Stéphane Ravier invité du Talk Le Figaro
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Un sondage IFOP donne Marine Le Pen victorieuse dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie au Régional.
- 0:07OuverteRéponse directe
Le poids de la crise migratoire sur l'opinion publique et les élections régionales.
- 1:20RelanceÉludée
Marine Le Pen pourrait être élue présidente de région puis se lancer dans la présidentielle, laissant la fonction.
- 1:51OuverteRéponse directe
Êtes-vous à 100% derrière Marion Maréchal-Le Pen en région PACA ?
- 2:25OuverteRéponse partielle
La crise avec Jean-Marie Le Pen est-elle un handicap dans cette région ?
- 2:42FerméeRéponse directe
Avez-vous accueilli sur les listes des gens proches de Jean-Marie Le Pen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Invité politiqueChiffre
« Deux points, c'est ce qu'il faut. »
- 0:55Invité politiqueFait
« Nous nous en concentrons, vous savez que les sondages minorent toujours le résultat finalement obtenu par le Front National. »
- 1:07Invité politiqueFait
« Cette crise des migrants ne peut que conforter les électeurs de cette région et les autres à soutenir le Front National parce que nous sommes les seuls à apporter des solutions. »
- 2:14Invité politiqueFait
« Je vous rappelle qu'en 1998, alors que le Front National aurait pu remporter cette région, Jacques Chirac s'y est opposé, laissant Michel Gauzel le soin d'en être président alors qu'il était minoritaire. »
- 6:41Invité politiqueFait
« appelons un chanachat des clandestins. »
- 6:52Invité politiqueChiffre
« Il y a 30 000 demandes de logements sociaux en souffrance. »
- 7:00Invité politiqueChiffre
« Au niveau national, ce sont 6 millions de chômeurs réels, 8 millions de pauvres. Il y a 150 000 SDF. »
- 7:20Invité politiqueFait
« Il n'est jamais trop bon dans ce pays d'avoir raison trop tôt. »
- 7:25Invité politiqueFait
« La Hongrie l'a fait, l'Allemagne l'a fait. »
- 8:37Invité politiqueFait
« Ça, c'est dans le programme du Front National depuis des années. »
- 9:10Invité politiquePromesse
« Nous n'accueillerons pas de clandestins. »
- 9:12Invité politiqueFait
« Nous n'avons pas les moyens d'accueillir qui que ce soit. Y compris les réfugiés. »
- 9:54Invité politiqueFait
« Je me mets aux côtés de tous ceux qui sont prêts à éradiquer les islamistes, qui sont à l'œuvre, à la manœuvre, et qui, eh bien, chaque jour permettent des massacres. »
- 10:02Invité politiqueFait
« Bachar el-Assad n'est pas un assassin. »
- 11:01Invité politiqueFait
« Cette personne a pu être arrêtée et condamnée parce qu'elle a été dénoncée par le Front National. »
Temps de parole
- Stéphane Ravier65 %
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Un sondage IFOP qui donne Marine Le Pen victorieuse dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie au Régional. Le poids de la crise migratoire sur l'opinion publique et sur les futures élections régionales en France. C'est de tout cela qu'on va parler aujourd'hui avec Stéphane Ravier, qui est le sénateur Front National des Bouches-du-Rhône. Stéphane Ravier, bonjour. Bonjour. Alors, je parlais de ce sondage, donc un sondage qui est tombé hier, IFOP. Au premier tour, Marine Le Pen en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, nouvelle région où elle se présente, serait donnée victorieuse assez largement.
Mais au deuxième tour, dans un mouchoir de poche, il y a deux points d'écart avec Xavier Bertrand, ancien ministre républicain. C'est serré quand même, c'est dur.
Deux points, c'est ce qu'il faut. Oui, c'est la large erreur. Nous nous en concentrons, vous savez que les sondages minorent toujours le résultat finalement obtenu par le Front National. C'est de moins en moins vrai. De moins en moins vrai, mais toujours un peu vrai quand même. Donc la campagne n'a pas encore commencé. Cette crise des migrants ne peut que conforter les électeurs de cette région et les autres à soutenir le Front National parce que nous sommes les seuls à apporter des solutions.
Je sais que ce n'est pas votre région, mais restons dans cette région quand même. Le fait que Marine Le Pen dit « si jamais je suis élue, elle peut être élue présidente de la région et après elle va se lancer dans la présidentielle », ce qui veut dire qu'elle laisserait la fonction de présidente de région. Ça ne fait pas un peu des ordres, ça ? C'est tout ce que les Français n'aiment pas quand même.
C'est à Marine Le Pen de le faire savoir. Mais manifestement, les sondages démontrent que les Français ne lui en veulent pas. Au contraire, ils la réclament dans le Nord, pas de Calais, Picardie et de façon plus générale dans le pays.
Vous êtes donc en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, à 100% derrière Marion Maréchal-Le Pen ?
À 150% derrière Marion, à ses côtés, devant, parce que là aussi la région nous tend les bras et il faut nous mettre en ordre de bataille, ce qui est le cas.
Région socialiste jusqu'à présent.
Région socialiste par la volonté de l'UMP, l'URPR-UDF à l'époque. Je vous rappelle qu'en 1998, alors que le Front National aurait pu remporter cette région, Jacques Chirac s'y est opposé, laissant Michel Gauzel le soin d'en être président alors qu'il était minoritaire.
La crise avec Jean-Marie Le Pen à l'intérieur du Front National n'est-elle pas un handicap justement dans cette région ? Parce que c'est une région qui est la région, je dirais, un peu le berceau de Jean-Marie Le Pen sur le genre électorale.
Je crois que la crise est derrière nous. Jean-Marie Le Pen a fait savoir qu'il soutenait Marion, qu'il espérait sa victoire.
Vous avez accueilli sur les listes des gens proches de Jean-Marie Le Pen ?
Écoutez, moi je ne m'occupe que de la liste des bougies rônes, puisque je suis tête de liste dans ce département. Très sincèrement, je ne vois pas la nécessité, l'opportunité de reconduire celles et ceux qui ont surtout été zélés dans les attaques contre Marine Le Pen, la direction et moi-même quand même.
Vous avez été très tempéré, vous. Vous n'avez pas pris partie.
Écoutez, moi je suis au service de mon mouvement. J'ai fait savoir que les sanctions qui avaient été prises à l'encontre de Jean-Marie Le Pen, cela ne m'avait guère rempli de joie. Mais moi je suis un militant. C'est ce que m'a appris Jean-Marie Le Pen. Vous êtes un bon petit soldat. D'être fidèle au mouvement et d'en appliquer les consignes, quelles qu'elles soient, même si elles nous chagrinent. Moi je suis un serviteur du mouvement, serviteur de la France.
Est-ce que vous pouvez nous confirmer que Jean-Marie Le Pen et sa fille se sont vus début septembre et auraient tenté une conciliation ? C'est une information du monde.
Écoutez, c'est une information du monde que je ne possède pas. Je ne peux ni l'infirmer ni la confirmer.
Au terme de laquelle, d'ailleurs, il a été dit, d'accord, Jean-Marie Le Pen, vous gardez la présidence d'honneur du mouvement, mais vous n'assistez plus du tout à adhérer aux instances dirigeantes, vous ne siégez plus dans les instances dirigeantes.
Je ne suis pas au courant. Moi, ce que j'observe, c'est que Jean-Marie Le Pen, eh bien, ne critique plus. Il est rentré dans le rang, là. Je crois qu'il a compris quand même que le Front National était le meilleur outil au service des Français, que ce soit en Provence, Alpes-Côte d'Azur ou ailleurs, et qu'il valait mieux continuer à l'encourager, à le développer, plutôt que d'essayer de mettre les bâtons dans les roues aux uns ou aux autres.
Stéphane Ravier, sénateur maire pour le Front National dans les Bouches-de-Roude, maire du secteur du 7e secteur à Marseille, peut-être conseiller régional pour le FN. Vous êtes un sacré cumulard.
Écoutez, j'ai beaucoup d'énergie. Voilà, j'ai beaucoup d'énergie. Ce n'est pas ce que vous dénoncez, ça, les cumulards ? Et Marion m'a demandé d'être la tête de liste dans les Bouches-du-Rhône pour créer une dynamique militante, une dynamique médiatique. La preuve, vous m'avez invité, je vous en remercie, M. Tréa. Donc, c'est vrai que j'ai beaucoup à faire. Mais la campagne sera courte. Et encore une fois, j'ai beaucoup d'énergie. Et beaucoup d'amis, beaucoup de militants, nous allons mener cette campagne.
Vous ne pouvez pas garder ces trois mandats ?
Non, non, bien sûr, bien sûr, je ne garde pas ces trois mandats. Écoutez, nous verrons ça au moment opportun.
Oui, mais vous avez peut-être une petite idée, quand même. C'est dur de lâcher une mairie.
Ce qui est certain, c'est que la mairie des 13e et 14e arrondissements, qui n'est pas simplement, pour moi, une action, mais une passion. Moi, j'ai grandi dans ces quartiers. Marche-pied pour la mairie de Marseille ? Chaque chose en son temps. Il y a d'abord les élections régionales, puis présidentielles et législatives. Nous verrons en 2020, mais Marseille, c'est la ville où j'ai grandi. Et voilà, j'y porte une affection, bien sûr, toute particulière.
Alors, vous parliez de la crise migratoire en disant que les Français... Mais non, il y a un sondage récemment qui montre qu'un tiers des Français, en fait, sont proches des positions du Front National. Un tiers des positions du président de la République. Un tiers du président des Républicains. Donc, ça ne veut pas dire que tous les Français sont à vos côtés ?
Il n'y a rien que plus que le quatrième tiers dans la trilogie de Pagnole. Non, je crois qu'il y a une majorité, une large majorité de Français qui s'inquiètent de ce que l'on peut appeler, et de ce qu'un ancien président de la République pourrait appeler une invasion.
Oui, ça peut être une invasion, hein ?
Écoutez, il suffit d'ouvrir les yeux pour la constater. La frontière de l'Europe, en quelques heures, a bougé de la Hongrie à la Croatie.
En Europe, mais pas en France encore, il n'y a pas beaucoup de...
Ah, mais la frontière est désormais en Croatie, qui est elle aussi complètement débordée. Bon, là, c'est clair, alors, devant les prises de position que j'ai encore entendues hier au Sénat, du ministre que je qualifierais aujourd'hui du ministre de l'extérieur, et plus de l'intérieur, M. Cazeneuve, qui se soucie plus des réfugiés, ou en tout cas des migrants, appelons un chanachat des clandestins. Bon, moi, c'est des Français dont je me soucie. Il y a, M. Tréhard, à Marseille, déjà, à Marseille, un Marseillais sur quatre, voire sur trois, qui vit en dessous du seuil de pauvreté. Il y a 30 000 demandes de logements sociaux en souffrance.
La politique d'immigration massive a fracturé la ville, au point d'en faire une place forte du salafisme. Au niveau national, ce sont 6 millions de chômeurs réels, 8 millions de pauvres. Il y a 150 000 SDF. Je crois qu'il est temps de s'occuper des Français d'abord.
Vous demandez à ce qu'on ferme les frontières ?
Nous le demandons depuis longtemps. Rétablissement permanent du contrôle des frontières ? Preuve que nous avions raison. Il n'est jamais trop bon dans ce pays d'avoir raison trop tôt. Eh bien, la Hongrie l'a fait, l'Allemagne l'a fait. Vous avez remarqué qu'elle n'a pas attendu le feu vert de la Commission européenne, je ne sais trop qui. Elle a retrouvé sa souveraineté. Retrouvons notre souveraineté et fermons nos frontières, bien sûr.
C'est la façon temporaire aussi, puisque au terme des accords européens, c'est quelque chose de temporaire. Vous, ce n'est pas ce que vous demandez.
Écoutez-moi, les accords européens, je ne vous cache pas que c'est le cadet de mes soucis. Moi, ce sont les accords à passer avec les Français. Et les Français, nous devons les protéger d'abord. Et nous devons donc tout faire pour protéger leur système social, les logements, leur sécurité, leur unité. Eh bien, on ferme les frontières.
Ce n'était pas assez le discours de Valls hier à l'Assemblée nationale ?
C'est un discours de plus. Moi, j'ai entendu M. Cazeneuve, qui, selon lui, partout où il y a un homme qui souffre, la France est là. Eh bien, moi, j'aurais préféré entendre que partout où un Français souffre, la France est là. On ferme les frontières de façon définitive ? Il faut fermer les frontières. Il faut une façon immédiate pour faire savoir aux candidats à l'immigration qu'ils ne pourront pas venir en France. Et que s'ils tentaient d'y venir, nous ferions comme les Hongrois, nous les expulserons ou nous les expulserions.
On diminue les prestations sociales pour les étrangers ?
Ça, c'est dans le programme du Front National depuis des années. Réserver, réserver notre système social aux Français, bien sûr.
Vous n'accueillerez pas de migrants dans votre mairie de secteur à Marseille ?
Alors, je ne suis qu'un maire de secteur. Je n'ai pas de pouvoir. Mais en tout cas, si j'en avais, et lorsque j'en aurais, dans quelques années, eh bien, non, bien sûr, nous n'accueillerons pas de clandestins. Je vous ai décrit tout à l'heure la situation sociale et économique et identitaire de Marseille, qui est au bord de l'explosion, qui est une ville sur-endettée. Nous ne pouvons pas, nous n'avons pas les moyens d'accueillir qui que ce soit. Y compris les réfugiés. Écoutez, nous n'avons pas les moyens de savoir qui est réfugié, qui ne l'est pas dans cette masse, dans cette masse humaine.
Eh bien, par conséquent, il faut aider, je crois, Bachar el-Assad à éradiquer Daesh, à éradiquer l'État islamique. Il faut faire en sorte qu'en Libye, il y ait un nouvel État, après que M. Nicolas Sarkozy ait créé une véritable anarchie sur les conseils de son ministre des Affaires étrangères personnelles, M. Bernard Rélevi. Bien, mais ça, c'est là qu'il faut agir. C'est en amont.
Donc, vous vous mettez aux côtés de Vladimir Poutine pour soutenir Bachar el-Assad ?
Je me mets aux côtés de tous ceux qui sont prêts à éradiquer les islamistes, qui sont à l'œuvre, à la manœuvre, et qui, eh bien, chaque jour permettent des massacres. Bachar el-Assad n'est pas un assassin. Des massacres, des massacres des Crédients d'Orient, pour lesquels on ne voit pas beaucoup de photos, d'ailleurs. Bachar el-Assad n'est pas un assassin ? Bachar el-Assad n'est sans doute pas un paragon de vertu, sans doute. Mais c'est sans doute le moindre mal avec lequel il faut discuter, bien sûr.
C'est grâce à lui et avec lui qu'on viendra à bout de Daesh ?
C'est avec lui. Écoutez, moi, vous savez, il y a une situation, une urgence, une catastrophe. Il y a des choix à faire. On n'a plus le temps de tergiverser. Nous avons déjà perdu beaucoup trop de temps entre Bachar el-Assad et l'État islamiste. Mais écoutez, mon choix est fait.
D'accord. Dernière petite question. Il y a un ancien cadre du Front National qui a été condamné à trois ans de prison ferme ces dernières heures pour avoir brûlé des voitures et dénoncé ainsi l'explosion de la violence en France. Est-ce que cette condamnation vous paraît normale ?
Écoutez, cette personne a pu être arrêtée et condamnée parce qu'elle a été dénoncée par le Front National. D'accord. Donc c'est grâce au Front National. Bien sûr que je m'en réjouis, mais j'aimerais que les crapules, celles et ceux qui... Il y a un assassin de policiers qui vient d'être libérés au bout de cinq ans. Vous voyez, ça c'est la justice de Mme Taubira. Donc il faudrait que la justice soit juste pour tout le monde.
D'accord. C'était le talk de Stéphane Ravier qui nous a dit qu'il fallait résolument se mettre aux côtés de Bachar el-Assad pour venir à bout de Daesh, puisqu'on n'y viendra pas à bout sans cela. Et puis deuxièmement, il nous dit qu'il n'y a pas... La France n'a pas les moyens d'accueillir des migrants, qu'ils soient réfugiés ou migrants d'ailleurs, parce que c'est très difficile, dit-il, de faire la distinction et d'opérer une différence. Donc en tous les cas, pour ce qui le concerne, il n'y aura pas d'accueil dans sa mairie de secteur à Marseille.
Et il est assez confiant pour les régionales, pour la victoire de Mme Le Pen marine dans la région nord Pas-de-Calais-Picardie et pour celle de Marion Empaca, qui le soutient. Merci Stéphane Ravier. Merci à vous. Merci.
Merci. Merci.
Stéphane Ravier