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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 29 août 2025 48 minFond programmatiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesNumérique

Conseil franco-allemand : la conférence de presse d'Emmanuel Macron et Friedrich Merz|LCI

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir donné feu vert à un vote de confiance à l'Assemblée alors qu'il semble voué à l'échec ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    L'énergie nucléaire déclenche des réflexes contraires en France et en Allemagne. Des réacteurs français pourront-ils bénéficier de budgets européens ?

  • 21:00OuverteRéponse partielle

    Que valent ces documents face à l'instabilité politique de votre gouvernement ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    La perspective d'un sommet Zelenski-Poutine est-elle enterrée ?

  • 23:00RelanceRéponse directe

    Allez-vous discuter de cette question avec le président Trump ?

  • 24:00OuverteRéponse directe

    Considérez-vous qu'un sommet trilatéral avec Trump est encore possible ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « Nous avons pris avec ce conseil des ministres une série de décisions très concrètes qui sont le fruit du travail de nos ministres et de leurs équipes. »
  • 4:00Emmanuel MacronChiffre
    « Ce sont h textes communs très précis de doctrine sur plusieurs sujets techniques qui ont été finalisés et une vingtaine de projets clés que nous avons là aussi finalisé pour notre agenda bilatéral. »
  • 7:00Emmanuel MacronPromesse
    « La France avait pris le même engagement il y a plus d'un an et cette position doit être rejointe par le plus grand nombre et c'est aujourd'hui notre priorité. »
  • 8:00Emmanuel MacronPromesse
    « Nous activerons la réimposition des sanctions, ce qu'on appelle le mécanisme de snapback. À moins que l'Iran dans les semaines qui viennent n'entre dans une négociation sérieuse et transparente. »
  • 10:00Emmanuel MacronFait
    « Nous avons décidé de travailler ensemble pour garantir une préférence européenne dans les secteurs de production industrielle essentiels et critiques, y compris dans notre commande publique. »
  • 12:00Emmanuel MacronFait
    « Nous appelons également à une mise en œuvre ambitieuse des plans d'action de la Commission européenne visant à soutenir les industries européennes traditionnellement fortes. »
  • 14:00Emmanuel MacronPromesse
    « La France et l'Allemagne organiseront conjointement un sommet de haut niveau le 18 novembre en Allemagne sur la souveraineté numérique. »
  • 16:00Emmanuel MacronFait
    « Nous avons finalisé une feuille de route commune pour la simplification réglementaire européenne. »
  • 20:00Friedrich MerzChiffre
    « Nous plaidons pour que les entreprises au marché intérieur puissent opérer avec une seule forme juridique pour leur permettre l'accès à 450 millions de consommateurs. »
  • 21:00Friedrich MerzFait
    « Nous voulons que notre économie prospère en Europe. Nous voulons des aes d'entreprises fortes et des emplois de qualité. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames, messieurs les ministres, mesdames messieurs les journalistes, mesdames messieurs, c'est un grand plaisir cher Fredrich et un honneur de pouvoir accueillir à Toulon le chancelier allemand et autant de membres du gouvernement fédéral qui ont beaucoup travaillé pour ce conseil des ministres franco-allemands avec leurs homologues français. En effet, nous avons eu hier à Bregançon une discussion entre nous avec nos équipes puis un un long tête à tête qui a été extrêmement fructueux et amical et je veux t'en remercier. Et nous venons de tenir le 25e conseil des ministres franco-allemands.

Et après avoir répondu à vos questions, nous réunirons le conseil franco-allemand de défense et de sécurité avec nos ministres des affaires étrangères, de la défense et plusieurs de nos collaborateurs et officiers généraux. Ces réunions très clairement illustrent ce réflexe franco-allemand que nous voulons l'un et l'autre et qui a été au cœur de notre expression dès le 7 mai dernier lors de ta première visite officielle à Paris. Oui.

Et elle est aussi le fruit du travail conjoint que nous avons mené durant tous ces mois. Fond. Ce qui m'importe aujourd'hui de vous dire au côté de monsieur le Chancelier, c'est que nous avons pris avec ce conseil des ministres une série de décisions très concrètes qui sont le fruit du travail de nos ministres et de leurs équipes et qui ont pour vocation de faire avancer l'agenda bilatérale et l'agenda européen de manière extrêmement pratique.

D'abord pour plus de compétitivité de productivité au niveau européen en faisant converger nos positionositions, je vais y revenir sur plusieurs dossiers techniques pour améliorer aussi notre sécurité européenne avec des éléments clés en terme de sécurité de défense que nous allons prolonger dans un instant. Et au total, ce sont h textes communs très précis de doctrine sur plusieurs sujets techniques qui ont été finalisés et une vingtaine de projets clés que nous avons là aussi finalisé pour notre agenda bilatéral. Alors, ce travail en commun ce réflexe franco-allemand s'illustre au premier chef sur la scène internationale.

Nous l'avons montré ensemble cet été en étant au côté de plusieurs de nos collègues à Washington pour soutenir le président Zelinski. Et en effet, le soutien à l'Ukraine, nos efforts pour obtenir une paix juste et durable sont au cœur de notre agenda. Cette paix, c'est ce que nous voulons, c'est ce que veut aussi le président ukrainien. et je le dis avec d'autant plus de force et de solidarité après ces derniers jours où les attaques ont repris avec force de manière là aussi inédite pour les derniers mois où à nouveau des civils ukrainiens ont été touchés et on le voit bien l'écart qu'il y a entre les prises de position dans les sommets internationaux ou avec les autres dirigeants du président Poutine et la réalité sur le terrain montre à quel point celui-ci est incessaire.

Les prochains jours seront déterminants qui marqueront la fin de la période que nous nous étions donné avec le président Trump et le président Zelinski pour obtenir les premières rencontres et nous continuerons d'exercer la pression pour que des sanctions supplémentaires soient prises par nous-même et nous y sommes prêts mais aussi par les États-Unis d'Amérique pour forcer la Russie à revenir autour de la table des discussions en même temps que nous devons contenir notre soutien. Nous avons hier soir et nous y reviendrons tout à l'heure aussi évoqué la situation au proche Orient. Je vais ici vous dire que le désastre humain dans la bande de Gaza est intolérable.

L'état de famtat de famine qui a été déclaré par les Nations- Unies est très clairement le résultat du blocage de l'aide humanitaire. et nous partageons la conviction d'abord qu'il faut absolument cesser le combat, reprendre les accès humanitaires et l'aide aux populations civiles et obtenir un chemin de paix qui soit un chemin politique de discussion avec toutes les parties prenantes. Mais le cesser le feu immédiat dans la bande de Gaza, là aussi une paix durable pour Israël comme pour les Palestiniens et la région ne peuvent être assurés que si une solution politique est mise sur la table dans le cadre d'une solution à deux états.

Nous avons pu évoquer aussi les solutions de court terme. Je veux ici dire combien le chancelier a pris la décision très courageuse de cesser toute exportation d'armement susceptible d'être utilisée à Gaza. Je tiens à la saluer.

La France avait pris le même engagement il y a plus d'un an et cette position doit être rejointe par le plus grand nombre et c'est aujourd'hui notre priorité. Parlant de la région, nous avons également ensemble et nos ministres des affaires étrangères ont ont formalisé cette décision commune avec leurs collègues britanniques d'adopter une position de grande fermeté à l'égard de l'Iran pour que le programme nucléaire ne soit pas repris. Et donc compte tenu des violations persistantes par l'Iran de ces obligations, nous activerons la réimposition des sanctions, ce qu'on appelle le mécanisme de snapback.

À moins que l'Iran dans les semaines qui viennent n'entre dans une négociation sérieuse et transparente qui justifierait de différer cette échéance. Ce n'est pas le cas pour l'instant. Le conseil franco-allemand de défense et de sécurité que nous allons tenir permettra de revenir sur de nombreux autres sujets.

Questions stratégiques, questions capacitaire commune. qu'il s'agisse là aussi de nos capacités communes de bâtir missile dans la longue portée, d'avoir des mécanismes d'alerte précoce conjoint, mais également nous pourrons réitérer l'importance des grands projets d'équipement stratégique. Il s'agissent de l'avion et du char du futur.

Et donc c'est une volonté commune de bâtir plus d'intimité stratégique, de renforcer nos grands projets communs, d'en bâtir de nouveau. Et je veux saluer euh l'engagement commun de nos ministres et de leurs équipes. L'autre priorité majeure ayant évoqué là les grands dossiers internationaux est la convergence en matière de sécurité de défense, l'autre priorité majeure de cette relance franco-allemande est évidemment l'accélération de notre agenda de compétitivité dans nos pays et au niveau européen.

Parce que nous partageons ce constat qui a été largement documenté qu'un décrochage de la compétitivité de l'Union européenne par rapport à ses principaux partenaires est largement documenté. décrochage en terme de de croissance de pipe par habitant d'innovation par rapport à la Chine aux États-Unis et là les rapports l'État ou Dragui l'ont clairement montré et donc nous sommes aujourd'hui dans un agenda d'action et les différences qui pouvaient exister sur plusieurs dossiers ne facilitaent pas l'accélération européenne. C'est ce que nous avons réglé ces dernières semaines et consacré lors de ce conseil des ministres.

En matière énergétique, nous avons travaillé au réalignement de nos politiques autour du respect du principe de neutralité technologique et de nondcrimination au sein de l'Union européenne à l'égard de toutes les énergies bas carbone. C'est un avancé majeur mais c'est ce que nous partageons pour pouvoir diminuer les coûts, garantir la sécurité d'approvisionnement et atteindre nos objectifs climatiques. Et au fond, en ayant cet agenda de neutralité technologique et de non discrimination, nous accroissons nos chances d'un agenda qui réconcilie souveraineté, compétitivité et décarbonation.

Je salue aussi la décision de lancer une étude par nos opérateurs de réseau pour aboutir à une vision commune à l'horizon 2050 de nos marchés énergétique afin de contribuer au réalignement de nos stratégies énergétiques et au bon calibrage de nos investissements qui bénéficieront à toute l'Europe. Mais le faire en franco-allemand rapprocher notre analyse des besoins de réseau est absolument clé si nous voulons ancrer là une convergence de tous les pays européens. Et vous savez pourquoi ?

C'est parce que notre Europe ne s'est pas bâti en construisant un marché intérieur de l'énergie. Et donc c'est ça ce que nous sommes en train de réparer si je puis dire depuis 2 ans à l'occasion de la crise. Mais la convergence franco-allemande dans la matière est claire.

L'agenda de politique commerciale de l'Union européenne est un autre grand sujet sur lequel le chancelier et moi-même avons souhaité donner une nouvelle impulsion dans le contexte d'instabilité toujours plus grande des relations commerciales. Nous sommes déterminés à défendre ensemble les législations, la souveraineté numérique de notre Europe. Pas de doute là-dessus.

Quels que soient les propos récents, nos deux pays vont travailler à un nouvel agenda aussi de politique commerciale pour l'Union européenne pour diversifier nos partenariats et chaînes de valeur tout en renforçant la compétitivité européenne et en garantissant des conditions de concurrence véritablement loyales et équitables. Nos deux pays pourront se coordonner dans le cadre de la préparation du prochain G7 don la France aura la présidence ou encore de la task force qui a été créée récemment afin d'avoir un diagnostic partagé sur les relations entre la Chine et l'Europe et les déséquilibres mondiaux et nous en avons eu rapport ce matin. En matière industrielle, nous avons là aussi cherché à garantir une concurrence équitable et nous avons décidé de travailler ensemble pour garantir une préférence européenne dans les secteurs de production industrielle essentiels et critiques, y compris dans notre commande publique.

C'était jusqu'à récemment un tabou européen et nous sommes en train d'avancer là de manière très pragmatique. Nous nous sommes mis aussi d'accord pour porter ensemble auprès de la commission une même approche pour la réforme du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières, ce qui était un point très attendu, afin d'éliminer toute possibilité de contournement et de fuite de carbone. C'est très attendu de plusieurs secteurs industriels, premier chef l'acier et plusieurs autres.

Et je crois que c'est là aussi un travail important de nos ministères. Nous appelons également à une mise en œuvre ambitieuse des plans d'action de la Commission européenne visant à soutenir les industries européennes traditionnellement fortes, l'acier que j'évoqué, la cidérurgie, mais également la chimie, l'automobile et nous mènerons ensemble un travail dans les prochains jours pour finaliser une feuille de route commune sur le secteur automobile avant le dialogue stratégique du 12 septembre prochain. La convergence franco-allemande dans tous ces domaines doit permettre d'obtenir des décisions concrètes avant la fin de l'année et nous tiendrons des points réguliers mensuels et nous aurons avec les ministres compétents un point en fin d'année sur tous ces sujets pour que les résultats soient obtenus.

La coordination entre nos deux pays doit permettre aussi de contribuer à la souveraineté numérique ainsi qu'à la compétitivité économique sur les les technologies de pointe. Nous l'avons largement évoqué ce matin. C'est le cas en matière d'espace où nos deux pays confirment leur engagement sur les lanceurs, sur la constellation Iris Carré et travailleront ensemble en vue des prochaines échéances.

Que ce soit la réunion ministérielle de l'ESA qui se tiendra en Allemagne ou le sommet sur l'espace que nous organiserons en France l'année prochaine ou encore dans le cadre des négociations à venir sur le prochain cadre financier pluriannuel européen. C'est également le cas en matière d'intelligence artificielle. de calcul de haute performance, de quantiques, de cloud, de semiconducteurs où là aussi il y a une feuille de route commune qui a été consacré.

Enfin, pour soutenir l'innovation de rupture, nous avons eu un très bon texte de doctrine fait par nos économistes qui scandent, si je puis dire, le chemin, qui commence à être mise en œuvre puisque nous avons décidé de mettre en place une mission conjointe avec l'agence allemande Spring Day pour développer en France une initiative similaire et nous renforcerons une coopération entre la Sprint D et BPI France en la matière. La France et l'Allemagne organiseront conjointement un sommet de haut niveau le 18 novembre en Allemagne sur la souveraineté numérique avec la Commission européenne et plusieurs autres Étatsmembres ainsi que les représentants économiques des parties prenantes. Et puis tout cet agenda, c'est aussi un agenda de simplification et là-dessus, nous avons finalisé une feuille de route importante.

Nous avions avancé ces derniers mois pour chercher à alléger les charges de nos entreprises, nos administrations et nous continuerons à porter ce message auprès de la commission, du Parlement et du conseil avec des résultats rapides et concrets que nous souhaitons. Et là aussi, sur plusieurs réglementations attendues, nous avons finalisé une feuille de route commune pour la simplification réglementaire européenne. Et puis nos deux pays travaillent aussi ensemble pour faciliter l'épargne et l'investissement en Europe afin de parvenir à une union des marché de capitaux.

Nos ministres ont fait rapport ce matin de tout le travail qui avait été fait en la matière et à la fois la finalisation de cette initiative. Une action de titrisation aussi et lancement des initiatives de produits conjoints avec un label européen ont été très clairement soutenu et une mission a été confiée à messieurs cookies et noyer pour améliorer le cadre réglementaire pour le financement des start-up et des scaleup en Europe qui vient là aussi consacrer cette agenda. Au-delà de toutes ces initiatives économiques pour améliorer notre compétitivité, notre innovation, notre croissance et nourrir cet agenda européen, nous avons également abordé l'agenda de convergence franco-allemand, en particulier la synchronisation de nos réformes économiques et sociales.

Nous avons devant nous beaucoup de réformes structurelles à conduit à conduire. Je saluis le sommet qui s'est tenu à Berlin le 1er juillet dernier, sommet social franco-allemand qui était une première et j'ai invité les ministres, partenaires sociaux et experts allemands et français à poursuivre ce travail à l'occasion d'un prochain sommet que nous abritons en France et que nos ministres pourront justement préparer et qui nous permettra de finaliser cet agenda commun en matière de productivité, de taux d'activité des jeunes et des seniors, d'assurance chômage, de futur du travail, autant de sujets qui sont clés pour nos deux économies et sur lesquelles nous souhaitons avancer ensemble. Ces échanges seront nourris par les travaux menés à notre demande par les économistes du conseil franco-allemand d'experts économiques.

Et je veux remercier ces derniers de tout le travail qui a été fait ces derniers mois et en effet le d'ors et déjà nos ministres ont pu prendre en compte plusieurs de leur expertise mais très clairement là aussi nous avons été nourris par leur proposition très concrète. Enfin, je citais plusieurs autres initiatives franco-allemandes discutées aujourd'hui qui illustrent la coopération bilatérale au service de nos concitoyens. En matière de culture, nous avons décidé l'européanisation de la plateforme allemande franco-allemande et le projet également de coopération entre France médiamonde et la deutleu.

Ces deux projets très concrets ont pour but de démultiplier le travail d'acteurs d'ors et déjà franco-allemands ou français et allemand sur un même agenda. des créations de contenu communes, culture commune, mais aussi une lutte en commun contre la désinformation, les manipulations de notre démocratie, notre volonté de renforcer le sentiment d'appartenance européen. Deuxièmement, nous avons également décidé de renforcer notre coopération bilatérale en matière d'immigration et de sécurité civile.

Sécurité civile avec des projets très concrets, mais immigration parce que nous avons très clairement un agenda commun. mieux protéger nos frontières, mieux prévenir les arrivées avec une volonté de de renforcer la coordination avec les autres pays euh de l'espace Schengen, mettre en œuvre de manière encore plus rapide et ferme le pacti d'immigration et améliorer les politiques de retour avec là aussi un agenda franco-allemand très précis. Enfin, une feuille de route sur la coopération transfolière franco-allemande a été signée pour résoudre les problèmes rencontrés par nos concitoyens au service de la formation professionnelle des jeunes, de la mobilité des travailleurs transfrontaliers, de l'accès aux soins dans ces régions transfrontalières.

Et je veux ici saluer également la mobilisation des services de l'État dans ces régions et de tous les élus locaux qui sont extrêmement dévoués à cet agenda. Voilà, mesdames et messieurs, je ne veux pas être plus long, je déjà été, mais l'objectif était de vous dire que ce conseil des ministres franco-allemands et le conseil franco-allemand de défense et de sécurité que nous allons tenir comme nos discussions mais qui sont permanentes au-delà des échanges plus longs que nous avons eu comme hier vous donne à voir à quel point nous avons la conviction l'un et l'autre que nos pays sont face à des défis immenses mais ont la capacité par une intimité plus grande, une amitié entre nous, entre nos équipes, entre nos pays à les relever et nous sommes convaincus que nous pouvons avoir une Allemagne et une France plus efficace avec des résultats concrets en matière économique, en matière sécuritaire dans les mois et les années qui viennent si nous savons articuler et mettre en œuvre cet agenda. Déjà, en quelques mois, nous avons là plusieurs projets très concrets qui sont le fruit du travail commun et nous allons continuer avec force.

C'est pourquoi en fin d'année, je me rendrai au-delà de tous les rendez-vous déjà prévus parce que la semaine prochaine, nous serons ensemble à Éviant. Euh je serai le 18 novembre plus tard à Berlin pour ce sommet sur la souveraineté numérique, mais en fin d'année, nous ferons un point très précis sur tous les chantiers que je viens ici de décrire. Merci à nouveau, monsieur le chancelier, cher Frédéric, pour ta présence ces de jours et la mobilisation de tout ton gouvernement.

Monsieur le président, cher Emmanuel, d'abord au nom du gouvernement fédéral d'Allemagne, un grand merci pour ton accueil ici, ton accueil chaleureux à cette place ici, à cette place impressionnante. Merci pour tous et pour votre hospitalité à cette place ici. Merci.

Lassem of Touch. fortfahrenu monsieur le président chermanuel nous nous sommes réunis déjà hier pour dîner en tête à tête et nos équipes ont préparé cette réunion nous partageons le même regard regard regard regard lucide sur les grands enjeux intérieurs et extérieurs auxquels nos deux pays sont confrontés nous devons protéger notre liberté notre sécurité et prospérité dans un monde dont l'ordre est en train de changer de manière rapide et profonde. Nous avons tous les deux la ferme volonté de surmonter ces défis ensemble.

Nous partageons la conviction qu'un partenariat franco-allemand fort et qu'une Europe forte et unie et notre meilleure réponse. Une vision claire des réalités et la ferme volonté de les façonner. C'est cela pour moi, si vous permettez, l'esprit de Toulon, c'est cet esprit qui a marqué notre amitié depuis le premier jour.

J'ai senti cet esprit quand il y a de semaines ensemble avec Kmer et d'autres, nous sommes allés à Washington pour sauvegarder nos intérêts de sécurité européens. Cette semaine, on était ensemble avec Donald Tusk en Moldavie pour défendre l'Europe devant 80000 personnes notamment des jeunes qui voulaient en prendre le chemin vers l'Europe et j'ai senti cet esprit que lors du Conseil européen au juin nous avons plaidé pour plus de compétitivité et moins de bureaucratie. Donc il y a cette relance du moteur franco-allemand et je t'en remercie toi personnellement cher Emmanuel mais également les ministres des deux gouvernements qui ont très bien préparé pendant de longues mois et semaines avec leurs équipes ce jour.

Nous avions trois priorités aujourd'hui. Tout d'abord redonner à l'Europe sa compétitivité. Nous voulons que notre économie prospère en Europe.

Nous voulons des aes d'entreprises fortes et des emplois de qualité. Pour cela, il faut un changement de cap radical. Et c'est pourquoi ensemble on fait ce changement de politique.

Nous visons un approfondissement du marché intérieur en a déjà parlé et il faut vraiment sérieusement alléger la bureaucratie. Juste un exemple, nous plaidons pour que les entreprises au marché intérieur puissent opérer avec une seule forme juridique pour leur permettre l'accès à 450 millions de consommateurs. Avec l'agenda économique franco-allemand que nous avons adopté aujourd'hui, nous avons décédé d'une série d'initiatives et de réformes.

Les deux gouvernements les ont élaborés ensemble et il y a h groupes de travail et dans les mois à venir nous allons les mettre en œuvre. Quelques exemples. Grâce à la neutralité technologique, nous voulons unir la protection du climat dans le secteur du euh de l'automobile.

Et en Europe, quand il s'agit de technologie clé, nous voulons renforcer, augmenter notre propre production technologique. Le 18 novembre, tu viens de l'évoquer, à Berlin, nous allons organiser un sommet sur la souveraineté euh numérique. C'est important pour la résilience de nos économies.

Un autre exemple, dans l'espace, nous coopérons euh sur une feuille de route commune. Ensemble, nous voulons renforcer nos investissements dans des technologies aérospatiales compétitives pour avoir un accès européen propre à l'espace. Les infrastructures énergétiques transfrontalières, c'est également une priorité notamment pour l'électricité et l'hydrogène.

Il y a un dialogue de sécurité économique franco-allée pour un accès euh fiable et sûr aux matières premières. Nous voulons également accélérer et simplifier les procédures de planification et d'autorisation pour plus d'investissements et un marché intérieur plus fort. Deuxièmement, mesdames et messieurs, nous travaillons à une véritable paix pour l'Ukraine pour continuer à cet excellent travail en équipe ces dernières semaines.

Ce travail de base diplomatique, c'est un investissement important pour une Europe qui puisse vivre en liberté, en prospérité. et nous assumons ce leadership en Europe ensemble. Nos voisins européens bien sûr sont associés à cet effort.

Les grands comme les petits, les occidentaux comme les orientaux et sur le fond nous sommes d'accord avec tous Kiev a besoin de forte garantie de sécurité. Je vois une approche globale qui repose sur plusieurs piliers et c'est bien qu'on soit d'accord là-dessus aussi. Emmanuel, le pilier le plus important, c'est dès maintenant qu'il faut renforcer de manière durable les forces armées ukrainiennes pour leur armement, leur financement et leur formation.

Et nous portons cette responsabilité ensemble. l'Allemagne aussi ça va rester comme ça. La France apporte ses forces diplomatiques et militaires.

Cher Emmanuel, le travail que vous faites dans le cadre de la coalition des volontaires est vraiment crucial crucial. Troisièmement, nous travaillons pour la sécurité de l'Europe. Le travail euh que nous aurons aujourd'hui dans au sein du Conseil franco-allemand de la défense et de la sécurité sera important parce que nous vonons parler de la sécurité de l'Europe et comment la garantie par nous-même. au sein des ministères des affaires de la défense, nos équipes vont être délibérées là-dessus et également cobaré en matière de dissuasion.

Cela ne prétend pas se substituer à l'OTAN, mais cela rend force le pilier européen de l'OTAN. Notre coopération étroite en matière de l'industrie de défense, nous la continu continuons même là où c'est difficile, nos ministres de la défense vont parler sur nos projets en commun, le SCAF et le MGCS et nous voulons bientôt prendre des décisions là-dessus. Oui.

Prendre des décisions, c'est ça le mot clé. Tu l'as dit, nous sommes convenus que encore cette année encore, nous voulons organiser une réunion de travail à Berlin [Musique] où de façon régulière, nous voulons continuer le travail d'aujourd'hui, voir où il faut réajuster, modifier. Donc on va encore intensifier la coopération francoallemande également au niveau de nos ministères.

Mesdames et messieurs, dans une époque de forte transformation mondiale, la France et l'Allemagne doivent se rapprocher encore plus. C'est une condition indispensable pour la liberté, la sécurité, la compétitivité de l'Europe. Et je suis vraiment heureux et reconnaissant que Paris et Berlin aujourd'hui, comme ces derniers mois, tout comme dans les mois et années à venir, travaillent moins dans la main comme jamais.

Et permettez-moi de d'ajouter cette remarque à la fin. La politique est faite par des personnes et pas par des institutions et les personnes doivent avoir le temps pour des rencontres personnelles pour se retrouver et nous on a pris ce temps ces dernières semaines, ces derniers mois et je suis très reconnaissant que toi aussi tu es pris ce temps qu'on ait eu l'occasion d'échanger à m reprise et de vraiment faire connaissance l'un de l'autre. C'est vraiment la base pour une bonne coopération. confidentiel et dans un climat de confiance entre nos deux pays.

Nous continuons une tradition franco-allemande de plusieurs décennies fondé après les horreurs de la deuxème guerre mondiale en fait de deux guerres mondiales. Ce sont les fondements sur lesquels nous construisons. Ce sont les responsabilités que nous devons assumer ensemble.

Nous sommes tout à fait conscients de la dimension de cette responsabilité. Voilà pourquoi on est ici hier et aujourd'hui. Et voilà pourquoi nos deux gouvernements ont une coopération aussi bonne et dans un climat de confiance et que nous avons encore approfondir et nous allons continuer de le faire.

Merci beaucoup. Vous parlez du réflexe franco allemand mais l'énergie nucléaire déclenche quand même des réflexes contraires dans les deux pays. Après les discussions aujourd'hui pour un chancel fédéral, est-ce que c'est d'accord que des réacteurs nucléaires français fonctionnent également avec des budgets européens ?

Et monsieur le président, que valent tous ces documents face à l'instabilité politique de votre gouvernement. politique énergétique, il y a des décisions de principes différentes en France et en Allemagne, mais cela n'est pas un obstacle à notre coopération. Loin de là, nous sommes convenus d'une coopération encore plus en politique énergétique.

Catarina et leur homologue l'ont présenté aujourd'hui lors de la réunion et dans les réseaux d'énergie. Nous allons également coopérer étroitement et dans la sur la question à savoir si l'énergie nucléaire sera appuyée par des euh fonds euh européens. On va défendre notre position après celle.

Peut-être vous avez déjà deviné ma position, mais c'est une euh question que nous aurons à décider à Berlin. Mais encore une fois, s'il y a peut-être des expériences historiques différentes dans certains certains domaines politiques, ce n'est pas une raison pour laquelle on ne peut pas approfondir la coopération avec la France. Merci beaucoup monsieur Chancelier. ainsi redit les choses et et je veux ici dire combien toutes les énergies bas carbone souveraines produites en France sont importantes justement pour réconcilier ces objectifs que nous avons de part et d'autres du et dans toute l'Europe un objectif de compétitivité, de souveraineté et de climat sur ce qui est ici décidé et soutenu, je veux dire ici que ça n'est pas continge aux échéances à venir.

D'abord, je ne veux pas préempter ces échéances. Vous avez raison de dire qu'il y a des échéances importantes dans la vie parlementaire. du pays, mais elle dépendent d'un vote qui va se tenir dans quelques jours.

Donc, je me garderaiis bien ici de de préter ce vote ou de le commenter par respect pour les parlementaires, mais le Premier ministre a posé une équation simple qui me semble factuelle et qui me semble d'ailleurs au cœur de la convergence franco-allemande et du constat que tous les partis de gouvernement peuvent faire. Ensuite, nous avons ces dernières années connu des vies politiques en Allemagne et en France différentes, mais elles n'ont jamais empêché le couple franco-allemand d'avancer quand il avait de l'ambition. Et donc, je me porte là vous parlant d'un endroit où je serai dans les 20 mois qui viennent pour vous dire que la feuille de route, les feuilles de route que nous signons avec les ministres engagent la France dans sa continuité.

Elles sont importantes et parce qu'elles sont de l'intérêt fondamental de l'Allemagne, de la France et notre politique européenne. Donc c'est le fruit d'un travail commun des ministres, du solide et il y a des débats, il y a de la vigueur dans la vie politique française en ce moment. Pour autant, je pense que ce dont la France a besoin, c'est de détermination, d'ambition et de stabilité.

Enfin, sur l'Ukraine et le soutien à l'Ukraine dans le contexte que nous connaissons, il est multiforme. C'est d'abord un soutien diplomatique. Nous ne pouvons laisser négocier d'autres pour l'Ukraine et donc pas de négociation sans sans l'Ukraine sur quelque sujet que ce soit.

La deuxième chose, c'est que nous avons remis à Washington ensemble dans le bon ordre les discussions, d'abord les garanties de sécurité avant toute discussion sur les territoires. Et puis c'est un soutien concret d'abord militaire que nous continuons d'avoir par des formations du transfert de matériel et de capacité. Nous continuerons dans les prochaines semaines à court terme, mais c'est la construction aussi d'un soutien dans la durée.

Une paix juste et durable n'est possible que s'il y a des garanties de sécurité. Et c'est le sens même de cette coalition des volontaires que nous avons bâti en février dernier. Nos chefs d'étatmajors ont fait un travail très important depuis la réunion de Washington et je en remercie pour préparer tout cela et les dernières heures ont encore permis d' de finaliser les contributions de chacun des pays.

Nous sommes 30 pays membres de la coalition des volontaires. 30. Et de savoir qui fait quoi et qu'est-ce que c'est le soutien très concret à l'Ukraine pour une paix juste et durable ?

C'est d'abord une armée ukrainienne robuste. C'est la première armée d'Europe aujourd'hui l'armée ukrainienne. Et donc c'est de savoir qui est prêt à la former, l'équiper, la financer et comment.

La deuxième chose, ce sont les forces de réassurance. Et donc qu'est-ce qu'on est prêt à envoyer ? Pourquoi ?

Dans quelle capacité air, terre et m et la troisième chose, ce sont les forces d'appui qu'on pourrait positionner dans les pays voisins. Et donc, c'est ce qui est en train d'être finalisé. Et nous tiendrons dans les prochains jours avec monsieur le chancelier Frederich Mertz avec notre collègue et ami le premier ministre Kir Starmer l'ensemble des collègues et avec le président Zelinski une nouvelle réunion sans doute mixte mais avec plusieurs qui seront en ligne de la coalition des volontaires pour rendre compte justement du travail de nos chefs d'étatmajors dans les derniers jours et faire un point la semaine prochaine après la fin de l'échéance qui avait été fixée pour lundi.

Herbus Cler. Monsieur le président, euh la perspective d'un sommet entre les présidents Zelinski et Poutine paraît définitivement enterré. Dans ce cas, est-ce que vous allez discuter de cette question prochainement avec le président Trump où on avez-vous déjà parlé ?

Et considérez-vous qu'un sommet trilatéral avec le président Trump est encore possible dans ces circonstances où la porte de la diplomatie est-elle définitivement en train de se refermer ? Dans ce cas, est-ce qu'on passe immédiatement à de nouvelles sanctions ? Est-ce que vous allez immédiatement augmenter les livraisons d'armes dont vous avez parlé dans un document final ?

Et enfin, une question pour monsieur Macron. Moscou vous reproche aujourd'hui des insultes grossières ou vulgaires. Que leur répondez-vous ?

Sur la dernière question, je je n ces qualificatifs, je ne suis jamais grossier ou vulgaire. Mais quand on dit qu'il y a un ogre aux portes de l'Europe, image qui a été prise par plusieurs, je crois que ça qualifie ce que les Geéorgiens, ce que les Ukrainiens et beaucoup d'autres nations ressentent très profondément. C'est-à-dire un homme qui a décidé d'aller vers une dérive autoritaire autocratique et de mener un impérialisme révisionniste des frontières international.

Sur votre première question, nous en avons évidemment longuement parlé avec monsieur le chancelier. Nous voulons espérer qu'une telle réunion bilatérale à laquelle le président Poutine s'est engagé au prés président Trump lorsque nous étions à Washington. C'est sa proposition.

À l'issue de la longue réunion que nous avons eu ensemble il y a quelques semaines à Washington, l'appel a donné lieu à cette proposition du président Poutine au président Trump. Je vais voir le président Zelinski. Si ça n'est pas tenu lundi échéance qui avait été fixé par le président Trump, je crois qu'une fois encore ça voudra dire que le président Poutine se sera joué du président Trump.

Je pense c'est pas une bonne chose. C'est pas une bonne chose pour nous tous et donc ça ne peut pas rester sans sans réponse. Et donc les prochains jours, je pense seront consacrés.

Nous parlerons l'un et l'autre au président Trump dans le weekend. Nous verrons lundi qu'il en est. J'espère que cette réunion va se déclencher et se tiendra.

J'espère que la réunion trilatérale se tiendra. Si nous devions constater la semaine prochaine qu'une fois encore après des mois de promesses non tenues, ça n'était pas le cas, nous plaidrons très clairement pour que des sanctions primaires et secondaires soient prises qui contraignent davantage la Russie et la conduisent à revenir autour de la table des discussions. [Musique] La semaine passée à Washington, nous avions associé l'espoir que la réunion que nous attendions entre le président Poutine et le président Selins pourrait avoir lieu en l'espace des deux semaines comme c'était promis.

Et j'ai dû constater déjà cette semaine que le président Poutine n'est apparemment pas prêt à rencontrer le président Selenski. Il formule des conditions euh préalables qui sont inacceptables. Lors de l'entretien téléphonique qu'il a mené avec le président Trump il y a 2 semaines, cela paraissait vraiment autre chose.

Euh en fait, je suis pas vraiment surpris puisque ça fait partie de la stratégie de ce président russe d'agir exactement comme cela. Donc la semaine prochaine, nous allons encore une fois débattre sur la manière de procéder. Je plaide euh pour qu'ensemble, c'est-à-dire nous les Européens avec le gouvernement américain euh discute longuement avec les Américains sur les pas à à suivre.

Il doit y avoir une occasion euh motif pour que le président Poutine se réunisse avec le président Selins peut-être d'autres interlocuteurs. Il doit y avoir cette disposition de la part du côté russe à à commencer à cesser le feu. Mais je ne me fais pas d'illusion là non plus.

Peut-être cette guerre va encore durer de longs mois. Vaut mieux qu'on y soit préparé et on est préparé à cette possibilité en étroite concertation avec les Européens, avec les États-Unis et la coalition des volontaires. Comme l'a dit Emmanuel Macron, ce sont pays du monde entier qui ont un grand accord pour aider l'Ukraine et qui le font.

Et cette coalition des volontaires euh et maintenir son unité, c'est l'une de nos tâches les plus importante et nous avons réussi à le faire la semaine dernière, c'est-à-dire d'avoir une position européenne complètement unie et pour parler avec le président américain et pouvoir développer une position commune entre l'Europe et les États-Unis, c'était quand même un exploit Euh, on parle encore de tarif. Je saluerai si l'administration américaine pouvait également faire cela avec d'autres pays dont les achats de gaz ou de pétrole financent les caisses de guerre russes. C'est un processus de longue haleine qui demande beaucoup de patience mais aussi beaucoup de lucidité. et la lucidité et celle-là.

On ne va pas laisser tomber l'Ukraine. L'Ukraine ne se bat pas toute seule. Elle se bat pour tout l'ordre politique et la liberté politique de notre continent tout entier et on sera à ses côtés puisque c'est dans notre propre intérêt. [Musique] Ma question s'adresse à vous de vous avez parlé beaucoup de la souveraineté numérique de l'Europe.

En même temps, il y a l'avertissement du président Trump euh de de décider des tarifs additionnels qui contre des pays qui peut-être décident de d'impôts additionnel contre des entreprises tech américains. Est-ce que vous avez cette crainte de nouveaux tarifs de la part des États-Unis ou est-ce que ce Digital Service Act de l'Union européenne, est-ce que vous allez maintenir cette position ? Et monsieur le Chan une question de politique intérieure aujourd'hui.

On a dépassé pour la première fois depuis 2015 les 3 millions de chômeurs en Allemagne. Qu'est-ce que cela veut dire pour la politique allemande ? Je veux commencer avec la deuxème question.

Je l'ai dit aujourd'hui lors de mon intervention inaugurale de au conseil des ministres franco-allemands qu'on a entendu ce chiffre aujourd'hui, ce qui est une preuve qu'il faut réformer le marché du travail, il faut des réformes de la politique économique, des procédures d'autorisation et cetera. Nous voyons une grande disposition à investir en Allemagne. Vous vous souviendrez de la réunion avec une soixantaine d'entrepreneurs allemands qui m'ont dit que qu'ils vont investir 600 milliards d'euros dans les sites allemands et d'ouvrir de nouveaux sites.

Bien sûr, cela dépend des conditions cadre euh pour pouvoir réaliser ces investissements et actuellement l'Allemagne n'est pas vraiment attractive pour ces investissements. Il va falloir améliorer les conditions cadre. Nous avons ce problème d'un manque de compétitivité par rapport au prix.

On va y travailler et on est en train de le faire déjà au sein de la collection. En ce qui concerne la souveraineté numérique, ce n'est pas avec une grande joie, mais en voyant les nécessités, nous avons accepté une politique commerciale asymétrique avec les États-Unis par rapport au tarifs. Je l'ai déjà dit au président américain et je le répète ici la question à savoir comment l'Union européenne régule tout le marché numérique et comment elle définit impôts sur les entreprises.

C'est une expression de la souver souveraineté européenne et on ne va pas accepter par qui que ce soit euh nos menaces de représailles contre l'Europe. Nous savons par nous-mêmes que nous pouvons et devons améliorer nos réglementations, mais nous le faisons dans notre propre intérêt et euh pour notre propre intérêt et ça sera certainement pas parce que il y a eu des interventions, des propos euh d'un pays qui n'a peut-être même pas de régulation. On peut bien sûr débattre sur le fond, mais la souveraineté législative de l'Europe et dans les États membres ne peut pas être remise en question par personne.

Sur le dernier point est celui de la souveraineté numérique. Je souscrit pleinement et nous en avons longuement parlé ensemble à ce que vient de dire monsieur le chancelier. Les décisions fiscales et réglementaires, c'est le monopole de nos parlements nationaux et pour ce qui est des régulations numériques du Parlement européen.

Et donc nous ne laisserons personne d'autre décider pour nous de cela. Et donc à coup sûr, si des telles mesures étaient prises, elles relèveraient de la coercition et elles appelleraient une réponse des Européens. Mais nous ne pouvons laisser aujourd'hui menacer notre secteur du numérique ou les régulations que nous avons choisies pour nous-même et qui sont une nécessité.

Et donc là-dessus, nous serons inflexibles et il y a une très forte convergence franco-allemande. Au-delà de ce sujet des régulations et des menaces sur justement les décisions que nous avons pu souverainement prendre et qui continueront d'être souverainement pris, la souveraineté se définit aussi en termes concrètes, c'est d'avoir des solutions industrielles et c'est tout le sens du sommet qui s'organisera à Berlin le 18 novembre prochain et que avec plusieurs autres collègues européens nous porterons ensemble et avec la Commission. C'est dire que nous avons besoin aussi de bâtir des acteurs et des solutions européennes.

Nous y œuvrons en terme d'intelligence artificielle, en terme de quantique. Nous avons aujourd'hui beaucoup de retard dans ce domaine en matière de cloud où nous sommes dépendants de solutions qui sont américaines et nous ne voulons pas tomber dans une même dépendance aussi sur les questions spatiales qui sont très libres. C'est pour ça que la souveraineté, ce sont nos règles et là-dessus, nous serons inflexibles.

Les Européens décident pour eux-même et personne d'autre et nous répondrons par les mécanismes qui existent. d'anticoer si nous étions menacés ou imposés de tarifs sur ce point. Et ensuite, nous devons travailler à la souveraineté concrète, c'est-à-dire nos solutions, nos industriels et nos réponses.

C'est notre agenda. Santé. Monsieur le chancelier, monsieur le président.

Bonjour Hugo Capelli, BFM TV. Monsieur Macron, cette question est pour vous. Vous avez déjà parlé de l'importance de la stabilité en France au vu du contexte international.

Pourquoi donc avoir donné ce feu vert à ce vote de confiance à l'Assemblée qui à ce stade semble vouer à l'échec ? Et si suite à ce vote de confiance, il y a un blocage politique puisqu'une dissolution est inéluctable ou faut-il même démissionner comme le réclament certains responsables politiques ? Merci.

Alors, d'abord, j'ai une longue discussion avec le Premier ministre et je pense qu'il a raison de de mettre en vérité en responsabilité les forces politiques et parlementaires face à la situation qui est connue du pays et qu'il avait exposé après la session parlementaire en juillet. Et je crois que c'est fait avec méthode. Il y a un travail qui a été conduit par le gouvernement.

Le premier ministre expose un plan. Il faut rentrer ensuite dans le temps des discussions sur les mesures techniques. C'est ça le budget.

La question de confiance qu'il pose, elle est pas pour lui, pour le gouvernement, elle est pour dire est-ce que vous êtes d'accord avec le constat et les principe ? Parce que si vous êtes pas d'accord avec le constat et les principes, on va pas pouvoir se mettre d'accord sur les mesures techniques. C'est ça la question qui est posée.

Donc je pense qu'elle est posée dans le bon ordre. Elle est posée avec le sens du responsabilité, avec un constat qui est établi et avec ce je crois très profondément des des principes d'effort partagés. Et au fond, le défi qui est le nôtre n'est absolument pas insurmontable.

Il suppose de la rigueur, c'est-à-dire nous engager dans un mécanisme de réduction de certaines dépenses tout en gardant nos priorités, notre défense, notre sécurité, nos investissements d'avenir et en continuant d'investir dans notre recherche, notre éducation, notre santé et de continuer à créer des emplois. Et vous savez quoi ? On l'a déjà fait.

Si vous prenez entre 2017 et jusqu'à la crise Covid, nous avons baissé les déficits publics en ayant une politique de stimulation de la croissance et de baisse du chômage. Voilà. Donc il faut simplement que tout le monde prenne ses responsabilités.

Donc moi, je veux croire que le travail que le Premier ministre va mener dans les prochains jours va permettre de convaincre que même s'il y a des désaccords sur les mesures techniques, parce que tout est évidemment à discuter, même s'il y a des désaccords sur telle ou telle solution, il peut y avoir au moins des chemins d'accord. sur le constat. Je note d'ailleurs que de l'autre côté du rein, il apparaît que un parti conservateur avec un parti socialiste arrive à travailler ensemble sur des constats communs.

Ils ont des différences sur puis les règles en discutant enfin ils ont quand même un constat commun. Donc c'est pas totalement fou ce que propose le premier ministre. Ça existe pas si loin de chez nous et ça marche.

Donc je pense que c'est possible. Pour le reste, je ne fais pas de politique fiction. Il y a juste une de vos hypothèses que je peux tout de suite tourner, c'est que pour ce qui me concerne, je crois dans la démocratie.

La démocratie consiste à ce que des gens votent pour un mandat donné. Le mandat qui m'a été confié par les Français et par personne d'autre est un mandat qui sera exercé jusqu'à son terme conformément à l'engagement que j'ai pris à l'égard des Français n'en déplaise y compris à ceux qui ont été défaits à plusieurs reprises lors de ces ces mêmes élections. Monsieur le président, monsieur le chancelier, cette conférence de presse est désormais terminée.

Merci à tous et très bonne journée. Merci beaucoup. Merci à vous.

Tam.