Budget 2025 : avec 60 milliards d'euros d'économies à réaliser, la France est-elle au pied du mur ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteÉludée
Pourquoi ce chiffre de 60 milliards est-il devenu un totem ?
- 7:00OuverteRéponse directe
La France est-elle au bord de la faillite selon vous ?
- 11:00RelanceRéponse directe
Les 60 milliards sont-ils une mascarade ou une nécessité ?
- 15:00OuverteRéponse partielle
Où pourrait-on faire des économies sans nuire à la croissance ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Quel rôle a joué l'UE dans la destruction de l'économie française ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] en toute vérité 11h midi sur Sud Radio Alexandre de vechot en toute vérité chaque dimanche entre 11h et midi sur Sud Radio sécurité économie numérique immigration écologie pendant une heure chaque semaine nous débattons sans àout des grands enjeux pour la France d'aujourd'hui et de demain et ce matin nous avons le plaisir de recevoir Henry gu ancien conseiller de Nicolas Sarkozi et ancien commissaire au Plan nous parlerons notamment du projet de loi de finances débattu cette semaine à l'Assemblée nationale et qui prévoit 60 milliards d'économie et de d'impôt est-ce le retour de l'austérité peut-on parler de nouveau tournant de la rigueur comme en 1983 la France est-elle au pied du mur face au marché financiers et à l'Union européenne quelles seront les conséquences économiques et sociales tout de suite les réponses d'enry gu en toute vérité en toute vérité sur Sud Radio Alexandre de Viot bonjour Henry gu bonjour Alexandre de V ravi de de vous recevoir ce matin nous allons parler des questions budgétaires sont aussi des questions économiques et surtout des questions politiques euh mais mais avant de de de de rentrer dans le dans le vif du sujet un autre sujet qui qui vous tient à cœur qui est très important euh c'est la la la question de d'Atos du rachat de d'Atos par des fonds anglo-saxons 1,9 milliards de dettes qui vont être acheté par des fonds anglo-saxons rappelons qu'Atos c'est un acteur stratégique qui joue notamment un rôle central dans la cybersécurité dans la gestion des des infrastructures de défense ou dans le le le contrôle de la commande nucléaire est-ce que ce ce rachat de va va déboucher nécessairement sur une liquidation de l'entreprise est-ce que c'est une menace pour la la souveraineté de la France notamment en matière de sécurité alors ce qui attend Athos pour si on continue sur la sur la voie sur laquelle on est engagé c'est le démantellement démantellement et la vente à l'encant d'un certain nombre d'actifs il compris des actifs il sont stratégiques pour la nation et tout ça est le fruit d'une stratégie qui a été une stratégie de nature financière mauvaise stratégie financière et pas du tout une stratégie industrielle euh pendant pendant des années et qui aboutit aujourd'hui à une à une à des solutions qui ne sont des solutions que dicté simplement par les financiers et les et les et les créanciers don une partie d'ailleurs une partie des créanciers actuell à racheté de la det a plus de 4 milliards de dettes et donc des des financiers étrangers rachètent une partie de de cette dette c'est pour il rachèent ils ont racheté déjà ils ont commencé à racheter de la dette à un prix cassé donc il y a des gens qui ont maintenant intérêt à démanteler l'entreprise à la vendre par appartement pour récupérer leur pour pour rentabiliser leur leurs investissements le le le scandale de cette histoire est quand même que euh l'État a laissé faire sur sur sur euh une entreprise pour une entreprise qui encore une fois est a une valeur stratégique considérable à la fois contenu de la la révolution numérique et de la et aussi de la place de cette entreprise dans nos systèmes de système de défense donc il y a quelque chose là il y a un savoir-faire qui qui est qui est considérable dans cette entreprise ça met en jeu aussi l'avenir de ce parti qui s'appelle bulle he qui est une vieille histoire euh une vieille histoire française dans laquelle une compétence des super calculateurs et une très grande compétence des super calculateur qui est très impliqué dans la politique de de de défense et c'est il est absolument effarant euh de de d'assister à à cette à ce dépessage et et et et parallèlement de voir le ministère de la Défense confier la mise au point de de super calculateur pour la pour la défense un un consortium qui est dominé par youulette Pacard qui est une entreprise américaine et entendre dire que tout ça n'a aucune importance n'aura pas grand grand effet sur la sur l'indépendance française euh est insupportable enfin je je maintenant c'est chaque fois qu'il se passe on fait des grands discours sur la réindustrialisation chaque fois qu'il y a un problème qui se trouve au cœur de cette problématique qui se pose au cœur de cette problématique la industrialisation on on leslude on Lude complètement donc et et avec toujours les mêmes discours mais c'est pas grave mais au fond ça changera rien alors un jour c'est pour un jour c'est pour le de liprane on vous explique oui mais comme ou j'allais venir comme Sanofi la la la vente de de de de de Sanofi aussi d'une partie de Sanofi euh est-ce que c'est un problème aussi de de bien sûr c'est c'est un problème quoi qu'on en dise qu'est-ce qu'on pouvait faire alors qu'est-ce que c'est les deux dossiers sont sont pas les mêmes sur sur sur Sanofi il y avait moyen d'activer notamment le le décret Montebourg je crois pour empêcher la la vente pourquoi ça n'a pas ça n' parceon l'a pas parce que l'État n'a pas jugé nécessaire de le faire l'état considère considérer c'était une affaair privé et que ça posait pas de problème on a pesé un peu sur les sur l'acheteur pour pour pour qu'il prennent des engagements mais ses engagements on sait ce qu'ils valent hein il valent tant que les circonstances ne changent pas et puis si un jour le le le l'actionnaire décide de de fermer l'entreprise bien il fermera l'entreprise il ira produire ailleurs surtout des des des des médicaments euh qui qui faible rentabilité à l'unité enfin qui rapporte beaucoup au total mais qui où les marges sont sont pas très euh très élevé mais parce que les prix de vente de ce genre de médicaments sont faibles ils ont tout intérêt à aller les produire ailleurs même pour fournir le marché français donc euh c'est c'est toujours la c'est toujours le même problème il y a rien na d'importance euh la question de la souveraineté ou plutôt de l'indépendance n'est jamais n'est jamais en cause soi-disant et voilà petit à petit on se défait de on se défait d'actif stratégiqu nécessair à notre indépendance qu'elle soit je dis bien indépendance c'est il s'agit pas de tout produire en franceag pas de de considérer que que nous pouvons tout faire mais il y a a quand même des choses que nous devons conserver euh sauf à nous mettre entre les devenir totalement dépendant euh sur des sujets essentiels de soit des États-Unis soit de de d'autres parties du monde enfin je pour le dossier Athos quand quand quand une entreprise a plus de 4 milliards de dettes qu'est-ce que peut faire l'état est-ce qu'il fallait nationaliser dans une période d'endettement qui est quand même compliqué là on cherche on va ça ça va relier au sujet du jour qui mais ouioui parce ça va ça ne va rien coûter de charge des milliards mais ça ne va rien ça c'est ça c'est l'approche comptable la plus bête qui soit la plus stupide qui n' rien n' rien non non mais bien sûr on répète ça sans arrêt mais la question posée elle est elle est la suivante c'est parce que qui peut croire que le démantellement d'Athos ne va rien coûter à l'économie française qui peut croire ça donc c'est bien lui dire ça on n pas les moyens on peut rien faire et mais parce qu'on a parce qu'on on a plus d'argent mais ça va coûter combien voà une entreprise une entreprise aussi importante qui joue un rôle aussi important dans lequel il y a autant de savoir-faire dans l'industrie de défense notamment dans le nucléaire dans tout c'est c'est au cœur de la politique industrielle la la il y a la il y a la question de la défense qui est qui est majeure qui devrait quand même inquiéter un peu plus les un peu plus les les pouvoirs publics et puis il y a la question industrielle c'est-à-dire que c'est le le la capacité de d'Athos à à intervenir dans le domaine de la Révolution numérique de l'intelligence artificielle des des services euh des services informatiques de de très sophistiqués euh et des des calculateurs et des calculateurs à haute intensité euh elle a une valeur considérable en terme de en terme de compétitivité de notre industrie donc voilà il faut il faut il faut cesser de de raconter n'importe quoi ce qui me frappe dans le débat actuel c'est que on se débarrasse avec des de avec des arguments invraisemblables de de tous les sujets importants en fait c'est c'est voilà tout tout tout va très bien écoutez il y a pas d'argent alors il y a même des gens qui s'interrogent doctement pour savoir si on va pas vendre 10 % de la SNCF c'est quand même voilà alors qu'on vient de renationaliser DF donc l'état il a plusieurs moyens de de ce sont les mêmes les mêmes qui vous dis il faut vendre c'est pour ça je vous posais clairement on a quelques minutes avant de la fin de la la la toute première partie de cette émission je vous vous poser clairement là quelles sont les solutions cétait une renationalisation à votre avis si vous aviez été conseiller du président de la républque on a toujours là je suis pasci en tant que conseiller du président de la République et si vous voulez le on a on a on a beaucoup de moyens on peut faire de la on peut faire s'il y a pas d'autres moyens de la nationalisation temporaire on peut on peut prendre une partie du capital sans nationaliser voilà et pu puis redresser l'entreprise euh on peut essayer d'associer des des des entreprises beaucoup plus impliqué dans le dans le tissu industriel français on peut il y a peut-être des acteurs qui peuvent être sensibles à à à une une stratégie de l'État qui les associerait au au capital et au devenir de d'Atos enfin c'est ça une politique industrielle mais c'est ça une politique économique c'est ça aussi une politique d'indépendance nationale dans le monde tel qu'il est où la question indépendance de la sécurité des approvisionnements euh de l'autonomie technologique devient quelque chose de majeur voilà et et refuser sous sous des prétextes absurdes he absurde c'est ah bah c'est c'est une entreprise privée essayer d'aller faire ça aux États-Unis avec une entreprise comparable euh ça se fera pas vous enfin je dire c'est d'État américain ça Rapp le dossier Alstom ah benah le dossier Alstom c'est une voilà c'est c'est c'est un cas d'école hein c'est des alsom que faut se souvenir Nicolas Sarkozi avait sauvé avait sauvé alsom et et après on s'est dépêché de d'en vendre une partie au aux Américains enfin général électrique qui après revendu d'ailleurs à la France parce que le le groupe était enfin le holding était en difficulté qu'il a racheté plus cher enfin tout ça tout ça est absurde et on a affaibli considérablement une entreprise qui est une entreprise là aussi qui la la la valeur industrielle la valeur technologique euh est considérable donc derrière vous avez ça ça a des conséquences économiques des conséquences en terme d'indépend et des conséquences sociales voilà mais si on détruit tout ce que nous savons faire tout notre savoir-faire industriel euh il fautut arrêter ensuite de faire des discours sur la réindustrialisation or s'il y a plus d'industrie dans un monde où tout le monde essaye maintenant et les Américains les premiers d'ailleurs à rapatrier une partie de leur de leur production industrielle chez eux parce que les systèmes économiques système économique système productif a besoin d'avoir au cœur de lui-même une une force industrielle suffisante et puis parce que le monde est devenu beaucoup moins sûr qu'avant et que la sécurité comme l'avait dit Madame Yelen qui est secrétaire d'État au trésor américaine il y a pas il y a quelques années il y a 2 3 ans euh la sécurité devient plus importante pour les états que le la la la la mondialisation à marche forcé de leur de leur économie merci Henry gu on continue on discuter on continue à discuter notamment de la question du budget c'est pas sans lien non plus avec la France vendue à la découpe qui était un peu notre premier thème de de l'émission on se retrouve après une courte pause sur Sud Radio en toute vérité en toute vérité 11h MIDH sur Sud Radio Alexandre de VE nous sommes retour sur Sud Radio ce matin en toute vérité avec Henry gu parle de des questions budgétaires le projet de loi de finances a été débattu cette semaine à l'Assemblée nationale il prévoit 60 milliards d'économie et de hausse d'impôt la première question Henry Gueno c'est 60 milliards pourquoi faire pourquoi ce ce chiffre qui est devenu une sorte de totem un chiffre symbolique est-ce qu'il est seulement symbolique ou est-ce que si on fait pas ces 60 milliards d'économie et de hausse d'impôts la France va être face à de sérieux voyez on vient de parler d'Athos et de on rappelle pour ceux qu'on pas suivi mais le dépaissage d'reise stratég ce qui est le plus frappant dans dans ce dossier et qui est c'est c'est la même chose pour aujourd'hui pour le débat budgétaire c'est l'espèce enfin d'illusion dans laquelle s'enferme le débat public en France c'estàd tout est en fauxemblant tout est en tout tout est enfin tout est tout tout c illusion tout personne ne dit la vérité personne ne veut parler des des des des vrais sujets finalement tout le monde ment alors soit par incompétenence soit par sinisme soit par calcul politique donc pourquoi tout le monde c'est un mensonge le le le problème des 60 milards 60 milliards que tout le monde répète sans arrêt c'est de la communication de même de la mauvaise communication d'ailleurs faut faut lire le rapport du Conseil supérieur de la de la des finances publiques du Haut Conseil pardon des finances publiques qui qui explique ça très très bien c'est vous faites des parler des 40 milliards d'économies pour faire des économies et pour les mesurer il faut savoir par rapport à quoi on fait des économies alors est-ce que ce sont des économies par rapport à la dépense de l'année dernière est-ce que ce sont des économies par rapport à la dépense de l'année dernière plus l'inflation ou est-ce que ce sont des économies par rapport à une tendance théorique calculé par par le ministère des Finances c'est la troisème solution en l'occurrence qui a été retenue c'està- direire que euh on calcule et le le le Conseil dit ben voilà c'est calculé par rapport à cette tendance sauf que cette tendance euh on on n'a pas les données pour la pour vérifier sa sa sa fiabilité ou son sa crédibilité donc voilà on est et selon qu'on décide que la pente est forte ou faible les économies sont pas les mêmes les for enfin don donc euh tout ça tout ça tout tout ça est virtuel voilà c'est c'est c'est ces 60 milliards ne sortent en réalité de nulle part c'est c'est de la communication alors moi je veux bien que je comprends très bien que le gouvernement fasse de la communication ce que je comprends moins c'est que tous les acteurs du débat public reprennent en cœur ce chiffre 60 milliards qui en réalité ne veut absolument rien dire non seulement en tant dans dans son montant parce que a 3000 et quelques milliards de dettes le déficit va atteindre peut-être peut-être 6 % un peu plus de 6 % du du du pourquoi 60 milliards pourquoi 60 milliards et où sont-ils qu'est-ce concrètement est-ce que ces 60 milliards exist mais vous venez de le rappeler vousmême 3000 milliard de tête 6 % du de de déficit est-ce que c'est est-ce que c'est bien raisonnable est-ce que ça aura peut-être pu être sur milliard 80 milliard il fa faut peut-être interroger tous ceux qui ont gouverné depuis 1981 vous vous vous vous y compriez vous vous avez gouverné mais nous nous y compris alors après il y a des raisons il y a eu des crises il y a eu bon euh on peut bien sûr la crise de sapr' a coûté très très cher voilà mais alors écouté il nempêche qu'à un moment face à la facture on est bien obligé de payer nos factures si oui alors qu'a dans ce débat une autreprise ou un ménage pasentreprise c'est pas un ménage je saisay la plupart des États ne remboursent jamais leur dettes sauf exception sauf quand il y a une croissance énorme pendant très longtemps comme pendant les 30 glorieuse où on finit par sinon les états roulent la dette devant eux et petit à petit ell font dans le ell font dans la croissance de l'économie voilà et elle le problème se résout souvent de cette le plus souvent de cette de cette façon la la la la première question que que que je pose c'est qui peut croire que la France est au bord de ne pas pouvoir faire face à ces échéances c'est-à-dire payer à la fois payer ses intérêts annuels et réemprunter ce qu'il faut pour que la pour pour pour rouler la dette je passe sur la façon dont on l'a géré géré hein je pense même même plus dont on l'a généré mais dont on l'a géré c'est-à-dire que quand les taux étaient très bas par exemple on aurait dû allonger considérablement la maturité de la dette on l'a pas fait pas fait beaucoup mais justement aujourd'hui est tout le monde c'est quand même une réalité tout ça c'est fait plus que en on est en Espagne ou en Grèce qui peut non non arrêtez c'est c'est c'est pourquoi arrêter non c'est mais c'est c'est c'est absurde mais d'abord les chiffres là en l'occurrence sont d'une précision pas du tout chirurgicale mais qui peut croire qui peut croire que même aujourd'hui avec la situation de la Grèce qui s'est amélior qui a fini par s'améliorer avec des pertes de revenus et de niveau de vie qui ont été désastreuses et des pertes de propriété d'actifs et de d'indépendance terrible he voilà on pourrait reparler de de l'état de la Grèce et de ce qu'on lui a fait mais qui peut croire que la France se trouve dans la situation de la Grèce au moment de la crise grecque ou même dans la situation de de la Grèce aujourd'hui au regard des investisseurs internationaux mais qui peut le croire non c'est intéressant donc vous nous dites en fait non mais c'est intéressant je je je rebondis j'aime pas couper les gens mais que que que que tout ça est une est une mascarade et qu'il y a pas de de de problème a pas de problème budgétaire en France pas de risque en tout cas attaqu par les marchés mais le risque d'être attaqué par les marchés il est pour tout le monde tout le temps voilà mais on va y revenir parce que le risque là on l'a on l'a délibérément accru en tout cas on on surestime le le le le risque selon vous mais il y a la France n'est pas en faillite on entend partout la France est en faillite longtemps on est assis sur un volcan la France n'est pas en faillite un ancien Premier ministre que vous connaissez bien de Nic j'ai dit ce que j'en pensais à l'époque j'ai dit ce que j' pensa la France était en faillite François Fillon pour pas le non mais bien elle était en faillite elle était en faillite se rendez compte d'être en 2007 bon euh bah dis donc la faillite elle tarde à venir hein la faillite la vraie faillite la faillite c'est pas qu'on a un actif net négatif ce qui n'est pas le cas de la France he c'est euh la faillite c'est que à un moment donn ça ça arrive au moment où on ne trouve plus personne euh pour vous pour vous prêter de quoi faire face à vos échéances que vous êtes obligé quelle que soit votre situation par ailleurs de déposer votre bilan ça ça s'appelle la faillite vous faites défaut h la France n'est pas au bord du défaut il faut bien comprendre le monde le monde nage dans les noyé dans les liquidités et dans l'épargne donc il faut qu'elle aille quelque part cette épargne et le risque français par rapport à beaucoup d'autres euh que ce soit soit le risque anglais que ce soit peut-être demain ou après-demain le risque allemand don la situation économique est pas bonne à long terme que ce soit le risque grec italien espagnol et le risque français plutôt comparé aux autres plutôt un bon risque pour un investisseur international bon le le les les intérêts c'est 50 milliards par an c'est je crois ça doit faire un6 % du PIB donc je veux dire c'est on n'est pas au bord on n'est pas au bord de la faillite qui a problème oui il faut arrêter le cercle infernal de la de la dette qui croit sans arrêt parce que on n'a jamais voulu investir suffisamment pour aborder une nouvelle nouvelle ère de de croissance et la transformation de l'économie de l'économie mondiale mais on n'est pas au bord de la faillite voilà quand on dit je suis au bord de la faillite quand on dit c'est grave c'est très très grave c'est extraordinairement grave euh tout va s'écrouler on va être la là là on commet une faute contre contre la nation parce que euh on inquiète les les les investisseurs il faut comprendre ce que ce que la finance quand un état aimet des dettes elles sont rachetées d'abord par des institutions financières alors là les institutions financières qui ensuite les revendent euh sur le marché secondaire les institutions financières euh elles ell le calculent ell réfléchissent très bien euh mais c'est pas elles qui font les qui font les prix en réalité ceux qui font les prix ce sont les marchés et les marchés ce c'est quoi les marchés ce sont des opérateurs qui gagnent de l'argent quand quand ils vendent avant les autres ou quand ils achètent avant les autres et donc il passent leur temps à se demander non pas ce qui est vrai ou faux non pas si la capacité des pays à rembourser et et bonneou mais ce qu'en pense les autres donc donc on est sur des marchés où la qui fonctionne à l'anticipation et où l'anticipation autoréalisatrice est toujours derrière la porte voilà donc si vous leur dites si vous dites tous les tous les responsables passent leur temps à expliquer que la dette française c'est une dette pourrie com mon natif pourri comme on dit sur les marchés financiers euh pouvez pas penser un instant que ils vont indéfiniment rester indifférents à ce discours donc plus on a dramatisé le premier effet de cette dramatisation c'est qu'elle crée une situation dangereuse et et cette situation dangereuse elle n'a pas d'autre explication en réalité que la la espèce de de de communication débridée de tout le monde he tout c'est vrai pour tout le monde c'est vrai pour l'opposition la majorité le entre la gauche les responsables économiques les médias enfin bon si si vous faites le tour du monde après pour vendre votre dette en disant je vous demande d'acheter ma dette mais vous savez elle est pourrie euh pense que vous allez pas la vendre à un bon prix c'est une prophétie autoréalisatrice mais ça crée le risque de deuxème deuxème problème ça crée un ça crée une espèce de panique dans le dans dans dans dans notre dans la politique française dans dans l'opinion et cette panique elle elle ne permet plus de réfléchir c'està dire on fait n'importe quoi pour trouver ces 60 milliards dont on sait pas pourquoi ils vont résoudre le problème de la le problème de la de la solevabilité éventuelle de la de la France mais créer de la panique il faut les trouver à tout prix voilà vous allez sur un plateau de télé vous discutez vous écoutez les les commentateurs c'est il faut trouver et il faut trouver à tout prix par n'importe quel moyen mais non parce qu'il y a des moyens qui finissent par coûter plus cher que les les que l'argent qu'on qu'on trouve donc là il y a alors on fait P faire payer 5 € pour entrer à are dame on veut non mais c'est et vous savez ce qu'on a ce qu'on a développé avec ce ce discours on a on a développé une fois de plus la politique des Bou émissair voilà alors le Bou émissaire c'est le fonctionnaire on va faire on parler on va en parler je vous promets qu'on en parle c'est la la la deuxième pause nous aussi on a besoin de faire rentrer pardon un peu d'argent donc il y a une courte pause et on vous on poursuit la discussion en toute vérité après la pause à tout de suite h en toute vérité en toute vérité 11h midi sur Sud Radio Alexandre de vechot nous sommes de retour sur Sud Radio avec Henry Guo pour nous parlons de des questions budgétaires de ces 60 milliards d'économie et de hausse d'impôt recherché par le le gouvernement r guano vous vous expliquiez qu'on qu'on qu'on qu'on était dans une forme de de de panique très exagéré par rapport à la situation de la France et vous nous expliquiez juste avant la pause que le risque était de de de créer des des des bouques émissaires donc je suppose que par exemple vous êtes ris il y a de risque a celui de créer une situation de deticipation autoréalisatrice sur les marchés financiers et puis la la la panique elle crée un second risque c'est de faire n'importe quoi parce que si on fait n'importe quoi on va pas faire rentrer tout l'argent qu'on pensait faire rentrer en condition qu'il existe vraiment dans dans les caisse de l'État on va tellement abîmer la croissance que de vous savez les les éch elle se règle avec les revenus futurs et les revenus futurs ils dépendent du Tau de croissance de c'est souvent y a beaucoup de hausse d'impôt d'ailleurs dans ce dans C 60 milliards on avait expliqué que c'était en majorité des économies c'est pas le cas on on peut peut-être rentrer un peu dans le détail pour au conseil de des finances publiques et qui se et qui se révèle de plus en plus encore plus grave au fur à mesure que le débat dans la panique continue de se de se dérouler où chacun fait la politique des marqueurs chacun vis sa clientèle et voilà et le résultat c'est ce concours l'épine de la de de la sur la dépense publique et et et plus encore sur la sur sur les prélèvements et fantastique et là encore enfin on raconte absolument n'importe quoi enfin le le dire par exemple que alléger les les diminuer les exonérations de charges sur les bas salaires c'est une économie c'est c'est intellectuellement irrecevable alors je sais bien que les spécialistes des finances publicques ont inventé la notion de dépenses fiscal vous rendez compte ce que ça veut dire c'est tout ça en pensant que ça allait un peu canaliser les dépensoui en fait c'est des impôts supplémentaire et pour les entre supprime une niche fiscale une exonération fiscale allègement fiscal ouun allègement de charge c'est un prélèvement voilàon et puis vous avez des économies qui se traduisent à la fin par des formes de prélèvement en tout cas pour pour le citoyen c'est la même chose vous désindexez les vous désindexez les retraites c'est comme si vous c'est comme si vous préleviez dans la poche des des retit vous vous vous vous augmentez les le reste à charge sur les médicaments ou sur les les sur les les consultations médicales il va être peut-être pris en charge en partie par les mutuels mais les mutuels vont augmenter le leur tarification c'est exactement la même chose pour le pour le contribuable que que que du pouvoir d'achat au moins pour les Français et c'est possiblement de la croissance en moins pour les les les entreprises d'ailleurs est-ce que ça va pas se traduire finalement par des prélèvements fiscaux en moins parce que si s'il y a pas si l'activité c'est ce que c'est que on n'est pas sûr que l'argent qu'on a enfin qu'on a rentre parce que parce que tout simplement les individus réagissent il vont la consommation se porte pas bien bon elle va encore moins bien se porter alors il y a ça aussi c'est un débat la politique de l'offre la politique de la demande toute politique économique normale est une politique à la fois de l'offre et de la demande voilà c'est c'est les vous prenez la question des investissementsinvestissement c'est quoi de l'offre ou de la demande c'est les deux c'est de l'équipement qu'on qu'on qu'on achète c'est des constructions qu'on qu'on qu'on élève et puis c'est c'est ce sont ce sont aussi des capacités de production qui grandissent voilà donc tout ça n cette opposition idéologique là qui oppose la majorité l'opposition elle est elle est absurde c'est dire là la consommation ne se porte pas bien non plus donc le les les prélèvements qu'on qu'on est en train de de d'inventer là on verra ce qui reste à la fin bien sûr il nous faut un budget presque presque à tout prix mais euh quand même je veux dire c'est c'est le le risque il a été pointé par par beaucoup de gens le risque c'est que la croissance s'en trouve tellement tellement ralentie elle est déjà pas bonne que ça finisse par coûter plus cher aux finances que ça va leur raorter on a on peut pas avoir le problème est qu'on ne peut pas avoir ce on peut pas avoir ce débat je vous je vous entends mais mais il y a quand même une dette qui est très spectaculaire non mais pardon et donc vous êtes contre les hausses d'impôts c'est ce que je comprends mais vous êtes pas spécialement pour les économies non plus est-ce qu'il y a pas pas forcément ce que fait le gouvernement mais est-ce qu'il y a pas des endroits où on pourrait économiser je sais pas 80 milliards de comités Théodule c'est un peu populiste de dire ça ve rien dire mais enfin est-ce qu'on a besoin de du 16 c'est le plus plus symbolique mais il y il y a 36000 organismes comme ça qui entretiennent les rantiers de la République pardon sans vouloir de trouver de de de de Bou émissaire ou en vous savez dans dans l'économie de rente mondiale dans laquelle on se trouve il y a pas que les rentiers de la République he je sais bien mais puisque c'est eux qui veulent faire des économies peut-être qu'il faut commence par eux on va vraiment résoudre le problème de la France en supprimant le C qui est une façon pas forcément parfaite mais et qui mérite peut-être d'être amélioré pour associer les représentants des forces vives et les gens qui ont qui ont qui ont dans leur dans dans leur carrière participé au euh à la construction du Pacte civique du pacte social bon euh voilà qui n'est pas qui n'est pas à mon sens inutile bon de toute façon il faut dé changer la constitution je pointais ça mais mais mais mais vu qu'on fait de toute manière des mesures comptabes ça fait pas 80 milliards ce que je veux dire c'est que en réalité si il y a des économies à faire toujours dans toute organisation bon sauf qu'il faut il faut faire attention à Cha fois il faut faire attend il faut faire à chaque fois attention euh à ce que l'économie que vous faites ne finisse pas par vous coûter plus cher en dysfonctionnement de l'organisation et quand il s'agit de l'État c'est une question majeure parce que tout dysfonctionnement de l'organisation des services publics a des conséquences sur toute l'économie et toute la société donc si vous mais si vous arrivez à trouver et il y en a comme dans toutes les organisations des économies il va falloir immédiatement les réemployer dans tous les secteurs du secteur public où on manque cruellement de moyens il faut arrêter de dire qu'il y a il y a trop de fonctionnaires il y a trop de policiers il y a trop de gendarmes il y a trop a trop de magistrats il y AOP mais c'est qu même Nicolas Sarkozy qui a mis en place la RGPP le nonremplacement d'un fonctionnaire sur de ce qui était probablement une erreur mais vous touchez du doigt je pense que ce qui énerve les Françaises c'est que c'est qu'il y a de plus en plus de prélèvement Mo en moins de service public efficace chose qui dfonne la réponse n'est pas là la réponse vous ne résoudrez pas le problème de la non maisrê moi je vais vous dire où va l'argent et je vais vous dire d'où vient le le le le le processus qui qui qui évapore l'argent publicque pour tout le monde he parce que la notion de prélèvementtion de prélèvement obligatoire elle est très difficile à manier elle est très difficile à manier parce que je vous prends un € ce matin et je vous le rends une heure après sur votre visite médicale votre prélèvement il est de 1 € mais votre prélèvement réel dans les statistiques votre prélèvement réel il est de zé bon donc il faut se méfier et quand on regarde d'ailleurs les les les dépenses non plus les problèmes obligatoires mais les dépenses obligatoires des ménages et certains économistes l'ont fait ils ont recalculé les les dépenses obligatoires vous êtes au état vous payez votre retraite vous payz vous avez pas vous avez pas la cotisation mais il faut quand même faire votre retraite il faut payer les études de vos enfants et à la fin la franceit le pays o où où la dépense obligatoire prélèvement plus plus les dépenses qu'on est obligé de faire de toute façon elle est elle est très mal placée mais les États-Unis sont à peu près au même niveau donc ça change complètement la vision des choses il y a une question de Pacte civique de de pacte et de pacte social mais revenons un instant sur cette sur cette question la grande le grand problème est celui de la redistributtion passe le reste c'est c'est le reste l'État est à l'os voilà il est à l'os arrêtons de parler du train de vie de l'État il est à l'os on reprendre la liste de toutes les professions qui où on ne trouve plus personne parce que les gens sont sont sont sont pas payés où on a diminué les effectifs et on s'est rendu compte que c'était une erreur qui nous coûtait très très cher parce que quand vous dites je diminue je remplace pas un fonctionnaire par de d'abord on l' pas fait d'abord on ne l'a pas fait parce que c'était infaisable vous l'avez annoncé avec trompette a fait 25% à peu près Ahou mais déjà on voit les conséquences de la police notamment parce que il y avait une pression c'est c'est cette cette illusion de la politique comptable la politique comptable et ce qui en train de détruire l'état et de détruire l'économie voilà donc la politique comptable c'est ça j'ai mon petit j'ai mon petit tableau Excel et puis je veux dire ben je vais supprimer un fonctionnaire so ou alors il y a quel a une baisse d'élèves du nombre d'élèves donc je fais une règle de TR et puis je vais baisser le nombre de de de prof comme on est en train de le faire faire alors même que que il y a pas de d'enseignant face à toutes les classes donc c'est c'est vrai que c'est un paradoxe vous avez si vous avez 5 élèves de moins par classe ça vous fait pas économiser proportionnellement le même nombre de de profs enfin je veux dire et on voit bien qu'on en manque et qu'en plus on est obligé de les recruter dans des conditions absolument honteuses c'està-dire des avec 10 minutes d'entretien c'est c'est c'est absurde là on tue la croissance à venir parce que faut faut voir enfin faut mesurer l'effondrement de lesffondrements de l'école mais d' d'où ça vient il y a 900 milliards à peu près de redistribution 900 milliards c'est 900 milliards alors dire le système est trop généreux la vérité c'est que le système est Gén relativement généreux de moins en moins mais parce qu'il y a pas que le service public qui qui qui qui est qui est en difficulté hein il y a aussi le fait que on on rembourse de moins en moins on aide de moins en moins mais ça vient de quoi ça vient que du fait que on a détruit l'économie et la société bon en détruisant l'économie et la société on a créé un nombre d' endroits et de de victimes à à indamniser et c'est ça la machine infernale qu'il faut absolument arrêter ça ça se fait dans la durée en reconstruisant l'économie et la sociétéil et et et c'est pour l'instant on nen prend pas le chemin pas en faisant des petites mesur comme ça du du du du du du jour au lendemain en faisant des économies là où on peutù les choses ne fonctionnent déjà plus garder l'hôpital enfin regardezf je je je dire vous pouvez pas à la fois dire quand j'arrive aux urgences je vais passer c'est scandaleux je vais passer 24 heur sur le brancard dans le couloir et c'est scandaleux et puis dire ah bah oui mais faut faut réduire les dépenses hospitalières alors on a créé et vous savez ce qui a créé la bureaucratie qui qui coûte très cher mais mais beaucoup moins cher quand même que les 900 milliards de de différence c'est ce sont c'est en fait c'est le le le libéralisme qui voulait mettre toute l'économie et la société en en pilotage automatiqueutomatique avec des normes voilà et puis d'autre part les les gens qui qui voulaient faire contrôler tout toute la dépense par des contrôleurs donc c'est c'est hisoire des ARS bureaucratie hospitalière les médecins dépensaient mal donc il fallait mettre des gens pour qu'ils dépensent mie je suis bien d'accord on va parler de la de la bureaucratie non au moin une pe pour remre l'argent pour service grand oui mais ça ça va être ça se fait pas du jour au lendemain les ARS elles sont toujours là on continue à je bien d'accord mais si vous voulez on en parle parce que c'est après une après la pause pour parler de la société de l'économie on va parler de la société l'économie c'est'est promis après la dernière pause c'est la dernière partie dans toute vérité avec hen guon en toute vérité 11h mid sur Sud Radio Alexandre devechot nous sommes de retour sur Sud Radio avec Henry Guo on parle des questions budgétaire Henri Guen qui me dit on va on va rien comprendre mais si on va comprendre Henry vous nous vous nous expliquez que le l'explosion des dépenses de redistribution était lié notamment à la destruction de de de la société par et de l'économie et par des politiques qui étaient des politiques absurdes mais qu'on retrouve dans tous les pays dans tous les pays occidentaux avec des sociétés qui sont fracturé partout regardez les États-Unis regardez la Grande-Bretagne regardez la pente sur laquelle se trouve l'Allemagne qui est une des sociétés les plus duales d'Europe voilà aller voir en Espagne aller voir et si vous voulez la la on ne rétablit pas l'ordre dans les finances publiques en en en appliquant une politique comptable aux finances publiques on rétablit l'ordre dans les finances publiques en rétablissant l'ordre dans la société dans l'économie voilà c'est si on fait la première on adopte la première attitude ce qu'on fait en réalité depuis des décennies parce que on n pas le temps de faire le parce que c'est trop compliqué parce que parce que ça heurte des des conceptions idéologiques ou des visions du monde que ce soit l'Europe la mondialisation sur lequel tout le monde est en train de de de revenir he mais si si vous faites ça si vous faites la politique comptable des finances publiques vous mettez encore plus de désordre dans dans l'économie et dans la société et donc ce désordre il se traduit ça c'est le cas des politiques d'austérité il se traduit par de nouveaux déficits euh par de nouvelles dépenses de réparation et on n s pas d'accord h gu moi je su c'est un discours que j'entends parfaitement je pense qu'effectivement il y a pas d'horizon on peut être tous d'accord là-dessus d'horizon de redressement économique et social dans ce budget on est dans des effectivement dans des politiques comptables et courttermistes il n'empêche est-ce qu'il y a pas des endroits où on peut faire des économies vous le disiez avant la pause la bureaucratie les ARS à l'hôpital ça ça continue donc est-ce qu'on peut pas changer de logique M m mê vous disent faut faire une comptable duet les AR et les ARH transform en 95ême souvenir donc c'est pas comme ça qu'on fait des économies comme ça on fait pas d'économies on fait le contraire fa cont on fait pas d'économie et on met du désordre dans l'économie dans la soci combien nous a coûté le désordre qu'on a mis dans le système dans le système de santé avec à la fois le le le numérus closus beaucoup trop beaucoup trop serré des médecins parce que soi-disant les médecins ont donné trop de dépenses donc pour pour pour diminuer la dépense médical et ben il fallait moins de médecin voilà maintenant on en a plus assez on en a pas eu assez pendant la pandémie com combien nous ont coûté la fermeture de lit et de capacité d'accueil pendant la pandémie mais des milliards enfin il faut remettre les choses à leur place vous voulez des économies vous savez combien nous a coûté sur 3 ans le le bouclier électrique 44 milliards h parce qu'on a dérégulé le marché de l'électricité à l'échelle européenne justement mais il av il y avait une autre solution c'était de sortir du marché de unique de l'électricité pour pouvoir vendre notre courant au un are prix à notre coût de production on a trouvé tous les arguments pour ne même pas ouvrir ce débat voilà donc faut faut REM justement cette destruction de l'économie et de la société que vous décrivez quel rôle a joué l'Union européenne là-dedans et plus largement la mondialisation que vous avez évoqué tout la mondialisation comme le disent un certain nombre d'économistes je pense à à kugman pr Nobel deéconomie américain qui a dans les années 90 fait un livre qui s'appelait la mondialisation n'est pas coupable et qui maintenant dit nous les économistes nous avons sous-estimé les effets délétaire de la mondialisation sur nos économies et nos sociétés VO ça on en paye le prix partout c'est le problème américain voilà et c'est pas vrai qu'aux États-Unis donc c'est c'est c'est fini cette page elle doit être tournée ça veut pas dire qu'il faut s'en fermer mais ça veut dire que il doit y avoir un degré de protection raisonnable pour éviter de mettre en concurrence des des gens qui ont des niveaux de vie des niveaux de protection sociale ou alors qui qui qui sont trop divergents trop différents voilà sans parler encore une fois de l'indépendance et de la sécurité de nos approvisionnements mais si vous voulez c'est c'est ça c'est une révision complète on y arrive petit à petit on sent bien que il y a a maintenant il y a une demande de de de protection qui mais en même temps la machine elle continue quand même à tourner on fait des traités de libre échange on est toujours voà mais des traités qui sont qui son F le mercosour par exemple ça va accroître la le désordre notamment pour oui je pense les agriculteurs français voilà moi je me souviens d'une réponse d'un président de la Commission européenne au président Sarkozy qui parce que la France opposé Mercur enfin tu tu vas pas tu vas pas sacrifier l'industrie européenne pour quelques poulet fallit dire ça aux agriculteurs bon si vous voulez il y a quelque chose de fou on se retrouve trouve dans une situation mais avec des gens que je trouve moins responsables ou moins intelligents euh que Queau début de la 3e république c'està-dire dans les années 1875 1880 90 où des gens qui étaient tous libre échangistes tous les républicains était libreéchangiste c'était la grande d'ailleurs c'était la la grande idée de l'époque hein commencé sous le Second Empire on ait trè signé des traités de libre échange ils étaient et puis ils se sont trouvés en face de crise d'une crise industrielle d'une crise agricole à cause de émergence à l'époque des nouvelles puissances industrielles nouvelles puissan agricoes et ils sont revenus à un protectionnisme modéré contrairement à ce ce qu'on a pu dire et c'est pas ça qui a créé la guerre de 14 c'est et et et ils ont investi massivement le le au point d'ailleurs que la la la la dette de l'État est montée à 120 % quasiment du du du du PNB à l'époque hein c'est et par l'investissement et par des protections raisonnables ils sont arrivés à à à rétablir l'économie a rétablir la société on a construit des écoles des casernes des routes des chemins de fer des ponts et cetera bon des canaux euh savez c'est le plan fressiné par exemple pour les les chemins de fer et les et les canaux et et à la veille de la guerre de 14 la la dette était redescendue à 30 % du du du PIB bon en même chose en 44 45 où degul refuse la l'option de la politique d'austérité parce que les gens les gens avaient avaient souffert pendant 4 ans enfin pendant 5 ans de de de de guerre et où Mony présente son premier plan en 1900 46 euh et le directeur du Trésor à l'époque on venait de créer la direction du Trésor dit c'est le premier dossier que j'ai eu sur mon bureau ce plan d'investissement massif était une fuite en avant puisque la il y avait 50 45 à 50 % d'inflation par an et le double du PNB en dette et il dit j'ai néanmoins approuvé on rêve on se dit pourquoi on a plus de gens comme ça j'ai néanmoins approuvé cette fuite en avant parce qu'elle était la seule façon pour la France d'échapper au musianisme et ça a marché ça a marché ça nous a permis d'entrer dans les 30 glorieuses et les nous ont permis d'éponger et l'inflation et la dette VO non non sans sans haut et sans bas à certains moments mais la crise de 40 57 58 est une crise de trésorerie pas une crise de de voilà pas pas pas une crise financière qui nous menait qui nous menait au désastre et dans un système qui était un système de change de change fixe mais si vous voulez c'est c'est on prend le problème par le mauvais bout et en le prenant par le mauvais bout on ne fait qu'aggraver les choses voilà et et je je la solution c'est quoi c'est de laisser crever les gens qu'on a mis au chômage qu'on a exclu de la de de la société mais mais c'est plus possible c'est de faire souffrir alternativement tel ou tel partie de la population voilà mais mais enfin ça va durer combien de temps vous ne ne sentez pas la la parce que l'économie c'est important mais la politique dans politique économique il y a politique et dans derrière politique il y a les gens il y a des gens il y a une situation sociale psychologique mentale les gens ils sont à bout pour la plupart donc continuer à tirer sur la corde c'est une formule que que m que qu' la main qu' avait employé y a quelques années disait on a trop tiré sur la corde ben oui à force de tirer sur la corde elle va casser la corde et elle est en train de casser dans toutes nos démocraties occidentales merci Henry Gané ce sera le le mal mot de la fin on ne s'attendait pas à vous vous vous voir citer à la main pour pour pour terminer on a trop tiré sur la corde on verra les conséquences dans dans quelques mois peut-être on vous réinvitera pour pour en parler merci pour en parler merci Henry guot et je vous laisse avec les informations et je vous dis à semaine prochaine pour un nouveau numéro dans toute vérité
Nicolas Sarkozy