Marc Bloch au Panthéon : "Ça vous prend aux tripes", témoigne l'historienne alsacienne Catherine Maurer
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:01OuverteRéponse directe
À quoi ça va pouvoir ressembler ? Qu'est-ce que vous pouvez déjà nous en dire ce matin ?
- 1:44OuverteRéponse directe
Marc Bloch a des origines alsaciennes. Il a enseigné aussi au palais universitaire pendant plus de 15 ans. Vous estimez que son héritage est assez présent aujourd'hui en Alsace ?
- 2:28OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous retenez de son œuvre d'historien ? Marc Bloch, c'était un peu finalement l'un des premiers combattants de ce qu'on appellerait aujourd'hui les fake news en fait.
- 3:47OuverteRéponse directe
Les proches de Marc Bloch, sa famille, tiens, et je les cite, ses proches, à ce que soit respectée ce soir l'unicité de l'homme, tant son combat en tant que soldat pendant les deux guerres, que son combat de résistant qui lui a coûté la vie, que son travail d'historien aussi. Marc Bloch, c'est un tout indissociable ?
- 4:42OuverteRéponse directe
Et d'où la présence ce soir, cette passation avec de nombreux jeunes, 700 jeunes qui seront présents autour de vous pour la cérémonie de panthéonisation ce soir, de Marc Bloch, l'alsacien, à Paris.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:08PrésentateurFait
« L'alsacien, historien, résistant, fusillé par les Allemands en 1944. »
- 0:14PrésentateurFait
« Marc Bloch fait son entrée ce soir au Panthéon, la dernière demeure des personnalités qui ont le plus marqué l'histoire de France. »
- 1:49PrésentateurFait
« Marc Bloch a des origines alsaciennes. Il a enseigné aussi au palais universitaire pendant plus de 15 ans. »
- 2:40PrésentateurFait
« Marc Bloch, c'était un peu finalement l'un des premiers combattants de ce qu'on appellerait aujourd'hui les fake news en fait. »
- 3:51PrésentateurFait
« Les proches de Marc Bloch, sa famille, tiens, et je les cite, ses proches, à ce que soit respectée ce soir l'unicité de l'homme, tant son combat en tant que soldat pendant les deux guerres, que son combat de résistant qui lui a coûté la vie, que son travail d'historien aussi. »
Temps de parole
- Invité63 %
- Présentateur37 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Entre ici, Marc Bloch. Le président Emmanuel Macron l'avait annoncé à l'occasion du 80e anniversaire de la libération à Strasbourg. L'alsacien, historien, résistant, fusillé par les Allemands en 1944. Marc Bloch fait son entrée ce soir au Panthéon, la dernière demeure des personnalités qui ont le plus marqué l'histoire de France. Bonjour Catherine Morer. Bonjour. Vous êtes professeur d'histoire contemporaine à l'université de Strasbourg, spécialiste de l'œuvre de Marc Bloch. Vous serez ce soir à la cérémonie à Paris. C'est toujours un moment très fort au Panthéon sous la fameuse devise « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante ».
Oui, tout à fait. Alors je suis déjà à Paris parce qu'il y a quelques répétitions pour la cérémonie. Et c'est déjà très impressionnant de se trouver évidemment devant en réalité le Panthéon pour la partie qui me concerne. Et c'est effectivement quelque chose qui vous prend vraiment aux tripes comme on dit.
À quoi ça va pouvoir ressembler ? Qu'est-ce que vous pouvez déjà nous en dire ce matin ?
Alors il y aura plusieurs tableaux scéniques qui seront à l'extérieur du Panthéon. Et puis à l'intérieur il y aura le moment vraiment très protocolaire avec autour bien sûr des cénotaphs de Marc Bloch et de son épouse Simone Bloch. Parce qu'il ne faut pas oublier que la panthéonisation concerne en fait le couple. Et donc il y aura là les discours et notamment le discours d'Emmanuel Macron. Et puis la cérémonie se terminera par une marseillaise mais qui sera aussi chantée sur le parvis.
Marc Bloch a des origines alsaciennes. Il a enseigné aussi au palais universitaire pendant plus de 15 ans. Vous estimez que son héritage est assez présent aujourd'hui en Alsace ?
Alors je dirais oui et non. C'est un historien. Donc nous les historiens, on a un petit rôle à jouer mais on n'est pas forcément présent tous les jours dans la vie des gens. Mais c'est certain que son souvenir s'est maintenu sans doute davantage que dans d'autres régions. Et c'est vrai que c'est important aussi pour les Alsaciens d'aujourd'hui de se souvenir que cet historien, ce patriote, ce résistant était d'origine alsacienne. Et d'ailleurs dans ses écrits il rappelait ses origines alsaciennes même si lui-même avait grandi à Paris.
Qu'est-ce que vous retenez de son œuvre d'historien ? Marc Bloch, c'était un peu finalement l'un des premiers combattants de ce qu'on appellerait aujourd'hui les fake news en fait.
Oui, alors c'est quelqu'un d'abord, c'est un spécialiste d'histoire du Moyen-Âge. C'était un spécialiste d'histoire des croyances et notamment des croyances de tout le monde si on peut dire, du plus grand monde. Et puis c'était aussi quelqu'un qui s'intéressait effectivement à la vie des gens dans le passé, donc notamment au Moyen-Âge, notamment dans les campagnes, puisque à l'époque c'est surtout dans les campagnes que les gens vivaient. Et c'est quelqu'un aussi qui était très attaché à la rencontre des disciplines, c'est-à-dire qu'il n'était pas seulement historien, mais qu'il se voulait aussi philosophe, sociologue, linguiste, etc.
Tout pour éviter les explications simplistes en fait, c'est ça ?
Oui, c'est ça, voilà. Il voulait sortir des explications toutes faites et surtout aussi d'une histoire qui était trop détaillée, qui était l'histoire date, parce que souvent quand on parle de l'histoire, on pense aux dates. Donc lui, ce n'était pas du tout cela, il voulait sortir de cette vision-là, de cette conception-là, en utilisant d'autres sources.
Les proches de Marc Bloch, sa famille, tiens, et je les cite, ses proches, à ce que soit respectée ce soir l'unicité de l'homme, tant son combat en tant que soldat pendant les deux guerres, que son combat de résistant qui lui a coûté la vie, que son travail d'historien aussi. Marc Bloch, c'est un tout indissociable ?
Oui, tout à fait, et la famille souhaitait aussi que sa fonction enseignante soit également reconnue, parce que c'est un historien, mais c'est aussi un historien qui a transmis, puisqu'il a été professeur à Strasbourg, on l'a dit, pendant presque une vingtaine d'années, professeur ensuite à Paris, et donc effectivement, toutes les dimensions de son existence se tiennent. D'ailleurs, lui-même l'a dit aussi, c'est aussi un historien finalement qu'il est entré dans la résistance, et qu'il a finalement payé et payé de sa vie.
Et d'où la présence ce soir, cette passation avec de nombreux jeunes, 700 jeunes qui seront présents autour de vous pour la cérémonie de panthéonisation ce soir, de Marc Bloch, l'alsacien, à Paris. Merci Catherine Morer, professeure d'histoire contemporaine à l'université de Strasbourg, d'avoir été l'invité ici à Alsace. Merci madame. Merci à vous. Il est 7h54, toutes les infos concernant la panthéonisation de Marc Bloch, vous les avez aussi sur notre site ici.fr.