Canicule : Anne Frackowiak-Jacobs, la préfète du Puy-de-Dôme appelle chacun au bon sens
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:28OuverteRéponse directe
Ça concerne qui ? Ça concerne quoi ?
- 1:14OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez des recommandations ?
- 1:25OuverteRéponse directe
Les grands événements, qu'est-ce que vous leur dites aux organisateurs ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Les autres organisateurs d'événements qui peuvent nous écouter ce matin, que ce soit des événements sportifs ou des événements plutôt culturels, vous leur dites, suivez cet exemple-là ?
- 2:55OuverteRéponse directe
Qu'en est-il chez nous ? Dans le Puy-de-Dôme, on est aussi vers une interdiction similaire ? On va vers une interdiction similaire ? Ou il y a d'autres mesures d'aménagement que vous prévoyez ?
- 4:19OuverteRéponse directe
Il y a une inquiétude, quand même, de ce côté-là, parce qu'on voit, effectivement, là, les moissons ont démarré dans l'allier. Et on voit que, chaque jour, il y a 5 à 10 incendies qui se déclarent et qui prennent une ampleur assez considérable.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiqueFait
« ça concerne les chantiers qui ont lieu dans les espaces extrêmement urbanisés, donc dans les villes ou les agglomérations de plus de 10 000 habitants. »
- 0:41Invité politiqueFait
« J'ai autorisé les chantiers à commencer à 6h et non plus à 7h, comme c'était le cas, parce que c'est une mesure qui, en principe, permet la tranquillité des habitants. »
- 0:53Invité politiqueFait
« ils vont s'arrêter non pas à midi, mais à 13h dans ces zones particulières. »
- 1:00Invité politiqueFait
« le Code du Travail prévoit des pauses et des aménagements d'horaires aussi différents pendant ces périodes-là. »
- 1:32Invité politiqueFait
« nous travaillons bien entendu avec les organisateurs d'EuropaVox, qui ont prévu en effet de décaler les concerts et même d'en supprimer quelques-uns lorsqu'ils avaient lieu trop tôt et qu'on ne pouvait pas les décaler. »
- 1:43Invité politiqueFait
« Ils ont prévu aussi évidemment un dispositif de secours musclé et la distribution d'eau, gratuite bien entendu, pour les personnes qui ont des gourdes en permanence, et des brumisateurs aussi pour se rafraîchir. »
- 2:20Invité politiqueFait
« Alors, pour les événements sportifs qui ont lieu en plein air, ils sont interdits. »
- 3:03Invité politiqueFait
« Non, je ne vais pas vers une interdiction. »
- 3:09Invité politiqueFait
« nous allons prendre des mesures qui permettent aux agriculteurs de poursuivre leurs travaux, à condition d'avoir un déchaumeur à toute proximité. »
- 3:20Invité politiqueFait
« Un déchaumeur, c'est une machine qui permet de circonscrire le feu en supprimant un certain nombre de rangs de céréales, par exemple. »
- 3:33Invité politiqueFait
« Il y a un effet coupe-feu. »
- 3:51Invité politiqueFait
« le déchaumeur sera absolument obligatoire lorsque l'on est sur des travaux de récolte. »
- 5:00Invité politiqueFait
« pour l'instant, sur la plaine de la Limène, les restrictions ne sont pas aussi drastiques que dans certains autres endroits du département. »
- 5:17Invité politiqueFait
« Nous travaillons aussi avec le monde agricole pour essayer d'avoir une meilleure efficience de l'irrigation, c'est-à-dire irriguer uniquement... Plutôt en fraîche et pas forcément en pleine journée ou en pleine chaleur. »
- 5:42Invité politiqueFait
« Heureusement, pas encore d'accidents, mais j'en appelle vraiment à la vigilance. »
- 5:51Invité politiqueFait
« j'ai rappelé au maire, lors d'une visioconférence que nous avons eue ensemble lundi, qu'il fallait vraiment interdire la baignade dans les endroits qui ne sont pas surveillés. »
- 5:55Invité politiqueChiffre
« il y a 15 baignades autorisées dans le département, sur les lacs notamment. »
Temps de parole
- Invité politique66 %
- Présentateur30 %
- Présentateur 24 %
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... jusqu'à 9h, vous écoutez Ici Matin. Ce matin, on évoque bien sûr la canicule bien installée en Auvergne et sur le reste de la France. L'Allier et le Puy-de-Dôme sont toujours en vigilance rouge. On en parle avec votre invitée, Delphine Marion-Boulay. Nous sommes avec la préfète du Puy-de-Dôme, Anne Fracowiak-Jacobs. Bonjour. Bonjour. Puy-de-Dôme en rouge, ça va durer encore au moins jusqu'à la fin de la semaine, cette canicule. Vous avez pris des mesures, notamment l'arrêt des chantiers à midi. Ça concerne qui ? Ça concerne quoi ?
Alors, ça concerne les chantiers qui ont lieu dans les espaces extrêmement urbanisés, donc dans les villes ou les agglomérations de plus de 10 000 habitants. J'ai autorisé les chantiers à commencer à 6h et non plus à 7h, comme c'était le cas, parce que c'est une mesure qui, en principe, permet la tranquillité des habitants. Mais nous sommes dans des circonstances exceptionnelles. Et donc, ils vont s'arrêter non pas à midi, mais à 13h dans ces zones particulières. Et bien entendu, le Code du Travail prévoit des pauses et des aménagements d'horaires aussi différents pendant ces périodes-là.
Et j'ai évidemment travaillé ces arrêtés avec la Fédération des Travaux Publics et la Fédération du Bâtiment.
Est-ce que vous avez des recommandations ? Là où ça va commencer plus tôt, c'est EuropaVox aussi, le festival, qui annonce qu'il va reculer de 2h le début du festival vendredi soir chez nous. Les grands événements, qu'est-ce que vous leur dites aux organisateurs ? Est-ce que vous leur dites aménager le plus possible ? Il y a des recommandations à faire ?
Oui, c'est déjà le cas, puisque nous travaillons bien entendu avec les organisateurs d'EuropaVox, qui ont prévu en effet de décaler les concerts et même d'en supprimer quelques-uns lorsqu'ils avaient lieu trop tôt et qu'on ne pouvait pas les décaler. Ils ont prévu aussi évidemment un dispositif de secours musclé et la distribution d'eau, gratuite bien entendu, pour les personnes qui ont des gourdes en permanence, et des brumisateurs aussi pour se rafraîchir. Et donc, je pense qu'ils ont mis vraiment en œuvre toutes les dispositions qui permettaient, dans des conditions dégradées, quand même, de maintenir cet événement qui est important pour notre département.
C'est un modèle à suivre. Les autres organisateurs d'événements qui peuvent nous écouter ce matin, que ce soit des événements sportifs ou des événements plutôt culturels, vous leur dites, suivez cet exemple-là ?
Alors, pour les événements sportifs qui ont lieu en plein air, ils sont interdits. Donc, les événements nationaux sont pris en charge par les fédérations sportives nationales, mais sur le plan départemental, tous les événements sportifs qui se déroulent en plein air sont interdits, puisque là, on met vraiment en danger la vie des sportifs.
On va parler agriculture, si vous le voulez bien, dans l'Allier. Votre homologue, le préfet de l'Allier, a pris un arrêté. Lui, il interdit les travaux de récolte en journée pour les agriculteurs face au risque d'incendie élevé et les nombreux départs de feu, encore 55 hectares, par exemple, qui ont brûlé hier notamment. Qu'en est-il chez nous ? Dans le Puy-de-Dôme, on est aussi vers une interdiction similaire ? On va vers une interdiction similaire ? Ou il y a d'autres mesures d'aménagement que vous prévoyez ?
Non, je ne vais pas vers une interdiction. Et nous avons travaillé lundi matin avec la Chambre d'agriculture sur ce sujet. Et donc, nous allons prendre des mesures qui permettent aux agriculteurs de poursuivre leurs travaux, à condition d'avoir un déchaumeur à toute proximité. Un déchaumeur, c'est une machine qui permet de circonscrire le feu en supprimant un certain nombre de rangs de céréales, par exemple. Et donc, le feu va s'arrêter puisqu'il va rencontrer de la terre. Il y a un effet coupe-feu. Voilà, exactement, un effet coupe-feu. Et d'avoir un moyen de contacter, évidemment, les secours.
Alors, pour ceux qui le peuvent, mais ce n'est pas le cas pour les céréaliers systématiquement, une tonne à eau, bien entendu. Mais l'essentiel, c'est vraiment d'éviter que le feu ne se propage. Et donc, le déchaumeur sera absolument obligatoire lorsque l'on est sur des travaux de récolte. On a fini, là, aujourd'hui, la fenaison. Donc, on va vraiment vers la moisson, aujourd'hui. Peut-être pas encore tout de suite, mais ça devrait commencer. Et donc, vraiment, en pleine collaboration avec le monde agricole, c'est la mesure que j'ai prise.
Il y a une inquiétude, quand même, de ce côté-là, parce qu'on voit, effectivement, là, les moissons ont démarré dans l'allier. Et on voit que, chaque jour, il y a 5 à 10 incendies qui se déclarent et qui prennent une ampleur assez considérable.
Oui, tout à fait. Et nous avons, d'ailleurs, eu des départs de feu, mais plutôt des départs de feu, comme vous l'avez vu, le long de l'autoroute. Plutôt, justement... À Thiers, notamment, hier, sur la 89. Absolument. Donc, plutôt sur des feux de broussailles. Et là, moi, j'en appelle, évidemment, à la responsabilité des agriculteurs. Mais je sais qu'ils ont aussi tout intérêt à ce que le feu ne se propage pas. Et ensemble, nous avons pris cette décision.
Rapidement, il y a aussi cette question. On voit souvent, et c'est encore le cas ce matin, par exemple, dans la plaine de la Limène, l'irrigation, ces jets d'eau, et parfois, jusqu'en pleine journée, en plein cagnard, alors qu'il fait 30, 40 degrés chez nous, c'est autorisé et c'est normal, en fait.
Alors, pour l'instant, sur la plaine de la Limène, les restrictions ne sont pas aussi drastiques que dans certains autres endroits du département. Nous avons une petite partie du département qui est en crise, une partie qui est en alerte, une partie qui est encore en vigilance et où l'irrigation est toujours permise à certains horaires. Nous travaillons aussi avec le monde agricole pour essayer d'avoir une meilleure efficience de l'irrigation, c'est-à-dire irriguer uniquement... Plutôt en fraîche et pas forcément en pleine journée ou en pleine chaleur. Et puis, avec la stricte quantité nécessaire.
Dernière question, rapidement. On a vu 40 morts par noyade en France. Est-ce que c'est le cas chez nous ? Est-ce qu'il y a eu des accidents, déjà, qui ont démarré depuis la semaine dernière ? Est-ce qu'il y a des inquiétudes de ce côté-là ?
Heureusement, pas encore d'accidents, mais j'en appelle vraiment à la vigilance. Et j'ai rappelé au maire, lors d'une visioconférence que nous avons eue ensemble lundi, qu'il fallait vraiment interdire la baignade dans les endroits qui ne sont pas surveillés. Je le rappelle, il y a 15 baignades autorisées dans le département, sur les lacs notamment. Et donc, j'invite la population à s'y rendre lorsqu'elle le peut. Mais vraiment, à ne pas se baigner. Et surtout, surtout, ne pas se baigner dans l'allié qui est très dangereux.
Et éviter les pratiques sportives aux heures les plus chaudes. Je crois que c'était aussi le message que vous vouliez faire passer. On manque un peu de temps ce matin, mais appeler tout un chacun à être responsable et à éviter de se mettre en danger.
Voilà, la première des préventions, je crois, c'est surtout le bon sens.
Merci beaucoup Anne Fracowiak-Jacobs, préfète du Puy-de-Dôme. Merci d'avoir été avec nous ce matin. L'invité d'ICI à retrouver sur notre site et notre application ici. Ici matin.