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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 25 septembre 2024 25 min

Jean-François Rapin : « À Matignon, Xavier Bertrand cochait toutes les cases, sauf celle de Le Pen »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

un mot justement sur cette nouvelle commission puisque Thierry Breton a démissionné de son poste de commissaire européen c'est Stéphane Séjournet qui a été choisi pour Emmanuel Macron qui a un poste de vice-président est-ce que Emmanuel Macron exécutif est-ce queemmanuel Macron a réussi son coup écoutez je sais pas encore je je vous le dirai au fil de l'exercice du travail de la commission euh il y avait trois vice-présidents exécutifs dans la précédente commission il y en a six aujourd'hui avec un organigramme un peu complexe avec des des vice-présidents qui réfère à la présidente bien sûr toujours mais aussi dans leur commissairire dédiés des commissaires qui rapporte aussi directement à la présidente donc il y a un organigramme qui est complexe dont je n'ai pas encore perçu tous les contours ce que je sais c'est que Thierry Breton dans son exercice précédent avait euh des contacts et avait sous sa sous son aile des direction de direction général aujourd'hui Stéphane séjourné n'en a plus qu'une il faudra voir quel sera le P de la direction générale qui est la direction grow croissance il garde le marché unique bien sûr je pense qu'il perd un volet important qu'avait Thierry Breton qui était celui de la défense et notamment de la part industrielle de la défense et du numérique ça Thierry Breton l'avait dans son portefeuille aujourd'hui ça a été dédié à une commission spécifique mais donc vous qui êtes président de la commission des affaires européennes ici au Sénat c'est une bonne chose pour la France ou ça marque un affaiblissement de la France cet épisode breton ces Journ il y a le pour et le contre c'est-à-dire le fait qu'on a une vice-présidence exécutive mais aussi peut-être le fait qu'on perde la main sur certaines directions si j'avais une proposition peut-être disruptive à à faire c'est que parce que première question qu'on m'avait posé c'était la nomination de seséjourné vous convient-elle je monsieur séjourné il a été ministre des Affaires étrangères j'ai eu très peu de contact parce que son temps a été a été assez court j'ai eu plus de contact avec Jean-Noël barreot mais en tout tout cas je je je je suis pas là pour juger une personne je suis là pour juger son travail et je pense peut-être pour éviter ce genre de polémique c'est qu'on pourrait rattacher il y a l' l'article 13 de la de la Constitution qui fait que quand le président nomme quelqu'un à un poste important il est l'aval du Parlement et c'est une procédure pays euréens c'est cas dans d'autres pays européens c'est le cas pour nombre de nomination en France et ce serait peut-être intéressant ça nécessite une modification de la Constitution mais je pense que ce serait intéressant pour recréer ce lien dont je suis très attentif à ce qu'il soit respecté ce lien entre les parlements nationaux et les institutions européennes donc vous les allez la demander cette modification de la Constitution parce que ça nécessite probablement une proposition de loi constitutionnel ça nécessite une discussion avec l'Élysée enfin voilà il y a il y a il y a tout un processus mais je pense que cette proposition peut être intéressante en tout cas à à développer mais elle n'est pas au bout du chemin un mot en tant tant toujours en tant que président de la commission des affaires européennes Israël qui poursuit ses bombardements au Liban ça fait craindre un embrasement régional Emmanuel Macron assure qu'un chemin diplomatique existe que fait l'Union européenne que peut-elle peser dans ce cas précis c'est c'est terrible de parler de cette situation actuellement en fait je faisais le parallèle alors je sais pas s'il est approprié mais en tout cas c'est à peu près ça d'une maladie chronique euh au Moyen-Orient de conflit permanents avec des haut des bas comme on évolue dans une maladie chronique pi eff déclencheur l'effet déclencheur mois d'octobre l'année dernière avec cette cette attaque terroriste du Hamas Israël qui s'est senti affaibli et finalement victime et qui réagit en tant que victime dans la violence certes dans la violence mais aussi en en pleine défense de son territoire et puis l'embrasement qui vient le hzbollah qui vient au support du Hamas des tirs de roquett et puis et puis le le pays s'embrase les pays s'embrasent et je je trouve alors l'Union européenne aujourd'hui au travers son diplomate qui est Joseph Borel aspire à ce que il y ait cette désescalade aspire à ce qu'il y ait un cesser le feu pour pouvoir avoir la capacité d'avoir un dialogue et d'engager un dialogue avec les différents partenaires même si les partenaires sont pas forcément des états Hamas Hezbollah de groupes terroristes avec le Liban qui est très affaibli donc les pouvoirs politiques libanais peut-être incapable de discuter avec avec leurs interlocuteurs en tout cas la France bien sûr mais l'Europe aussi doit jouer une part très très forte dans la diplomatie au regard de cette situation qui je dois vous le dire m'inquiète beaucoup on va parler de l'actualité au Sénat actualité qui vous concerne évidemment aujourd'hui c'est aujourd'hui que vous remettez votre rapport sur les inondations après les violentes inondations qui ont touché le pays il y a plusieurs mois et notamment votre département du Pas decalais vous avez donc mené un travail au Sénat pour que les leçons soient tirées sur la gestion des risques sur les indemnisations vous allez nous dire dans quelques instants quelles sont vos préconisations mais d'abord on s'est rendu chez vous dans le Pas de Calais voir quelle est aujourd'hui la situation de ces sinistré on regarde ce reportage d'Adrien pin dans cette maison de la commune de blanc deck inondé l'hiver dernier les travaux de réparation ont été arrêtés en cours de route Alexandra les a payé mais plus aucune nouvelle de l'entreprise depuis plusieurs semaines et donc ben rien n'a été terminé donc là on sait pas comment on on va faire cet hiver en fait si on n pas de relogement de prévu on ne sait pas comment on va faire une situation qui l'oblige à vivre ici sans chauffage ni au chaude et à se doucher ailleurs chez sa fille Alexandra doit aussi dormir au rez-de-chaussée sur le canapé du salon avec son fils de 14 ans les chambres à l'étage sont devenues irrespirables à cause de l'humidité on a beaucoup de poussière avec le placot qui n'est pas terminé on a beaucoup d'humidité on du coup on a on tousse énormément tous les soirs on a eu deux infection pulmonaire donc on a eu on a eu un traitement dans l'attente d'un nouveau logement est plonger dans l'incertitude j'ai tout tenté he puis si moi je tape à toutes les portes j'ai créé tous les ma j'ai j'ai fait toutes les communes qu' on ne peut plus rester ici on a plus envie d'y habiter face à ce c-tê administratif Alexandra fait appel à l'association d'aide au sinistrés de la commune il y a beaucoup de cas qui malheureusement sont au même niveau que le tien ou un petit peu plus bas mais c'est quand même des situations on peut pas vivre avec ses enfants dans une maison qui est pas habitable voilà pour le vice-président de l'association il lui faut un relogement temporaire en urgence avant qu'elle puisse déménager je vais essayer d'appeler pour essayer que vraiment on trou une solution même si elle est jusque fin octobre pour moi non non tu peut pas rester que de l'électricité sans prise de terre et tout ça non non en novembre et janvier dernier les pluies torrentielles ont fait déborder là le fleuve qui passe dans la commune de 5000 habitants en 2 semaines l'équivalent de 6 mois de précipitation est tombé et plus de 800 maisons ont été envahies par les eau trop exposé au risque descu un lotissement d'une dizaine de maisons va y être rasé après avoir été racheté par l'État dans une commune voisine Saint-Omer certains sinistrés choisissent de revendre leur logement face à l'ampleur des travaux c'est le cas de ces deux sœurs qui vident la maison de leur père dans laquelle elles ont grandi on situe dans la cuisine de la maison familiale qu'on est en train de finir de débarrasser suite à la vente de cette maison car suite aux inondations ben on a tout perdu et puis après vu l'âge de papa aussi on a dit on va pas entreprendre les travaux moi l'âge de 10 ans je suis arrivée ici toi tu dois avoir 11 anss bah c'est une étape voilà qui se tourne on va dire et puis peut-être queon le je le réalise pas je pense une habitation située dans l'une des rues les plus touchées de sa somire l'i a stagné pendant près de 2 semaines rien que pour cette voirie le coût des travaux s'élève à 600000 € financé à 70 % par l'État des chantiers de curage des canaux doivent aussi être entamés en octobre un projet de 4 millions d'euros mais la ville attend surtout l'aide de l'État pour mettre en place des pompes qu'elle espère prête pour l'hiver l'eau est restée pendant plus de 10 jours donc c'est vraiment le pompage qui peut nous aider pour évacuer l'eau sur saintom pour beaucoup d'habitants du pas decalis l'état ne va pas assez vite certains manifestent régulièrement pour demand une accélération des travaux avant l'hiver Jean-François rap évidemment un mot de réaction à ce reportage et à cette détresse des sinistrés que vous avez vu hein des sinistrés qui ont tout perdu il y a plusieurs mois qui ne peuvent toujours pas se reloger ou qu' sont obligés de vendre leur maison comment vous réagissez bah on on peut navoir que la bienveillance à leur égard et mais aussi développer tous les moyens d'action sur le nord et le pas decaléis alors la situation qui nous est décrite est une situation particulière hier c'est 33000 sinistrés à quelque niveau de sinistre que ce soit mais en tout cas 33000 sinistrés ce qui est considérable la situation qu'on a vécu ne peut pas se revivre c'est c'est impossible qu'on imagine revivre ça cet hiver alors a C il y a cette angoisse il y a cette angoisse permanente permanente dès qu'il pleut de gouttes les gens sont catastrophé parce que ceux qui ont été inondés ont vécu un traumatisme dramatique on l'a constaté était sur place dans notre dans notre mission d'ailleurs on n'est pas allé que dans le pas decalis on est allé aussi puisque la mission était nationale on est allé aussi en montagne dans les Alpes de Haute-Provence et dans les Hautes Alpes mais la la situation dramatique des sinistrés c'est vraiment ce qui nous motive aujourd'hui à dire voilà il y a des recommandations qu'on doit faire que je ne vous dévoilerai pas parce que la Commission a lieu tout à l'heure et que je dois laisser la priorité et la primeur au sénateur mais en tout cas c'est c'est le premier point le deuxième point c'est les élus les élus qui sont au contact des sinistrés à qui on dit quand ils ont ils n'ont que de faibles moyens mais que faites-vous vous savez l'élu à porté de claque hein qui était ce ce ce ce dicton partagé entre Gérard Larché Xavier Bertrand l'élu à porté de claque c'est c'est vraiment ce qu'on a constaté aussi parce que tout leur tombe sur la tête aussi bien l'eau bien sûr que les sinistrés qu'il faut reloger qui demandent à être voir une reconstruction qui ont parfois des dossiers lourds à remplir quand il y a un problème d'assurance pour ça je dirais que nous n'avons pas été des procureur dans notre dans notre rapport on a constaté que les efforts étaient faits mais quelquefois la machine un peu longue à s'enclencher on va on va parler de de vos travaux he vous l'avez dit vous rendez vos conclusions ce matin à la Commission et tout à l'heure vous vousz rendrez public d'abord on va faire le point sur vos travaux St Jourdain va nous rejoindre pour en parler [Musique] peur bonjour St bonjour bonjour monsieur le sénateur et St c'est donc aujourd'hui que le Sénat rend son rapport sur les inondations et la gestion des risques pourquoi ce rapport commençons par le début on on se souvient tous de ces images terribles à la fin de l'année dernière au début de cette année ces villages ces villes entières sous les eau dans le pas decalais le nord ou encore la Charente Maritime dans la foulée le Sénat avait lancé une mission de contrôle objectif mieux gérer à l'avenir ces crises et prévenir les inondations car des crises il va encore y en avoir Orian plus de 18 millions de Français résident et travaillent aujourd'hui dans les zones exposées aux inondations à l'horizon 2050 le taux de sinistre annuel dû aux inondation pourrait passer de 6 % à 19 % d'où l'urgence de se pencher sur la question dès maintenant comment les sénateurs ont travaillé bah plutôt bien je crois vous allez nous le dire au total les sénateurs ont organisé 37 auditions en 6 mois vous avez entendu plus de 100 personnes effectuer plusieurs déplacements vous avez consulté les élus locaux afin d'avoir des retours de terrain sur les problématiques qu'il rencontent vous avez entendu des sinistrés aussi qui se plaignent de leur difficultés en matière d'indemnisation et vous avez aussi enregistrer les plaintes de ces communes qui ne parviennent pas à financer les opérations de pompage ou encore les travaux de réparation quel est le bilan bah les sénateurs font plusieurs constats les procédures administratives actuelles sont trop complexes la France a du retard en matière de prévention des cru par rapport à d'autres pays comme euh les Pays-Bas et puis enfin les moyens sont insuffisants en matière de gestion de crise la sécurité civile est par exemple largement sous-dotée monsieur le sénateur c'est un constat très sombre très inquiétant j'allais dire que vous faites dans votre rapport bien sûr quand on voit le les dégâts tels que vous les avez présentés pour un cas particulier bien sûr euh mais là euh ça touche de nombreux départements c'est-à-dire que on est à quasi la moitié des départements français qui ont durant cet épisode dont on peut dire que dans la temporalité il a duré 6 mois durant cet épisode la moitié des départements ont été touchés un/art de la population française a été a été soumise à ce à ce risque donc euh forcément c'est 54 départements 54 départements voilà donc quasiment la moitié quasiment la moié et vous faites le con ça qu'on n'est pas suffisamment préparé à ce genre d'événement il est clair qu'on n'a pas été prêt sur un un événement qui a été si violent mais comme vous le dites si bien euh on pense et on sait globalement que ce sont des événements qui vont se reproduire je je discutais dans nos auditions avec les assureurs et je vais pas dire sous forme de boutade mais en fin de en fin de rencontre je leur dis est-ce que vous avez imaginé des scénarios où il pleut tous les jours et ils m'ont dit oui h il m'ont dit oui donc ça veut dire que dans leur réflexion ils se préparent eux aussi les assureurs à ce que ces événements s'amplifient alors vous parlez des assureur justement dans votre rapport vous pointez un un rapport justement déséquilibré entre les assurur et les assureurs qu'est-ce qu'il faut faire maintenant est-ce qu'il faut mettre la pression sur les assureurs est-ce qu'il faut renégocier certain certaines choses avec eux il y a des choses à renégocier avec les assureurs bien sûr vous comprenez le décalage l'assureur il est au fait de la loi il évolue l'assuré quand il signe son contrat il signe son contrat il regarde pas forcément que les biens dans son jardin sont assurés enfin il fait globalement il fait confiance et il signe et puis au moment où il y a la catastrophe au moment où il y a il y a le sinistre au moment où il faut commencer à à penser à se faire indemniser B on se rend compte que tel volet n'est pas euh n'est pas prise en compte alors que dans un territoire dont on sait qu'il peut être touché par les inondations il devrait être prise en compte donc on a peut-être besoin de cette relation meilleure entre assuré et assureurs puis y a un deuxième point qui nous a frappé c'est quand même que on va rentrer dans une phase qu'on dit de résilience c'est-à-dire que sachant que ce type d'événement peut se reproduire il faut pas pas refaire les mêmes bêtises notamment en terme de construction ou et quand on doit reconstruire à l'identique dès lors que le sinistre est indemnisé c'est peut-être une bêtise quand il faut remettre une prise de courant à 20 cm du sol comme elle était avant et ne pas la remettre à 1,20 alors qu'on sait que on pourrait protéger la voilà c'est mais c'est le cas c'est ce que vous constatez dans votre département ce qu'on constate il peut y avoir des adaptations mais dans la majeure partie des cas le fait dit il faut reconstruire à l'identique j'avais dit sur votre plateau rappelez-vous cette cette cette sinistrée qui m'avait saisi en disant enedis vient c'est la troisème fois qu'il viennent remettre mon compteur électrique mais ils peuvent pas le déplacer parce que ça coûte 900 € et que moi je peux pas le prendre en charge alors que si on l'avait déplacé tout de suite et ben elle aurait pas eu forcément d'inondation est-ce que vous l'avez dit il y a un quart des habitants qui sont exposés au risque d'inondation de subversion marine est-ce qu'il faut repenser l'aménagement du territoire est-ce qu'il y a des zones qui vont devenir non habitables il y a forcément déjà des zones qui sont considérées comme non habitables soumises à un risque inondation ou un risque submersion ça c'est les document d'urbanisme qu'il définissent et puis c'est aussi la loi hein bien sûr mais euh repenser l'aménagement du territoire mais là cet des zones assez restreintes est-ce que là il y a des territoires qui vont devenir non habitenser repenser euh l'aménagement du territoire c'est un vœu pieux c'est un vœu probablement nécessaire mais vous savez combien de temps ça va prendre sur la dimension alors que là combien de temps ça va coûter vous avez chiffré un peu non non pour l'instant pour l'instant on n'est pas dans le chiffrage je pense que notre rapport appellera d'autres rapports il appellera probablement des propositions de loi c'est l'objectif mais mais repenser l'aménagement du territoire au-delà de ce que ça va coûter ça prend un temps fou ça prend un temps fou et et et jusqu'où on va c'est-à-dire qu'est-ce qu'on accepte de voir quelques fois des même des je suis peut-être exagéré quand je dis ça mais de voir des villages disparaître parce qu'il y a des villages qui ont été complètement inondés de A à Z d'un bout à l'autre est-ce que on doit dire au ma bah écoutez vous mettez la clé sous la porte de la mairie on raille le nom de votre ville et puis et puis vos habitants vont habiter ailleurs c'est c'est impensable d'agir comme ça vous vous qui avez un regard européen est-ce que ce dans ce domaine la France est en retard par rapport à ces homologes Européens al on est peut-être en retard sur les moyens naturel de lutte contre les inondations on doit je pense et ça appellera peut-être pe-être des travaux complémentaires je pense qu'il faut travailler plus sur les zones d'expansion de cru dans le pas decalé que je connais bien ces quatre bassins hydrographiques qui ont été touchés en même temps et on se dit peut-être que même si le volume d'eau qui est tombé était considérable on aurait pu amortir le choc avec avec un peu plus de zon d'expansion de cru ce sont des réflexions qui seront des recommandations mais sur lesquelles on doit se pencher regardez notre voisin des Pays-Bas les Pays-Bas dont les 2 tiers du territoire sont en dessous du niveau de la mer ils vivent très bien avec l'eau dernière question Steve c'est bon vous avez toutes vos répons quelles sont les les recommandations que vous allez faire au gouvernement aujourd'hui alors la conférence de presse c'est tout à l'heure peut-être nous donner quelques quelques indices comme ça de de ce que vous souhaitz faire passer ce nouveau gouvernement Barnier je pense vous avez eu dans mon propos là quelques quelques éléments de de recommandation bien sûr puis après il y a aussi une question de moyens et donc là il y aura des choix à faire avec un budget voà voilà donc dans les recommandations forcément faire des recommandations qui ne coûtent rien j'y crois pas trop euh quand par exemple vous parliez tout à l'heure des moyens de la sécurité civile et on a entendu les S10 qui sans exagérer nous disent écoutez on manque de moyen de pompage de grosse capacité et transportable et de grosse capacité ça coûte très cher euh mais ça leur aurait été utile puisque vous le savez on a fait venir de Slovaquie des des pompes pendant une semaine d'ailleurs c'est pas idiot d'avoir des moyens européens euh mutualiser les moyens des des des moyens européens mutualisés mais on a aussi besoin de moyens mutualisable en France donc peut-être sur des zones précises et puis certains nous ont fait part aussi du du manque de moyens hliportés notamment en période en période critique euh on le conçoit mais on peut pas non plus imaginer qu'il y ait deux ou trois hélicoptères par département merci merci Steve à tout à l'heure on parlera d'un certain Bruno retaill c'est lui-même ce sera suiv dans le club on va continuer à voir l'actualité dans votre région Jean-François rappa on va à Lille on retrouve pierre-Jérôme montenau bonjour pierre- Jérôme merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef à W c'est la télévision locale vous allez nous parler de la question des frontières pierre-gérô bonjour Orian bonjour monsieur le sénateur oui vous êtes vous l'avez rappelé président de la commission des affaires européennes l'Allemagne vient de rétablir le contrôle à ses frontières est-ce que pour vous benah c'est un coup de canif aux accords de Schengen et deuxième question plus locale est-ce que vous souhaitez vous personnellement de rétablir les contrôles aux frontières des haut-fance c'est-à-dire avec la Belgique je pense qu'il y a des situations critiques qui nécessite à un certain moment de rétablir le contrôle aux frontières ceci dit il y a contrôle aux frontières et contrôle aux frontières je me suis rendu en Allemagne deux fois dans les 15 derniers jours une fois avec le président Larcher et une fois la semaine dernière nous avons passé les front tout à fait sans sans contrôle parce que il n'y avait probablement pas nécessité sur tel ou tel trajet de le faire donc vous voyez ce sont des contrôles qui sont effectués très souples mais à mon avis aussi très ciblés euh et je je pense que l'essentiel et l'important c'est la question de de Schengen c'est la question des frontières extérieures de l'Europe puisque l'essentiel de ce de ces contrôles c'est de lutter contre l'immigration irrégulière et d'autres pays l'ont fait c'est passé plus plus discrètement mais l'Italie l'a fait à un certain moment avec un des pays limitrophes parce que il y avait un risque terroriste important à ce moment-là et donc pendant 2 mois l'Italie a demandé à à l'Union européenne de pouvoir fermer sa frontière donc je pense que avec l'autorité européenne qui fait que la demande est faite par l'État membbres en disant attention pendant une période j'ai un risque je dois pouvoir effectuer des contrôles aux frontières je ne trouve pas ça extravagant mais j'insiste sur le fait j'insiste sur le fait qu'il est essentiel que l'Union européenne se se remettre en question sur le contrôle aux frontières extérieur pierregérô vous avez une dernière question plus politique oui vous avez soutenu Xavier Bertrand pour cette nomination à Matignon est-ce que vous êtes déçu qu'il n''est pas été choisi et est-ce que vous êtes aussi déçu que ce soit quelque part le rassemblement le rassemblement national qui est fait l'arbitre alors je n'ai pas soutenu Xavier Bertrand que pour cette alors d'abord en matigon c'était pas une élection c'était une nomination c'est il y a qu'un seul grand un seul électeur c'est le président de la République donc je soutiens Xavier Bertrand depuis toujours il est évident que s'il avait été nommé Premier ministre j'aurais sauté de joie parce que parce que en plus c'est un ami et que et au-delà de la loyauté politique il y a aussi l'amitié euh mais euh mais c'est clair que les circonstances dans lesquelles c'est arrivé parce que je reste convaincu et et même si j'ai beaucoup d'estime pour Michel Barnier qui je pense fait un début assez assez honorable il faut que le il faut que la machine se rôe avec tous les ministres mais en tout cas ça ça semble ça semble être pas trop mal parti mais Xavier Bertrand a caché coché vraiment toutes les alors il ne cochait pas la case Marine Le Pen oui effectivement mais est-ce que il fallait céder est-ce qu'il fallait céder à Marine Le Pen par rapport à cette motion de censure qui restera de toute façon une ép d'amoclesès sur sur le gouvernement pendant pendant des semaines des mois et peut-être 2 années et demi mais je voilà je je pense que votre réponse c'est non réponse Emmanuel Macron aurait pas d céder à Marine Le Pen c'est la décision du Président de la République je peux pas dire monsieur le Président de la République a eu tort mais mais c'est ça se fait pas mais mais je pense que voilà dans dans la situation actuelle après avoir mené un front républicain voilà céd céd à Marine Le Pen et et orn pour vous savez notre situation en Haut- de-fance et notre relation orn en Haut- de-fance est quand même très particulière ça veut dire que Michel Bernier lui il ca il coche la case Le Pen non j'ai pas dit qu'il cochait la case le P mais je pense que Marine Le Pen a eu moins de relation conflictuelle avec Michel Barnier qu'elle a pu en avoir avec Xavi Bertrand on a fait de mandats je sais plus si Marine Le Pen en a fait trois en tout cas elle fait pas celui-là mais elle a quand même elle a quand même été batue aux élections régionale et sévèrement battu la deuxième fois par par Xavier Bertrand merci Pierre Jérôme montenau merci beaucoup d'avoir été avec nous depuis lî rédacteur en chef de W la télévision locale et merci Jean-François rappin merci d'être venu nous parler ce rapport que vous publiez que vous rendez donc public aujourd'hui merci beaucoup d'être venu nous en parler [Musique]