La cohérence entre la parole et les actes - Dominique Potier
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Dominique PotierFait
« Il y a 10 ans, c'était la COP 15, un moment historique, une trajectoire pour la lutte contre le dérèglement climatique. »
- 0:15Dominique PotierFait
« Nous avons échoué à fabriquer une humanité à - 1,5 »
- 0:45Dominique PotierFait
« nous divisons par deux l'aide publique au développement, contrairement à tous les engagements pris dans la loi de 2021 »
- 1:25Dominique PotierFait
« Est-ce que la France est engagée oui ou non pour que la responsabilité civile reste la règle du droit des multinationales ? »
- 2:35Premier ministreChiffre
« On estime que nous perdons 10 % de croissance du fait des charges réglementaires provoquées par l'Europe »
- 2:55Premier ministreFait
« La France a une position d'équilibre. Nous marchons sur deux jambes. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il y a 10 ans, c'était la COP 15, un moment historique, une trajectoire pour la lutte contre le dérèglement climatique. 10 ans après, à Bem, il faut admettre que nous avons échoué à fabriquer une humanité à - 1,5 et je veux le rappeler ici, la force d'une nation, c'est pas seulement sur l'unité, c'est sa cohérence entre sa parole et ses actes. Nous sommes aujourd'hui incohérents lorsque nous engageons à travers le président de la République un mer qui peut détruire entre 100 et 500 millions de tonnes de CO2 [applaudissements] par la destruction de la prairie de nos éleveurs et de l'Amazonnie.
Nous sommes incohérents lorsque nous divisons par deux l'aide publique au développement, contrairement à tous les engagements pris dans la loi de 2021 que nous avons engagé ensemble et nous sommes incohérents si Roland l'Escur, actuellement à Bruxelles, défend une voie de la France qui détruit le pacte vert, qui détruirait notamment le devoir de vigilance. Cette obligation faite au multinational de respecter les droits de l'homme, de lutter contre le droit des enfants, de détruire notre planète. Avec clarté, je voudrais que monsieur le Premier ministre, vous puissiez nous répondre.
Est-ce que la France est engagée oui ou non pour que la responsabilité civile reste la règle du droit des multinationales ? Est-ce que vous choisissez la responsabilité ou l'impunité pour ceux qui ont le pouvoir économique ? Est-ce que vous choisissez une Europe du droit et de la justice dans la mondialisation ?
Merci monsieur le député. Alors en préambule, je souhaite vous préciser que nous évoluons dans un contexte commercial extrêmement sous pression où nos compétiteurs n'hésite pas à mener des actions de prédation et évidemment l'Europe ne peut pas rester spectatrice ou subir ses agressions commerciales. On estime que nous perdons 10 % de croissance du fait des charges réglementaires provoquées par l'Europe et donc c'est un devoir pour nous au niveau de français, au niveau européen de réduire cette charge qui pèse sur les entreprises en simplifiant.
La France a une position d'équilibre. Nous marchons sur deux jambes. Nous avons à la fois l'ambition de simplifier euh les règles administrative et de jouer à arme égal au niveau industriel et au niveau économique.
Mais en même temps, on défend avec force nos valeurs. Ce que je souhaite vous dire, c'est que la France continuera à avoir cette position équilibrée à la fois sur l'amélioration de la compétitivité, sur la défense de vos valeurs. Et c'est une discussion que nous aurons ici probablement avec le Parlement dans les mois à venir et nous restons évidemment à votre disposition pour discuter sur ces sujet là.
Je vous remercie de votre attention.
Dominique Potier