hui ministre des transports qui portait ce texte au Sénat. Donc moi, je pense que c'est un texte qui a un texte de bon sens aussi pour garantir que oui, on puisse avoir un droit de grève parce que c'est un droit constitutionnel. Évidemment, il est pas question d'empêcher le droit de grève mais il est pas non plus question d'empêcher les Français de pouvoir être ensemble sur des temps qui sont des temps essentiels.

On parlait des temps de vie mais désolé mais dans ces temps de vie, il y a aussi la capacité à faire famille aussi la capacité à retrouver ses ses grands-parents. Il y a aussi la question des familles recomposées où derrière vous désorganisez complètement la capacité qu'ils ont à être ensemble. un moment il faut faire passer l'intérêt supérieur aussi des français et je pense que cette proposition de loi est intéressante à regarder.

Oui. Donc vous la soutenez orberger sur le parti. En tout cas, moi si j'avais été parlementaire, je l'aurais dit des jours de grève.

Garantir aux français de pouvoir se déplacer me paraît être important et c'est la un enjeu aussi de conciliation des libertés, conciliation de de droits de grève et consiliation avec une liberté fondamentale qui encore une fois la capacité à se déplacer. Surant plus dans un moment où on invite et on incite les Français à prendre le train comme étant aussi une mesure écologique extrêmement importante. Donc il faut leur donner envie de le prendre le plus possible, le plus souvent possible.

Est-ce que le ministre des transports a bien géré ce conflit à la SNCF ? Parce qu'on a, il s'est montré dès le début très réticent à toute forme de négociation sur les salaires qui sont la revendication des syndicats. Bah, j'entendais des enjeux de négociation aussi sur la question des emplois du temps, sur la question des logiciels.

Donc, je pense qu'il y a bien d'autres sujets de négociation qui entrent en jeu. C'est à lui aujourd'hui, on aura le bol de ce qui se passe à la CF. Est-ce que c'est de nature à apaiser les esprits ?

Est-ce que c'est aussi peut-être ce que pensent les Français ? J'ai l'impression que c'est peut-être ce qu'ils pensent aussi et qu'encore une fois, ils ont envie que les gens qui souhaitent travailler puissent travailler, que les gens qui souhaitent se déplacer puisse se déplacer dans un moment encore une fois où on leur demande de changer leurs habitud de la grève est encore évitable ou pas ? Est-ce que vraiment j'espère qu'elle l' et en tout cas nous on fait tout pour qu'elle le soit non pas pour empêcher mais pour négocier pour discuter mais le préalable à la discussion peut pas être systématiquement la question du droit de grève parce que sinon vous empêchez en fait toute discussion de se passer.

Dans l'actualité de la semaine il y a aussi Arceleur Mital. Est-ce que le gouvernement euh s'est résigné finalement après l'annonce de la suppression de 636 postes en France, dont 295 à Dinkerc ? Non, il y a aucune résignation.

Vous savez que l'enjeu de la réindustrialisation, c'est nous qui le portons. Vous savez, il y a 10 ou 15 ans, on parlait d'un pays qui était foutu en matière industrielle. Si si on laisse notre acier fermer, mais il y a pas de raison qu'on laisse fermer.

Le sujet qui est posé sur harceleur mital, c'est aussi un sujet de souveraineté, de souveraineté européenne. Comment on sort d'une forme de naïveté française et européenne qui fait qu'on doit défendre nos intérêts, ceant plus dans pays comme la Grande-Bretagne ont choisi de nationaliser leur industrie de l'acier quand il était lâché par le même actionnaire d'ailleurs. Euh est-ce que la France doit nationaliser son assiette ?

Je pense pas que la question de la nationalisation soit la réponse et la seule réponse qui puisse exister déjà parce que MITAR est pas à vendre aujourd'hui. Euh donc c'est compliqué de nationaliser ce qui n'est pas à vendre. Ensuite parce que ça coûterait euh je crois plus de 20 milliards d'euros euh sur cette nationalisation.

Donc quand vous parlez des enjeux de finances publiques et de dépenses publiques, je vois pas bien comment vous arrivez à à concilier ces objectifs. Par contre, on a un enjeu qui est un enjeu encore une fois de de souveraineté de souveraineté européenne. Comment on garantit que les engagements qui avaient été pris par l'entreprise sont tenus ?

Et si jamais ils ne sont plus tenus, comment on garantit aussi que les Français s'y retrouvent par rapport à l'argent qui avait pu être investi parce que on avait soutenu un certain nombre d'investissements sur les emplois. Si vous nationalisez pas, qu'est-ce que vous faites pour les sauver ? Mais vous savez très bien qu'il y a des dispositifs de soutien et d'accompagnement sur le retour à l'emploi.

Mais l'objectif aujourd'hui, c'est pas de parler de la fin, c'est de faire en sorte qu'on puisse trouver des solutions encore une fois au maintien de cet emploi parce que la question industrielle, elle est majeure. On a été les premiers à parler de réindustrialisation du pays et pas juste à en parler, à faire en sorte que ce soit le cas dans beaucoup de territoires qui étaient en déprise où aujourd'hui l'industrie vient restructurer ces territoires, recréer de l'attractivité, recréer de l'aménagement du territoire, recréer du logement, recréer des perspectives dans des territoires qui malheureusement n'en avait plus ou plus beaucoup. Donc c'est pas nous qui allons lâcher notre industrie mais la réponse elle peut pas être uniquement la question de la nationalisation.

Aurore Berger, vous êtes ministre de la lutte contre les discriminations. Euh lors des manifestations du 1er mai, un élu socialiste, Jérôme Gedge, a été prise à partie au cri de PS parti sioniste. Euh vous avez relancé euh les assises de lutte contre l'antisémitisme.

Est-ce que l'extrême gauche est aujourd'hui le principal catalyseur de l'antisémitisme ? Je pense que vous avez un antisémitisme structurel d'extrême droite, mais que vous avez une explosion de l'antisémitisme dans notre pays qui est aujourd'hui dû à l'extrême gauche et qu'il faut être très lucide. euh par rapport à ça parce que si on sait pas nommer le mal, on sait pas le combattre.

Euh et aujourd'hui, on voit qu'on a un certain nombre de Français qui ont peur. Et précisément ce mal-là à l'extrême gauche, comment vous le combattez ? Bah, on le combat déjà en le nommant, ce qui a pas toujours été le cas et je m'adresse surtout à la gauche, c'est-à-dire qu'il y a un moment, il faut qu'il rompe et qu'il rompe de manière définitive.

De la même manière que la droite a exclu toute forme de possibilité d'accord avec le FN RN, il faut que la gauche exclue toute possibilité d'accord avec la France insoumise et une fois pour toute pas le dire au gré des événements, au gré des difficultés, au gré des soubressaux, au gré de la polémique. Maintenant, il faut acter que plus jamais le Parti socialiste, le parti communiste ou les écologistes n'accepteront une quelconque alliance avec la France insoumise parce que le seul fait de l'antisémitisme suffit à rompre évidemment tout accord électoral. On a vu que la responsable du écologistes s excusé après avoir dans un premier temps reproché à Jérôme Gage, le député socialiste, une forme de provocation en allant à cette manifestation accompagnée de plusieurs journalistes.

Elle a reconnu finalement à gauche qu'il y avait l'antisémitisme. Vous avez l'impression que les écologistes ne sont pas clairs aussi sur l'antisémite. Cette déclaration, elle était en effet tout sauf claire.

Donc c'est bien de s'excuser à postériorie, ça aurait été mieux de donner la bonne réponse tout de suite. Jérôme GE n'est pas responsable de l'antisémitisme qu'il a subi. Ceux qui sont responsables, ce sont ceux qui l'ont insulté et qui l'ont chassé d'une manifestation.

Et ce qui est insupportable, c'est la réponse qu'elle a donné. Vous savez, c'est la même réponse que quand une femme est agressée, on lui dit que finalement, elle l'a bien cherché. Bah, c'est la même chose en fait.

Il l'a bien cherché. Il est responsable de l'antisémitisme par sa seule présence. Donc, en fait, ça veut dire quoi ?

C'estàdire qu'un député juif n'aurait pas le droit d'aller dans une manifestation pour défendre ses convictions et ses valeurs. Et moi, je l'avais vu et je l'avais dénoncé quelques semaines auparavant quand à l'occasion du 8 mars, on a eu des mobilisations importantes et que je salue sur la question des combats et des droits des femmes parce qu'il reste des progrès à faire. Sauf que quand dans cette même manifestation, on a une organisation, nous vivrons euh notamment qui est chassée de la manifestation parce que c'est une organisation avec des femmes qui sont des femmes juives, ça pose un problème majeur.

Donc moi, je pense qu'il y a un moment qui a un moment de clarification, qui a un moment de ressécissement. Vous savez, on dit souvent qu'il est minu moins le quart. Donc quand il est minu moins le quart, ça veut dire qu'il est pas encore trop tard. qu'il est pas encore trop tard pour agir.

C'està dire que si on prend pas les bonnes décisions tout de suite et maintenant, alors on a un vrai risque de délitement de la société et on a un vrai risque sur ces valeurs là. Ben en fait, on n'arrive plus à faire nation. On n'arrive plus à être une nation une et indivisible parce que on laisserait certains de nos concitoyens.

Marine Tourel a donc clarifié selon vous sa position. Mais j'attends qu'elle clarifie avec la France insoumise et qu'elle dise ici et maintenant, aujourd'hui comme demain, plus jamais il n'y aura de possibilité d'alliance avec la France insoumise. Mardi prochain, nous aurons à l'Assemblée nationale un débat euh sur une proposition de loi sur la lutte contre l'antisémitisme au sein de l'enseignement supérieur Constance Legripe qui est présente ici en est la rapporteur.

Ben, j'espère que tous les partis voteront et voteront à l'unanimité cette proposition de loi. Ça a été le cas au Sénat. au Sénat, à l'unanimité, cela a été voté de la droite jusqu'au communiste.

Pourquoi ce serait pas le cas à l'Assemblée nationale ? Parce qu'il en aurait un à l'Assemblée nationale qui serait gêné par le fait qu'on nomme le mal et qu'on combatte le mal parce qu'il existe au sein de notre enseignement supérieur. Donc c'est des actes que je veux, c'est pas uniquement des paroles ou des excuses, c'est des actes.

Je disais tout à l'heure qu'est-ce qui a été entendu lors du premier MS et notamment PS parti sioniste. Est-ce que vous êtes toujours pour la pénalisation de l'antisionisme ? Et je pense qu'il faut regarder froidement et lucidement le fait que l'antisémitisme, il a changé.

Et d'ailleurs, quand j'ai relancé les assises de lutte contre l'antisémitisme, j'ai mandaté des experts, ce sont des universitaires, des enseignants, des chercheurs, des avocats, des magistrats, pour leur dire est-ce que vous pouvez vous poser le constat et poser surtout des préconisations et après elle cherche pour le gouvernement d'agir parce que gouvernement, il est pas juste sur le constat, il est sur l'action et de manière unanime mais de manière unanime, les les experts mandatés ont dit qu'évidemment et malheureusement l'antisémitisme avait changé et que bah derrière la haine des complexés d'Israël aujourd'hui derrière l'antisionisme, bah c'était un paravant bien confortable pour être antisémite. Quand il est accusé d'être sioniste, qu'est-ce qu'on entend derrière ? On entend qu'il est accusé d'être juif.

On entend cette essentialisation comme si les Français juifs étaient responsables ici de ce qui se passe à plus de 4000 km de la France. Le président de la République avait dit qu'il n'était pas d'accord pour cette pénalisation de l'antisionisme parce que derrière notamment il peut y avoir l'idée que toute critique d'Israël finalement serait condamné. Qu'est-ce que vous président la République a eu des propos extrêmement clairs et encore récemment sur la question de l'antitionnisme en disant que aujourd'hui évidemment il ne pouvait plus y avoir d'ambiguïé sur le fait que l'antitionnisme était une nouvelle forme d'antisémitisme.

Il l'a dit à l'Élysée. Il s'est exprimé à plusieurs reprises sur le sujet. Il y a aucune ambiguïté sur les propos du président de la République et donc moi je suis favorable. des propositions de loi qui a été déposées par Carolinead à l'Assemblée nationale notamment de manière à ce qu'on puisse avancer et progresser parce qu'on voit bien qu'aujourd'hui on a un sujet de caractérisation de ce qu'est l'antisémitisme dans notre pays et on ne peut pas accepter encore une fois de laisser prospérer l'antisémitisme en France.

Euh depuis 2 mois, aucune aide humanitaire n'est autorisée à à rentrer dans la bande de Gaza. La Croix-Rouge, l'ONU, l'OMS alerte sur la situation humanitaire. La communauté internationale fait-elle suffisamment pression sur Israël ?

C'est ce que fait le président de la République depuis le premier jour. Vous savez, on a tenu des propos très clairs. On a dit quoi depuis le premier jour ?

Un, reconnaissance du fait qu'il y avait eu des attentats terroristes islamistes et la pire pogrome de notre siècle puisque nous avons même 50 français qui ont été assassinés dans les attentats du 7 octobre. Demande immédiate de libération et inconditionnelle de tous les otages. Et il y a encore aujourd'hui des otages qui sont retenus dans la bande de Gaza et demandent de soutien humanitaire. pour les citoyens, les hommes, les femmes, les enfants qui vivent aujourd'hui dans la bande de Gaza.

Mais qui sont les premières victimes de qui ? Qui sont d'abord les premières victimes du Hamas ? Qui sont les premières victimes d'un groupe terroriste qui les tient et les maintient dans cette enclave avec une incapacité à se développer ?

C'est là aussi il faut rappeler les choses. Donc nous la France, elle tient cette position et cette position extrêmement claire. Reconnaissance de ce qui s'est passé, libération des otages et aide humanitaire.

Évidemment, Tarna. Haute fait d'actualité, l'assassinat d'un homme dans une mosquée. Est-ce que vous récusez vous aussi le terme d'islamophobie comme Manuel Valst la semaine dernière dans ce studio.

Je je comprends ceux qui peuvent spontanément l'employer parce qu'ils y verraient la la une manière encore une fois d'exprimer un soutien et une empathie. Mais je pense que ça n'est pas un terme approprié. Je pense que ça n'est pas un terme approprié.

Oui, mais j'ai eu cette discussion aussi avec le premier ministre et on a le droit aussi parfois d'avoir des nuances et cette nuance pour moi elle est importante parce que je sais que celles et ceux qui aujourd'hui veulent imposer ce terme eux ne sont pas avec des intentions louables. Ils cherchent à imposer ce terme de la haine antimusulman. Et je combats toutes les formes de haine et sans aucune hiérarchie et sans aucune distinction parce que le racisme, l'antisémitisme, les haines antireligieuses qui peuvent exister, qu'elles soient antimusulmanes ou antichrétiennes sont insupportables.

Et quand on est universaliste, quand on est profondément républicain et qu'on veut tenir la République, et bien on ne hiérarchise pas et on ne distingue pas et on ne dit pas qu'il y a un fait qui serait plus grave qu'un autre et on combat toutes les formes de haine. Et c'est cela qu'on doit faire. Mais je crois que l'emploi de ce terme malheureusement risque d'apporter une forme de confusion et surtout euh d'être un levier pour un certain nombre d'ennemis de la République d'imposer l'idée qu'on a'urait pas le droit de critiquer une religion, qu'on a'urait pas le droit de blasphémer alors que dans notre pays ce sont des droits et que certains malheureusement ont payé de leur vie le fait de pouvoir les employer.

Aurore Berger, vous restez avec nous remarquer une pause dans ce grand jury. Je rappelle que vous êtes ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes et nous parlerons notamment dans un instant du retour au cinéma de Gérard Pardieu. À tout de suite.

Le grand jury RTL Lefigaro public Sénat M6. Les services secrets américains ont récemment déclassifié un étonnant document. Il s'agit d'une enquête de 2000 pages consacrées au cinéaste le plus populaire de son temps, Charlie Chaplin.

Tout au long de sa carrière, Edgar Hu le puissant patron du FBI a nourri ce dossier, persuadé que le cinéaste était un dangereux agitateur communiste. Il y a une inquiétude politique au plus haut de la hiérarchie de l'État. Charlie était considéré comme un mauvais citoyen parce que Charlie Champlin a toujours refusé de demander la nationalité américaine.

Du premier MéMO daté de 1922 jusqu'à la dernière note datée de 1978. Ces pages nous racontent l'histoire de cette impitoyable track. FBI, le dossier Chapeline.

Vendredi prochain à 22h sur publicsenna et sur publicsena.fr. [Musique] FR.

On s'en prend une euh Non, c'est bon. Je vais vous prendre un paquet de un paquet de Shwinggum. Faites les bons choix dès maintenant.

Vous vous remercierez plus tard. Tabac, alcool, alimentation, activité physique. En changeant nos comportements, on pourrait éviter près de la moitié des cancers. [Musique] [Musique] The war tool on culture is very negative in Ukraine. [Musique] х бажання - це zщення усього нашу національнуч наша культурна спадце 100% Raine la culture en guerre aujourd'hui à 13h sur publicat et sur publicsenaat.fr. [Musique] faire préparez vos télécommandes.

Public Sénat débarque sur le canal 8 de la TNT le vendredi 6 juin. Nouveau canal mais même horaire. On se retrouve toujours à 7h30 et 12h30 pour Bonjour chez vous.

Toute l'actualité parlementaire, la grande interview politique et bien sûr l'info dans vos régions avec la presse régionale. À partir du 6 juin, retrouver Public Sénat sur le canal 8 de la TNT. [Musique] Un jour, j'ai eu la chance de jouer pour Charlie Chaplin.

Lui qui a fait rire le monde entier quand il nous a écouté, il s'est mis à pleurer. Alors pour moi, c'était vraiment un signe que notre musique avait vraiment de l'avenir. Avec son groupe, il a vendu plus de 25 millions d'albums.

Il a rendu la musique gitane ultra populaire. Plus de 40 ans après, on écoute encore ses titres phares et le 24 mai prochain, il sera au palais des congrès pour un concert symphonique avec 80 musiciens. Chico est notre invité dans Un monde un regard, les entretiens de Public Sénat.

Un monde, un regard vendredi prochain à 17h sur Publics Sena et sur publicsena.fr. Voir ou revoir ce documentaire sur publicsena.fr.

FR. [Musique] Suite du grand jury présenté par Olivier Bost. Aurore Berger, la ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes et ministre de la lutte contre les discriminations et notre invité.

À mes côtés pour vous interroger Périne Tarnaud de public Sénat et Lauris Boichot du Fidaro. Le grand jury 2027, c'est demain 2027. Hurore Berger, avez-vous apprécié la blague de Cyril Anuna cette semaine ?

Faire croire qu'il serait candidat à la présidentielle pour se faire un peu de pub sur le dos des politiques ? Apparemment, ça marche puisque vous me posez la question. Donc, il a dû avoir raison de le faire.

Euh après euh voilà, c'est je crois qu'il a répondu à cette question en disant justement qu'il nous testait euh et que il n'était pas il n'était pas candidat et qu'il n'envisageait pas de l'être. Mais ça vous a fait sourire ou c'est J'ai J'ai pas sourire ou pas en fait. Je crois que la question elle existe pour les Français de savoir qui ils veulent ou pas en 2027.

Moi ce que je vois c'est qu'il y a beaucoup de gens qui commentent 2027 en pensant qu'il doit plus rien se passer pendant les deux prochaines années. Moi je crois pas à ça. Je crois que les Français ils ont envie qu'on soit au travail.

Ils ont envie qu'on produise des résultats encore pendant 2 ans puis après se posera la question 2027 et je crois d'un certain nombre d'éléments de courage dont on aura besoin. Au-delà de cette opération, il y a semble-t-il un espace pour pour des surprises puisque 56 % des Français espèrent l'émergence de candidats hors système selon un récent sondage au doa pour le Figaro. C'est une possibilité l'émergence de candidat hors système possibilité voir risque à vos yeux.

Je sais pas si c'est un risque. Moi je pense que aujourd'hui on connaît pas la ligne de départ qui sera celle de la campagne présidentielle de 2027. Donc on en connaît encore moins la ligne d'arrivée.

Donc oui, il peut se passer beaucoup de choses. Vous savez, on sort d'une année où il y a eu une dissolution, une censure, quatre premier ministres. Donc vous voyez, la vie politique, elle est pleine de rebondissement et de surprise.

Et je crois que c'est ça aussi que ça nous a appris. Il y a une volonté chez les Français euh de changement réel mesuré par ce même sondage. 78 % euh souhaitent une rupture avec la politique menée ces dernières années.

Est-ce que ça c'est pas un peu votre échec ? Je crois que ça a toujours été le cas. Je crois qu'à chaque campagne présidentielle, on a entendu rompre avec ce qui se passait préalablement.

Certains ont même été candidats de la rupture en ayant eux-mêmes été ministres pour autant. Donc vous voyez, je pense qu'il y a toujours cette idée-là d'arriver à renouveler à renouveler les codes, avoir des idées neuves. Moi, je pense qu'on est dans un moment qui appellera une grande clarification des alliances des uns et des autres.

On en parlait du courage aussi parce que sur la question des valeurs et des principes qu'on veut porter, il faudra il faudra ce courage-là et je pense qu'encore une fois oui euh ni la ligne de départ et donc encore moins la ligne d'arm. Il n'est pas encore officiellement candidat à l'élection présidentielle, mais il évoque l'idée. C'est le ministre de la justice, Gérald Armin.

Il pourrait être votre représentant pour l'élection présidentielle. Mais je pense encore une fois que tout ça est prématuré. C'est prématuré pour nous tous.

C'est prématuré pour toutes celles et ceux que vous évoquez parce que je pense qu'aujourd'hui on Pourquoi en parle-tu déjà ? Alors mais parce que il a le droit et la légitimité d'en parler. Après moi je pense qu'on est d'abord moi je suis membre du gouvernement et que je suis là pour avoir des résultats.

C'est ça qui a attendu de moi. Sinon j'aurais pas été nommé. Ça veut dire qu'il fait une erreur Géraldmanin qu'il devrait pas chacun le droit d'avoir son propre calendrier.

Chacun a le droit d'avancer ses propres idées, sa manière de faire et sa méthode. Et après, c'est les Français qui jugeront. Il faudra d'abord se mettre d'accord sur un mode de désignation parce que au-delà de toutes encore une fois les candidatures qui une à une sans doute très légitimes.

Si on se présente en ordre dis, elles affaiblissent votre camp. Ce qui est certain, c'est que si on se présente en ordre dispersé, que vous avez un ou une candidate renaissance, un candidat pour horizon avec Édouard Philippe, un candidat LR, ben en fait le grand risque c'est qu'aucun ne soit qualifié au second tour. Donc moi en effet, je pense qu'il va falloir qu'on se mette d'accord ensemble sur un mode de désignation qui permettra qu'un ou une candidate puisse émerger, puisse être choisie.

Est-ce que c'est une primaire ? Est-ce que c'est en mode désignation ? parce que les enquêtes d'opinion clarifieront aussi les choses dans l'année qui vient et on verra qui a réussi à à structurer et qui n'a pas forcément réussi à structurer.

Mais je crois moi en effet qu'on a besoin d'avoir un candidat doit être suffisamment ouvert au sein du bloc central jusqu'au républicain par exemple. Moi j'y suis favorable. J'y suis favorable parce qu'aujourd'hui on gouverne ensemble et je pense que les français comprendraient pas qu'on gouverne aujourd'hui ensemble et qu'on soit dans l'incapacité ensuite de travailler ensemble.

La question c'est est-ce que les uns et les autres on en a envie ? moins oui parce que je pense que c'est ça dont on a besoin pour le pays, cette clarification là dont on a besoin. On verra aussi ce que dit la campagne interne DLR, ce que dit celle du PS demain.

Donc vous voyez, il y a encore beaucoup beaucoup d'inconnus mais je pense que d'abord il faut travailler et je pense que oui, il faudra du courage en 2027. Moi, j'y prendrai toute ma part aussi parce que je crois quelle forme ? Mais on verra la forme que ça prendra.

Mais en tout cas, moi je travaille je travaille avec les parlementaires, avec les élus locaux, avec les entreprises. Je travaille surtout sur la mission aussi qui m'a été confiée par le premier ministre, par le président de la République. Je suis là pour obtenir des résultats sur des sujets qui je crois sont fondamentaux dans la République parce que si on narrive plus à tenir ensemble en tant que République et en tant que nation sur ses valeurs et sur ses principes, sur la lutte contre l'antisémitisme ou le racisme, sur la question des discriminations, sur les questions d'égalité et de respect, à la fin, on parle pas d'un demi-point de fiscalité.

On parle de notre capacité à d'être une République ou à ne plus l'être, à être une nation ou à ne plus l'être. Et moi, je veux pas ça. Je crois pas à cet archipel, je crois pas à ce délitement.

Je crois que les Français, ils attendent du rassemblement, qu'ils attendent de l'unité. Après, est-ce qu'ils voudront tel candidat ou tel candidat ? C'est à eux de le décider, mais ce sera à nous d'abord d'avoir posé des règles claires pour espérer qu' une t les candidats qu'on a cité, il y en a pas un dont vous êtes le plus proche ou qui vous intéresse plus que les autres.

Pourquoi il faudrait forcément se ranger derrière quelqu'un ? Non, mais je vous pose la question. Il y a quelqu'un il y a des idées qui se dégagent.

Par exemple, on voit qu'entre Gérald Armanin et Édouard Philippe sur la question des retraites par exemple, ils sont pas sur le même positionnement. Euh est-ce que il y a déjà des idées pour vous qui sont plus intéressantes que d'autres ? Mais je pense qu'en effet, ça se passera d'abord sur la question du projet.

Aujourd'hui, on focalise beaucoup sur les personnalités. Est-ce que ces personnalités ont à dire ou pas ? Il y aura en effet la question du projet parce qu'on voit bien qu'on n'arrivera pas à tout faire dans les 2 ans, même si on peut déjà faire beaucoup.

Et donc la clarification sur le modèle social, la clarification sur le travail, tout ça interviendra sans doute dans le grand moment de clarification qui a toujours été la campagne présidentielle et le rapport au travail à mon avis sera au centre des préoccupations qu'on aura pour 2027. Et quel candidat du Rassemblement national serait le plus dangereux pour vous selon vous Marine Le Pen si elle est finalement relaxée par la justice ou alors Jordan Bardella ? C'est pas à moi de le dire mais ce que je sais c'est que quoi qu'il arrive il y aura un candidat du Rassemblement national et que quoi qu'il arrive le candidat du Rassemblement national Jordan Barnella, c'est la même chose selon vous ?

Non, c'est pas la même chose. C'est pas la même chose sur sans doute sur les orientations, c'est pas la même chose sur le parcours, c'est pas la même chose sur l'identité politique. C'est pas la même chose sur je crois la la compétence et puis la manière avec laquelle ils font de la politique.

Mais peu importe, ce qui compte c'est que nous, on se prépare pour nous-même. Je vais voir pour quel projet on a envie nous de présenter aux Français puisqu'on sait que quoi qu'il arrive, on aura affronter le Rassemblement national et qu'aujourd'hui en tout cas, quel que soit le candidat, il est suffisamment haut pour garantir presque sa qualification au second tour. Pour l'instant, il y a beaucoup de candidats, il y a très peu de de candidates.

D'une manière plus générale, sur la place des femmes euh dans la dans la vie publique, on compte aujourd'hui environ euh 36 % de femmes à l'Assemblée nationale et et au Sénat. Euh mais la 5e République n'a eu que deux femmes euh chef de gouvernement. Il a fallu attendre 2007 avant d'avoir une femme se qualifiée au second tour de l'élection présidentielle.

Euh 80 ans après l'obtention du droit de vote pour les femmes, quel regard portez-vous finalement quelque part sur cette lente intégration à la vie politique ? Elle est peut-être lente, mais elle est certaine, hein. Elle est certaine parce qu'aujourd'hui euh les parlementaires, ça viendrai à l'idée de personne de se dire euh que la parité pourrait être gommé d'un trait de plume euh parce qu'on vient de voter la parité euh sur les élections municipales dans toutes les communes en entendant les mêmes arguments que ceux qu'on entendait il y a 20 ans d'ailleurs en nous disant on narrivera pas à trouver des candidates, on va affesser le niveau de la vie politique.

Je crois pas que le niveau de la vie politique ce soit affessé parce qu'il y a des femmes. Je pense qu'il y a d'autres raisons qui expliquent peut-être que justement la politique, elle soit insuffisamment attractive aujourd'hui parce que elle est trop violente parce que la manière avec laquelle on considère les hommes et les femmes politiques dans notre pays ne donne pas forcément envie à des hommes et à des femmes de s'engager. Mais nous on a fait le choix justement de l'engagement des femmes.

Moi, j'ai été élu présidente de groupe en 2022 dans le même temps où elle brun pivet été élu président de l'Assemblée nationale et Elisabeth Borne était nommée première ministre. Donc il y a des femmes, vous savez, en Macronie contrairement à ce que certains disent ou pensent. Et je crois que on entend bien justement continuer à exister, à se faire entendre.

Le grand jury, ça se passe au Parlement. Alors, ça se passe au Parlement et en ce moment, les projets de loi sur la fin de vie sont en discussion. Euh le texte créant une aide active à mourir a été adopté en commission euh cette semaine.

Euh, êtes-vous totalement opposé à l'aide active à mourir ? Alors, c'est un sujet qui a toujours été extrêmement difficile parce que je pense que c'est un sujet extraordinairement intime et personnel. Euh moi je pense que à la fin déjà on a tenu nos engagements.

L'engagement du président de la République pendant la campagne présidentielle, c'était de pouvoir présenter un texte au Parlement issu de la convention citoyenne. Donc ça veut dire que oui, on a respecté l'engagement pris devant les Français. Ensuite, il y a la manière avec laquelle si cette aide active à mourir devait être votée, elle est structurée et organisée.

Moi, ce que je note, c'est qu'il y a un écart important entre le texte tel qu'il a été présenté au départ par le gouvernement et le texte tel qu'il est sorti de commission. Vous pensez de toi pour assez de garde de fou ? Il y a Je trouve qu'aujourd'hui il n'y a pas suffisamment de garde fou à la fois dans les délais de réflexion, dans la collégialité qui doit être nécessaire pour garantir que la décision soit prise parce que c'est la décision la plus irrévocable.

Et surtout moi ce que je souhaite parce que c'était notre intention initiale, c'est que de manière systématique une offre de soins palliatif soit proposée. Parce qu'aujourd'hui la situation qu'on a c'est quoi ? C'est qu'on meurt mal parfois dans notre pays.

On meurt mal quand on est seul là où d'autres sont accompagnés évidemment par leur famille, par des proches ou par des associations. Et on meurt mal quand on a pas d'offre de soins palliatifs. On meurt mal aussi parce qu'on méconnait ses droits.

Combien de Français encore n'ont pas fait leur directive anticipée ? tout simplement parce qu'ils ne savent même pas que c'est une possibilité qui leur est offerte et parce que on n pas envie de se projeter, ce que je comprends intimement, on n pas envie de se projeter sur ce qui peut être la fin de sa vie. Sauf que c'est un droit et que les droits des Français doivent être respectés jusqu'à la dernière minute et après on verra l'état du débat à l'assemblée.

Le texte pose un certain nombre de conditions euh pour recourir à cette aide active à mourir, celle notamment d'être atteint d'une affection grave et incurable quelle qu'en soit la cause qui engage le pronostic vital en phase avancée ou terminale. Cette expression en phase avancée est trop floue pour plusieurs députés. vous considérez effectivement qu'elle doit être clarifiée.

Il y a la haute autorité de santé qui va rendre son avis justement sur cette question-là. Donc moi, je pense que sur ces sujets, il faut euh accepter d'écouter celles et ceux qui savent. Et ceux qui savent en la matière, c'est pas moi sur savoir si c'est le bon terme de phase avancée ou non.

Ce sont les médecins, ce sont les professionnels de santé parce que demain, c'est à eux qu'on demandera de mettre en œuvre cette nouvelle possibilité qui existerait si les députés l'adoptent. Donc je pense que la parole du corps médical est absolument déterminante pour savoir justement quels sont les gardes fous qui doivent être posés notamment si les termes précis ont bien été posés. Mais pour bien comprendre votre position, donc sur le principe vous n'êtes pas contre cette loi, mais vous avez employé tout à l'heure un conditionnel en disant si elle était adoptée, vous pensez que parce que je ne sais pas ce que vont faire les députés parce que je pense qu'en la matière, il y a aucune consigne de groupe et c'est bien naturel et bien normal parce que je pense que chacun va se prononcer de manière totalement intime et libre.

Et je pense que c'est sans doute l'un des choix les plus complexes, si ce n'est le choix le plus complexe de cette mandature, quand des députés vont appuyer sur le bouton pour dire s'ils sont pour, s'ils sont contre ou s'ils s'abstiennent. Parce que à chaque fois, on va essayer de caricaturer leur position. S'ils sont contre, ça veut dire qu'ils n'ont pas suffisamment d'empathie pour celles et ceux qui souffrent.

Euh s'ils sont pour, ça veut dire que euh ils décideraient peut-être à la légère. Euh s'ils s'abtiennent, c'est parce qu'ils sont pas cap de faire un choix. Donc je pense que c'est ah ben j'espère qu'il va l'être en tout cas en séance publique parce que si sur ce débat-là on n'est pas capable de se respecter, de s'écouter et de respecter donc encore une fois celles et ceux qui vont regarder nos débats parce que ces débats ils vont être très regardés, ils vont être très écoutés par les Français parce que ils correspondent encore une fois à des cheminements et à des questionnements personnels.

Donc moi ce que j'espère d'abord c'est un climat extrêmement serein qui doit pouvoir exister évidemment dans ces débats. Une question qui concerne l'Assemblée nationale. François Bairrou a lancé ses consultations sur la proportionnelle pour pour l'élection des des députés aux élections législatives.

Alors, votre partie Renaissance est désormais contre la proportionnelle alors que c'est une promesse qui est qui a été faite par Emmanuel Macron depuis 2017. Alors, la promesse de 2017 n'était pas une proportionnelle intégrale. Ça ne l'a jamais été.

ça a toujours été la question d'une dose de proportionnel et uniquement ça euh et je pense que c'est pas la même chose déjà d'avoir une proportionnelle intégrale et d'avoir 15 à 20 % de députés qui pourraient être élus sur des scrutins de liste. Et là après plein de questions se posent. Est-ce que c'est au niveau départemental, au niveau régional ou au niveau national ?

Mais l'idée c'est de favoriser le pluralisme politique. Bah, il est déjà très bien représenté à l'Assemblée nationale. Vous trouvez pas ?

Donc on a plus besoin de pas nécessaire de faire un En tout cas, je pense que c'est pas le seul argument qui puisse être entendu parce que si aujourd'hui vous expliquez aux députés qu'il y a pas assez de pluralisme à l'Assemblée nationale alors qu'il y a jamais eu autant de groupes à l'Assemblée nationale, je vois pas bien. En tout cas l'argument, ça peut pas être l'argument premier. L'idée de la proportionnelle, c'est que ça pousse au compromis et ça pousse au compromis avant ou en tout cas pour ces pour les élections alors que là le compromis semble impossible quand on le compromis doit pouvoir se faire à l'Assemblée nationale aussi.

C'est ce que vous m'indiquiez au début de cette émission en disant qu'il fallait faire confiance à l'assemblée un pays d'Europe qui a pas la proportionnelle. Qu'est-ce que vous répondez à cet argument là ? Ça souvent il y a aussi deux il y a pas totalement le cas.

Euh il y a des pays qui ont fait le choix aussi euh en tout cas au sein du continent européen, si vous regardez la Grande-Bretagne, d'avoir un scrutin majoritaire à un tour qui est encore beaucoup plus clair et tranchant que le nôtre. Et puis souvent, on a parfois comme en Allemagne deux votes qui coexistent, un vote majoritaire et un vote proportionnel. Bref, il y a des systèmes qui sont très différents et puis c'est difficile en plus de de dresser ces comparaisons dans des États qui sont très centralisés, dans des États qui sont fédéraux par exemple parce que nécessairement c'est pas la même mécanique.

Donc moi encore une fois la l'idée l'idée qu'on avait en 2017 c'était une dose de proportionnel. C'était pas une proportionnelle intégrale et moi j'ai toujours dit que j'étais pas favorable à une proportionnelle intégrale ce qui est d'ailleurs la vie très majoritaire du groupe et du parti Renaissance aujourd'hui. Une question personnelle et qui concerne ce qui s'est passé au Parlement.

Une procédure judiciaire a été ouverte à votre rencontre pour faux témoignage, pour un soupçon de parjure après une audition sur la situation des des crèche. Il vous est reproché de ne pas avoir fait état de vos liens avec une lobbyiste du secteur. Est-ce que vous avez des nouvelles de cette procédure ?

La procédure, elle va suivre son cours. Vous savez qu'elle fait suite à un signalement de la France insoumise. C'est comme ça que cette polémique est née.

Donc moi, je réserverai ensuite ma réaction évidemment à la justice, mais je suis pas dupe de qui évidemment a cherché à instrumentaliser cel. J'en ai pas eu et je me tiens évidemment à cette disposition parce que je crois qu'il y a des faits et les faits c'est que j'ai changé la loi en la matière pour garantir que les groupes privés soient enfin contrôlé et beaucoup plus contrôlé. Que j'ai renforcé tous les dispositifs de contrôle qui peuvent exister parce qu'on parle de ce qui est de plus important pour nous en tant que parents.

On parle de nos enfants et de la protection évidemment qu'on doit à nos enfants. Le grand jury question express. Question express par oui, par non pour les réponses pour ou contre.

Si vous étiez à jour de cotisation chez les républicains, vous teriez plutôt pour Bruno Rotaillou ou pour le renvoquer ? Je ne suis pas à jour de cotisation. Je suis à jour de cotisation chez Renaissance.

Si vous étiez du coup, j'ai pas répondre à la question parce que je ne suis pas dans le corps électoral DLR aujourd'hui. Donc vous avez un collègue au gouvernement mais Bruno Rotaillot mais vous ne voteriez pas pour lui parce que c'est pas à moi que la question s'adresse. La question elle s'adresse aux électeurs qui sont ceux des républicains.

Est-ce qu'il faut contraindre l'installation des médecins pour lutter contre les déserts médicaux ? Non. Non, parce que je pense que c'est une fausse bonne idée parce qu'à la fin ces médecins se déconventionneraient ou iraient dans le privé ou irai dans d'autres systèmes de santé et qu'à la fin je pense que ça ne ferait plus de médecin ou en tout cas ça n'en ferait pas plus.

Il y a quand même une obligation qui est souhaitée par le chef du gouvernement François B. C'est pas la même chose que l'obligation et la régulation à l'installation. Puis contribuer à aller dans des zones qui sont des zones sous tension 1 à 2 jours d'exercice en supplémentaire. ce qui n'a rien à voir avec le fait qu'on déciderait de manière arbitraire là où ils ont le droit de s'installer.

Ce d'autant plus que vous le savez aujourd'hui euh quasiment enfin grande partie de notre pays est en risque de désert médical y compris Paris. Donc dire qu'on va contraindre à l'installation, je pense que c'est le meilleur moyen qu'à la fin on ait moins de médecins. Et en matière d'impôt, faut-il supprimer les 10 % d'abattement pour les retraités les plus riches ?

Je pense qu'il faut les plafonner. C'est l'amendement que j'avais proposé moi à l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de finance parce que ça coûte plus de 4 milliards d'euros par an aujourd'hui euh aux Français euh et qu'encore une fois, vous l'avez dit vous-même, c'est les 9e et 10e des ciles, c'est-à-dire les plus riches des retraités qui en bénéficient le plus. Donc je pense que c'est un problème sur la manière avec laquelle on partage l'effort dans la société pour que tout ne repose pas toujours sur les actifs, mais qui a ce partage d'efforts intergénérationnel qui puisse exister et qu'encore une fois on est quelque chose qui soit plus juste socialement et fiscalement.

Le grand jury, tout est politique. Aurore Berger, Gérard Pardieu fait son retour sur les plateaux de cinéma avec avant la décision du tribunal correctionnel de Paris, ça sera le 13 mai, pour des agressions sexuelles qui contestent et qui auraient été commises sur un tournage. Il est actuellement en tournage au Portugal.

Est-ce que c'est trop tôt ? Est-ce que c'est indécent ? C'est euh aux Français de le dire demain s'ils auront envie ou pas d'aller voir d'aller voir ces films.

Euh je pense qu'il faut d'abord attendre la décision de la décision de justice. Moi, je regrette la manière avec laquelle euh les victimes présumées ont été traitées tout au long de ce procès, y compris euh par l'avocat de Gérard de Pardieu. Et c'est pas moi qui le dit, ce sont des avocats qui ont dénoncé ces pratiques et cette manière de faire et cette outrance à l'encontre des victimes.

Parce que vous savez si aujourd'hui beaucoup de femmes hésitent à porter plainte, c'est parce qu'elles ont peur aussi de l'épreuve judiciaire et de la manière avec laquelle elle pourrai être traité pendant le procès. Ce que vous dites, c'est que la réalisatrice Fannie Ardent qui a recruté Gérard Perdio pour ce film manque de respect au plaignant. Mais c'est pas à moi de dire si elle a le droit ou pas le droit.

Elle a le droit de faire tourner qui elle veut mais c'est les Français qui jugeront s'ils ont envie d'aller voir demain un nouveau film qui ferait jouer Gérard de Perdu. Moi je pense que en tout cas moi c'est mon avis personnel après le reportage qu'il y avait eu dans complément d'enquête. Je n'ai pas envie de le voir retourner parce que je trouve que les propos qui avait été les siens à l'encontre des enfants, à l'encontre des mineurs, moi m'avaient tellement révulsé que ça ce simple fait me suffit à ne plus avoir envie de le voir jouer dans de nouveaux.

Vous dénoncez les les le comportement des avocats. Euh le comportement des avocats est libre dans un dans un tribunal. Est-ce que leur ordre devrait revoir euh ces ces choses-là ?

Il est libre mais il y a quand même un devoir d'éthique quand vous êtes avocat. ne vouit pas complètement oublier enfin oublier ce devoir d'éthique. Oui, c'est euh c'est des discussions qu'on doit avoir et que j'entends avoir évidemment avec l'ordre de manière à savoir comment tout en garantissant de manière évidemment extrêmement euh précise la question de la présomption d'innocence, la capacité à avoir toujours avoir accès à la défense puisque c'est bien de cela dont il s'agit que cet accès à la défense ne devienne pas non plus une épreuve judiciaire supplémentaire imposée aux victimes qui les ferait renoncer à exercer leurs droits et à pouvoir notamment porter plainte.

Périne Tarna. Le comédien réalisateur Nicolas Bedos sort euh un livre après sa condamnation à un an de prison euh dont 6 mois avec surcis pour agression sexuelle. Euh il reconnaît cette mal comportée et dénonce également euh les dérives du mouvement Mou.

Est-ce que vous trouvez son reporti intéressant ou vous y voyez plutôt une tentative de réhabilitation ? J'ai pas encore lu le livre, mais j'ai lu euh son son interview au coin que j'ai trouvé intéressante pour une raison, c'est que souvent vous savez les auteurs d'agression sexuelle puisqu'il a été reconnu auteur d'agression sexuelle, ni les faits qui leur sont reprochés et ni la souffrance qu'ils sont pu causer aux victimes. Et là, c'est autre chose que j'ai lu puisqu'il a reconnu encore une fois les souffrances qu'il avait pu imposer aux victimes et ce pourquoi il a été condamné.

Et il pose une question qui est essentielle en démocratie qui est la question de la réhabilitation. À partir du moment où quelqu'un a exercé sa peine, a réalisé sa peine, est-ce qu'il a le droit de revenir ou pas dans la société ? Là encore, c'est les Français qui vont décider parce que c'est un personnage public.

Est-ce qu'ils auront envie de lire son livre ? Est-ce qu'ils auront à nouveau envie de le voir jouer ou de le voir tourner les Mais ça pose une question qui me paraî les excès dû au mouvement mitouf ? Les excès, c'est ceux qui ont eu lieu avant.

Euh les excès, ce sont les agressions sexuelles, ce sont les violences sexuelles. C'est le fait que je pense qu'il y a pas une femme dans notre pays qui n'a pas déjà été euh sujette euh à une agression verbale ou à une agression physique, une agression dans les transports. C'est ça l'excès qui a pu exister parce que on n jamais dans notre pays changé de ligne sur la question de la présomption d'innocence, sur la question du droit à une défense, sur la manière avec laquelle on a toujours considéré qu'à la fin ce qui devait nous guider c'était justement l'action en justice et faire en sorte que les victimes aillent en justice justement pour avoir accès à la réparation.

Dans François Bairrou sera auditionné dans 10 jours par la commission d'enquête sur l'affaire Betaram du nom des violences et abus sexuelles présumé dénoncé dans cet établissement catholique des Pyrénées Atlantiques, le département du Premier ministre. François Baïou peut-il se sortir de ces versions successives sur ce qu'il savait ou ne savait pas ? Déjà les violences sexuelles infligées à nos enfants et l'incès sont les pires des crimes.

C'est-à-dire que vous avez des hommes et des femmes qui étaient censés les protéger qui les abusent, qui les murent dans le silence, qui les murent dans la culpabilité. C'est la raison pour laquelle on agit. C'est pour ça que je porte la proposition de loi sur la question de l'imprescriptibilité en matière civile parce que je veux que jusqu'à la dernière heure et la dernière minute ce soi les bourreaux qui ne dorment jamais tranquille parce que les victimes elles elles sont presque condamnées à perpétuité au regard des violences qu'elles ont subis.

Donc il faut beaucoup de courage pour dire et les victimes de Betaram sont extraordinairement courageuses et dignes dans la manière avec laquelle elles ont osé dire parfois des décennies après la question aujourd'hui c'est qu'elles avaient il y avait un certain nombre d'alertes et que visiblement ces alertes ont été ignorées et il y a des versions de François Bairou différentes sur c'est c'est ça dont il va devoir répondre ministre a hâte de pouvoir être auditionné par la commission d'enquête pour dire justement les faits et pour rappeler les faits et j'espère que la commission d'enquête auditionnera tous les ministres de l'éducation nationales qui sont succédé après François Baou puisque malheureusement ce qu'on a appris sur Betaram c'est que ça n'a pas existé pendant quelques mois ou quelques années et pendant des dizaines d'années donc ça veut dire qu'il faut que toutes celles et ceux qui potentiellement auraient eu à connaître ou auraient pu agir soit évidemment dans à la suite de Betaram il y a plusieurs signalements aussi qui ont été révélés dans des dizaines d'établissements publics du secteur privé est-ce qu'il faut réfléchir à un contrôle accru ces établissements privés bien sûr qu'il y a des contrôles accru qui doivent pouvoir pouvoir être réalisé de manière à savoir exactement ce qui se passe sur la question des violences sexuelles, que ce soit dans l'enseignement public comme dans l'enseignement privé parce que c'est partout dans la société malheureusement que ces violences sexuelles existent. C'est pas un type d'établissement des départements font l'objet de plainte pour ne pas avoir suffisamment préservé des enfants de la prostitution. Est-ce que vous soutenez ces démarches euh ou ces départements qui se défendent ?

Moi ce que je veux surtout c'est que la protection de l'enfance elle soit en priorité absolue parce que aujourd'hui on a des enfants euh qui ont été victimes du pire qui ensuite nous sont confiés nous à la puissance publique même si la compétence relève des départements et qui aujourd'hui se retrouvent dans des situations euh auxquelles elles devraient jamais euh être confrontée. C'est pour ça que moi j'ai j'ai souhaité que dans la lutte contre la prostitution, on parle pas uniquement des majeurs mais aussi évidemment des mineurs parce que c'est de plus en plus tôt parce que les frontières sont de plus en plus flou parce que nos enfants ne réalisent même pas parfois ils se mettent dans des situations de hor berger quand des proxenedes vont chercher des enfants qui ont 12 13 14 ans dans ces centres qui est défaillant ? Bah tout le monde, on est tous défaillants.

On est tous défaillants parce que à la fin la première des défaillances ce sont les réseaux criminel. Ce sont les réseaux criminels qui vont les chercher. Ce sont celles et ceux qui aussi achètent ces enfants parce que il y aurait pas de commercialisation possible s'il y avait pas de clients.

H si à un moment il y avait pas des hommes parce que c'est quasiment que des hommes qui considéraient que c'était normal de pouvoir dominer le corps. Tout le monde est déant. Quelles mesures immédiates ont été prises ?

Mais on parle la question, on en avait parlé de nous dans la dernière campagne législative de de recentralisation peut-être de cette compétence parce qu'on voit bien qu'on a des départements aussi qui sont dans des situations aujourd'hu il y a des enfants qui sont en danger tout le monde est défaillant quelles mesures immédiates sont prises mais il y a des mesures de protection judiciaire puisque vous savez que tous les jours il y a des mesures de protection judiciaire qui sont mises en place il y a des plans massifs aussi pour donner envie à des hommes et des femmes de bonne volonté de s'engager pour être des assistants familiaux et pour pouvoir accueillir aussi ses enfants et pour pouvoir protéger ses enfants parce que c'est comme ça que le système peut aussi tenir IR, il y a la question du soutien au département. C'est la raison pour laquelle on voit bien que dans le lien qu'on a avec les collectivités, il faut que la question des compétences, elle soit évidemment posé pour savoir si les départements aujourd'hui peuvent faire face et peuvent faire face seul notamment sur la question de la protection de l'enfance. Merci beaucoup Horore Berger pour ce grand jury.

Bon dimanche à tous et on se retrouve la semaine prochaine. Le grand jury RTL Le Figaro public Sénat M6. Voir ou revoir votre programme sur publicsena.fr.

Tout de suite sur Public Sena. [Musique] Mademoiselle, cette jeune fille ne pourra pas signer d'échec sans l'autorisation de son mari. Les femmes ne doivent pas manier d'argent.

L'argent, c'est le monde des hommes. Cette situation injuste, celle de vos mères et de vos grand-mères, la loi du 13 juillet 1965 va y mettre fin. Je voudrais vous faire ouvrir un compte.

Bien sûr madame. Les épouses lorsqu'elles ouvrent leur premier compte bancaire, elles parlent d'un sentiment de liberté. Il y a des femmes qui sont très fortes mais perdent de leur féminité lorsque justement ils égalent trop les hommes.

Que deviennent les hommes si les femmes sont libres ? C'est une question qui visiblement est à route depuis