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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 18 mars 2026 36 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Municipales 2026 : le PS sous l’emprise de LFI ?

Source d'origine 4 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 9 %Attaque 52 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:12OuverteRéponse partielle

    Direction Nantes, ville très scrutée par le PS dont Johanna Roland tient la ville depuis 12 ans. Elle a conclu une alliance avec les Insoumis après un premier tour serré face à la droite.

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Nous sommes arrivés à un deal et nous allons nous présenter ensemble au second tour.

  • 2:50RelanceRéponse directe

    Si tout le monde se dit que ça devrait être bon, ça ne va pas suffire. Mobilisation générale.

  • 3:23OuverteRéponse partielle

    Une alliance aussitôt dénoncée par le candidat de droite. C'est la rupture de ses engagements de mère et de femme politique.

  • 4:20OuverteRéponse directe

    Seule la ville de Mel ira au second tour dimanche sur 256 communes.

  • 5:03OuverteRéponse directe

    Le maire sortant, l'écologiste Sylvain Griffo, a été devancé par son principal challenger, le centriste Ryan Lequien.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:58PrésentateurFait
    « Elle a décidé de conclure une alliance avec les Insoumis après un premier tour très serré face au candidat de la droite. »
  • 1:29PrésentateurFait
    « Elle est quand même numéro 2 du PS et elle se permet de trahir les valeurs fondamentales d'une gauche que nous pensions républicaine. »
  • 2:07InvitéFait
    « Nous sommes arrivés à un deal et nous allons nous présenter ensemble à l'élection du second tour. »
  • 2:25InvitéFait
    « C'est une fusion démocratique où chacun et chacune sera représentée mais il est assez clair aujourd'hui que les programmes qui ont été présentés au premier tour continueront d'être présentés par chaque liste au sein de cette fusion démocratique. »
  • 3:29PrésentateurFait
    « Finalement elle le fait. Et je pense encore plus grave que c'est la rupture de ses engagements de femme politique. »
  • 5:13InvitéFait
    « Une autre liste de gauche arrive en troisième position. C'est donc une triangulaire qui va se jouer pour le deuxième tour. »
  • 11:38InvitéFait
    « Après avoir essayé pendant deux jours de s'allier avec Rachida Dati, Sarah Knafo s'est désistée. »
  • 11:50InvitéFait
    « J'ai décidé de retirer ma liste pour nous laisser une chance de battre la gauche. »
  • 13:02InvitéFait
    « Face à l'union des écologistes et des insoumis, la socialiste Catherine Trottmann a décidé de fusionner sa liste avec celle d'Horizon. »
  • 31:17PrésentateurChiffre
    « 30% Estrosi Ciotti 43% »
  • 32:02PrésentateurFait
    « les drapeaux israéliens au fronton de la mairie pendant des mois c'était une erreur »
  • 34:02PrésentateurFait
    « quand il s'est fiancé avec Marine Le Pen le contrat implicite grâce auquel il a eu quand même un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale »
  • 34:59PrésentateurChiffre
    « l'eau a atteint jusqu'à 80 cm par endroit »

Temps de parole

  • Présentateur59 %
  • Invité19 %
  • Invité 27 %
  • Invité 35 %
  • Invité 45 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Et direction Nantes, ce matin, ville très scrutée par le Parti Socialiste, dont la numéro 2, Johanna Roland, tient la ville depuis maintenant 12 ans. Elle a décidé de conclure une alliance avec les Insoumis après un premier tour très serré face au candidat de la droite. Jérôme Rabier nous explique tout. Regardez. Il est la surprise du premier tour et pourrait faire basculer Nantes à droite. Foulque-Chombardelot arbore un large sourire après un premier tour où il talonne Johanna Roland. Au contact des habitants, il défend désormais ce qui pourrait être un symbole national. Mobilisation, mobilisation, terrain, terrain.

Et puis surtout, on va attendre de voir la fin des tractations de Mme Roland parce que vous ne la verrez pas a priori sur le terrain ni sur les plateaux télé puisqu'elle est dans des négociations de la honte avec LFI. Foulque-Chombardelot en profite pour occuper le terrain et défendre son projet pour Nantes et ses idées avec un espoir qui grandit dans son camp. Le message dimanche prochain sera très clair.

Ce sera celui de l'alternance, mais ce sera aussi celui de la préservation des valeurs républicaines parce que dans ces tractations qui ont lieu ces jours-ci, Mme Roland ne s'honore pas avec le canal de discussion très ouvert, très clair qu'elle a ouvert avec LFI, contrairement aux consignes d'ailleurs du PS au niveau national. Elle est quand même numéro 2 du PS et elle se permet de trahir les valeurs fondamentales d'une gauche que nous pensions républicaine. Si la droite peut rêver de reprendre la vie, la gauche depuis 1989 sait que ce bastion socialiste n'a jamais autant vacillé.

Avec 35% des voix seulement, la liste conduite par Johanna Roland aura besoin des voix insoumises pour l'emporter. Lundi soir, une manifestation de militants LFI demandait cette union, signée dans la foulée et annoncée par la tête de liste insoumise.

2:07
Invité

Nous sommes arrivés à un deal et nous allons nous présenter ensemble à l'élection du second tour.

2:15
Présentateur

Mais une union technique uniquement pour battre la droite, les insoumis élus rejoindront ensuite un groupe à part qui sera dans l'opposition.

2:25
Invité

C'est une fusion démocratique où chacun et chacune sera représentée mais il est assez clair aujourd'hui que les programmes qui ont été présentés au premier tour continueront d'être présentés par chaque liste au sein de cette fusion démocratique.

2:40
Présentateur

De retour sur le terrain mardi matin et ragaillardie par cette fusion des listes, Johanna Roland espère désormais que les Nantais la reconduisent pour six ans.

2:50
Locuteur 9

Si tout le monde se dit que ça devrait être bon, ça ne va pas suffire. Donc je continue, vous faites passer le message, mobilisation générale.

2:57
Présentateur

Mais pour la numéro 2 du PS au niveau national, s'allier avec LFI n'a pas été une décision facile. Je suis très au clair avec le choix que j'ai fait. Dans la hiérarchisation de mes combats, on ne se trompe jamais. Ma responsabilité, c'était de créer les conditions pour que demain, on batte une droite qui se superpose à l'extrême droite. Nous, on dit, on fait un accord technique, un accord démocratique. Ça veut dire que les élus siégeront dans l'opposition. Une alliance aussitôt dénoncée par le candidat de droite aux côtés de ses alliés du centre droit. C'est la rupture de ses engagements de mère puisqu'elle avait laissé croire aux Nantais qu'elle ne le ferait pas. Finalement, elle le fait.

Et je pense encore plus grave que c'est la rupture de ses engagements de femme politique. Je pense qu'elle avait des valeurs qui ne sont pas celles qu'elle vient de prouver. Elle vient de faire la faute qui va la faire perdre dimanche. Le duel est désormais lancé avec un choix binaire pour les Nantais. Prolonger l'aventure Johanna Roland à la tête de Nantes ou bien faire basculer la ville à droite avec Foulque-Chombard de l'eau. On continue à parler municipale. L'actualité au plus près du terrain, c'est avec nos amis de la presse régionale. Aujourd'hui, direction Niort où on retrouve Alban Ratsivalaka, directrice départementale de la Nouvelle République dans les Deux-Sèvres. Bonjour Alban.

On parle donc municipale avec vous. Une seule commune dans tout le département n'a pas désigné de maire au premier tour dimanche dernier.

4:20
Invité

C'est la ville de Mel, c'est ça ? C'est la ville de Mel, oui, en effet, sur 256 communes. Seule la ville de Mel ira au second tour dimanche. Et dans nos colonnes ce matin, un papier signé Sébastien Caronton sur cette ville qui se situe dans le sud des Deux-Sèvres et qui vit une campagne municipale plutôt sous tension. Alors Mel, pour vous situer, c'est l'ancien fief de Ségolène Royal qui fut député de cette circonscription pendant une vingtaine d'années. Le fauteuil est aujourd'hui occupé par Delphine Bateau, ancienne ministre de l'écologie.

Mel est également connue pour être située à quelques kilomètres de la commune de Sainte-Solines qui avait été le théâtre d'affrontement lors de la manifestation contre les mégavacines il y a trois ans. Alors dimanche soir, à l'issue du premier tour, le maire sortant, l'écologiste Sylvain Griffo a été devancé par son principal challenger, le centriste Ryan Lequien. Une autre liste de gauche arrive en troisième position. C'est donc une triangulaire qui va se jouer pour le deuxième tour et au cœur de cette triangulaire, il y a évidemment la bataille de l'eau.

Alors une bataille qui s'est traduite dans la nuit de lundi à mardi par des banderoles signées de la coordination rurale déployée sur les ronds-points de la ville. Menaçante pour Sylvain Griffo, elles apportent à son principal rival des encouragements plutôt embarrassants. On peut y lire « Aider le soldat Ryan » ou encore « Griffo, la bassine est vide mais les bennes sont pleines ». Les trois candidats ont unanimement condamné ces faits. Il reste quatre jours avant de savoir qui sortira vainqueur de ce deuxième tour. Et il reste une semaine pour savoir s'il faut craindre un nouveau Saint-Sauline car le 25 mars prochain est la date anniversaire des trois ans de la manifestation.

Plusieurs rendez-vous des mouvements anti-bassines sont annoncés à Melle et la coordination rurale a fait savoir qu'elle serait peut-être de la partie.

6:12
Présentateur

Merci beaucoup Alban. Merci beaucoup pour toutes ces explications. La une de la Nouvelle République, on va la voir, municipale à Melle. La tension monte. Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin. On va continuer à parler des élections avec vous. Rémi, vous avez fait le tour de la presse régionale. Le scrutin est un peu partout. À Strasbourg, le jeu des alliances s'est joué jusqu'au dernier moment. Oui, Catherine Trottmann, initialement candidate Parti Socialiste, s'est vue retirer son investiture par Olivier Faure hier en raison de son alliance surprise avec Pierre Jakubowicz du parti Horizon.

Le parti d'Edouard Philippe a également décidé de retirer son investiture et son soutien à son candidat au profit de Jean-Philippe Wetter, candidat Les Républicains. À Strasbourg, il y aura donc une triangulaire avec Jeanne Barséguian, la maire sortante, les écologistes qui s'est allié à la France Insoumise. La dépêche du midi propose un petit tour d'horizon des résultats de ce premier tour.

Si vous souhaitez suivre un cours de rattrapage version municipale, la dépêche revient sur la lutte entre les différents partis de gauche à Lille, sur le duel qui oppose le rassemblement national à Benoît Payan à Marseille, mais aussi sur le refus de l'alliance entre Emmanuel Grégoire et Sofias Chikirou à Paris, ou encore le choc attendu entre Aulas et Doucet à Lyon, et justement à Lyon dans le progrès. Jean-Michel Aulas tacle Grégory Doucet qui a décidé de s'allier à la France Insoumise pour le deuxième tour.

L'ancien président de l'OL et candidat du centre et de la droite assure être clair sur ses alliances mais a toutefois refusé de débattre avec son concurrent cette semaine puisque le maire s'est allié à la France Insoumise. Autre tour d'horizon dans le midi, cette fois au niveau local. Le midi libre propose un retour à Nîmes et à Alès par exemple et propose dans l'édition de Montpellier une interview des deux opposants au maire sortant Mickaël Delafosse, Nathalie Oziol candidate à la France Insoumise et Mohada Altrad candidate du centre.

La première assure être la seule alternative crédible au maire sortant alors que le second avoue ne pas être parvenu à un accord pour fusionner ses listes avec Isabelle Perrin et Philippe Sorel. À Nevers, ça va être très très très très chaud je croirais bien. Oui, Amandine Boujili candidate du centre qui avait réuni un peu plus de 11% des votes au premier tour s'est retiré hier appelant à ne voter ni pour le maire sortant candidat de la majorité présidentielle ni pour le candidat d'hiver droite oui de Xavier Morel mais elle ne s'est pas prononcée pour le candidat les écologistes Wilfried Ségeau qui avait terminé deuxième du premier tour avec plus de 30% des votes. Donc ça va être très chaud.

Merci beaucoup Rémi pour toutes ces explications. Les municipales encore et toujours on va filer du côté de Bordeaux. À présent on retrouve Jefferson des sports grand reporter à Sud-Ouest. Bonjour Jefferson comment ça va ? Vous suivez Bordeaux vous allez même animer le débat à Bordeaux expliquez-nous comment ça se passe chez vous.

Bonjour Steve vous l'avez suivi Bordeaux coup de tonnerre hier soir puisque Philippe de Sartine l'économiste libéral arrivé en troisième position et véritable surprise de ses élections municipales à Bordeaux a retiré sa candidature on a vécu véritablement une journée à suspens de sa rebondissement hier puisque toute la journée les rumeurs ont enflé il allait se retirer puis il allait se maintenir puis il allait se retirer mais factuellement à 14h hier il n'avait toujours pas déposé sa liste à la préfecture et toute l'après-midi finalement il n'y a personne pour Philippe de Sartine qui s'est présenté à la préfecture et vers 18h il a confirmé dans une salle de Bordeaux qu'il retirait sa candidature il a expliqué s'être rendu à l'évidence qu'il ne pourrait pas malgré ses 20% du premier tour gagner en cavalier solitaire gagner tout seul la mairie de Bordeaux il a préféré jeter l'éponge entretenant un certain flot d'interrogations sur les raisons de ce retrait est-ce qu'a-t-il subi des pressions son équipe l'a-t-elle lâchée en interne en bref il y a beaucoup encore de questions sans réponse aujourd'hui en tout cas le maire sortant Pierre Heormick que vous voyez à l'écran qui sera lui sur la ligne de départ puisqu'il est aviré en tête de ce premier tour avec 27% et il retrouvera Thomas Cazenave qui a fait 25% Pierre Heormick s'étant gouffré dans la brèche dénonçant les brutalités et les méthodes de Thomas Cazenave qui l'accuse d'avoir fait plier et renoncer Philippe de Sertine voilà donc on aura un deuxième tour un entre-deux-tours pardon sous tension entre ces deux candidats qui se connaissent bien puisque Thomas Cazenave est conseiller municipal sortant député de Bordeaux et ancien ministre du budget voilà pour le point de situation avec ce rebondissement de dernière minute la vraie question Jefferson c'est est-ce que vous êtes prêt vous allez animer ce débat avec Rian Mancini est-ce que vous êtes prêt à affronter ce débat d'entre-deux-tours ?

Oui bien sûr on est prêt Steve ce sera à suivre sur TV7 et Public Sénat bien entendu et sur sud-ouest.fr voilà tout se met en place mais comme je vous le disais il devait être trois on en attendait trois pour ce débat il ne seront que deux Pierre Heormick le maire sortant l'écologiste donc qui a refusé l'alliance avec LFI et la main tendue d'LFI et Thomas Cazenave qui lui a tenté de faire une alliance avec Philippe de Sertine mais Philippe de Sertine a préféré se partir retirer sa liste donc on a deux candidats ce sera un mano-a-mano pour ce second tour à Bordeaux Steve et à suivre bien sûr ce soir ce débat et toutes les explications Bon trois c'est bien deux c'est bien aussi merci beaucoup Jefferson c'est bien aussi bien évidemment tout à l'heure donc pour ce débat à Bordeaux avec Oriane Mancini merci Jefferson les affiches donc du deuxième tour sont désormais connues les candidats avaient jusqu'à hier 18h pour déposer leur liste en préfecture explications présentation du casting avec Gaëlle Francesca et on en débat dans un instant

11:33
Invité

Après avoir essayé pendant deux jours de s'allier avec Rachida Dati Sarah Knafo s'est désistée On a eu affaire ces deux derniers jours à ce que vous appelez souvent la droite la plus bête du monde donc moi j'ai décidé d'être plus intelligente qu'eux j'ai décidé de retirer ma liste pour nous laisser une chance de battre la gauche Avec la fusion des listes Dati-Bournazel sans Bournazel il y aura donc une triangulaire pour le second tour des municipales dans la capitale LR et macronistes affronteront Emmanuel Grégoire et son union des gauches ainsi que LFI Sophia Chikirou n'a pas retiré sa candidature au risque de diviser les votes A Marseille au contraire Sébastien Delogu a décidé à contre-coeur de se retirer pour ne pas laisser de chance à l'extrême droite de passer

12:20
Présentateur

C'est ce que j'aurais fait On est dans le plus grand combat contre le Rassemblement national de l'histoire de cette ville Il n'était plus en capacité de gagner

12:30
Invité

Du côté du Rassemblement national au coude à coude avec Benoît Payan Franck Alizio a appelé au désistement de la liste LR2 Vassal sans succès J'ai toujours dit que j'irais au bout d'un combat et bien je vais au bout du combat A Bordeaux Pas de liste pour le candidat d'hivercentre Philippe Dessertine au deuxième tour Refus aussi pour lui arrivé troisième du scrutin de s'allier avec le macroniste Thomas Caznav Ce dernier affrontera donc seul dimanche prochain le maire sortant écologiste Pierre Urmic Remontons vers Strasbourg enfin pour une alliance des plus surprenantes Face à l'union des écologistes et des insoumis la socialiste Catherine Trottmann a décidé de fusionner sa liste avec celle d'Horizon Une union désavouée immédiatement par leurs partis respectifs Olivier Faure ne soutient plus sa candidate et le parti d'Edouard Philippe soutient à présent le candidat LR Jean-Philippe Vetter Le scrutin s'annonce particulièrement tendu

13:23
Présentateur

Les cartes sont-elles rebattues pour ce deuxième tour des élections municipales pour en parler pour en débattre j'ai le plaisir d'accueillir sur ce plateau Bérangère Bonde Bonjour Bérangère Vous êtes journaliste politique Votre dernier livre s'intitule Gabriel Atta L'ange exterminateur c'est à retrouver aux éditions de l'Archipel vous êtes aussi aux manettes du podcast dans l'hémicycle je crois que c'est le huitième numéro cette semaine

13:47
Invité

Sur le nuançage justement des listes et des candidats comment ça marche qui fait quoi c'est important parce que le nuançage du deuxième tour va être intéressant à suivre partout où il y a eu des fusions si une liste d'extrême gauche fusionne avec le PS ou les Verts le préfet va devoir on a besoin

14:04
Présentateur

de beaucoup de pédagogie en ce moment Jean-Baptiste Forêt bonjour rédacteur en chef délégué de la Gazette des Communes vous avez notamment signé les frères ennemis de la Côte la Côte c'est quoi ? C'est Nice ?

C'est Nice on va en parler dans quelques instants votre livre est à retrouver chez Plon donc le casting complet pour le deuxième tour est désormais connu quel bilan vous tirez de ces tractations Jean-Baptiste qui ont eu lieu depuis dimanche avec des ultimes tractations jusqu'à hier soir très tard c'est 18h l'horaire limite pour déposer la liste les tractations sont quand même la conséquence du premier tour ce qu'on voyait jusqu'à présent c'est qu'on avait des maires LR et PS qui étaient à l'abri des grandes tempêtes des grandes vagues nationales et là on voit quand même l'irruption depuis dimanche du Rassemblement National et surtout de la France Insoumise qui était jusque-là totalement inexistante sur le plan local donc les maires en particulier socialistes doivent composer avec LFI ils doivent constituer une sorte de nouveau Front Populaire local mais ils y vont en traînant des pieds avec quand même des alliances très très particulières on parle de fusion technique c'est-à-dire que ce sont des gens qui se marient pour mieux divorcer dans huit jours enfin les électeurs ont quand même du mal à comprendre ce qui se passe aujourd'hui oui et peut-être de manière plus générale je sais que dimanche on a organisé cette soirée spéciale élection municipale on avait du mal à avoir une analyse globale de la situation est-ce qu'aujourd'hui on peut proposer une lisibilité politique plus grande aujourd'hui Bérangère donnez-nous vos lumières parce qu'on a un peu de mal

15:38
Invité

je ne suis pas sûre de vraiment vous éclairer de façon définitive le temps va permettre de comprendre et le deuxième tour va permettre de comprendre mais on est un peu face à ce qui se passe aussi au niveau national depuis la dissolution c'est-à-dire le morcellement général même si c'est toujours important de rappeler qu'une élection municipale est différente c'est un attachement à des candidats plus forts qu'au niveau national mais quand même ce morcellement fait qu'aujourd'hui on a des enfin ils sont contraints tous les uns les autres à des fusions pour éviter des cadres angulaires des quinques angulaires je ne sais pas comment on dit pour six mais ils sont un peu contraints sans doute plus me semble-t-il que par le passé à des à des fusions et à et à reconstituer finalement une espèce d'affrontement entre la droite et la gauche avec chacun veut faire son front républicain la droite et l'extrême droite contre contre les filles la gauche et l'extrême gauche contre le RN et donc il y a voilà on est toujours

16:39
Présentateur

je pense de ce bloc gauche-droite c'est ce que j'observe de ce premier tour de cet entre-deux tours alors on va partir à Paris où il y a eu beaucoup d'agitation au moment des ultimes tractations le deuxième tour ça sera donc sans Sarah Knafow qui a décidé de se retirer de la course écoutez on a eu affaire ces deux derniers jours à ce que vous appelez souvent

17:00
Invité

la droite la plus bête du monde donc moi j'ai décidé d'être plus intelligente qu'eux j'ai décidé de retirer ma liste pour nous laisser une chance de battre

17:10
Présentateur

la gauche le retrait de Sarah Knafow ça change quoi à Paris ?

ça change tout parce qu'au soir du premier tour sur les coups de minuit je pense que Rachida Dati a eu des subeurs froides quand elle a vu Sarah Knafow dépasser très très peu les 10% c'était quand même une très très mauvaise surprise pour elle et puis là de manière assez étonnante Sarah Knafow se retire alors moi j'aimerais bien comprendre les coulisses de cet accord enfin de cet accord de ce retrait je vais vite en besogne quand je parle d'accord mais il me semble quand même que d'une certaine manière c'est quand même une union des droites qui ne dit pas son nom c'est-à-dire que il y a les apparences sont saufes c'est-à-dire que c'est un retrait il n'y a pas de fusion mais quand même on a vu beaucoup de colistiers et on peut les comprendre saluer le geste de Sarah Knafow désintéressée enfin c'est beau en politique c'est assez rare vous pensez qu'il y a quelque chose derrière il y a quelque chose derrière j'en sais rien je pose la question de façon très ouverte non mais c'est intéressant ce que dit Jean-Baptiste c'est-à-dire que là on assiste à l'union des droites qui se met en place sans le dire et à bas bruit Bérangère

18:14
Invité

en fait c'est le résultat qui le dira si c'est un pari effectivement gagnant ou judicieux ou à poursuivre parce qu'en fait on le dit toujours et c'est plus vrai que jamais on ne fait pas de mathématiques là il ne suffit pas d'additionner les voix de Dati de Bournazel et de Knafow qui font qui amènent Rachida Dati autour de 47% c'est plus compliqué que ça il y a plusieurs zones de doute même si c'est vrai que sur le papier c'est une bonne nouvelle pour Rachida Dati clairement mais l'électeur que va-t-il faire je lisais moi notamment je ne sais pas si vous avez vu les résultats de Rachida Dati dans son arrondissement où elle était élue confortablement maire d'arrondissement ça représente plus de 5 c'est 11 000 voix c'est plus de 5% de ce qu'elle a récolté dans tout Paris est-ce que ces gens-là vont retourner voter ce n'est pas certain puisqu'il n'y a plus d'enjeux dans leur arrondissement et là c'est cette loi Paris-Lyon-Marseille qu'elle a elle-même poussée qui pourrait se retourner d'une certaine façon contre elle et puis moi j'ai une autre question c'est pourquoi la droite parisienne n'a pas plus franchement voté que ça en fait vraiment ça m'interpelle depuis ces dernières semaines et depuis dimanche pourquoi la droite parisienne ne vote pas plus franchement pour elle les listes d'Ati dans les arrondissements recueillent davantage de voix que Dati elle-même en mairie centrale c'est très clair c'est l'inverse pour Emmanuel Grégoire par exemple donc il y a toute une série de choses comme ça qui encore une fois c'est sur le papier ça paraît gagner pour Dati et c'est je pense pas

19:55
Présentateur

gagner pour Dati oui en termes arithmétiquement alors Jordan Bardella a réagi au retrait de Sarah Knafo et lui il sait pour qui il va voter dimanche on va l'écouter

20:03
Locuteur 3

moi je suis pas électeur à Paris je respecte le choix des parisiens mais si j'étais électeur à Paris je ferais barrage à la gauche et à l'extrême gauche et je pense que Paris a besoin de sortir du socialisme municipal qui a plongé cette ville dans l'insécurité dans les embouteillages et dans la guêpe financière

20:18
Présentateur

Jean-Baptiste il y aura des enseignements nationaux à tirer de ce scrutin à Paris c'est difficile à dire en fait à ce stade il y a quand même l'une des composantes de l'équation qui s'appelle Emmanuel Grégoire Emmanuel Grégoire il joue très clairement la carte locale face à Rachida Dati qui est une figure nationale il essaye de renouveler ce qu'a fait Bertrand Delanoé en 2001 face à Philippe Séguin et ça lui a plutôt bien réussi au premier tour puisqu'il flirte avec les 38% c'est sans doute le meilleur score dans les grandes villes du PS donc il trace son sillon il n'a pas voulu d'accord avec Madame Madame Shikiru voilà il reste il reste dans son couloir et on verra on verra dimanche s'il a eu raison ou pas sur le strict plan électoral il y a un front anti-grégoire qui s'est mis en place qui se met en place sous nos yeux

21:11
Invité

la logique d'alternance l'envie d'alternance de toute la droite effectivement de la droite et du centre amène ce front anti-grégoire mais encore une fois il faudra vraiment attendre dimanche pour voir si l'électeur l'électorat de Jean-Yves Bournazel n'aura pas forcément je veux dire la campagne a été violente entre les deux quand même Rachid Haddati et Pierre-Yves Bournazel n'est pas sûr qu'ils aient envie d'aller voter pour Rachid Haddati avec ce qu'on sait ministre d'Emmanuel Macron justiciable et elle est en procès dans quelques mois tout ça bon voilà mais l'alternance ça fait envie aussi quand on est à droite

21:51
Présentateur

et ça fait aussi peut-être envie à Marseille on va partir justement à Marseille on retrouve Olivier Biscay directeur de la rédaction de la Provence bonjour Olivier on a désormais l'affiche du second tour de l'élection municipale chez vous

22:05
Invité

oui absolument une élection municipale qui est également très disputée vous l'imaginez bien on y voit un peu plus clair depuis hier hier mardi puisque Sébastien de Logu a annoncé son retrait du second tour et donc désormais on a une affiche assez simple Benoît Payan le maire sortant Franck Alizio pour le Rassemblement national et Martine Vassal qui a confirmé hier soir qu'elle se maintiendrait il y a eu beaucoup de tractations tout autour d'elle dans son propre camp politique à droite avec beaucoup de silence entre dimanche et hier midi mais elle sera sur la ligne de départ pour le second tour donc une clarification à quelques heures de ce second tour dans la douleur à droite comme à gauche parce que tout le monde a essayé de maintenir cette clarification et on a eu beaucoup d'incertitudes d'hésitation du côté de LFI vous l'avez suivi entre un Jean-Luc Mélenchon qui appelait Benoît Payan à ouvrir sa base et ouvrir sa liste et un Benoît Payan qui restait sur sa ligne ne pas inviter LFI à participer à sa dynamique et à sa majorité

23:23
Présentateur

On a beaucoup parlé de désunion à gauche est-ce qu'à droite c'est vraiment mieux ?

23:29
Invité

Alors clairement la désunion elle est là aussi à droite parce que d'abord la campagne électorale était très compliquée du côté de Martine Vassal et dans la nuit de dimanche à lundi alors même que les résultats tombaient 12% très très loin des pronostics de certains à droite les discussions ont été après il y avait plusieurs lignes certains considéraient qu'il fallait se rapprocher du rassemblement national de Franck Alizio donc de s'allier pour conserver une majorité une espèce de majorité d'autres considéraient tout simplement qu'il fallait se retirer pour éviter la nouvelle humiliation mais Martine Vassal a eu sa ligne claire de dire je me maintiens parce que j'ai l'avenir à imaginer c'est-à-dire la métropole il ne faut pas l'oublier il y a le 15 mars il y a le 22 et puis il y a le 7 avril avec l'élection de la présidence de la métropole ex-Marseille elle est présidente aujourd'hui et elle espère encore aujourd'hui pouvoir conserver cette présidence donc tout s'est joué aussi à l'aune de ce futur

24:28
Présentateur

Merci beaucoup Olivier on suivra ça bien sûr avec de très près on suivra les résultats à Marseille qui auront peut-être des conséquences aussi au niveau national merci beaucoup Olivier d'avoir été avec nous ce matin la lune de la Provence ils seront donc trois sur la ligne de départ dimanche merci Olivier Jean-Baptiste le bilan que vous tirez de cet entre-deux-tours marseillais c'est quand même incroyable de voir Martine Vassal qui a 10 points de moins que lors de l'élection précédente qui est à 12% viser la présidence de la métropole là on est quand même face à un hiatus démocratique quand même assez considérable parce que c'est là que se situe la caisse la monnaie sonnante et trébuchante et effectivement à la faveur de l'élection d'un certain nombre de maires de droite dans la région de Marseille elle peut garder la métropole avec une cohabitation qui pourrait s'annoncer avec le futur maire de Marseille mais sur le strict plan politique c'est quand même une défaite en race campagne pour Martine Vassal c'est-à-dire qu'on a aujourd'hui une forme de grand remplacement entre la droite et l'extrême droite l'extrême droite a siphonné l'électorat de droite l'union des droites elle s'est réalisée dans les urnes au profit de Franck Alicio qui aujourd'hui agrège à la fois l'électorat LR ce qui n'est pas tout à fait étonnant parce qu'il vient précisément Franck Alicio de l'UMP Même question Bérangère votre bilan votre point d'étape sur ce qui se passe aujourd'hui à Marseille pourquoi Martine Vassal s'est maintenue ?

25:59
Invité

Elle se maintient parce qu'on ne lâche pas une bataille comme ça et si on veut regarder le camp d'en face peut-être c'est intéressant de regarder ce que fait Benoît Payan dans cette histoire c'est-à-dire il prend un risque qui a l'air pour l'instant d'être payant puisqu'il refuse la fusion toute association toute entente avec Sébastien Delogu qui lui proposait ce front antifasciste pour reprendre les mots de Jean-Luc Mélenchon et d'une certaine façon il a tordu le bras de Sébastien Delogu qui a fini par renoncer et donc ça c'est vraiment intéressant de regarder si ce courage politique on pourra peut-être appeler ça comme ça est payant ou pas dans les urnes parce qu'évidemment il y a un risque et la droite et l'extrême droite surtout sont vraiment aux portes de la mairie de Marseille

26:48
Présentateur

Ce qu'on ne comprend pas c'est pourquoi Jean-Luc Mélenchon décide de retirer Sébastien Delogu à Marseille et de maintenir Sophia Chiquirou à Paris est-ce que vous comprenez ?

Non il y a quand même beaucoup de choses que je ne comprends pas dans cette élection pour rien vous cacher quand on voit par exemple les écologistes qui s'allient avec les socialistes à Lille mais avec les insoumis à Strasbourg on sent bien qu'il y a beaucoup de flottement que les appareils centraux des partis n'ont quand même plus forcément la main sur ce qui se passe dans les grandes villes et puis on est quand même dans une zone de flottement dans un entre-deux politique personne n'a plié le match donc personne ne veut insulter l'avenir dans ces élections et bien malin c'est comment ça se terminera dimanche C'est de la tambouille tout ça ?

C'est difficile encore une fois je parle de l'isibilité politique

27:38
Invité

Il y a de la tambouille je reviens quand même au scrutin local me semble-t-il il faut observer quand même que dans un certain nombre de villes à Lyon à Toulouse à Limoges là où il y a même des fusions totales puisqu'il faut bien faire le distinguo fusion totale fusion technique fusion totale ils vont gouverner ensemble fusion technique chacun va repartir dans son groupe ensuite mais localement il y a quand même un certain nombre d'acteurs qui au fil de l'année travaillent ensemble dans le tissu associatif etc c'est compliqué aussi de leur dire bah non mais vous n'allez pas fusionner parce que au niveau national c'est compliqué parce que les outrances de Jean-Luc Mélenchon etc et donc c'est là où c'est compliqué et par ailleurs c'est pour ça est-ce qu'il faut en tirer tout de suite des conclusions sur l'avenir de LFI au niveau national c'est compliqué parce qu'au niveau les très proches de Jean-Luc Mélenchon par exemple Sébastien Delogu Sophia Chikirou ne font pas des scores exceptionnels et d'ailleurs ne seront pas enfin voilà ne n'ont pas fusionné donc

28:45
Présentateur

vous dites qu'on ne peut pas tirer d'enseignement au niveau national

28:50
Invité

mais je suis d'accord avec ce qui vient d'être dit sur le fait que les appareils politiques l'appareil du parti socialiste a des questions à se poser en revanche vraiment sur sa capacité à suivre enfin avoir suivi sa ligne et puis peut-être sur le vote insoumis qui est un besoin de radicalité un besoin de gauche que manifestement le PS n'apporte plus

29:14
Présentateur

Jean-Baptiste on va parler de Nice dans quelques instants mais peut-être un dernier mot sur cette réforme du mode du scrutin PLM quels enseignements vous vous tirez quand vous regardez Paris ou vous regardez ce qui se passe à Marseille c'est pareil c'est quand même à ce stade le grand méchant flou c'est à dire qu'on voit par exemple du côté de Pierre-Yves Bournazel enfin du côté de cette équipe là il y a une fusion avec Rachida Dati sur le plan de la mairie centrale mais dans beaucoup de mairies ils vont encore tout seuls ils font cavalier seuls donc il y a une espèce de contradiction que les électeurs vont sans doute avoir du mal à comprendre dimanche donc ça sera aussi l'une des données du vote On va partir tout de suite à Nice du coup que vous connaissez bien on a le droit à une triangulaire entre la liste du maire sortant Christian Estrosi celle de l'IDR Éric Ciotti et celle de l'écologiste qui a fait 11% dimanche dernier au premier tour ce matin Christian Estrosi a eu quelques mots pour cet écologiste écoutez-le

30:19
Invité

Marine Tondelier a fracassé le front républicain et les valeurs républicaines dont on pensait qu'elle y était attachée en devenant une alliée directe du rassemblement national et de l'extrême droite tout simplement hier elle a fait voler en éclats et Mme Tondelier comme Mme Chesnel qui est sa tête de liste ici porterait si et ça ne sera pas le cas le rassemblement national a emporté dimanche toute leur vie politique la responsabilité d'avoir donné la cinquième ville de France à l'extrême droite et au rassemblement national

30:54
Présentateur

bon Jean-Baptiste il faut expliquer Mme Chesnel l'écologiste qui a refusé de se ranger derrière Christian Estrosi or sans ce report des voix Christian Estrosi c'est fini pour Nice ?

écoutez c'est pareil moi je ne suis pas l'extrême définitive ce matin je ne vais pas lire dans le marre de café il est évident Christian Estrosi au regard des résultats du premier tour alors oui 30% Estrosi Ciotti 43% je le rappelle il est en mauvaise posture mais il ne faut quand même pas oublier que c'est un ancien champion de moto il a même dit dans la presse locale dans Nice Matin pour ne pas citer le quotidien local hier qu'il avait l'habitude sur les circuits il avait souvent 20 secondes de retard à deux tours de la fin et puis finalement il franchissait la ligne en tête et il est comme ça Christian Estrosi il va aller chercher les voix avec les dents là on le voyait hier dans des centres commerciaux sur la plage partout matin midi et soir il fait campagne et il épouse toutes les couleurs de l'arc-en-ciel politique c'est-à-dire que bon voilà il est écolo avec les bobos il est gay friendly dans le quartier homo on a même vu que dans les cités il avait dit la semaine dernière que voilà les drapeaux israéliens au fronton de la mairie pendant des mois c'était une erreur que ça avait pu être mal perçu par l'électorat il a fait amende honorable là-dessus il est prêt à tout pour battre son frère ennemi Eric Ciotti c'est une campagne très violente vous qui suivez vraiment de très près cette campagne extrêmement violente et assez pathétique assez poignante on a eu le discours dimanche soir de Christian Estrosi qui a duré une demi-heure il a expliqué pendant une demi-heure dans un seul souffle tout ce qu'il avait fait de bien de grand pour Nice il ne comprend pas en fait ce qui lui arrive Christian Estrosi pour lui c'est une injustice insupportable d'être devancé par celui qui était quand même sa créature son obligé donc il y a quelque chose de très cruel c'est une sorte de mise à mort à laquelle on assiste en fait à Nice Qu'est-ce qui se joue à Nice ?

C'est aussi l'avenir le destin de la droite de manière générale Bérangère ?

32:59
Invité

Oui et les effets de la Macronie après dix ans d'éclatement du fameux clivage droite-gauche c'est Christian Estrosi qui a fait le choix de la Macronie et qui n'est plus très lisible manifestement dans son positionnement par l'électeur de droite quand il regarde les étiquettes parce que sinon moi ce que je comprends de Nice et je connais mille fois moins bien que mon camarade mais c'est que le bilan son bilan comme maire c'est quelqu'un qui a fait pour cette ville manifestement beaucoup de choses mais politiquement oui Eric Ciotti reprend un peu plus les fondamentaux de la droite et manifestement c'est ça que l'électeur de Niçois attendait

33:41
Présentateur

Je ne vais pas vous demander comment tout cela va se terminer vous allez me dire que vous ne savez pas j'imagine mais cet écartèlement entre le RN et la Macronie il y a aussi encore une fois la droite devra se poser des questions après ce deuxième tour dimanche Certainement parce qu'Eric Ciotti est en train de gagner le pari qu'il a fait en 2024 quand il s'est fiancé avec Marine Le Pen le contrat implicite grâce auquel il a eu quand même un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale c'était ce trophée-là la cinquième ville de France le Front National le Rassemblement National n'a jamais eu une telle prise de guerre et Eric Ciotti finalement en 2024 il a élargi son socle à la faveur de son alliance avec le Rassemblement National et aujourd'hui il gomme de manière assez maligne cette étiquette-là dans sa campagne en jouant à fond la carte de l'Union des Droites avec des appels du pied aux Républicains on a vu François Fillon poser au restaurant il y a quelques semaines à Nice à ses côtés c'est quand même le signe que les dix sont en train de se aider particulièrement à Nice et on suivra ça notamment à Nice ce dimanche on passe à l'histoire du jour et l'histoire du jour vous le savez c'est toujours beaucoup d'amour il n'y a pas que la politique dans la vie il y a aussi la vigne à Narbonne la pluie n'en finissait pas de tomber ces dernières semaines l'eau a atteint jusqu'à 80 cm par endroit alors pour continuer à bosser un viticulteur a trouvé une solution sa vigne était sous l'eau alors il a décidé un kayak seul moyen de continuer à tailler ses vignes c'est moins facile j'avance moins vite mais ça c'est fait ça n'est pas insurmontable raconte Lionel morale de l'histoire Bérangère il n'y a pas de fatalité quand on veut on peut c'est valable aussi peut-être en politique

35:21
Invité

c'est rassus c'est simple pour le kayak et la vigne

35:24
Présentateur

c'est peut-être plus simple effectivement c'est la fin de cette émission merci Bérangère merci Jean-Baptiste merci à vous devant votre écran vous avez rendez-vous aujourd'hui à 17h pour les grands débats de l'entre-deux-tours sur Public Sénat 17h débat entre les deux candidats à Bordeaux ça sera animé par Oriane Manchini avec nos partenaires de Sud-Ouest vous retrouvez ensuite Alexandre Poussard pour le grand débat à Strasbourg c'est un véritable multiplex sur Public Sénat on partira ensuite à Montpellier où Tam Tranui sera aux manettes du débat entre les candidats les municipales c'est donc sur Public Sénat restez avec nous l'info continue Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat

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