LES "CHIENS DE GARDE" ADORENT LA MEUTE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Un livre qui fait boou et qui explose façon pe le parti de Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise dans la meute le titre du livre écrit par deux journalistes Libération et le monde qui nous parle d'emprise sectaire et on s'est rendu compte au fil de ces deux années d'enquête que le mouvement de la France insoumise se confond avec son leader. Cette stratégie de la France insoumise on s'excuse jamais, on recule jamais et on fait la ce que vous appelez la tortue romaine. Et on décrit Olivier Lad insoumis comme des croyants.
On raconte dans le livre des scènes qui ressemblent qui ressemblent à des scènes de liès, des scènes de prêche. Emmanuel Macron va s'exprimer dans quelques secondes maintenant devant la pyramide du Louvre créée, voulue par François Mitterrand. Au bout d'un moment, ça leur monte à la tête et on a l'impression en effet que à force de se conditionner, il ils se coupent un peu de la réalité en fait.
Euh, Monsieur Vanier, je connais parfaitement votre méthode qui commence à apparaître de manière absolue. D'ailleurs, cette méthode, elle est exactement décrite dans cet excellent livre. Vous ne cherchez pas la vérité, vous la déformez tout le temps.
J'ai cru comprendre que les comportements de la direction de la France insoumise se rapprocher des comportements d'une secte, c'est une question de démocratie à l'in à l'intérieur de ce mouvement. Le président vient de décider de nier officiellement le résultat des élections législatives qu'il avait lui-même convoqué. Peut-être une question de démocratie tout cour, non ?
Parce que si jamais il est candidat à la présidentielle, c'est une question de démocratie. Ah c'est Oui, ça je suis tout à fait d'accord avec vous. [Musique] Depuis 15 jours, la presse et les médias mainstream assure la promotion d'un livre sur la France insoumise écrit par une journaliste de libération et un journaliste du monde et sobrement titré La meut.
Selon le dictionnaire, le mot meut désigne d'abord une troupe de chiens courants spécialement dressé pour la chasse à cours. On peut donc formuler l'hypothèse qu'en lui donnant ce titre, les auteurs de ce livre, qui ont peut-être quelques progrès à faire aussi en matière d'antpécisme, ont voulu animaliser les insoumis en suggérant qu'ils sont des chiens afin de mieux les rabaisser. Ou alors, on peut faire le choix de retenir plutôt l'autre définition que propose le même dictionnaire pour le mot meut qui désigne selon cette seconde acception une bande de personnes qui s'acharnent contre quelqu'un pour lui nuire ou pour le perdre fermer les guillemets.
Mais dans ce cas-là, cette définition s'applique d'abord au journaliste qui précisément s'acharne depuis 15 jours contre la gauche insoumise en prenant prétexte du livre des deux journalistes de Libération et du monde. C'est un livre qui fait boouom et qui explose façon Pean-Luc Mélenchon, la France insoumise dans la meute le titre du livre écrit par deux journalistes Libération et le monde qui ne sont pas suspectés d'être des journaux de droite. Il est question de culture du chef, d'humiliation, d'insultes de purge et j'en passe.
Car cet ouvrage est vendu par tous ceux qui en font des compte-rendus comme un document accablant pour la principale formation de la gauche française systématiquement présenté comme un parti clanique ou sectaire et tous nous décrivent utilisent des mots euh qui relèvent souvent du du vocabulaire finalement parfois de de la secte. qui nous parle d'emprise sectaire et on s'est rendu compte au fil de ces deux années d'enquête que le mouvement de la France insoumise se confond avec son leader et bien sûr nous pourrions tout à fait suivre la recommandation implicite que nous font les journalistes engagés qui participent à ce pilonnage et nous lancer dans un grand débat sur les erreurs et les manquements de la France insoumise. L'objectif de cette nouvelle campagne médiatique est bien évidemment de nous enfermer dans ce débat qui présenterait l'avantage non négligeable de nous détourner de quelques autres sujets annexes comme par exemple l'extrême droitisation accélérée du paysage politique français.
Mais nous pouvons aussi faire le choix de ne pas nous plier à cette injonction et d'ouvrir d'autres discussions autour de la meute et de la promotion effrainée de ce livre par la totalité de la presse et des médias. Par exemple, il pourrait être particulièrement intéressant de se demander si la férocité dont les journalistes mainstream font preuve à l'égard de la France insoumise s'applique équitablement à toutes les formations politiques représentées à l'Assemblée nationale ou si cet acharnement s'exerce au détriment exclusif de ce parti de gauche. Pour cela, il faut d'abord partir du constat que les responsables insoumis lorsqu'ils sont invités à la radio ou à la télévision sont à chaque fois confrontés à de véritables interrogatoires comme s'ils comparaissait devant un tribunal et qu'ils sont à chaque fois sommés de répondre à des accusations infames d'antisémitisme par exemple et de justifier de nouveau des prises de position et des déclarations à propos desquelles ils se sont déjà expliqués un nombre incalculable de fois mais qui sont systématiquement ressortis et systématiquement présentés comme problème. problématique par leurs interrogateurs.
C'est ainsi que Manuel Bonpard, coordinateur de la France insoumise, a encore une fois dû répondre le 4 mai dernier sur LCI, chaîne dite d'information en continu appartenant au groupe BIG à cette question. Dans les phrases de formules de Jean-Luc Mélenchon, dimanche, il dénonce l'islamophobie, le racisme, il manque un mot, antisémitisme. On a toujours l'impression qu'il a vraiment du mal.
Non, mais là en l'occurrence, vous me parlez d'une impropo qui a été tenu à l'occasion d'un rassemblement qui était un rassemblement euh après un acte islamophobe. Mais euh si euh vous m'aviez interrogé il y a quelques semaines, je vous aurais dit qu'évidemment l'antisémitisme fait aussi partie des racismes qu'il faut combattre euh de la même manière que les autres. Puis il faut ensuite se demander si les représentants des autres formations politiques se voient infliger le même traitement ou s'ils bénéficient au contraire de beaucoup plus de complaisance et de prévenance de la part de leurs interviewerss.
Par exemple, quand des représentants du parti macroniste sont invités à la radio ou à la télévision, est-ce que les journalistes qui les reçoivent les soumettent à la question comme ils le font systématiquement avec les insoumis ? Est-ce qu'il les confrontent à des déclarations jugées problématiques en exigeant qu'il se justifie ou est-ce qu'ils font preuve au contraire d'une exquise délicatesse et s'abstiennent de leur poser la moindre question relative à leurs erreurs et à leurs manquements ? Un cas récent vient immédiatement à l'esprit.
C'est celui d'Emmanuel Macron qui a été interviewé pendant plus de 3h le 13 mai dernier sur TF1. Une chaîne qui appartient au groupe Buig, exactement comme LCI où Manuel Bompart avait été un peu malmené quelques jours plus tôt. S'il lui avait appliqué les mêmes méthodes que celle qu'ils appliquent régulièrement aux représentants de la France insoumise, les gens de TF1 auraient donc pu poser au chefs de l'État une très longue série de questions à peu pointues.
Par exemple, ils auraient pu lui demander s'il maintient son affirmation selon laquelle le maréchal Pétin, complice actif de l'extermination des Juifs par les nazis, était en dépit de ce minuscule accro dans sa biographie. un grand soldat comme il l'avait déclaré en 2018. Je ne fais aucun raccourci mais je n'occulte aucune page de l'histoire et Maréchal Pétin a été pendant la première guerre mondiale aussi un grand soldat.
Ou alors ils auraient pu lui demander s'il regrettait d'avoir repris à son compte en 2020 devant des députés de sa majorité la distinction entre le pays légal et le pays réel théorisé au siècle dernier par l'idéologue antisémite Charles Moras. Ou alors ils auraient pu lui demander ce qu'il pensent des déclarations écrites du ministre macroniste Gérald d'Armanin sur, je cite, les difficultés touchantes à la présence de dizaines de milliers de juifs en France à l'époque napoléonienne. Ils auraient aussi pu lui demander comment il se fait que 7 ans après qu'il a été élu à la présidence de la République en promettant de faire barrage aux idées du Rassemblement national.
Ce parti cofondé il y a 53 ans par un ancien vafon SS réalise aujourd'hui les meilleures performances électorales de son histoire. Et bien sûr, ils auraient pu le questionner un peu longuement sur sa conception de la démocratie en lui demandant par exemple pourquoi il a littéralement volé le résultat du second tour des dernières élections législatives remportées par la gauche. Le sujet c'est que le président vient de décider de nier officiellement le résultat des élections législatives qu'il avait lui-même convoqué.
Et pourquoi ? Au lieu de respecter la volonté des électeurs qui demandaient donc la nomination d'un gouvernement de gauche, il a préféré nommer un premier ministre qui a immédiatement confié le ministère de l'intérieur à Bruno Retaillot dont nous verrons tout à l'heure qu'il se situe lui aussi très loin à la droite de la droite. Mais très curieusement, aucune de ces questions n'a été posée à Emmanuel Macron.
Et bien sûr, cette surprenante sélectivité qui épargne systématiquement les droites pour mieux accabler la gauche insoumise ne se limite pas au médias audiovisuel et se retrouve à l'identique dans la presse écrite. Le journal Le Monde et le quotidien Libération ont ainsi consacré plusieurs articles impitoyables au livres sur la France insoumise écrit par leurs journalistes. Mais ces deux journaux font preuve de beaucoup plus de mensuétude lorsqu'il s'agit par exemple d'évoquer le cas de Bruno Rotaillot qui a donc été élu le weekend dernier à la tête de son parti prétendument républicain et qui cumule désormais ce mandat avec sa fonction de ministre de l'intérieur.
Il suffit pourtant de se baisser pour ramasser les innombrables déclarations problématiques ou franchement haineuses de ce personnage, par exemple sur l'état de droit qui n'est selon lui ni intangible ni sacré ou sur l'immigration qui n'est, je cite toujours, pas une chance pour la France. Une très grande majorité de Français souhaite que on ait plus de sécurité et moins d'immigration comme des millions de Français. Je pense que l'immigration n'est pas une chance.
Le député Eric Sioti qui s'y connaît un peu puisqu'il s'est lui-même rallé au Rassemblement national ne s'y est d'ailleurs pas trompé et a très justement constater que Retaillot tient je cite toujours, les mêmes discours que l'extrême droite. Et dans le long article qu'il a consacré à son élection à la tête de son parti, le monde qui présente régulièrement la France insoumise comme un parti d'extrême gauche, sans jamais expliquer en quoi il serait extrémiste, évite soigneusement les mots qui fâchent et présente très gentiment le ministre de l'intérieur comme un simple conservateur. Et Libération a pour sa part entériné le récit selon lequel Retaillot appartiendrait à la droite républicaine en expliquant qu'il était tout de même possible qu'il se radicalise comme si ce n'était pas déjà le cas.
En somme, la presse et les médias qui, pour parler comme eux, chassent en meut le moindre fait ou propos susceptible d'être tenu contre la gauche insoumise, se montre infiniment plus souple et complaisant avec les droits radicalisés, comme s'il ne savaiit pas que ce double standard contribue très activement à l'extrême droitisation générale. Merci d'avoir suivi cette chronique à dans 15 jours. Et on décrit, Olivier Lad, les insoumis comme des croyants.
On raconte dans le livre des scènes qui ressemblent qui ressemblent à des scènes de liès, des scènes de prêche dans lesquelles il arrangue les militants et ça crée une exaltation et y compris certains déçus le reconnaissent. Il y a une ancienne collaboratrice de Mélenchois à l'Assemblée qui dit "Au bout d'un moment ça leur monte à la tête et on a l'impression en effet que à force de se conditionner il il se coupent un peu de la réalité en fait. [Musique] [Musique] [Musique]
François Bayrou