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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 18 octobre 2025ContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesÉconomie & entreprisesImmigration & asile

Budget 2026, gouvernement: l'interview en intégralité de Sébastien Chenu, vice-président du RN

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Sébastien Chenu, est-ce que Sébastien Lecornu a sauvé sa peau et celle du macronisme ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Vous appelez toujours à la dissolution ce soir ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Ces images de Lecornu au marché, c'est de la com' ou pas ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Le projet de budget va faire très mal aux retraités et aux non-imposables, vous dites ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    La note souveraine dégradée par S&P, c'est à cause de l'instabilité politique ?

  • 7:00RelanceRéponse directe

    Vous accusez le gouvernement de ruiner la France depuis 8 ans, c'est exact ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Sébastien ChenuFait
    « Lorsqu'on exerce ce type de fonction, lorsqu'on pilote un gouvernement, quand on pilote les affaires de la France, on n'est pas normal, dans le sens où nous n'avons pas une vie normale. »
  • 6:00Sébastien ChenuFait
    « La note souveraine de la France a été dégradée hier par l'agence S&P, et elle le dégrade, et elle le dit très clairement, parce qu'elle invoque un climat politique incertain. »
  • 8:00Sébastien ChenuFait
    « Ces gens viennent donner des leçons, alors que la situation que nous vivons, la situation qui est dégradée par cette note, elle résulte des politiques qui ont été menées. »
  • 10:00Sébastien ChenuFait
    « Il n'y a pas d'abandon de la réforme des retraites. »
  • 12:00Sébastien ChenuFait
    « La note souveraine de la France a été dégradée hier par l'agence S&P, et elle le dégrade, et elle le dit très clairement, parce qu'elle invoque un climat politique incertain. »
  • 15:00Sébastien ChenuChiffre
    « La réintroduction de la demi-part fiscale à partir du deuxième enfant. Ça coûte 3 milliards d'euros. »
  • 21:30Sébastien ChenuFait
    « M. Sarkozy n'avait pas vocation à travers la condamnation qui était la sienne à aller derrière les barreaux. »
  • 23:00Sébastien ChenuFait
    « L'exécution provisoire, c'est-à-dire faire rendre exécutoire immédiatement une peine de prison alors qu'il y a un appel. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va recevoir Sébastien Chenu ce soir pour député du Nord et vice-président du Rassemblement National, vice-président aussi de l'Assemblée Nationale. Alors on va parler de beaucoup de choses, on va se demander effectivement si Sébastien Lecornu, et j'accueille aussi Anthony Lebeau de la rédaction de BFM TV, on va se demander si le moine soldat Sébastien Lecornu a sauvé sa peau, celle du macronisme peut-être, si le pari du Rassemblement National a foiré, si je puis dire, a raté, pardon, excusez-moi pour mes mots, et si vous appelez toujours à la dissolution ce soir. Mais d'abord, avant d'ouvrir les gros dossiers, je vous propose de regarder une image, puisque le Premier ministre est sur le terrain, dans l'heure.

Il a fait un petit tour au marché de la ville de Vernon, dont il a été le maire de 2014 à 2015. Alors on le voit effectivement avec son panier, ses poireaux, j'ai envie de dire un Premier ministre normal, Sébastien Chenu ? Non mais d'abord, on n'est jamais normal quand on est Premier ministre, il faut arrêter de prendre les Français pour des imbéciles, c'est de la com', c'est des images de communication.

Lorsqu'on exerce ce type de fonction, lorsqu'on pilote un gouvernement, quand on pilote les affaires de la France, on n'est pas normal, dans le sens où nous n'avons pas une vie normale. Enfin, ce sont des images. Sébastien Lecornu est entouré de dix gardes du corps, Vous trouvez que la vie, elle, est un peu grosse ?

Oui, sincèrement, enfin c'est un peu éculé, mais passons. Sincèrement, moi je rentre de ma circonscription, vous voyez. J'étais à l'UE Saint-Amour, pas des anciens, ce midi, comme j'étais à Denain, une des villes les plus pauvres du Nord et de la France, et les gens ont bien compris le message.

Ça va faire très mal. Ça va faire très mal aux retraités. Ça va faire très mal à ceux qui ne payent pas d'impôts, qui demain pourraient en payer davantage.

Le projet de budget va faire très mal, et personne ne croit fondamentalement à l'arnaque sur l'abandon. Il n'y a pas d'abandon de la réforme des retraites. Alors, on va y venir, mais en tout cas, ce qui fait très mal pour l'instant, c'est l'instabilité politique.

La note souveraine de la France a été dégradée hier par l'agence S&P, et elle le dégrade, et elle le dit très clairement, parce qu'elle invoque un climat politique incertain. Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a pris la parole. Il dit, nous ne pouvons ignorer ce nuage.

C'est un nuage supplémentaire qui s'ajoute à un bulletin météo assez gris. Et il appelle à la responsabilité. Il dit, je dis aux parlementaires, soyons responsables.

Est-ce que vous allez être responsables au moment de ce vote du budget ? Oui, soyons responsables, plus que ne l'est M. Lescure et ses amis qui, depuis 8 ans, ont ruiné la France.

En réalité, ces gens viennent donner des leçons, alors que la situation que nous vivons, la situation qui est dégradée par cette note, elle résulte des politiques qui ont été menées. Ce n'est pas dégringoler du ciel, ce n'est pas tomber du ciel. On ne dégrade pas la note de la France parce qu'il y a en ce moment une crise ministérielle, une instabilité politique.

On la dégrade parce que c'est le résultat des politiques et des choix politiques qui ont été menés qui provoquent cette instabilité. Donc M. Lescure ne va pas donner des leçons.

Il a participé à toutes les majorités macronistes depuis 8 ans. Il était socialiste avant, donc il a soutenu François Hollande. C'est-à-dire que ces gens-là, en fait, ont créé la situation qu'ils déplorent aujourd'hui.

Donc les gens, les oppositions, en tout cas nous, au Rassemblement National, nous allons être responsables parce qu'on va demander d'autres politiques, d'autres choix budgétaires, d'autres orientations pour le pays. Mais je crois qu'effectivement, comme d'habitude, on ne sera pas entendus parce qu'en fait, ils sont idéologiquement bloqués. C'est le budget de Bercy, c'est les vieilles recettes de Bercy.

Et pire, c'est le budget de l'Union européenne, en fait. Mais là, on vous donne l'opportunité, sans l'utilisation du 49.3 à la fin par le Premier ministre, de faire des propositions, d'arracher peut-être des victoires comme vous avez pu le faire l'année dernière lors de l'examen en commission des finances.

Finalement, vous pouvez remercier le Premier ministre d'avoir renoncé à cet outil du 49.3. Monsieur, tout ça va se terminer par des ordonnances, je le dis pour les Français, parce qu'il y a un peu de mécanique parlementaire.

On a un temps réduit pour examiner le projet de loi de finances. 70 jours. Si on n'est pas d'accord, il y aura des amendements, dans un sens, dans un autre, pour mettre en place des dispositifs, pour en empêcher.

Si on n'est pas d'accord, ça sera voté, puis ça partira au Sénat. Et si on n'est pas d'accord, ça atterrira dans une commission mixte paritaire. Réponse de la porte-parole du gouvernement dans Le Parisien ce soir.

On ira au vote. Pourquoi voudriez-vous qu'on utilise des ordonnances ? Elles n'ont jamais été utilisées depuis 1958.

On refuse cette fuite en avant, qui consiste à intégrer, avant même que le débat ait commencé, l'échec de la discussion parlementaire. On ira au vote. Alors il n'y a pas de majorité pour ce budget à l'Assemblée nationale, et le budget sera retoqué.

Parce qu'un budget qui, je l'ai dit, fait la poche des retraités, un budget qui ne touche pas à l'immigration, un budget qui fait la poche des familles, un budget qui fait rentrer plus de Français, 200 000 Français, dans l'impôt sur le revenu. Il ne faut pas compter sur nous, au Rassemblement national, pour voter un budget pareil. Et néanmoins, justement, dans votre circonscription, quand vous êtes allé au contact de ces Français, ils ne vous ont pas dit, mais moi, j'attends que cette réforme des retraites soit suspendue.

Prenons les gains, prenons les gains. C'est une première victoire. Allons-y, vous le demandiez de vos souhaits au Rassemblement national.

Il n'y a rien qui est suspendu. Le problème, c'est qu'en fait, il y a un décalage. Donc vous pensez que c'est une entourloupe, en gros ?

Évidemment, c'est une entourloupe. Rien n'est suspendu. C'est un décalage au mieux qui se terminera, évidemment, par, là encore, une ordonnance et qui actera le fait que la réforme n'est pas suspendue.

Il y a une possibilité. Il y a une possibilité. Marine Le Pen ne parle pas de décalage.

Elle dit suspensure dans son tweet. Marine Le Pen vient d'expliquer qu'à travers, j'allais dire, une trouvaille d'un constitutionnaliste, M. Morel, il y a une garantie de pouvoir faire en sorte que cet engagement soit tenu par le gouvernement.

C'est ce qu'on appelle la lettre rectificative. C'est-à-dire qu'avant l'examen du projet de loi de finances de la Sécurité sociale, il faudrait que le gouvernement s'engage par écrit à travers une lettre rectificative à ce que cette réforme des retraites soit effectivement...

Est-ce que les mots de Maud Brejon, la porte-parole du gouvernement, qui dit que ce ne sera ni le budget des socialistes ni celui de Sébastien Lecornu, ce sera celui du Parlement ? Et elle dit, mot pour mot, il n'y aura pas d'entourloupe. Ça, pour vous, ça ne fait pas foi.

Vous ne croyez plus aux mots, aux discours de ce gouvernement ? Non, ça fait longtemps qu'on ne croit plus aux discours de ce gouvernement. Enfin, qui peut croire qu'elle française croit en ce que racontent les macronistes ?

D'abord, c'est le budget de Bercy. Il n'y aura ni en tourloupe ni de l'encaché. C'est le budget de Bercy et de l'Union européenne.

Il y a toutes les...

Enfin, c'est le musée des horreurs que décrivait Jean-Philippe Tanguy. Il y a toutes les mesures imaginées par Bercy pour aller chercher de l'argent dans les poches des Français sans aucune réduction des dépenses. C'est-à-dire que là aussi, ça pose un problème.

L'État ne fait aucune réforme d'ampleur, ne réduit pas son train de vie, on ne s'attaque pas aux coûts de l'immigration. Donc, d'un côté, on va chercher beaucoup d'argent dans les poches des Français. De l'autre côté, ce gouvernement ne réduit pas les dépenses.

Et il y a, pour faire passer la pilule aux socialistes, puisque eux se faisaient acheter sur ça, il y a l'hypothétique abandon de la réforme des retraites. Et moi, je serais ravi. Je me suis battu contre cette réforme des retraites.

Mais je n'y crois pas, sauf à ce que la lettre explicative, la lettre rectificative, j'ai le terme bien précis, demandée par Marine Le Pen, soit signée par le Premier ministre immédiatement. Dans ce cas, si Sébastien Lecornu écoute ce que vous lui demandez, vous ne direz plus que c'est une escroquerie et vous direz que c'est une victoire des socialistes. – S'il y a une garantie ?

Non, ce sera plutôt même notre victoire, puisque c'est nous qui demandons, Marine Le Pen vient de la demander. Mais ce serait la garantie que ce ne soit pas une entourloupe. Mais attention, là on parle de la réforme des retraites et de sa suspension.

Mais il y a le budget. Il n'y a pas que la réforme des retraites et la suspension dans le budget. Sincèrement, aller toucher, aller fiscaliser les affections de longue durée, geler les retraites des Français. – C'est une première base. – Ça c'est inacceptable. – Pour être très précis, le gouvernement dit le projet de budget qui sera présenté en commission des finances, parce que les débats vont commencer, vous le savez très bien, vous êtes député en commission des finances, d'abord lundi.

C'est une première base. Et ensuite, il y aura les débats parlementaires. – Mais Anthony, quand on écoute, effectivement, Sébastien Chenu parler quasiment d'un budget Frankenstein, le musée des horreurs, c'est ça que vous avez dit un peu ? – Oui, mais c'est inadmissible. – Effectivement, est-ce que ça va être, est-ce que cette Assemblée nationale va être un peu le, je ne sais pas, la foire d'emploi et de la zizanie ?

Est-ce que vous allez déposer une nouvelle motion de censure au prochain amendement ? Ou est-ce que vous allez jouer le compromis constructif, si je puis dire ? Et combien de temps laissez-vous à ce gouvernement ? – Nous, on a toujours essayé de faire avancer les choses.

D'ailleurs, on nous a parfois reproché de voter des propositions venant d'autres bancs politiques. Quand on considérait que ça allait dans le bon sens, on le faisait. Nous, on va proposer jeudi prochain un contre-budget qui sera focalisé, j'allais dire, sur deux choses.

Rendre du pouvoir d'achat aux Français et puis aussi mettre en place une vraie politique de soutien à la natalité. Pourquoi ? Parce que nous, dès 2027, on veut abandonner cette réforme des retraites pour en faire une autre.

Et on a besoin de relancer la natalité et la productivité dans le pays. – Alors, très concrètement, ces politiques natalistes, elles consistent en quoi ? – Vous avez plusieurs dispositifs d'aide à la parentalité.

Mais vous en avez un qui est important, c'est la réintroduction de la demi-part fiscale à partir du deuxième enfant. Ça coûte 3 milliards d'euros. C'est, je crois, le gouvernement Hollande qui avait abrogé tout cela.

Eh bien, ces 3 milliards d'euros, nous le finançons par notre fameux impôt sur la fortune financière dont nous avons déjà eu l'occasion d'expliquer comment il était financé. Ce que je veux dire, c'est que nous, lorsque nous créons, lorsque nous revisitons de la fiscalité, parce qu'on abandonnera l'impôt sur la fortune immobilière, lorsqu'on revisite la fiscalité, ça a un but politique. C'est-à-dire qu'en fait, on a une trajectoire politique, des objectifs politiques qui ne sont pas ceux de ce gouvernement.

On veut relancer la natalité et puis, je le disais, redonner du pouvoir d'achat, c'est toujours la baisse de la TVA sur les énergies principales. Alors, quels sont vos objectifs dont vous parlez ? Et en milliards d'euros, sur les dépenses et sur les recettes, qu'est-ce que vous allez présenter la semaine prochaine ?

Écoutez, vous verrez, mais par exemple, sur la désindexation des retraites, c'est 3 milliards d'euros. Je l'ai aussi sur la natalité, dont je vous ai dit, notre dispositif sur la demi-part fiscale, c'est 3 milliards d'euros. Donc, on a 6 milliards, par exemple, de ce côté-là, à aller trouver.

Eh bien, regardez, sur les dépenses de l'immigration, elles sont, j'ai les chiffres sous les yeux, très conséquentes en ce qui concerne les dépenses de solidarité, la santé, le logement, l'éducation, l'accueil. Ça représente près de 34 milliards d'euros par an. On ne va pas tout sabrer d'un coup.

Nous allons, aujourd'hui, pouvoir faire une économie sur les dépenses, sur le coût de l'immigration de 5,6 milliards d'euros par an. Donc, vous voyez, ça équilibre exactement les nouvelles dépenses que nous voulons faire au bénéfice des Français, au bénéfice de leur pouvoir d'achat. En attaquant, en ouvrant le dossier du coût de l'immigration, on permet de redonner du pouvoir d'achat aux Français.

Alors, effectivement, c'est très bien d'améliorer la vie des jeunes parents, mais d'autres pays ont décidé d'inciter à la natalité, justement, en donnant plus de congés parentaux, etc. On voit bien, finalement, que ça n'influe pas tellement sur les naissances. L'Italie mise énormément sur des...

Effectivement, voilà, la Chine aussi, on l'a vu aussi avec Victor Orban en Hongrie. Et pour le coup, le taux de la natalité n'augmente pas forcément. Mais je crois qu'il y a plusieurs leviers sur lesquels il faut jouer.

Effectivement, il y a l'appréciation, par exemple, du jeune enfant qu'on pourrait revaloriser aussi. Mais alors, on ne peut pas tout faire dans le budget 2026. Il y a aussi des choses qui seront dans le programme présidentiel de Marine Le Pen.

Mais effectivement, il faut plusieurs leviers. Mais un autre levier qui est très intéressant, je pense, c'est celui, non pas de l'héritage, mais des donations. Nous, on a une disposition pour les donations parce qu'on pense que c'est mieux de bénéficier de l'argent de ses parents et de ses grands-parents, non seulement de leurs vivants, mais quand on est jeune, pour lancer des projets et ne pas attendre d'hériter quand on a 50 ou 60 ans.

Donc vous n'êtes pas d'accord avec Yael Brunpivet qui disait l'héritage, c'est un truc qui tombe du ciel, ça suffit, il faut taxer les héritages. Non, on pense qu'il faudrait exonérer les donations, bien sûr avec un plafond, évidemment, pour les enfants et les petits-enfants, de façon à pouvoir leur donner ce coup de pouce et ça aussi, c'est quelque chose qui permet de relancer la natalité parce que les jeunes ménages aujourd'hui se posent tout simplement la question d'avoir un second enfant parce que ça coûte cher, entre guillemets. Qu'est-ce que vous avez pensé de cette formule ?

L'héritage, c'est un truc qui tombe du ciel, presque philosophiquement, si je puis dire. Non seulement c'est très maladroit, mais moi je trouve que ça dit beaucoup de choses derrière ça. Ça veut dire qu'en fait, elle considère Mme Broun-Pivet que l'héritage, il est indu.

Mais vous voyez, je parlais de ma circonscription tout à l'heure, les gens qui ont eu la chance de devenir propriétaire de leur petite maison, ils l'ont eu grâce à leur travail et ils ont envie de la léguer, de la transmettre. C'est même une sorte de fierté quand on devient propriétaire en France de pouvoir transmettre son patrimoine. C'est ça aussi l'enracinement.

Et je pense que Mme Broun-Pivet, elle est dans une philosophie politique où il faut être liée à rien. Elle a précisé depuis un petit peu ses propos dans un très long poste sur LinkedIn en disant qu'elle voulait plutôt évoquer les super-héritages, ceux qui notamment contournaient l'impôt par des mécanismes d'optimisation fiscale, etc. Ça, vous pouvez la rejoindre sur ce point-là.

D'accord, mais alors il faut être très précis, il faut qu'elle nous explique à quel niveau d'abattement elle veut, etc. Vous savez, il y a des pays qui ont des niveaux d'abattement sur les héritages qui sont, enfin des taux notamment de fiscalisation des héritages qui sont bien moindres. L'Italie, c'est entre 4 et 8%.

Il y a d'autres pays européens qui, nous, on est un des pays qui fiscalisent le plus l'héritage. Alors, il y a un abattement, certes, c'est pas pareil lorsqu'on est conjoint, paxé ou lorsqu'on est enfant, etc. Évidemment, mais on peut faire mieux, mais surtout derrière, ça veut dire que c'est une philosophie, la philosophie de la transmission, je pense qu'il faut essayer de la faire, de la soutenir.

Alors, on parle de budget, on parle de contre-budget. On a interviewé le nouveau prix Nobel d'économie, Philippe Taguillon, qui était l'invité de BFM TV pour savoir à quelle partie il accordait sa confiance en matière d'économie. Autant vous dire que ce n'était pas forcément au Rassemblement National.

Tant mieux. Je ne veux pas du...

Je ne leur fais pas confiance. Je ne fais pas confiance à ces gens-là pour gérer la France. Voilà.

Donc, je ferai tout pour que ça n'arrive pas. Vous ferai tout pour que ça n'arrive pas. Tout pour que ça n'arrive pas.

À tout point de vue, point de vue économique, mais aussi pour le reste. Non, je suis un économiste, moi, donc je n'ai pas de la politique. Mais en tout cas, moi, je ne fais pas confiance à ces gens-là pour diriger la France.

Merci de le dire aussi clairement. Vous diriez pareil de LFI et LFI pareil. Mais LFI, il n'y a aucun danger qu'il soit ministre dans l'immédiat.

Mais c'est pareil, je mets les deux sur le même plan. Vous mettez les deux sur le même plan ? Absolument.

Philippe Aguillon qui dit donc je ne fais pas confiance à ces gens-là et juste avant cet extrait, vous avez dit tant mieux. Oui, parce que moi, je ne fais pas confiance à Philippe Aguillon parce que je l'ai vu à l'œuvre, M. Aguillon.

Il vient de la galaxie socialiste de François Hollande. Il a été conseiller d'Emmanuel Macron. Les mille milliards de dettes supplémentaires, c'est sur les bons conseils de M.

Aguillon. Donc moi, je pense que M. Aguillon devrait se faire un peu modeste, un peu humble plutôt que de distribuer des bons et des mauvais points parce que nous, on lui distribue...

Alors même qu'il a reçu le prix Nobel d'économie. Absolument. Mais en ce qui concerne les conseils qu'il a pu donner à la France, moi, je lui distribue un très mauvais point à M.

Aguillon et j'irai même plus loin. Je pense que c'est plutôt positif si M. Aguillon n'a pas envie de nous suivre.

Je pense que je prends ça plutôt comme un brevet très positif. Quels sont les grands économistes qui vous conseillent aujourd'hui au Rassemblement National ? Il y a des gens qui ne sont pas connus mais vous savez, on n'a pas un économiste référent.

Moi, je pense qu'il y a des gens qui disent des choses intéressantes dans plusieurs camps. Parfois, j'entends Thomas Porcher, je trouve ça intéressant. Parfois, j'entends des économistes plus libéraux, je trouve ça intéressant.

Il n'y a pas une école de...

Thomas Porcher qui est plutôt classé à gauche. Oui, bien sûr. Mais j'entends parfois...

Si vous voulez, il n'y a pas une école de pensée. Nous ne sommes pas des ultra-libéraux et nous ne sommes pas des étatistes marxistes. Or, dans ces deux écoles de pensée finalement qui irriguent la vie économique depuis toujours, il faut savoir peut-être s'en extraire.

Je pense qu'on a des pragmatiques, patriotes, et c'est probablement cela qui nous empêche d'être enfermés dans un camp ou dans un autre ou que certains essayent de nous enfermer dans un camp ou dans un autre. Alors, on va voir justement si vous n'êtes pas dogmatique puisque vous le savez, mardi prochain, Nicolas Sarkozy va être incarcéré à la prison de la santé et son fils, Louis Sarkozy, appelle à un grand rassemblement populaire pour soutenir l'ex-président qu'il dit donc victime d'une erreur judiciaire. Est-ce que vous trouvez ça bien que Louis Sarkozy appelle les Français à se rassembler ?

Est-ce que vous pourriez participer à un tel rassemblement mardi ? Pour d'abord, moi je suis assez choqué par le jugement et en particulier par l'exécution provisoire qui n'était pas obligatoire. M.

Sarkozy n'avait pas vocation à travers la condamnation qui était la sienne à aller derrière les barreaux. Il y a derrière là une volonté d'une justice politique probablement de l'humilier. Et moi, ça, ça me choque.

Ça vous choque au point de vous rassembler peut-être mardi ? Je vous dis, ce n'est pas ma famille politique qui va se rassembler. J'ai été membre il y a longtemps de cette famille politique et j'ai soutenu à son époque lorsque j'étais à l'UMP Nicolas Sarkozy et c'est ainsi.

Mais là, je ne suis plus dans cette famille politique. En revanche, j'ai exprimé à l'ancien président de la République à titre personnel mon soutien parce que je trouve qu'effectivement la peine qui lui est infligée est indécente et choquante. Pour l'État de droit en particulier.

Sur l'exécution provisoire, Sébastien Lecornu disait justement dans une interview aux Parisiens il y a quelques semaines après la condamnation de Nicolas Sarkozy, il disait ceci, si une loi pose débat, il appartient au Parlement de s'en saisir. On se rappelle que votre allié à l'Assemblée nationale, Éric Ciotti, président du groupe Union des Droites à l'Assemblée avait déposé une proposition de loi. Finalement, échec.

Est-ce que vous allez refaire de même ? Écoutez, ça c'est la liberté des parlementaires. On a une niche parlementaire.

On n'a pas mis ce texte dedans. Mais Éric Ciotti, parce qu'on a mis des textes sur le pouvoir d'achat des Français qui nous semblent être prioritaires. Mais si demain, il y a un autre député qui propose cette loi et qu'elle vient être mise à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale pour être votée, nous la voterons.

Il faut évoluer la loi. L'exécution provisoire, c'est-à-dire faire rendre exécutoire immédiatement une peine de prison alors qu'il y a un appel C'est ce qui se passe des centaines de fois dans plusieurs tribunaux en France. Oui, ce n'est pas un cas classique à Nicolas Sarkozy.

En général, c'est fait pour empêcher aux gens de recommencer immédiatement. On imagine bien que Nicolas Sarkozy n'allait pas recommencer quoi que ce soit. D'ailleurs, il n'a pas été condamné sur le fond.

Et en général, c'est pour empêcher aux gens, les gens de fuir. On imagine que si Nicolas Sarkozy avait envie de partir, on ne reconnaît pas assez facilement. vous le dites vous-même, vous étiez dans cette partie dans cette ancienne famille des Républicains de la droite.

Est-ce qu'aujourd'hui, vous appelez à l'union des droites ? C'est très intéressant cette semaine de voir effectivement Éric Ciotti parler aux Républicains, leur dire n'ayez pas peur, rejoignez-nous, j'ai fait ce geste. Est-ce que vous aussi, vous leur tendez la main, vous dites venez nous rejoindre ?

Bon, alors c'est quel Républicain ? C'est M. Retailleau dont le téléphone ne s'est occupé.

J'ai vu que Sur X, appartenance sur Twitter, X, il ne fait même plus mention de son appartenance aux Républicains. J'ai regardé ça avant d'entrer sur votre plateau. C'est M.

Bertrand et M. Philippe qui font voter pour des communistes. C'est M.

Barnier, c'est M. Le Maire, c'est ça les Républicains ? Si c'est ça, non merci.

Moi je pense qu'il y a des gens chez les Républicains, chez les élus locaux, chez les militants, chez les adhérents, chez les électeurs avec qui on peut parler, avec qui on a des choses à faire. Mais moi je ne me limite pas à la droite. Mon message, moi je ne suis pas là pour sauver la droite et je vous ai dit quelle droite et sur quelle base parce que quand je vois les députés républicains absents, même pas avoir eu le courage de venir cette semaine lors du débat sur la censure, ils étaient absents physiquement, ils sont restés planqués parce qu'en fait ils ont accepté de sauver la tête de Le Cornu alors qu'ils nous avaient dit pendant des mois et des mois « Ah mais la retraite c'est l'alpha et l'oméga de notre engagement, etc. » Et finalement, l'abandon de la retraite, moi j'espère qu'on arrivera à l'abandon de la retraite mais eux finalement ils l'ont avalé comme ils avalent tout le reste.

Donc si vous voulez, tant que les républicains...

Vous trouvez qu'ils se sont dissous dans le socialisme n'était la famille de Marine Le Pen ? Oui, c'est vrai, mais c'est exactement ça, ils se sont donnés pour rien, mais surtout, il faut que les républicains nous disent ce en quoi ils croient, ce qu'ils proposent. Moi je suis incapable de vous dire ce qu'aujourd'hui un élu de républicain pense sur l'Europe, la retraite, le logement, la santé, l'héritage.

Je pense qu'il y a une cacophonie telle qu'ils ont fini de désespérer leurs électeurs et à partir de là, leurs électeurs...

Même en cas de dissolution, vous ne pourriez pas faire peut-être des arrangements, des alliances, effectivement pour obtenir...

Ce mot « arrangement » est épouvantable. Des alliances, j'ai dit alors. Moi je ne m'arrange pas avec des gens qui ne pensent rien.

Nous sommes capables de nous allier ou de travailler avec des gens qui sont en accord avec nous comme on l'a fait avec Éric Ciotti sur 75, 80, 90% de notre programme. Si vous arrivez, imaginons qu'il y a une dissolution, vous arrivez avec une majorité relative, il faudra bien faire effectivement des alliances. Vous n'aimez pas cet arrangement mais en tout cas, trouvez des soutiens.

Est-ce qu'il pourrait être dans votre gouvernement certaines personnes ? Mais voyez-vous, sur des bases claires, moi je pense qu'on peut parler à tout le monde. D'ailleurs, pourquoi juste aux Républicains ?

Moi je pense que chez Horizon, je pense que dans le petit groupe Liott, un groupe d'indépendants à l'Assemblée nationale et parfois sur certains textes avec des élus de gauche, il y a des choses à faire avancer. Donc il faut toujours faire les choses dans la clarté, dans la lumière devant les Français et les petites bidouilleries qu'on a vues au moment des législatives mais qu'on a vues jeudi entre les socialistes et les républicains pour sauver leur place parce qu'en fait, ils ont tellement peur des Français. Ils ont raison d'avoir peur des Français parce que les Français ne vont pas les louper la prochaine fois.

Ils ont tellement peur qu'ils sont prêts à s'arranger avec la Macronie. Il y a eu des bidouilleries aussi entre le camp macroniste et le Rassemblement national pour récupérer des postes pour le Rassemblement national au sein de l'Assemblée nationale. C'est aussi des accords parlementaires au sein des groupes.

Non, non, je renvoie au texte qui gère, qui régit l'organisation de l'Assemblée nationale. Chaque groupe politique doit être représenté à la hauteur de ce qu'il représente. Point.

C'est le texte.