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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 28 juin 2017 13 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

François de Rugy : "L'Assemblée nationale donne très souvent une très mauvaise image d'elle-même"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour François de Rugy, président de l'Assemblée Nationale depuis hier et pour deux ans et demi ?

  • 0:19FerméeRéponse directe

    Et donc, c'est certain, à Noël 2019, vous démissionnez ?

  • 0:54FerméeRéponse directe

    Donc, il n'y a pas de conditionnel, dans deux ans et demi, vous démissionnerez, François de Rugy ?

  • 1:01OuverteRéponse directe

    Et vous laisserez votre place à une femme, peut-être ?

  • 1:31RelanceRéponse partielle

    Bien sûr, mais vous avez entendu, vous avez vu les déceptions exprimées hier, le beau perchoir à la présidence de l'Assemblée Nationale, alors que tous les chefs de groupe sont des hommes.

  • 2:14OuverteRéponse directe

    Expliquez-nous comment on passe de 3,8% des voix à la primaire de gauche, à quatrième personnage de l'État.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05PrésentateurFait
    « En tout cas, j'ai été élu président de l'Assemblée Nationale et dans la Constitution, il est prévu que c'est pour la durée de la législature. »
  • 0:19PrésentateurPromesse
    « Et donc, c'est certain, à Noël 2019, vous démissionnez ? »
  • 0:31Invité politiqueFait
    « Vous mettez ça au conditionnel, alors que ça a été présenté hier, notamment par Richard Ferrand, comme un engagement ? »
  • 2:17Invité politiqueFait
    « La secrétaire d'État à l'égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa, a dit, il y a toujours, le plafond de verre est toujours présent pour les femmes. »
  • 3:39PrésentateurFait
    « Oh, mais moi je n'ai pas du tout l'impression d'être un maréchal d'Empire, bien au contraire. »
  • 5:19PrésentateurFait
    « Moi, j'ai toujours défendu une écologie pragmatique, une écologie qui s'inscrit dans, en effet, le travail avec d'autres. »
  • 5:32PrésentateurFait
    « J'ai décidé de tourner la page du parti Europe Écologie et les Verts il y a déjà deux ans. »
  • 6:05PrésentateurFait
    « J'avais d'ailleurs essayé de le convaincre, sans succès, et c'est lui qui avait raison, sans doute, de se présenter dans cette primaire. »
  • 7:44PrésentateurFait
    « Honnêtement, depuis le perchoir, comme on dit, c'est-à-dire depuis la présidence de l'Assemblée, où je venais de faire mon discours, ce n'est pas ce qui m'a frappé le plus. »
  • 8:09PrésentateurFait
    « c'est là que j'ai été très chaleureusement et très longuement applaudi par une très large majorité de l'hémicycle de l'Assemblée nationale. »
  • 9:08PrésentateurFait
    « Moi, ce que je sais d'expérience, c'est que l'Assemblée nationale donne souvent une très mauvaise image d'elle-même, M. Mélenchon ou pas. »
  • 10:28PrésentateurFait
    « La question du système de retraite des députés, la question du système d'assurance chômage... Il a déjà été révisé le système de retraite. »
  • 10:50PrésentateurFait
    « l'engagement d'Emmanuel Macron est de faire converger tous les systèmes de retraite vers le régime général et de ne plus avoir de régimes spéciaux. »
  • 11:06PrésentateurFait
    « Moi, j'avais déposé un amendement en 2010 pour faire converger le système de retraite de l'Assemblée avec le régime général. »

Temps de parole

  • Présentateur78 %
  • François De Rugy22 %

1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour François de Rugy, président de l'Assemblée Nationale depuis hier et pour deux ans et demi ? En tout cas, j'ai été élu président de l'Assemblée Nationale et dans la Constitution, il est prévu que c'est pour la durée de la législature. Nous, notre engagement au groupe La République En Marche, c'est de remettre en jeu, en effet, les postes à responsabilité à l'Assemblée Nationale à mi-mandat. Et donc, c'est certain, à Noël 2019, vous démissionnez ? Nous regarderons avec les collègues, en effet, une nouvelle répartition des responsabilités et donc, évidemment, ça passerait par une démission.

0:31
François De Rugy

Vous mettez ça au conditionnel, alors que ça a été présenté hier, notamment par Richard Ferrand, comme un engagement ?

0:37
Présentateur

Non, non, non, c'est un engagement partagé, en effet, par l'ensemble du groupe et par l'ensemble des responsables du groupe. D'ailleurs, Richard Ferrand, le président du groupe, l'avait évoqué dès notre séminaire de samedi et moi, quand j'ai présenté ma candidature et que j'ai été élu par mes collègues du groupe, c'est dans ce cadre-là.

0:54
François De Rugy

Donc, il n'y a pas de conditionnel, dans deux ans et demi, vous démissionnerez, François de Rugy ?

0:58
Présentateur

Oui, nous procéderons à une nouvelle répartition des responsabilités.

1:01
François De Rugy

Et vous laisserez votre place à une femme, peut-être ?

1:05
Présentateur

Je pense que ce sera la logique que nous aurons à ce moment-là, puisque c'est évidemment pour promouvoir au poste à responsabilité à l'Assemblée Nationale des nouveaux et nouvelles députés. Et vous savez que le groupe La République En Marche est le groupe qui a amené le plus de nouveaux et nouvelles députés à l'Assemblée Nationale. Et évidemment, il y a des députés qui veulent travailler et, par leur travail parlementaire, montrer leur capacité à exercer des responsabilités importantes à l'Assemblée.

1:31
François De Rugy

Bien sûr, mais vous avez entendu, vous avez vu les déceptions exprimées hier, le beau perchoir à la présidence de l'Assemblée Nationale, alors que tous les chefs de groupe sont des hommes.

1:40
Présentateur

Alors ça, je n'y suis pour rien, et notre groupe n'y est pour rien.

1:43
François De Rugy

Mais le beau perchoir, ça pourrait être une femme, et puis non, finalement, on a choisi quelqu'un de compétent. Vous avez entendu ce discours.

1:48
Présentateur

Non, parce que moi, je n'ai pas jamais considéré que le débat était sur le terrain de la compétence. Nous avons eu un débat dans notre groupe, il y avait quatre candidats, deux hommes, deux femmes, et le débat n'était pas sur ce terrain-là. Il pouvait être sur le terrain de l'expérience, bon, ça c'est une réalité, je suis député depuis dix ans et j'ai exercé un certain nombre de fonctions à l'Assemblée Nationale, et par ailleurs aussi sur les propositions de transformation, de réforme de l'Assemblée Nationale. Moi, j'ai dit que je voulais présider pour réformer.

2:17
François De Rugy

La secrétaire d'Etat à l'égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa, a dit, il y a toujours, le plafond de verre est toujours présent pour les femmes.

2:24
Présentateur

Oui, elle a salué aussi mon élection, parce qu'elle me connaît, et elle connaît mon engagement aussi pour l'égalité femmes-hommes et la promotion des femmes en politique. Vous savez, quand j'ai été élu il y a cinq ans, coprésident d'un groupe à l'Assemblée Nationale avec Barbara Pompili, à l'époque, on nous a sorti exactement le même discours. On nous a dit, mais non, mais ça c'est pour l'affichage, ça ne changera rien, ce sera l'homme qui sera président. Et regardez aujourd'hui Barbara Pompili, le parcours qu'elle a fait, grâce en effet à ce volontarisme que nous avons eu en 2012, pour la parité, pour l'égalité, pour la promotion des femmes au poste à responsabilité.

2:56
François De Rugy

Certes, mais c'est tout de même un homme qui est président de l'Assemblée Nationale, et vous êtes cet homme.

3:01
Présentateur

Par ailleurs, sur les présidents de groupes, si vous me permettez cette remarque, Patrick Cohen, vous remarquerez que les groupes qui ont présenté des femmes à la présidence de l'Assemblée Nationale, en sachant très bien qu'elles n'avaient aucune chance, puisqu'ils ont des effectifs de 20 ou 30 députés, en revanche, ont tous choisi des hommes pour présider leur groupe. Et il y a même un groupe qui a choisi une coprésidence, mais une coprésidence avec deux hommes.

3:20
François De Rugy

Quel groupe alors ? Le groupe UDI, les Républicains. Très bien. Vous voici donc, François de Rugy, à l'un des postes les plus prestigieux de la République. Alors expliquez-nous comment on passe de 3,8% des voix à la primaire de gauche, à quatrième personnage de l'État. Comment le capitaine est devenu maréchal d'Empire ?

3:39
Présentateur

Oh, mais moi je n'ai pas du tout l'impression d'être un maréchal d'Empire, bien au contraire. J'ai l'impression d'être un président. Le paysage politique d'aujourd'hui, oui quand même. C'est une image, bien sûr, mais je suis président de l'Assemblée Nationale, et je l'ai dit à mes collègues, hier à la tribune de l'Assemblée, après l'avoir dit dans mon groupe, je veux être un président parmi les députés, aux côtés des députés, parce que je sais ce que c'est que d'être député. D'être député d'opposition, que d'être député dans la majorité, d'être député dans un groupe minoritaire, dans l'opposition ou dans la majorité.

Tout ça, je le connais, je sais les limites du mandat de député, et ce que nous pouvons améliorer dans ce mandat. Et je pense qu'en effet, mes propositions, qui sont anciennes, qui sont le fruit d'un travail avec des propositions de loi que j'ai déposées ces dernières années, alors c'est vrai que ce n'est pas tellement ça qui fait la une des médias, qui fait l'objet d'interview, etc. Mais c'est un travail qui a été fait, il va nous permettre de transformer l'Assemblée Nationale.

4:25
François De Rugy

J'ai vu cela, et on va en parler dans deux minutes, je vous le promets, François de Rugy, effectivement, l'égalité entre les citoyens et les parlementaires. J'ai retenu ça dans votre discours d'hier, mais deux mots sur votre parcours qui vous a fait passer d'Europe Écologie et les Verts, disons, allez, pour faire court, d'Europe Écologie et les Verts, au hollandisme et au valsisme, puis au macronisme, vos adversaires, ils sont nombreux, disent opportunistes, carriéristes. Voilà, c'est ça, c'est le raccourci entre le passage de, je disais, capitaine à Maréchal Lempire. C'est comme, vous assumez cela, ces virages politiques ?

5:01
Présentateur

Vous auriez pu dire député de base à président de l'Assemblée Nationale, ça aurait été plus factuel. Moi, je crois que si on a l'honnêteté et la bonne foi, ce qui n'est pas toujours les qualités les mieux partagées dans le monde politique, et de regarder mon parcours dans la durée, eh bien, on voit qu'il y a une cohérence dans le temps, qu'il y a une cohérence sur les engagements et les choix politiques que j'ai faits. Moi, j'ai toujours défendu une écologie pragmatique, une écologie qui s'inscrit dans, en effet, le travail avec d'autres. On ne peut pas le faire tout seul. J'ai décidé de tourner la page du parti Europe Écologie et les Verts il y a déjà deux ans.

À l'époque, le mouvement En Marche n'existait pas. Et quand il s'est créé, qu'Emmanuel Macron s'est présenté à l'élection présidentielle, j'ai décidé de le soutenir et d'inscrire mon action dans un mouvement plus large, qui est le mouvement, aujourd'hui, La République En Marche. Et je pense qu'en effet, c'est ce qui m'amène aujourd'hui à exercer de nouvelles responsabilités.

5:52
François De Rugy

Pardon, au moment où Emmanuel Macron s'est déclaré candidat à la présidentielle, vous étiez vous-même candidat à la primaire de gauche.

5:57
Présentateur

Oui, à ce moment-là, j'avais déjà, avant même qu'il se déclare à l'élection présidentielle, je m'étais engagé à me présenter à la primaire de la gauche. J'avais d'ailleurs essayé de le convaincre, sans succès, et c'est lui qui avait raison, sans doute, de se présenter dans cette primaire. J'y ai défendu des idées, vous le savez bien, qui sont très proches de celles qu'Emmanuel Macron a défendues lui-même dans la campagne présidentielle. Et donc, je pense que c'était assez logique, là aussi, si on est de bonne foi, et qu'on ne cherche pas la polémique à tout prix, eh bien, c'était assez logique que je soutienne Emmanuel Macron.

Et moi, je me reconnais dans le projet présidentiel qu'a défendu et présenté Emmanuel Macron.

6:32
François De Rugy

Et comme tous les autres candidats à la primaire de gauche, vous étiez engagé à soutenir le vainqueur, ce que vous n'avez pas fait. Vous n'avez pas soutenu Benoît.

6:37
Présentateur

Je m'en suis expliqué, sur une autre antenne de Radio France d'ailleurs, en disant clairement qu'à un moment donné, j'ai préféré plutôt la logique de la cohérence des idées pour mon pays, plutôt que l'obéissance à un parti ou un groupement de partis. Et puis, par ailleurs, je vais vous dire une chose simple, quand on prend des engagements, c'est comme dans la vie, la vie politique. On peut se marier, on a le droit de divorcer. Et donc, oui, moi, le divorce avec Benoît Hamon et avec les idées qu'il a défendues, il était clair et net à la primaire de la gauche. Et c'est sans doute un des problèmes de la gauche.

Moi, je ne suis pas là pour commenter les histoires du Parti Socialiste, mais tout le monde le voit aujourd'hui. C'est qu'il n'y a plus de projet commun. Il y a peut-être des choses qui ont été faites ensemble par le passé, mais il n'y avait plus de vision pour l'avenir. Alors qu'avec Emmanuel Macron, ce qui nous réunit, nous avons des parcours différents. Toutes les personnes qui sont élues députées à l'Assemblée nationale, avec le groupe La République En Marche, qui sont au gouvernement, ont des parcours différents sur le passé, puisque ce mouvement est totalement nouveau. Mais nous partageons une vision commune de l'avenir.

7:32
François De Rugy

Un mot sur l'image d'hier dans l'hémicycle. Toute l'Assemblée n'a pas applaudi à votre élection. Les insoumis et les lepénistes sont restés assis. C'est dommage ? C'est moche ? Ou vous vous en fichez ?

7:44
Présentateur

Honnêtement, depuis le perchoir, comme on dit, c'est-à-dire depuis la présidence de l'Assemblée, où je venais de faire mon discours, ce n'est pas ce qui m'a frappé le plus. Moi, j'ai vu au contraire qu'il y avait un esprit républicain qui était très largement partagé, qui en est fait d'applaudir un nouveau président, quand son élection est annoncée, puis après son discours. J'ai aussi constaté, et ça, j'en étais assez fier et assez heureux, que quand j'ai parlé du drapeau européen présent à l'Assemblée nationale, aux côtés du drapeau français, c'est là que j'ai été très chaleureusement et très longuement applaudi par une très large majorité de l'hémicycle de l'Assemblée nationale.

8:16
François De Rugy

Et pas par les insoumis. Et la cravate ? Il faut garder l'usage de la cravate, François de Rugy ?

8:19
Présentateur

Pour la petite histoire, vous savez que c'est moi qui, en 2008, alors que j'étais nouvellement élu député, avait demandé peut-être qu'on assouplisse cette règle, donc je proposerais au bureau de l'Assemblée nationale que nous assouplissions cette règle. En tout cas, nous n'allons pas en faire un sujet de polémique ou un problème avec tel ou tel député, dont on voit bien que, eux, leur objectif, c'était d'essayer déjà de faire une provocation.

8:43
François De Rugy

De faire le cirque, avez-vous dit, à propos de Jean-Luc Mélenchon et de ses députés ? Vous reprendriez l'expression ? Ils ont la volonté de faire le cirque à l'Assemblée ?

8:52
Présentateur

En tout cas, avant d'être à l'Assemblée nationale, chacun a pu voir qu'il y avait souvent quand même une tendance à multiplier les provocations. En arrivant à l'Assemblée nationale, au lendemain des élections, on a bien vu qu'il y avait une théâtralisation extrêmement forte. Moi, ce que je sais d'expérience, c'est que l'Assemblée nationale donne souvent une très mauvaise image d'elle-même, M. Mélenchon ou pas. Ce n'est pas lié à sa personne, pour le coup. Eh bien, il faut changer cela aussi. Je l'ai dit aux députés nouvellement élus, prenez sur vous de ne pas répondre aux provocations.

Les questions au gouvernement, chacun le voit bien quand elles sont télévisées en direct tous les mardis et les mercredis après-midi. On a l'impression que c'est une basse cour, que c'est une mauvaise cour d'école, que les gens s'invectissent, s'insultent, font des gestes déplacés.

9:35
François De Rugy

Apprendre à s'écouter, ça c'est un vœu pieux, vous avez dit. Apprendre à s'écouter, respect, bienveillance.

9:41
Présentateur

Oui, ce sont nos principes en marche et nous serions évidemment heureux qu'ils soient partagés. Et puis, je crois que c'est une demande des Français. Les Français, souvent, nous le disent quand on les croise dans la rue, quand on les interroge, pourquoi l'Assemblée nationale donne cette image ? Mais ça va au-delà. Je l'ai dit aussi, il ne faut pas que le Parlement se contente de parler. On est là pour agir, on est là pour légiférer, on est là pour fabriquer de la loi et ça, ça ne se fait pas dans l'invectif. D'ailleurs, dès qu'on est en dehors de ces moments de grande tension, il y a beaucoup de débats parlementaires où il y a un esprit de débat constructif.

10:12
François De Rugy

Alors, l'égalité entre les parlementaires et les citoyens, François de Rugy, quels sont donc les acquis, les avantages ou les privilèges que vous voulez discuter ou remettre en cause ?

10:23
Présentateur

Je les ai cités devant mes collègues dès mon discours hier après-midi parce que je veux que les choses soient claires. La question du système de retraite des députés, la question du système d'assurance chômage... Il a déjà été révisé le système de retraite. Oui, mais il reste dérogatoire et il faut le dire plus avantageux que le mode de calcul des retraites du régime général. La question de l'assurance chômage, la question des frais de mandat sur lesquels il faut faire la transparence et j'ai dit appliquer les règles communes. Il y a des règles communes.

Vous savez que pour les retraites, l'engagement d'Emmanuel Macron est de faire converger tous les systèmes de retraite vers le régime général et de ne plus avoir de régimes spéciaux. Eh bien, moi, je souhaite que l'Assemblée nationale prenne l'initiative d'elle-même de se caler sur le régime général et n'attende pas une réforme des retraites pour de nouveau discuter de cette question. Moi, j'avais déposé un amendement en 2010 pour faire converger le système de retraite de l'Assemblée avec le régime général. À l'époque, il avait été repoussé par la quasi-totalité des bancs de l'Assemblée. J'avais reposé la question en bureau de l'Assemblée nationale et nous avions commencé une réforme.

Il faut aller au bout de cette logique d'égalité. Que les Français n'aient pas l'impression que les parlementaires, un peu à l'abri des regards indiscrets, sous la règle du secret ou de l'opacité, ont des régimes particuliers. Parce que ça, ça nourrit l'antiparlementaire. Je veux convaincre mes collègues députés, notamment les Nouvelles et Nouveaux, j'en suis sûr qu'ils seront beaucoup plus sensibles, que c'est le secret et l'opacité qui nourrit l'antiparlementarisme.

11:41
François De Rugy

François de Rugy, président de l'Assemblée nationale. Avec nous, on vous retrouve dans quelques minutes avec les questions, les appels des auditeurs d'Inter. Dans un instant, la revue de presse.

François de Rugy : "L'Assemblée nationale donne très souvent une très mauvaise image d'elle-même" — François De Rugy · Pourquijevote