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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 11 septembre 2025 25 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleDéfense

Dominique de Villepin : Sébastien Lecornu "ne doit pas être le gentil toutou du président"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Est-ce que la nomination de Sébastien Lecornu est une erreur ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la principale qualité de Sébastien Lecornu selon vous ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Poutine teste-t-il les Européens avec les frappes en Pologne ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France doit reconnaître un État palestinien ?

  • 12:00OuverteÉludée

    Êtes-vous de droite ou de gauche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Dominique de VillepinFait
    « Emmanuel Macron balille d'un revers de main ce qui est la réalité du paysage français. »
  • 5:00Dominique de VillepinChiffre
    « 44 milliards vous dites c'est absurde c'est trop 4 milliards l'Union européenne la Commission nous demande au moins 15 milliards. »
  • 5:30Dominique de VillepinChiffre
    « Le Parti socialiste propose 25 milliards. Je pense que si on est autour de 25 30 milliards, on est dans les purs. »
  • 7:00Dominique de VillepinFait
    « Depuis 2017, la faillite d'Emmanuel Macron, son échec c'est l'injustice sociale depuis le premier jour avec la baisse des aides publiques au logement et la suppression de l'impôt sur la fortune. »
  • 14:00Dominique de VillepinFait
    « Cette attaque met à mal aujourd'hui un peu plus la situation de Moyen-Orient. C'est une attaque contre un état indépendant. Donc c'est une attaque illégale. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour Dominique de Ville. Bonjour. Ancien premier ministre, ancien ministre des affaires étrangères, ancien ministre de l'intérieur.

Ce sont toutes ces casquettes que nous allons solliciter ce matin avec votre regard sur la crise politique sociale, sur l'action du président à l'étranger aussi alors que la Pologne a été ciblée par la Russie, que le Qatar accuse Israël après une frappe sur son territoire. Avant, on écoute le nouveau premier ministre Sébastien Lecnus. C'était hier.

Il va falloir des ruptures et pas que sur la forme et pas que dans la méthode des ruptures aussi sur le fond. On va revenir sur ce mot rupture. Mais d'abord vous Dominique de Villepin, vous aviez appelé à nommer un premier ministre de gauche et c'est finalement l'un des plus proches du président qui a été choisi.

Est-ce que c'est une erreur ? Alors, j'avais pour être exact appelé à à respecter le suffrage des Français et à respecter la démocratie. La politique, ça commence par le respect et au premier chef, en l'occurrence le respect des Français.

Or, ça fait quatre fois maintenant la 5e, que Emmanuel Macron balille d'un revers de main ce qui est la réalité du paysage français. Euh, il l'a fait balayer d'un revers de main, il l'a fait a après les européennes, il l'a fait au lendemain euh des élections législatives, il l'a fait en nommant euh Michel Barnier, il l'a fait en nommant François Baou et il le fait aujourd'hui en nommant Sébastien Lescornu, c'est-à-dire en n'écoutant pas le souhait des Français. Et qu'est-ce que veulent les Français ?

Vous disiez, il aurait fallu nommer quelqu'un issu du bloc de gauche pour respecter les résultats des dernières législatives. Il aurait fallu pressentir quelqu'un en respectant le suffrage, en commençant par la bloc de gauche et quitte à aller au bloc central et et au-delà si nécessaire. Mais c'est en respectant les Français qu'on dégage des marges de manœuvre.

Or, on voit bien que le président de la République est bloqué sur sa politique. Il ne veut pas changer de politique. Il a pas compris pour vous, il a pas compris les leçons de la dissolution.

Je crois qu'il n il n'a pas compris le bon fonctionnement de notre système démocratique et et surtout c'est un homme qui s'en tête, il ne veut pas avoir tort, il ne veut pas se désavouer et donc il ne veut pas amender la politique qui est la sienne. Et c'est toute la difficulté à nouveau devant laquelle se retrouve Sébastien Lecordnu. Et en même temps, Dominique de Villepin nommé un premier ministre socialiste avec un gouvernement de gauche, il aurait été immédiatement censuré.

Mais je n'ai pas dit qu'il fallait donner un premier ministre socialiste. Je dis qu'il fallait pressentir, il fallait demander à quelqu'un issu du de la première force arrivée en tête euh en 2024 pour voir s'ils étaient capables de former un gouvernement et à partir de là tirer les leçons. Vous savez euh dans notre pays, il faut un peu de méthode.

Le président de la République n'a pas de méthode. Il a choisi le l'un des représentants du plus petit parti de l'Assemblée nationale avec Michel Barnier. puis il a poursuivi avec François Baïou qui est l'un de ses proches.

On ne peut pas dire que le message de 2024 soit continué. Allez-y, on est très content. Donc le président de la République devrait écouter les Français et à partir de là comprendre qu'on attend de lui une ouverture politique.

Et ça, je crois que c'est quelque chose qu'il ne fait pas. Vous qui connaissez bien c'est Bastien le Cornu, il est si vous permettez l'expression un peu le padawan de votre padawan puisque vous vous avez lancé Bruno Lemire et que Bruno Lemer a lancé Sébastien le cornu donc vous l'avez vu depuis longtemps. Quelle est pour vous sa principale qualité ?

Tout le monde parle d'un négociateur. Est-ce que pour vous c'est un bon négociateur et son principal défaut selon vous ? Oui, principal défaut, je ne je ne m'amuserai pas à ça, mais en tout cas ses qualités, c'est quelqu'un de travailleur et c'est quelqu'un d'habile.

C'est c'est quelqu'un qui essaie de tirer les leçons de ce qui marche et de ce qui ne marche pas. Donc il a des atouts pour avancer mais son principal problème c'est Emmanuel Macron. Et c'est pour ça quand il dit ou suggère dans la cour de l' dans la cour de Matignon humilité et sobriété, il aurait certainement un message à François Bairou.

Mais ce message Emmanuel Macron ferait bien de l'entendre. Quand j'étais moi-même en 2002 au soir du premier tour des élections présidentielles avec Jacques Chirac, Jacques Chirac vient me voir en me disant il faut refaire mon discours. Il se retrouve face à Jean-Marie Le Pen et il me dit humilité, sobriété, gravité.

Vous pensez que Sébastien Lecorn dans la cour de matino hierère adresse un message, une à l'humilité au président de la République ? Conscient ou inconscient en tout état de cause, vous savez les leçons, il faut les prendre d'où qu'elles viennent. Je pense que le président de la République doit faire preuve de moins d'arrogance et de davantage d'écoutes des Français.

Aujourd'hui, c'est sa responsabilité qui est en jeu. On peut s'amuser avec la politique, on peut choisir ses amis et encore ses amis. À un moment donné, il faut constater la situation du pays.

Il n'a plus que comme carte après Sébastien le Cornu que la dissolution et la démission. Euh le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est en train de jouer avec la démocratie française et qu'il met en péril euh le bon fonctionnement de nos institutions alors qu'il est censé être le garant. Donc je crois que les Français n'en peuvent plus.

La défiance qui s'est exprimée hier dans la rue montre bien même si tous les Français n'étaient pas dans la rue, loin de là, on l'a vu 175000 manifestants, 100000 de moins que le premier jour, un sentiment d'écurement vis-à-vis de la politique et bien ça, je pense que tous les Français le ressentent extrêmement profondément. On aimerait enfin être écouté. Vous l'avez connu en 2006 cette défiance au moment du CPE que vous aviez porté qui avait finalement été enterré aujourd'hui.

Qu'est-ce que vous dites à Sébastien ? Le projet a été le projet a été retiré. Ça c'est la démocratie.

Aujourd'hui, vous dites au à l'exécutif, il faut entendre cette colère. Mais bien sûr, il faut remiser. Elle n'a pas été entendue avec les gilets jaunes.

Elle n'a pas été entendu avec la réforme des retraites qui est passée en force. Euh aujourd'hui. On le voit bien, elle n'est pas entendue à nouveau.

On peut avancer comme ça, mais à un moment donné, patatra, les choses se brisent. Et donc, il faut être attentive. La démocratie c'est un bien fragile.

Il faut l'arroser quotidiennement. il faut prendre soin de ces roses. Et bien malheureusement, je vois qu'il y a trop peu de responsables politiques aujourd'hui et en tout cas pas suffisamment le président de la République pour prendre la responsabilité pour prendre soin de la démocratie française.

Sébastien Lecnu a reçu dès hier après-midi les partis du socle commun. Il doit poursuivre avec les oppositions. Pour vous, à quel point il doit renouveler ?

À quel point il doit élargir le gouvernement ? Où est-ce qu'il doit s'arrêter ? Et est-ce que vous seriez prêt vous à aider ?

Alors l'impasse elle est elle est triple, elle est politique, on le voit, elle est aussi sociale quand on voit euh la crise qui s'exprime dans la rue et elle est aussi financière budgétaire. Donc la tâche de ces balsins le cornus, c'est une tâche lourde. Euh la question concernant ne se pose pas.

Pourquoi ? parce que la responsabilité aujourd'hui qui est en avant, c'est le tête à tête entre Sébastien Lecornu et l'Assemblée nationale. C'est donc avec les groupes parlementaires et de ce point de vue là, il a raison de s'entretenir avec les groupes parlementaires, avec les différents les différentes formations pour essayer de trouver des marges de manœuvre.

Mais c'est pas mission impossible. Dominique de Villepin François est cassé les dents Michel Barnier aussi. Pourquoi Sébastien le dramatisation qui s'est faite autour de la situation actuelle ?

Elle n'est pas facile parce que nous avons trois trois blocs politiques donc elle n'est pas facile mais il n'est pas impossible d'arriver à un compromis. Je pense que la grande faute de Michel Barnier et de François Baïou c'est d'avoir voulu viser trop, d'avoir voulu sculpter leur image dans l'histoire et sans doute d'avoir voulu préserver leurs chances pour l'élection présidentielle. 44 milliards vous dites c'est absurde c'est trop 4 milliards l'Union européenne la Commission nous demande au moins 15 milliards.

Le Parti socialiste propose 25 milliards. Je pense que si on est autour de 25 30 milliards, on est dans les purs. Deuxièmement, au-delà du montant, on voit bien ce qu'attendent les formations politiques et ce qu'attendent les Français.

On veut un geste très fort en matière de justice sociale. De ce point de vue-là, la taxation des plus riches est aujourd'hui une évidence. Pourquoi ?

Parce que ceux qui sont les mieux placés et qui ont beaucoup profité de la période précédente, les 500 familles depuis 2017, les 500 familles les plus fortunés en France ont multiplié par 6 leur richesse. Qu'elles sont mis à contribution intelligemment sans mettre en difficulté l'outil de production, ça me paraît possible. Et puis très concret excusez-moi monsieur Vin juste concret 3è élément 3è élément la réforme des retraites vous dites pas besoin de 44 milliards d'économies il faut une mesure de justice fiscale et sur la réforme de retraite il y a besoin d'une trajectoire budgétaire de constance de prévisibilité pour les marchés on a les agences de notation qui commencent à à faire leur travail à la fin de la semaine.

On a besoin donc de constance et de prévisibilité. On a besoin donc de rigueur financière. On a besoin de rigueur dans l'investissement productif.

Parce que à quoi ça sert de faire des efforts si au bout du compte notre croissance tombe ? Donc il faut penser à l'avenir. Et nous avons un certain nombre de défis.

Nous avons cinq modernisations à faire en France. Nous avons la digitalisation, nous avons la décarbonation, nous avons la démocratisation pour éviter la montée des populismes partout en Europe. Nous avons une exigence de souveraineté et nous avons une exigence de gouvernance territoriale.

Et de ce point de vue-là, Jean-Louis Borlot qui a été un formidable ministre euh entre 2005 et 2007 avec moi puisque c'est la période, je le rappelle, dans les 25 dernières années où nous avons réduit la dette et réduit les déficits avec Thierry Breton, Jean-François Copé, Jean-Louis Borlot et Gérard Larcheter. Et bien Jean-Luc Blaot apporte des idées extrêmement fortes. Il est favorable à un système fédéral.

Faut-il aller jusque là ou avoir une gouvernance territoriale beaucoup plus décentralisée ? C'est un débat. Mais vous voyez bien qu'il y a des choses à faire.

Et donc le psychodrame politique dans lequel on s'enferme, c'est un psychodrame politicien. C'est un psychodrame de gens qui manquent d'imagination et qui n'ont pas la capacité à penser l'intérêt général. Et le dernier élément, je l'ai dit, redressement productif, redressement financier, c'est bien sûr la justice sociale parce que depuis 2017, la faillite d'Emmanuel Macron, son échec c'est l'injustice sociale depuis le premier jour avec la baisse des aides publiques au logement et la suppression de l'impôt sur la fortune.

Donc, il y a un signe très fort à don. Ça ressemble un peu à un discours de politique générale. On a l'impression d'avoir un peu un candidat face à nous.

Vous nez pas votre intérêt pour la présidentielle de 2027. Pourquoi vous n'assumez pas clairement votre candidature aujourd'hui ? Parce que c'est pas le sujet.

C'est pas le sujet. Aujourd'hui, il faut servir les Français et c'est ça l'honneur de la politique. Le débat présidentiel, il viendra quand nous serons sortis des ers de la politique actuelle où je le redis, le président de la République a la première responsabilité et il faut que Sébastien Lecornu soit capable parce que quand on est nommé premier ministre, on peut estimer quand on fait de la politique politicienne qu'on a des devoirs vis-à-vis du président de la République, mais il a d'abord un devoir vis-à-vis des Français.

Et là, il est temps de s'émanciper. Euh on va pas jouer éternellement les petits garçons qui amusent le président un verre de whisky à la main en racontant des histoires ou en ou en moquant euh tel et tel personnage politique. Mais mais c'est à cela que euh il s'est adonné ils se sont adonnés et l'un et l'autre au fil des années.

François Baou il avait des peints comme un courtisan. Mais ce n'est pas le rendez-vous d'aujourd'hui. Aujourd'hui Sébastien Lecnu a des comptes à rendre au français.

Je le redis un premier ministre, il est nommé par le président de la République mais il a des comptes à rendre devant l'Assemblée nationale et il a des comptes à rendre devant les Français. Donc émancipation, c'est ça la feuille de route de Sébastien Lecordnu. Il ne doit pas être le gentil toutou monsieur le président.

Et à partir de là, la démocratie française s'en trouvera renforcée. Dans un instant, Dominique de Villepin. Poutine teste-t-il les Européens ?

Quelles conséquences après les frappes israéliennes contre le Hamas au Qatar ? Avec vous Dominique de Vilpin, ancien premier ministre. Mais d'abord, il est 8h46 et c'est l'info en une minute avec Maurine Suniard.

Un poison pour la jeunesse, c'est ainsi qu' qualifié TikTok dans un rapport parlementaire que France Info a pu consulter. Il est dévoilé ce matin le rapport de la commission d'enquête sur les effets psychologiques du réseau sur les mineurs. Les élus recommandent d'interdire les réseaux sociaux avant 15 ans et de mettre en place un couvre-feu numérique pour les 15-1 ans.

L'OTAN avertit la Russie, l'alliance défendra chaque centimètre de son territoire. Euh déclaration après cette incursion dans le ciel polonais hier des drones russes. Intentionnel ou non, l'incursion est absolument irresponsable et dangereuse, affirme le secrétaire général de l'alliance.

Il est un martyre selon Donald Trump. Charlie Kirk, influenceur américain, conservateur de 31 ans, a été tué par balle la nuit dernière. Il s'exprimait sur un campus de lutta.

Le président américain accuse la gauche radicale d'avoir contribué à son meurtre. Le tireur n'a pas encore été arrêté. Et puis il a joué pendant 20 ans au plus haut niveau.

Steve Mandanda, 40 ans annonce qu'il prend sa retraite. Lui qui a été sacré champion du monde de foot en 2018 avec l'équipe de France. Le gardien a aussi été un joueur emblématique de l'Olympique de Marseille.

France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec Dominique de Villepin ancien premier ministre ancien ministre des affaires étrangères notamment une star américaine tuée devant les caméras Paul les images de sa mort sont glaçantes son nom est Charlie Curk vous venez de l'entendre donc c'est un influenceur de 31 ans très figure célèbre du trumpisme. Le président américain a annoncé sa mort et a publié un message dans la nuit sur ses réseaux. Depuis des années, la gauche radicale a comparé des Américains merveilleux comme Charlie à des nazis.

Ce genre de rhtorique est directement responsable du terrorisme que nous voyons dans notre pays et cela doit cesser immédiatement. Trump accuse donc la gauche radicale. Il y a une ambiance de guerre civile aux États-Unis, monsieur Devillepin.

Oui, c'est pas quelque chose de nouveau. On le voit déjà depuis de nombreuses années. La violence, cette violence de masse, on on y assiste, on depuis depuis de très très nombreuses années.

La multiplication des armes à feu, par définition, toute tout se laisser aller conduit nécessairement à la violence. [Musique] l'importance des drogues, le drame du Fanil, tout ça conduit à toute une série de folies dont on voit aujourd'hui les conséquences que nous soyons et que nous tentions de nous préserver de cette folie de la droite, de la gauche radicale, de toute forme de radicalité. C'est le souhait qu'on peut faire pour la France.

Mais on voit bien que les campagnes euh les campagnes de critique et bien elles ont des conséquences, les mots peuvent tuer et euh et et un appel à la responsabilité de Toubord a commencé par Donald Trump qui a une responsabilité dans cette dérive de violence aux États-Unis immense tout simplement parce qu'il a supprimé la réalité. Vous voyez, aller comparer Charles Kirk à un martyre, c'est dire à quel point on n plus capable de regarder la réalité des choses en face. Dominique de Villepin.

Après des frappes israéliennes mardi contre le Qatar qui faisait des responsables du Hamas Sadoa, le Qatar veut que Benjamin Netaniaahu soit traduit en justice et reconsidère sa médiation dans la guerre. Est-ce que cette frappe a tué tout espoir de libérer les otages à Gaza ? Comme l'affirme le Premier ministre catarien ?

Je veux croire que que la volonté de paix et de négociation perdurera, mais c'est vrai que cette attaque met à mal aujourd'hui un peu plus la situation de Moyen-Orient. C'est une attaque contre un état indépendant. Donc c'est une attaque illégale.

C'est une attaque qui manifestement s'est faite en forçant la main de l'administration américaine. Euh c'est une attaque qui euh attaque directement euh les négociations euh les négociations de paix puisque s'en prendre à des négociateurs euh fus fussent-ils des négociateurs du Hamas et je comprends bien. Oui parce que le Hamas c'est un mouvement terroriste.

Pourquoi vous dites que c'est illégal ? Est-ce que c'est condamnable de la part d'Israël d'essayer d'éliminer ceux qui veulent l'éliminer ? La charte des Nations unies, article 51 prévoit qu'un qu'un état peut faire usage de la force même en dehors de ces frontières.

Que que dit le diplomate ? Et bien madame Lambret, en vous écoutant, je me dis on a perdu les repères fondamentaux qui sont ceux de la démocratie internationale. On n' pas le droit, fut-il des grands criminels, d'aller tuer à droite ou à gauche tous les gens qui vous gênent.

On légitime défense, l'ONU le permet, la charte de l'ONU permet. On essaie de les prendre et on les traduit en justice mais on ne on ne on ne tire pas comme dans le Far West sur les gens impunément. Donc ceci est illégal.

Je le redis, c'est illégal et c'est surtout contre-productif parce que on attaque ainsi les négociations, on attaque également la paix. On voit bien que pour faire la paix, il faut être deux. Il y a derrière le drame des otages.

Nous souhaitons tous que les otages puissent être libérés très rapidement. qu'Israël pose un certain nombre d'exigences comme la démilitarisation du Hamas. Nous souscrivons l'Union européenne, la communauté internationale, même les pays arabes aujourd'hui souscrivent à cette volonté.

Mais encore faut-il faire les choses dans les règles. Manifestement, qu'est-ce qui apparaît derrière cette frappe ? La volonté d'Israël de ne pas avancer vers la paix.

Pourquoi Israël poursuit le rêve justement poursuit le rêve du grand Israël ? C'est ça l'objectif. poursuit le rêve d'un nettoyage ethnique à Gaza, d'une annexion en 6 Jordanie et de facto à Jérusalem Est aussi.

Donc on voit bien, on voit bien qu'il y a une stratégie politique aujourd'hui du fait accompli. Cette stratégie du fait accompli, elle place Israël aujourd'hui dans une situation de toute puissance au Moyen-Orient. Vous savez à quand il faut remonter pour avoir un état capable de dominer le Moyen-Orient complètement, il faut remonter à l'Empire ottoman.

Depuis l'Empire ottoman, personne n'a dominé le Moyen-Orient comme Israël domine aujourd'hui le Moyen-Orient. Et vous savez quand ça s'est arrêté aussi de ses voisins Dominique, ça s'est arrêté en 1836. Mais oui, mais euh vous frappez le vous frappez le mais Israël a été attaqué, ça ne vous donne pas les droits d'attaquer vos voisins.

C'est pas comme ça que ça marche. Le droit de se défendre est un droit qui est proportionné, qui est limité. Attaquer le Liban, attaquer la Syrie, attaquer l'Iran.

Mais le résultat, c'est qu'Israël et sa sécurité sont aujourd'hui suspendus. à une nouvelle guerre et à une nouvelle attaque. C'est-à-dire que là où Israël pense avoir renforcé sa sécurité, Israël aujourd'hui est vulnérable à la prochaine attaque, au prochain mouvement terroriste.

Et il y a au moins trois risques pour Israël. Le premier, c'est le risque d'une nouvelle guerre, même si l'ensemble des pays voisins sont affaiblis. Le deuxième, c'est le regain de terrorisme.

On l'a vu à Jérusalem et ça ne s'arrêtera pas malheureusement. On ne peut pas par la force espérer régler un conflit. Et troisème problème qui va être un immense problème pour Israël, la prolifération.

Tout le monde au Moyen-Orient comme avec la guerre d'Ukraine a compris que si vous voulez être tranquille comme état et bien il faut avoir la bombe. Donc Israël risque d'avoir un jour un autre état, un état arabe, un grand état musulman de la région qui aura lieu aussi la bombe. Donc c'est un élément de déstabilisation de l'ensemble de la région qui se profile et c'est là où il faut avancer vers d'État, monsieur Devilpin.

Emmanuel Macron est profondément affaibli, on le sait, sur la scène intérieure, mais il a réussi à construire un élan de pays, donc vers la reconnaissance d'un état palestinien. Ça va se jouer à l'ONU, on le sait, dans quelques jours. Est-ce que vous le saluez ou est-ce que vous attendez qu'il aille au bout encore plus loin ?

Cela fait des années que je me bats pour que cette reconnaissance ait lieu. Donc bien sûr, je salue les efforts de la France et ce qui était évident et que certains voulaient nier à partir de là l'effet d'entraînement qui s'est produit. Mais j'attire l'attention sur le fait qu'il y a un drame humanitaire qui se joue tous les jours dans cette région à Gaza.

Bombardement de femmes et d'enfants. Femme et enfant ou population civile affamé. Il y a là une situation qui est inacceptable.

On peut pas devant sur l'humanitaire le président de la République si je vous suis. Absolument. Nous devons mettre en place une intervention humanitaire et nous devons prendre les mesures vis-à-vis d'Israël.

Quelle forme ? On parle d'une flotile notamment de d'ONG que doivent faire les français avec la mobilisation y compris maintenant de journalistes et de nombreux journalistes français ces initiatives parce que certains disent que c'est de la communication. Beaucoup de députés la France insoumise par exemple participent à cette flotti pour Gaza qui prétendus.

Je pense que face à ce qui se passe, au drame qui se passe à Gaza, nous avons tous un sentiment d'impuissance et nous souhaiterions que la diplomatie française, nous souhaiterions que la France soit plus active, soit capable de prendre des initiatives, qu'il s'agisse de la dénonciation avec les Européens de l'accord d'association, qu'il s'agisse de mesures supplémentaires d'embargot comme le fait l'Espagne aujourd'hui, qui sauve l'honneur de l'Europe dans cette région, c'est l'Espagne, c'est pas la France. France et là, j'estime que la France n'est pas à sa place. L'Espagne qui a déjà reconnu l'État palestinien avec d'autres, avec l'Irlande, la Slovénie.

Donc, vous voyez bien qu'il y a des efforts à faire. La paix, la justice, ce sont les deux conditions pour une nouvelle stabilité dans cette région et il faut faire comprendre ce message à Bajamanetaniaou et à l'ensemble des quelques mots. Réponse rapide s'il vous plaît avant la question qui sera posé ce matin par Agath.

Des drones russes ont été abattus en Pologne. Des drones russes dans un pays membre de l'OTAN. Est-ce que Poutine teste nos limites ?

Vous qui l'avez connu au début de son parcours politique, est-ce que Poutine a dans un coin de sa tête une volonté d'envahir l'Europe ? Oui, c'est pas la première attaque de drone. C'est arrivé plusieurs fois au cours des dernières années.

C'est la première fois que cette attaque est aussi importante, une vingtaine de drones sur le territoire polonais. Les Polonais ont activé l'article 4 qui sollicite une des consultations avec les pays alliés et ceci doit conduire à une réaction de la part des pays alliés de l'OTAN. Le président de la République a eu une très bonne conversation, dit-il avec Donald Trump.

Souhaitons que ça puisse se traduire dans les faits. Mais mais enfin l'Union européenne, les pays de l'Union européenne et les pays de l'OTAN ne peuvent pas accepter de se voir ainsi agresser sans réagir. Il s'agit donc de notre crédibilité et il faut de façon proportionnée trouver la meilleure façon de réagir vis-à-vis de la Russie.

Dominique de Villepin comme tous les jours, c'est le moment de la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux de France. Aujourd'hui, pour vous, la question qui tranche. Dominique de Villepin, certains se demandent souvent d'où vous parlez, êtes-vous de droite, êtes-vous de gauche ?

Alors, admettons que vous soyez candidat en 2027 et éliminé au premier tour en cas de duel Mélenchon Le Pen, pour qui votez-vous et pour qui appelez-vous à voter ? La question se pose à moi. Oui.

Alors là, je vais vous dire, je suis très clair là-dessus. Je déteste la science-fiction. Je n'aime pas beaucoup la politique politicienne.

Donc, j'ai encore moins de raison de répondre à votre question. Il y a qu'une chose, il y a qu'une chose qui m'intéresse. Pourquoi vous voulez pas répondre ?

Qu chose parce que parce que la question ne m'intéresse pas. Il y a qu'une chose qui m'intéresse, l'intérêt général. Je choisirai toujours l'intérêt de mon pays, l'intérêt de toutes les Françaises et de tous les Français.

Alors euh allez imaginer euh euh tel et tel scénario. Est-ce que vous mettez un signe égal entre LFI et le Non, je l'ai dit, je j'ai plaidé pour le Front républicain. Je me suis battu pour ça lors des dernières élections législatives.

Donc je ne mets pas un signe égal. Je pense que l'histoire même du Rassemblement national qui s'inscrit dans une filiation avec Vichi, l'OAS, la xénophobie, en fait un parti qui a un héritage. Je n'accuse absolument pas Madame Le Pen ou monsieur Bardella d'être tout à fait sur cette ligne, mais ce que je ce que je sais et ce que je pense, c'est que cet héritage là, il persiste dans l'idéologie du Rassemblement national.

Donc c'est pas une question de déclaration. Ils peuvent faire toutes les déclarations qu'ils veulent. C'est une question d'héritage et je crains que cet héritage ne se réveille au mauvais maman et c'est pour cela que une fois de plus l'intérêt général et ma seule boussole.

En un mot ce matin, vous vous sentez plus de droite ou de gauche ? Mais une fois de plus, pourquoi jouer aux OST ou vouloir rentrer dans une case ? Vous voyez, je mesure 1,91 monsieur, donc je je ne rentre dans aucune case.

En l'occurrence, vous êtes plutôt rentré dans la case de gauche ces derniers mois. Mais allant quels sont quels sont les deux mots clés que je mets en avant ? l'ordre républicain et la justice sociale que je sache, ni l'un ni l'autre ne sont de gauche ou de droite.

C'est une exigence française. C'est la condition de la stabilité et de la démocratie dans notre pays. Il faut les conjuguer.

Ce n'est pas le en même temps. Ce n'est pas la politique qu'a suivi Emmanuel Macron parce que ça se saurait qui s'est fait contre la justice sociale depuis 2017. Donc on ne me renvoie pas à on a déjà connu, on l'a déjà vu.

Non, l'or républicain et la justice sociale, ce sont des idées neuves en France et c'est peut-être un programme. Merci beaucoup Dominique de Villepin d'avoir répondu aux questions de France info.