Déjeuner entre Jordan Bardella et le Medef : « nous traitons tous nos interlocuteurs, tous les chefs de partis, sur un pied d'égalité » affirme Patrick Martin
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Bonjour Patrick Martin, vous êtes le président du MEDEF, merci de venir ce matin dans les studios de Radio Classique, soyez le bienvenu.
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Emmanuel Macron a lancé hier un grand plan de simplification pour des projets industriels stratégiques.
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150 projets, 71 milliards d'euros d'investissement, un modèle calqué sur celui de Notre-Dame de Paris. Il était temps ?
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Le chef de l'État qui applique le concept des journées du patrimoine aux entreprises aussi, des portes ouvertes les 30 et 31 mai prochains avant le sommet de Choose France. Vous allez jouer le jeu, j'imagine ?
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Les retours que vous avez au sein du MEDEF d'entreprises, elles sont plutôt partantes ?
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Patrick Martin, le message hier, c'était une main tendue aussi finalement aux entreprises. Est-ce que l'exécutif a des choses à se faire pardonner auprès de l'entreprise ces derniers temps ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« 150 projets, 71 milliards d'euros d'investissement, un modèle calqué sur celui de Notre-Dame de Paris. »
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« plutôt que de créer des exceptions à de mauvaises lois, ça serait encore mieux de remettre à place ces lois pour aller dans le sens de la simplification. »
- 2:33PrésentateurFait
« Est-ce que l'exécutif a des choses à se faire pardonner auprès de l'entreprise ces derniers temps ? »
- 3:31InvitéFait
« Sur le 1er mai, c'est un peu plus lourd, en ce sens qu'à un moment donné, on ne peut pas dire d'un côté, il faut travailler plus, et c'est une évidence dans notre pays, il faut travailler plus, et d'un autre côté, reculer sur les retraites, reculer sur le 1er mai. »
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« Les prix du carburant flambent, les approvisionnements ralentissent après bientôt deux mois de guerre au Moyen-Orient, comment vous la ressentez cette crise au sein des entreprises, au sein du MEDEF ? »
- 5:27PrésentateurFait
« Est-ce que vous comprenez cette controverse qu'a suscité ce rendez-vous ? »
- 5:41InvitéFait
« on traite tous nos interlocuteurs, les chefs de parti, sur un pied d'égalité. »
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« Ce n'est pas le Medef qui a porté le Rassemblement National à 35% et peut-être plus du corps électoral. »
- 8:20InvitéChiffre
« le marché de l'emploi s'est retourné, que les perspectives d'embauche dans les entreprises France Travail, la redit avant-hier, sont en baisse de 6,5%, qu'on a un nombre de faillites qui est un record historique. »
- 8:36InvitéChiffre
« Les sommes qu'on a versées aux salariés des entreprises en procédure collective, qui avaient déjà beaucoup augmenté l'année dernière, ont augmenté de 23% sur le premier trimestre. »
- 9:29InvitéFait
« Nous, on croit beaucoup à la diplomatie économique qui est moins grandiloquente, qui est moins spectaculaire, qui est moins visible, d'ailleurs. »
- 10:15InvitéChiffre
« Il y a plusieurs milliers d'entreprises qui sont implantées en Algérie. »
Temps de parole
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Bonjour Patrick Martin, vous êtes le président du MEDEF, merci de venir ce matin dans les studios de Radio Classique, soyez le bienvenu. Emmanuel Macron a lancé hier un grand plan de simplification pour des projets industriels stratégiques. 150 projets, 71 milliards d'euros d'investissement, un modèle calqué sur celui de Notre-Dame de Paris. Il était temps ?
Alors je dois préciser que je m'étais moi-même rendu sur le site du projet, à ce stade de mine de lithium d'Iméris dans l'Allier, dès le mois de novembre 2023. Donc c'est une manière de signifier que je suis évidemment aligné sur ce qu'a pu dire le président de la République. Je rappelle qu'on a eu Notre-Dame, on a eu les Jeux Olympiques, on avait eu antérieurement Euro-Disney et même Toyota à Valenciennes. Donc c'est très bien, à part que plutôt que de créer des exceptions à de mauvaises lois, ça serait encore mieux de remettre à place ces lois pour aller dans le sens de la simplification. Mais enfin, il y a un progrès. S'ajoute qu'il va falloir que notre pays gère ses contradictions.
Parce que les mêmes qui disent qu'il faut gagner en souveraineté, il faut électrifier les usages, ne sont pas les derniers à se mettre en travers de tous ces projets, qu'ils soient industriels ou d'infrastructures. Nous, on est très déterminés sur ces sujets-là. Donc c'est bien que le président de la République ait fait ça, mais attaquons le mal à la racine.
Le chef de l'État qui applique le concept des journées du patrimoine aux entreprises aussi, des portes ouvertes les 30 et 31 mai prochains avant le sommet de Choose France. Vous allez jouer le jeu, j'imagine ?
Pardon, je ne veux pas attribuer au MEDEF une préscience, mais enfin, on le fait depuis des années, des journées du patrimoine industriel. Typiquement en Saône-et-Loire, on a un excellent MEDEF. Le président a organisé depuis déjà 4 ans, 5 ans, des visites, y compris d'anciennes usines désaffectées maintenant, mais qui pour beaucoup renaissent dans ce territoire qui était très industriel et qui le redevient.
Les retours que vous avez au sein du MEDEF d'entreprises, elles sont plutôt partantes ?
Bien sûr qu'elles sont partantes, mais au-delà de ça, et ça s'inscrit dans toute une démarche très volontariste que l'on a à destination du grand public, des jeunes en particulier, quand les usines, quand les entreprises ouvrent leurs portes, on a beaucoup de jeunes, on a beaucoup de familles qui viennent. Ça signifie quoi ? Ça confirme que l'entreprise a une très bonne image, une meilleure image qu'elle n'a jamais eue dans le pays, et puis qu'il y ait une volonté parfaitement justifiée de l'opinion publique, des jeunes en particulier, de s'informer pour s'orienter vers des métiers qui ont un avenir, et Dieu sait s'il y en a, notamment dans l'industrie.
Patrick Martin, le message hier, c'était une main tendue aussi finalement aux entreprises. Est-ce que l'exécutif a des choses à se faire pardonner auprès de l'entreprise ces derniers temps ?
On n'est pas dans cette logique, mais je l'ai dit d'ailleurs à l'époque, on a eu quelques frustrations lourdes d'ailleurs, typiquement dans le cadre des votes des budgets 2026, je pense évidemment à la fiscalité, je pense singulièrement au fait que contrairement aux engagements pris des impôts de production, qui disqualifient largement notre économie et singulièrement notre industrie par rapport à des concurrents, y compris européens, tout ça n'avait pas été tenu.
Maintenant on mesure la complexité, la dangerosité d'ailleurs de l'équation budgétaire, de l'état des finances publiques, donc nous on veut construire avec ce gouvernement, mais on a quelques petites alertes qui commencent à s'allumer.
Et plus précisément sur le dossier du 1er mai par exemple, sur les ruptures conventionnelles, ça brouille un petit peu le message, ce qu'a fait le gouvernement finalement, c'est-à-dire de trancher, de couper la poire en deux ?
Il ne faut pas tout mélanger l'histoire de l'assurance chômage, c'est-à-dire à ce stade, la non-transcription dans la loi de l'accord qu'on a signé avec les syndicats sur l'assurance chômage, c'est un accident procédurier je dirais. Sur le 1er mai, c'est un peu plus lourd, en ce sens qu'à un moment donné, on ne peut pas dire d'un côté, il faut travailler plus, et c'est une évidence dans notre pays, il faut travailler plus, et d'un autre côté, reculer sur les retraites, reculer sur le 1er mai. Donc c'est plutôt la symbolique des choses, et puis pour les professions directement concernées, c'est très perturbant.
Les prix du carburant flambent, les approvisionnements ralentissent après bientôt deux mois de guerre au Moyen-Orient, comment vous la ressentez cette crise au sein des entreprises, au sein du MEDEF ?
Elle se propage, il y a eu des secteurs très directement impactés, qui ont été pris en compte par le gouvernement, j'ai compris qu'il allait élargir les dispositifs d'aide, mais nous on est très conscients, je le redis, de l'état des finances publiques, il faut être attentif à ce qu'elle ne dérive pas encore plus. Mais on voit bien qu'au-delà de ces métiers directement concernés, notamment par le prix de l'énergie, il y a des effets dominos sur les taux d'intérêt, pour commencer, sur l'inflation bien entendu, et puis sur un nombre croissant de produits dérivés du pétrole, mais pas que. C'est les engrais, c'est l'hélium, enfin je ne vais pas les lister tous.
Donc c'est une situation qui est très préoccupante, dont on ne sait pas combien de temps elle va durer, et quelle ampleur elle prendra. Mais raison de plus pour remobiliser le tissu productif français. Et je finis là-dessus en vous disant qu'on l'a lancé en perspective de la présidentielle, mais au regard de cette actualité, on a lancé une très grande consultation auprès de tous les chefs d'entreprise français pour vérifier, pour mesurer le cas échant, pour corriger nos propres appréciations, mais elles sont assez fines, de l'état des troupes et des attentes des chefs d'entreprise. Donc Medef.com, il faut que tous les chefs d'entreprise répondent à cette enquête, ça prend cinq minutes.
Et l'appel est lancé. Patrick Martin, les instances dirigeantes du Medef mènent aussi une série d'entretiens avec des leaders politiques. Edouard Philippe, Marine Tondelier, aujourd'hui. Mais le déjeuner qui a attiré toute l'attention cette semaine, c'est ce tête-à-tête avec le président du Rassemblement National, Jordan Bardella. Est-ce que vous comprenez cette controverse qu'a suscité ce rendez-vous ?
D'abord, je tiens à dire que tout ça se fait au grand jour, que le principe de ces déjeuners, dont avec M. Bardella, avait été acté à l'unanimité par les instances du Medef. Donc on n'avance pas masqué, on ne fait pas ça en catimini. Premier point. Deuxième point, on traite tous nos interlocuteurs, les chefs de parti, sur un pied d'égalité. Et les belles âmes qui nous stigmatisent, qui sont d'ailleurs ultra minoritaires au motif qu'on aurait rencontré le Rassemblement National, ne sont pas les dernières à lui parler, que ce soit dans le cadre d'auditions à l'Assemblée Nationale. Que voulez-vous ?
Ce n'est pas le Medef qui a porté le Rassemblement National à 35% et peut-être plus du corps électoral. Ce parti est reconnu, on est en démocratie, le Medef est strictement respectueux des règles et des lois. On le reçoit. Est-ce que c'est un signal ? En aucun cas.
Parler avec le RN serait une capitulation, disait le directeur général de la Maïf. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Je réponds que c'est son point de vue. Le RN prône la simplification administrative, la baisse de la fiscalité. Est-ce que ça va dans le bon sens pour le Medef ? Et je précise, vous avez communiqué sur ce déjeuner, effectivement. Vous avez joué la transparence. On ne sait pas, en revanche, ce qui s'est dit pendant ce déjeuner. Est-ce qu'il y a eu des pistes intéressantes qui ont été avancées ?
Écoutez, c'est une règle qu'on s'est fixée, dont on a informé d'ailleurs nos invités, que de ne rien dire de ces échanges. Pourquoi ? Parce que c'est la meilleure manière d'avoir une forme de transparence, de sincérité et d'authenticité dans les échanges que de ne pas en faire état ensuite. Après, la campagne présidentielle va s'enclencher, elle va se dérouler. Et le jour venu, sur la base de programmes qui ont évolué entre-temps, le Medef dira de quel côté penche son cœur. Et ça a raison.
Certains participants ont jugé Jordan Bardella solide, plus solide que Marine Le Pen, voire malléable. Alors, cette expression, justement, qu'est-ce que ça signifie, malléable ?
Je ne sais pas qui a tenu ses commentaires. Vous savez, les commentaires anonymes ou les propos qu'on prête à un tel ou à tel, moi, ça me laisse très dubitatif et à vrai dire très prudent. Donc, je ne commande pas des commentaires dont je ne connais pas l'origine.
Patrick Martin, le Medef, vous le disiez, compte peser dans la prochaine présidentielle. Une grande consultation est lancée des chefs d'entreprise dès ce mois-ci. Sur Medef.com. Le Medef sera extrêmement vocal, disiez-vous, la semaine dernière. Jusqu'où peut aller cette contribution ?
D'abord, nous, on tient absolument à ce qu'on reparle d'économie et d'emploi. Je ne sais pas si ça vous a marqué. On parle beaucoup de ces déjeuners entre le Medef et tel ou tel responsable politique. Mais par exemple, on parle très peu de la fermeture de l'usine Stellantis de Poissy, qui est une nouvelle expression cruelle, et je ne juge évidemment pas la décision du groupe Stellantis, d'une forme de décadence de l'Europe, en tout cas de l'industrie européenne. C'est ça, les vrais sujets. Et donc, nous, on veut remettre dans le panorama le sujet de l'entreprise, le sujet de la croissance. On a besoin de croissance.
Le sujet de l'emploi, on ne parle même plus de l'emploi, alors que le marché de l'emploi s'est retourné, que les perspectives d'embauche dans les entreprises France Travail, la redit avant-hier, sont en baisse de 6,5%, qu'on a un nombre de faillites qui est un record historique. Nous, on gère le régime AGS, intégralement financé par les entreprises. C'est effrayant. Les sommes qu'on a versées aux salariés des entreprises en procédure collective, qui avaient déjà beaucoup augmenté l'année dernière, ont augmenté de 23% sur le premier trimestre. C'est de ça dont il faut parler, parce qu'on considère que c'est l'intérêt des entreprises, ça va s'en dire, mais du pays.
Et cette contribution, ça peut aller jusqu'à adouber un candidat, on peut imaginer, dans les dernières lignes droites de la présidentielle dans un an ?
Écoutez, n'inversons pas les rôles. Nous, on va exprimer un certain nombre de propositions, d'analyses, dès la fin du printemps. Je m'exprimerai à l'occasion de notre REF au mois d'août à Roland-Garros. Et puis, on verra comment les candidats se positionnent par rapport à nos analyses et nos propositions.
Patrick Martin, vous partez ce soir pour Alger, une invitation de l'équivalent du MEDEF algérien, le CREA. L'objectif, c'est de redémarrer la coopération entre la France et l'Algérie. Comment allez-vous resserrer ces liens ?
Nous, on croit beaucoup à la diplomatie économique qui est moins grandiloquente, qui est moins spectaculaire, qui est moins visible, d'ailleurs. Et c'est très bien ainsi que la grande diplomatie, la diplomatie étatique, je pense qu'on avait contribué, le MEDEF avait contribué, par exemple, au dégel de la relation avec le Maroc en 2024. Je me suis rendu au Japon, où il n'y a pas de tension avec le Japon, avec le président de la République il y a quelques jours. Et donc, s'agissant de l'Algérie, on sait très bien qu'il y a un froid.
Et donc, si le monde des affaires à sa place, à sa place, peut contribuer à ce que les relations se détendent parce que l'Algérie est un partenaire important pour la France, d'une manière générale, pour son économie en particulier. Donc, si je peux apporter ma contribution à cela, ça sera bien.
Justement, l'implantation, l'activité des entreprises françaises en Algérie, ça concerne quel secteur, par exemple ?
Il y a plusieurs milliers d'entreprises qui sont implantées en Algérie. C'est évident dans l'énergie, mais ça l'est dans l'automobile, ça l'est dans l'agroalimentaire. Et réciproquement, il y a des entreprises algériennes qui sont présentes en France, qui exportent vers la France, mais qui, pour certaines d'entre elles, sont implantées en France.
C'est un pays proche, c'est un pays doté de réserves très importantes en hydrocarbures, et donc c'est dans l'ordre des choses, je ne parle même pas de notre histoire commune, plus ou moins houleuse, mais la proximité géographique et la nécessité de réorienter notre activité économique et d'avoir autant que possible dans le cadre du multilatéralisme, des partenariats à travers toute la planète, c'est particulièrement nécessaire aujourd'hui.
Sauf erreur de ma part, la relation avec la Chine se tend parce que les Chinois sont très envahissants sur le plan économique, la relation avec les Etats-Unis, en tout cas avec l'administration Trump, se tend également, donc il est indispensable qu'on travaille avec le plus grand nombre de pays à travers la planète, surtout quand ils sont en proximité géographique et culturelle.
La diplomatie économique, c'est plus efficace que la diplomatie politique, parfois ?
Non, chacun est à sa place. Mais enfin, on a, nous, entrepreneurs, on n'a pas les mêmes contraintes, y compris le calendaire. On a un sens du temps long et donc, oui, c'est une manière d'apaiser le monde que de développer les relations commerciales et économiques.
L'Elysée est, j'allais dire, tenue au courant un peu de ses déplacements, j'imagine. Vous avez carte blanche ou est-ce qu'il y a aussi des dossiers que l'Elysée veut porter pendant ce déplacement ?
Non, moi, je me garderais parce que d'abord, je n'en suis pas capable et que je n'en ai pas la légitimité de parler de sujets à proprement parler diplomatiques et politiques. Mais à nouveau, de manière indirecte, le fait de parler d'affaires, d'une détente dans la relation commerciale parce que pendant le même temps, d'autres pays sont très présents en Algérie. C'est le cas de l'Italie en particulier. Donc, pour le bien commun, je dirais, mais également pour les entreprises françaises et leurs salariés, le MEDEF a joué son rôle en contribuant à ce qu'on renoue avec une relation plus apaisée.
Patrick Martin, président du MEDEF, merci beaucoup d'être venu ce matin sur l'antenne de Radio Classique. Bonne journée à vous. Dans quelques minutes, esprit libre. Avec nous, l'écrivain éditorialiste François-Olivier Gisbert. Ce sera juste après la revue de presse d'Hervé Gattegnaud. Merci.
Merci. Merci.