Budget 2026 : « Je serai intraitable sur notre trajectoire budgétaire »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Je serai intraitable sur notre trajectoire budgétaire. »
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« Nous conserverons l'objectif d'un déficit inférieur à 3 % du produit intérieur brut en 2029. »
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« Ce budget relève un peu d'une construction parfaite, d'un plan d'architecte. »
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« 3 % en 2029, en fait en dessous de 3 % en 2029, c'est le niveau qui permet de stabiliser notre dette. »
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« Adopter un budget qui mette un coup d'arrêt à la hausse de la dette et rétablisse nos comptes publics en préservant la croissance, en préservant l'emploi et en préservant la transition écologique. »
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L'instabilité de notre situation politique rend plus pressante encore notre responsabilité aujourd'hui, celle d'assurer stabilité, visibilité et confiance aux Français, aux ménages, aux entreprises, aux investisseurs. Vous y avez vous aussi fait référence, monsieur le président. Cela suppose, c'est un bon début, de doter la France d'un budget pour 2026.
Cette exigence de responsabilité, elle est collective. Chacun de là où il est doit tenir sa part. Notre premier devoir était de déposer devant vous ce projet de budget dans le respect des délus des délais pardon prévus par la Constitution.
Nous sommes aujourd'hui dans les temps pour permettre que les 70 jours de débat parlementaires aillent jusqu'à leur terme. Ce projet de budget, c'est un travail, c'est le fruit, pardon, d'un travail de longue haleine. Cher Amélie, je voudrais te remercier pour le travail exceptionnel que tu as accompli depuis que tu as été nommé le 23 décembre dernier et je souhaite aussi saluer le travail exemplaire des agents de nos ministères.
Certains sont présents dans la salle aujourd'hui, d'autres nous écoutent. Ils ont œuvré sans relâche à la préparation du texte que nous vous présentons aujourd'hui malgré les sousbres sauts du calendrier politique de ces derniers mois. Ce budget, il propose un point d'équilibre possible sans exclure que d'autres soient envisageable.
Il constitue un point de départ et certainement pas le point d'arrivée. Vous nous l'avez rappelé, monsieur le président. S'ouvre donc le chapitre des discussions parlementaires.
Le premier ministre l'a dit, nous serons à l'écoute de vos propositions. Le premier ministre s'est engagé à ne pas recourir à l'article 49 alinéa 3 pendant les débats. Nous sommes donc tous garantissement d'un compromis si nous voulons doter la France d'un budget pour 2026.
Mais concession ne veut pas dire des raisons. Justice fiscale ne veut pas dire surencher fiscale. Je tiens à être clair.
Le compromis politique que nous atteindrons ne fera pas de lui-même disparaître notre dette. Donc laissez-moi vous prévenir, je serai intraitable sur notre trajectoire budgétaire. Nous conserverons l'objectif d'un déficit inférieur à 3 % du produit intérieur brut en 2029.
Non pas pour faire plaisir à Bruxelles. J'étais jeudi et vendredi en l'occurrence à Luxembourg avec mes collègues européens. Ils sont préoccupés par la situation française mais ils soutiennent nos efforts de redressement et je pense qu'ils nous font confiance.
Ce n'est pas non plus pour faire plaisir au marché financier, même si c'est important pour notre souveraineté, mais parce que 3 % en 2029, en fait en dessous de 3 % en 2029, c'est le niveau qui permet de stabiliser notre dette, d'arrêter sa hausse inexorable. Je répète stabiliser alors que notre objectif à toutes et à tous, ça doit être ça décrue. Voilà donc la vision que je défondrai sans relâche.
Adopter un budget qui mette un coup d'arrêt à la hausse de la dette et rétablisse nos comptes publics en préservant la croissance, en préservant l'emploi et en préservant la transition écologique qui est un impératif absolu avec un effort équitablement réparti. Il en va de la pérennité de nos services publics comme de celle de notre modèle social. Il en va de la préservation de notre souveraineté, de la signature de la France, la crédibilité de nos engagements envers nos partenaires européens et internationaux.
Il en va de notre responsabilité face aux générations futures. Je connais bien le Sénat, ça fait 8 ans que nous travaillons avec vous dans mes diverses fonctions. Je sais que cette notion de responsabilité, elle est inhérente à la manière dont vous travaillez.
Donc je sais que ce travail il sera fait avec vous. Pierre Moscovici, vous l'avez dit, monsieur le président, premier président de la Cour des comptes, président du Conseil des finances publiques, vous a dit que ce budget relève un peu d'une construction parfaite, d'un plan d'architecte. C'est vous, c'est vous qui en serez les bâtisseurs.
Et afin de partager cette responsabilité commune et afin que nous soyons au même niveau d'information, Amélie Monchalin et moi-même vous transmettront régulièrement des informations sur l'impact des dispositions qui auront été votées en commission comme en séance, en dépenses, en recette et en déficit. Ces chiffres seront évidemment des estimations.
Roland Lescure