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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 19 mai 2017 65 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Macron : c'est moi le patron ! #cdanslair 19-05-2017

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 40 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:23OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous cette cote de confiance historiquement basse ?

  • 4:02OuverteRéponse directe

    Cette cote de 45% est-elle une surprise ?

  • 5:21OuverteRéponse directe

    Y a-t-il une inquiétude sur la capacité de Macron à diriger ?

  • 6:57OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ce score va changer quelque chose ?

  • 8:23RelanceRéponse directe

    Pourquoi cette volonté de verrouiller la communication ?

  • 13:38RelanceRéponse directe

    Pensez-vous que c'est des bonnes conditions d'exercice de la liberté de la presse ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28PrésentateurChiffre
    « Seuls 45% des Français lui font confiance. »
  • 0:33PrésentateurChiffre
    « 36% pour Édouard Philippe. »
  • 2:46InvitéChiffre
    « Les Français viennent d'investir un nouveau président de la République, qui lui accordent 45% de confiance. »
  • 3:20InvitéFait
    « Dans ce vote, il y avait certainement la majorité des électeurs qui ont voté Emmanuel Macron soutenaient à la fois Emmanuel Macron et le projet. »
  • 4:22Invité politiqueFait
    « Ils attendent des preuves et ils attendent un retour sur investissement. »
  • 7:17InvitéFait
    « On peut dire qu'il paye pour les autres. »
  • 7:52InvitéFait
    « Un président de la République, ce n'est pas un roi de thaumaturge. »
  • 17:23PrésentateurFait
    « Il parlait d'un président jupitérien. »
  • 33:27InvitéPromesse
    « Réduire la part du nucléaire de 75 à 50% dès 2025. »
  • 33:31InvitéPromesse
    « réduire la part du nucléaire de 75 à 50% dès 2025 »
  • 33:36InvitéPromesse
    « fermer la centrale de Fessenheim »
  • 39:30Invité politiqueFait
    « écoutez je prends acte c'est la décision du référendum »
  • 39:55Invité politiqueFait
    « la puissance publique ne peut pas faire autrement que de respecter le choix populaire »
  • 40:13Invité politiqueFait
    « il y a des alternatives à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes »
  • 47:20Invité politiqueFait
    « certains l'accusent de se renier il y a quelques semaines encore il proposait l'inverse de certaines mesures voulues par Emmanuel Macron concernant la CSG ou l'ISF »
  • 56:13Invité politiqueFait
    « il y aura un semblant de concertation c'est obligatoire de toute façon »
  • 56:30Invité politiqueFait
    « la loi d'habilitation doit être présentée rapidement au Parlement quand l'Assemblée sera élue »
  • 1:00:33Invité politiqueFait
    « ils ne les ont pas eus »
  • 1:00:46Invité politiqueFait
    « c'est aussi cela c'est quelqu'un qui sait assurer la cohésion »
  • 1:01:35PrésentateurFait
    « il n'a pas désigné de secrétariat les concernant »
  • 1:01:41PrésentateurChiffre
    « lorsqu'un gouvernement comporte 35-40 membres »
  • 1:01:58PrésentateurFait
    « le logement s'est rattaché à la solidarité »
  • 1:02:19Invité politiqueFait
    « et puis il y a un nombre de secrétaires d'état dans les gouvernements pléthoriques »
  • 1:02:35PrésentateurFait
    « et puis viennent les législatives et là commence et d'un seul coup ils sont de nouveau 40 »
  • 1:02:42PrésentateurFait
    « il semblerait qu'Emmanuel Macron veuille faire ce que Nicolas Sarkozy avait dit qu'il ferait »
  • 1:03:38InvitéFait
    « large victoire je ne crois pas »
  • 1:03:43InvitéFait
    « dans les chiffres de popularité dont on parlait tout à l'heure »
  • 1:03:50InvitéFait
    « de créer en quelques semaines un parti du président »
  • 1:04:01Invité politiqueFait
    « qui n'ont souvent pas d'implantation locale »
  • 1:04:10PrésentateurFait
    « le scrutin majoritaire permet à une force qui fait autour de 30-35% de décrocher une majorité absolue »

Temps de parole

  • Présentateur51 %
  • Emmanuel Macron22 %
  • Invité18 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %

2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
Présentateur

Bonsoir à tous, bienvenue dans C'est dans l'air. C'est déjà la douche froide pour le nouveau président et son Premier ministre au terme d'une semaine marquée par la composition du gouvernement. Un premier sondage confirme ce que les observateurs avaient prédit. Il n'y a pas d'état de grâce pour Emmanuel Macron. Seuls 45% des Français lui font confiance. Et le jugement est encore plus sévère pour Edouard Philippe, crédité de 36% d'opinions favorables. Dans ce contexte difficile, le chef de l'État prépare la bataille des législatives et impose des règles strictes à ses ministres. On sait déjà que les membres du gouvernement candidats perdront leur poste s'ils sont battus le mois prochain.

Mais l'équipe d'Edouard Philippe, composée de fortes têtes et de couleurs différentes, est aussi soumise à une sorte de règlement intérieur avec trois mots d'ordre. Confidentialité, discipline et solidarité. Voilà qui tranche en effet, si c'est respecté, avec les gouvernements précédents. Emmanuel Macron qui est aujourd'hui au Mali, souhaite également changer les règles avec la presse, notamment au voyage officiel, ce qui fait grincer les dents des rédactions. Bref, que ce soit avec sa majorité, avec ses ministres ou les journalistes, le nouveau président a un message très clair, c'est moi le patron. On en parle ce soir avec nos invités.

Pascal Perrineau, vous êtes politologue, professeur à Sciences Po. Vous sortez dans quelques jours, le 1er juin, un nouveau livre. Cette France de gauche qui vote FN aux éditions du Seuil. Elisabeth Martichoux, vous êtes chef du service politique de RTL. Vous êtes en charge de l'interview politique chaque matin sur cette station. Mathieu Croissando, vous êtes directeur de la rédaction de l'Obs, dont la Une est consacrée cette semaine à Emmanuel Macron avec ce titre « Il ose tout ». Guillaume Tabard, vous êtes éditorialiste politique au quotidien Le Figaro. Et on vous retrouve également sur Radio Classique. – Bonsoir à tous les quatre. – Bonsoir.

– Merci beaucoup de participer à cette émission. On attend bien sûr vos questions par SMS et Internet. Alors on se doutait qu'il n'y aurait pas d'état de grâce, mais à ce point-là, regardez la cote de confiance d'Emmanuel Macron qui est à 45% selon l'institut Elab, 36% pour Édouard Philippe. C'est du jamais vu. C'est le couple de l'exécutif, on voit tous les précédents, le couple de l'exécutif le plus impopulaire de la 5e, après, évidemment, quelques jours seulement au pouvoir. Comment est-ce que vous l'expliquez ?

2:24
Invité

Pascal Perrineau. – Écoutez, au-delà de la France, dans toutes les démocraties, aujourd'hui, ce que l'on appelait l'effet « lune de miel » est de plus en plus bref, et même maintenant, il tente à devenir inexistant. Et c'est ce qui semble être le cas dans le cas français, c'est-à-dire, voilà, les Français viennent d'investir un nouveau président de la République, qui lui accordent 45% de confiance. Mais ça serait extrêmement gênant s'il y avait des concurrents de poids sur ce terrain de la popularité. Le problème, c'est que c'est 45% dans un champ de ruines de la popularité. Donc ça n'est pas si mal que cela.

Je suis sûr que le président serait content s'il avait dépassé au moins la barre symbolique des 50%. Mais on voit bien aussi, c'est intéressant, que ça permet de revisiter le score élevé d'Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle. Dans ce vote, il y avait certainement, la majorité des électeurs qui ont voté Emmanuel Macron soutenaient à la fois Emmanuel Macron et le projet. Mais il y avait un vote contre, contre Marine Le Pen, extrêmement important. Et c'est aujourd'hui ce vote contre qui disparaît. Et tous les sondages le montrent.

Le vote des électeurs mélenchonistes, des électeurs de Benoît Hamon, une partie des électeurs de droite qui, bien sûr, sont allés vers Emmanuel Macron au second tour, eh bien aujourd'hui reviennent vers leur camp.

3:50
Présentateur

– 45% en effet. Alors pour être précis, 46% en effet, sont plutôt un avis défavorable. C'est quasiment à l'égalité, on va dire. C'est une surprise ou pas, Elisabeth Martichoux, ce score ?

4:06
Emmanuel Macron

– C'est vrai que ce score, il reflète tout à fait cette élection extrêmement particulière. Et puis au-delà, les Français, effectivement, ont fait quand même un pari sur Emmanuel Macron. En tout cas, les électeurs du premier tour, c'est très net. Une partie aussi des électeurs de deuxième tour. Mais maintenant, ils attendent des preuves. Ils attendent des preuves et ils attendent un retour sur investissement.

Et comme ils ont, encore une fois, on l'a beaucoup dit ici même d'ailleurs, cette élection présidentielle était le produit de deux quinquennats extrêmement déceptifs, eh bien ils attendent les résultats promis par Emmanuel Macron qui a convaincu une petite majorité de Français au premier tour, enfin quand je dis petite majorité par rapport évidemment aux autres candidats, qu'il pouvait faire autrement, lui. Mais cette méfiance ou cette faible confiance, elle est évidemment, et comment pourrait-il en être autrement ? Son élection n'efface pas le climat de défiance à l'égard des politiques.

Au contraire, maintenant, il a une responsabilité, j'allais dire, énorme, Emmanuel Macron, parce que beaucoup se disent, mais là, on a fait un pari, s'il ne gagne pas dans 5 ans, on sait ce qu'il advient.

5:21
Présentateur

Y a-t-il encore une inquiétude, au fond, sur des Français, sur la capacité d'Emmanuel Macron à diriger le pays ? On verra ça dans les prochaines semaines. Moi, je relativise un peu ce sondage, parce que c'est vrai qu'en gros, 45%, c'est deux fois son score, un peu moins de deux fois son score du premier tour. À l'inverse, les 46% qui sont comptes, vous pouvez dire qu'il y a les 20% de l'eupéniste, un peu plus de 20%, et puis les 20% de Mélenchoniste, qui de toute façon ne lui accorderait pas leur confiance. Donc on est dans un truc qui est plutôt logique.

Et quand vous regardez d'autres enquêtes, qui sont celles sur la perception d'une dénomination du Premier ministre, du gouvernement, qui sont plutôt largement favorables, quand vous regardez les scores d'autres enquêtes sur les intentions de vote aux législatives, on y viendra, ça montre plutôt un début de petite dynamique, donc je pense qu'on peut relativiser ce score. Après, est-ce qu'il sera à la hauteur ? Il a plutôt pas mal réussi la passation de pouvoir, où on a vu qu'il savait porter le costume du chef de l'État. Aujourd'hui, c'est beaucoup trop tôt pour le dire.

Ce qu'on sait, en tout cas, c'est qu'il a un profil beaucoup plus politique que certains ne le disaient il y a encore six mois. Il a fait un gouvernement qui a été composé et pesé au trébuchet, avec toutes les sensibilités qu'on y a vues. Il a une conception du pouvoir assez ferme. Donc, on verra. Il n'y a pas de présomption de compétence ou d'incompétence chez les politiques. Dans ce poste-là, il se révèle assez vite. Sarkozy, on sait que tout le monde pensait qu'il saurait faire. Il a fini son quinquennat par la petite porte en étant battu. Hollande avait plutôt, au début, une bonne cote, et puis ça s'est effondré extrêmement rapidement.

Justement, c'est intéressant ce que vous dites à l'instant, c'est qu'en général, on part au plus haut. Donc, s'ils sont plus hauts, c'est 45%, ou alors, au contraire, va-t-il connaître un état de grâce après les législatives ? Guillaume Tabard. D'une certaine manière, si on a une lecture bienveillante pour Emmanuel Macron de ce sondage, on peut dire qu'il paye pour les autres. Les autres, ce sont ses prédécesseurs. Parce que précisément, tous, y compris Hollande, on l'a oublié, ont démarré avec une popularité très forte, parce que les campagnes ont été belles, elles ont été victorieuses, et les Français, à chaque fois, ont voulu y croire.

Et à chaque fois, vous avez raison de rappeler l'effondrement rapide de François Hollande. Nicolas Sarkozy, ça avait été un peu plus lent, mais ça avait été également très spectaculaire. Jacques Chirac, n'en parlons pas. La désillusion est à la hauteur de l'excès d'espérance mis dans un candidat qui, rappelons-le quand même, n'est que le président de la République. Je le dis en souriant, mais un président de la République, ce n'est pas un roi de thaumaturge. C'est quelqu'un qui fait ce qu'il veut ou ce qu'il peut dans un contexte qui n'est pas entièrement de lui.

Et donc, peut-être que pour une fois, les Français n'ont pas voulu, j'allais dire, se faire avoir en disant, bon, on y a trop cru et on a été déçus, on ne veut pas se faire avoir une nouvelle fois, donc on va regarder ce qu'il fait et on va juger sur pièce. – Ça change quoi, d'ailleurs, de démarrer comme ça ? Est-ce que, bon, on sait que les politiques adorent les sondages quand ça les concerne, évidemment. Est-ce que ça va changer quelque chose ? Ou au fond, bon, il a sa feuille de route et tant pis s'il n'est pas populaire.

8:27
Invité

– On peut toujours descendre, mais on descend de moins haut. – Non, c'est pas faux, c'est très lus. – Voilà, c'est la différence. Mais surtout, ce qui est intéressant, il faut lire, en effet, ces résultats avec précaution. Parce qu'au fond, on a l'impression aujourd'hui que les Français ne donnent plus tellement leur confiance à des hommes. vous avez vu, on compte sa confiance vis-à-vis d'Emmanuel Macron, on compte sa confiance vis-à-vis d'Édouard Philippe. En revanche, la formule politique dont ces hommes sont porteurs intéresse. En effet, le même institut, dans un sondage, demande aux Français ce qu'ils pensent de la composition politique hétérogène du gouvernement.

Eh bien, c'est plus de 60% de Français qui disent « il y a là quelque chose d'intéressant ». Encore plus disent « ben voilà, c'est porteur, ce gouvernement, du message de renouvellement politique ». C'est-à-dire, on voit au fond des Français relativement sceptiques vis-à-vis des personnes. Ils ont tellement été déçus dans le passé, on ne peut pas leur en vouloir. Mais en revanche, cette formule politique, ce nouvel espace politique que tentent d'imposer le président de la République et le Premier ministre, intéresse. Intrigue. Dans un premier temps, étonne. Les Français s'étonnent eux-mêmes d'avoir osé cela. Mais ça peut inquiéter.

Parce que dans la même enquête, on demande « mais à votre avis, est-ce que ça va tenir tout un quinquennat ? » Alors là, le vieux monde revient. Les gens se disent « oh là là, oh là là, on met des gens de gauche, des gens de droite ensemble, des gens du centre, des gens de la société civile, ça va être la chicaïa ». Et donc, une majorité de Français considèrent que ça ne durera pas, ça ne durera pas le quinquennat. On verra ce qu'il en est.

9:57
Emmanuel Macron

Oui, mais comme ils sont assez cohérents, cette faible confiance, elle n'est pas contradictoire avec, effectivement, le fait qu'ils sont prêts à lui donner une majorité. Parce qu'effectivement, sur l'homme, vous le disiez, sur l'homme, ils ont encore des questions. Bien sûr. Mais ils ont leur cohérence, les Français. Et ils se disent « bon, maintenant qu'il est là, on ne va pas torpiller tout de suite. On va quand même, éventuellement, lui donner une majorité le 18 juin ». Et il y a là quelque chose qui n'est pas du tout, à mon avis, contradictoire, qui ne dit rien de...

Le fait qu'on lui donne une majorité ne dit pas qu'on lui accorde plus de crédit en tant que tel comme personne à l'Élysée. C'est ces deux mouvements que je trouve aussi assez intéressants qui ne sont pas contradictoires.

10:39
Présentateur

Un dernier mot sur cette enquête, qui concerne là le Premier ministre. Pour Édouard Philippe, c'est dur quand même, 36% seulement, la cote de confiance, mais 21% sans opinion. Donc là, il y a peut-être un déficit de notoriété, tout simplement. Il n'a pas oublié qu'Édouard Philippe est un total inconnu de l'opinion. C'est-à-dire que les Havrais le connaissent bien, ils l'ont élu même brillamment maire de leur ville. Mais c'est un inconnu total de l'ensemble des Français. D'une certaine manière... Donc c'est dur de le juger. Il n'est pas si mauvais que ça pour quelqu'un qui est encore totalement inconnu.

Mais ce qu'il montre aussi, à contrario, c'est qu'il n'y a pas un bonus à la jeunesse en tant que tel. Enfin, à la jeunesse, en tout cas, à la nouveauté. Ce n'est pas parce qu'il est nouveau qu'on lui fait systématiquement confiance, mais là, encore plus à quelqu'un qu'on ne connaît pas, on attend qu'il fasse ses preuves. Mathieu Croissando. C'est tout à fait le déficit de notoriété. Oui, oui. Et qui explique juste une chose, en fait. Emmanuel Macron, il a fait sa recomposition du paysage politique sur la moitié de l'échiquier, ou en tout cas la moitié des Français. C'est ça que ça montre.

C'est qu'en gros, il y a une France qui n'est pas celle d'Emmanuel Macron, qui n'est pas celle de droite ou de gauche qui se dit, allez, on est prêt à se donner la main et voir si ça fonctionne. Qui ne le sera jamais, vous voulez dire ? Qui ne le sera jamais. Qui est celle qui a voté Front National, qui est celle qui a voté France Insoumise. Et ça traduit bien que cette recomposition, elle est réelle sur l'échiquier politique classique, mais elle ne joue que sur un demi-échiquier. En tout cas, cette fois, c'est bien parti pour Emmanuel Macron. Le gouvernement est au travail. Depuis hier, chaque ministre est prié de respecter des règles, notamment de discrétion.

Le nouveau président imprime sa marque et ça fait déjà débat. Yassine Millie, Romain Becker et Maxime Lieuillier. Premier conseil des ministres de l'ère Macron. Autour de la table, des élus de gauche, de droite et du centre et des personnalités issues de la société civile. Des ministres priés de rester discrets. Une discrétion que l'on retrouve pour la traditionnelle photo de famille. Une image réalisée à l'intérieur de l'Elysée, à l'abri des regards. À l'issue du premier conseil des ministres, même qu'on signe aucune image, aucune prise de parole, la cour de l'Elysée reste fermée. Seul le porte-parole du gouvernement est autorisé à communiquer sur le contenu des échanges.

À plusieurs reprises, le président de la République a souligné que la cohérence ne veut pas dire uniformité. Chacun a des parcours différents, des opinions différentes, des analyses qui peuvent être différentes. Mais en même temps, quand une chose est tranchée, dans le cadre de la collégialité, elle doit devenir la règle et elle implique, elle appelle, la solidarité collective. Une solidarité collective et une communication très maîtrisée qui agace déjà les journalistes qui couvrent l'actualité du gouvernement. En souhaitant choisir ceux qui auraient le droit de suivre le président aujourd'hui au Mali, l'exécutif a fait bondir la profession.

13:33
Invité

Pourquoi cette volonté de verrouiller la communication

13:36
Présentateur

lors de ce premier conseil des ministres ?

13:38
Emmanuel Macron

Est-ce que vous pensez que c'est des bonnes conditions d'exercice de la liberté de la presse ?

13:41
Présentateur

Rassurez-nous, M. Castaner, ça va bien se passer entre vous et la presse. La présence de 50 journalistes, d'une dizaine de caméras, nuit un peu au dialogue direct et à l'échange que peut avoir le président de la République qui était candidat avec les Français. Donc il ne s'agit pas de contrôler, il ne s'agit pas d'imposer. Bien évidemment, je souhaiterais affirmer pour le président de la République et le Premier ministre le respect et notre attachement au respect de vos conditions de travail. Et comme porte-parole du gouvernement, j'y veillerai. Des méthodes qui ont tout de même provoqué l'indignation de nombreux journalistes.

Une quinzaine de rédactions a d'ailleurs signé cette lettre ouverte au président.

14:20
Invité

Il n'appartient en aucun cas à l'Elysée de choisir ceux d'entre nous qui ont le droit ou non de couvrir un déplacement, quel qu'en soit le thème.

14:33
Présentateur

Une lettre que Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, a lui aussi signée. Pour lui, le style Macron tranche complètement avec celui de son prédécesseur. François Hollande très habitué à dialoguer avec les journalistes. Emmanuel Macron a exprimé le fait

14:51
Invité

qu'il voulait prendre de la distance vis-à-vis des journalistes. En référence notamment à François Hollande qui avait une proximité qui lui a coûté. C'est son droit. Il n'y a aucune obligation pour le président de la République que d'être en permanence sous le regard des journalistes dans son travail quotidien. L'essentiel, c'est que le suivi des affaires de la présidence puisse être effectué librement par les médias et que les enquêtes ne soient pas empêchées.

15:15
Présentateur

Une volonté de limiter les apparitions médiatiques qui s'inscrivent dans un début de quinquennat délicat. Loin de vivre un état de grâce, Emmanuel Macron prend ses fonctions avec une cote de confiance de 45%, la plus basse pour un début de mandat depuis plus de 20 ans. Alors voilà, là c'est vraiment intéressant parce qu'on découvre depuis quelques jours, au fond il n'est en fonction que depuis dimanche, un nouveau style de présidence. On a changé d'air aussi sur ce thème-là. Pascal Perrineau.

15:45
Invité

Alors il ne faut pas oublier qu'Emmanuel Macron a connu de près l'exercice du pouvoir présidentiel lorsqu'il était secrétaire général adjoint de François Hollande. Il en a vu les avantages de cet exercice d'un pouvoir présidentiel où le président était souvent, avec les journalistes, le spectateur de lui-même, le spectateur de son action. Il en a vu certainement les limites. Il a vu également une seconde limite. C'est l'épanouissement du pluralisme hollandais, du pluralisme politique qui a débouché sur le fractionnement de la majorité et l'apparition du phénomène politique des frondeurs.

Donc il a envie certainement, s'il tire les leçons de cela, il a envie certainement de pratiquer le pouvoir autrement. Et puis d'autre part, c'est frappant depuis, on le sentait déjà dans la campagne, mais depuis la prise de fonction, Emmanuel Macron est en train de tenter de revenir à l'esprit originel des institutions de la Vème République.

C'est-à-dire un président qui préside, une diarchie de l'exécutif entre le Premier ministre et le président de la République et une certaine verticalité, quitte à aller un peu trop loin, peut-être dans la verticalité, parce que cet incident, ce côté plus que directif sur qui devrait le suivre au Mali, ça rappelle en effet ce qui existait à la fin des années 50 au début des années 60, lorsque le général de Gaulle et l'appareil élyséen dictaient sa conduite au monde des médias. Et là, tout de même, le monde a changé.

17:12
Présentateur

Il a très peu parlé pendant la campagne de sa façon éventuelle de présider. Sauf dans un entretien paru en octobre dernier dans Challenge, où il disait, il parlait d'un président jupitérien. Alors ça veut dire quoi, Elisabeth Martichoux ?

17:28
Emmanuel Macron

Un président jupitérien, si on le prend à la lettre, c'est un président qui est au-dessus et qui a quand même un style, bon, c'est curieux de dire ça pour Jupiter, mais un peu monarchique au-dessus. Alors, c'est vrai qu'il a observé de très près ce qu'il ne fallait pas faire auprès de François Hollande. Il a aussi enregistré tout ce qu'il ne fallait pas faire dans sa mémoire de Nicolas Sarkozy. Je vais vous donner une anecdote. Il y a une semaine, il est allé aux obsèques de Corinne Herrell, qui avait été une des rares femmes, très proche de lui, une élue socialiste bretonne et qui est morte, on le sait, de façon très subie.

Il est allé à ses obsèques et il est arrivé à l'église, il est allé immédiatement à la cérémonie. En sortant, il a fait un petit signe aux personnes qui étaient là, nombreuses, en évitant soigneusement de faire un bain de foule. Il est allé ensuite dans l'avion et là, ses proches l'ont retrouvé. Il était grave, il s'est un peu détendu et puis il leur a un peu parlé. Il est redevenu un peu le géo et il leur a dit « Mais pourquoi tu n'as pas pris un petit bain de foule ? » Il leur a dit « Mais je me souviens très bien, le cerveau, je me souviens très bien de Nicolas Sarkozy allant à des obsèques en président et sortant de l'église et prenant un bain de foule.

C'est exactement ce que je ne veux pas faire. » Donc tout ça, il l'avait enmagasiné il y a quand même longtemps et il a théorisé effectivement un style qui, il l'a dit dans cet entretien que vous le citiez, il l'a redit après, jupitérien, c'est-à-dire au-dessus, quand on lui demandait « Comment vous allez gouverner ? » il vous reprenait toujours « Je ne vais pas gouverner, je vais présider. » Mais en réalité, il me semble que compte tenu de ce qu'il est, il va quand même beaucoup gouverner. Parce que moi, je ne peux pas croire qu'Emmanuel Macron, qui a effectivement par exemple conçu un programme, vous savez, en faisant un diagnostic extrêmement long avec tous ses marcheurs, etc.

En réalité, le programme, c'était le sien. Ce qu'il y avait dans le programme, à part quelques éléments sur lesquels il a pu évoluer, c'était sa doctrine, c'était son idéologie, c'était sa pensée. Il ne se laissera dicter rien par personne et il sera au-dessus jupitérien, c'est-à-dire qu'à la fois, il aura cette stature qu'il est en train d'imposer, d'imprimer et dans la réalité, je pense qu'il décidera presque de tout.

19:40
Présentateur

Donc, ni président normal comme François Hollande, ni hyper-président, souvenez-vous, comme Nicolas Sarkozy, il sera le président tout puissant comme le laisse entendre Isabelle Martichoux. Il faut se souvenir que la tribu de Jupiter, c'est la foudre. Donc, le président jupitérien, c'est celui qui fait tomber la foudre. Il a menacé, on pense que des plus. Et par ailleurs, ce n'est pas forcément un bon manager puisque si vous vous souvenez de tout ce qui se passe sur l'Olympe, tous ces dieux qui n'arrêtent pas de se déchirer, sans trop déchirer, de parler. Voilà, pour l'année d'heure. Il va présider autrement, c'est certain.

On sait qu'il a un regard très critique sur la façon dont François Hollande a présidé. On sait qu'il a une autre culture, une culture un peu plus managériale et qu'il est aujourd'hui le seul ciment de cette équipe qui s'est constituée. Donc, tout passe par lui. à la fois les idées, le programme, c'est lui qui l'a conçu. Comme le disait Elisabeth, c'est essentiellement son projet. Et puis, le lien entre les ministres, c'est lui qui le fait parce que c'est lui qui les a nommés et c'est lui qui peut les défaire. Il n'y a pas de parti derrière lui. Il n'y a pas encore de majorité compliquée.

Il n'y a pas un parti avec des opposants dans le parti qui pourraient, comme on l'avait vu avec François Hollande, Martine Aubry, des frondeurs, se constituer. Pour l'instant, il est seul. Donc, il est effectivement tout puissant. Juste sur la presse, deux choses. Il y a quelque chose qui n'est pas normal de sa part, comme dans toute démocratie, c'est que le président de la République choisisse les journalistes qui couvrent son secteur. Ça, c'est inadmissible. Pour le reste, la façon dont il verrouille sa communication, ce n'est pas une surprise. Il l'a extraordinairement verrouillée pendant toute la campagne, y compris quand il était à Bercy. Quand il était à Bercy,

21:06
Locuteur non identifié

c'était tout.

21:06
Présentateur

Donc, ce n'est pas une surprise. C'est quelqu'un qui veut maîtriser la communication et pour le coup, il a vu dans le gouvernement de François Hollande les couacs, toutes ces affaires-là. Puis, il est instruit aussi de ce qui s'est passé sur l'ère Sarkozy. Il ne veut plus de ça, d'autant plus qu'en ce moment, c'est stratégique. Le moindre faux pas, le moindre couac avant les législatives et ça montre que ce bel attelage ne tient pas. Donc, ils vont tous être absolument alignés au cordeau en essayant d'éviter le moindre faux pas.

Ça tranche avec le président Koul qu'on a pu envisager à un moment donné, ce personnage comme ça notamment qu'on voit dans le fameux film, le fameux documentaire de TF1. Là, on découvre quand même depuis quelques jours un Macron à poignes, un Macron très ferme. Oui, mais d'ailleurs, le fameux documentaire, c'est aussi de la com' totalement maîtrisée. Il n'y avait pas du coup d'éléments spontanés dans ce documentaire. Je pense que ce sera avant tout un président américain et un président américain, c'est-à-dire un président qui dirige concrètement l'action publique.

Je suis d'accord sur la diversité qu'il a voulu introduire et la cérémonie d'installation était le symbole de cette verticalité restaurée de la fonction présidentielle. Mais comme Giscard finalement en 1974, plus que Sarkozy et les pères présidences, ce sera un président qui entrera dans les détails de l'action. Un détail, mais révélateur, ça a coincé quelques heures avant l'annonce de l'animation d'Edouard Philippe. Pourquoi ? Il semblerait que la raison principale, ce soit le refus d'Edouard Philippe de se laisser imposer un directeur de cabinet. Il y a différents noms qui ont été cités qu'Emmanuel Macron aurait aimé voir nommer Amatignon. Edouard Philippe n'a pas voulu.

Un président qui veut nommer un directeur de cabinet Amatignon, ça montre qu'il veut placer ses ordres et contrôler tout.

22:53
Emmanuel Macron

Vous vous rappelez dans le documentaire de Yves Joland. On voit bien que Jean-Pierre Jouillet...

23:00
Présentateur

Ça, c'était sur Hollande.

23:01
Emmanuel Macron

Voilà, sur Hollande. Jean-Pierre Jouillet a Emmanuel Macron qui vient d'être nommé ministre de l'économie. Jean-Pierre Jouillet veut lui imposer un directeur de cabinet. Et on entend au téléphone qu'il résiste Macron.

23:11
Présentateur

Oui, il est déjà...

23:11
Emmanuel Macron

Et il gagne. Donc, vous voyez, c'est déjà des bras de fer importants.

23:14
Présentateur

Et la réforme du Code du Travail, elle ne va pas s'élaborer au ministère du Travail ou à Amatignon, elle va s'élaborer à l'Élysée. Pour une enceinte, c'est qu'elle a déjà été préparée par les hommes de l'Élysée. Un petit mot également sur la presse. Je dirais, attention aussi au piège qui peut nous être tendu à nous, journalistes. C'est évident, on l'a tous dit, nos rédactions l'ont sans doute tous signé. Ça n'est pas au président de dire c'est un tel, un tel qui va me suivre.

Mais moi, je suis frappé, notamment lorsqu'on suit Twitter, de voir qu'un certain nombre de nos confrères, plein d'enthousiasme sur Emmanuel Macron jusqu'à hier matin, sont devenus d'un seul coup furieux et d'une grande violence à l'égard du président parce qu'on fermait la cour de l'Élysée. Attention, notre jugement doit porter sur l'action présidentielle d'Emmanuel Macron et pas sur le sort qu'il réserve à la presse. N'oublions pas qu'on est quand même une profession un petit peu décriée dans l'opinion et assumons notre part de responsabilité.

Et je pense qu'Emmanuel Macron, en attisant ce qui sont vraiment sur des réflexes presque un peu, en tout cas qui peuvent sembler corporatistes, veut bien dire à l'opinion, voyez, le journaliste bien sûr il s'excite parce que je ne ressers pas la soupe qu'ils veulent que je leur serve mais moi je m'adresse directement à vous. Je pense qu'il y a moins d'improvisation et moins de maladresse dans ce comportement d'hier de la part du président.

24:28
Emmanuel Macron

Je suis tout à fait d'accord avec Claudie Guillaume mais je voudrais ajouter que par exemple François Hollande se regardait dans le miroir de la presse. Fondamentalement Emmanuel Macron il n'a pas du tout besoin de journaliste depuis longtemps.

Quand il était à Bercy il choisissait ses journalistes il devait être issu des services économiques il ne voulait pas de journaliste politique il ne voulait pas de questions politiques il s'est servi ensuite des journalistes pour sa campagne là il en a eu besoin effectivement mais fondamentalement de toute façon Emmanuel Macron il n'a pas besoin je dirais même il n'a besoin de personne sinon peut-être son épouse et il n'a c'est pas qu'il a du mépris comme on peut le dire éventuellement d'autres politiques à l'égard des journalistes mais il considère qu'il n'en a pas besoin contrairement à ce que François Hollande et Nicolas Sarkozy avaient pu démontrer quand même

25:16
Présentateur

Question SMS Pour Emmanuel Macron forcer le trait sur le côté patron de la fonction présidentielle vise-t-il à couper court aux critiques éventuelles sur son jeune âge ? Est-ce qu'il nous fait un complexe

25:28
Invité

de jeunesse ? Un élément mais je ne crois pas qu'il a beaucoup de complexe sur ce terrain En revanche il est tout à fait révélateur d'une culture gestionnaire qui s'est imposée dans toutes les organisations dans le privé dans le public dans les industries culturelles à la télévision et ailleurs qu'on appelle le new management Il est tout à fait il introduit au fond ce qu'est le new management au cœur même du système politique c'est-à-dire les apparences d'une horizontalité le patron en bras de chemise le tutoiement systématique C'est ça le new management ?

Et puis en même temps l'autocratie D'accord Voilà Ce sont les deux en même temps du new management nous connaissons tout cela dans toutes les organisations dans lesquelles nous sommes et Emmanuel Macron est le premier président de la République vraiment porteur de ce new management au cœur du système présidentiel Mais il est DRH ou président ? A vous entendre Non mais il est impôt Vous savez parmi ces ministres il y a une DRH justement de grand talent d'ailleurs

26:27
Emmanuel Macron

Oui Marielle Pénicaud Et vous ne trouvez pas que la photo d'ailleurs du gouvernement sur les marches a l'air d'être l'équipe d'une grande entreprise qui à la fin d'un séminaire se met sur les marches de l'hôtel où il vient de travailler pendant 48 heures Voilà Ça ressemble à ça

26:40
Présentateur

On y est Mathieu Croissando il veut de la discipline c'est ce qu'il a demandé à ses ministres mais alors on sait tous il n'y a pas moins discipliné qu'un gouvernement surtout lorsqu'il est composé de fortes personnalités et de couleurs différentes qu'est-ce qu'il veut leur faire peur ? Alors d'abord est-ce que nos lunettes sont les bonnes ?

Il est en train de se passer quelque chose en ce moment qui fait que nous on raisonne avec nos réflexes traditionnels le clivage droite-gauche l'indiscipline gouvernementale c'est possible que ça se passe comme ça ce qui montrerait qu'au fond il y a une forme de permanence et que cette profession de politique entre guillemets est irréformable ça n'est pas sûr ça n'est pas sûr je pense qu'ils sont tous aujourd'hui autour de lui attachés à cette recomposition parce qu'ils ont compris qu'il se jouait quelque chose là qui ne se jouera plus sur les côtés le parti socialiste se décompose les républicains sont en train d'imploser donc ceux qui sont autour de lui se disent pour l'avenir c'est là que ça se passe donc est-ce qu'ils seront indisciplinés ?

On le verra sans doute sur des vrais problèmes à trancher quand la politique va reprendre ses droits quand ça ne sera plus juste une question de se dire allez on fait tous un effort et on est tous intelligents il y a certainement des moments où des clivages seront marqués mais encore une fois je pense qu'ils ont tous pris conscience que c'est là que ça se redessinait ceux qui ont fait la grande traversée vous prenez un Bruno Le Maire vous prenez Darmanin vous prenez Hulot qui pour la première fois alors qu'il a été courtisé depuis 20 ans décide de mettre les mains dans le cambouis on va en parler dans un instant voilà tous ces gens là c'est un vrai pari et c'est lui qui est le seul maître de ce pari c'est son idée c'est son projet c'est le gouvernement qu'il constitue et c'est la majorité qu'il veut le constituer donc c'est vrai qu'il est tout puissant et c'est vrai qu'ils ont plutôt intérêt à marcher derrière je reprends les trois mots d'ordre donc discipline confidentialité solidarité bon sans doute confidentialité on va moins les voir les ministres écoutez la réponse est presque dans l'énoncé c'est à dire que avons-nous connu un seul gouvernement enfin depuis que nous suivons la vie politique avons-nous connu un seul gouvernement dont le premier conseil des ministres ne soit pas ses rappels disciplinaires de la part du président c'est ça vous êtes une équipe et pas des individualités on l'a vu 100 fois nous débattons entre nous mais nous ne débattons pas en public on a le droit de débattre mais une fois que la ligne est arrêtée chacun l'applique voilà la nature humaine reste la nature humaine bon mais est-ce que ce sera différent cette fois comme le dit on aura la réponse dès mercredi vous pouvez avoir un avis dites-nous on aura la réponse dès mardi soir lorsqu'arrivera dans la rédaction le canard enchaîne sauf qu'on sera avant le conseil des ministres enfin dès les premiers conseils des ministres on verra bien s'il y a ou non des fuites bon il y a un certain nombre de personnalités qui ont une histoire personnelle politique je pense à François Bayrou comme Gérard Collomb on les voit mal attendre des consignes pour dire je parle je ne parle pas je reçois je ne reçois pas voilà et puis même les bleus le fameux off la société civile ils vont se prendre au jeu aussi ils vont se rendre compte ensuite que s'ils veulent gagner un arbitrage à Bercy c'est pas mauvais s'il y a quelques petits messages qui passent dans la presse quelques jours avant voilà ça c'est la vie normale d'un groupe humain avec ses codes ses réflexes Elisabeth Martichoux

29:46
Emmanuel Macron

c'est la politique qu'est-ce que c'est de la politique c'est de l'humain c'est d'abord de l'humain vous regardez dans l'histoire voilà donc effectivement on verra à l'épreuve ce que ça donnera ce qui est sûr c'est qu'il n'a pas seulement donné ses consignes il est en train d'organiser le pouvoir de façon à ce que ce soit des circuits courts qui évitent le maximum d'interférences on a eu aujourd'hui au journal officiel un décret qui demande au cabinet d'être par exemple Gérard Collomb il hérite d'un ministère de l'intérieur il y avait 30 collaborateurs 30 membres de cabinet pour Bernard Cassini lui c'est seulement 10 et ensuite il va organiser vous le savez ce qu'on appelle un spoil système à la française c'est à dire qu'il va faire en sorte que les directeurs d'administration soient tous totalement en osmose avec le programme qu'ils devront mettre en oeuvre et tout ça ce sont des outils très précis pour éviter les fuites

30:38
Présentateur

les couacs

30:39
Emmanuel Macron

voilà qu'il n'y aura pas de conseiller social à l'Élysée un conseiller social à Matignon et puis un ministre du travail qui est le conseiller social du gouvernement il y aura un ministre du travail qui devra directement rendre compte à Édouard Philippe et qui devra aussi veiller à ce que son directeur d'administration mette en oeuvre sa politique donc il y a une certaine cohérence ça a été théorisé par lui ça a été aussi anticipé par Édouard Philippe ils sont d'ailleurs assez en phase là-dessus et donc ça n'est pas qu'un gadget quand même c'est ça que je veux dire c'est qu'avec Emmanuel Macron l'exercice du pouvoir ça passe pas pour l'instant par des gadgets peut-être on verra ce que ça donne

31:14
Présentateur

alors on l'a évoqué il y a quelques instants la star de ce gouvernement c'est Nicolas Hulot bien sûr très belle prise comme on dit un personnage ultra médiatique et populaire problème il est en désaccord avec le président sur de nombreux dossiers notamment le nucléaire alors Nicolas Hulot est-il un casting royal ou une bombe à retardement voici le reportage de Myriam Zéard et Mickaël Switberg

31:35
Invité

il avait refusé plusieurs fois de fouler le tapis vert en acceptant d'entrer au gouvernement Nicolas Hulot crée la surprise populaire le militant écologiste c'est néanmoins sa tâche difficile

31:52
Présentateur

j'ai été du côté de ceux qui exigeaient un rôle probablement dont je vais très rapidement découvrir qu'il est plus facile que d'être du côté de ceux qui réalisent et je sais le courage dont vous avez fait preuve

32:08
Invité

du courage il en faudra sûrement au nouveau ministre Hulot désormais membre d'un tout jeune gouvernement où tous ne partagent pas ses convictions comme sur le nucléaire dont il veut sortir Nicolas Hulot un pari risqué pour le premier ministre Edouard Philippe un premier ministre qui sur le papier semble peu sensible aux questions écologiques directeur des affaires publiques d'Areva de 2007 à 2010 il n'a pas voté la loi de transition énergétique en tant que député et a même défendu l'une des dernières centrales à charbon du Havre réputée polluante Edouard Philippe peu apprécié des milieux écologistes comme en atteste se communiquer du réseau sortir du nucléaire au lendemain de sa nomination pro-nucléaire en tout cas le premier ministre veut rester prudent la France a fait un choix il y a longtemps avant que je naisse je suis né en 1970

33:04
Présentateur

ces choix ont été faits presque avant moi elle a fait le choix de mettre le nucléaire au centre de sa production électrique c'est pas c'est pas faire de table rase du passé dont il s'agit la question c'est de savoir comment est-ce qu'on organise pour les 50 ans qui viennent la production d'électricité en France

33:20
Invité

la feuille de route justement Nicolas Hulot en est le garant sa mission mettre en oeuvre la loi de transition énergétique votée en 2015 parmi les objectifs réduire la part du nucléaire de 75 à 50% dès 2025 et fermer la centrale de Fessenheim deux engagements confirmés hier lors de sa première interview depuis sa nomination Nicolas Hulot qui se veut optimiste

33:47
Présentateur

la clé du succès dans la nature qui fait que la vie a pu se développer c'est la diversité c'est vrai en politique là il y a une vraie diversité pour la première fois dans l'histoire de l'humanité c'est un enjeu qui dépasse tous les clivages habituels c'est la famille humaine qui est au pied honnêtement au pied du mur pardon mais les mots ont un sens et donc à un moment ou un autre il faut qu'on place cet enjeu au dessus de la mêlée

34:11
Invité

parmi ces enjeux le dossier épineux Notre-Dame des Landes un autre chantier pour Nicolas Hulot opposant historique au projet de l'aéroport contrairement à plusieurs de ses nouveaux collègues comme Jacques Mézard ministre de l'agriculture

34:25
Présentateur

Vous êtes pour ou contre la construction de ce nouvel aéroport ? Moi je suis pour

34:29
Invité

je suis pour je l'ai toujours exprimé lorsque la question a pu venir au Sénat donc je vois pas pourquoi je changerai de position Un médiateur a été nommé sur le sujet un rapport sera rendu dans plusieurs mois pour Yannick Jadot ses premiers désaccords ne sont qu'un début Nicolas Hulot risque d'être bien seul

34:52
Présentateur

J'imagine qu'il a obtenu des engagements quand même parce que c'est vrai que le président de la République et le Premier ministre pour le moins ont maltraité la question de l'environnement dans leur campagne et on a des ministres qui ont plutôt affiché des positions anti-écolo que favorables à l'environnement Le Drian pour l'agriculture très productiviste pour Notre-Dame des Landes Bruno Le Maire contre le principe de précaution dans la Constitution jusque là donc ça va être un sacré combat Nicolas Hulot va être isolé mais on va être là pour le soutenir

35:28
Invité

Le soutien Nicolas Hulot l'a reçu cet après-midi du Premier ministre lui-même comme pour faire taire les sceptiques tous deux se montrent côte à côte souriants dans ce premier déplacement consacré à une énergie du futur le biomethane l'occasion disent-ils de se découvrir

35:46
Présentateur

oui alors cette image elle est importante évidemment rien n'est laissé au hasard bien sûr première sortie officielle de Nicolas Hulot en présence du Premier ministre Edouard Philippe ou l'inverse si vous préférez donc dans cette usine de traitement des eaux usées alors il a déclaré Nicolas Hulot à l'occasion de cette visite au sujet d'Edouard Philippe je suis certain qu'on va trouver à un moment un point de rencontre on a déjà entendu plus d'enthousiasme de la part d'un ministre pour son patron oui

36:16
Invité

ce qui montre que pour l'instant en effet on le voit dans ce gouvernement les ministres parfois sont loin du point de rencontre et que le point de rencontre va être à construire à construire quand on écoute par exemple ce que vient de dire le ministre de l'agriculture d'un côté ce que dit Nicolas Hulot de l'autre ils sont dans le même gouvernement mais ils sont très loin et normalement qui décide à la fin des fins c'est le Premier ministre sous l'autorité du président de la République alors il faut se méfier toujours quand on ingère ou on intègre plutôt dans un gouvernement j'allais dire un militant d'une cause une vedette d'une cause il y a eu dans le passé comme ça dans les années 70 Jean-Jacques-Servant-Schreiber sur le créneau de la réforme il y a eu ensuite Roger Gérard Schwarzenberg le cancérologue Léon Léon pardon Roger Gérard est toujours là mais à la tête des radicaux de gauche Léon Schwarzenberg et à chaque fois ça a été extrêmement éphémère alors espérons cette fois-ci que l'intégration de ce que représente Nicolas Hulot qui est tout de même on l'a vu sur deux dossiers le nucléaire et Notre-Dame-de-Lande qui est sur des positions relativement radicales comment cela va-t-il s'intégrer dans la culture de gouvernement est-ce que l'homme et là c'est là où la dimension humaine aussi intervient est-ce que chacun va se mettre autour d'une table est-ce que les aspérités des tempéraments vont s'atténuer je n'ai pas pour l'instant la réponse

37:41
Présentateur

mais au-delà des dossiers un peu sensibles regardez cette très bonne question d'un téléspectateur Hulot acceptera-t-il d'avoir un patron tout simplement une autorité c'est pas un jeûneau Nicolas Hulot il a été on le disait tout à l'heure courtisé depuis le début des années 2000 62 donc s'il y va aujourd'hui il sait comment ça fonctionne c'est pas c'est pas tout d'un coup quelqu'un qui s'enflamme et qui décide de faire partie d'une équipe pour goûter l'eau du bain il faut savoir si elle est bonne donc il y va pour faire de la politique c'est quelqu'un d'assez pragmatique c'est un militant qui a des convictions ancrées en lui sur le nucléaire il n'est pas non plus un anti-nucléaire forcené il est un pragmatique il dit pour l'instant c'est l'énergie qui émet le moins de gaz à effet de serre il faut évidemment réduire la part parce que sur le long terme c'est absolument affligeant on ne sait pas ce qu'on va faire des déchets mais la feuille de route qui est fixée réduction de la part d'énergie nucléaire dans la production d'électricité plus fermeture de Fessenheim ça peut lui aller alors ensuite est-ce que son tempérament fera qu'il pourrait être dans une équipe gouvernementale c'est vrai que c'est quelqu'un qui a plutôt des convictions qu'il a défendu seul longtemps il a eu du mal à les imposer même aux écolos qu'ils l'ont rejeté souvenez-vous il est quand même battu dans la primaire écolo il y a 5 ans mais c'est quelqu'un aussi qui notamment dans le travail qu'il a fait au moment de la COP21 a découvert ce que c'était qu'un compromis à l'échelle internationale comment on prépare une négociation donc il n'est pas fou comme un lapin en arrivant dans le gouvernement pour savoir comment ça se passe il n'est pas fou du tout il va être parti chou mais on a l'impression quand même qu'il peut claquer la porte à tout moment oui

39:15
Emmanuel Macron

c'est ce qu'on s'est dit quand il a été nommé où beaucoup l'ont dit il va démissionner toutes les 3 semaines moi j'ai été frappé le lendemain du référendum sur Notre-Dame des Landes Nicolas Hulot je l'ai entendu à ce moment-là je l'ai réécouté il y a quelques jours pour savoir si ma mémoire ne m'avait pas trahi à ce moment-là le lendemain il a dit écoutez je prends acte c'est la décision du référendum pendant que des tas des colos locaux étaient en train de crier à l'inanité de ce référendum un périmètre qui n'avait pas de sens qui le dénonçait non lui Nicolas Hulot qui à l'époque n'avait aucune responsabilité qui n'est pas courtisé il dit écoutez il y a un référendum il faut en tenir compte on va reprendre le dossier mais je prends acte et même je pense que la puissance publique ne peut pas faire autrement que de respecter le choix populaire c'était quand même étonnant il n'y avait pas là une forme de effectivement de militantisme un peu aveugle qui voulait on va dire surpasser ou surmonter cela il a quand même dit

40:10
Présentateur

hier soir qu'il y avait des alternatives à ce projet justement

40:13
Emmanuel Macron

il y a des alternatives à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes donc ça va dans le sens de ce qu'on dit et du pragmatisme qu'on peut lui prêter effectivement la COP21 ce n'était pas la gnognote c'était une négociation internationale extrêmement complète pour laquelle il a fait trois fois le tour du monde et au sujet duquel cet accord il a dû parfois faire des contorsions donc on peut espérer maintenant son caractère est-ce que

40:39
Présentateur

ça peut porter il y a au moins un avantage à ce choix de Nicolas Hulot pour ce poste c'est que ça va sortir ces débats qui sont des débats fondamentaux sur l'écologie sur l'énergie sur la transition énergétique des querelles politiciennes dont les verts qui étaient devenus un otage de questions politiques par les verts souvenez-vous pendant tout quinquennat de Hollande les verts c'était j'y vais ou j'y vais pas au gouvernement et entre eux ils s'accusaient soit de trahison pour ceux qui acceptaient de jouer le compromis gouvernemental soit au contraire vous voyez c'était un jeu sans fin et des histoires d'appareils entre au moins Nicolas Hulot il est en dehors de ces problématiques d'ailleurs il avait joué le jeu déjà lors du Grenelle dans l'environnement sous Nicolas Sarkozy mis en oeuvre par Jean-Louis Borloo la COP21 et voilà maintenant je pense qu'il sera dans une logique de projet et il va construire des projets avec son style à lui après il y aura des moments il faudra qu'il avale quelques couleuvres quelques moments au contraire il arrivera à emporter le bouchon c'est peut-être aussi un signe de cette normalisation aussi de la vie gouvernementale et de la vie politique où on fait avancer de manière concrète et pragmatique un certain nombre de dossiers et voilà après on sait bien que le résultat n'est jamais identique à ce que chacun voudrait au départ mais c'est peut-être aussi ça un peu de maturité paradoxalement je pense qu'il peut apporter une maturité là où les verts avaient infantilisé toutes ces questions écologiques et quelle sera sa marge de manœuvre au fond qu'est-ce qu'il va faire qu'est-ce qu'il va pouvoir faire il est quand même numéro 2 du gouvernement donc ça veut dire qu'il peut donner numéro 2 derrière Gérard Collomb donc il est quand même ministre d'Etat ça veut dire quoi d'ailleurs ministre d'Etat ça veut dire qu'on peut être amené à donner son avis et à être consulté sur beaucoup de sujets travers c'est pas seulement son ministère c'est une petite lorraine après c'est un titre il y a un côté barrette sur l'épaule comme dans les grades militaires mais ça lui donne un poids dans ce gouvernement s'il sait l'utiliser qui lui permettra de donner son avis à Bercy je ne pensais pas

42:33
Emmanuel Macron

que c'était un hochet pour le faire venir enfin bon je caricature mais ça ne donne pas non plus

42:38
Présentateur

d'autorité

42:41
Emmanuel Macron

énorme sur les autres

42:44
Présentateur

non c'est pas forcément une autorité l'autorité ça se construit donc ça je suis tout à fait d'accord avec vous Elisabeth ça se construit mais en tout cas ça lui donne un poids dans ce gouvernement qui lui permettra de parler de tous les sujets on s'interroge ce soir sur l'autorité d'Emmanuel Macron du nouveau président on a quand même le sentiment que ce gouvernement il va être difficile à gérer là on parlait de Nicolas Hulot mais on pourrait aussi citer François Bayrou bien sûr qui voilà ministre de la justice Bruno Le Maire il voulait baisser les impôts je ne suis pas sûr que ce soit tout de suite la première réforme qu'il portera non mais il ne faut pas juger

43:20
Invité

si vous voulez tous les participants de ce gouvernement à partir des positions qu'ils ont tenues dans le passé ils acceptent de rentrer dans une équipe une équipe qui est basée sur l'innovation politique sur la construction d'un compromis on verra mais il faut que le compromis aboutisse vite à la mise en oeuvre de politiques publiques claires parce que là l'opinion publique attend elle ne se contentera pas d'entendre des avis divers sur les sujets elle voudra que le compromis soit visible solide et qu'il puisse déboucher sur des politiques publiques évidentes mais c'est vrai qu'il y a sur de multiples dossiers comment dire des conflits potentiels forts là on vient de le voir sur l'écologie avec en effet des ministres qui pour l'instant ne sont pas du tout sur la même ligne on peut le voir bien sûr vous le mentionniez sur la politique économique c'est vrai que les positions de monsieur Darmane Manin de monsieur Bruno Le Maire sont des positions qui vont beaucoup plus loin que les positions par exemple d'Emmanuel Macron dans la campagne donc il y a là aussi potentiellement sur le dossier économique sur le dossier des 35 heures sur les dossiers fiscaux et il y a pour l'instant des sons différents mais là-dedans il y a un chef d'orchestre en tout cas quelqu'un qui se vit véritablement comme un chef d'orchestre c'est Emmanuel Macron

44:42
Présentateur

à droite à droite on se présente aux législatives en ordre dispersé alors il y a ceux qui ont rejoint le gouvernement bien sûr ceux qui soutiennent Emmanuel Macron du bout des lèvres sans vraiment le dire mais en le disant un petit peu quand même et puis ceux qui veulent sauver la maison les républicains pas facile pour les électeurs de s'y retrouver face à cette droite fissurée Marie-Laurent Gladys Laffitte et Pierre Dehorne

45:05
Emmanuel Macron

Dans le 16ème arrondissement de Paris terre historiquement acquise à la droite les électeurs sont un peu déboussolés entre les personnalités les républicains entrés au gouvernement et les ténors du parti opposé à Emmanuel Macron la ligne est difficile à suivre surtout à trois semaines des législatives

45:27
Invité

A priori je serais plutôt pour les républicains simplement maintenant on est un peu poussé par l'élan de Macron alors je ne sais pas a priori ce sera quand même les républicains cette fois-ci je ne sais pas ce que je ferai pourquoi ? ça dépend si mon député habituel se présente ou pas je suis un peu perdu oui effectivement mais bon mais déçu pourquoi déçu ? parce que les républicains ont toujours été à la hauteur de leur tâche jusqu'à l'arrivée de l'ancien président et qu'aujourd'hui je vois que tout est disloqué

46:01
Emmanuel Macron

et celui qui cristallise cette fissure à droite c'est Bruno Le Maire nouvellement ministre de l'économie déjà sur le terrain chez le verrier Arc International sauvé du dépôt de bilan en 2015 et déjà visité par deux fois par un certain Emmanuel Macron

46:19
Présentateur

il fallait avoir une stratégie commerciale bien claire pour garantir la pérennité de l'entreprise sur le long terme

46:27
Emmanuel Macron

le long terme c'est justement l'horizon de Bruno Le Maire sourd aux critiques de son ancien camp

46:34
Invité

j'ai jamais été aussi libre jamais été aussi libre je suis aussi libre comme ministre de l'économie ministre des finances que je l'ai été comme ministre de l'agriculture c'est à dire libre de donner le meilleur pour mon pays libre de donner le meilleur pour les salariés pour les ouvriers pour tous ceux qui se battent pour tous ceux qui veulent qu'on garde leur emploi pour les entrepreneurs qui investissent pour les commerçants pour les artisans pour les PME on est libre quand on peut travailler au service des français on est en otage quand on est prisonnier des querelles politiciennes

47:09
Emmanuel Macron

certains l'accusent de se renier il y a quelques semaines encore il proposait l'inverse de certaines mesures voulues par Emmanuel Macron concernant la CSG ou l'ISF par exemple qu'importe pour Bruno Le Maire les deux hommes se retrouvent sur le cap à suivre

47:25
Invité

je ne viens pas un homme de droite comme d'autres viennent un homme de gauche moi je viens un homme de bonne volonté qui a des idées très claires sur ce qui est bon pour l'économie française si je ne partageais pas ces convictions essentielles avec le président de la république je ne l'aurais pas rejoint je ne viendrais pas travailler avec lui je le fais parce que sur les sujets essentiels sur la vision de long terme de l'économie française sur la compétitivité des entreprises du soutien salarié de l'intégration européenne nous partageons les mêmes convictions

47:55
Emmanuel Macron

mais à droite le bonheur des uns ne fait pas forcément les affaires des autres opération réconciliation hier pour deux ténors du parti Alain Juppé dont le proche Edouard Philippe est maintenant premier ministre et François Barouin chef de file des opposants d'Emmanuel Macron

48:16
Présentateur

une belle image

48:20
Emmanuel Macron

de rassemblement voulu pour soutenir les candidats LR mais quand il s'agit d'évoquer les nouveaux ministres issus de la droite l'unité s'effrite

48:29
Présentateur

il y a des personnalités de qualité certaines sont issues de nos rangs c'est un choix personnel qu'elles ont fait pour ma part je les respecte

48:38
Invité

je ne parlerai pas de satisfaction je parlerai plutôt de regret ce sont des démarches individuelles c'est une mauvaise analyse politique de notre point de vue et ça n'est en rien une coalition

48:50
Emmanuel Macron

mais derrière l'image apaisée les hostilités ont pourtant bien commencé le parti a décidé de présenter un candidat face à Bruno Le Maire dans l'heure et Thierry Solaire lui aussi Macron compatible aurait été poussé à démissionner de la présidence du groupe LR au conseil régional d'Ile-de-France

49:09
Présentateur

question SMS si Emmanuel Macron a une majorité à l'assemblée à l'issue des législatives pourrait-il se séparer d'Edouard Philippe et du tout nommer quelqu'un en marche à priori c'est pas le but en revanche on peut s'interroger sur les ministères qu'il a confiés à ceux qui viennent de la droite notamment Bercy Bruno Le Maire et Gérard Darmardin ça pourrait changer vous croyez ?

non mais il leur a confié à la fois des ministères difficiles c'est des ministères des mauvaises nouvelles où on va annoncer des économies sur le nombre de fonctionnaires on va annoncer plusieurs choses comme ça et donc en gros si ça marche pas il pourra toujours les faire sauter comme des fusibles et puis nommer qui sait peut-être d'autres gens venus d'autres horizons mais le but de ce gouvernement n'est pas de changer absolument toute sa composition dans un mois il y aura vraisemblablement un remaniement après les législatives tenant compte des résultats des uns des autres certains ont perdu dans leur circonscription et puis peut-être pour des derniers équilibres mais c'est pas une grande lessive les trois ministres dont le premier qui ont été virés des républicains c'était vraiment indispensable cette exclusion Guillaume Tabard par définition en politique dès qu'on prononce le mot exclusion celui 14 c'est celui qu'il prononce parce que c'est un mot de fermeture c'est un mot qui fait tâche donc dans ce cas là je pense qu'il vaut mieux ne rien dire en même temps il ne faut pas non plus jouer les fiers et les farouchés ils font un choix ils l'assument ils disent bah oui on fait le choix de soutenir un autre un autre président qui n'est pas ici de notre rang c'est un choix très bien on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre c'est-à-dire que ils sont maintenant pour un président qui veut une majorité en marche donc avec un premier ministre qui va soutenir le rôle du chef de la majorité c'est de faire en sorte qu'il y ait plus de députés en marche possibles pas des députés et des républicains donc il ne faut pas qu'il s'étonne que les républicains cherchent plutôt à se faire élire eux plutôt que de faire élire des députés en marche vous avez entendu au début du reportage je suis un tout petit mot sur ceux qui ont du souci à se faire ce n'est pas ceux qui sont rentrés aujourd'hui c'est ceux qui étaient bien tentés de rejoindre Emmanuel Macron mais qui disaient on va quand même attendre les législatives parce que si effectivement Emmanuel Macron a une majorité absolue il n'aura pas besoin d'aller chercher de nouveaux renforts chez les républicains vous avez entendu les commentaires les témoignages de ces électeurs de droite au début du reportage qui sont déboussolés ils ne savent pas trop en plus il y a des circonscriptions où c'est vraiment difficile il y a des dissidences etc que peut espérer la droite aux législatives Elisabeth Martichoux

51:31
Emmanuel Macron

elle peut espérer alors elle était partie sur l'idée qu'il y aurait une envie de revanche des électeurs mais il n'est pas sûr que l'esprit de revanche soit vraiment mobilisateur pour une élection législative il va y avoir une participation qui sera beaucoup plus faible elle peut espérer elle espère une majorité relative en réalité il y en a très peu qui croient fermement pouvoir gagner une majorité absolue si elle gagne autour de pour dire les choses 180-200 députés ce sera déjà considérable compte tenu de la façon dont elle a traversé ces derniers mois de vie politique donc elle peut espérer ça les électeurs vont se partager effectivement il va y avoir ceux qui auront envie quand même d'être cohérents avec leur vote de premier tour il y avait des électeurs de centre droit qui avaient déjà voté pour Emmanuel Macron il va y avoir une partie aussi qui voudra donner le slogan de François Baroin c'est de dire il y a un premier ministre de droite donner une majorité de droite au pays il est peu probable que ça fonctionne mais voilà je ne sais pas quelle est l'analyse du comportement électoral des français que fait Pascal Perrineau

52:46
Invité

écoutez pour l'instant il ne faut croire aucun des sondages d'intention de vote pour les législatives ces sondages d'intention de vote sont faits sur des étiquettes partisanes puisqu'on ne connaît pas exactement dans chaque circonscription quels sont les candidats on aura des sondages sérieux que le jour où l'on fera ces sondages sur l'offre réelle

53:06
Emmanuel Macron

sur les circonscriptions

53:06
Invité

chacune des sondages regardons justement un sondage pas sérieux je vous y en veux non mais je ne dis pas que ce n'est pas sérieux mais vous voyez c'est complètement artificiel on projette des moyennes nationales sur les 577 circonscriptions bon ça donne une petite idée quand même ça donne une petite idée et ça donne une idée en tout cas la majorité absolue pour l'instant ça n'est pas certain donc que fait le président de la république sans majorité absolue avec une majorité relative à ce moment là si vous voulez ce que feront les républicains et l'UDI redevient tout à fait important parce qu'il y aura là peut-être un groupe qui pourra participer à des majorités d'idées à des majorités ponctuelles et sur d'autres dossiers faire son travail d'opposition parce que il peut y avoir

53:49
Emmanuel Macron

un groupe les républicains pour dire la chose coupé en deux

53:52
Invité

un qui participe

53:53
Emmanuel Macron

sur des majorités d'idées et l'autre qui reste sur ses fondamentaux

53:57
Invité

et puis il y a une question il y a une question aussi de rapport de force politique parce que imaginez qu'autour de cet espace central voilà les républicains se vident de leur substance les socialistes se vident de leur substance l'UDI se vide de leur substance qu'est-ce qui restera ?

Vous aurez cet espace central avec une opposition qui sera une opposition radicale le Front National d'un côté la France Insoumise de l'autre ça n'est pas une situation si vous voulez à souhaiter il faut qu'à droite et à gauche il reste des espaces politiques occupés par des forces significatives qui ne sont pas dans une position d'opposition radicale parce que sinon les lendemains qui viennent ce seront des lendemains très difficiles

54:38
Présentateur

Voici maintenant vos questions SMS et Internet On disait à l'instant que les choses pourraient bouger après les législatives la question est la suivante Jean-Yves Le Drian pourrait-il devenir Premier ministre après le second tour des législatives ?

Ce n'est pas l'objectif qui est affiché on sait bien que Macron s'est plutôt fait par la gauche ou en tout cas a démarré son succès présidentiel par la gauche et là il faut qu'il fasse son succès législatif par la droite mais il n'y a pas une volonté de mettre Jean-Yves Le Drian compte tenu de son âge d'abord parce qu'il a 70 ans compte tenu de son profil là il a été un bon ministre de la Défense on le met au Quai d'Orsay il n'y a pas de nécessité de remplacer Edouard Philippe sauf si Edouard Philippe venait à faire des fautes politiques majeures mais il n'y a pas de plan on se crée pour mettre Jean-Yves Le Drian Bien, on a titré cette émission C'est moi le patron voici une question sur l'autorité justement le président désire-t-il répondre à un besoin d'autorité qui serait dans l'air du temps ?

Ce besoin d'autorité il est là et on voit bien qu'à travers un certain nombre de déclarations il veut montrer aussi qui s'adresse à cette fameuse France qui n'a pas voté pour lui cette France un peu un peu déboussolée en rupture etc. alors il n'a pas forcément une politique qui s'adresse à celle-là mais en tout cas dans l'intention il y a ça aussi bon mais l'image reste quand même faible par rapport à l'action elle-même La loi Travail fera-t-elle l'objet d'un semblant de concertation avec les syndicats ou d'un passage en force ?

56:13
Emmanuel Macron

Oui il y aura un semblant de concertation c'est obligatoire de toute façon il va y avoir dès la semaine prochaine les syndicats vont être reçus en bilatéral comme on dit alors est-ce qu'il y aura un grand dialogue social organisé ? il n'y a pas le temps il n'y a pas le temps parce que la loi d'habilitation doit être présentée rapidement au Parlement quand l'Assemblée sera élue pour que les ordonnances puissent être puissent être publiées si je puis dire décidées début août donc le grand dialogue social pour lequel vont plaider les syndicats il n'y a pas matériellement le temps de l'organiser donc ce sera une concertation minimum

56:55
Présentateur

voilà que deviennent Jean-Paul Delevoye et Jean-Louis Borloo quelqu'un a des nouvelles autour de la table directement depuis qu'il a quitté le café Jean-Louis Borloo

57:05
Emmanuel Macron

on l'a vu avec Jean-Paul Delevoye

57:07
Présentateur

c'est deux profils différents alors Jean-Paul Delevoye il s'était occupé des investitures il s'est occupé des investitures il a rejoint assez tôt Emmanuel Macron il a oeuvré à la composition de cette il faudra un président

57:17
Emmanuel Macron

de l'Assemblée si jamais la majorité en marche il n'est pas candidat Jean-Louis Borloo

57:23
Présentateur

lui s'est réveillé 15 jours avant le premier tour très tard vous voulez dire il s'est réveillé très tard il n'a jamais été dans l'aventure et c'est un profil par téléphone voilà particulier les ministres issus de la société civile seront-ils entourés encadrés dirigés

57:41
Invité

dirigés certainement à commencer par le premier ministre et le président ce sont des hommes et des femmes qui viennent pas tellement du tissu associatif ils viennent d'organisations dans lesquelles ils ont connu ce que c'était qu'être dirigé ce que c'est qu'être patron donc je ne crois pas si vous voulez que ces ministres de la société civile aient besoin d'un encadrement plus important que les ministres qui viennent du politique et c'est parfois les ministres purement politiques qui ont besoin d'être davantage encadrés que les autres

58:10
Présentateur

Macron sera-t-il un va-t'en-guerre comme ses prédécesseurs il est au Mali aujourd'hui est-ce qu'il sera un va-t'en-guerre un président a agi en fonction des circonstances François Hollande n'avait pas prévu d'être un va-t'en-guerre parce que souvenez-vous la phrase qu'il avait dit à Jean-Yves Le Drian en le nommant à la défense c'était tu nous ramènes les soldats d'Afghanistan et après tu es tranquille et après on a vu il s'est engagé sur trois théâtres d'opération il ne l'est pas prévu mais il y a fait face et c'est un des points réussis de sa présidence Emmanuel Macron ne veut pas a priori faire la guerre ou pas faire la guerre il est plutôt un peu méfiant dans les débats il a eu des phrases un peu même un peu presque méprisantes à l'égard de de la proportion de François Hollande à s'engager militairement mais s'il y a des crises on n'imagine pas que le président fasse autre chose que d'y faire face quand vous appelez votre ministère ministère des armées et pas ministère de la défense ça traduit quand même aussi une volonté de pouvoir s'afficher comme chef militaire

59:01
Emmanuel Macron

dans sa commande car

59:03
Présentateur

sur les Champs-Elysées un gouvernement ramassé annonce-t-il une plus grande décentralisation des compétences

59:10
Invité

non je ne crois pas ça envoie un signal peut-être de rassemblement autour d'une logique impulsée par le président de la république ça envoie un second message en termes d'efficacité de l'appareil d'état et non pas de fragmentation de l'action publique dans de multiples domaines qui deviennent peu à peu des domaines où sont représentés avant tout les intérêts particuliers de ces domaines avec un gouvernement resserré c'est plus facile sur le papier de faire prévaloir l'intérêt général

59:45
Présentateur

une bonne question une question vache mais une bonne question Edouard Philippe a-t-il choisi un seul de ces ministres ?

59:53
Emmanuel Macron

il a vraisemblablement dit pour refaire le film au soir du second tour Emmanuel Macron sait exactement quel premier ministre il veut ensuite il commence à parler très vite même peut-être même avant l'équipe il est vraisemblable qu'Edouard Philippe sur les ministres de droite et effectivement dit son mot opposer quelques vétos éventuellement sur certaines personnalités qui grattaient à la porte et vous avez des noms ? oui non

1:00:27
Présentateur

il a même reçu des candidats

1:00:30
Emmanuel Macron

des candidats

1:00:31
Présentateur

des postes

1:00:31
Emmanuel Macron

des noms allez-y

1:00:33
Présentateur

ils ne les ont pas eus

1:00:34
Emmanuel Macron

voilà voilà en particulier en un social civil mais donc oui et pour revenir à la question de l'équipe ça recoupe de questions précédentes la question est de savoir s'il sera un animateur d'équipe un premier ministre c'est aussi cela c'est quelqu'un qui sait assurer la cohésion qui sait animer qui sait entourer qui sait répondre aux sollicitations de ses ministres quand ils en ont besoin et là c'est une partie de la personnalité du premier ministre qu'on va découvrir dont on va mesurer la surface

1:01:05
Présentateur

cette volonté de resacraliser la fonction présidentielle signe-t-elle la fin de la politique spectacle ? non parce que cette sacralisation est un spectacle on l'a vu au moment de la passation de pouvoir c'est une autre forme de spectacle mais c'est de la politique spectacle aussi et que lui-même en tout cas pendant toute la campagne a montré qu'il savait aussi très bien s'accommoder voire utiliser les registres de la politique people le chef des armées va rencontrer de futurs anciens combattants mais il n'a pas désigné de secrétariat les concernant de secrétariat d'état est-ce que c'est un oubli ?

vous savez lorsqu'un gouvernement comporte 35-40 membres on dit c'est quoi ces gouvernements pléthoriques il faut absolument des gouvernements resserrés et lorsqu'on a un gouvernement resserré on fait la liste des compétences qui n'y sont pas il y a les intitulés ministériels mais évidemment toutes les fonctions liées à un ministère ils sont rattachés on sait que le logement s'est rattaché à la solidarité justement c'est la question suivante un ministère du logement ne s'imposait-il pas ?

le logement est rattaché aux solidarités avec les territoires la famille va s'en dépendre de la santé et des affaires sociales et donc évidemment les anciens combattants vont relever de la défense il n'y aura pas des personnels en moins dans l'administration des anciens combattants qu'il y en avait aujourd'hui

1:02:19
Emmanuel Macron

et puis il y a un nombre de secrétaires d'état dans les gouvernements pléthoriques dont on ignorait encore l'existence quand le gouvernement est tombé si vous voulez on n'a parfois pas de regrets

1:02:28
Présentateur

et qui n'était jamais de la première équipe que ce soit sous Sarkozy ou sous Hollande les deux premiers gouvernements étaient des gouvernements resserrés et puis viennent les législatives et là commence et d'un seul coup ils sont de nouveau 40 l'inflation des postes secrétaires d'état il semblerait qu'Emmanuel Macron veuille faire ce que Nicolas Sarkozy avait dit qu'il ferait et qu'il n'a pas fait à savoir nommer des secrétaires d'état sans portefeuille précis mais en leur confiant des missions ponctuelles ou en les rattachant à un ministère pour que le ministre puisse en tant que besoin s'appuyer sur un secrétaire d'état

1:02:57
Emmanuel Macron

des secrétaires d'état volants avec des missions qui pourraient aller d'une discipline si je puis dire d'un domaine à un autre ça ce sera assez extraordinaire

1:03:06
Présentateur

je veux Pascal Perrineau sourire ça vous plaît

1:03:09
Invité

les secrétaires d'état volants il faut les voir passer pourquoi pas mais c'est vrai que le peuple français va dire quelque chose dans les législatives de la mi-juin et il faudra que le président de la république et le premier ministre écoutent ce qui a été dit et le traduisent éventuellement dans des postes et des fonctions

1:03:27
Présentateur

gagner largement les législatives justement est-ce vraiment possible pour la république en marche une large victoire qui y croit autour de la table

1:03:35
Invité

large victoire je ne crois pas large victoire je ne crois pas on le voit bien d'ailleurs dans les chiffres de popularité dont on parlait tout à l'heure et dans la difficulté tout même gigantesque de créer en quelques semaines un parti du président parce qu'on gagne une majorité absolue avec un parti du président la république en marche est un proto parti du président est-ce qu'il aura le temps de devenir un véritable parti avec des candidats

1:04:01
Emmanuel Macron

qui n'ont souvent pas d'implantation locale c'est très important dans les législatives parce qu'ils feront face en revanche à des candidats qui parfois sont bien reconnus par la population c'est pas facile

1:04:10
Présentateur

en même temps le scrutin majoritaire permet à une force qui fait autour de 30-35% de décrocher une majorité absolue je pense que c'est tout à fait possible moi aussi je pense qu'il peut y avoir un effet de souffle au-delà des étiquettes partisanes on l'avait vu la gauche ça a été majoritaire à l'Assemblée en 80 c'était avec plein de jeunes députés qui étaient inconnus localement mais il peut y avoir un effet de souffle merci beaucoup à tous les quatre merci à l'équipe qui a préparé cette émission dans un instant Anne-Sophie Lapix pour c'est à vous ce soir la redif est à 22h40 très bonne soirée sur France 5 à demain merci à tous lesquels

1:04:37
Locuteur

merci à tous lesquels