"On a les moyens de faire changer d'avis" Vladimir Poutine, selon l'eurodéputée Valérie Hayer
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour Valérie et les 27 pays de l'Union européenne réunis hier soir à Bruxelles ont donc réaffirmé leur leur soutien à l'Ukraine. Alors avec évidemment l'exception hongroise. Nouveau sommet la semaine prochaine de soutien avec les alliés prévu par prévu par Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron qui dit "Vladimir Poutine n'a pas envie d'une paix. Comment est-ce qu'on peut essayer de le faire changer d'avis ? Est-ce que l'Europe même a les moyens de le faire changer d'avis ?
Bien sûr qu'on a les moyens de le faire changer d'avis. D'abord euh l'enjeu du sommet d'hier à Bruxelles, c'était de réarmer l'Europe et euh de fixer une stratégie de réarmement et d'être indépendant d'ici à 5 ans. Euh on a les moyens de le faire changer de la vie en continuant à soutenir l'Ukraine indéfectiblement euh parce que Volodimir Zelenski est lui sincèrement dans une démarche de rechercher la paix contrairement à ce que prétend Vladimir Poutine et contrairement à ce que prétend Donald Trump qui reprend les éléments de langage du Kremelin.
Donc il faut mettre tout le monde autour de la table. Moi, je salue euh le fait que les relations entre l'administration américaine et les Ukrainiens soient reprises qu' a eu cette proposition d'accord de cesser le feu. Maintenant, la balle effectivement était dans le camp de Vladimir Poutine, c'était le temps du test.
Mais quand même, si on regarde les choses à froid, va les rayer. On a assez peu de moyens de peser sur euh sur Vladimir Poutine. Vous dites aiderz l'Ukraine.
La réalité c'est que le soutien déterminant malgré tout, ne serait-ce qu'en terme de renseignement, il vient plutôt des États-Unis, de l'Europe. Donc oui, aider l'Ukraine sans doute, mais ça ne suffira sans doute pas à faire changer d'avis la continuer accélérer le soutien à l'Ukraine, essayer de convaincre les Américains de continuer et de poursuivre ce ce soutien Donald Trump pendant quelques jours, il a arrêté les livraisons d'armes et il a arrêté le partage de renseignement. il a rétabli.
Donc tant mieux, il faut continuer à mettre la pression sur l'administration américaine pour continuer. Et l'idée c'est quoi ? C'est de faire en sorte que l'Ukraine soit dans la meilleure situation possible au moment où les négociations commenceront.
Elles arriveront tôt ou tard ces négociations et donc meilleure situation possible sur le terrain, sur le front, meilleure situation possible en ayant évidemment des éléments à mettre sur la table pour assurer ces garanties de sécurité. C'est ce que font les Européens aujourd'hui. C'est le sens de la réunion que Manuel Macron organise la semaine prochaine à Paris avec Volodimir Zelenski pour voir comment on accélère l'aide à l'Ukraine et quelle garantie de sécurité on offre.
Parce que Voladimir Zelenski dit euh et il y a raison, la seule manière d'avoir une paix juste et durable, c'est de s'assurer que euh Vladimir Poutine ne soit pas tenté d'attaquer de nouveau. Et donc ça veut dire comment en européen, avec le Canada, avec le Royaume-Uni, avec la Norvège, avec l'Australie, avec tous ceux qui voudront aider l'Ukraine, on travaille ensemble aux conditions qui feront que une fois que l'accord de paix sera signé, Vladimir Pot ne sera pas tenté d'attaquer de nouveau. Ça c'est important.
C'est une condition synéquanon parce que l'Ukraine, pardonnez-moi l'expression, mais elle été échaudée. En 2014, il y a eu des accords de Minsk. Mais il faut quoi alors qui les a violé ?
Il faut quoi ? Il faudrait quoi pour On va on va pas évoquer que ce sujet évidemment, mais il faudrait quoi pour qu'un accord dissuade la Russie quelque part ? C'est c'est les les troupes, ça semble ça semble être compliqué.
Les Américains, ils ne veulent pas eux-mêmes de de donner de garantie forcément de sécurité. Il y a eu les la question des centrales électriques qui seraient dont les États-Unis prendraient possession mais Voladimir Zelenski n'est pas d'accord. On a du mal à voir.
Alors c'est toujours en discussion effectivement la question des troupes a été mise sur la table. Elle est toujours sur la table d'ailleurs le président de la République l'a proposé avec le premier ministre Kir Starmer. Et dans le cas des trouples, on parlerait bien de trou dans le cadre d'une opération euh de maintien de la paix qui ne serait pas positionnée sur l'ancienne ligne de front mais euh dans le pays parce que Vladimir Poutine doit savoir que s'il est tenté d'attaquer de nouveau, il y aura les soutiens de l'Ukraine qui seront là pour euh pour assurer une une dissuasion.
Euh donc c'est en clair comment on soutient l'Ukraine, comment on s'assure et dans les conditions nécessaires pour aller sur un accord de paix, évidemment que la démilitarisation de l'Ukraine est une ligne rouge parce que Vladimir Poutine, il dit euh "Moi, je veux bien qu'on parle d'un accord de cesser le feu ou de paix, mais il faut que les Européens arrêtent leur soutien à l'Ukraine et il faut que l'Ukraine soit démilitarisée." Ces deux conditions, elles sont inacceptables devra faire aucun pas vers la Russie. Ouais.
Aujourd'hui, Donald Trump, il demande il a demandé à à à à Vladimir Zelenski de tout faire pour la Russie alors que la Russie n'a fait aucun effort. Aujourd'hui, autour de la table des négociations et dans le jeu des discussions, Volodimir Zelenski est le seul à faire un pas vers la paix et je trouve que c'est aussi ce qui se passe en ce moment, un bon test de la relation entre Vladimir Poutine et Donald Trump. puisque Donald Trump semblait faire confiance à Vladimir Poutine, il veut il veut la paix Donald Trump visiblement, c'est ce qu'il dit.
Il prétend de que c'est aussi l'ambition de Vladimir Poutine mais on voit bien que ça n'est absolument pas le cas. Donc il faut continuer le soutien des à l'Ukraine, essayer au maximum d'avoir les États-Unis à bord et ne pas rompre le dialogue. C'est l'objet des discussions entre Volodimir Zelenski Donald Trump, entre le président de la République Donald Trump et de ce format inédi qui est en train de se mettre en place avec la France, le Royaume-Uni, le Canada et tous les pays affinitaires.
Ce que vous ne dites pas, c'est que à long terme c'est la perspective de réarmer l'Europe qui qui va permettre à l'Europe de de peser et et d'être réarmé en étant autonome. C'estàd la préférence européenne là semble actée. Emmanuel Macron l'a dit.
On dit quoi ? Merci Donald Trump. Quel accélérateur quand même ?
Quel accélérateur ? Effectivement parce que le sujet de la défense européenne était sur la table depuis des années effectivement mais ce qui est et et on a fait des choses notamment depuis 2017. On a créé un fond européen de défense.
On a pour la première fois acheté en commun et livré des armes létales à l'Ukraine. Euh mais effectivement, on avait cette garantie de la sécurité du parapluie américain qui n'est plus là aujourd'hui. Donc il faut avancer à marche forcée aujourd'hui sur l'Europe de la défense et les États quand ils sont et là c'est le cas en particulier dans une situation de crise et d'urgence, on arrive à se mettre d'accord et en quelques semaines ce qui était impossible il y a encore 2 mois devient impossible et le sommet d'hier il a été décisif.
Ce qui a permis de bouger Oui. au-delà de au-delà de de ce qui s'est passé notamment dans le bureau oval, c'est en Europe le le changement de pied allemand. C'est aussi le le changement.
Alors, il y a différentes choses. D'abord, le fait générateur, c'est la menace russe qui s'accentue et qu'on connaît et effectivement ce reviement d'alliance des États-Unis parce qu'on voit bien aujourd'hui que Donald Trump a choisi un camp qui n'est plus celui des démocraties occidentales. Et ça c'est brutal pour l'ensemble des partenaires européens, pour l'ensemble des Européens mais en particulier les plus atlantistes.
Et ensuite, il y a eu le changement de pied et ce qu'il faut saluer aujourd'hui, c'est la nouvelle configuration politique. Je dirais une forme d'alignement des planètes qui fait que en Europe, on est prêt à réagir. Et pourquoi on est prêt à réagir ?
Parce que en France, Emmanuel Macron depuis 2017 pousse pour l'autonomie stratégique européenne et donc il a une crédibilité, une légitimité sur le sujet. En Allemagne, vous avez effectivement un changement des élections avec un chemin, changement de responsabilité. Et Mertz, le futur chancelier qui est pourtant un atlantiste convaincu, arrive en responsabilité et tire les conséquences de la nouvelle donne en faisant sauter trois tabou véritablement absolu pour l'Allemagne.
Le premier tabou, il dit "Je n'aurais jamais un un jour cru dire ça, mais il faut penser dire ça, mais il faut être indépendant vis-à-vis des États-Unis." Il dit, deuxième tabou, il faut, et d'ailleurs ça a été validé cette semaine par le Parlement allemand, il faut remettre en cause le frein à l'endettement qui est dans la Constitution. Et donc ils ont lancé un grand plan de 500 milliards d'euros pour les infrastructures et pour investir dans ça aussi ça va déterminant sur le financement européen également.
Oui complètement le changement du du rapport des Allemands à l'endettement va être clé aussi dans les dynamiques et les discussions européennes. Et troisème tabou qu'il a levé la question de la dissuasion nucléaire française. Il a demandé à Emmanuel Macron d'ailleurs Emmanuel Macron l'avait déjà ouverte d'engager cette discussion pour bénéficier du parapluis nucléaire français.
Et ensuite, pardonnez-moi, dernier élément, alignement des planètes Londres, Kirst Armer qui veut véritablement se rapprocher de l'Europe et donc on a une force ici avec ces trois pays qui sont très engagés, la France et les Royaume-Uni étant des puissances militaires dotées de la dissuasion nucléaire. Donc effectivement, c'est soutien à l'Ukraine pour qu'elle soit dans la meilleure situation possible et nous nous réarmer pour non pas être parce qu'on est on serait des vat en guerre, absolument pas. et pour créer les les conditions de notre sécurité et dissuader Poutine de nos de tracer un vous dessinez un un tableau assez optimiste.
La réalité aussi c'est qu'il va falloir trouver de l'argent. Donc le plan aujourd'hui de 800 milliards de l'Union européenne c'est pas réellement un plan de 800 milliards. Qu'Emmanuel Macron dit faudrait faire de l'endettement commun.
Vous êtes aussi favorable j'imagine. Euh mais sauf que ça n'arrivera pas. Alors je suis à la fois optimiste mais surtout déterminé.
Mais bien par exemple, on voit que les les Néerlandais, ils viennent la coalition néerlandaise a menacé d'imploser parce que il y avait le fait la question que que le premier ministre puisse céder à l'idée de faire un emprunt européen et il a réassuré à sa coalition qu'il n'y en aurait jamais que les Pays-Bas qui s'y opposent traditionnellement s'y opposeraient à nouveau. Donc bon, ça va être c'est quasiment infaisable. Et bien ce matin, le packon de la Banque des Pays-Bas vient de dire que la question de la défense européenne était bien plus importante que et de la défense était bien plus importante que celle de la comptabilité.
C'est complètement nouveau en terme de positionnement de la part de quelqu'un qui est un spécialiste du sujet. Non, moi ce que je vois au Parlement européen et et quand je discute avec les homologues et les leaders européens, les lignes bougent, c'est pas encore officiel sur la table, mais effectivement il y a encore certains États qui sont opposés. Mais euh aujourd'hui quand vous avez les Estoniens, les Finlandais, les Suédois qui disent il faut emprunter en commun, s'endetter de nouveau pour verser des subvention aux États, quand du côté des Allemands les lignes bougent également, moi je suis confiante sur notre capacité à faire bouger les lignes.
On en a besoin en fait. C'est clé. Vous avez raison.
Les 800 milliards qui ont été avancés par la Commission européenne à ce stade, ils sont encore assez hypothétiques parce que ces 650 milliards d'euros qui sont en fait des dépenses que les États engageraient décident donné par l'UP. on ce qui permettra d'avoir une un véritable levier et d'être efficace et avec une puissance de feu, c'est effectivement l'emprunt en commun, l'endettement en commun avec des subventions qui seraient versées aux États. Nous parle côté parlement européen, on le soutient depuis moment combien d'endettement commun ?
Plusieurs centaines de milliards d'euros. La Commission européenne avait annoncé qu'il fallait dire vous voyez l'état du débat en France sur cette sur le sur cette question des déficits qui qui revient en permanence. C'est c'est c'est une chose de de s'entendre et de se dire "Allons-y, mais et il faut plus de croissance", dit encore Emmanuel Macron, c'est une autre de d'aller vraiment vers cet endettement qui j'ai il faut on peut pas le le il y a pas il y a pas de baguette magique.
Enfin, je veux dire moi je fais la part des choses entre les efforts de défense qui doit creuser le trou indéfiniment pour vous c'est plus un suet. Il faut faire la part des choses entre la bonne dette et la mauvaise dette. la dette pour financer la transition environnementale, la dette pour financer euh nos nos efforts de défense, c'est de la bonne dette parce que c'est de la dette qui permet d'investir dans notre avenir et il faut l'assumer.
Et ensuite, en parallèle, il y a un travail énorme qui d'ailleurs n'est pas nouveau qui doit être fait pour rétablir la trajectoire de nos comptes publics et les assaignir. Donc c'est pas moi je n'oppose pas les deux et c'est un travail qui doit être mené de front et que le gouvernement notamment sur la question de l'assainissement de complè entamé et sur lequel il faut évidemment accélérer. Je note que vous dites, c'est c'est la défense et les questions environnementales climatiques.
Enfin, je la multitude de sujets pour vous, elle fait pas de débat, c'est pas la défense et on enlève tout le reste en fait parce que c'est ce qu'on comprend un peu dans les dansfin dans dans de dans ce que ce qu'avanceen enfin je dirais il y a voilà il y a un choix il y a des choix là on est dans un moment où non parce qu'en fait on a un enjeu pour assurer nos dépenses de financer nos dépenses de défense. Il faut qu'on avance pour gagner, faire que nos entreprises, elles gagnent en compétitivité. La transition climatique, il faut l'engager.
Et la transition climatique, elle est vecteur de compétitivité. Il faut qu'on investisse dans l'intelligence artificielle, dans le quantique. Les États-Unis, la Chine ne nous attendent pas.
Et donc, il faut identifier les secteurs qui sont très stratégiques pour notre avenir, qui feront que dans 10 ans, dans 15 ans, dans 20 ans, on sera redevenu une puissance européenne qui euh sera en leadership sur ces questions-là dans le monde. Et pour ça, il y a pas de secret, il faut investir et c'est du bon investissement pour l'avenir. Valérie, vous restez avec nous, on se retrouve juste après euh le fil 9h-15 Marine Clet.
Immense panage de fumée noire et avions cloués au sol à Londres. L'aéroport DR le plus fréquenté d'Europe est fermé toute la journée à cause d'une panne de courant provoquée par l'incendie d'une centrale électrique voisine. Aux États-Unis, le décret est signé sous couverte d'économie.
Donald Trump fermé élimine selon ses mots le ministère de l'éducation. Les États seront donc désormais complètement autonomes. La suppression définitive doit encore être votée par le Congrès.
L'Aducraine toujours au cœur des discussions en Europe avec un nouveau sommet interallié. Ce sera jeudi prochain à Paris. Emmanuel Macron annonce vouloir finaliser le soutien à court terme à l'armée ukrainienne.
En France, le parquet de l'Orient ouvre une enquête préliminaire pour identifier d'éventuelles victimes oubliées de Joël le Squirnec. L'ancien chirurgien et jugé en ce moment. Hier, pour la première fois, il a reconnu l'intégralité des près de 300 viols et agressions sexuelles sur des patients le plus souvent mineurs.
Et puis en Euroliue de basketball, Monaco a battu Fenerbatch hier soir. Il reste dans le top 4. Las de son côté s'est incliné face au Real Madrid.
France info le 830 France info berang Gererbonte Adrien Bec et ce matin Valérie présidente du groupe R au Parlement européen le ce plan de la commission réar Europe ne va pas passer par le parlement c'est c'est alors on sait que le il y avait ce grand programme européen d'industrie de de défense qui est en débat depuis des mois ça pose pas un problème démocratique ça quand même alors moi j'ai des discussions très régulière avec la fond la présidente de la Commission européenne et je lui ai effectivement demandé qu'il qu'on trouve un moyen effectivement d'associer le Parlement européen. Ça va être le cas, je veux dire, vous avez des chances d'être entendu là-dessus. Alors ça veut pas dire que le Parlement européen, il sera absent, qui ne s'exprimera pas.
On a un dispositif qui existe déjà, c'est ce qu'on appelle dans notre jargon, c'est 1,5 milliards d'euros. Donc c'est une petite un petit élément. C'est sur la table depuis don c'est sur la table depuis 1 an.
Aujourd'hui, il faut qu'on qu'on y travaille. On a deux car rapporteurs qui sont français d'ailleurs sur cette questionlà et on avancera qui était ici même il y a quelques jours. Ensuite effectivement là dans le ce que propose la Commission européenne avec ces 800 milliards d'euros et notamment les 150 milliards de prêt, ça ne passera pas devant le Parlement européen.
Je lui fais part je lui ai fait part de de de de mon mécontentement à ce sujet. Néanmoins, il y a une réalité, c'est que ça n'est pas la fin de l'histoire. que pourquoi elle a utilisé ce dispositif, c'est que ça permettait aussi de contourner l'unanimité et donc de contourner le véto et le Parlement européen jouera pleinement son rôle.
On a voté il y a de semaines au Parlement européen une résolution sur le livre blanc de la défense. C'est-à-dire qu'on a une capacité politique à envoyer des messages au leaders européens, au chefs d'état et de gouvernement et à la Commission européenne. Et puis ce dont on parlait tout à l'heure, ce qui va arriver, je le crois parce qu'on le pousse et que les lignes bougent, cet emprunt en commun, cet endettement en commun sur le modèle de ce qu'on a fait pour la crise sanitaire, ça va passer devant le Parlement européen et on aura évidemment une responsabilité majeure à faire que on décide vite.
Je crois que c'est effectivement le le saut démocratique qui est important. Vous parliez justement Valérie de de Victor Orban. Alors, il y a les ce qu'on pourrait qualifier de dérive dans son propre pays, hein, le le la marche des fierté notamment interdite par la loi, la promesse de de liquider ses opposants, la critique aussi de ces oppositions qu' dont il parle comme étant des punaises et sur le plan européen le fait que parvient beaucoup moins à bloquer aujourd'hui qu'il ne le faisait, mais il vote quasiment toujours contre toutes les résolutions de soutien à l'Ukraine.
Est-ce que la Hongrie de Victor Orbane a encore sa place au Conseil européen au sein des 27 ? Alors, la Hongrie et les Hongrois ont encore la place, leur place, vous l'avez précisé, effectivement, ont encore leur place en Europe. Et moi, c'est le le message que j'envoie à tous les Hongrois euh et notamment aux partis d'opposition à Orban qui sont très mobilisés et en fait on voit bien Orban est de plus en plus offensif vis-à-vis de ses opposants parce qu'il est fébrile, parce qu'il voit que il y a quelque chose qui se passe dans le pays aujourd'hui avec une population qui ne comprend plus une opinion publique congroise, qui ne le soutient. pour redonner le contexte, il y a des élections l'année prochaine et c'est vrai qu'il est assez fragilisé dans les sondages.
Victor Orban, aujourd'hui dans les discussions avec les chefs d'état de gouvernement effectivement il joue sa propre partition. Il est systématiquement en soutien de Poutine, en opposition à l'Ukraine, en soutien à toutes les actions de Donald Trump, y compris quand elles sont brutales vis-à-vis des Européens. Nous ce qu'on porte avec le Parlement européen, c'est de dire un état, un gouvernant qui ne respecte plus nos valeurs fondamentales.
Vous l'avez cité, vous avez donné des exemples. En Hongrie, aujourd'hui l'état de droit est piétiné, les juges sont mis au pas, les oppositions sont menacées. Donc quasiment pas de temps d'antenne au moment des campagnes électorales.
Donc nos principes démocratiques ne sont plus respectés. Nous ce qu'on demande c'est de retirer le droit de vote de Victor Orban parce que quand vous adhérez à l'Union européenne, vous adhérez à ces valeurs, à ses principes. Aujourd'hui, c'est possible ça de retirer le droit de vote de C'est possible, c'est inscrit dans les traités, sauf qu'il faut l'unanimité des autres pour le faire.
Et au moment où on a enclenché cette cette demande, il y avait à l'époque le en Pologne un allié de Victor Orban qui s'y est opposé. Donc nous, on demande à la Commission européenne et aux États de remettre ce sujet sur la table pour enfin faire que nos valeurs soient respectées. Et ensuite, on a un enjeu aussi de réforme institutionnelle pour lever ces blocages et cette opportunité donnée à tous les dirigeants de la Est-ce qu'il faudra soutenir son opposant Péter Magar qui qui pour l'instant n'est pas favori mais en tout cas qui est plutôt bien placé dans les sondages.
Est-ce que vous assumez vous assumerez de dire voilà, il faudra le soutenir ? Bon ben nous on aura euh on a une dans au sein de Ren euh un parti allié qui est mobilisé. Euh et moi je crois fondamentalement qu'il faudra soutenir tous les démocrates en Hongrie, y compris Péter Mager qui est par ailleurs euh député européen effectivement contre Victor Orban dans ces élections qui seront majeures pour l'avenir du pays et pour l'avenir de l'Europe parce que tant qu'on s'est pas réformé, Victor Orban pourra continuer à poser ses véttaux et à empêcher l'Europe d'avancer pour protéger les Européens.
Valérie tout ce tout ce dont on parle là et tout ce débat européen a des résonances évidemment en France et le sujet du moment c'est les retraite à nouveau. À quoi joue François Bairou ? Alors François Baou, dès le début euh dès dès qu'il a pris en charge cette mission de Premier ministre à un moment qui était quand même assez difficile, euh il a obtenu la stabilité du gouvernement en annonçant effectivement euh ce conclave euh qui était et qui est je crois une bonne idée qui avait pour but de relancer le dialogue social et et là euh sans attendre les conclusions, il dit non bah finalement enfin il ferme la porte ou 62 ans sans attendre.
En tout cas, moi j'espère que ce conclave puisse aller à son terme. On a besoin d'avoir les partenaires soci J'espère. Il y a encore des partenaires sociaux et des acteurs dans ce conclave qui veulent y croire.
Moi, je fais partie de ceux qui croient fondamentalement dans le dialogue social et on a besoin sur la question des retraites véritablement de sortir des postures, d'avoir un temps de débat euh entre les partenaires solutiaux, le patronat pour pouvoir répondre aux deux enjeux fondamentaux. c'est quelle soutenabilité budgétaire financière de notre modèle, comment on fait pour le préserver et comment on avance et on garantit davantage de de justice. C'est ces deux éléments qui doivent être les lignes de conduite et les fils conducteurs de l'ensemble des négociations.
Et la réalité c'est quoi ? C'est que on sait bien enfin il faut il faut être honnête, la réforme qu'on a la dernière réforme de retraite, on sait que ça ne sera pas enfin la dernière qu'on a voté ne sera pas la dernière puisque on a un enjeu démographique et de soutenabilité financière. Donc le modèle du conclave, pardonnez-moi, il est bon et j'espère que les partis quand Fran Bairou laissait entendre qu'il était prêt à rediscuter y compris les 62 ans.
En fait, c'était pas le cas. C'était plié. Il y a un problème de confiance dans dans la méthode minimum.
Bah en tout état de cause, je je je prends acte des propos de François Bairou la semaine dernière. Néanmoins, ça ne remet en rien en cause. Le travail qui doit être fait par le conclave et la capacité des des partenaires sociaux à se mettre d'accord parce que si demain, moi je regrette que certains soient sortis du conclave, si demain les partenaires sociaux le patronat se met d'accord et et propose quelque chose au gouvernement, je pense que le gouvernement sera plutôt encrain enclin pardonnez-moi dès lors qu'on respecte ces sujets de soutenabilité et de justice pas sur les 64 ans.
Ben, ce sera au gouvernement de le décider et de prendre position à ce moment-là. Mais je souhaite vraiment que le conclave et les discussions aillent à leur terme quand même Valé Réillay quand vous voyez euh euh voilà cette ces difficultés qu'il y a sur le conclave, quand on voit les difficultés aussi qu' a François Baou sur sur Notre Dame de de Betaram, cette affaire qui le qui lui empoisonne la vie. Quand on lit aussi dans la presse des propos rapportés de François Bairrou qui dit si on est encore là à l'automne, est-ce que quand même vous avez pas déjà l'impression que c'est déjà le début de la fin du gouvernement Bairrou ?
Écoutez, on est dans une situation euh politique inédite dans le pays euh en particulier depuis euh de depuis 1 an. Le gouvernement de François Baou, il est stable quoi qu'on en pense, quoi qu'on en dise, l'enjeu maintenant, c'est d'avancer avec pour continuer à réformer le pays. Euh la situation internationale, on en a parlé quasiment mais moi j'appelle l' vous êtes parlementaire européenne mais au Parlement français, les députés le disent, les ministres le disent, il y a pas, je suis d'accord avec vous, il faut qu'il y ait des sujets qui soient mis sur la table et que le parlement continue de fonctionner.
On est aussi dans un moment euh historique international assez inédit et le fait que le Parlement continue son soutien à l'Ukraine, que le Parlement euh soutienne aussi les dépenses, la hausse des dépenses de défense qui vont arriver et l'action du gouvernement ce sera absolument déire quoi vous cet immobilisme ? Je parlerai pas d'immobilisme. La loi d'orientation agricole, elle était fondamentale.
Elle a été ah elle a mis elle a mis demêche, elle a mis un an et demi, à été adoptée, elle vient d'être adoptée. Alors évidemment, on est dans une situation particulière. l'Assemblée nationale est plus difficile à c'est plus difficile de trouver des majorités à l'Assemblée nationale.
Et moi je fais confiance au gouvernement pour avancer sur notamment les questions euh de euh les questions sociales. On a des enjeux qui sont fondamentaux, les enjeux agricoles, les enjeux de compétitivité, notre modèle social à préserver, le fait d'avancer sur les sur les sur les questions de sécurité et de défense. Donc le Parlement national ne s'ennuie pas et et moi j'appelle l'ensemble des responsables politiques à être à sortir des jeux politiciens parce que la période qu'on vit n'autorise pas véritablement euh à rester dans ces jeux politiciens qui sont pas à la hauteur des Vous az peut-être entendu Olivier Fron du PS sur France info hier qui dit ce qui s'est passé sur les retraites ce que dit François Baou recule c'est un motif de censure et et en cas de censure vous pouvez dire c'est politicien Mais c'est une réalité.
Renaissance n'est pas prêt à retourner aux urnes. Moi je le redis, j'appelle à la responsabilité de tous les responsable politique à l'assemblée et de tous les chefs de parti. Je n'imagine pas aujourd'hui qu'on puisse repartir dans une situation d'instabilité politique qui par ailleurs ne ferait que le jeu des extrêmes.
Les extrêmes et notamment l'extrême droite qui sont les porte-voies. Alors, de façon beaucoup plus modérée maintenant parce que ils ont bien compris que c'était pas populaire auprès des Français mais qui dont on connaît la proximité avec Vladimir Poutine et dont on connaît la proximité avec Donald Trump. Faut pas oublier que Marine Le Pen il y a quelques années, elle faisait des pieds des mains pour être reçu à la Trump Tower et que Jordan Bardella il y a quelques semaines, il a traversé l'Atlantique pour faire un discours à la conférence des ultra consonservateurs qui soutiennent Donald Trump.
Donc l'instabilité politique ne ferait que le jeu euh des extrêmes aujourd'hui. Donc si on appelle il est revenu euh sans faire son discours. Je Oui, il est revenu parce que euh parce que il y a eu un salut nazi qui a été fait par un C'était pas complètement la question qu'on vous posait Valéri, pardon hein, mais euh la la question la question que vous me posiez, je vous y réponds, c'est que je ne crois quand les socialistes menacent, il y a eu un il y a eu une sorte de deal, je veux dire les socialistes ont été plutôt bienveillants à l'ardouvernement avec la promesse d'un dialogue qui est rompu.
Bah le dialogue, il a aujourd'hui toujours lieu le concl mais mais là encore moi je je les partenaires sociaux et et le les socialistes en l'occurrence ont une opportunité de faire entendre leur voix à la fois dans le conclave et au parlement. Euh le le Premier ministre a eu cette expression dimanche dernier. Personnellement je la regrette, je vous le dis, mais est-ce que ça ça légitime le fait de replonger le pays dans une instabilité ?
Je ne le crois pas. enfin je laisserai les parlementaires à à l'Assemblée nationale assumer leur propre responsabilité et venir s'expliquer devant les Français ensuite expliquer aux Français pourquoi il replonge le pays dans une instabilité majeure au moment où on est dans une crise inter la souhaitez pas est-ce que vous la craignez est-ce que vous redoutez qu'elle arrive cette censure vu l'ambiance en ce moment moi je fais confiance je le redis au personnel responsable politique démocrate de maintenir la maintenir la stad Non non non mais vraiment quel dites-moi Alors, je on va on va faire dire les choses autrement. Quel est l'intérêt du PS aujourd' aujourd'hui de censurer le gouvernement et comment il expliquerait aujourd'hui à leur électorat ?
Je ne sais pas comment le PS explique à son électorat aujourd'hui qu'il replonge le pays dans une situation d'instabilité au moment où il faut préparer, se réarmer pour lutter contre la menace russe. Merci Valé Rayer. On laisse la question ouverte et on la posera effectivement au responsables du PS qui viendront nous voir.
Merci Berérang Gerbond, vous restez avec nous. Le 830 France info se termine. Donc Valérie Eyez eurodéputé Renew et c'est les informés qui sont à suivre dans 5 minutes maintenant. [Musique]
Valérie Hayer