Violences contestataires et violence d'État | conférence AMFIS 2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a une augmentation des faits de violence policière ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Y a-t-il une évolution historique de ces violences ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quelle est la spécificité française en matière de maintien de l'ordre ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quels sont les liens entre violence contestataire et violence d'État ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quels sont les liens entre la police et le pouvoir exécutif ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Quelle est la spécificité française du maintien de l'ordre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Marlène BanquetFait
« on a assisté à des gazages très fréquents des violences physiques contre des personnes désarmées des cas de non-assistance à personne en danger des naçages systématiques des recours au brigades de répression des actions violentes motocyclistes »
- 4:00Marlène BanquetFait
« Frédéric vaux directeur général de la police nationale a dit qu'il regrettait qu'un policier soit placé en détention provisoire même quand il est soupçonné d'avoir roué de coup en l'occurrence un jeune homme »
- 5:00Marlène BanquetChiffre
« la police française se situe dans le haut du classement européen en matière de violence et plus particulièrement de mutilation »
- 6:00Marlène BanquetFait
« la France n'a pas participé au programme européen godiac qui était une programme européen de mise en commun des bonnes pratiques du maintien de l'ordre »
- 7:00Marlène BanquetChiffre
« la formation de la police est passée de deux ans à huit mois depuis 2015 alors que les Danois et les Suédois bénéficient de deux ans et demi de formation »
- 0:30inconnuFait
« on ne met pas les moyens comme on le dit nous sur la police judiciaire et que on met des bacs qui viennent démanteler des points deal ce qui est à peu près inutile »
- 1:00inconnuFait
« un gamin de 12 ans me dit qu'il s'est déjà fait traiter de kebab par un policier »
- 3:00inconnuFait
« la police a reçu carte blanche pour rétablir l'ordre sans faire de prisonniers »
- 4:00inconnuChiffre
« il y a plus de 60 suicides dans la police par année »
- 4:30inconnuChiffre
« il y a eu dans les années les plus fortes là plus de un peu moins d'une quinzaine de personnes qui sont mortes des tirs des policiers dans le cadre des refus d'obtempérer »
- 6:00inconnuFait
« il faut un peuple en arme bah ça peut pas être notre conclusion non plus »
- 7:00inconnuFait
« il y a une difficulté majeure pour recruter des policiers pour lutter contre la délinquance économique et financière »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
alors on est très content de vous recevoir pour cette pour ce moment tous ensemble malgré des conditions climatiques un peu complexes en même temps c'est mieux que l'extrême canicule alors on se retrouve donc pour une heure et demie pour discuter ensemble de des violences contestataires et de la violence d'État alors pour ça alors donc je me présente d'abord moi-même donc Marlène banquet je m'occupe de la sociologie au sein du de l'Institut La Boétie et je suis moi-même sociologue je ne suis pas spécialiste ni des violences contestataires ni des violences d'État mais ça me paraissait très important que on est un débat ensemble à ce sujet et pour ce faire nous avons invité Isabelle sommier qui est professeur de sociologie politique à l'Université Paris 1 excusez-moi Panthéon Sorbonne et qui chercheuse au centre européen de sociologie et sciences politiques et qui entre autres travaux a écrit un ouvrage sur les violences politiques en France à partir de l'étude de 6000 épisodes de violences politiques et elle a aussi donné un entretien dans le monde en 2021 d'où est tiré le titre même de cette table ronde puisque le titre de cet entretien était il faut toujours penser ensemble la violence contestataire et la violence d'État et puis nous allons aussi écouter Hugo bernalissi et Antoine Léomont que je présente si jamais certains de les connaissent pas mais et alors Isabelle et moi on est pas applaudis alors voilà alors ah vraiment bravo merci et donc député insoumis membre de la commission des lois commission qui s'occupe notamment des questions de police et de justice alors un mot d'introduction en fait mon mot d'introduction c'est surtout 5 questions que je voulais poser pour organiser un peu le cette discussion et puis que je voudrais adresser à nos trois conférenciers du jour alors ma première question c'est d'abord est-ce que oui ou non il y a une augmentation des faits de violence policière alors c'est évidemment une impression qu'on a tous durant le mouvement social de contre la réforme des retraites on a assisté à des gazages très fréquents des violences physiques contre des personnes désarmées des cas de non-assistance à personne en danger des naçages systématiques des recours au brigades de répression des actions violentes motocyclistes la fameuse brave m dont Olivier filleul d'ailleurs un politique qui travaille sur ces questions dit joliment quels sont au maintien de l'ordre ce que la musique militaire est à la musique donc on a assisté à tous ces faits de violences policières on a assisté aussi à des multiplications de ce que certains appellent des bavures mais c'est évidemment une qualification qui est un peu qui est discutable donc on pense à Naëlle 17 ans qui a été tué Mehdi qui a perdu l'usage de son œil droit Nathaniel 19 ans qui a été borne à mondreuil et mène 25 ans qui est dans le coma Virgile 24 ans et bornier Adel Karim 22 ans qui lui aussi a perdu l'usage de son œil Mohamed son cousin germain qui a lui succombé à ses blessures évidemment la liste est longue malheureusement elle n'est pas exhaustive et face à cette situation qui donne évidemment l'impression d'un accroissement des violences policières côté policier et bien les réactions sont pour le moins faibles puisque donc Frédéric vaux directeur général de la police nationale a dit qu'il regrettait qu'un policier soit placé en détention provisoire même quand il est soupçonné d'avoir roué de coup en l'occurrence un jeune homme et il a dit explicitement du coup avant un éventuel procès un policier n'a pas sa place en prison même si il a pu commettre des fautes ou des erreurs et ce qui est assez étrange dans cette déclaration c'est qu'il a été soutenu par le préfet de police de Paris Laurent nuniez et donc on a assisté à une chose un peu bizarre qui est l'association de deux plus hauts responsables de la police qui mettaient en cause publiquement une décision de justice et plus largement les principes généraux du droit inscrit dans la Constitution donc ça c'est un peu les réactions qu'on a à côté policiers côté gouvernement je n'ai pas besoin de vous dire que là aussi les réactions gouvernementales ont été faibles Emmanuel Macron le 24 juillet préféré insister sur les 900 blessés du côté des forces de l'ordre plutôt que de parler de des blessés et des morts du côté des des contestataires au sens large de contestation du côté enfin des observateurs donc ces violences ont été fréquemment dénoncées dénoncés par le Défenseur des droits en France défensés par dénoncer pardon par l'Agence européenne des droits de l'homme et puis il y a aussi un rapport de l'observatoire parisien des libertés publiques que vous avez peut-être vu passer qui critiquait en avril 2023 les bras vais m'ont considérant que elles avaient développées un style qui puisse dans les répertoires de la chasse du film d'action du virilisme et de l'intimidation donc ma première question que je voudrais vous adresser c'est est-ce que oui ou non il y a un accroissement des violences policières j'ai en tête des déclarations par exemple de Sébastien rocher qui dit lui de son côté que la police serait plutôt moins violente aujourd'hui qu'elle ne l'était en 1900 mais que le vrai problème ce serait le recours à des armes de type grenade ou de type LFD qui elle cause des mutilations donc est-ce qu'il y a un accroissement au nom des violences c'est ma première question ma seconde question il y en a cinq mais les autres sont plus courtes ma seconde question c'est est-ce qu'il y a une évolution historique de ces violences c'est à dire depuis quand ces violences se sont modifier la chronologie qu'on peut avoir en tête ou en tout cas que moi j'ai en tête et que on a eu l'impression d'indurcissement à peu près au moment des réformes contre la loi des mobilisations pardon contre la réforme de la loi travail portée par la ministre d'alors Myriam elgomery et puis ensuite on a eu la séquence des gilets jaunes et puis ensuite le mouvement social contre la réforme des retraites donc on a l'impression que là c'est à peu près ça la chronologie le tournant si je puis dire dans le dans le maintien de l'ordre et dans la violence policière et ça me conduit à ma troisième question qui est est-ce que donc je crois que c'est une question peut-être à laquelle Hugo pourra plutôt nous répondre est-ce qu'il y a du coup une spécificité française en matière de maintien de l'ordre pourquoi est-ce que les choses se passent comme ça en France en effet donc vous savez aussi peut-être vous avez vu passer dans la presse que la police française se situe dans le haut du classement européen en matière de violence et plus particulièrement de mutilation c'est à dire de violences non mortelles mais mutilante voilà de manière durable voir définitive et en comparaison d'autres pays on a évidemment l'impression que la France réagit peu donc je donne par exemple un exemple la police de Catalogne après avoir fait perdre des yeux à 5 personnes a décidé de renoncer à l'usage des LBD en France à l'inverse on a plus de 20 personnes qui ont perdu la vue mais on n'a pas de mesure comparables qui ont été prises de la même manière dans cette idée d'une spécificité française du maintien de l'ordre de la France n'a pas participé au programme européen godiac qui était une programme européen de mise en commun des bonnes pratiques du maintien de l'ordre et on a à l'inverse une doctrine du maintien de l'autre qui semble favoriser le contact physique et une forme en fait de brutalisation des interventions donc là encore que se passe-t-il quelle est la spécificité on a l'impression là aussi que par exemple en Allemagne le maintien de l'ordre est beaucoup moins brutal beaucoup plus fondé sur la négociation et sur la présence policière physique mais sans intervention sans intervent sans contact avec les contestataires donc voilà là j'ai aussi une question de ce point de vue et puis enfin de cette question est aussi liée à celle de la formation des policiers puisque je rappelle que en France la formation de la police est passée de deux ans à huit mois depuis 2015 alors que les Danois et les Suédois bénéficient de deux ans et demi de formation et qu'en Allemagne cette formation va jusqu'à 36 mois alors enfin une quatre ma 4e question elle porte sur les liens qui existent entre cette violence d'État et ce qu'on peut appeler la violence contestataire encore une fois au sens large de contestataire Isabelle sommier parle par exemple d'un d'une généralisation tu me tu préciseras les choses j'espère bien d'un usage émotier de la manifestation et souligne qu'il y a un changement dans les modes d'action un élargissement des modes d'action notamment à des formes d'action qui peuvent parfois consister enfin qui intègre la possibilité de la répression et qui consiste à résister à cette répression à l'anticiper et à se préparer dans une certaine mesure à des affrontements qui peuvent être directs donc on aura en quelques sortes face à face des mouvements contestataires moins organisés qu'avant moins chapeauter ou encadré par des organisations syndicales ou politiques ayant peut-être davantage intégrant davantage la possibilité de la répression et puis de l'autre côté un maintien de l'ordre très particulier qui contribuerait à la à la montée de la violence dans la rue tout simplement donc là je te cite encore Isabelle tu dis le développement tu dis ce développement le développement de ce maintien de l'ordre contribue à plus de radicalité chez les manifestants est-ce que tu pourrais du coup expliciter les liens que tu fais entre cette violence contestataire et la violence d'État et ma dernière question et ensuite je laisse enfin la parole elle porte sur les liens avec le de cette police avec le pouvoir exécutif je rappelle du coup qu'en France il y a une spécificité du maintien de l'ordre c'est la main mise du pouvoir politique qui est exercée à travers le rôle du préfet donc on a une police qui agit sous le contrôle du préfet donc c'est un lien particulier qui existe en France encore une fois entre pouvoir et pouvoir exécutif et police et ça a souvent été décrit comme un chèque en gris donné par l'exécutif à la police qui est une sorte d'arrangement c'est à dire que ça permet à l'exé en cas de de situation très problématique sur le terrain ça permet l'exécutif de dire on n'avait pas donné l'ordre direct puisque la police n'est pas directement ne respecte pas chaque consigne qui lui est donné les consignes ne sont pas si précises et en même temps ça permet à la police de quand même dire qu'elle est sous le contrôle de l'exécutif et finalement il n'y a pas ce chèque en gris cette zone grise fait que on ne sait pas très bien qui de la police ou de l'exécutif est responsable en cas de situation en cas de situation de violence incontrôlée et où illégitime cadrer le le cette discussion je vais d'abord donner la parole à Isabelle puis à Hugo et puis enfin à Antoine merci Marlène excusez-moi j'ai l'habitude de me lever je fais jamais cours assise parce que d'abord je suis petite et j'aime mieux voir les gens auxquels je m'adresse alors merci de l'invitation merci à Marlène pour cette présentation ou tu as quasiment tout dit donc on pourra aller se sécher d'une certaine manière alors mais camarades après moi vous plutôt parler de violence policière qui n'est pas ma spécialité en tant que chercheuse en chantant donc évidemment je vais en parler parce qu'on ne peut pas comme ça a été dit envisager séparément la violence rebelle qui m'intéresse de la violence de la violence d'État mais on a deux éminents spécialistes là donc ils auront plus à dire que moi donc je vais rapidement présenter en quelque sorte l'état des lieux des violences politiques c'est à dire motivés à motiver par par une cause en que notre pays connaît depuis depuis une trentaine d'années vous m'entendez bien au fond ok donc à partir d'une enquête qu'on a réalisé à plusieurs une enquête quantitative mais pas que quantitative sur les faits de violence politique au sens où je viens rapidement de de le définir en pour une cause indépendante pour une cause environnementale pour une cause politique de 86 à juin 2020 c'est à dire incluant l'épisode des gilets jaunes c'est une enquête qui avait été financée par l'Agence nationale de la recherche chant et qui nous permettait donc d'évaluer sur une période de plus de 30 ans les éventuelles évolutions ce qui va me permettre de répondre à ta première question alors sur l'éventualité donc d'une évolution d'une spécificité en tu l'évoquais sur les violences policières mais bon moi de mon côté du côté donc des des mouvements rebelles ou contestataires alors sans donner de chiffres bien entendu qu'est-ce que l'on remarque sur cette base qui comporte à peu près enfin qui comporte près de 10000 faits de violences militantes que nous avons que nous avons analysé donc dans différents selon différentes causes en remarque une chose en c'est que d'une part très largement en France et bien ce sont les violences indépendantistes 80% d'entre elles est encore sans qui constitue la moitié du corpus des violences ce qui explique le déclin de la violence sur période longue à partir du moment où elle est le FLNC partir de 2014 2015 déclare une trêve mais vous savez peut-être que c'est reparti ça repart non seulement en Corse mais ça repart depuis l'année dernière du côté de la Bretagne suite au covid et à l'achat enfin l'arrivée majeure en deux résidents venus notamment de Paris et donc posant des questions d'ordre immobilière donc là on a une remontée à partir de l'année dernière et plus encore là depuis depuis cet été pour ce qui est des violences que l'on appelait idéologiques qui soient de gauche ou de droite c'est à peu près la moitié du corpus donc 25% alors qu'est-ce que qu'est-ce que l'on remarque ensuite on a les violences confessionnelles et puis les violences dans le cadre du des conflits du travail en 10% et les violences dans le cadre de la cause environnementale et animaliste qui sont très récentes surtout animaliste en ça paraît dans d'autres pays vers les années 2005 à peu près en et qui conçu un tout petit pourcentage de de ce corpus mais c'est intéressant parce que pour des gens qui comme moi moi je travaille sur la mouvance anti-autoritaire qualifiée d'ultra gauche de par les pouvoirs publics on remarque une porosité croissante entre ces groupes autonomes Black Bloc stratégie du Black Bloc etc et la question environnementale et la question animaliste donc on le voit on le voit de plus en plus d'ailleurs alors qu'est-ce que l'on constate du point de vue donc du point de vue de l'analyse de longue durée et bien contrairement à ce que souvent c'est présenté par les pouvoirs publics par les médias etc on n'est pas du tout dans une société violente il faut enfin du côté du côté des du côté de la société civile je rappelle que je ne parle pas pour le moment mais je vais y venir des violences d'État et des violences policières pas du tout alors tu évoqué par exemple la répression par exemple des mineurs de Carmaux effectivement au début du j'allais dire du siècle parce que moi je suis du 20e siècle excusez moi donc du siècle dernier voilà qui est effectivement sans commune mesure avec celle que l'on connaît sauf qu'effectivement la police aujourd'hui a des moyens très supérieurs en vertu d'un fait que l'on remarque depuis plusieurs années et ça y est je déborde sur mes sujets de mes camarades c'est à dire la militarisation du maintien de l'ordre et le recours à des armes létales puisque la police française est la plus armée de toute l'Europe donc voilà ça y est je me j'ai débordé sur votre sujet je suis je suis désolé donc donc d'une part des sociétés qui sont beaucoup plus pacifiées en pour vous donner là encore et j'en terminerai sur les chiffres sur l'ensemble donc du corpus de 10000 faits de violence seul 13,7% très précisément concerne des violences contre les personnes qui s'agisse des agressions des assassinats etc encore les assassinats celles siècle dernier pour le coup donc la fin du 20e siècle on en a plus aujourd'hui enfin je vais revenir donc c'est essentiellement des violences contre les biens en dégradation destructions etc autre signe de la force en quelque sorte du procès de civilisation et bien il y a quand même une retenue dans jusqu'à une période récente je vais revenir une retenue entre les adversaires politiques par exemple ultra droite et antifasciste par exemple ou dans les cibles puisque les cibles là encore jusqu'à une période récente c'est à dire le mouvement anti-vacs etc les violences contre les cibles régaliennes donc policières élus etc c'est une victime sur 10 de l'ensemble des agressions et selon un partage très clair en c'est essentiellement jusqu'au mouvement antivax où là on a le début des violences physiques contre les élus les cibles régaliennes ce sont les forces les forces de l'ordre dans le cadre dans le cadre des affrontements donc par exemple pour si on regarde la courbe en des violences et bien on retrouve pas y compris dans la période que tu évoquais en 2016-2020 sur laquelle je vais je vais m'attarder maintenant on retrouve pas le niveau de violence contestataire qu'il y avait dans les années 90 par exemple pourquoi parce qu'il y avait le l'importance des violences indépendantistes alors toutefois donc bon faut raison garder toutefois qu'est-ce qu'on remarque on remarque quand même une évolution effectivement et cette évolution elle compte à partir de 2016 ou 2015 ça dépend des forces là je vais m'arrêter un moment sur les violences idéologiques le premier constat donc de notre ouvrage ça a été donc de relativiser ce qui apparaissait dans les médias dans le discours politique comme un ans sauvagement non du côté des forces contestataires c'est pas du tout le cas et pas du tout deuxième enseignement que l'on a mis en évidence dans cette enquête c'est comparer que des bons évidemment compte tenu du contexte en des violences djihadistes etc serait nié ça va sentir mais on a montré que était passé sous le radar et heureusement maintenant la question est redevenue une question centrale la question de l'ultra-droite et la question de l'ultra-droite nous on l'a vu nous on a travaillé sur des faits de violence avérées donc évidemment on n'a pas travaillé sur les projets d'attentat que l'ultra-droite à fomenté depuis 2015 on a à peu près une dizaine de d'attentats d'ultra-droits qui ont été des jouets et et notamment de la part de la mouvance accélérationniste sur laquelle je pourrais revenir dans le débat si vous voulez visant notamment les insoumis ou la personne de Jean-Luc Mélenchon nous on n'a pas travaillé sur ces attentats des jouets bien entendu travailler sur l'effet de violence mais ce qu'on a constaté et bien c'est l'importance des agressions commises alors à bas souterrainement d'une certaine manière parce que c'est pas des agressions spectaculaires et ça se passe souvent dans les campagnes en vertu de la ruralisation du mouvement skinhead donc nous on a pu le voir parce qu'on a été recherché dans la presse la plus locale et donc c'est l'importance des agressions commises par l'ultra-droite sur l'ensemble des agressions repérées dans le corpus 70% de ses agressions sont commises par des groupes d'ultra-droites néo-nazi ou skinhead et identitaire aussi mais de façon moine et à 70% d'entre elles ces agressions d'ultra-droites et bien elles ont un motif haltérophobe la personne elle est visée un peu par hasard et ça c'est la grande différence avec le siècle dernier où il y a une planification de la violence etc là maintenant on a une violence beaucoup plus directe pas prévisible en quelque sorte mauvaise rencontre au mauvais moment vous avez une couleur de peau plus enfin basé et hop c'est le tabassage etc il y a quelques cas d'un groupe néonazi alsacien d'attentat qui a causé mort d'ailleurs contre des retraités marocains etc mais le gros c'est vraiment au hasard en quelque sorte que ont lieu c'est agressions de type haltérophobes et ça c'est intéressant parce que le registre d'agression en des de l'ultra-droits ou de l'extrême droite dans les années 80 c'était beaucoup plus antisémite aujourd'hui la question je dis pas qu'elle n'existe plus du côté de l'ultra droite mais les agressions c'est clairement contre les personnes de peau plus plus foncés alors cette violence en Ultra droite elle connaît elle a connu une double évolution depuis quelques années 2015 j'ai encore le temps donc 2015 pourquoi 2015 c'est la réorganisation en de de des groupes ultra en qui décident de se réorganiser et se préparer militairement pourquoi parce que ils lisent l'année 2015 comme le signe du lancement d'une troisième guerre d'Algérie parce que ça c'est encore pas passé en France et puis en tout en tout état de cause d'une guerre de civilisation qui va qui va devenir pourquoi 2015 parce que c'est la conjonction de la crise la crise des migrants et pour la France des attentats de 2015 et donc c'est à partir de là qu'il décide pour certains de étant persuadé que l'horizon est à la guerre civile en de se préparer voir pour la mouvance accélérationniste de partir en premier c'est-à-dire de lancer en quelque sorte ce à l'accélérationnisme c'est une mouvance en venue de lustrage venu des États-Unis et en considérant que comme je vous le disais de toute façon pour tous ces groupes la guerre la guerre civile est une table une guerre de civilisation et bien celui bon et c'est les musulmans qui vont provoquer voilà donc celui qui va en quelque sorte lancer le cette guerre aura un avantage stratégique et c'est pour ça il faut accélérer le cours de l'histoire donc soit en faut m'entend des attentats qu'on va mettre sur le compte des musulmans donc avec des faux nets ce qu'on appelle des fauners des revendications des phonés c'est une revendication en qui est faussement donné enfin d'un fait à un groupe et l'ultra droite est assez spécialiste de ça soit et bien oui par exemple soit effectivement en préparant des attentats contre des adversaires politiques je vous disais tout à l'heure en 70% de leurs agressions c'est contre les à motifs haltérophobe les 30% restants c'est contre les cibles c'est contre des adversaires politiques donc militants de gauche mais identifachisme mais il tente iraciste etc ce qui m'amène à la deuxième tendance de cette ensemble c'est une montée des agressions contre les adversaires politiques et notamment dans le cadre d'affrontements et de manifestations et ça il y a une date de naissance c'est l'arrivée de Zemmour sur la scène politique à partir de son meeting de son meeting de novembre alors là on a une montée très nette de ces de ces affrontements côté gauche on a également une évolution mais la cette fois-ci c'est à partir de 2016 avec effectivement mais Marlène en a parlé et puis on va sûrement y revenir je pour en parler dans la discussion le développement de j'ai appelé effectivement un usage émetié de la manifestation qui tranche avec un siècle de passification des cortèges des défilés de rue comment l'expliquer évidemment il y a plus il y a pas une seule explication il y a plusieurs explications je parlerai d'une part d'une des institutionnalisation du conflit non c'est-à-dire que la passification des des cortèges sur un siècle donc sur le 20e siècle c'est accompagné d'une meilleure organisation d'une de ces cortèges d'une reconnaissance de des groupes à la fois les syndicats etc par la préfecture mais également des syndicats vis-à-vis de la contrepartie patronale c'est à dire une reconnaissance de l'autre avec lequel on peut négocier l'autre n'est plus un ennemi c'est un adversaire donc on peut négocier arriver un compromis voilà en gros ça c'est les étapes de l'institutionnalisation du conflit on est dans une phase de désinstitutionnalisation pourquoi d'une part parce qu'on a une on a dans notre société on le sait très bien historiquement des corps intermédiaires qui sont très fragiles très très fragiles en particulier enfin notamment les syndicats mais encore plus les partis politiques il faut le dire et c'est corses intermédiaires non seulement historiquement ils sont fragiles ça c'est un leg de la Révolution française mais ils ont été particulièrement méprisées et délégitimer depuis plusieurs années donc ça n'a pas contribué évidemment à leur force et donc à leur capacité à organiser et à être reconnu par exemple simplement pour organiser un événement etc etc en même moment arrive se développe en une mouvance qui est hostile au principe même de la délégation de la représentation et qui est qui a repris des couleurs à partir du moment altermondialiste c'est-à-dire 2003 qui est la mouvance autonome qui refuse le principe même de la délégation et des organisations et là encore autre autre toujours dans le même ensemble autre phénomène le l'arrivée sur la scène de groupe qui ne sont pas habitués à manifester je pense et qui là aussi en sont méfiant à l'égard des corps intégrésières qui ont été les gilets jaunes tout ça fait effectivement déstabilise en quelque sorte la morphologie des manifestants et et bah il y a également les forces de l'ordre on peut pas comprendre comment une manifestation empreinte un chemin émetier sans voir le rôle qu'on les médias parce que c'est vrai que les médias ont se focalisant sur les images de violence commis par la stratégie des Black Blocs dans un pays Lenôtre ou les chaînes d'information en continu sont particulièrement nombreuses donc on montre ça à longueur de journée pendant ce temps là on parle pas des revendications et ça c'est encore autre chose force de l'ordre et là encore alors sans empiéter sur ce qui va être dit en très très clairement on a à partir alors les causes sont antérieures à 2016 mais 2016 en c'est l'expérimentation en quelque sorte grandeur nature de ce qu'on va voir dans le traitement des gilets jaunes et encore aujourd'hui c'est à dire un maintien de l'ordre beaucoup plus brutal qui fait la spécificité de la France par rapport à ces homologues européens sous le coup de deux tendances militarisation judiciarisation et qui renforce donc pour rendre pour répondre à ta dernière question qui renforce donc la dépendance de la police à l'égard de l'exécutif le préfet de police etc etc donc on a un problème effectivement de séparation des pouvoirs et une tentation autoritaire ça ça va sentir donc une brutalisation en 2016 c'était Bernard non mais il m'avait dit que il trouvait amusant de voilà de faire des quizz de déstabiliser bon bah bon allez oui bah c'est pas oui effectivement puisque 2017 ce que vous appelez le permis de tuer c'est en réaction effectivement bon c'est bon tu es content si tu es content je suis contente aussi alors qu'est-ce que je disais sur ça ah oui et j'en terminerai et j'en termine et j'en terminerai là voilà l'autre grande différence alors qu'est-ce qui se passe et ben il se passe que dans avec un maintien de l'ordre qui est brutal ça favorise l'escalade ça favorise l'escalade en vertu de deux phénomènes d'une part parce que ça on l'a vu à partir de 2016 la répression a un effet de rapprochement entre les temps autonomes et certains syndicalistes sous le coup de la répression il se rapproche deuxième élément et bien ça favorise la montée du cortège de tête et surtout des processus de solidarisation de militants de manifestants pardon qui n'était pas venu en découdre avec la police avec des militants qui étaient venus en découdre avec la police et ça pourquoi ça favorise bah en vertu de ce que la nouvelle psychologie des foules a montré c'est que le dès lors que un groupe les manifestants en l'occurrence perçoit un groupe extérieur en l'occurrence la police comme menaçant et pas ça produit une solidarisation en qui autorise le recours pas à la violence etc et j'en terminerai sur sur une chose c'est que cette cette brutalisation du maintien de l'ordre et cette usage émetier du de la manifestation on fait que la peur conduit un certain nombre de personnes et notamment des familles etc à ne plus venir en manifestations et ça me fait penser à ce documentaire de David Dufresne un pays qui se tient sage comme l'usage en quelque sorte de la peur à des fins politiques et qui fait écho au débat d'hier la gauche doit-elle s'agir merci beaucoup [Musique] merci beaucoup merci beaucoup Isabelle c'était très intéressant je passe tout de suite la parole a Hugo qu'on peut donc interrompre pour lui poser des petites questions si on le souhaite par moment je garde le filet je vous laisse le sans fil bien bonjour à toutes et à tous je vais faire un peu plus rapide de sorte à ce qu'on puisse développer ensemble par la suite donc est-ce qu'il y a une question qui mettait plus directement adressée est-ce qu'il y a une spécificité française à ce maintien de l'ordre ou est-ce que finalement bon ben c'est le mouvement du monde c'est comme ça il y a une pratique plus émetière des manifestations donc la police doit davantage ce militariser je sais je sais j'ai bien entendu j'aime bien prendre les contre-pieds non mais la réponse est non bah tout simplement la réponse est non et je vais expliquer expliquer pourquoi déjà par exemple ça a été dit dans l'introduction s'il y avait une comment dirais-je un mouvement général on participe et nous-mêmes de ce mouvement général je pense notamment au groupe godiac que la France a boudé parce que oui elle a un maintien de bord qui est devenu aujourd'hui spécifique à contrario de l'idée dont on se fait de la France et du maintien de l'ordre à la française notamment post 68 qui la France a pu briller à l'international ils ont écouté regardez cet exemplaire ce qu'ils font avec une technique de maintien de l'ordre qui est la mise à distance puisque il y avait eu quand même un petit trauma en mai 68 faut bien le dire si vous regardez les images de l'époque ce n'est pas quand même exactement le même type de manifestation qu'aujourd'hui et le préfet gremo de l'époque avait d'ailleurs expliqué qu'un homme qui un policier qui développer un homme au sol et déjà immobilisé des honorés sous des honorés lui-même d'abord mais toute l'institution quelque chose d'assez bien parce qu'il voyait très bien que cela conduisait à quoi l'escalade et j'imagine qu'en mai 68 l'escalade la police ne pouvait pas vraiment y faire face en réalité et qu'il fallait d'autres moyens de négociation d'aboutissement de de la du conflit auquel était confronté le pouvoir à l'époque bon donc on est dans cette culture normalement de mise à distance et de maintien de l'ordre à distance avec des formations spécifiques les CRS alors qu'ils sont d'ailleurs faut aller un peu plus loin dans les années 80 pour que ça se cristallise et que et que ce soit ça devienne une formation spécifique dans les métiers de police en tant que tel et la formation de ses compagnies républicaines de sécurité c'est d'abord une formation à apprendre à encaisser on apprend voilà on apprend on se fait ah ils font des des formations où il y en a qui jouent les les manifestants d'autres font les les élèves CRS les uns balancent des pavés les autres et les autres doivent pas broncher voilà c'est ça le le job est pareil idem des gendarmes mobiles qui sont le pendant gendarmesque et d'ailleurs c'est d'abord les gendarmes qu'on était les plus forts entre guillemets en termes de formation avec leur centre de formation à Saint-Astier qui continue de fonctionner aujourd'hui ou on leur apprend théoriquement ça et puis surtout un maintien de l'ordre où on empêche l'initiative individuelle c'est extrêmement important que ce soit un maintien de l'ordre sur ordre avec des mouvements qui soient uniquement collectif pas d'initiative individuelle du policier parce que c'est au pouvoir politique en quelque sorte que c'est une matière très politique en fait le maintien de l'orgue en tant que tel de savoir quelle est la réponse à apporter le niveau de répression à apporter à tel ou tel situation de contestation et à partir de là la France a pu rayonner mais finalement elle s'est caractérisée par une mutation une modification de de son maintien de l'ordre qui s'est rapproché de plus en plus d'un maintien de l'ordre au contact qui vise du coup non plus à maintenir l'ordre au sens on va permettre la manifestation dans un cas de pacifique mais à mater la mobilisation à empêcher la mobilisation à contester en réalité la contestation avec l'outil qui est la police alors je suis pas en train d'idéaliser non plus la situation de 1980 avant 1980 par rapport à celle d'aujourd'hui il y aurait beaucoup à dire et je pense que les chercheurs de l'époque on disait déjà beaucoup il y a eu un mort en 86 par exemple effectivement et avec les Voltigeurs donc je suis pas du tout en train d'idéaliser cette situation mais enfin quand il y a un mort en 86 le ministre démissionne on se pose des questions et on voilà on essaye de redresser le tir en 2023 c'est pas exactement la même situation et je reprends le quinquennat de François Hollande avec Bernard cazeuf déjà j'ai peut-être une fixation m'excuserait mais il y a eu un mort aussi à Sylvain s'il faut pas l'oublier Rémi Fraisse évidemment avec comme conséquence politique rien du tout voilà donc ce sont des étapes successives mais je pense qu'on peut aussi l'analyser en regard de la Cinquième République et de son caractère de plus en plus autoritaire le caractère autoritaire qu'elle permet institutionnellement de par les pratiques les pratiques poétiques puisque aucun ministre n'est obligé de démissionner en soi en soi il peut rester jusqu'au bout regarder je sais pas au hasard Marlène Schiappa par exemple voilà il faut attendre le prochain remaniement pour qu'éventuellement on la remercie et aujourd'hui on a une spécificité française je vais j'accélère pour être dans le temps présent d'une part parce qu'on participe pas au programme internationaux d'autre part parce que on vient faire des formations à l'international dans quelques pays qui eux aussi s'illusent par un niveau de répression particulier je pense au Chili d'avant borique mais au Chili qu'on est allé armer équipé formé au tir de LBD et là-bas c'était plus de 400 ou 500 personnes qui ont perdu qui ont perdu un œil donc c'était un usage massif finalement de cette technique française nouvelle technique française nouvelle mode et puis cette usage disproportionnée d'un certain nombre d'armes parce que on parle du LBD mais l'arsenal est beaucoup plus large que ça d'ailleurs je pense que je suis pas forcément le meilleur spécialiste puisque Antoine léoman a tout à ma droite il a goûté d'un peu plus près que moi je pense notamment grenade lacrymogène à ne pas confondre avec juste le lacrymogène tout court en bombe puisque la grenade explose et même si maintenant on a plus les grenades assourdissantes tel qu'avant c'est les gm2l sont un peu moins violentes mais toujours aussi violente c'est là Antoine l'a vu de près là genre sur son épaule et Grenade de désencerclement qui qui ça c'est là c'est dans la jambe qui l'a prise qui qui est là pour aussi remplacer la grenade offenses dites offensive mais qui en fait est exactement la même chose et aussi au moins aussi aussi mutilante il y a juste pas exactement l'effet de souffle il y a juste les petits galets très durs qui font juste mal voilà comme ça au moins c'est c'est peut-être un peu moins impressionnant à l'oreille mais ça fait ça fait vraiment ça fait vraiment assez mal donc on a ces 7 Arsenal là qui est évidemment utilisé si vous le mettez entre les mains des policiers et des policiers ou des gendarmes il l'utilisent c'est pourquoi à la fin de la seule conclusion qui s'impose pour éviter d'avoir des personnes mutilées c'est de ne pas faire usage de ces armes et là on voit à nouveau la spécificité française c'est-à-dire que tous nos voisins européens n'utilisent pas du tout de tous ces Arsenal on a vraiment je sais pas si vous avez vu c'est dommage qu'on n'est pas un vidéoprojecteur pour mettre le tableau de la 4 la situation catholique contre le contre la torture qui fait un café un tableau comparatif quels sont les Arsenal disponibles pour les policiers et policiers en manifestations en Europe et donc on a une hyper longue liste en France et vous avez deux trois éléments de nos pays voisins certains ne font que du lacrymo et de la matraque d'autres mettent un peu de canon à eau bon voilà le LBD je crois qu'on a à peu près les seuls si je me souviens bien dans le tableau ouais il y a bon voilà mais clairement on a cette spécificités là extrêmement extrêmement particulière et donc pour prendre le contre-pied de la question que je semblais poser en début d'intervention on voit bien que le la militarisation de la police est d'abord le fruit d'une volonté politique de faire une démonstration politique et de l'effet qu'elle produit en réalité puisque quand vous ne voulez plus négocier par les moyens démocratiques classiques avec les corps intermédiaires si vous voulez mater une mobilisation il vous reste la force et si vous voulez l'empêcher même dissuader la mobilisation vous avez avec ça la peur et donc vous arrivez au schéma final qui est labrav-m qui est l'archétype la pointe avancée qui représente tout ça c'est pourquoi on a focalisé sur elle non pas que on se contente du reste on critiques aussi le reste mais au moins ça permet à tout le monde de bien comprendre ce que ça ce que ce que ça implique et le circuit médiatique ça a été démontré effectivement le système en fait en réalité parce que c'est à parfaitement compris la méthode de décrédibilisation d'à peu près n'importe quelle mobilisation c'est d'abord vous faites semblant d'entendre le fond de la question ensuite vous montrer que ils sont quand même un peu bizarres ces gens-là vous envoyez un gros dispositif policier qui va provoquer de l'escalade ça dégénère vous avez des belles images des belles images entre guillemets pour montrer que ça dégénère et vous décrédibiliser le mouvement et vous parler de la violence et à la fin vous dissuadez et compris les organismes et c'est même une un peu sous forme de bravades que fait le les gouver que font les gouvernements successifs en disant est-ce que vous allez oser augmenter d'un cran le niveau de violence faisant en sorte que vous perdiez en légitimité dans la population vis-à-vis de vos revendications ce à quoi les gilets jaunes ont répondu assez vigoureusement dans la première séquence au tout début de manière assez spontanée puisque ils étaient eux-mêmes pris dans cet étau immédiatement et le pouvoir politique je vous le rappelle à lâcher bon c'est pas vrai à la fin que vous faites bien les comptes d'accord mais théoriquement 10 milliards d'euros au moment les plus chauds de la mobilisation des gilets jaunes finalement lançant le message de si vous voulez que avoir 10 milliards d'euros il faut tout cramer voilà c'est ça que dit le gouvernement implicitement et sinon rentrer chez vous taisez-vous ne laissez-nous faire notre notre politique et on a vu comment ça s'est passé aussi sur la question des révoltes dans les quartiers populaires suite à la à l'assassinat au meurtre du jeune du jeune Naël et et comment le même mécanique se met à l'oeuvre comment elle se met à l'oeuvre aussi sur les bassines sur la manifestation des bassines comment elle se met à neuves aussi là sur le le la caravane de de l'eau ou d'un d'un peu de gazon enlevé dans dans un golf où vous en fait quelque chose d'une radicalité extravagante qui pourrait mettre en péril même jusqu'à la démocratie évidemment comme comme chacun sait légitimement de fait l'action de la police après tout ça un coup politique évidemment et c'est ça aussi la spécificité du maintien de l'ordre à la à la française c'est que ça vient donner un rapport de force extrêmement important à la police en tant que tel à l'institution policière et là la démonstration est aussi faite par l'effet de juillet dernier la prise de position du directeur général de la police nationale et du ministre de l'Intérieur Darmanin qui lui surf sur deux tableaux à la fois je vous le dis très concrètement ils n'ont pas d'autre choix vu la situation dans laquelle il se trouve que de satisfaire le revendication policière et de dire ça pour tenir leurs troupes c'est enfin c'est le ils alimentent leur propre difficulté en réalité parce que si il y a pas cette sortie du dgpd Darmanin le fameux 5 9 2 des policiers où ils disent ils refusent de travailler bah il refuse vraiment de travailler comment ils font comment ils font ils veulent ils peuvent pas les virer ils veulent pas leur secoue politique là ils peuvent pas l'assumer ils sont objectivement de droite leur électorat comprendrait pas donc il s'est obligé de satisfaire leur revendication alors bon à la fin ils finissent quand même par dire que les arrêts maladie les fausses arrivent à la vie c'est pas terrible ce vautrant dans une autre difficulté qui est de dire de comment on fait pour contester un arrêt maladie qui a été dressé par un médecin que normalement qui n'est pas contestable mais bon ça je laisse se débrouiller avec avec leurs problèmes et donc on voit bien comment on a glissé dans cette spécificité du maintiendra à la française c'est ça qui nous intéresse c'est que à l'inverse si c'est une spécificité ça veut dire qu'on peut faire différemment vu que les autres font différemment et qui s'en sortent c'est au moins pas pire si ce n'est mieux et je pense parce que il s'agit pas non plus d'idéaliser ce que font les voisins notamment les voisins allemands ou ailleurs parce que quand vous regardez enfin voilà un ton face ça fait mal aussi quoi et là j'ai encore une fois je suis désolé je prends pour exemple mon camarade Antoine léoman qui a goûté aussi d'un peu près et je lui ai dit surtout parce qu'il a mis ses mains sur sa tête pour se protéger mais quel andouille ne faites jamais ça ne mettez pas les mains sur la tête parce que qu'est-ce qui se passe vous allez vous allez vous faire casser les doigts en fait c'est on se met le coude ok voilà ça c'est pour les techniques pour vos prochaines sorties en manifestation le coude et sinon on n'oublie pas d'attacher son casque on n'oublie pas d'attacher la lanière de son casque parce que sinon au premier mouvement de foule et ben paf le truc vole en l'air bon et si vous nez si vous savez pas de quoi je parle et ben on vous montrera les images sur Twitter à la fin ont été immortalisés et vide évidemment je vous dis ça pour que vous puissiez un peu garder le sourire et la pêche est un peu d'espérance en la en la matière mais on se réfère différemment c'est ce que d'ailleurs on précise on a précisé à la fois dans une contribution qu'on a fait en annexe d'une commission d'enquête qui a eu lieu demandée par les socialistes dans la dans la mandature précédente en l'occurrence suite au gilet jaune justement et à différentes mobilisations sociales sur la question des brutalités policières et des violences policières on a fait une contribution en annexe sur quel autre dispositif de maintien de l'ordre on pourrait mettre en place et d'ailleurs je vais tout de suite me corriger on évite on ne souhaite pas vraiment parler de maintien de l'ordre parce que ça suppose qu'il y aurait un ordre à maintenir donc là ça renvoie d'autres questions politiques évidemment juste politique et que on propose qu'il y ait des policiers qui soient formés à garantir la liberté d'expression et de la liberté de manifestation qui sont constitutionnelles voilà point juste permettre à ce que les gens qui soient pas d'accord avec n'importe qui y compris le pouvoir en place puisse le faire tant qu'il ne franchissent pas les bornes les bornes de la loi voilà et je m'arrête là je voulais même pas couper la parole je m'apprêtais à te couper la parole pour te dire de conclure mais tu as conclu toi-même Antoine je te passe la parole pour un tout petit 15 minutes sinon on n'aura pas de temps d'échange et voilà bon merci à tous les trois parce que je crois que ce débat est assez passionnant le la conférence s'appelle violence contestataire violence d'État et on a pensé qu'il pourrait être intéressant de parler de violence d'État au sens large c'est à dire pas seulement la question des violences policières qui peuvent s'exercer de manière physique contre les personnes mais aussi de parler des violences d'État qui s'exercent contre les droits pourquoi parce que c'est en réalité ce que recouvre la notion de sûreté qui est plus large que la notion de sécurité la sécurité c'est votre personne la sûreté ça inclut justement la question du maintien des droits ça va pas vous étonner pour parler de ces sujets on va entrer dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et je vais faire un lien entre la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 qui fait partie de notre bloc de constitutionnalités donc il fait partie de nos droits actuels et l'aboutissement en quelque sorte de cela qui a été la Constitution de 1793 celle de la Première République l'article 2 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen nous dit que le but de toute association politique et la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme ces droits sont la liberté la propriété la sûreté et la résistance à l'oppression ça ça fait partie de nos droits actuels la résistance à l'oppression est compris pour préciser ça parce que ça n'est pas précisé dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen je vous prends ce qu'on dit la Constitution de 1793 article 8 la sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne ce que je vous disais ça de sécurité de ses droits et de ses propriétés et puis vous avez l'article 9 juste en dessous je vous le dis juste pour que vous en souveniez la loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l'oppression de ceux qui gouvernent c'est à dire que le gouvernement est perçu comme potentiellement l'un des acteurs les plus directs de l'oppression en tout cas pour ce qui concerne cette Constitution de 1793 alors dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen pardon je vous ai pas dit je le fais en deux parties je vous fais d'abord le point théorique et puis après on regarde ce qu'ils font les macronistes concrètement dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 donc celle qui fait partie de nos droits nous avons une série d'articles qui concerne l'action policière et en réalité réalité tout est déjà prévu puisque l'article 7 nous parle des refus d'obtempérer mais il nous parle des refus d'obtempérer avec deux manières d'aborder les choses voici ce que dit cet article nul homme ne peut être accusé arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi et selon les formes qu'elle a prescrites ceux qui sollicitent expédient ou font exécuter des ordres arbitraire doivent être punis mais tout citoyen appelé ou saisi en vertu de la Loi doit obéir à l'instant il se rend coupable par la résistance c'est le c'est le cas du refus d'obtempérer mais il est pas dit que ni dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen nid dans le code pénal que un refus d'obtempérer équivaut à la peine de mort ce n'est pas ça qui est écrit dans nos droits et justement l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et des citoyens nous dit que tout homme étant présumé innocence jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable si les jugé indispensables de l'arrêter toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi ça fait partie de nos droits ça d'accord actuel donc Naël n'a pas été tué lors d'un refus d'obtempérer et personne n'a été tué quel que soit la situation qui arrive dans notre pays pour une raison très simple c'est que la peine de mort n'existe plus en France depuis 1981 il y a dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen quelque chose qui nous définit le rôle de la police figurez-vous alors à quoi sert la police article 12 le fameux article 12 que nous avons cité à nos voilà lors de certaines manifestations nous avions dit aux policiers voici ce que dit la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui pour la pour la petite information et dans tous les commissariats de police la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen donc normalement ils sont censés la connaître et ça fait partie des des choses qui doivent apprendre normalement de même que le code de déontologie qui doit qui dit qu'on doit s'adresser avec respect de manière à assurer en retour respect pour l'uniforme voici ce que dit le code de déontologie mais l'article 12 nous dit que la garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessitent une force publique et que cette force est instituée pour l'avantage de tous non pour l'utilité particulière de ce auquel elle est confiée je répète la garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessitent une force publique pas faire passer en force une réforme des retraites ça c'est l'inverse ça c'est une négation des droits de l'homme et citoyens puisque nous avions acquis des droits contre lesquels on est en train de revenir et ça ça n'est pas normal et je conclurai par deux petits articles qui me font bien rigoler quand même qui ne sont pas dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen mais qui sont dans la constitution de 93 pour que vous ayez ça en tête sur ce dont ce à quoi avait pensé les républicains quand ils ont fait la constitution de la Première République l'article 7 je vous lis pas en entier parce qu'il est un peu long le droit de manifester sa pensée et ses opinions soit par la voix de presse soit de tout autre manière le droit de s'assembler paisiblement ça veut dire le droit manifester blablabla ne peuvent être interdits la nécessité dénoncer ses droits suppose ou la présence ou le souvenir récent du despotisme au regard de la constitution de la Première République interdire une manifestation c'est du despotisme donc alors quoi nous ne serions pas nous dans l'arc républicain alors que nous proposons simplement de manifester c'est-à-dire d'exprimer pacifiquement des revendications politiques et ceux qui l’interdisent sont précisément ce qui nous demandons d'appeler au calme mais ne réglant aucun des problèmes politiques qui sont posés sont en réalité ceux qui ont un comportement despotique au regard de la constitution de la Première République celle qui va avec le drapeau tricolore et la Marseillaise donc qui n'est pas du côté de la République c'est nous c'est eux qui ne sont pas du côté de la République c'est nous qui sommes du côté de la République je vous en dis un dernier pour que vous l'ayez en tête également et celui-là il est vraiment chaud tout acte exercer contre un homme ça c'est l'article 11 93 tout acte exercer contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine est arbitraire et tyrannique celui qu'on lequel on voudrait l'exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force vous voyez qu'ils aviez qu'ils avaient à l'époque une notion du risque d'oppression qui était extrêmement fort et qui se concrétise à la fin des fins dans l'article 35 que vous connaissez peut-être désormais un peu mieux qui est celui qui garantit le droit à l'insurrection qui dit que quand le gouvernement viole les droits du peuple l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ça c'est le cadre à la fois je vous ai donné un cadre qui vaut encore actuellement et un cadre théorique qui a existé pour ce que voulait les républicains alors que se passe-t-il sous Macron ah oui j'ai oublié l'article 66 de la Constitution qui dit la Constitution actuelle celle de 1958 nul ne peut être arbitrairement détenu ok alors sous Macron on a parlé longuement des violences policières donc je ne vais pas y revenir mais vous voyez à quel point suivant l'article 9 de la déclaration de droits de l'homme et des citoyens on en est éloigné puisque c'est des actes qui sont exercés par la force et hors des cadres que la loi détermine mais on a eu pendant la réforme des retraites tout un tas de garde à vue arbitraire puisque les jeunes gens qui allaient manifester dans les rues et qui pour la l'immense majorité d'entre eux ne commettaient aucun acte délictuel puisque l'acte délictuels éventuel c'est d'aller brûler une poubelle ce que certains ont fait il est vrai mais manifester n'est pas même si ça n'est pas une manifestation prévue etc déposé en préfecture Nani nana ça n'est pas interdit de manifester encore dans une démocratie normalement et bien eux ils ont dit que si que c'était interdit ils ont donc mis en garde à vue des jeunes pourquoi pour leur faire peur pour qu'ils n'aient pas envie de retourner manifester pour faire en sorte que et bien il se disent ah bah quand même s'il risque de partir en garde à vue pour une manifestation ça devient un peu chaud et nous avons fait nous travail avec les députés d'aller voir ces jeunes gens en garde puisque nous estimons que cela faisait partie aussi de notre rôle on a parlé de la répression des manifestations je n'y reviens pas on a parlé des bravesm et je vous dis juste un truc mais souvenez-vous quand même qu'ils ont enterré la pétition sur la braven qu'est-ce que disait la constitution de 93 sur les pétitions c'est quand même assez gratiné aussi ça disait article 32 mais je vais pas réussir à trouver la page je suis désolé je me dépêche article 32 ça disait le droit de présenter des pétitions au dépositaire de l'autorité publique ne peut en aucun cas être interdit suspendu une illimité bah là ça a été limitée nous a empêché d'aller jusqu'au bout de l'examen de cette pétition sur la braven on a eu aussi des punitions judiciaires extrêmement fortes notamment pendant le mouvement qu'il y a eu après la mort de Naël vous avez vu ces jeunes gens qui se sont fait condamnés à 10 mois de prison ferme pour avoir volé une canette de Red Bull quand certains courent toujours les plateaux télé alors que ma foi parfois parfois ils ont été condamnés pour certains actes qui sont bien plus grave que voler une CAN et l'article 8 de la constitution de 93 disait que non pardon l'article bon c'est pas grave je vous passe sur l'article mais ça disait en gros que les peines doivent être juste et proportionnées et utiles à la société est-ce qu'on trouve que c'est utile à la société de mettre pendant 10 mois en cabane un jeune garçon ou une jeune fille parce qu'elle a voté une canette de Red Bull moi je trouve pas ça utile à la société vous avez inutile à la société sauf que c'est du temps perdu pour ce jeune garçon cette jeune femme et quand on aurait pu faire autrement pour ce qui concerne et je je vais accélérer ou là ça passe très vite pour ce qui concerne les les latentes au droit vous avez eu une atteinte au droit fondamental qui est celle du Parlement a voté le budget les 49-3 sur le budget enfin je veux dire la révolution commence comme ça la révolution commence parce que les les États généraux sont convoqués pour mettre en place de nouveaux impôts parce qu'il y a de la dette et que donc à partir de là on commence par faire ce qu'est le début le commencement généralement des démocraties un parlement qui vote le budget de l'État et bien là on ne nous a pas permis de voter le budget et on ne va pas encore une fois nous permettre de voter le budget de l'État puisqu'ils ont d'ores et déjà dit qu'ils allaient faire des 49-3 la démocratie parlementaire n'existe plus sur l'élément essentiel de la démocratie parlementaire mais ce n'est pas grave après tout puisque c'est permis par la Constitution vu qu'il y a l'article 49-3 c'est républicains et bien non ça n'est pas républicain et il est possible de dire aussi que au regard des principes de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et des principes républicains posés à la Révolution française certains articles de la Constitution de 1958 ne sont pas républicains quoi qu'il soit dans une constitution qui porte le nom de République mais on a le droit de dire ça ça n'est pas un problème et c'est la raison pour laquelle précisément nous voulons refonder cette constitution par une sixième république puisqu'elle ne permet pas le maintien des droits j'accélère je suis désolé je fais très très vite je sais pas combien de temps j'ai encore je mais j'essaye de faire très très vite la dissolution des soulèvements de la terre c'est aussi une atteinte fondamentale contre la liberté de s'assembler c'est un énorme problème heureusement que le Conseil d'État a pris la décision de suspendre et alors au moins pour le coup comme j'étais le seul qui était qui était en région parisienne cet été je suis allé à au Conseil d'État pour soutenir les les soulèvements de la terre dans cette dans cette ce moment judiciaire franchement c'était ridicule c'était ridicule enfin je vous raconte quand même l'histoire mais dans le mémoire qui a remis le gouvernement pour défendre sa position sur oui il faut absolument dissoudre les soudainement de la terre ils ont mis un tweet des soulèvements de la terre qui revendiquait le fait d'avoir dégradé une chambre de d'agriculture le truc était une blague c'est-à-dire que c'était un glissement de terrain du à l'argile qui sèche qui avait abîmé un mur dans une chambre d'agriculture et les soulèvements de la terre ont fait un tweet pour rigoler en disant oui on revendique la dégradation puisque c'était la Terre elle-même qui avait abîmé la Chambre d'Agriculture et le gouvernement a mis ça dans le mémoire en disant vous voyez revendique des actions vous rendez compte du niveau de ridicule mais par ailleurs c'est inquiétant sur l'état de l'État c'est inquiétant sur l'état des gens qui ont écrit ça qui écrit ça bon sang de bois franchement enfin je veux dire moi je me suis bien bien amusé et il était logique que le Conseil d'État prennent la décision qu'il a prise parce qu'on avait d'un côté quelque chose qui était solide et de l'autre quelque chose qui était j'allais dire liquide mais c'est même pas liquide c'est vaporeux là c'était c'était n'importe quoi j'en fini sur j'en finis sur sur deux points d'abord je veux parler rapidement des des la question spécifique qu'il y a dans les quartiers populaires et les outre-mer et ensuite j'en terminerai par ce que disait Robespierre sur quand on met des armes dans dans une partie de la population là le le ce qui se passe dans les quartiers populaires et le rôle de la police dans les quartiers populaires doit être jugé de manière extrêmement sévère par ceux qui se sont réellement des républicains parce que c'est quelque chose qui détruit la République j'ai vu un policier qui me disait que heureusement qu'il y avait la police dans les quartiers populaires pour tenir la pour tenir la République à bout de bras et dans certains cas il est vrai que la police a une utilité pour aller combattre les trafics d'armes de drogue qui gangrène les quartiers populaires et c'est vrai c'est mal fait ils le font très très mal parce que on ne met pas les moyens comme on le dit nous sur la police judiciaire et que on met des bacs qui viennent démanteler des points deal ce qui est à peu près inutile puisqu'ils se reconstitue un peu plus loin c'est mal fait mais c'est vrai dans ce cas-là la police est extrêmement utile pour aller lutter contre ces trafics qui ont encore fait deux morts à Nîmes ce qui est un drame absolu mais quand la police vient dans les quartiers populaires pour tenir des propos racistes auprès des jeunes gens et je vous assure que les propos racistes qui sont tenus et qui me sont rapportés me font le cœur parce que quand un gamin de 12 ans me dit qu'il s'est déjà fait traiter de kebab par un policier moi ça me fait honte pour la police de mon pays d'accord donc ça ça n'est pas la police républicaine et c'est quelque chose qui détruit de l'intérieur la République parce que les jeunes gens ils ont ce rapport-là à la police justement et à l'institution policière et au drapeau tricolore qu'ils ont sur l'épaule et c'est d'ailleurs ce que décrit très bien très bien Sébastien rocher dans son livre sur la nation en disant que le rapport qu'on a vis-à-vis des individus qui constituent l'État est aussi le rapport qu'on va avoir ensuite à l'état et aux institutions républicaines donc ça ce n'est pas normal de même que les contrôles d'identité régulier qui viennent finalement dire quoi qui viennent finalement dire que quand on demande la carte d'identité à un jeune homme ou une jeune femme 10 fois 20 fois etc qu'est-ce qu'on leur dit il y a quelqu'un qui vient avec un drapeau tricolore qui leur dit vous n'êtes pas français c'est ça ce que ça veut dire c'est ça ce que ça dit à la fin et donc les jeunes gens oui vous avez pas l'air français et c'est ça que à la fin les jeunes gens finissent par se dire ils se disent bon bah puisqu'on veut pas de moi est-ce que moi j'ai vraiment envie de vous et nous il faut qu'on envoie le message inverse sans arrêt et c'est pour ça qu'il faut être extrêmement rigoureux vis-à-vis de ce que fait la police et que dénoncer ce genre à la fois de d'action et de comportements ça fait partie justement d'un travail rigoureux sur ce qu'on voudrait comme police ça veut pas dire qu'on déteste la police ça veut pas dire qu'on n'aime pas la police ça veut pas dire qu'on va crier un cap dans les manifestations ça veut juste dire qu'on veut une police républicaine c'est tout on ne demande pas grand chose on demande juste à respecter la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen on est juste des mecs sympas nous on demande pas grand-chose de plus que ça quoi voilà ce que je voulais vous dire sur le sujet j'en finis juste sur un petit point parce qu'on a déjà parlé des policiers factieux donc je vais pas revenir dessus mais l'idée le rapport qu'on a à la police c'est quelque chose qui est constitutif de l'État vous savez la le le je sais plus comment il s'appelle c'est pas Norbert Elias c'est Weber Weber qui dit que l'État se constitue autour du monopole de la violence physique légitime légitime elle peut pas être illégitime sinon c'est aussi quelque chose qui vient petit à petit détruire l'état et Robespierre avait dans dans le discours qu'il fait sur les gardes nationales qui est le discours dans lequel il invente la devise Liberté égalité fraternité qui est au fronton de toutes nos mairies tant pis pour les antirobespiariste il se le faire si ça toutes les sauces tous les jours chaque fois qu'ils passent devant un bâtiment public mais Robespierre dans ce discours sur les gardes nationales parle du fait que quand on met des armes dans une partie de la population et que cette partie de la population est au service d'un exécutif alors le risque d'oppression est évident et on on voit aujourd'hui c'est exactement ce qui est en train de se passer les policiers certains policiers se permettent de donner des ordres à l'exécutif alors ça devient carrément l'inverse c'est que eux ils sont ils se sentent tellement forts ils se sentent capables d'exercer d'une certaine manière un pouvoir exécutif dont ils auraient eux la décision et la légitimité pour le faire ce qui n'est pas le cas hein et d'exécuter des exécuter des gens c'est vrai que ce que dit Hugo mais Robespierre dit la conclusion de Robespierre c'est donc il faut un peuple en arme bah ça peut pas être notre conclusion non plus parce que si on fout des armes partout alors on est sûr que ça va servir à la catastrophe du coup on a la seule autre logique des armées la police bah oui si on désarme l'essentiel de la police je ne dis pas pour des missions spécifiques notamment sur la lutte contre le trafic d'armes sur le trafic de Drôme quand on sait qu'en face il y a des gens qui vont être armés mais est-ce que des gens qui sont en manifestation sont des gens qui sont dangereux non c'est pas des gens qui sont dangereux vous venez avec des armes à feu quand vous allez en manifestation non donc ceux qui sont dangereux sont ceux qui sont armés et ceux qui sont armés sont ceux qui ont le pouvoir de faire appliquer des décisions contre lesquelles le peuple n'est pas d'accord et ça c'est un énorme problème sur le plan de la question tu l'as dit tout à l'heure mais du lien à la fois entre les violences contestataires et les violences d'État et pour le dire autrement si on ne veut pas qu'il y ait de manifestations qui deviennent violentes contre certains projets politiques il faut se poser la question des projets politiques et pas de réforme des retraites pas de manifestation pas de loi el khomri pas de manifestation pas de violence pour qu'il n'y ait pas de violence dans la société il faut faire le programme de 1789 comme de 1780 de 1793 appliqué la volonté du peuple point barre [Applaudissements] toc toc on attendait donc on a 15 minutes pour échanger tous ensemble mais on va OK bonjour à toutes et tous Sylvie du 87 voilà elle est fiabi je suis contente de vous voir votre intervention est magnifique près lucide et pertinente ma question est l'état vie grâce à la police actuellement là est-ce qu'on peut espérer moi je veux la 6e bien sûr est-ce qu'on peut espérer que la police se range du côté des citoyens à un moment voilà on va prendre plusieurs questions à la suite oui bonjour Alors moi je m'interroge sur et j'ai une question à poser à la tribune parce que on entend souvent la responsabilité individuelle de la police il faut refonder la police de la cave au grenier il y a des débordements il y a des excès dans la police qui ne respectent pas le code de déontologie etc mais on entend beaucoup moins la responsabilité des donneurs d'ordre du gouvernement de Macron lui-même puisque récemment le chef de la bague de Belfort a déclaré à l'Est Républicain le 10 août je le cite la police a reçu carte blanche pour rétablir l'ordre sans faire de prisonniers c'est ce qu'elle a fait ce qui m'amène à penser qu'il est peu surprenant que dans de telles conditions des policiers s'insurgent de voir un délai en Bastille en quelque sorte alors que le gouvernement l'exécutif leur donne l'ordre de rétablir comme l'a dit Macron l'ordre l'ordre l'ordre par tous les moyens sans respecter quoi que ce soit donc n'est-il pas nécessaire non seulement de mettre en cause les débordements qui peuvent se faire par tel ou tel policier dans l'exercice de ses fonctions mais d'abord et avant tout la responsabilité de l'exécutif de Macron lui-même qui ordonne aux forces de l'ordre d'utiliser de tous les moyens de répression possible pour maintenir l'ordre macroniste bonjour Monia de Marseille d'abord une petite remarque Hugo le service minimum des c'est moi qui te parle le service minimum de la police mais entre guillemets service minimum c'est pas le 5 7 2 mais le 5 6 2 me semble-t-il tu as du 5 7 2 pour moi c'est 5 6 2 maintenant tu dis 5 9 2 à vérifier sinon j'avais aussi une remarque à faire à madame Isabelle me semble-t-il par rapport au mot qu'on emploie je pense qu'ils sont importants et si on utilise le lexique de nos opposants en leur permet aussi de dire qu'ils sont en guerre contre les nuisibles comme les dissertins syndicats de police vous avez beaucoup utilisé le mot démeiller des meute en parlant des révoltes des jeunes et moi il me semble que c'est une colère collective qui est justement légitime et proportionnelle par rapport à tout ce que l'on a vécu dans les quartiers depuis des années à mon avis il faut faire attention aux mots qu'on utilise parce que je crois qu'en les utilisent ensuite contre nous c'était je suis enseignante et pour moi les mots ont du sens ensuite j'ai noté quelques petites choses par rapport aux privations de liberté bah déjà on appelait avant les forces de l'ordre c'était les gardiens de la paix d'accord à quel moment ça ça a changé voyez les mots ont du sens on parlait de gardien de la paix pour garder la paix des peuples et aujourd'hui le peuple perd ses libertés parce qu'on est clairement dans un état policier et on a pour moi les violences l'arrêt pression pendant par exemple la période covid ça a été aussi très violent parce qu'on a perdu des libertés fondamentales et on a vécu la répression et ce qu'on a vécu pendant les gilets jaunes ce qu'on a vécu pendant les manifestations contre les retraites ce qui s'est passé à Sainte souligne tout ça on est en train de jouer sur la peur des gens pour les privés de leur liberté et aujourd'hui je me demande comment on peut revenir en arrière sachant que c'était déjà pas génial avant mais comment arriver à avoir une police qui permet justement comme comme vous disiez de respecter les discussion et nos droits en fait et moi j'invite tout le monde vraiment dans les manifestations s'il faut faire preuve de violence ici il faut faire la révolution et se révolter moi j'ai cramé des poubelles à Marseille on a on a foutu le bordel à Marseille et j'invite tout le monde à se révolter il y a un je crois que c'est faut quand même qui disait il n'y a plus de révoluer révolution il n'y a plus que des révoltes parce qu'en fait on nous a tellement fait peur on nous a tellement réprimer qu'aujourd'hui on ne peut plus rentrer en révolution et il y a que par la Révolution me semble-t-il je suis aussi un peu militante CGT donc j'étais très contente de voir Olivier Mathieu hier je franchement je pense que le temps de la Révolution est venu et sans la Révolution il y aura pas de nouvelles constitution sans nouvelle Constitution il y aura pas de Sixième République bonjour deux questions à une question qui est un peu de l'archéologie déjà de quand date le passage la création des robocops est-ce que ça date de Cazeneuve valse éventuellement de Sarkozy en tout cas ce qui le souvenir que j'en ai c'est qui sont apparus brutalement au moment de la loi khomri et que de ce point de vue d'ailleurs pour Hollande Vald et compagnie qui se préparent à l'affrontement les attentats 2015 ont quand même été une divine surprise deuxième question est-ce qu'il faut pas commencer à mettre dans ce qu'on appelle maintien de l'ordre la parole le feu vert qui était donné récemment à mon avis à Macron au groupe fasciste mais réellement fasciste c'est autre chose que le RN et qui se constitue un peu partout avec la protection et le laisser faire très actif et est-ce qu'il faut pas d'ailleurs commencer à voir à réfléchir beaucoup plus sur ce que Mélenchon avançait en restait en décembre dernier d'avoir un réseau de protection contre ces gens-là au même titre qu'il faut réussir à se protéger contre la police [Applaudissements] bonjour Fabienne éducateur spécialisé oui pardon Fabienne donc c'était pour répondre à la jeune femme et pour rebondir sur le hier avec Monsieur Mélenchon je suis éducateur spécialisée donc au siècle dernier comme vous avez dit et [Musique] je pense que c'était la question à l'époque dans les années 90 quand j'ai commencé ma carrière en travaillait en partenariat avec la police et la gendarmerie parce que Monsieur Mélenchon disait hier dans son discours que ils veulent séparer ils veulent séparer la violence née il me semble de par Macron et de par les autres politiques d'avant bien entendu je vais essayer de faire courir excusez-moi de monter le peuple contre contre le peuple d'accord et de diviser pour diviser et donc par le racisme etc et voilà ça c'est pour ça donc moi je suis pas pour la révolution comme la jeune fille et pourtant je travaille sur les quartiers difficiles parce que je suis spécialisé dans la délinquance on travaillait dans les années 90 sur la notion de partenariat et de pardon de prévention de la de prévention voilà maintenant on parle de répression donc faudrait-il pas revenir sur cette notion de enfin de refaire un lien avec la police avec la gendarmerie parce que il y en a je connais encore de beaucoup de gendarmes puisque je suis toujours dans la profession mais il y en a qui demande ça attention faut pas croire que la police exécute les ordres ils sont obligés parce qu'ils ont signé des contrats de travail mais ils demandent que ça de venir vers nous voilà si Cécile voilà pardon j'étais le plus long alors je passe la parole à Isabelle puis enfin dans le même ordre que les interventions merci Marlène mais en fait bon toutes les questions portent sur la police donc comme j'étais pas là pour parler de la police ça va être mais mes camarades masculins qui vont répondre en simplement pour dire moi aussi je fais attention aux mots j'ai pas parlé des émotiers en tant que personne j'ai parlé d'usage et meetiers bon voilà quoi et puis sinon les meute au départ il y a pas la manifestation n'existe pas au 19e siècle quand on regarde du point de vue de l'historien on a des des soulèvements populaires des émotions populaires comme c'est appelé avec ESMO au 19e siècle et l'émeutes il y a une double une double origine étymologie de l'émeute c'est mettre en mouvement et puis c'est aussi les mois donc dans les meufs il y a il y a de l'émotion il y a du mouvement et de l'émotion alors maintenant la question c'est quel type d'émotion fait mouvoir les gens je savais plus comment le dire voilà est-ce que c'est de la colère est-ce que c'est de la peur et cetera voilà c'est tout moi j'entends pas me mais bon je commence à entendre ok j'ai fait rapide déjà je vais plaider coupable pour non pas 5 7 2 mais 5 9 2 j'ai vraiment dit 5 9 2 on pourrait y aller replay de toute façon mais pourquoi je dis 5 9 je suis du Nord 59 c'est voilà je me suis planter et effectivement c'est 5 6 2 mais les mython on s'en fiche il faut garder la frite on s'en fiche un peu le fond c'est vraiment la problématique de du fait du pouvoir aujourd'hui qui exerce le les policiers organisés en tout cas des corporations policières je pense à alliance LGP policier faux qui regroupe évidemment comme vous le savez quasiment plus de 90% des des suffrages policiers lors des élections professionnelles avec un taux de syndicalisation de 80% et ça explique sans doute le rapport de force qu'il aurait assez assez favorable ventil obéir c'est au fond la première question qui a été posée si d'aventure je l'espère nous gagnons les prochaines élections que nous sommes amenés à diriger le pays déjà je vais vous dire ma foi il faudra bien même si je vous réponds non ils vont pas obéir est-ce que du coup on va s'empêcher de gagner la prochaine élection non donc la question est plutôt de dire comment on va faire pour se faire obéir et non pas ventiler hier au fond cette question verra bien et le l'objectif là je vous renvoie à la conférence qu'on a fait le jeudi qui a aussi été filmé et qui sera diffusé courant en courant du 20 dans les prochains jours évidemment sur les méthodes de gouvernement de la police et de se dire à la fois il y a une double chose à faire se séparer des éléments emblématique individuellement il le faudra la réforme de l'IGPN par exemple c'est-à-dire se se passer de l'IGPN et l'iggn dans les actes individuels et avoir un véritable contrôle externe et des sanctions qui soient prononcées dans dans ce cadre dans ce cadre là modifier les méthodes de recrutement et de formation et d'abord de recrutement puisque dans l'imaginaire de ceux qui veulent entrer dans la police ils sont là pour faire ce qu'ils sont en train de faire dans les quartiers populaires c'est à dire courir après des noirs et des Arabes de supposer trafiquant de stupéfiants voilà concrètement je je ramasse le propos mais c'est pour ça qu'il rentre dans la police ce qui fait que d'ailleurs on constate qu'il y a une difficulté majeure pour recruter des policiers pour lutter contre la délinquance économique et financière c'est-à-dire que ceux qui rentrent dans l'institution policière passe les concours ne viennent pas pour ça et que comme des postes sont ouverts sur le sujet quand bien même il y aura un début de volonté politique on ne trouve pas les candidats en interne pour occuper ces fonctions là et là je vous renvoie en rapport que j'avais effectué en 2018 et 2019 sur sur ces questions là où ça a été largement largement documenté et donc mater les éléments problématiques régler la question du recrutement muscler la formation pour qu'elle soit fondée sur les principes républicains tels que j'ai été évoqué par par Antoine léoman et non pas comme moi je l'ai vécu quand je suis allé deux mois en école de police non pas pour être policier mais je tiens dans les services administratifs mais j'y ai passé deux mois elle m'a dit Hugo tu sais le proverbe qu'on dit ici je la ressors tout le temps parce que franchement c'est vraiment évocateur c'est le même que dans l'armée maintenant expliqué par la suite c'est réf vous dire c'est commencer à désobéir bon et donc ça renvoie la question des ordres qui sont donnés et je suis désolé camarade c'est qu'on a pas dû être clair pendant une heure 15 on a cessé de paître la focale sur le fait que la responsabilité du politique et de l'exécutif et pleine et entière dans la question et du judiciaire et plein mais ça judiciaire on fera notre conférence une prochaine fois et je vous renvoie celle des années précédentes de plein et plein et entière sur ces questions là et que des facto on sait qu'en prenant le pouvoir en changeant la direction politique les ordres politiques qui sont donnés on est capable de changer le réel et y compris le fonctionnement de l'institution policière pour le coup commencer bien documenté sur le sujet qu'on a bien travaillé sur le sujet bien produit politiquement on sait à chaque strat dans le recrutement s'il conviendrait de faire dans la formation ce qui conviendrait de faire dans l'organisation policière ce qui conviendrait de faire l'organisation c'est quoi c'est le poison aussi de la politique du chiffre c'était dit par certains camarades finalement ils font qu'obéir alors obéir parfois à des ordres directs et donc changer les donneurs d'ordre vous aurez un autre résultat ou obéir à des ordres qui sont implicites la politique du chiffre est un ordre implicite qui est donné aux policière et aux policiers dramez-moi du chiffre qu'est-ce qui permet de ramener le plus de chiffres de choper des gens qui auraient un peu de drogue sur eux ou magnifiquement intéressant aussi pour la politique du chiffre les ESI les étrangers en situation irrégulière et voilà pourquoi il s'en vont parce que s'ils ont ils ont et les outrages rébellions on passe là-dessus aussi mais ça vient la cerise sur le gâteau on va dire et donc vous avez par cette politique du chiffre et ce qui a attendu des policiers et des gendarmes la raison pour laquelle ils font énormément de contrôle officiel c'est qu'ils ne veulent pas revenir sur les contrôles offertes parce que ça gripperait la machine ça grippe près les chiffres il serait et du coup il serait quand même là en train de dire ben on fait plus rien quoi qu'est-ce qu'on va faire sinon il sait les policiers vous disent ça qu'est-ce qu'on va faire sinon on va des policiers en tout cas les corporations alliances SGP les autres diraient et ben on va pouvoir faire enfin chaque métier de policier parce que les autres policiers républicains diraient en la en la circonstance sur les robocops de cansada j'en sais rien parce que bon si vous voyez les images de 68 ils sont un peu moins équipés mais ils sont déjà équipés ils n'ont jamais cessé davantage s'équiper en matière de de protection mais sur l'usage répressif qu'un effet effectivement il y a des points de bascule politique qui ont été assumées en tant que tel et Nicolas Sarkozy en est un exemple et il en a fait une doctrine qui en fait était déjà une pente qui était prise en réalité un face voilà l'histoire il a pas inventé des trucs géniaux Nicolas Sarkozy mais c'est que doctrine d'une police de projection et de pas une police de proximité et tout ça c'est traduit dans les différents compartiments de la police y compris dans les questions d'ordre d'ordre public et donc chacun il vient de son son petit truc en plus donc Sarkozy il a ramené le Taser en plus et le LBD en plus et puis les suivants vous ramèneront les canons à haut et puis etc donc chacun il va de son petit outil supplémentaire en espérant que c'est l'outil qui va pouvoir régler le problème alors qu'en fait il l'aggrave et que il n'y a que la responsabilité politique qui est qui est en cause et qui doit être modifié et échanger et puis je terminerai en disant qu'en fait une fois qu'on a changé cette politique du chiffre pour ramasser complètement le propos l'idée c'est de se dire que notre programme politique pour un pro policier qui veut faire son métier dans le cadre des principes républicains son quotidien de travail s'améliorera c'est ça l'idée aussi c'est que pour tous ceux qui ont foi ont la République et en ces principes et des droits fondamentaux cela verront une amélioration de leurs conditions de travail je vous rappelle qu'il y a une problématique de suicide dans la police et que les principales victimes des armes à feu des policiers sont les policières et les policiers eux-mêmes par le suicide avant même tout autre cas de figure alors on me disait le avec les jeunes avaient regardé les chiffres certains disaient oui non ils la police tue plus qu'il y a de policiers morts j'ai revié non il y a bien plus de policiers qui suscitent tout tout cas de figure confondus et si on prend par arme à feu sur les les refus d'obtempérer là les chiffres sont davantage significatifs il y a plus de 60 suicides dans la police par année il y a eu dans les années les plus fortes là plus de un peu moins d'une quinzaine de personnes qui sont mortes des tirs des policiers dans le cadre des refus d'obtempérer donc il faut pas oublier ça parce qu'effectivement on va pas pouvoir se passer d'une institution policière et d'une police en tant qu'elles professionnaliser moi je ne crois pas à la police du peuple en armes comme vous pouvez le proposer à un moment Robespierre parce que ça demande une technique une technicité une spécificité et puis un contrôle particulier enfin vraiment et donc je préfère des gens professionnels qu'on contrôle efficacement et là ça renvoie au débat sur l'institution judiciaire mais là encore je m'arrête là parce qu'on a fait une conférence aussi jeudi qui a été filmée qui a traité de tout de tout c'est point là et enfin sur la prévention Antoine je te laisse la prévention la prévention aussi bon on avait fait on avait pris le quand on a fait les livrets thématiques en 2016 pour la campagne de 2017 s'est posé la question de segmenter évidemment les thèmes et le débat c'est posé pour nous par exemple est-ce qu'on traite la justice indépendamment de la police c'est le premier débat parce que le police est sous le contrôle de l'autorité judiciaire en théorie vous pouvez pas traiter l'un sans l'autre ma foi comme il faut quand même des points d'entrée et comment je vais dire ça organiser votre propos dans des documents on a on a fait un document sur sécurité sûreté parce que les gens veulent savoir qu'est-ce qu'on raconte sur la sécurité voilà et on a mis dedans des éléments de contrôle de l'autorité judiciaire mais on a renvoyé aussi vers livrer justice on a envoyé les deux et surtout on a conçu les deux ensemble et puis on s'est dit oui mais attendez la police est intéressant mais au fond elle ne traite que les symptômes de la Société des inégalités sociales présentes et donc en fait en vrai le vrai programme de sécurité c'est la sécurité sociale c'est ça le vrai problème de sécurité quand vous êtes bien dans votre vie bien voilà vous avez les moyens de vivre de faire votre boulot d'élever vos enfants vous enlevez déjà une bonne partie des problématiques auxquelles les uns les autres pourraient être confrontés et après s'ils ont trop de sous après vous vous avez quand même besoin d'une police pour les délinquants en colle blanche mais on s'est dit quand même que on peut pas esquiver le sujet comme ça on peut pas faire la gorge qui dit ben une fois qu'on aura réglé les questions sociales c'est bon les questions de police sont réglées il faut les les les regarder frontalement telles qu'elles sont aujourd'hui en 2023 et qu'est-ce qu'on va faire après demain une fois qu'on sera au pouvoir et donc on a inséré notamment un petit chapitre sur l'éducation les éducateurs spécialisés la prévention spécialisée dans le livret sécurité sur tes de 2007 on a gardé d'ailleurs en 2022 pour dire attention mais en fait il y a d'autres réponses qui sont mises sur la question de la prévention spécialisée de la question sociale dans tous les autres livrets thématiques donc tout ça fait sens en tant que tel et effectivement il y a eu un massacre qui a été fait sur la prévention spécialisée dans ce pays depuis je sais pas le situer mais Sarkozy je pense c'est un bon point de 2000 ouais en gros en gros elle a la fin du gouvernement Jospin c'est là où où en fait vous avez vous avez ce truc de dire que et c'est le gros discours de la droite duquel il faut sur lequel il faut qu'on se réarme intellectuelment pour ainsi dire c'est eux eux plaident pour la vertu préventive de la répression ok c'est ça leur grand truc si vous augmentez si vous dites si tu fais ça tu auras 10 ans de prison ça ça va être préventif or comme on l'a toujours dit personne n'a pas grand monde de communes infraction j'ai pas besoin avec un code pénal à la main sauf les délinquants financiers parce que ils ont le temps de calculer évidemment mais les autres c'est pas ça qu'on fait pas un refus de tempérer en disant bah oui parce qu'ils l'ont changé le le l'échelle des peines sur le refus de tempérer dans le mandat précédent avant c'était un an c'est passé à deux ans de prison et eu moins de refus d'autres tempéré non il s'en plaigne même les policiers ça veut dire que leur machin ne fonctionne pas et que c'est la prévention qui est doit être réinvesti en tant que tel et on ne peut pas demander aux policiers de faire la prévention au sens où on l'entend c'est un métier à part entière parce que les gens doivent être dans une situation de confiance donc des éducateurs spécialisés etc mais la police doit se retrouver dans une partie de son rôle social dans la société de préventif au sens de comprendre ce qui se passe de regarder ce qui se passe d'où la police de proximité d'être inséré dans le tissu social et c'est ça le projet politique qu'on propose avec la France insoumise voilà avant de répondre aux questions je complète juste un truc sur les refus d'obtempérer parce qu'effectivement c'est arrivé devant nous qu'il voulait rajouter augmenter les peines sur le sujet et nous on leur a dit mais vous êtes complètement débile un refus d'obtempérer c'est déjà quelqu'un qui s'en va parce que il a peur de ce qui va lui arriver donc vous lui faites une peine encore pire il va avoir deux fois plus de raison de vraiment réussir à s'échapper et il va vraiment une fois qu'il a commencé alors il va vraiment y aller quoi et par ailleurs regardez à quel point c'est stupide à la fin le leur système parce que il y a une c'est une politique de terreur en réalité et il faut appeler un chat un chat au bout d'un moment quand on tue quelqu'un parce qu'il est censé s'en aller c'est une politique de terreur ça veut dire qu'on veut faire peur à tous les autres mais du coup ça produit quoi bah ça produit la même chose ça produit qu'il y a plein de jeunes qui peuvent se dire punaise merde je me suis fait arrêter qu'est-ce qui va m'arriver j'ai pas la plupart du temps les refus d'obtempérer c'est quoi c'est un défaut de permis c'était le cas pour Naël il a 17 ans il a pas le permis un défaut d'assurance ou une boulette de shit dans la voiture est-ce que ça mérite la mort à la fin la réponse est non la réponse est non bien sûr et nous on leur dit mais si vous faites peur aux jeunes s'ils ont peur de s'arrêter ils vont pas s'arrêter c'est ça qui se produit et donc il faut complètement revoir l'intégralité de la manière dont on pense les choses parce que sinon il va y en avoir de plus en plus ça va être de pire en pire et comme on a des policiers qui n'hésitent pas à tirer même si j'espère que désormais ils vont faire un petit peu plus attention à ce qu'ils font et bien la pente est à l'aggravation et ce que nous proposons nous et ce qui permet de au contraire améliorer les situations alors j'ai adoré la question est-ce qu'on peut espérer que la police se range du côté des citoyens c'est c'est compliqué alors ils vont parler donc vous entendez quand même [Musique] pour faire de la répression c'est grave aux propriétaires des pellicules je suis désolé mais sinon vous allez être [Musique] c'est un message de prévention première sommation [Musique] [Applaudissements] nous ne pourrons rien faire je rappelle ça suffit il est interdit de se garer [Musique] [Musique] et vous mèneront jusqu'au camping Antoine Antoine Caroline elle s'égare je trouve voilà il est donc interdit de se garer sur les bas-côtés donc est-ce qu'on peut espérer que la police se range du côté des citoyens vaste question question qui nous ramène aussi à l'histoire de notre pays parce que le 14 juillet 1789 au matin que s'est-il passé ils ont réuni les chefs de la police l'équivalent de la police de l'époque et les mecs ont dit on tirera pas dans la foule parce que ça faisait déjà deux jours qu'il y avait des émeutes mais des guillemets pour la blague mais il y avait ils étaient en train de cramer les barrières d'octroi et le matin les flics ont dit c'est pas la peine de toute façon on y arrivera pas et de toute façon ils pouvaient pas y arriver parce que pour la petite histoire le jour de la prise de la Bastille il y avait on estime 250 000 personnes qui ont participé à la prise de la Bastille sur une population à l'époque de 800 000 c'est vous dire si c'était gérable en terme de maintien de l'ordre donc ce matin là et puis la Commune de Paris commence aussi par l'armée qui refuse qui qui passe du côté des communards et puis vous avez une très belle chanson qui s'appelle gloire au soldats du XVIIe qui fait salut à vous brave Piou Piou brave soldat du 17e qui ont refusé de tirer sur les vignerons et magnifique parole de cette chanson vous auriez en tirant sur nous assassiner la République c'est magnifique donc notre histoire est remplie de moments où l'armée ou la police ou la force de répression qui est face à nous je dis nous on se met du côté des révolutionnaires à toutes les époques qui est face à nous à ce moment là refuse et va du côté des manifestants pour la petite histoire avec le camarade Bernal ici et quelques autres nous avons nous observé les opérations de maintien de l'ordre et de temps en temps il y en avait quelques-uns qui nous glissaient continuer je vous jure que c'est vrai c'est arrivé qui est des policiers je vais pas vous dire qui évidemment parce que sinon il perdrait leur dire mais il y en avait qui nous disait c'est bien continuer pendant la réforme des retraites il y avait des évidemment les policiers ils vont aussi travailler deux ans de plus ils sont pas d'accord la question qui se pose c'est pourquoi ils ont tenu à ce moment-là et pourquoi c'est quand tu en as d'entre eux qui finit par aller en en détention provisoire parce qu'il a tabassé et dit que là il y a un mouvement où ils disent bon non ça suffit etc donc ils sont capables de le faire pour une logique corporative de défense de l'un des leurs et pour dire que le problème de la police c'est la justice mais ils ne sont pas capables de le faire quand il y a le mouvement de réforme des retraites je vous dis pas que c'est bien que des policiers se mettent en arrêt maladie je vous dis juste que de la perception populaire que ça donne ça donne l'image que quand il faut être du côté du peuple ils n'y sont pas et que quand il faut être du côté d'un policier qui en plus a commis un acte sacrément délictuel ils sont capables de le faire ce que je veux vous dire c'est et là on parlait de stratégie révolutionnaire et il faut toujours avoir en tête des stratégies révolutionnaires pas au sens nécessairement ou l'entendait la camarade même si je pense qu'à parler de la grève générale la révolutionnaire et avec ça je suis d'accord mais la Révolution par la violence ça n'est jamais notre mode d'action et ça ne le sera jamais mais il faut qu'on pense les manières de de d'être victorieux et donc quand on crée une division entre la police et le peuple qu'est-ce qu'on fait on fait le jeu de Darmanin Macron et compagnie parce que c'est ce que eux ils espèrent faire ils espèrent que la police ne se sentent jamais solidaire des luttes de la société c'est leur objectif à eux de diviser c'est eux qui divisent la police et le peuple c'est eux qui font en sorte que à la fin certaines personnes disent à CAB et tout le monde déteste la police ils le font exprès ils le font exprès pour que précisément il n'y ait pas de solidarité de classe entre les policiers et ceux qui sont en face de ce jour-là qui sont généralement des gens qui en plus défendent leurs droits ce qui est quand même le un comble si vous y réfléchissez bien donc qu'est-ce qu'on doit faire nous on doit à la fois dans nos prises de parole et de position condamnés fermement les actes qui sortent du cadre républicain parce que c'est la République qui permet de nous unir comme peuple souverain donc à la fois faire ça mais à la fois aussi donner la possibilité à celles et ceux qui en ont par-dessus la tête des collègues qui sont racistes et qui sont anti républicains de pouvoir avoir un point d'accroche avec nous pour nous rejoindre sur les luttes que nous menons y compris pour les policiers parce que ce que nous menons comme lutte c'est une lutte qui permet d'unifier la police et le peuple est de dire que c'est une seule et même chose et que pour que ce soit efficace se doit être une seule et même chose et c'est d'ailleurs la logique de la garde nationale au sens où l'entendez les révolutionnaires c'est ça notre logique à nous nous ne sommes pas ceux qui n'aiment pas la police ce qui n'aiment pas la police sont ceux qui sont en face de nous et qui font faire à la police des trucs absolument ridicules qui servent à rien qui les mettent en danger et qui sont mauvais pour la cohésion nationale j'ai fait longuement sur ça parce que je crois que pour les autres ça avait été répondu je veux juste dire un truc sur la responsabilité individuelle et collective il y a les deux qui sont en jeu il y a à la fois de la responsabilité individuelle d'un flic facho qui vient traiter un jeune homme de kebab et encore je vous ai dit celui-ci mais quand tu en as qui viennent dire ferme ta gueule tête de chien ou tu veux qu'on t'encule ou quoi je trouve que ce n'est ça ne fait pas honneur à l'uniforme de la police républicaine de notre pays d'accord bon donc il y a à la fois la responsabilité individuelle ayant en même temps les ordres qui sont donnés avec la politique du chiffre avec les contrôles d'identité qui par ailleurs si vous regardez l'article qui concerne les contrôles d'identité qui s'y met souvenirs sont bons sur l'article 78 2 du code de sécurité intérieure ou 72,8 mais je crois que c'est 78 2 78 2 voilà apprenez voilà 78 2 du code de sécurité intérieure le le contrôle la sécurité du code 2 non du code de procédure pénale pardon le CPU autant pour moi c'est très c'est très c'est très identifié les cas dans lesquels on peut faire des contrôles d'identité bah genre coucou tu as la mauvaise tête je fais un contrôle d'identité pas du tout ça c'est très identifié sur des règles très spécifiques donc à la fois les règles collectives et les règles enfin les comportements individuels qui sont en cause et c'est pourquoi il faut à la fois revoir ses règles collectives c'est ce que nous proposons avec le programme mais en même temps dégager tous ceux qui ont des comportements qui sont des comportements racistes parce que je le répète et alors là pour le coup on va être intraitable et ferme un raciste n'a pas sa place dans la police et où que ce soit à l'intérieur du service public parce que parce que en particulier dans la police parce que quand on est censé faire appliquer la loi le racisme ne fait pas partie des choses qui sont autorisées par la loi donc pour faire respecter la loi il faut la respecter soi-même et je veux juste vous dire une dernière chose il est moins le cas donc vraiment dernière chose mais ça ça sera pour la petite blague mais j'en reparlerai tout à l'heure à la fête de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen la Marseillaise est anti flic contre nous de la tyrannie les tendard sanglante élevé qu'est-ce que l'étendard sanglant de la tyrannie c'est le drapeau rouge de la loi martial le drapeau rouge de la loi martiale qui a permis le 17 juillet 1791 après la fuite de Varennes oui la fuite de marine j'avais un doute le 17 juillet 1791 donc arrive sur la place du Champ de Mars un certain nombre de pétitionnaires qui disent ras-le-bol de la monarchie ça commence à bien faire ce mec est un traître qu'est-ce qu'on en a à faire de d'avoir un roi qui nous gouverne donc le lambrillon de la République même s'ils appellent pas ça comme ça à ce moment-là l'embryon de la République vient manifester pacifiquement au Champ de Mars en proposant des pétitions sur le sujet et le 17 juillet 1789 il sorte le drapeau rouge de la loi martiale qu'est-ce que ce drapeau rouge c'est le drapeau rouge qui permet qu'on tire dans la foule d'accord on sort le drapeau rouge on tire dedans qui est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles ensuite le drapeau rouge a été repris pour en inverser le sens en disant bah puis ce que vous avez versé le son du peuple c'est par le sang du peuple qu'on va vous renverser et c'est d'ailleurs ce que veut dire aussi le le le le le le 1500 impur à brevetillon c'est le sens du peuple c'est de s'en empire du peuple face au son des nobles c'est ça ce que ça veut dire mais j'en parle tout à l'heure mais donc quand on entre nous de la tyrannie les temps d'art sanglante élevé ça parle aussi de l'oppression des gouvernements qui étaient le centre je vous l'ai dit tout à l'heure le centre des questionnements des révolutionnaires comment faire pour qu'un gouvernement ne soit pas oppressif et donc quand on chante ce chant-là il a aussi ce sens-là de résistance vis-à-vis des oppressions en l'occurrence aujourd'hui policière mais à l'époque c'était ce qu'on appelait la loi martiale voilà ce que je voulais vous dire aussi sur la manière dont on conçoit la police et dont on conçoit l'unité nationale oui il faut qu'il y ait une unité entre le peuple et la police parce que sinon quand il y a une division quand il y a une séparation et bien certains parce qu'il ne voit plus en face d'eux un être humain c'est ça qui se passe quand on tire sur quelqu'un on ne voit plus en face de soi un être humain on considère qu'il peut mourir avec ce n'est pas grave c'est ça qui se passe quand on tire ça n'est pas une un petit acte d'accord ça veut dire qu'on est déjà en train de sortir du cadre de la République et de l'égalité non seulement en droit mais par la nature comme le dira la constitution de 17 93 c'est pour ça que c'est très grave c'est pour ça qu'on peut pas laisser passer et c'est pour ça que même si parfois vous avez l'impression peut-être je crois pas dans cette salle mais certains à l'extérieur peuvent avoir l'impression que parfois on parle fort sur ces sujets là c'est parce que ce sont des sujets cruciaux majeurs pour permettre l'Unité populaire et l'Union Populaire comme nous le proposons j'en termine d'un mot mais le 23 septembre nous avons un rendez-vous pour porter ces questions là dans la rue [Applaudissements] et la commission des lois est donc la meilleure des solutions merci beaucoup on a un peu débordé mais on aurait pu continuer longtemps merci à vous trois bien évidemment et puis merci à vous [Applaudissements]
Antoine Léaument