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Interviewyoutube.com· 24 juin 2026ComplaisantActualité / polémiqueLogementEnvironnement & énergieSantéSolidarités & famille

Karim Bouamrane est l'invité politique de la matinale de franceinfo

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous comprenez la logique du projet de loi sur la relance du logement qui pourrait permettre la location de passoires thermiques ?

  • 2:00RelanceRéponse directe

    Donc pas de congé climatique, mais un droit de retrait en fonction des catégories de salariés ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que protéger les plus faibles et les plus jeunes avec un plan massif de climatisation n'est pas une bonne idée ?

  • 6:00FerméeRéponse partielle

    Cette loi sur la protection de l'enfance coûterait 2,5 à 2,7 milliards. Qui va payer ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vous dites vouloir fédérer la gauche non-mélanchoniste. Mais Bali Bagayoko a plus de succès auprès des classes populaires. Y a-t-il une compétition entre vous deux ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Qui vous soutient au Parti Socialiste ? Avez-vous des noms d'élus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Karim BouamraneChiffre
    « On est dans un système qui est en échec total depuis 2003, souvenez-vous, 15 000 morts. »
  • 4:00Karim BouamraneFait
    « Il existe le droit de retrait. »
  • 6:00Karim BouamraneChiffre
    « 160 000 enfants sont victimes d'inceste ou de violences sexuelles et sexistes. C'est 3 enfants par classe. »
  • 8:00Karim BouamraneChiffre
    « 86% de déserts médicaux, Mme Bouillaguet. »
  • 10:00Karim BouamraneChiffre
    « Dans ma ville, j'ai gagné, contre la France Insoumise, 30 points de différence, contre Éric Coquerel. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Mme Mouillaguet. La France a vécu hier la journée la plus chaude depuis le début des relevés en 1947. Donc les Français étouffent, y compris chez eux.

Et pourtant, le projet de loi sur la relance du logement qui est présenté ce matin au Conseil du ministre pourrait permettre la location de passoires thermiques sous couvert de faire des travaux. Est-ce que vous comprenez la logique ? Je comprends la logique.

On est dans un système qui est en échec total depuis 2003, souvenez-vous, 15 000 morts. Donc il y a la quotidiennité à gérer. On le voit tous les jours en tant que maire, c'est-à-dire gestion du bâtimentaire, des écoles, des enfants, protéger les enfants.

Donc ça c'est gérer l'urgence, on le fait tous les jours. S'adapter, les endroits culturels, les piscines, on a ouvert les piscines jusqu'à 23h30. Mais structurellement, sur le plan systémique, oui, effectivement, le premier sujet c'est le logement.

Donc vous dites, comme le marché locatif est tendu, il vaut mieux remettre de l'offre sur le marché pour les Français qui n'arrivent pas à se loger, même s'ils sont des passoires thermiques ? Dans le cadre des élections présidentielles, je proposerai un projet très clair, un fonds souverain de 100 milliards qui serait financé une grande partie par l'impôt sur les fortunes immobilières, qui représente à peu près 2 milliards et qui donnerait la possibilité dans le cadre de ce fonds souverain en lien avec les grosses boîtes d'assurance bancaire de faire en sorte qu'on arrive à pallier le manque de 500 000 logements par an. Parce que c'est ça, la première source d'inégalité.

Et on le voit tous les jours avec la sécheresse. Quand on dit fermer les écoles, oui, ok, on ferme les écoles. Mais vous avez une bonne partie des familles qui ne sont pas en capacité de recevoir leurs enfants au regard des 40-45 degrés que nous subissions aujourd'hui, hier et encore une bonne partie de la semaine.

Il y a beaucoup de propositions qui fleurissent depuis le début de la canicule. Est-ce qu'il faut par exemple mettre en place un congé climatique de 5 jours maximum par an ? C'est ce que proposent les écologistes.

Ça permettrait aux salariés de s'absenter en cas de canitude. Est-ce que c'est une bonne idée ? Travaillons sur le contenu et pas sur le contenant.

On peut trouver toutes les formules. Il faut être très pragmatique. Et dans le cadre de l'élection présidentielle, je serai le candidat très pragmatique.

On parle de quoi concrètement ? On parle des personnes qui travaillent dans le bâtiment et les travaux publics qui effectivement, lorsqu'il y a 45 degrés, doivent pouvoir bénéficier du droit de retrait. Alors ça, ce droit de retrait, il existe déjà ?

Il existe le droit de retrait. Donc comment on arrive à travailler très concrètement, Madame Bouillaguet, avec les syndicats, avec le patronat, avec les salariés, pour faire en sorte que lorsque, aujourd'hui, nous allons être confrontés de plus en plus à ce type de situation, nous avons un droit de retrait qui s'opère branche par branche, secteur par secteur. D'accord.

Donc pas de congé climatique, mais un droit de retrait en fonction des catégories de salariés ? Explorons tout ce qui existe dans l'arsenal juridique et renforçons-le, au-delà du concept qui peut effectivement, sur le plan tactique, stratégique, avoir un côté attractif, mais soyons le plus efficace et le plus pragmatique pour protéger les salariés. Et ensuite, qui paye ?

Pour être pragmatique également. Pour protéger les salariés, il y a aussi la climatisation. Le RN propose un plan massif, notamment pour les établissements scolaires, les hôpitaux et les maisons de retraite.

Est-ce que protéger les plus faibles et les plus jeunes, ce n'est pas une bonne idée ? Le débat entre Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle, et M. Mélenchon anti-clim était totalement hors-sol.

On voit bien que le sujet, pour pouvoir répondre aux enjeux du GIEC, c'est comment répondre au fait que, de plus en plus, nous allons être confrontés à des journées à 41, 42 degrés. Donc, le sujet clim, comme le disait un de mes collaborateurs, c'est un sujet des années 80. Aujourd'hui, à très court terme, est-ce qu'il faut répondre aujourd'hui, dans les prochains jours, avec de la clim ?

Évidemment, des ventilateurs, la clim, ouvrir les espaces comme les piscines, les espaces culturels qui sont rafraîchis. Oui, il faut le faire. Mais il faut s'attaquer au sujet sur le plan systémique.

Je pense tout d'abord au sujet de la sécheresse pour les agriculteurs. Donc, ça veut dire la rénovation thermique aussi ? Alors, rénovation thermique, le sujet concernant la sécheresse, comment on arrive à revoir l'aménagement, l'aménagement des villes, comment on arrive à végétaliser.

C'est un cas typique dans une ville comme la mienne. J'ai doublé le nombre de surfaces végétalisées, de 16 hectares à 32 hectares. Et on voit bien qu'au lieu de goudronner, de construire des hôpitaux ou des équipements avec des baies vitrées, avec la couleur noire, on arrive à changer littéralement de mindset et faire en sorte qu'on arrive à répondre aux enjeux climatiques, au réchauffement climatique des prochaines années.

Il faut penser aux agriculteurs également qui subissent la sécheresse. Sébastien Lecornu l'a annoncé hier, la loi transpartisane intégrale, réclamée par une partie de la classe politique après la mort de Liana, sera discutée en octobre à l'Assemblée nationale. Elle peut changer la donne, cette loi ?

Je salue le travail de Mme Thibault-Martinez. Qui est une socialiste. Une socialiste, mais aussi le travail de militants comme Arnaud Gallet, de tous les militants de Mouv'enfant.

Concrètement, il faut, Mme Bouillaguet, sanctuariser, re-sanctuariser la parole de l'enfant. Il faut ensuite former les parents à sanctuariser la parole de l'enfant, travailler en direction de toutes celles et ceux qui sont en contact avec les enfants pour sanctuariser la parole de l'enfant et donner plus de moyens à la justice pour justement être en capacité de juger et chasser tous les prédateurs qui oeuvrent souvent là où il y a des enfants. Évidemment, travailler avec la police également.

Parce que le versant de la justice, c'est la police. Cette loi, elle coûterait 2,7 ou 2,5 milliards. Ça dépend un peu de ceux qui font les calculs.

Les caisses sont vides, vous dites, peu importe. La cause la plus importante pour moi en tant que candidat à l'élection présidentielle, c'est protéger nos enfants. Il n'y a pas de coup pour protéger nos enfants.

Le point commun que nous avons, vous et moi et toutes celles et ceux qui sont dans ce plateau, c'est qu'à un moment de notre vie, nous avons tous été enfants. 160 000 enfants sont victimes d'inceste ou de violences sexuelles et sexistes. C'est 3 enfants par classe.

Pour moi, il n'y a pas de coup, il y a un objectif, sauver nos enfants. Vous êtes donc candidat à la présidentielle depuis deux semaines. Vous dites vouloir fédérer la gauche non-mélancholiste.

Mais celui qui a du succès en ce moment et dont la voix porte, notamment auprès des classes et des quartiers populaires, c'est Bali Bagayoko, qui est le maire de Saint-Denis, dans votre département. Il y a une compétition entre vous deux ? Je n'ai pas de compétition avec qui que ce soit.

Moi, mon objectif, c'est de faire en sorte que les agriculteurs qui, le 9 du mois, sont déjà dans le rouge, les femmes de violences sexuelles et sexistes, le petit chef d'entreprise qui a du mal à couvrir ses factures et à payer les salaires, les jeunes qui sont désespérés parce qu'ils ne trouvent pas de logement. C'est ça, mon objectif. Je ne me lève pas le matin en me disant « je vais battre un tel et un tel ».

Je me lève le matin en me disant comment faire en sorte qu'on arrive à protéger, à sécuriser, à lutter contre le narcotrafic, à apporter une solution concrète en termes de logement, à apporter de la santé. 86% de déserts médicaux, Mme Bouillaguet. C'est ça, mon objectif, et redonner à la France une souveraineté sur le plan industriel, sur le plan technologique.

Vous vous êtes opposé à l'implantation du restaurant Master Poulet à Saint-Ouen. La France insoumise vous a accusé de dérive sociale libérale, de mépris de classe même. Aujourd'hui, Master Poulet est toujours ouvert.

Est-ce que c'est un revers politique ? La France insoumise prône une politique de ghettoisation. Pour eux, Mme Bouillaguet, quand vous êtes issu d'un milieu populaire, que ce soit rural ou urbain, vous êtes assigné à résidence sociale, économique, politique, pour être très concret.

Quand vous êtes issu d'un milieu pauvre, toute votre vie, vous devez rester pauvre et subir la malbouffe. Moi, je prône la santé alimentaire, je prône le bon, le beau et l'excellence pour toutes et tous, qu'on soit ouvrier, qu'on soit issu de classe moyenne, quel que soit son genre, quel que soit son phénotype. C'est ça, mon combat.

C'est l'idéal républicain. En même temps, quand on voit Jean-Luc Mélenchon, est-ce qu'il n'a pas raison de dire, chez nous, c'est carré, il y a un chef, il y a un programme, il y a des troupes ? Est-ce que vous n'avez pas été impressionné, d'ailleurs, par le meeting qu'il a donné sur le parvis de Saint-Denis ?

Il y avait beaucoup de monde, il y avait aussi des drapeaux français. C'est la technique de Mélenchon. On arrive à mobiliser 10 000 personnes, on en déclare deux, trois fois plus, on fait une espèce de... on montre les muscles, et ça impressionne une partie des militants de gauche non-mélenchonistes.

Ça ne m'impressionne pas. Vous savez, moi, dans ma ville, j'ai gagné, contre la France Insoumise, 30 points de différence, contre Éric Coquerel, qui a vu son score divisé drastiquement depuis son élection. Je n'ai aucun problème.

À partir du moment où on a une vision, un cap clair, on en arrive à rassembler toutes celles et ceux qui veulent, pour nous, avec l'idéal républicain. Oui, mais qui, aujourd'hui, au Parti Socialiste, peut rassembler autant de monde ? Moi.

Vous ? Qui vous soutient ? C'est qui, les élus ?

Est-ce que vous avez des noms ? Ce sont les maires de région, les maires de Bretagne, le maire de Plévin, les maires de Gagnères. Ce sont toutes celles et ceux qui, depuis l'élection de François Hollande, s'ont dit, tiens, on n'a plus envie de voter par défaut, pas plus tard qu'hier soir.

On disait, on ne veut plus être confronté à soit Jean-Luc Mélenchon, soit Bardella ou Marine Le Pen. Donc, on incarne un espoir, on incarne une nouvelle façon de faire de la politique. Mais je ne vais pas vous citer toute la liste de ceux qui sont candidats.

Il y a vous, il y a Jérôme Guèche, François Hollande se prépare. Il n'est pas candidat. Pourquoi pas ?

Pas candidat. Raphaël Guxman, il songe fortement. Toujours pas candidat.

Ça s'échauffe, ça s'étire, pour reprendre la métaphore footballistique. Pourquoi ne pas vous rassembler derrière celui qui, en ce moment, fait la course en tête, qui est Raphaël Guxman ? Écoutez, on fera le point en octobre.

Vous échangez avec lui ? Souvent. On fera le point en octobre, novembre, et on se déterminera en fonction.

En tout cas, je suis candidat pour faire en sorte qu'aujourd'hui, un nouvel espoir pour le pays, pour une France humaine, pour une France forte. Un dernier mot sur le discours d'Emmanuel Macron hier, lors de la pantanisation de Marc Bloch. Il appelle à combattre inlassablement l'esprit de défaite, ce poison lent de notre vie publique, et fustige ces Français qui préfèreraient admirer Hitler plutôt que le Front populaire.

Qu'est-ce que ça vous inspire ? Qu'aujourd'hui, nous devons toutes et tous resanctuariser l'amour de la patrie, le patriotisme, l'amour de la République. Je l'ai fait dans ma ville en rendant hommage à Esther Seno, Ginette Colinka, et effectivement, il faut que cet amour de la patrie ne soit pas laissé au Rassemblement National.

C'est un réquisitoire contre le Rassemblement National pour vous ? C'est surtout un réquisitoire pour toutes celles et ceux qui prônent la haine de la patrie et monter les communautés les unes contre les autres. C'est un beau discours pour vous ?

Le président était dans son rôle ? C'était bien de célébrer la mémoire de Marc Bloch et son épouse Simone Vidal. Merci beaucoup Karim Boamran.

Merci à vous.