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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 19 mai 2025 25 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsSécuritéImmigration & asileJustice

Bruno Retailleau élu à la tête des LR : "Même dans mes rêves les plus fous je ne pouvais l’imaginer"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pouviez rêver d'un meilleur score et d'une meilleure configuration pour la suite ?

  • 1:00RelanceRéponse directe

    Les indices, c'était quoi ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous leur dites oui ce matin, elle est de retour et je l'incarnerai ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Citez-moi deux caractéristiques qui pourraient définir ce nouveau rôle ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous allez devoir former votre équipe bientôt ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire que vous serez davantage renforcé pour exiger certaines décisions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Bruno RetailleauChiffre
    « 74 % même dans les rêves les plus fous, je ne l'avais pas imaginé. »
  • 2:30Bruno RetailleauFait
    « Je ne veux pas d'une droite à moitié de droite. Je ne veux pas d'une droite à mi-temps. Je veux une droite qui soit sereine, qui soit audacieuse, courageuse, mais qui soit elle-même. »
  • 3:30Bruno RetailleauFait
    « Les victoires idéologiques précèdent toujours les victoires politiques. »
  • 4:30Bruno RetailleauFait
    « Je veux porter un projet qui permette de défendre la France des honnêtes gens, des gens honnêtes. »
  • 5:30Bruno RetailleauFait
    « La droite n'avait pas tenu ses engagements, parce que la droite avait baissé la tête, courbé les chînes finalement vis-à-vis de la gauche. »
  • 6:30Bruno RetailleauFait
    « Je reste gauliste, je ne suis pas macroniste. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Bruno Rota. Bonjour Sonrou. Bienvenue à la grande interview sur ses news européens.

Vous êtes le ministre de l'intérieur et désormais patron incontesté des Républicains avec une très large victoire saluée hier par votre formation et bien au-delà les messages de félicitation sont venus de partout. Nombreux sont aussi les militants qui ont fêté le retour de la droite. Tout d'abord Bruno Rota est-ce que vous pouviez rêver d'un meilleur score et d'une meilleure configuration pour la suite ?

Est-ce que vous avez été surpris vous-même ? Bien sûr j'ai été surpris. Bien sûr, j'avais des indices.

Les indices, c'était quoi ? Les indices, c'était nos militants. Je voudrais vraiment les remercier tous d'ailleurs qu'ils aient voté pour moi, qu'ils aient voté pour Laurent, c'est pas grave.

Ils ont donné de la force à notre famille politique. Il y avait le remplissage justement des salles qui étaient combles, quel que soit l'heure, parfois des des heures improbables, midi 1h dans des campagnes ou des petites villes de 2000 habitants ou de moins avec une ferveur extraordinaire. Il y avait tous ces indices.

Il y avait aussi les élections partielles, législatives, municipales que nous gagnions ou alors dans lesquelles nous avions progresser très très fortement. Non, franchement 74 % même dans les rêves les plus fous, je ne l'avais pas imaginé. Les militants hier et d'autres plus largement les sympathisants qui vous disent la droite est de retour.

En tout cas, c'est ce qu'ils espèrent. Vous leur dites oui ce matin, elle est de retour et je l'incarnerai. Mais vous savez si je me suis présenté dans cette compétition interne, d'abord ça a pas été une évidence pour moi.

J'avais des résistances au départ parce que je sais que quand il y a une compétition interne, on s'expose, on reçoit des coups. J'en ai reçu d'ailleurs, mais euh j'avais quelques doutes très franchement. J'y suis allé parce que j'avais senti depuis que nous sommes rentrés au gouvernement qu'il y avait un ventre d'espérance, d'espoir qui s'était levé et je ne voulais pas que ce ventre d'espérance retombe.

Je m'en sentais un peu comptable. C'est la raison pour laquelle je me suis engagé et là j'ai la certitude, je l'ai bien vu avec tous ces militants qui sont revenus qui en réalité nous avait fuit parce que la droite n'avait pas tenu ses engagements, parce que la droite avait baissé la tête, courbé les chines finalement vis-à-vis de la gauche et cetera. une droite finalement qui s'excusait d'être de droite.

Mais la certitude que j'ai eu quand j'ai vu revenir ces militants, c'est que demain, on peut faire la même chose avec des électeurs. Des électeurs qu'on a déçu, qu'on peut faire revenir chez nous, mais à la condition d'une ligne qui soit une ligne assumée de droite. Moi, je ne veux pas d'une droite à moitié de droite.

Je ne veux pas d'une droite à mi-temps. Je veux une droite qui soit sereine, qui soit audacieuse, courageuse, mais qui soit elle-même. C'est ce que vous allez porter donc au sein et à la tête surtout des des républicains.

Bruno Roto et maintenant, si vous deviez euh définir le patron que que vous êtes, que vous allez être, citez-moi deux caractéristiques qui pourraient justement euh définir ce nouveau rôle et ce nouveau statut. Pas l'unité qui m'est cher parce que si on veut demain rassembler les Français, faut quand même qu'on arrive à nous rassembler. Je pense que ce score va me permettre précisément du le rassemblement et vraiment j'ai appelé, il m'a aussi appelé leur voquier hier pour qu'on puisse travailler ensemble et puis à plein de talents.

Travailler ensemble, c'est des signes déjà de que vous envoyez de de rapprochement de réconciliation, non parce qu'il y a pas eu de guerre des chefs mais de rapprochement de rapprochement. Il faut écoutez c'est une première étape très franchement si demain on veut gagner l'élection présidentielle on aura besoin de tout le monde. On a beaucoup beaucoup de talent.

J'en ai découvert d'ailleurs. Je pense à beaucoup de maires qui ont la quarantaine, la cinquantaine, parfois plus ou parfois moins. Mais c'est avec eux que je veux construire le parti.

Donc d'abord l'unité et puis il y a le projet. Vous savez que j'ai toujours considéré que la politique c'était d'abord les idées. C'était un combat d'idées, c'est un combat culturel.

C'est vrai. Les victoires idéologiques précèdent toujours les victoires politiques. J'y tiens beaucoup.

Et ce que je veux moi, c'est porter un projet spécifique. Je veux porter un projet qui permette de défendre la France des honnêtes gens, des gens honnêtes. Parce que cette France- là, les hommes et les femmes politiques ne l'écoutent plus.

Ils ont depuis longtemps découpé la France en rondelle de saucisson. Ils s'adressent non pas à un seul peuple français, mais à des minorités, à des segments électoraux. Ça c'est du marketing politique.

Moi, je veux vraiment porter la préoccupation euh de ces euh gens qui sont euh finalement silencieux, qui travaille, qui aime l'effort, qui croient en la France. Et avant de rassembler la France, donc vous l'avez dit Bruno Rotario, il faut rassembler votre camp, il faut aussi côériser les PL. Il y en a dans dans ce parti qui a connu des guerres des chefs au mairique.

On entend ce matin sur l'unité des signaux de des appels aussi de rapprochement. Vous allez devoir former votre équipe bientôt. Il n'y aura pas, si je vous entends bien, que des rotaillistes.

Non, mais je je veux ouvrir les choses. Je veux néanmoins une ligne claire. Il faut porter une ligne claire.

La vre, je veux qu'il y a la mienne, votre voix avec cette légitimité du score. Absolument. Mais on a besoin justement quand on gagne, on a aussi besoin de cette ligne et on a besoin de diriger.

Donc, j'assumerai cette responsabilité mais je veux la rassumer. L'assumer en rassemblant. Vous savez euh le rassemblement ça ne se fait jamais dans l'eau tiède.

Le rassemblement ça se fait par le haut, ça se fait par les idées, ça se fait par les convictions. Eeguy avait une très belle phrase en disant tout ce qui est élève uni. Bien euh c'est ma ligne politique que euh j'entends assumer complètement.

D'ailleurs, elle était pas si éloignée de celle de Laurent Vquier et de celle de tant d'autres. Mais on a tellement de talents de notre famille politique David Lisna François Xavier bel ami donc autant aujourd'hui de tant d'autres bien sûr d'autres sensibilités aussi qui était un formidable directeur de campagne je veux lui rendre hommage h donc si j'ai bien compris une ligne claire la vôtre mais différentes sensibilités pour ouvrir la porte et les fenêtres de ce parti aujourd'hui. Oui parce que c'est une première étape il nous faut construire l'avenir et on ne pourra le construire que si on se rassemble et que si on définit ce projet.

Je vous en ai parlé, c'est vraiment la défense, porter la voix de cette France des gens. Alors, ce fut euh Bruno Rotaillot, le point principal qui a utilisé votre compétiteur malheureux le voquer pendant la campagne, à savoir votre participation au gouvernement. Vous avez d'ors et déjà affirmé que votre plébiscite hier montre que votre ligne a été validée.

Vous restez donc ministre. Malgré tout avec un nouveau poids, une nouvelle légitimité qui va changer les choses à l'intérieur du gouvernement. Ça me donne de la force bien sûr parce que ça me légitime euh si vraiment euh nos nos militants c'est-à-dire le cœur de nos notre électorat, ceux qui sont les plus convaincus, si ils avaient voulu que je quitte le gouvernement, pensez-vous vraiment qu'ils auraient voté à 74 %.

Je je veux repréciser les conditions dans lesquelles nous sommes rentrés au gouvernement. Rentrer dans ce gouvernement, ça n'est pas se macroniser, ça n'est pas se dissoudre, ça n'est pas la confusion. rentrer au gouvernement, c'était simplement parce que nous voulions éviter à la France le pire, c'est-à-dire faire blocage à la gauche, mélanchonisé.

Quand on est de droite, on fait barrage à la gauche et c'est éviter le chaos. Il y a pas de majorité au Parlement. Bien, moi j'aime la France et ce que je veux c'est être utile.

Nos Fran enfin nos électeurs, nos militants veulent aussi que la droite se retrousse les manches, mette la main dans le congruit. Donc ça a été tranché hier cela pour vous ? Je pense que c'était tranché.

C'était tranché comment dirais-je ? pas pour l'éternité. Mais encore une fois, encore une fois si nous sommes au gouvernement, ça n'est pas pour abdiquer, pour renoncer à notre personnalité, ça n'est pas pour se confondre.

Pas du tout. J'entends mais est-ce que depuis hier ça a changé ? Et pour préciser ma ma question, Brandon Retaille, est-ce que ça veut dire que vous serez davantage renforcé vous-même pour exiger certaines décisions comme par exemple le référendum que vous avez toujours demandé sur l'immigration comme par exemple le fait de ne pas augmenter les impôts dans le budget ?

Est-ce que sur cela vous serez d'une fermeté et bien avec une légitimité hier renforcée ? Bien sûr, je vous l'avais dit d'ailleurs à ce micro, je pense que le fait de se présenter désormais d'être élu avec ce ces résultats, avec ce score, ça va renforcer le poids du ministre de l'intérieur et inversement d'ailleurs, ça renforce aussi d'une certaine façon la légitimité du président de de LR parce que les gens veulent nous voir dans l'action. Je pense que nos sympathisants, nos militants et les Français qui partagent nos convictions veulent euh d'une droite qui soit utile.

Ils veulent une droite dans l'action mais une droite qui ne renonce pas à son identité. Importance. C'est-à-dire que au sein du gouvernement depuis hier, vous allez dire il faut que ça aille plus vite sinon bien sûr bien sûr avec les limites puisque nous n'avons toujours pas de majorité au parlement.

J'aurais rêvé Sonia ma banque mais vraiment rêvé d'appartenir à un gouvernement avec une majorité solide pour faire encore plus mais je fais aujourd'hui avec ce que j'ai en posant des actes. J'ai fait deux circulaires qui sont vraiment absolument fondamentales pour durcir les conditions de la régularisation des étrangers en situation de clandestinité ou par exemple la naturalisation. Je l'assume, je l'assume vraiment. la loi narcotrafic que j'ai très largement modelé quand j'étais euh au Sénat qui est désormais voté parce que c'est un combat absolument majeur de toute la nation.

On a combattu le terrorisme, il faut continuer à le combattre. Aujourd'hui, la grande cause nationale, c'est le narcot. On va en parler mais vous assumez donc une place singulière aujourd'hui Bruno Rota.

Vous êtes l'homme fort du gouvernement et le patron d'une formation qui veut l'alternance avec le macronisme. Est-ce que c'est bien résumé ? Bien sûr que c'est ben je pense et je l'ai écris, je l'ai dit, mais je n'y vois pas de contradiction dans la mesure où encore une fois si nous sommes au gouvernement, si je suis toujours au gouvernement, c'est pour éviter euh à la France le pire, c'est-à-dire la gauche mélanchonisée ou le chaos.

Ça ne veut absolument rien dire. Je reste gauliste, je ne suis pas macroniste. Je sais que j'ai ému, j'ai ému députés de l'aile gauche de l'aile gauche du bloc central.

Bien, mais c'est la vérité. Je n'ai pas changé. Donc vous leur dites ce matin quoi qu'il arrive je ne suis pas macroniste, ça sera comme ça et en plus je suis l'homme fort de ce gouvernement.

Mais mais je suis gauliste et je ne renonce à aucune de mes valeurs ni aucune de mes convictions. Précisément la difficulté de ce gouvernement c'est de ne pas avoir de majorité à l'Assemblée nationale mais sa richesse, c'est que il rassemble des hommes et des femmes qui ont pris leur responsabilité précisément parce qu'ils aiment la France. On ne pense pas tous la même chose.

Soit mais moi sur mon couloir, j'entends faire en sorte que euh l'ordre revienne. C'est difficile encore une fois et je veux être utile et tant que je serai utile, je ferai mon devoir. Donc ces députés du bloc central de gauche comme vous dites vous vous font une pression.

Euh vous êtes aujourd'hui l'homme fort du gouvernement. Est-ce qu'à un moment, vous avez dit tout à l'heure que c'est pas pour l'éternité d'être au gouvernement, il faudra descendre du train avant qu'il ne rentre dans le mur. Je suis pas dans une optique politicienne.

J'essaie de servir mon pays. J'essaie de servir mon pays. Cette question est uniquement politicienne pour vous, monsieur Rotaillou.

Vraiment aujourd'hui, je ne la Non, parce que ça voudrait dire qu'il y a une tactique politicienne pour essayer de prévoir, de scénographier, de mettre en scène le moment du départ. Moi, je dis que tant que mes convictions ne sont pas blessées, tant que les intérêts fondamentaux de la nation, mon devoir c'est de faire tout ce que je peux faire pour faire avancer les choses parce que la France va pas bien. Vous avez bien vu qu'on a un enauvagement qui est incroyable.

On peut pas attendre 2 ans, on peut pas attendre 2027, ne rien faire et mettre la France dans le cha parce que si demain il y a pas de gouvernement ou qu'il y a un gouvernement qui soit totalement étriqué, et bien alors je pense que on régresserait. Ça, je ne le veux pas. Pour autant, encore une fois que mes convictions soient respectées et que l'idée que je me fais des intérêts de la France le soit aussi.

On l'entend pour autant que vos convictions soient respectées. Est-ce que ces convictions vous les partagez Bruno Roté avec d'autres personnalités hors les murs de la droite ? Si je puis dire, on a entendu votre compétiteur leur invoquer dans cette campagne, évoquer certaines personnalités sans faire pour autant l'alliance des parties de droite, mais une alliance des droites avec cette certaine personnalité.

Est-ce que vous êtes dans cette optique aujourd'hui ? Je vais le répéter encore une fois, la politique c'est une ligne claire. C'est ce que j'essaie de faire d'ailleurs au gouvernement.

J'essaie par des prises de position très très claires, très tranchées de gagner le combat d'idée. Et j'observe que aujourd'hui sur l'immigration, sur le narcotrafic sur tant d'autres choses, les lignes bougent. On prépare le terrain pour demain.

Bien. Maintenant, là encore, je ne m'adresse pas aux appareils. Je n'y crois plus.

Je n'y crois pas. Vous parlez de personnalité, pas d'appareil. Absolument.

Et bien nous allons bâtir un projet. Ce projet ça sera pas de l'eau tiède. Ce projet ça sera pas de la rustine.

Ce projet ce sera une rupture. Libre à ceux qui s'y reconnaissent de le rejoindre. Moi, je n'ai jamais ostratisé personne, personne.

Simplement ce que je veux, c'est porter cette ligne là et c'est cette ligne qui déterminera la frontière. Pourquoi répétez-vous si souvent, monsieur Roto que ce sera pas une droite d'eau tiède ? C'est c'est pour répondre à tous ceux qui vous disent dans les paroles et puis une fois que la droite est au pouvoir, elle ne fait plus rien.

Elle n'agit plus. J'ai cité une phrase qui est incroyable de Maurice Druyon. Vous savez Maurice Dron, académicien, ministre de la culture et neveu de George Cel.

Il avait fait Maurice Dron les paroles du champ des partisans et il avait eu cette phrase incroyable. Il avait dit "En France, il existe deux parties de gauche dont l'un par convention s'appelle la droite." Qu'est-ce qu'il avait voulu dire ? il il moquait la droite, une droite qui souvent a baissé le regard devant une sorte de domination idéologique intellectuel de la gauche.

Ce temps-là, il est terminé. Ce temps est Oui, parce que je vais vous dire parce que nous avons nous une doctrine propre et je pense que et j'en suis sûr aujourd'hui la France ne penche pas à gauche, la France penche à droite. Nous sommes la droite et j'entends que nous soyons toute la droite et une droite fière de ce qu'elle est.

Est-ce qu'elle peut pencher au centre ? Pourquoi vous faiton souvent alors le reproche ou c'est peut-être pas un reproche en tous les cas non pas d'un ticket mais d'un duo avec Édouard Philipp ? Est-ce que vous dites ce matin très clairement moi c'est moi, lui c'est lui, il n'y aura pas de duo, il n'y aura pas d'accord même en vue des municipales.

Mais vous vous rendez compte que j'ai brigué cette présidence pour le parti parce que j'y crois parce qu'encore une fois ça correspond à ce que ressentent les Français. personne vous fait le reproche d'un défaut d'inscérité. Les français veulent une école mérétrocratique.

Ils veulent l'ordre républicain. Ils veulent que le travail paye plus que la sistana. Ils veulent qu'il y ait aussi dans l'existence humaine euh dans nos paysages intérieurs des repères, des valeurs, parce que vous savez l'argent ne peut pas tout acheter et les gens notamment ceux qui n'ont pas de patrimoine, il tiennent d'autant plus à ces valeurs immatérielles.

J'ai pas fait tout ça pour ça euh pour que ensuite j'abdi et que on se range sous telle ou telle couleur. Ce serait une abd une abdication que de ne pas porter vos couleurs. C'est pas ce que je veux dire.

Édouard Philippe, encore une fois, j'ai du respect, de l'estime. Simplement, il conçoit son espace politique de la gauche à la droite. Moi, je crois que c'est en même temps, ça conduit à l'immobilisme.

Je le vois bien parce que la gauche veut plus d'impôts, nous on en veut moins. La gauche vaut plus de dépenses publiques, en veut moins. Elle veut moins d'ordre public, on en veut plus.

Ça marche pas. On peut pas mélanger à un moment donné l'huile et l'eau. Ça ne se mélange pas.

En revanche, on peut rassembler, on peut rassembler les Français, les gens de bonne volonté. Cette France des jeunes des gens, je je le crois vraiment, mais par le haut. En attendant, dans l'actualité, Bruno Rota vous êtes patron incontesté des ELR mais évidemment l'actualité suit son cours et vous avez dit du bien de la proposition choc du garde des saut Géraldin qui a annoncé hier la construction d'une prison de très haute sécurité en Guyane dans laquelle serait enfermé les narcotrafiquants les plus dangereux les individus radicalisés islamistes.

Cette proposition monsieur le ministre a suscité beaucoup de réactions indignées certaines dans tous les cas qui pointent le retour du bagne. Que répondez-vous à cela ? Je dis que les Français ont de la chance d'avoir un couple, même dans les conditions difficiles, he les limites que l'on a, pas de majorité au Parlement, un couple régalien, donc ministre de la justice, ministre de l'intérieur qui sont sur la même ligne.

Ça c'est fondamental. Il y a longtemps que ça n'était pas arrivé. Je veux simplement dire à ces gens qui croient qu'il faut pas enfermer loin de la France dans des quartiers de haute sécurité des gens des gens qui recrutent des gamins de 14 à 15 ans qui les font se tuer s'entretuer.

Les tueurs à gag aujourd'hui c'est cela pour quelques milliers d'euros pour quelques dizaines de milliers d'euros. Je me souviens d'un jeune un adolescent 15 ans à Marseille il a fait l'objet d'un règlement de compte 50 coups de couteau. Il était toujours vivant.

Ils l'ont achevé achevé en le brûlant vif. Et ces gens-là, je les ai vu moi, les insoumis d'ailleurs entre nous à l'Assemblée nationale qui ont lutté pour que la loi narcotrafic soit neutralisée. Vous imaginez, vous vous rendez compte ?

Non, Gérald a raison, je lui redis mon entier soutien. Et bien les narcotrafiquants doivent être traités comme tel sans aucune commissération. On se demande où s'arrêtera cette fabrique des barbares.

Bruno Rota sur le plan de l'insécurité. Il y a eu en quelques jours des tirs à larmes de guerre. À mes yeux, il y a une vidéo hallucinante, une sorte de geto tour tourné par un youtubeur allemand dans un quartier niis.

Ce samedi, il y a une rix ultra violente entre deux bandes rivales. C'est toujours le le en le même reproche. En tous les cas, on vous demande des actes.

Est-ce que vous dites là encore il me faut du temps pour montrer mes résultats, prouver les choses ? Ce que je veux dire, je fais bouger les lignes. Vous avez utilisé un terme que j'ai forgé, la fabrique des barbares.

J'ai indiqué que euh nous étions, il y avait une société laxiste qui a déconstruit méthodiquement, méticuleusement tous les repères, les cadres communs que sont l'autorité, le respect de l'autre, les hiérarchies. cette société précisément 68 ardes final qui a puisé ses valeurs dans les années 68 ardes a engendré à accoucher de cette fabrique des barbares. Il faudra donc du temps pour que euh la famille, la restauration de l'autorité en famille, l'école, il faudra du temps et moi on ne peut pas en quelques mois me demander d'effacer des décennies de l'axis.

En revanche, moi je pense que ça c'est le long terme et ça ça sera le projet de 2027 que nous porterons d'une société nouvelle, d'une société où où on remet à l'endroit en tout cas on remet à l'endroit des valeurs qui sont vraiment fondamentales si on veut demain vivre dans une société apaisée. Mais déjà il y a l'ordre public, c'est ce que je fais chaque jour. l'ordre public, l'immigration par des circulaires.

Même si monsieur le ministre lors de son émission il y a quelques jours Emmanuel Macron, le président ne voyait pas de problème au nombre hein d'arrivé sur sur le sol français. Même je le redis, 1 demi million d'immigrés tous les ans en France alors que nos capacités d'accueil sont totalement saturées. Ça n'est pas raisonnable.

L'immigration dans ces conditions, je le redis, n'est pas une chance. Ce que je veux dire, il y a une double, il y avait il y a une double réponse. Ah non, oui, je dis dans ces conditions parce que je n'ai jamais cru à l'immigration zéro.

Il y a que la Corée du Nord peut-être et encore. Faut être raisonnable. Euh en revanche, il faut faire non seulement euh la guerre à l'immigration illégale, mais il faut aussi faire baisser l'immigration légale.

Simplement un l'ordre public, l'ordre républicain, mais aussi une nouvelle politique pénale. C'est fondamental notamment vis-à-vis des jeux entendre, c'est pas une politique, c'est une révolution qu'il faudrait. C'est une révolution pénale puisque aujourd'hui on enferme des jeunes dans des parcours de délinquence.

En clair, en France, on refuse la sanction. On refuse la prison et donc il vole un œuf et cetera. Il continuent et quand la sanction avec des la prison tombe, c'est trop tard.

C'est trop tard pour ces gaminsl et c'est trop tard pour leur vi. peut mener une révolution avec une partie une partie je dis bien des magistrats c'est un/ers le syndicat de la magistrature qui est en totale opposition avec ce que vous dites. Non mais ça c'est clair et malheureusement ils font de la politique qui ne devrait pas faire de ce côté-là.

Je me suis exprimé il y a un statut des magistrats. Il y a une loi organique de 58 l'article 10 qui interdit la délibération politique. Ça c'est inacceptable.

Mais heureusement la grande majorité des magistrats sont impartiaux. Euh ce que je veux simplement dire sur la révolution pénale, c'est que il faut réhabiliter la sanction et il faut faire ce que les Pays-Bas ont fait, des courte peine au premier gros écart. Et c'est comme ça que on aura une justice des mineurs notamment qui sera efficace.

Il faut donc abroger, écoutez-moi bien, la loi de madame Belloubé euh de 2019. abrogation totale. Oui.

Abrogation notamment parce que elle refuse, elle interdit les courtes peines. Voilà, il faut donc qu'on ait des peines qui soient prononcées et qui soient exécutées. La première butée comme vous dites une question sur le fameux rapport choc dont vous avez beaucoup parlé monsieur le ministre de l'intérieur sur l'entrisme des frères musulmans.

Il sera présenté en conseil des ministres le non en conseil de défense. Conseil de défense. Donc là, dans quelques jours absolument euh disponible au grand public bientôt.

Je bien sûr je je souhaite qu'il soit déclassifié pour que euh Oui, parce que les frères musulmans, cet entrisme-là se dissimule. La première arme contre la dissimulation, c'est la transparence bien évidemment. Mais une transparence qui ne permet pas malgré tout une interdiction en France des frères musulmans.

Vous avez abandonné cette idée du fait qu'on peut pas aujourd'hui identifier ces organisations. C'est pas ça du tout. C'est pas ça du tout. c'est que ils se dissimulent.

Donc il y a une petite structure centrale mais c'est pas là que leurs actions qui peuvent être réprimées se passent. C'est par exemple dans leurs écoles, le lycée Veros l'école Alkindi, j'étais dans le gare il y a quelques jours, le préfet, les services ont fermé pas moins de 15 écoles coraniques. Vous vous rendez compte ?

L'entrisme dans le sport, il faut donc les combattre précisément par les œuvres les œuvres d'entrisme qu'ils font. Et là, on a des outils, je comprends l'al nuance, mais donc pas d'interdiction en tant que telle des frères musulmans en France. Si je pouvais le faire, je la prononcerai.

Mais vous pensez bien que les actions illégales ne se déroulent pas dans cette structure, mais dans le dans les satellites, dans les associations euh alentour. C'est comme ça qu'on peut lutter. Parce que si demain je voulais moi dissoudre les frères musulmans, et bien croyez-moi, la justice me reprendrait.

Donc je Et ils gagneraient une ils auraient une victoire. Je ne veux pas la leur donner. Ce que je veux en revanche, c'est être implacable. euh dès lors qu'on constate sur le terrain, que ce soit dans des associations sportives, à l'école ou ailleurs, un certain nombre de menées subversives, alors il faut être là encore intransigent.

Monsieur le ministre, tout au long de cet entretien, nous avons passé euh on arrive presque à la fin différents sujets. Vous avez parlé des de la France, des honnêtes gens, de la société nouvelle, de l'insécurité, de la délinquence, de l'immigration et également de de nombreux défis. Comment imaginez que vous ne pensez pas à 2027 ?

Bah oui hein, c'est difficile à imaginer, je vous l'avoue, c'est difficile à imaginer. J'attends une réponse. Donc si c'est difficile à imaginer, c'est une réponse.

Le projet ça sera de faire gagner la France dans l'Eurision, hein. C'est ça. Non, ça c'est c'est une marche assez haute.

Apparemment, ce que je veux simplement dire, c'est que je disais Colline après Coline, je serai le premier artisan de notre victoire, j'espère bien, en 2027, mais il y a un gros travail. Je peux pas vous dire que la politique, c'est d'abord le combat des idées sans me consacrer totalement à ce combat d'idée et à reformuler un projet pour la France. Je veux dire que les ennuis commencent si jeends bien.

Oui, c'est le plus dur qui commence. Et puis il y a les municipales. Donc voilà, quand je dis colline après cline, les municipales c'est fondamental.

Je veux que demain on puisse faire se lever partout en France dans tous les territoires français parce que la France est belle avec ce caléoscope de paysage de visage aussi et et je pense qu'il faut y travailler dès maintenant. La France est belle, est-elle encore grande ? Elle est grande la France.

Écoutez, quand on est quand on vous savez dans dans mes meetings souvent, enfin à la fin, pas toujours, mais je disais je répondais à la fameuse question qu'est-ce que être français ? Et je disais être français c'est une affection. Aimer profondément la France c'est c'est mon cas.

C'est mon cas. C'est aussi une ambition. On veut pas la France en petit, on veut la France en grand.

On est les pays des grands scientifiques, des philosophes, des écrivains. On a le pays qui a reçu le plus de prix Nobel de la littérature de tous les pays d'Europe. Et c'est aussi une compassion.

Voyez, c'est aussi une compassion. Nous sommes le pays à la fois de Saint-Vincent de Paul et des Restos du Cœur. On a des racines judéo-chrétiennes et des racines de la République sociale.

Ces racines se sont entremêlées pour composer, pour tisser une trame de la générosité française. Et être français pour moi, c'est aussi comprendre que aucune souffrance française ne doit nous être étrangère. Pas question d'être, comment dirais-je ? plaisant avec ceux qui abusent, qui vivent au crochet de la société, mais ceux qui sont dans le besoin, les travailleurs pauvres et cetera, le projet que nous allons construire leur tendra une main secourable pour peu que ils veulent aussi s'efforcer d'en sortir.

C'est ça aussi le projet qui guide un projet pour la dernière colline avant 202. Oui, bien sûr. Le projet d'aujourd'hui sera celui que nous porterons bien sûr pour 2027.

Merci Bruno Roto, merci de nous avoir accordé cet entretien évidemment patron des DLR et ministre de l'intérieur. Bonne journée à vous. Merci ministre.