Les Amériques à l’épreuve de Trump 2
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 16 %Défensif 44 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quels sont les éléments structurants du second mandat Trump ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quelles conséquences géopolitiques des premiers mois de Trump ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quelle feuille de route pour l'ambassade française au Guyana ?
- 7:00OuverteRéponse partielle
Quelles garanties face aux intimidations du Venezuela ?
- 9:00OuverteRéponse partielle
Quelles mesures pour améliorer la connectivité maritime et aérienne en Caraïbes ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
La France peut-elle remplacer le Royaume-Uni comme porte d'entrée en Caraïbes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30présidente_sénatFait
« Donald Trump avait promis les 100 premiers jours les plus extraordinaires de toute présidence dans l'histoire américaine. »
- 4:30présidente_sénatChiffre
« Les traversées illégales de la frontière sud ont chuté de 93 % entre avril 2024 et avril 2025. »
- 8:00directrice_AmériquesFait
« Le président Trump a pris ses fonctions le 20 janvier dernier. »
- 1:00Sénateur non identifiéFait
« En 2020, la publication des résultats électoraux a pris une période de 5 mois. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bien mes chers collègues, bonsoir. Aujourd'hui, nous accueillons madame Nathalie Brodst, directrice des Amériques des Caraïbes au ministère de l'Europe et des affaires étrangères. Euh donc merci madame d'être parmi nous pour cette audition de la commission des affaires étrangères de la défense et les forces armées pour laquelle je voudrais excuser Cédric Perin, notre président qui ne peut pas être avec nous.
Alors mes chers collègues, nous accueillons cet après-midi, comme je viens de le dire la directrice des Amériques et des Caraïbes, madame Brodors, monsieur Jean-Christophe Tallard Flori sous-directeur Amérique du Sud et monsieur Emmanuel Meyer, sous-directeur Amérique du Nord. également madame Inè Berdi, rédactrice République dominicaine Surinam Guyana au ministère. Madame la directrice, nous vous remercions d'avoir accepté notre invitation pour évoquer l'actualité qui est particulièrement dense dans cette zone géographique dont vous avez la responsabilité.
Lors de son investiture, Donald Trump avait promis les 100 premiers jours les plus extraordinaires de toute présidence dans l'histoire américaine. Je je le cite. Depuis son retour à la Maison Blanche, pas un jour ne passe sans une annonce spectaculaire qu'il s'agisse de politiques étrangères, l'Ukraine, l'OTAN, Gaza, de commerce international avec l'instauration de nouveaux droits de douane ou encore de mesures plus symboliques telles que le retour des pailles en plastique. activisme tous imutes rend difficile l'établissement d'un bilan.
C'est pourquoi nous attendons avec intérêt votre analyse de ces premiers mois de la présidence Trump 2. Certes, le Trumpisme reste marqué par le mot d'ordre America for et on l'a et on l'a souvent évoqué une logique transactionnelle pour qualifier le président américain mais il convient d'aller au-delà de ce simple constat. Vous pourrez nous dire ce qui selon vous constitue l'armature de ce second mandat ?
Nous souhaiterons également avec mes collègues vous entendre sur les conséquences géopolitiques de ces premiers mois. Au niveau international, les alliances historiques semblent avoir volé en éclat ou du moins apparaissent fragilisé. Des incertitudes continuent encore de peser sur l'avenir du lien transatlantique ou encore sur le soutien des États-Unis à l'Ukraine.
Au niveau régional, les propos tenus par le nouveau président sur le Canada, sur le Panama ont pu laisser penser à une forme d'impérialisme américain. Vous pourrez nous indiquer les réactions suscitées par ces propos sur le continent, nous présenter ce qui selon vous structure la politique régionale de la nouvelle administration. Par ailleurs, je voudrais vous faire savoir que deux missions de notre commission se sont se rendront en Amérique du Sud prochainement.
L'une au Brésil et au Pérou dans quelques jours, l'autre en Guyane au Guyana. Euh mission légèrement reportée en fonction des élections locales et nationales qui sont organisées dans le pays. La France et le Brésil ont réaffirmer lors de la visite du président de la République de mars 2024 leur volonté de promouvoir un multilatéralisme fondé sur le droit international, la paix et la justice climatique.
Le Brésil accueillera la COP 30 à Bem en 2025 et la France a reçu le président Loula semaine dernière pour une visite officielle de 2 jours. Au-delà de cette évidente convergence, les positions de Paris et de Brasilia sur certains dossiers de la gouvernance de l'ONU à la guerre en Ukraine aux relations nord-sud en passant d'ailleurs par l'accord UE Mercosur reste souvent ces relations divergentes ou même ambigues. Les efforts de coordination au sein du G20 ou des Nations- Unies n'ont pas encore donné lieu à des initiatives concrètes conjointes.
Le positionnement climatique du Brésil demeure aussi ambigu entre discours ambitieux mais aussi maintien de certains projets extractifs. Par ailleurs, si la coopération en matière de sous-marin est citée en exemple, la concrétisation des annonces faites dans de nombreux domaines semble marquer le pas. qu'il s'agisse de la coordination de lutte contre leur paillage illégal, le trafic de drogue, le dialogue stratégique sur la transition énergétique, les minerais critiques qui sont ce dialogue mise en place l'année dernière ou encore de la coopération spatiale.
Bref, en un mot, l'amitié et la coopération entre la France et le Brésil peuvent-elles donner lieu à davantage d'avancée concrètes concernant le Pérou avec lequel les relations notamment sur le plan culturel sont riches ? Peut-être pourrez-vous évoquer le défi auquel ce défi ce pays pardon fait face actuellement en matière de narcrotrafic de corruption dans la mesure où ce sujet fait qu'au toute proportion gardée à nos préoccupations concernant la progression de ce fléau sur le territoire français. Concernant le Guyana, je voudrais rappeler que notre commission s'y est rendue il y a 2 ans.
Sans prétention, nous pouvons affirmer ici que nous avons été précurseurs. En effet, ce pays qui ambitionne de devenir, je cite, le Qatar de l'Amérique du Sud offre de nombreuses opportunités portées par son développement économique rapide lié à l'exploitation de ses gisements pétroliers. À l'époque, notre commission avait appelé un renforcement de la relation bilatérale et surtout recommander l'ouverture d'une ambassade à Georgetown.
Cette recommandation a été entendue lors d'un déplacement Guyana en mars 2024. Stéphane Séjourné qui était alors le ministre de l'Europe et des affaires étrangères a officiellement annoncé cette ouverture et nous nous en félicitons. Dans ce contexte, nous souhaiterions connaître la feuille de route du nouvel ambassadeur, du futur ambassadeur.
Lors de la précédente mission, nous avions d'ailleurs souligné les opportunités offertes aux entreprises françaises, tout en constatant leur présence d'ailleurs très limitée sur place à l'époque. Les choses évoluent. Le Guyana a notamment acquis un patrouilleur maritime auprès de la société OCA dont la livraison est d'ailleurs prévue l'an prochain.
La dimension commerciale constituera-t-elle une priorité pour la nouvelle ambassade ? La question que nous vous posons plus largement alors que le président du Guyana a récemment mentionné la France comme deuxè partenaire en matière de sécurité après le Royaume-Uni, comment pourrions-nous renforcer encore la la relation bilatérale avec ce pays ? Sur le plan de la défense, nos collègues Olivier Sigolotti, Esther et Étienne Bland qui sont ici présents, qui participeront à cette mission au Guyana ont rencontré la semaine dernière monsieur David Chamsoudin, chef des Gescôtes Guyanéis.
Celui-ci a salué l'excellente coopération opérationnelle entre la France et le Guyana. Dans ce contexte, quelles sont les garanties que la France peut par exemple apporter face aux tentatives d'intimidation du Venezuela voisin ? Mes collègues vous interrogeront certainement aussi sur ce sujet.
Enfin, je voudrais parler d'une décision de la Cour internationale de justice qui est attendue en 2025 sur le différent territorial qui oppose le Vené au Guyana, Caracas revendiquant la région de l'Esséquibo, soit de l'ordre de 2 Guyana. À quelle date ce jugement pourrait-il être rendu ? Si vous avez des informations sur ce point, nous sommes demandeurs.
Madame la directrice, je voudrais vous laisser la parole pour un propos introductif et puis mes collègues vous poseront toutes les questions sur l'ensemble des sujets que j'ai évoqué et qui sont assez nombreux. Et je voudrais rappeler à tous et à toutes que cette audition est captée, diffusée en direct sur le site et les réseaux sociaux du Sénat. Madame la directrice, je vous cède la parole.
Bar du choix pour les micros. Je vous remercie madame la vice-présidente, madame la sénatrice, messieurs les sénateurs, je suis ravie d'être parmi vous ce soir. notre notre agenda le le plan de charge est relativement dense puisque comme vous l'avez rappelé qu'il s'agisse de la présidence de Donald Trump ou qu'il s'agisse de notre partenaire avec le Brésil ou encore avec le Guyana, effectivement l'actualité est tout à fait dense et passionnante.
S'agissant du premier mandat et des premiers mois de la de l'administration Trump, bien entendu, je laisserai le plus de temps possible pour les questions-réponses puisque comme vous l'avez très justement dit, la l'actualité abonde, la presse abonde au quotidien de décisions et d'annonces prises par le président sur l'ensemble du spectre qu'il s'agisse de politique étrangère, de politique intérieure avec beaucoup de beaucoup de revirements également, beaucoup de comment dire de prise de de positions qui peuvent évoluer, des positions très marquées qui ensuite sont nuancées. On le voit sur un certain nombre de de domaines qui s'agissent de l'Ukraine, qui s'agissent de l'Iran en terme de négociation lancé par le président. Donc je vais essayer déjà de m'enir à une forme de de résumé de synthèse de ce qu'on peut observer, de ce que euh l'actualité nous a nous a nous a montré en terme de diversité de position, de revirement, parfois euh des tendances lourdes aussi en matière de politique intérieure, de d'absence de contrepouvoir, d'un et d'un positionnement quand même d'un gouvernement qui prend des décisions sur un mode très autoritaire.
Euh et puis j'essaierai évidemment de dresser quelques conclusions en terme de relation bilatérales. Euh voilà, que faire dans un environnement euh aussi instable et parfois euh euh et parfois un peu surprenant. Donc je le rappelle, le président Trump a pris ses fonctions le 20 janvier dernier et ces premières nominations euh qui s'agissent de Marco Rubiot, de Mike Walls qui est depuis parti son conseiller à la sécurité nationale semblait malgré la diversité euh des équipes du président quand même rémer étrangère à une vision relativement traditionnelle de de d'inspiration néoconservatrice. tandis que très rapidement le président en annonçant la nomination d'un certain nombre d'envoyés spéciaux notamment de personnalités telles que Steve Witkov qui est un homme d'affaires sans aucune compétence et qu' et mémoire administrative en matière de de diplomatie, leur nomination, je le disais, et notamment leur affectation sur un certain nombre du président ont brouillé les lignes.
Witkov a d'abord commencé à à être nommé plutôt sur le Moyen-Orient, mais très rapidement le président lui a confié le dossier russe et puis l'Iran. Euh donc tout cela a confirmé évidemment le primat de la loyauté idéologique sur tout le reste et euh on on l'a vu dans les différentes sphères euh autour du président à la sphère relativement traditionnelle d'un marco rubio. Ce sont rapidement euh concomitamment développé la la sphère de la loyauté avec un Elion Mus qui est depuis parti et nous l'avons vu encore récemment avec Fraca.
La relation s'est dégradée très rapidement mais aussi avec ses envoyés spéciaux. et euh d'autres d'autres nominations sur lesquelles nous reviendrons peut-être. Donc pas de ligne idéologique strict euh dans cette administration.
Euh on parle souvent du caractère essentiellement transactionnel de l'approche de Trump, de son pragmatisme, de son improvisation, mais aussi de d'une recherche systématique euh euh de comment dire euh d'accords économiques, de deal, de voilà. Donc tout est vraiment très guidé par la possibilité d'obtenir des gains sonnants et trébuchchants à annoncer aux électeurs en particulier et de façon très médiatique comme on l'a vu aussi lors de sa tournée dans le golfe. Donc ce qui caractérise cette administration sur le plan de la politique étrangère, c'est d'abord le rejet de l'ordre international libéral.
On l'a vu, il le répète à l'envie. Pour lui, le système né, la Seconde Guerre mondiale est obsolète. Euh il ne sert plus son pays, c'est plutôt une contrainte.
Euh les États-Unis n'en tireraient pas de bénéfices particuliers. Même le rôle central du dollar qui lui confère pourtant l'avantage que l'on sait dans le système financier international, il le présente, il l'a présenté très souvent finalement comme un fardeau. Les illustrations de ce rejet du droit international sont multiples, mais vous vous voilà, on ne peut pas ne pas faire référence aux menaces d'Action territoriale d'un certain nombre de partenaires.
Vous avez parlé du Canada, le Groenland, le Panama. Et puis son traitement des sujets territoriaux tels que l'Ukraine en parlant de la Crimée qui allait revenir à la Russie ou Gaza quand il a évoqué très tôt dans son mandat des déplacements de population, un plan de reconstruction de l'enclave euh illustre ce rejet du multilatéralisme comme bien sûr le retrait d'Organisation internationale, l'OMS et autres et le retrait bien sûr de l'accord de Paris. euh les annonces également qui sont euh qui ont fuité du département d'État sur les les coupes drastiques euh des crédits à accordés euh à l'ONU, aux organisations internationales en général, mais en particulier à l'ONU, aux organ à aux opérations de maintien à paix.
Euh l'illustre également, vous parliez également de euh cette question euh béante, hein, sur le la valeur, la mise de côté finalement des alliés traditionnels, on l'a vu sur le Canada ou sur le Danemark, mais on le voit également dans la le traitement qui est fait à l'Union européenne. Il y a une hostilité à l'égard de l'Union européenne qui est de plus en plus ouverte et assumée. JD V lors du de la conférence de Munique l'a dit très expressément et concrètement Donald Trump n'a pas rencontré Ursula Van derlen Rubio n'a a évité qu'Ajcalas qui était venu le voir à Washington et il a annulé le rendez-vous.
On voit aussi que outre J V Elon Musk du temps où il était encore très souvent dans dans le bureau oval où Steve Banon critique ouvertement très souvent l'absence de liberté d'expression en Europe et leur soutien actif au mouvement antie-européen, je pense à l'AFD en Allemagne mais pas seulement. Euh et de fait, Donald Trump, comme pour son premier mandat, avec la même volatilité également, euh affectionne les relation bilatérale et se méfie de de l'eigéne, qui ne comprend pas, qui ne cherche pas à comprendre et dont le principe même la philosophie euh l'insupporte parce que pour lui, c'est associé à de la bureaucratie, de la régulation, toute chose qu'il essaie de déconstruire également à titre national. Euh on l'a vu, s'agissant des droits de douane, même les partenaires historiques des États-Unis, je pense au Japon, je pense à Israël, je pense à l'Inde, ont été frappé avec la même violence par les annonces de droit de douane du président.
Alors ce mandat, ce premier mandat, il s'est aussi ouvert avec l'affichage, comme vous le disiez, d'une d'une volonté de négocier des deals, d'imposer la paix sur les sur un certain nombre de conflits qu'il dont il a accusé l'administration précédente d'être directement responsable et qui n'aurait jamais dû se faire et qui ne se serait jamais fait sous son mandat. Euh on le voit en ce moment avec des efforts qui sont ouverts avec l'Iran sur le volet nucléaire, ce qui représente quand même peut-être le revirement le plus frappant par rapport à sa première administration où comme vous le savez, il avait annoncé le retrait des États-Unis, du GCPOA extrêmement tôt, euh ce qui a d'ailleurs été la la conséquence, la cause directe d'une fuite en avant de l'Iran également avec le rétablissement et l'imposition de nouvelles sanctions. par l'administration précédente.
Il a bien sûr beaucoup investi, j'allais dire de capital politique sur sa volonté de mettre fin au conflit entre la Russie et l'Ukraine avec des contacts avec Moscou qui ont pu légitimement interpeller et et inquiéter s'agissant de des remarques et de et de la posture de Poutine qui n'a fait absolument aucun effort pour essayer de de d'aller dans le sens d'un cesser le feu ou d'une ou d'un de l'ouverture d'un dialogue avec Zelenski alors queon a vu les efforts que l'Ukraine avait tenté dans un premier temps et on sent au contraire que là le la fenêtre est en train de de se de se refermer malheureusement. On y reviendra probablement. S'agissant des d'Israël, on voit que la difficulté est telle sur Gaza et la l'impossibilité pour Trump d'interrompre et de et de mettre le ha à cette course en avant, cette fuite en avant de Nethernia à Gaza, le président a plutôt choisi de consolider les alliances dans le golf en se rendant dans toute sa première tournée, hein, l'a amené en Arabie Saoudite, au Qatar avec les aux Émirats Arabes Unis avec lesquels il a conclu un certain nombre d'accords commerciaux extrêmement importants et avec l'ensemble de ses partenaires, un des sujets importants a d'ailleurs été celui de de l'Iran euh où tous ces partenaires essayent de pousser pour qu'effectivement une solution diplomatique puisse être trouvée craignant des frappes israéliennes qu'une partie de l'administration Trump lui recommande par ailleurs.
On a vu aussi la non surprise de la levée complète des sanctions contre la Syrie, la rencontre de Trump avec Ahmed Al Shara sans concertation avec Israël. Ce qui montre aussi que sur ce sujet, il peut essayer aussi de prendre par surprise l'allié traditionnel que représente Israël et qui qui est pour lui l'impensé pour l'instant l'impensable de terme de de deal making puisqu'on parlait de de cette volonté de de se présenter comme un faiseur de paix. Bien sûr, les tensions avec la Chine ont irrigué tout ce premier mandat euh enfin ce premier mandat, ce cette première période de ce second mandat, pardon.
Euh et pour autant, la rivalité qui est euh ancrée dans le programme, dans le le logiciel euh euh Trumpiste, comme on l'avait vu d'ailleurs lors du premier mandat, ne s'est pas euh manifesté avec autant euh de bruit et de d'éclat et de euh que ça a été le cas avec des partenaires beaucoup plus proches des États-Unis. Euh bien sûr, l'imposition de droits de doudoine extrêmement élevé et l'escalade immédiate entre les deux euh avec des droits de douanes annoncés plus de 145 % euh est vite retombé puisque euh lors de négociation euh en Suisse euh discrète, euh les choses sont un peu retombées mais on voit que les Chinois mettent du temps à revenir en arrière et que les contre-mesures, les mesures de rétorsion prise pour les exportations de minerais critiques mettent en fait l'administration entre hommes dans une situation extrêmement délicate. Et donc là, on voit une une administration qui se montre plutôt plus prudente que ce qu'on aurait pu imaginer, y compris dans le narratif et dans le et dans la verbalisation de de la de la de la compétition avec la Chine.
Alors, la politique commerciale, j'en parlais avec la Chine, évidemment, c'est le volet peut-être qui a été le plus déstabilisateur depuis l'arrivée de Trump avec des annonces marquées par des chiffres extrêmement élevés de droit de douane, des revirements constants qui ont amené à faire douter sa propre opinion publique, les investisseurs, les acteurs économiques et puis bien sûr avec pas mal de volteface. Donc l'impact est pour l'instant peut-être plus mesuré que ce qu'on pouvait craindre puisque beaucoup de ces mesures ont été suspendues et que on le voit au niveau de l'Union européenne par exemple, les négociations sont quand même en cours pour essayer de pour essayer de trouver des solutions qui ne soient qui soient le moins coûteuses et périlleuses pour les consommateurs. Et ce qui est sûr, c'est que les consommateurs américains eux-mêmes vont en subir les conséquences dès cette année.
En terme de prise de décision, un pact assez dévastateur, je parlerai quand même aussi de cette attaque en règle contre les université, contre la recherche, contre la science avec des coupes de crédit massifs et avec une attaque notamment contre les grandes universités IV League et en particulier Harvard qui ont été des pôles de contestation de la politique américaine à Gaza. pas seulement, c'est ce sont aussi des centres de pensée critiques, des centres de contrepouvoir potentiel euh et envers lesquels il a il a eu tendance à s'acharner, notamment en prenant pour cible les étudiants étrangers. Euh, on a vu également euh ces premiers mois se traduire par la fermeture de USID qui était quand même un fleuron de l'influence américaine à l'étranger avec une aide internationale qui en faisait le premier donateur bilatéral du monde et le premier donateur bilatéral en matière d'aide humanitaire sur un très grand nombre de de théâtres pour lesquels l'Union européenne pourra faire beaucoup mais ne pourra pas se substituer complètement à ce retrait qui parfois est également présenté comme une suspension, le temps d'un d'une analyse de la situation, c'est le cas par exemple sur Haïti, mais avec quand même de très fortes un très fort risque évidemment d'une baisse assez drastique des crédits d'aide développement et d'aide humanitaire sur la scène intérieure.
Euh et là aussi, je vais essayer d'être le plus bref possible tant important. Je crois que rien qu'en 3 mois, c'était 142 décrets présidentiels pendant que le Congrès n'avait voté que cinq lois. Euh donc on voit le contraste entre cette hyperprésidentialisation du régime et surtout un affaiblissement euh sans précédent des contrepouvoir euh euh au cours de ces premiers mois puisque le président teste vraiment toutes les limites euh de son pouvoir présidentiel en revendiquant une autorité euh absolue sur notamment l'administration fédérale, y compris sur des agences indépendantes qui ont été créées par le Congrès dont le budget a été voté par le Congrès et pour lesquels notamment on les efforts port de Dodge et de cette agence de d'efficacité de l'État se sont portés en violation absolue d'ailleurs de encore une fois de des budgets adoptés par le Congrès.
Tous ces contrepouvoirs en réalité se sont montrés plutôt affaiblis depuis le début de l'année. Le Congrès, je le disais en votant finalement très peu de de textes en étant en partie paralysée. lors le one big beautiful bill bill est passé mais avec aussi des des pressions extrêmement importantes sur les membres du congrès.
Le pouvoir judiciaire est sous pression directe extrêmement forte d'abord du fait du nombre de recours face à toutes ces décisions du président. Il y a un effet de saturation. Le président a engorgé aussi toutes les capacités de recours de de la de des différents acteurs.
Euh les décisions quand elles sont lui sont défavorables euh sont souvent défiées ouvertement hein, critiqué. Il a multiplié les déclarations de remise en cause de la légitimité des juges. On a vu très récemment, par exemple, Steven Miller qualifier la Cour du commerce international qui a invalidé certains droits de douanes réciproques en leur en parlant de coup d'état judiciaire.
Euh et la le ministère de la justice pour le coup euh lui euh est directement euh allié au président et il a il a pu nommer outre pas mondi la la ministre elle-même un certain nombre de ses alliés au sein du ministère de la justice. Euh en terme de contrepouvoir, on peut parler des médias qui sont également mis sous pression, on l'a vu, en terme d'accréditation à la Maison Blanche, mais aussi de financement, de recours en justice. le président a multiplié les euh les les comment dire les attaques notamment contre les cabinets d'avocats qui avait pu travailler dans le cas de certaines affaires avant avant les élections face aux attaques du président menaces d'interruption des financements fédéraux tous ces défenseurs potentiels ont été eux-mêmes attaqués et puis on l'a vu donc avec les universités en l'attaque s'est traduit par la fin des exemptions fiscales et des statuts spécifique accordé les bénéfices accordés aux universités.
Donc une contre-révolution conservatrice est en marche. Le mouvement maga qui est le le cœur de l'électorat de Trump a imposé progressivement un certain nombre de comment dire de de d'infléchissements et de décisions avec la traduction au jour après jour du mépris de l'expertise hein, la contestation de tout type d'expertise. Et donc qui dit expertise dit nuance, dit complexité dit débat.
Et euh c'est malheureusement ce qu'on a vu euh au cours des des premiers des premières semaines et des premiers mois. Euh je rappelais que les je parlais des universités, mais on pourrait parler aussi des musées ou des établissements culturels qui ont été attaqués également directement comme le Kennedy Center euh l'a été le l'agenda qui s'est profilé et qui s'est manifesté euh par les travaux de régulation massif et de limogage massif de fonctionnaires fédéraux, c'est vraiment un une entreprise de déconstruction de l'État comme Steve Banon en parle ouvertement. Un des un des entrepreneurs que qui a beaucoup influencé Trump pendant la campagne qui s'appelle Mark Andreon avait parlé de FDR in reverse.
C'est vraiment déconstruire toutes les institutions créées sous Roosevelt pendant le New Deal et progressivement revenir à cet âge d'or appelé de ses vœux d'une oligarchie initiale au début du 20e siècle et qui pourtant a mené à la crise de 29 comme on le sait. Donc cet agenda de dérégulation de suppression de milliers d'emplois de fonctionnaires, elle s'est aussi traduit par la suppression de milliers de données scientifique. On l'a vu qu'il s'agit de changement climatiqu, de prévision météorologique même.
Ce sont des ps entiers de la santé publique ou de la recherche fondamentale comme appliqué qui ont été directement impacté par les mesures prises par Elon Musk et son équipe de du département de l'efficacité gouvernementale. Au total, 160 milliards de dollars de crédit aurait été coupés, même si dans le bilan de Dodge, ces chiffres sont un peu contestés. C'estàd que je pense que Elon Musk a présenté aussi un certain nombre de coupes en grossissant probablement un certain nombre, une partie du bilan, mais même avec 160 milliards de dollars, on peut considérer que c'est quand même 9 % de ce qu'il avait annoncé.
Il avait annoncé 2000 milliards d'économie. Euh donc un bilan très mitigé mais pour autant qui a imprimé sa marque au sein du gouvernement et qui euh c'est traduit aussi dans l'administration en général et on le voit chez nos intercteurs par un sentiment de peur hein. beaucoup de beaucoup de fonctionnaires fédéraux sont se sentent menacés, ne se sentent plus ne se sentent évidemment pas il y a aucune confiance dans dans le fonctionnement et tout se resserre quand même autour de la Maison blanche du président. même le département d'État est quand même directement euh a été mis directement sous cette coupe euh drastique.
Euh pour autant, le président qui présente toutes ces décisions et c'est comme étant à l'origine de succès en présentant notamment les annonces d'investissement aux États-Unis et cetera, on peut quand même rappeler que les sondages ne lui sont pas très favorables. Les sondages ont ont montré une baisse de popularité. Il n'est plus qu'à 42 % dans les sondages euh de du mois de mai, on attend encore les derniers.
Il a perdu plus de 10 points depuis son investiture, ce qui est quand même beaucoup pour un début de demand. Et le principal reproche qui lui est fait, c'est celui de l'économie, de l'incertitude économique, du risque de récession, de stackflation. beaucoup d'Américains ne comprennent pas euh ou pensent qu'il est allé trop loin.
Euh en revanche, on l'a vu, les questions de d'immigration, même si on voit en ce moment avec les événements euh tragiques qui se déroulent à Los Angeles, on voit qu'une partie de la population bien sûr conteste la méthode, mais dans la pratique, dans les résultats, comme les chiffres de l'immigration irrégulière ont beaucoup baissé, les traversées illégales de la Frontière sud ont chuté de 93 % entre avril 2024 et avril 2025. euh là c'est porté à son crédit par euh en tous les cas par son électorat et euh c'est le seul sujet d'ailleurs, on voit bien que pour euh déjouer aussi les critiques sur le plan économique ou sur euh euh la dispute fracassante avec Elon Musk, euh c'est sans doute pas un hasard que euh que l'actualité les portée à à mettre les feux de la rampe sur Los Angeles et des manifestants manifestations anti donc la police des frontières. Euh, on voit aussi qu'un certain nombre de résistances face à l'agenda administration se sont mises en place.
Elles sont encore très timides. On voit que le parti démocrate est quand même encore très affaibli, mais des universités comme Harvard ont quand même montré la voie euh d'une capacité de résistance en en ayant recours à la voie judiciaire, mais pas seulement, au médias, à la médiatisation. Euh les choses ne vont pas complètement dans le sens et sans résistance à auprès du président.
Alors dans ce contexte pour notre relation bilatérale évidemment on ne peut pas être en permanence en train de réagir à l'immédiaté à les vêtements. Je crois que ce qu'il faut c'est vraiment garder la tête froide. se rappeler que il va de soi que les États-Unis sont un partenaire absolument indispensable et clé euh sur le plan économique, sur le plan de notre alliance, sur le plan de la sécurité et que nous partageons avec eux euh et pas seulement avec ce président mais avec ce pays bien entendu des des profonds li liens de historiques de d'amitié, de partenariat.
Donc c'est ça qu'il faut qui doit continuer à nous guider. Cela va de soi, mais la relation bilatérale doit être en en permanence gérée avec doité, avec finesse parce que comme on l'a vu dans certaines scènes au sein du bureau oval, les choses peuvent aller très vite dans un sens ou dans l'autre. qu'on a la chance que notre président euh le président Macron euh s'entende bien en tout cas et trouver des une affinité avec ce président qui lui permette de passer des messages.
Et ça c'est extrêmement important parce que le président euh est quelqu'un qui écoute plus qu'il ne lit. Il a besoin il a besoin d'échanger avec beaucoup de monde. Il est absolument tout le temps au téléphone et notre président a cette relation quand même avec lui extrêmement fréquente où les messages peuvent être passés.
ça ne veut pas dire que il va y avoir un alignement euh des position américaine sur celle que le donc qui lui est exposé ou présenté par le par le président. Excusez-moi, j'ai un petit chat gorge. Mais euh c'est un c'est un atout considérable que de pouvoir s'exprimer et c'était déjà le cas pendant le premier mandat.
Euh alors ça ne nous a pas protégé contre un certain nombre de décisions, mais pour autant le dialogue est facilité et on l'avait vu, c'était absolument pas le cas par exemple avec les Allemands, avec un certain nombre de partenaires. Alors le président Trump a des affinités particulières aussi avec un certain nombre de gouvernements européens mais pour pour notre pays, ça crée quand même un espace de dialogue qui est tout à fait qui est un atout réel. En terme d'opportunité, je pense aussi que les décisions, les revirements, les changements de manœuvre du président sont aussi une opportunité pour nous apporter sur les sujets de politique étrangère notamment à l'Iran, je pense à l'Ukraine, un certain nombre de continuités de rappels, de cordes de rappel, comment dire d'éclairage permanent auprès de de l'administration américaine qui encore une fois nous donne aussi l'opportunité de jouer tout notre rôle et euh et le président pour le coup euh Trump euh a bien sûr un instinct euh qu'il qu'il va suivre, mais il est capable aussi de changer de position.
Alors ça pour le meilleur et pour le pire, mais c'est quelqu'un qui peut changer de position. Donc on a on a un poids sur certains sujets. Il va se rendre compte, il ne peut pas ne pas se rendre compte que le président Poutine ne l'emmène nulle part et le voilà est en train de gagner du temps.
Et ça c'est un message que le président le le rappelle depuis systématiquement avec constance et je pense que c'est un voilà dans notre relation et dans le climat qui s'instaure, c'est un atout que de pouvoir euh se rappeler comme un allié fiable et expérimenter sur le sujet. Alors, j'ai été trop longue sûrement sur les États-Unis, donc je vais passer au Brésil à moins que vous préfériez qu'on entame question-réponse sujet par sujet. D'accord. essayer de récupérer ma ma gorge.
Non non, ça va, pas de souci. Alors pour le je vais quand même reboire un peu pour parce que ma voix est raillé n'est pas très agréable. H sur le le Brésil.
Alors on sort effectivement d'une visite bilatérale avec le président Loula qui s'est extrêmement bien passé. encore un une personnalité fort différente de celle du président Trump avec laquelle notre président a de réelles affinités, ce qui aide aussi dans la relation avec un partenaire du Sud Global comme vous l'avez parfaitement euh illustré qui à la fois partage de très nombreux qui totalement affinitaires sur un grand nombre de sujets globaux d'enjeux globaux qu'il s'agisse de on reviendra dans le détail aussi mais sur le climat, la biodiversité, les océans puisqu'il est là, il est encore en France, non, il est parti hier Mais il est venu aussi à l'occasion de la du sommet de Nice sur les océans et à titre bilatéral, un partenaire qui bien sûr [Musique] a repris toutes les comment dire les les piliers de positionnement traditionnel brésilien dans non aliment d'appartenance au BRIX de revendication de son identité de pays du sud global et sa volonté de se tenir à distance des États-Unis et de la Russie dont il est quand même plus proche. Et malgré tout, c'est un partenaire qui essaie de diversifier tous ses partenariats et qui essaie vraiment de considérer la période actuelle de forte incertitude avec Trump en particulier comme aussi une période d'opportunité pour diversifier leur propre partenariat malgré leur dépendance économique sur certains volets aux États-Unis. et son attitude est extrêmement ouverte, extrêmement constructive, euh même si euh voilà sur les sujets que vous avez évoqués comme l'Ukraine, c'est évident que le positionnement euh nous nous place dans dans euh comment dire dans une impossibilité d'aller très loin dans notre relation.
Et pour autant, l'écoute est là et le dialogue est là et la capacité aussi à entendre. Et comme on l'a vu aux Nations- Unies, le Brésil a systématiquement voté toutes les résolutions dénonçant l'agression russe en Ukraine. Ce qu'ils ont refusé de voter, c'était des résolutions de nature plus punitive qui se qui s'orientaient vers des sanctions ou des décisions à l'encontre de la Russie.
Ça, il s'y refuse absolument. C'est une c'est une ligne rouge pour eux. Alors euh on sait que la l'élection de Loula en 2023 euh si je je reprends un peu de champ, a permis de relancer une relation qui a été quand même donc de relancer au plus haut niveau une relation qui était depuis plusieurs années en froid complet avec du temps de l'administration de de Bolsonaro.
L'année dernière, la visite d'État que le président a effectué au Brésil a permis d'adopter un plan d'action comme vous le disiez avec un certain nombre de comment dire d'opérations et de déclinaisons extrêmement opérationnelle dans les différents groupes de travail sur lesquels je reviendrai également. La dynamique est vraiment positive, elle est c'est très positive. alors en 2024, le président est retourné euh au sommet de Rio.
Le président Loula vient d'effectuer sa visite d'État et le président lui a confirmé qu'il se rendrait à Bem à la COP 30 et qu'ils ouvriraient par ailleurs à la veille de la COP 30 à Salvador Desvénement organisé par la France qui s'appelle le forum Notre Futur qu'on organise avec des pays africains dans le cadre de la saison de la France au Brésil. Euh et vous savez que le président Loula souhaite vraiment euh associer les partenaires africains euh intégrer la dimension de coopération avec l'Afrique dans ses partenariats bilatérales. les traits coopération triangulaire, le coopération sud- sud mais il souhaite notamment sur les questions alimentaires de sécurité alimentaire d'aide au de développement général travailler avec d'autres partenaires du nord ou des donateurs traditionnels au bénéfice de l'Afrique.
Et donc il a proposé au président d'ailleurs qu'ils qu'ils invitent conjointement les chefs d'État africain à ce partenaire qui à ce partenaire à cet événement pardon qui aura lieu à Salvador Des Baya à la veille de la COP 30 de Bem. Euh bien entendu, le le Brésil c'est une conjonction exceptionnelle de présidence puisque on parlait du G20, mais il a aussi la présidence des bricks. Et euh comme il l'a annoncé lors de la conférence de presse avec notre président, il souhaite bien profiter de cette présidence des bricks qu'il prennent au 1er juillet pour achever d'ici les 6 mois, puisque les présidences protemporaes durent 6 mois, la signature de l'accord entre l'UE et le Mercosour qui est une priorité de premier plan pour lui.
Alors, la visite s'est extrêmement bien passée, les messages ont été clairs, je je peux revenir peut-être si vous le souhaitez sur un certain nombre de partenariats ou de déclarations ou de ou de d'accords qui ont permis de décliner hein la feuille de route de l'année dernière. Nous avons une déclaration franco-brésilienne sur le climat. Sur le climat, je voulais revenir sur votre question sur le les ambitions un peu contradictoires parfois du Brésil.
Alors, le Brésil le dit ouvertement. euh il ne va il ne veut pas il ne peut pas il n'est pas en mesure de se priver d'une richesse telle que le pétrole euh qu'il peut exploiter, mais il considère que son mix énergétique global est un des plus sains et un des plus euh euh vertueux euh du continent et des gros partenaires du bri des briques notamment avec beaucoup d'hydrogène vert, avec de l'hydroélectrique, avec du solaire, avec de l'éolien et cetera et que les les les méthodologies qui vont être utilisé pour les extractions au large de du bassin de l'Amazonnie seront faites dans des conditions totales de protection de la nature et cetera. Il prétend aussi que depuis son arrivée son son retour au pouvoir, la déforestation a déjà commencé à diminuer de 45 %.
Il est il présente un bilan qui est qui n'est pas qui ne cache pas le fait qu'il ne peut pas interrompre, qui la richesse pétrolière pour lui est indispensable pour que sa populesse, son économie croisse et que le la redistribution de richesse puisse continuer selon son vœu pour dans un pays extrêmement inégalitaire comme on le sait avec 30 millions de personnes qui souffrent encore de faim. Et donc il ne il ne se cache pas de son attachement et son besoin de de poursuivre un volant d'extraction pétrolière dans le cadre d'un mix énergétique qu'il présente comme vertueux. C'est son narrative.
Donc il est quand même assez ouvert sur les sur la question sur les accords signés. On a également signé sur euh euh des textes dans le domaine de coopération très porteur comme celui des corridors maritime vert, comme celui d'approvisionnement en vaccin notamment avec l'Institut Pasteur et l'Institut Fiocruise en matière d'hydrogène vert. On a renouvelé notre accord de coopération culturelle qui datait de 1948 avec en y ajoutant des domaines de coopération extrêmement porteur qui n'y figurit pas. bien entendu, par définition comme le numérique, la lutte contre la désinformation qui est une autre priorité de de Loula euh comme les jeux vidéos, le plurilinguisme.
Et puis on a obtenu aussi euh une un début de résultat sur un des sujets qui était un des héritants principaux de notre relation. Euh vous savez qu'on on partage 730 km de frontière entre la Guyane française et le Brésil et que contrairement euh à ce qui se passe pour le territoire français, les Brésiliens ont besoin d'un visa pour aller en Guyane. Et donc c'était un sujet très irritant.
Ils ont une question de principe, d'absence de réciprocité puisque'il n'y a pas besoin de l'aigu les Guyanés enfin les Français qui habitent à Guyan n'ont pas besoin de visa pour aller au Brésil. Euh et donc là, on va essayer une exemption pour 6 mois euh contre l'engagement des Brésiliens de signer à une convention de transferment des personnes condamnées puisque plus de 60 % des personnes emprisonnées en Guyenne sont brésiliennes. Même si la coopération se passe bien, euh l'accord sur la lutte contre leur payage illégal avait été signé en début d'année.
Euh alors, c'est vrai que il est parfois difficile de mettre en musique et d'obtenir des signatures avec nos amis brésiliens. Voilà, il y a un certain nombre d'accords qui jusqu'à la dernière minute nous ont tenu très occupés et pour certains seront d'ailleurs signés par le ministre délégué au commerce extérieur lorsqu'il va se rendre très bientôt au Brésil à la fin fin juin début juillet. notamment la commande d'hélicoptère Libras avec Airbus, une cinquantaine d'appareils et les voilà ça ils ont un peu traîné, il y a des tergiversations donc je vous passe les détails mais ça va se faire mais ça sera ça sera un petit peu euh c'est décalé de 20 jours euh si s'ils tiennent bien leurs engagements pro alors c'est pas le lieu en public de ver mais il y a un accord qui a été signé qui est très ambitieux donc toujours les les questions suspend sont toujours celles du financement mais l'accord accord signé en début de juste à la veille de la visite a été euh également peut être considéré légitimement comme un un grand succès.
On a beaucoup échanger sur la les questions culturelles dans le cadre des saisons croisées également. Donc au total, moi je dirais que c'est un partenaire effectivement qui est Alors revenons peut-être sur le Mercosour sur le Mercosour sur lequel le président Loula est revenu à plusieurs reprises. Il est il était accompagné de sept ministres dont le ministre de industrie et commerce, les ports, les minera critique, l'environnement, l'énergie, enfin bon, il était et son narratif c'est vraiment d'essayer de dire à l'heure où une guerre commerciale se profile entre certains partenaires, nous devons absolument intensifier nos relations.
Mercosour, c'est un marché de 720 millions de de consommateurs. Nous nous avons des économies complémentaires et donc encore une fois je cite son narratif et nous nous sommes rapprochés, nous avons fait le maximum d'efforts. Il y a des clauses qui ont été revues pour répondre à vos demandes.
Donc expliquez-nous plus en détail qu'est-ce qui ne va pas. On veut comprendre, on voudrait rencontrer vos agriculteurs. Voilà donc et le président lui-même a été extrêmement clair en disant sur les normes environnementales, les comptes n'y sont pas.
On considère que nos opérateurs et notamment nos agriculteurs doivent respecter un certain nombre de normes qui ne sont pas des normes que vous appliquez et donc la concurrence est déloyale et donc il nous faut des mesures, des clauses de sauvegarde, il nous faut faut un un accord additionnel ou une annexe plutôt pour pouvoir en convenir. Et donc là-dessus, le le président Loula n'a pas complètement beauté en touche. Il a dit "Oui, moi je je veux bien qu'on examine vraiment point par point ce que vous voulez parce que moi je veux vraiment signer et je vais vous convaincre et d'ici la fin de ma présidence du Mercosour, ça sera signé." Et on le sait, la plupart des pays du Mercosour savent qu'une minorité de blocage serait très compliqué à obtenir côté européen et ils pensent que que de toute façon cet accord va être signé.
Dans le cas de Loua, il ne s'est pas présenté comme ça va être on va vous passer dessus, excusez-moi cette expression. ressemble. Non, au contraire, c'était lorsque le ministre de délégués au commerce extérieur va se rendre au Brésil, faisons une réunion extrêmement précise en visio si vous voulez avec vos agriculteurs.
On veut comprendre tout ce qu'on n pas encore fait, qu'on doit faire. Voilà, c'est à C'est une façon, on sait bien que la négociation se fait au niveau de la commission, mais ils sont revenus très souvent sur ce sujet et cette volonté d'écoute, donc pas avec une arrogance disant ça se fait quoi qu'il arrive. On sait très bien que vous n'avez pas de minorité de blocage.
Euh et euh effectivement, ils sont rentrés dans un certain nombre de détails sur notamment les problèmes pour les éleveurs. Alors, je ne veux pas être trop longue, donc je vais passer au Guyana mais je reviendrai sur vos questions si je n'ai pas répondu à tout. Oui.
D'accord. Très bien. Alors, le Guyana, effectivement, vous avez également euh planté le décor immédiatement en rappelant que ce petit pays qui était un des plus pauvres du d'Amérique latine se voit maintenant euh affublé d'un statut un peu de euh d'état quasiment euh du golfe avec des le micro est voilà.
Tout à fait. Donc bien sûr, donc la transformation permise par la découverte de 2015 a été extrêmement rapide et nos entreprises effectivement ne sont pas encore très nombreuses mais pour autant elles ont déjà identifié pas mal de de prospects, je pense en particulier à Total. Je pense aussi à tout le secteur de la défense et de la sécurité.
Là aussi euh grande frontière et présence de la Guyanne française. Enjeu de sécurité commun, lutte contre la criminalité organisée, lutte contre leur paillage illégal. On a vraiment intérêt à se rapprocher.
Ils ont besoin également d'acheter de s'équiper sur le plan militaire puisque comme vous l'avez évoqué, les tensions avec le Venezuela vont aller croissant avec l'extraction de du champ pétrolifère qui a été des champs pétrolifères qui ont été trouvés. Et Maduro est dans une ligne de euh une pente extrêmement dangereuse et une fuite en avant euh dans ces attaques. Euh alors la CJ, je n'ai pas la date précise de l'arrêt de la CJ, ça sera l'année prochaine.
Est-ce qu'on a Oui, c'est 2026 mais on n pas de date précise hein. Ouais. Ouais.
Au premier semestre ou donc c'est un conflit, vous le savez, ils sont devant la CJ ou en arbitrage devant la depuis la fin du 19e siècle. Ce sont effectivement 2/3 du territoire du Guyana dont tous les champs pétrolifères. On a vu aussi que les élections euh qui ont été organisé régional par le Venezuela ont pour la première fois vu du coup l'élection d'un gouverneur du Guyana de l'Essquibo Guyané ou comment ils ont appelé ça ?
Le Guyana et Sekibo et Kiba. Voilà. Donc euh situation de grand danger.
On a vu aussi que le Guyana, membre élu en ce moment au conseil de sécurité est un partenaire fiable avec lequel on a pu bien travailler sur un certain nombre de sujets, même si on a eu la déception de leur alignement complet sur la position américaine sans surprise sur l'Ukraine lors de la dernière résolution américaine sur l'Ukraine, mais ils dépendent complètement des États-Unis. C'est évident qu'on ne pourra pas là-dessus, on pourra pas les éloigner des États-Unis. En revanche, comme vous l'avez souligné, il nous présente très clairement comme un de leurs partenaires stratégques.
Alors, avec les Anglais, ancienne puissance colonial, mais avec les Américains, il considèrent que le le P3, les les membres permanents de conseil de sécurité sont de vrais alliés. C'est aussi un pays qui essaie de gagner en respectabilité internationale par son engagement aux Nations-Unies, mais aussi sur les enjeux globaux. Ils veulent se présenter comme un état qui va faire des choix responsables en terme d'environnement, de protection de l'environnement, de la nature et cetera pour ne pas euh foncer dans un modèle complètement déformé par leur leur richesse pétrolifère.
Voilà, donc je vais m'arrêter là comme ça je pourrais répondre à vos questions. Mais effectivement, je confirme que notre l'ouverture de notre ambassade euh est non seulement programmée mais déjà en marche, hein. Nous avons déjà une résidence.
Le l'ambassade qui était logée à la la dégation européenne a pu s'installer dans ces locaux. Un bail a été conclu. On a déjà un certain nombre de de recrutés locaux, de recrutements locaux qui sont en cours.
Euh ça sera un ce qu'on appelle un PPD, c'est un tout petit poste, hein. Ça sera six personnes, euh un ambassadeur, un agent de catégorie B, une assistante ou un assistant de catégorie C, deux ADL don dont le chauffeur et puis un VI en volontaire interne. Donc ça sera tout petite équipe mais avec un mandat, une feuille de route totalement diplomatie économique et sécurité.
Merci beaucoup pour ce panorama très dense. Je donne tout de suite la parole à Hélène Conou Mour pour une question. Oui, merci madame la présidente.
Euh c'est vrai, merci beaucoup madame la directrice. Votre votre présentation, je crois suscite énormément de de questions sur cette relation transatlantique qui est quand même assez compliquée comme vous l'avez souligné et que nous souhaiterions bonne. Quant au continent sud-américain, il est vrai que nous le connaissons moins bien, peut-être pas suffisamment.
Moi, je voudrais d'abord vous remercier, enfin remercier votre direction pour le soutien que vous nous avez apporté. dans la présentation d'une proposition de résolution qui a été très très largement adoptée au Sénat pour venir en soutien à Haïti et notamment rappeler l'engagement de la France dans cette dans ce mouvement international. Alors, je vais concentrer simplement mon questionnement sur trois points sur les la Caraïbe euh ce qui nous concerne directement puisque nous avons là des territoires importants pour pour nous.
La première question euh porte sur la connectivité maritime et aérienne euh qui euh est très faible, qui est problématique euh à la fois qui impacte bien sûr la mobilité des personnes, mais également euh les échanges économiques et commerciaux. Et en fait ce que nous nous constatons que tout repose sur une économie euh informel qui doit changer. Donc euh la question que j'ai c'est et bien est-ce que aujourd'hui au vu de notre présence localement est-ce que le ministère a une réflexion particulière ?
Est-ce que vous faites des propositions aux autres ministères, notamment le ministère des transports pour améliorer la situation ? Alors, nous attendons bien sûr la signature d'un d'un accord de service aérien entre la France et la Barbade lors du prochain salon du bourger. Alors, ça pourrait peut-être ouvrir une voie, mais il y en a-t-il y en a-t-il d'autres ?
Deuxème point de Brexit et bien a fait que le le Royaume-Uni de fait qui était la porte d'entrée pour la Caraïbe anglophone ne l'est plus. Est-ce que aujourd'hui vous avez mis en place une politique qui permette à la France finalement et bien d'être cette porte d'entrée pour l'ensemble de cette région ? Ensuite 3è point, la suppression des programmes d'aide de US AID à des conséquences assez préoccupante dans la région et notamment en Haïti.
Donc là aussi, est-ce que nous avons des mesures concrètes que vous pourriez nous présenter qui sont prises par la France et peut-être par l'Union européenne pour palier le retrait de ces financements et venir en aide notamment pour une prise en charge médicale des populations qui sont vulnérables ? En fait non, j'ai juste un 4è poid très rapide sur le travel ban américain. Je pense que ça impacte toute la région avec aujourd'hui notamment Haïti et Cuba qui sont sur la liste des des pays qui n'ont plus droit d'entrer aux États-Unis et puis peut-être le retour au pays qui priverait en Haïti notamment à la fois le pays.
D'abord, il y aurait le retour de de dizaines de milliers de Haïtiens, mais qui priveraient ce ce pays de de devise importante qui fait vivre une grande partie de de la population. Voilà, je vous remercie. Je vous laisse répondre à cette première série de questions d'une façon le plus concise possible puisqu'on a pas mal d'intervenants.
Non, c'est bon. Très bien madame la sénatrice. Donc je vous remercie pour ces ces questions sur les Caraïbes.
En terme de connectivité aérienne maritime, c'est vrai que c'est plus le champ du ministère des transports, mais c'est vrai que à l'occasion de différentes visites, on essaie d'insister. Alors, ça a été le cas pour le Brésil. la connectivité notamment euh Guyane euh à Mapa est importante sur le on a besoin de davantage de connexion passant par la Guyane qui est souvent et d'ailleurs d'où le euh l'irritant que que constituer ces visas, c'est queil considère qu'un certain nombre de lignes Air France, il y a quand même 47 lignes Air France par semaine entre France et Brésil mais on Air France est consciente du fait que le développement de vol passant par la Guan française permettrait aussi de de mieux connecter certaines certaines parties du Brésil.
Il y a maintenant une ligne directe sur Récif, il y en a une sur Forte Alesa, il y en a une sur Salvador Desbaya. Donc on a fait beaucoup de progrès. Alors ça c'est pas les Caraïbes, c'est une partie, c'est pas mais vous vous me parliez des collectivités françaises.
Donc je vous parle de la Guyane. Sur la barbade. Effectivement, il y aura une enfin une ligné France directe barbade puisqueon avait jusqu'à maintenant Virgin effectivement en passant par Londres.
Pour l'instant, je n'ai pas de de nouvelles lignes ouvertes, enfin de de perspective d'ouverture. Ce sont des sujets qui qui dépassent d'ailleurs très largement les connexions avec la France. entre eux, ils sont ils sont complètement dépendants comme vous le disiez de passer par Miami, par les hub de Panama et cetera.
Donc c'est ils sont tous conscients de ça. C'était un des sujets d'ailleurs euh discutés aussi lors du dernier sommet de la CARCOM et ça ça va rester structurel. Mais j'ai pas plus de d'éléments sur des perspectives d'ouverture.
C'est je pense aussi que en terme de de rentabilité de ligne, je sais pas si la euh même si notre consule honoraire nous assure que la ligne sera sera sera rentable à la barbade, je ne suis pas sûre. La barbade est quand même une île avec une activité économique et cetera. ça serait pas forcément le cas pour toutes les Caraïbes.
Euh mais je suis d'accord qu'il y a ce problème de connectivité est réel. Euh d'ailleurs aussi euh l'intégration régionale en général en Amérique latine est freinée par cela aussi parce que les connectivités entre pays est parfois très limitée. Il leur faut parfois euh s'éloigner vraiment avant de retourner chez chez chez leurs voisins. s'agissant du Brexit et de alors Caraïbe Europe effectivement on a bénéficié en partie seulement de cette de ces cet infléchissement puisque comme vous le disiez les problèmes de connectivité aérienne font que ça limite quand même en tout cas un certain nombre de flux passent quand même plus régulièrement par Saint-Martin par Martinique et Guadeloupe et côté côté Guyan française comme Comme je le disais, il y a aussi un certain nombre de lignes qui maintenant sont bien plus pleines depuis que effectivement le le passage par le Royaume-Uni n'est plus n'est plus considéré comme un avantage et une porte d'entrée sur l'Europe.
Euh maintenant, je pense que ça prendra quand même du temps parce que les le Royaume-Uni a quand même un rôle et un un rayonnement économique dans la zone qui reste extrêmement pregnant. Donc euh peut-être effectivement une perspective à bien cultiver. Euh USA ID Haïti pour l'instant pas de les les Américains nous ont pas confirmé que la suspension qui elle-même était enfin était reportée de 90 jours euh allait devenir définitif.
Ce que Rubio parce que le ministre en a parlé à plusieurs reprises avec avec Marco Rubio nous dit c'est qu'ils sont extrêmement conscients de la situation extrêmement compliquée d'Haïti. Il ne bouge pas encore aux Nations- Unies sur une opération de maintien de la paix ou un nouveau mandat pour la la mission tenue par les Kenyans. Mais on on va s'employer à leur mettre la pression.
Et c'est ce qu'on fait dans chaque entretien bilatéraux. Au niveau européen, on essaie aussi de pousser l'Union européenne à continuer à faire plus. Dans le cadre bilatéral, comme vous le savez, les restrictions budgétaires dès cette année et l'année prochaine vont faire que ça va être compliqué même de maintenir le niveau qu'on avait l'année dernière. 40 millions de d'euros.
Je suis je pense pas qu'on arrivera à la même niveau. C'est une volonté de le faire. On le on l'affichera mais j'espère qu'on bah que ça sera ça pourra être maintenu.
Euh Travel B, je pense que tous les pays s'inquiètent fortement. Le les 2500 personnes qui bénéficient du statut du TPS accordé par Biden pour les Haïtiens. Alors c'était aussi un souci parce que c'était aussi une fuite des cerveaux.
Euh des toutes les personnes un peu qualifiées bénéficient à plein de ce système mais il n'en demeure pas moins que c'est extrêmement préoccupant. Alors comme on l'avait vu lors du premier travel bon, enfin le travel bon de la première administration, même si celui-ci est encore un peu plus compliqué, un peu plus sophistiqué, les recours judiciaire vont se multiplier. Donc ça va pas forcément se traduire immédiatement par les interruptions des flux.
Mais c'est c'est dramatique pour Haïti. C'est dramatique pour Haïti. Et d'ailleurs Loua bien sûr mais pour Haïti qui est en crise Loua, on a beaucoup parlé aussi au président.
Merci. Alors, on va prendre deux questions. Olivie Soletti et Étienne Blanc.
Merci madame la présidente. Vous permettrez, madame laatrice, de revenir sur le sujet du Guyana puisque comme l'a évoqué notre présidente, notre commission s'intéresse à ce sujet et avec mes collègues Étienne Blanc et André Guol, nous devrions prochainement envisager un déplacement sur ce plateau des Guyanes. Alors, je voudrais revenir effectivement sur les provocations du Venezuela.
Nous avons auditionné la semaine dernière David Sans Sodine qui est le commandant des gardes-caes du du Guyana et nous avons pu évoquer notamment les incursions dans les eaux territoriales guyaniennes. Vous avez parfaitement résumé madame la directrice la la situation. À votre avis, est-ce que le Vené dispose de soutien par des puissances étrangères ?
Vous avez évoqué les Nations- Unies. Est-ce que dans ce conflit qui date déjà, est-ce que le Guyana a des soutiens avérés à votre connaissance sur ces problématiques ? Oui, merci madame la directrice.
Et des élections vont avoir lieu le 1er septembre, ce sont des élections nationales et régionales. Comment est-ce qu' organisé territorialement le Guyana et ce petit pays ? Y a-t-il plusieurs régions ?
Ils sont bien des élections distinctes si j'ai bien compris. Et de de deuxème question, en 2020 la publication des résultats électoraux a pris une période de 5 mois parce qu'en fait il y a il y a deux communautés qui s'opposent qui ont chacune un parti politique bien identifié. On assiste à une véritable bipolarisation de la vie politique entre les Indo-Guyanais et les afroguy Guyaniens.
Et comment est-ce qu'on imagine ces élections le 1er septembre ? Est-ce que cette cristallisation et ces oppositions sont toujours aussi vives ? Est-ce qu'on risque de connaître ces difficultés dans le dépouillement et dans la promulgation des résultats ?
Et puis dernière question, est-ce qu'on préfigure un peu une date d'inauguration pour notre ambassade au Guyana ? et peut-être André Guuyol qui va également participer à l'émission. Merci madame la présidente, madame la directrice, ma question concerne les convoitises dont fait l'objet le Guyana.
Depuis 2015 et la découverte d'importants gisements pétroliers offshore, le Guyana a connu une croissance exceptionnelle. Sur la période 2021-2027, le Guyana devrait connaître une croissance annuelle de 26,4 % contre 3,8 pour le reste du monde. Ce développement économique spectaculaire attise naturellement des convoitises.
Les États-Unis sont déjà solidement implantés. Avec son mobile étant de loin l'acteur majeur du secteur pétrolier. Le président Ali a par ailleurs été reçu par Aximping en juillet 2023 témoignant de l'intérêt croissant de la Chine.
La France quant à elle est perçue par les autorités guyaniennes comme un partenaire de premier plan. À votre connaissance, d'autres pays envisagent-ils de renforcer leur présence au Guyana ? Je vous remercie.
Euh je vous remercie. Alors, j'espère que j'aurai réponse à tout. Sinon, heureusement, j'ai mon experte qui peut-être me soufflera une ou deux réponses parce que j'ai pas forcément toutes les toutes les réponses sur le risque d'incursion du Venezuela.
Personnellement, je n'y crois pas. C'est que je pense que le Venezuela risquerait tellement gros à tellement d'autres enjeux et de problèmes avec le voisin américain notamment. Euh, il serait obligé aussi alors pour le coup de rentrer en guerre quasiment avec le Brésil he pu de passer par la frontière brésilienne et je pense que Loula a tout fait pour aider Maduro à être intégré à la communauté internationale mais là ça serait quand même une sacrée ligne rouge et je ne pense pas que ni Russie ni Chine ne l'encourage parce qu'ils peuvent en réalité faire du business avec eux euh sans avoir à voilà sans sans changement territorial.
Donc moi je n'y crois pas. Je pense qu'ils ont intérêt à gesticuler, avoir des leviers vis-à-vis de la communauté internationale. Je pense qu'ils ont intérêt à effrayer un peu pour peut-être obtenir quelques concessions, compris vis-à-vis des États-Unis en disant "Bon, OK, on se calme là, mais vous allez nous renouveler la licence au FAC." Voilà, il y a il peut y avoir aussi des billards à plusieurs bandes mais je pense pas que ce soit dans leur intérêt.
Après, une administration désespérée de Maduro pourrait prendre une décision complètement irrationnelle. On peut pas complètement l'exclure mais personnellement je le vois pas en tout cas à brève échéance euh sur les élections effectivement elles sont national et régionale et sous le contrôle de mon ex je pense que c'est on a des provinces euh ce sont mais c'est quand même au niveau gouverneur qu'il y a le plus de pouvoir. Donc euh au plan national vous l'avez dit la bipolarité est telle c'est toujours passé entre les afrodescendants et les indodescendants.
Ça ça va rester. C'est extrêmement polarisé. Je pense que les indodescendants ont quand même plus de chance parce que les autres ont été quand même très affaiblis lors des dernières réunions.
Et peut-être qu'iness perd faudrait je me permettre de compléter. Oui. Alors donc en effet, le Guyana est divisé en 10 régions et chacune des régions aura son sa sorte de gouverneur.
Donc ça c'est pour la partie régionale. Le Guyanas, c'est un système parlementaire qui est irrité du système britannique et donc en effet il y a une forte séparation éthnique. Néanmoins, le président Irfan Ali milite vraiment lui pour dire non, je veux rompre avec cette hérite.
Lui considère que c'est un héritage du colonialisme. Donc lui dit mon par mon parti est multiethnique. à voir si on va avoir un enfin une rupture avec ce système entre deux ethniies lors des prochaines élections.
Vous l'avez souligné, en 2020, on a une contestation des résultats. Euh la France milite pour que des missions d'observation électorale aient lieu que ce soit au niveau de l'Union européenne, de l'Organisation des États américains. Euh les Britanniques sur place nous ont déjà fait part du fait qu'ils voulaient également organiser une mission d'observation électorale. c'est vraiment scruté avec attention, notamment du fait que ces élections étaient annoncées il y a quelques semaines, enfin il y a de semaines avec un délai assez restreint pour que l'organ pour que l'opposition se mette en place.
Euh donc ça va aussi susciter un certain nombre d'interrogations de la part des partenaires régionaux et internationaux du Guyana et aussi de la de l'opinion publique sur place. Je suis pas certaine qu'on je suis pas certaine qu'il y a une alternance au regard de ce boom économique et de la politique qui a été adopté par le président Irfan Ali. Mais ça pose question ce délai très restreint pour organiser les élections au 1er septembre et euh sur l'inauguration de l'ambassade.
Oui oui la date je pense que Merci beaucoup. Je pense que la alors normalement on s'était dit 1er septembre mais 1er septembre le nouvel ambassadeur prendra son poste et cetera. ça sera plus probablement le le ministre lui-même était tenté d'y aller.
Alors ça pourrait être peut-être juste avant ou juste après l'Assemblée générale des Nations-Unies, la semaine ministéelle. Voilà. Ouais.
Probablement donc la 3e semaine de septembre en gros. Euh et puis pour les appétits, les convoituises, vous l'avez parfaitement résumé, la Chine évidemment est déjà très très présente. Je pense que le but quand même du Guyana, c'est de diversifier au maximum.
Euh évidemment, ils ont une dépendance pour l'instant et une affinité qui va d'abord aux États-Unis. Euh mais je pense qu'ils vont être très courtisés effectivement. Et puis ces champs pétrolifères pour le coup, ça pourrait les les Chinois exploitent déjà pas mal de de bruts vénézuezuéliens.
Donc en fait, je je dis pas que ça va permettre de d'apaiser les choses, mais le je pense que le la Chine est déjà présente localement. Euh donc euh d'où l'importance de nous de l'ouverture de cette ambassade. Euh pour l'instant on sera le seul partenaire européen.
Donc il y aura la délégation de l'européenne et de de l'Union européenne et nous les Allemands n'ont pas encore ouvert hein, ils sont pas voilà donc euh on sera plutôt avant-gardiste. Bien merci beaucoup. C'est vrai que lors de la précédente mission il y a 2 ans, on avait déjà constaté la présence de la Chine bien implantée.
Bien, je vais prendre une autre série de questions. Alors, je vais donner la parole à Michel Gréume. Merci madame la présidente.
Tout d'abord, bon, j'ai entendu les relations avec le gouvernement et le LEG. Je suis très contente d'apprendre qu'il y a des bonnes relations. Vous avez parlé tout à l'heure un peu du mercur, juste rappeler quelques informations.
Le mercur, c'est pas que le Brésil, hein. C'est aussi le Venezuela, le l'Argentine, le RA, le Paraguay. Et euh chez nous, les éleveurs dans le nord de la France par exemple et dans les pays dans les régions rurales sont étranglés par les coûts de production et puis par les normes imposées par la France.
D'ailleurs euh je voulais savoir comment le KURC justifie-t-il cet accord qui vous l'apporte quand même à des importations de viande produites dans des conditions inacceptables. Euh concernant l'autre mer, la France est la seule nation européenne avec des territoires dans la région de Guyane anti anti Saint-Pierre et Miclon. Ces territoires sont confrontés à des défis partagés avec les voisins.
Criminalité transfrontalière, immigration immigration clandestine, trafic de drogue, vulnérabilité climatique. Enfin bon, bref, ces territoires au trammarin sont en première ligne dans ces grands enjeux. Comment le Kedorsier articule-t-il sa stratégie diplomatique dans la zone avec les réalités vécues en Guyane, en Guadeloupe à Martinique ? quelques coopérations concrètes ont été engagé avec les pays voisins.
Et enfin, j'ai une question par rapport à Cuba qui malgré une coopération discrète, Cuba est confronté à des sanctions économiques américaines qui est renforcé par le retour en vigueur du titre 3 de la loi HS Burton en 2019 qui permet de poursuivre en justice les entreprises étrangères actives à Cuba. Cela limite fortement la capacité des entreprises françaises à investir malgré des liens historiques notamment dans la santé, la culture et l'éducation. Par ailleurs, la situation des droits fondamentaux reste une préoccupation légitime.
Un équilibre est à trouver entre pression diplomatique et indépendance stratégique. Depuis quand la diplomatie française d'ailleurs s'aligne-elle sur les choix de politique étrangère des États-Unis ? Que fait la France concrètement pour protéger ses entreprises face aux actions extraterritoriales américaines à Cuba ?
Est-elle prête à porter une voie indépendante pour un allègement des actions tout en maintenant bien entendu un dialogue front sur les libertés fondamentales ? Merci. Je propose qu'on prenne aussi deux autres questions.
Jean-Marc Ves Fortn. Merci madame la présidente, madame la directrice, on va continuer un petit peu le le tour des pays d'Amérique du Sud. notamment en l'occurrence, je voulais vous interroger sur la situation politique actuelle actuelle pardon en Colombie puisque dans ce pays Miguel sénateur d'opposition et candidat déclaré à la présidentielle a été blessé par balle à la tête ce samedi à Bogota et a été admis en soin intensif dans une clinique de la de la de la capitale.
En Colombie, cette tentative d'homicide ravive des souvenirs douloureux et fait craindre un retour de la violence politique. Rappelons d'ailleurs que le sénateur Urib est le fils d'une présentatrice de télévision assassinée par le cartel de Médelline dans les années 1990. On sait que la Colombie est un pays qui est plongé depuis plus d'un siècle dans une guerre entre soldats, guerriers, paramilitaires et narcotrafiquant et dans lequel un certain nombre de groupes illégaux, notamment des groupes d'idents des Farcs sont en train de se renforcer dans les zones éloignées du pays.
Tout ça a de quoi mettre à mal la politique de paix totale voulue par le président colombien qui avait pourtant franchi une étape majeure en 2016 en est de la signature de l'accord historique de paix entre l'État et la puissante guerilla des des Farques. Donc, je voulais avoir votre analyse sur sur ces violences et sur le risque derrière qu'elle se multiplie et puis de manière un peu plus large peut-être savoir s'il y a d'autres scrutins nationaux qui sont à suivre aujourd'hui en Amérique du Sud et qui pourraient avoir des impacts majeurs sur sur ces pays. Je vous remercie.
Merci. Et enfin une question de Giselle Jourdain. Donc nous avons donc un le second domaine maritime mondial grâce à nos régions ultrapériphérique.
Mais cette puissance donc occanique reste peu mobilisée comme un outil d'influence diplomatique et géopolitique, ce que je trouve donc un peu affligeant et je souhaitais savoir comment le ministère entendrait mieux valoriser les zones économiques exclusives ultramarines notamment dans les Caraïbes. Donc en s'appuyant sur les enceintes régionales tels la EEC, le Caricom ou Eurodome. Ensuite, la seconde question portera sur ce que nous pouvons faire au sein de l'Europe puisqu'il a toujours été donc une dynamique portée par la France que de valoriser donc les les régions ultraprérifériques françaises au sein donc de euh des enjeux donc européens.
Donc, j'aimerais savoir donc euh par rapport donc aux propositions qui est qui ont été faites pour un Blue Deal européen, comment donc on se situe par rapport à cela et comment votre ministère euh madame entend renforcer depuis les territoires français des Amériques et des Caraïbes une diplomatie maritime européenne ? Merci beaucoup. Alors sur la le premier point euh votre question madame la sénatrice sur le le Mercosour qui effectivement ne comprend pas que le Brésil.
Euh il y a également l'Argentine, le Paraguay, l'Uruguay. Euh le Venezuela ne fait pas partie du Mercosour euh mais euh mais effectivement le Brésil est le plus gros acteur le plus acteur économique principal suivi de de l'Argentine. Euh mais les quatre les quatre membres sont bien sûr extrêmement mobilisés euh pour euh pour la une signature rapide.
Alors, s'agissant des coûts de production, euh ce que vous dites sur les les coûts de production de nos éleveurs, c'est très précisément les éléments de langage que l'on utilise au ministère des affaires étrangères, le président également pour expliquer notre notre refus de principe de signer en l'état cet accord. Euh ce que le président a fait valoir, c'est le fait de dire qu'il n'était pas opposé en soit à un accord entre l'Union européenne et le Mercosour, mais que les comptes n'y était pas contenu de cet écart et de l'absence de clause de sauvegarde justement pour protéger nos éleveurs. Donc c'est précisément ces arguments qui nous font euh essayer de tenir tête et le ministère n n'est pas en première ligne mais nous avons des éléments très clairs. ministre est extrêmement en interministériel clair sur notre positionnement qui est celui de d'obtenir des clauses de sauvegarde justement pour se protéger et pour protéger nos éleveurs.
Euh s'agissant des ultramarins Guyan et Antis, euh ils sont effectivement euh confrontés à des défis en matière de sécurité, de criminalité organisée. Nous essayons au maximum de d'animer le la coordination interministérielle, si vous voulez, de coordonner en interministérial d'autres ministères pour essayer de d'y faire face collectivement et de pousser des des programmes qui à la fois européens et français qui permettent de faire face à ces à ces problèmes de criminalité organisé. Je pense à un programme qui s'appelle Elpacto qui est un programme européen où il y a énormément de financements européens à la clé.
Malheureusement, l'opérateur est espagnol, donc il faut qu'on voilà, on n' pas toujours toutes les informations, mais on essaie d'être vraiment très offensif sur ce programme pour en faire bénéficier pleinement l'ensemble de la région. La la Guadeloupe est un est un des un des principaux euh comment dire interlocuteurs locaux localement pour la mise en œuvre des programmes d'EL Pacto Caraï mais il y a aussi le le volet Amérique latine. Euh la prochaine d'ailleurs réunion ministérielle El Pacto, elle aura lieu à Lima le 16 juin.
Malheureusement on y annoncé notre ministre de la justice et notre ministre délégué auprès du ministère de l'intérieur. Le ministre de la justice ne peut pas y aller. J'ai vu.
Mais on essaie dans ce cas d'el pacto vraiment centré sur la lutte contre le narcotrafic d'être le plus offensif possible. On a un programme qui est français, celui-ci qui s'appelle Alcorka, qui est basé en République dominicaine, mais il travaille vraiment euh en réseau avec nos collectivités d'outre mer et avec les forces armées aux Antilles. Euh où on fait surtout là de la formation euh des forces de police, mais on essaie aussi de travailler avec les douanes, les attachés de sécurité intérieure. vraiment toute la chaîne depuis depuis la police euh en passant par les douanes jusqu'au volet y compris pénitentiaire hein sur le le volet lutte contre les narcos.
C'est évident, c'est une grande cause nationale et c'est quelque chose qu'on essaie nous-même de décliner. Alors avec des moyens nous ma direction a coordonné avec la direction des affaires stratégiques toute une grande analyse de notre réseau diplomatique, quels étaient nos moyens pour faire face à ça en recommandant à notre ministère de créer des postes, de redéployer des postes qui seraient euh peut-être supprimés en Afrique ou ailleurs sur cette zone pour lutter contre le narcotrafic. Pour l'instant, j'ai pas encore les retours mais je crois que les voilà les contexte budgétaire va va faire que ça va être compliqué.
Je suis pas sûr que j'aurais beaucoup plus de moyens, mais c'est sûr que notre dispositif en réseau fonctionne, mais il est modeste au regard des enjeux colossaux dans cette dans cette zone. Vous parliez aussi du Pérou deuxème producteur donc la Colombie premier producteur de cocaïne le Pérou le deuxè et on a vraiment effectivement fort à faire et puis avec des flux surtout de criminel organisé qui se réinventent qui sont extrêmement flexibles, enfin qui vraiment dès qu'on met plus d'obstacles dans la zone Caraïbe, ils redescendent vers l'Amérique du Sud, le port de Montidéo. Enfin, il faut vraiment nous-même avoir des moyens de suivre ces ces flux et cette re euh cette comment dire ces flux qui ne cessent eux de de se réagencer pour éviter les contrôles.
Euh s'agissant de Cuba, euh alors là, ce que vous avez décrit en terme d'équilibre à trouver, c'est précisément aussi ce qu'on essaie de faire. C'est pas facile effectivement de rester très ferme sur la question des droits fondamentaux et à la fois on n'est pas du tout aligné sur les États-Unis, on a toujours été très critique de ces sanctions et de ce de cet embargo économique hein parce que c'est ça n'a pas d'autres nom. Et par exemple, c'est un des sujets sur lesquels aux Nations- Unies, chaque année, on vote une résolution dénonçant cet embargo.
Et on chaque année, on a des des marches venant des Américains pour contester cette cette prise de position française. Pour nos pour nos entreprises, ce n'est pas facile. Pour l'instant, on est on est toujours arrivé à éviter les l'imposition de sanctions secondaires dans le cadre de Helms Burton, mais nos entreprises ont aussi de bons avocats et on fait souvent des démarches.
Moi quand j'étais en poste à Washington, j'ai souvent fait des démarches aussi pour nos entreprises Pernoricard et cetera. Donc ce n'est pas facile. Mais malheureusement le l'administration Trump a immédiatement rétabli l'ensemble des mesures extraterritoriales dont vous avez parlé dès qu'il a il est revenu au pouvoir.
Alors que Biden à la fin de son administration avait quand même levé un certain nombre d'obstacles qui ont été immédiatement rétablis. Sur la situation politique en Colombie, elle est extrêmement préoccupante effectivement. Pétro fini son mandat très affaibli.
Euh il a il a vraiment essayé avec son initiative de passe total de d'élargir l'accord de paix de 2016 à l'ensemble des autres mouvements de guerri qui outre les FARC, les dissidents des FARC EMC et leN de s'associer et donc d'étendre la les négociations à ces autres groupes qui en fait ont récupéré une partie des territoires qui étaient laissés par les FARC. Donc donc il a compris que si on ne réglait pas cette question, en fait, ça remettait en cause la légitimité même vis-à-vis des exf ceux qui avaient joué le jeu de de cet accord. Et pour autant, se faisant en élargissant cette négociation, il a aussi compliqué considérablement, il sait considérablement compliqué la tâche.
Euh et on le sait, il est très critiqué en interne par tous les partis conservateurs qui n'ont jamais adhéré à son agenda très socialiste, très généreux, très euh mais très ambitieux aussi. peut-être pas totalement réaliste sur certains domaines et donc il se plaint régulièrement de voilà de la force d'inertie interne de tout ce toute l'opposition de y compris des pouvoirs judiciaires et cetera. Donc l'accord de paix qui est toujours cité en modèle quand on est au conseil de sécurité des Nations- Unies, c'est toujours le seul la seule mission de vérification de l'accord de paix qui fonctionne.
C'est vrai, mais elle a elle a quand même beaucoup de défis. Euh cet assassinat, tentative d'assassinat est extrêmement préoccupante et tous les pays de la région euh quand Noboa est venu, Équateur récemment, il en parlait aussi au président euh l'extension des cartels et de la criminalité organisée dans tout le territoire, toutes les parties du territoire où l'État n'est pas présent, c'est-à-dire à peu près les 233 du enfin peut-être pas les 2/ tiers, j'exagère, mais au moins la moitié du territoire colombien qui est quand même grand comme quoi cinq fois la France euh sont au prises des des cartels qui ont étendu leur emprise sur l'équateur de façon extrêmement préoccupante. Euh sur euh sur les autres scrutins à à regarder de près, il y a Borit au Chili quand même qui euh je pense à la fin de l'année, c'est la fin de l'année ou c'est tout début de l'année prochaine ?
Loua l'année prochaine quand même très important. Moi je citerai ces deux en particulier qui peuvent de nouveau compléter et cetera. Alors, Pérou qui est aussi dans une situation extrêmement compliquée parce que vous savez que le Pérou après avoir élu un président de gauche qui s'est fait destituer, la vice-président qui est aux manettes est complètement paralysé par un congrès extrêmement conservateur.
Donc on verra ce que donneront les élections. Les élections c'est aussi à la fin de l'année. Non, 2026 aussi.
Ah, c'est tout 2026. Mais enfin, ils sont tous un peu déjà en campagne quand même he parce que c'est c'est les échéances s'approchent. Et puis euh et puis la Bolivie effectivement, la Bolivie ça a peut-être un peu moins dans enfin quoi que la Bolivie c'est très conflictuel aussi entre le les mouvements de harcè et puis euh donc euh à suivre tout ça.
J'aurais peut-être l'occasion de revenir en en audition pour revenir plus en détail sur la la vie politique de de ces différents partenaires très importants notamment notamment Loua et Boric mais le Pérou aussi. Euh vous savez que la présidente Bwirté euh qui est pas rarement autorisée à voyager a pu se rendre à Nice au sommet euh UNOC. Donc euh ça c'est c'est important.
Euh justement les ultramarins comme outil d'influence, ça a été tout notre ça a été vraiment tout ce qu'on a essayé de faire euh pour attirer le plus largement possible pour le sommet de Nice sur les sur l'océan. C'est aussi tout le travail qu'on a fait pour aider la Martinique à adhérer à la caricom comme membre observateur. La Guyane aussi va normalement être admis comme membre observateur de la Caricom. euh leur adhésion, alors vous l'avez cité la la EC et l'OEC sont très importantes.
On va organiser euh au 2e semestre une Krague, donc une grande conférence régionale euh des Antilles et des avec les collectivités euh euh territoriales françaises. Le président a parlé Ursula Verlayan a obtenu le principe d'une modification du règlement sur les Rupes, donc les régions ultrapériphériques qui ne peuvent de fait pas bénéficier d'une intégration euh au marché de la Caricom. tant qu'elles sont régies par des règles du marché commun européen sans exception.
Donc ça, il en est pleinement conscient, c'est aussi une priorité du président. Moi quand j'ai on est revenu de une démission très tôt où je venais de prendre mes fonctions, il a dit l'intégration régionale de nos collectivités doit être une priorité absolue. Notre ambassadeur, l'ambassadeur Arnaud Mentré qui vient d'être nommé il y a quelques semaines comme ambassadeur pour la zone atlantique a comme mandat clair de contribuer à euh aider nos nos collectivités d'outreem effectivement à mieux s'intégrer dans la région.
Et j'ai accompagné notre ministre délégué au partenariat au développement partenariat internationaux, monsieur Tani Mohamed Swali. C'est aussi un de ses voilà, c'est aussi une de ses grandes priorités euh et il a assisté au sommet de la Caricom avec ce message précisément. Donc on suit ça aussi.
Merci beaucoup. Voilà. Bien.
Mais je crois qu'il n'y a plus de questions. Alors, je voulais euh d'abord vous dire que nous souhaitions vous entendre sur une large zone du monde qui intéresse particulièrement notre commission. vous avez les responsabilités de cette grande zone.
Euh merci donc de vos réponses, des échanges qu'on a pu avoir avec nos avec nos collègues. Euh je pense d'ailleurs particulièrement à ceux qui ces échanges qui interrogent et qui intéressent euh les prochaines missions que nous allons effectuer. Donc on vous l'a dit, Brésil et puis d'autre part Guyana sur lequel on travaille depuis plusieurs années.
également vous dire que les échanges sur les États-Unis, je pense ont vraiment été intéressants avec un bilan, dont on l'a bien compris, enfin un bilan à ce jour difficile à à faire compte tenu bon de l'activisme du président. Puis je voudrais également associer mes remerciements à vos directeurs, aux personnes qui vous accompagnent. Voilà et vous remercier donc de votre présence dans cette audition.
Et puis je voudrais dire à mes collègues qu'on se retrouve demain matin à 9h. Bonne soirée à tous. Bonne soirée à tous.
Merci. Merci.