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interviewC dans l'air (sur YouTube)· 16 juillet 2022 4 min

Retraites, travail... Macron ne lâche rien - Reportage #cdanslair 15.07.2022

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

C'était une question attendue à laquelle Emmanuel Macron n'a pas échappé, celle sur les débuts difficiles de la majorité relative à l'Assemblée. Interrogé sur le rejet par les députés d'un article du projet de loi sanitaire en début de semaine, le président de la République minimise et tacle ses adversaires politiques. L'exemple que vous décrivez, qui est sans doute ce qui peut arriver, un coup de chaud nocturne, vous avez donc des députés de la France Insoumise avec des députés du Rassemblement National et des députés Les Républicains qui ont voté ensemble.

Je ne crois pas que les députés Les Républicains se soient engagés devant leurs électeurs à voter avec la France Insoumise et le Rassemblement National pour empêcher qu'on mette en place un pass aux frontières. Une expression qui n'a visiblement pas plu au chef de file du groupe Les Républicains à l'Assemblée, Olivier Marlex.

0:53
Invité

Non Emmanuel Macron, le vote de la représentation nationale n'est jamais un coup de chaud nocturne. C'est la voix des Français dans leur diversité. Apprenez à l'entendre, apprenez ce respect de chacun auquel vous invitez.

1:05
Présentateur

Et des coups de chauds, il y en aura sûrement d'autres pour l'exécutif, prévient le Rassemblement National après l'interview, notamment sur le dossier le plus brûlant du quinquennat.

1:13
Invité

Je crois qu'effectivement, il est en train de se dire qu'il ne trouvera jamais une majorité à l'Assemblée Nationale. Il n'aurait plus la trou avec les Républicains. À mon avis, c'est mal parti. En tous les cas, cette réforme des retraites, nous l'avons dit, et Marine Le Pen l'a dit à Elisabeth Borne lors de son entrevue, ce sera non pour la retraite à 65 ans.

1:29
Présentateur

Emmanuel Macron, droit dans ses bottes, souhaite maintenir son cap sur ses principales réformes. Il faudra travailler plus, répète le chef de l'État. La réforme des retraites ressuscitera dès la rentrée. On doit faire cette réforme. À la fin de l'été, il y aura donc d'abord cette discussion stratégique et générale. Ensuite, il y aura un travail avec les forces syndicales et patronales. Et puis ensuite, il y aura un travail avec les forces politiques au Parlement. Je pense que dès l'été 23, il faut qu'on ait une première entrée en vigueur. Concernant l'inflation et le pouvoir d'achat des Français, autre dossier sensible, Emmanuel Macron se montre ferme.

L'État réduira progressivement les aides. On va aller vers des mécanismes qui d'abord vont plus cibler les gens qui en ont le plus besoin. Ce qui ne veut pas forcément dire que les classes moyennes seront abandonnées. Pourquoi ? Par exemple, sur l'essence, on va avec les employeurs faire en sorte que les gens qui pour leur travail ont besoin de beaucoup utiliser leurs voitures soient mieux accompagnés. Une responsabilité collective face à la crise, c'est ce que préconise Emmanuel Macron pour faire face à la pénurie d'énergie liée à la guerre en Ukraine, place à la sobriété énergétique.

On va construire un plan, on va d'abord essayer de faire attention collectivement le soir aux éclairages, quand ils sont inutiles, en effet, aux éléments sur l'utilisation de notre électricité. Et donc, on va faire un plan pour les administrations publiques ? Pas assez ambitieux, aux yeux de la députée écologiste de la NUP, Sandrine Rousseau.

2:57
Invité

Ce n'est pas en éteignant les lumières qu'on va changer quoi que ce soit. Il faut changer, par exemple, l'industrie a besoin d'un plan de rénovation de ces process énormes, vraiment très structurants, pour changer les consommations des machines. Ça, ça passe par des investissements pour la transition énergétique qui ne sont pas aujourd'hui sur la table.

3:15
Présentateur

Et sur certains sujets, le président l'affirme, il y aura peut-être un changement de méthode. Emmanuel Macron n'exclut pas de consulter les Français. Peut-être qu'à certains moments aussi, la Constitution me le permet, j'irai devant les Français, je leur soumettrai des projets, j'irai appeler à leur choix. Le chef de l'État, prêt à utiliser le référendum donc, sans décider tout, tout seul, comparé par certains à Jupiter, depuis son premier quinquennat pour son exercice du pouvoir solitaire, Emmanuel Macron lui préfère un autre du romain, le guerrier. Je n'ai jamais revendiqué cette comparaison mythologique.

Donc, je le disais, si certains avaient voulu me voir comme tel, c'est plus vulcain, c'est-à-dire à la forge. Emmanuel Macron à la forge, traduction au travail. Un nouveau surnom qui pourrait bien lui valoir dans l'opposition, quelques coups de marteau. Merci d'avoir regardé cette vidéo !