Punchline - Ahmed al-Charaa à l'Elysée : une erreur d'Emmanuel Macron ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il reçu Ahmad Alara à l'Élysée ?
- 5:00RelanceÉludée
Laurent Wauquiez a parlé de perte de repères, Marine Le Pen de provocation. Qu'en pensez-vous ?
- 7:00FerméeRéponse directe
Est-ce que la France a intérêt à se commettre avec cet individu ?
- 9:00OuverteRéponse directe
La réelle politique justifie-t-elle ce geste ?
- 11:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi ne pas utiliser d'autres canaux diplomatiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Jordan BardellaFait
« La honte parce que est-ce qu'il y a un intérêt à recevoir cet individu qui est un ancien djihadiste qui ne protège pas les civils sur son sol ? »
- 6:00Jordan BardellaFait
« 1700 à la 8 qui ont été massacrés il y a 2 mois et qui a franchi et je le disais tout à l'heure dans mon éditorial toutes les étapes de du terroriste pour devenir le chef des terroristes. »
- 10:00ÉdouardFait
« La politique, la réelle politique, c'est la réelle politique. »
- 16:00Jean-MarotFait
« Si nous faisons venir, c'est précisément pour lui demander d'aller plus loin, d'aller plus loin sur deux points en particulier. Celui que vous avez cité, la lutte contre l'impunité. »
- 18:00Jean-MarotFait
« Et puis la deuxième chose et bien c'est de d'afficher une détermination sans faille à se battre avec nous comme nous le faisons depuis 10 ans contre le terrorisme de Daesh. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
18h16 de retour dans Punchline sur C News et sur Europe. Les lyzé se trouve Dunia Tengour. Le président Macron a donc accueilli il y a quelques instants dans la cour de l'Élysée, ma chère Dunia, le président de transition chérien l'ex djihadiste Amad Alchara.
Exactement. Laurence, le président de la République, a accueilli vers 17h30 ici à l'Élysée, Ahmad Alara, président intérimaire de la Syrie, au pouvoir depuis la chute du régime de Bachar Alassad en décembre dernier. Il s'agit, vous l'avez dit, de la première visite officielle d'Amadara dans un pays occidental.
C'est une visite qui fait beaucoup parler, vous le savez, un geste en faveur d'une Syrie libre selon l'Élysée, mais difficile de convaincre toute la classe politique qui n'oublie pas, vous l'avez rappelé, le passé djihadiste du nouveau président syrien. D'ailleurs, les réactions politiques ne sont en France ne se sont pas faites à temps tout au long de la journée, notamment à droite avec Laurent Voquet qui a évoqué une perte de repère. Marine Le Pen, elle va plus loin, elle parle de provocation.
En tous les cas, Emmanuel Macron effectue en ce moment même, là où je vous parle, un entretien bilatéral hors presse avec son homologue syrien. Alors, on ne sait pas de quoi ils vont parler. Sans doute évoquer la transition politique en Syrie, mais peut-être aussi la protection des minorités religieuses menacées, les Alaites, les Druses, mais aussi la situation géopolitique le rend fragile au Prochrient.
Un entretien qui sera suivi et bien d'une conférence de presse conjointe que l'on suivra aux alentours de 18h30. Merci Donia Tengo et Jean-Laurent Constantini dans la cour de l'Élysée. Jordan Bardella à l'instant tweet avec la photo du président transition syrien et Emmanuel Macron.
La honte. La honte parce que est-ce qu'il y a un intérêt à recevoir cet individu qui est un ancien djihadiste qui ne protège pas les civils sur son sol ? 1700 à la 8 qui ont été massacrés il y a 2 mois et qui a franchi et je le disais tout à l'heure dans mon éditorial toutes les étapes de du terroriste pour devenir le chef des terroristes.
On narrive pas à ce rang là si on est un agneau Gautier Lebrette, c'est qu'on a du sang sur les mains. Est-ce que le jeu envoie la chandelle ? Est-ce que la France a réellement à à se commettre dans ce type de rencontre ? quand bien même il y aurait euh des intérêts économiques pour reconstruire euh la Syrie, quand bien même vous accueillez donc un islamiste djihadiste alors qu'il y a des massacres de chrétiens qui ont lieu actuellement en euh Syrie.
À chaque fois, en plus on nous fait le coup, euh ça commence à à être plus que l'assant cette espèce de naïveté. Les talibans reviennent au pouvoir en Afghanistan, on nous dit "C'est des talibans qui ont changé, c'est des talibans 2.0, c'est des talibans féministes." Et puis évidemment les femmes disparaissent de la société, elles sont voilées de la tête au pied, elles ne peuvent rien faire, pas conduire, pas travailler, que sais-je ? et il va se passer exactement la même chose en Syrie.
D'ailleurs, on a senti que quand il y est allé, parce que non seulement on fait coup double sur cette affaire, non seulement on est le premier pays européen à recevoir euh ce dictateur, ce dictateur mais dictateur islamiste, voilà, dictateur islamiste. Mais en plus, on était le premier pays européen avec l'Allemagne à lui rendre visite avec Jean- Noël Barreot, ministre des affaires étrangères et son homologue allemande. Et effectivement, Jean le Barot, il s'est rappelé que c'était un islamiste quand il a refusé de serrer la main de son homologue allemande qui était donc une une femme.
C'est ces images franchement le mot de honte utilisé par Jordan Bardella ne me semble pas excessif. Gén vous êtes pas de cet avis. Moi je suis un peu je seraiis un peu plus nuancé.
Enfin en tout cas je pense que ce qui me fascine c'est que on a un front renversé. Vous souvenez quand Kaddafi avait planté sa tente dans le jardin de l'Élysée, c'était la gauche qui protestait qui disait la honte. La honte, la honte.
C'est c'était la honte he il y a pas assum il a droit de l'assumer au nom de d'une forme de réel politique et cetera quand Poutine venait est venu en France c'est la même chose. La question c'est mais la il y a pas tente la moi je suis pas pour contre la réelle politique. D'ailleurs Marine Le Pen au nom de la réelle politique disait qu'il fallait discuter avec Bachar Alassad qui avait aussi énormément de sang sur les mains et ça ne la gênait pas de d'aller d'envoyer des députés discuter avec lui.
Il avait au moins autant de sang sur les mains que ce cet individu sinistre. Évidemment, la question c'est de l'efficacité. Aujourd'hui, l'efficacité je la vois pas parce qu'effectivement cette première visite en décembre n'a pas donné des résultats escomtés.
Donc est-ce qu'il fallait et j'ai l'impression que Emmanuel Macron, c'est vrai, a tendance en politique à vouloir toujours donner pour se mettre en valeur. On l'a vu avec le régime algérien où il a fait sans cesse des gestes de repentance, des gestes envers l'Algérie sans rien exiger en retour. Donc sur le principe, je n'ai pas de d'état d'âme la politique, la réelle politique, c'est la réelle politique.
Sur l'efficacité en revanche, j'ai plus de doutes. On demanda des retours. Et dans trop non, c'est c'est enfin c'est c'est terrible parce que on peut et même on doit discuter avec les bons canaux, avec ses adversaires euh les services avec services, même des réunions techniques.
Mais là, c'est un tout autre geste, c'est nous offrons le palais de l'Élysée, la présidence de la République à à ce dictateuriste et le j'ai eu quelques diplomates là aujourd'hui. Le Cadores, il faut il faut se dire c'est un effondrement aujourd'hui parce que quand vous allez après cette scène là, quand vous allez tenter de d'essayer de porter la parole de la France au Conseil de sécurité de l'ONU sur les vrais sujets, quand vous allez essayer d'être crédible face à Donald Trump, face à à nos alliés britanniques, canadiens, le le ce matin, ce matin même, le président recevait euh euh le chanceller allemand euh Fre Schmerz pour essayer de de relancer le couple franco-allemand. C'est ben c'est fusillé tout cela, c'est fusillé par euh cette image, ce geste qui qui je pense en fait on on a envie de dire au président de la République "Arrêtez, arrêtez l'image de la France euh euh s'il vous plaît, cessez de l'écorner, euh euh cesser de détruire le la parole de la France dans les enceintes internationales et occupez-vous davantage de nous." Alors, Éric Revel vous la parole, vous inquiétez pas.
Je vais revenir sur le fond mais sur la forme, pardonnez-moi. C'est c'est pour reprendre un slogan célèbre, c'est le c'est le poids des mots et le choc des images. Poids des mots, c'est votre édito et le choc des images, c'est la transition qu'on vient de vivre.
C'est-à-dire le conclave catholique et l'accueil d'un islamiste h au palais de l'Élysée. Je sais pas si vous voyez mais c'est quand même très violent. Donc sur la forme, je trouve que vous avez raison Édouard, il a reçu le chancelier à l'allemand ce matin qui d'ailleurs a fait un pas de côté en disant que traiter du mercur, faudrait l'adopter vite alors qu'on est contre.
Enfin bon, mais surtout en fait, je trouve qu'en terme de communication, mais c'est un fiasco total, mais qui a conseillé au-delà du fond sur lequel je reviens 10 secondes à Emmanuel Macron de recevoir lui-même ? Euh bah oui, mais c'est ça le problème. Donc il sait qu'il y a il y a le conclave où il l'imagine et derrière il reçoit un islamiste.
Bon sur le fond et pas n'importe quel islamiste. Et pas n'importe quel alors sur le fond sur le fond c'est pas la première fois effectivement qu'on accueille un dictateur sanguinaire. Alors c'est pas de chance parce que Jean-Luc Mélenchon en 2012 il avait été désigné il était dans le gouvernement Jospin Souhiak pour aller accueillir Bacher Alassad qui était en visite officielle en France.
Bon c'est je m'ach pas bol il avait été désigné. Bon, ce que je veux dire, c'est qu'on a accueilli Oui, Mohamed Kaddafi, je crois Saddam Hussein, enfin c'est pas la première fois mais là quand même, on a on a eu en France des actes terroristes et je pense au Bataclan euh dont l'organisation de ce monsieur est directement liée au carnage. Pardonnez-moi, le chef de l'État qui doit protéger les Français, il accueille quelqu'un qui d'une manière indirecte fait partie d'un d'un groupe terroriste qui a massacré des On va écouter Jean-Marot, ministre des affaires étrangères qui justifie la venue du président sérien et qui dit que le dialogue est important pour cette transition.
Écoutez-le. Si nous faisons venir, c'est précisément pour lui demander d'aller plus loin, d'aller plus loin sur deux points en particulier. Celui que vous avez cité, la lutte contre l'impunité.
Et je parler des crimes de Bachar Al-Assad, mais il est tout à fait inacceptable que ceux qui ont été responsables du massacre sur la côte occidentale de la Syrie contre les communautés alou comme les responsables des massacres contre les Druses il y a quelques jours, en tout cas des violences confessionnelles contre les Druses, soient traduits devant la justice et soi punis pour les faits qui leur sont reprochés. Et puis la deuxième chose et bien c'est de d'afficher une détermination sans faille à se battre avec nous comme nous le faisons depuis 10 ans contre le terrorisme de Daesh. Et si nous engageons ce dialogue exigeant avec l'autorité syrienne de transition parce que si aujourd'hui la Syrie s'effondrait, si elle se fragmentait, et bien ce serait tapis rouge pour Daesh.
Il a pas tort. Mais demandz à un ancien Non mais Eugénie demandz à un ancien chef terroriste de nous protéger des terroristes. Excusez-moi, ça n pas d'accord avec vous évidemment, mais il y a un enjeu quand même urgent qui est la protection du Liban, le l'intégrité territoriale de la Syrie.
C'estàd que si la Syrie se disloque et je n'ai aucune illusion sur la conversion démocratique de cet homme, mais la réelle politique, c'est la réelle politique, on fait avec ce qu'on a et il ne contrôle pas l'intérêt du territoire. Et l'enjeu quand même, c'est une explosion, une partition de la Syrie qui effectivement serait dramatique. Je ne sais pas s'il fallait le recevoir à l'Élysée.
Sans doute c'était un symbole mais je ne sais pas quelles sont les traitations derrière mais je dis que je n'ai pas je n'ai pas de refus moral a priori de discuter avec le diable si ça permet de de sauer de sauver personne n'en a après la seconde personne n'en a après la seconde guerre mondiale il a fallu discuter avec avec Staline. Je je rejoins Eugénie sur ce point si ce n'est que bah c'est pas Staline ni même ni même Poutine, il est là depuis très peu de temps. Il y avait sans doute d'autres canaux de discussion possible que effectivement lui offrir l'honneur de l'Élysée.
Ensuite euh contrairement à Vladimir Poutine effectivement ça a été rappelé, on a été directement visé euh par le terrorisme islamiste et par des organisations au auxquelles a appartenu euh ce monsieur. Donc il y a quand même une une différence et une une indignité particulière. Et ensuite, moi ce qui m'inquiète c'est que je pense que ça traduit aussi une naïveté d'Emmanuel Macron qui pense que parce qu'il va le recevoir avec les honneurs, il va devenir soudainement un agneau renoncé à ses idées.
Je crois qu'on on sait que c'est pas comme ça que ça fonctionne avec les islamistes. Et je me demande même si la réelle politique fonctionne avec les islamistes parce que même avec les grands dictateurs, on discute d'état à état et c'est l'intérêt de de de l'État qui prime. Chez les islamistes, ils ont une vision différente.
C'est la Ouma qui les intéresse. C'est quelqu'un qui a appartenu à Daesh et donc c'est une révolution islamiste mondiale. Donc je suis pas sûr qu'on puisse même discuter d'intérêt économique, d'intérêt diplomatique, d'État et État avec ce genre de d'individus.
Dernier mot làdessus. Après, j'aimerais qu'on parle de Boem Saint Sal. Gutier le bret.
Emmanuel Macron