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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 4 décembre 2024 44 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsBudget & impôtsRetraites

LR a fait voter pour des Insoumis lors des dernières législatives ! - Sébastien Chenu (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 19 %Attaque 64 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteÉludée

    Est-ce que vous attendez encore quelque chose des déclarations de Michel Barnier ?

  • 1:09RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ça n'est pas une preuve d'intolérance de votre part de ne même pas laisser la marge au Premier ministre ?

  • 2:11OuverteRéponse partielle

    Le président de la République est très critique à votre égard. Comment répondez-vous ?

  • 3:35FerméeRéponse directe

    Demain, vous ajoutez vos voix à celles du groupe du nouveau Front populaire. Vous refusez ce terme d'alliance politique ?

  • 4:34OuverteRéponse directe

    Après-demain, avec qui allez-vous ajouter vos voix pour former une majorité ?

  • 4:50FerméeRéponse directe

    Vous ne diriez pas délit de démocratie si Michel Barnier était appelé à constituer un nouveau gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27Invité politiqueFait
    « Michel Barnier n'a pas voulu donner suite aux demandes du Rassemblement National, celles de Marine Le Pen, demandes pour lesquelles nous sommes mandatés par les Français parce que nous avons été élus sur un programme, sur des engagements. »
  • 0:49Invité politiquePromesse
    « Nous allons le censurer. »
  • 1:51Invité politiqueChiffre
    « Ce budget, c'est 400 milliards d'euros de plus d'impôts pour les Français et pour les entreprises. »
  • 2:49Invité politiqueFait
    « Le même Emmanuel Macron, avec Gabriel Attal, qui nous traitait de fasciste, de nazi, d'incapable, d'incompétent pendant les élections législatives, au point que le même Gabriel Attal faisait voter pour les candidats de la France insoumise. »
  • 3:24Invité politiqueFait
    « Il a fait voter pour les gens de gauche, pour le nouveau Front populaire. »
  • 3:54Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas d'alliance dans une motion de censure. »
  • 4:56Invité politiqueFait
    « Si c'est pour refaire la même chose, c'est-à-dire que si c'est pour renommer Michel Barnier, on imagine que Michel Barnier reproposerait à peu près le même budget. »
  • 6:03Invité politiqueFait
    « L'extrême gauche a déposé une motion de censure, ne veut pas voter la nôtre, par sectarisme. »
  • 8:18Invité politiqueFait
    « Mme Borne dit, de façon totalement irresponsable, les cartes vitales vont être désactivées, les gens ne seront plus remboursés. »
  • 8:58IntervenantFait
    « Mais prendre l'initiative d'une censure, est-ce que ça n'est pas précipiter la crise économique qui pourrait avoir des effets regrettables sur les Français que vous prétendez défendre ? »
  • 11:37IntervenantFait
    « Vous étiez contre la suppression et l'exonération des charges sociales, mais vous n'étiez pas contre les impôts sur les sociétés. »
  • 16:32Invité politiqueFait
    « LR faisait voter pour la gauche aux législatives contre les candidats du Rassemblement National. »
  • 19:42Invité politiqueFait
    « M. Armand, ministre de l'Économie et des Finances, le même qui avait dit, je ne veux pas ouvrir la porte au Rassemblement National. »
  • 22:02Invité politiqueFait
    « Il y a zéro économie qui est faite dans ce budget. »
  • 26:58Invité politiqueFait
    « Mais pas du tout, il y a des économies à faire. »
  • 27:13Invité politiqueChiffre
    « Des milliards d'euros, il y a à économiser ici. »
  • 28:00Invité politiqueFait
    « Encore une fois, M. Rochebin, avant de parler, d'en finir avec les prestations sociales de solidarité d'un certain nombre de Français, par exemple, l'aide au développement, est-ce qu'on ne peut pas, à un moment, ouvrir ce dossier ? »
  • 28:13Invité politiqueChiffre
    « Converse, qu'on donne 100 millions d'euros. Pas grand-chose, 100 millions d'euros à l'échelle du budget. »
  • 30:55Invité politiqueFait
    « Le seul chantage qu'il a subi, c'est celui de sa majorité. C'est celui de Gabriel Attal qui l'a débiné pendant des mois et des mois avec sa majorité, ses propres troupes et qui l'ont dit ne faites pas de concessions au RN. »
  • 31:17Invité politiqueFait
    « Mais il n'y a rien d'indécent à ce qu'un Premier ministre fasse des concessions au premier groupe, pas au premier groupe d'opposition, au premier groupe de l'Assemblée nationale. »
  • 31:39Invité politiqueChiffre
    « Il y a 47 députés LR dont la moitié est le débine en privé qui sont embarqués avec lui. »
  • 33:05Invité politiqueChiffre
    « On ne peut pas avoir de leçons d'irresponsabilité venant de gens qui ont créé 3 300 milliards d'euros de dettes. »
  • 33:34Invité politiqueFait
    « Les Français lui ont dit quoi 3 fois de suite ? La première fois en votant Jordan Bardella aux élections européennes on veut une autre politique. »
  • 33:43Invité politiqueChiffre
    « La troisième fois en envoyant avec nos alliés d'Éric Sotty 142 députés RN à l'Assemblée Nationale en faisant nous le premier groupe de l'Assemblée on veut une autre politique. »
  • 35:56Invité politiquePromesse
    « Nous nous opposerons à toute hausse d'impôt, à toute baisse des retraites et à toute aggravation du déficit. »
  • 36:02Invité politiqueFait
    « Je cite qui ? Annie Gennevar typiquement c'est la phrase qu'a prononcée Annie Gennevar il y a encore quelques semaines lorsqu'elle était opposée et bien moi je trouve que cette phrase elle est parfaite elle résume bien notre proposition. »
  • 39:58Invité politiqueFait
    « Les taux ont déjà augmenté avant tout ça au moment de la dissolution les taux ont augmenté donc à un moment il faut arrêter de faire croire que parce qu'il y a une censure d'un budget en France on va vivre avec un budget de 2024. »
  • 40:22Invité politiqueFait
    « Les français payent bien pour les allemands aussi en ce qui concerne par exemple l'énergie si on veut ouvrir ce débat là qui paye pour qui je ne suis pas sûr qu'on soit gagnant. »
  • 43:19Invité politiqueFait
    « Je cite l'OCDE et donc par conséquent nous considérons que Michel Barnier fait une erreur entraîne notre pays dans l'erreur et qu'il faut le stopper avant la catastrophe. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu54 %
  • Présentateur22 %
  • Intervenant10 %
  • Intervenant 27 %
  • Intervenant 33 %
  • Invité3 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir Sébastien Chenu. Bonsoir Monsieur. Merci beaucoup d'être là, le représentant de Rassemblement National. Vous êtes au premier chef concerné par ce qu'on est en train de vivre en direct. Bonsoir Routel-Krieff. Bonsoir. Merci à François Langlais. On va beaucoup parler des conséquences économiques. Et à Damien Fleureau. Merci. Premier commentaire peut-être Sébastien Chenu. Est-ce que vous attendez encore quelque chose, des déclarations de Monsieur Barnier qu'on va pouvoir suivre dans quelques instants ?

0:25
Sébastien Chenu

Non, je crois que nous nous sommes tout dit. Michel Barnier n'a pas voulu donner suite aux demandes du Rassemblement National, celles de Marine Le Pen, demandes pour lesquelles nous sommes mandatés par les Français parce que nous avons été élus sur un programme, sur des engagements. Michel Barnier n'a pas souhaité y donner suite. Il a parfaitement le droit d'ailleurs de ne pas vouloir donner suite à nos demandes sur la désindexation des retraites ou sur d'autres points encore.

Mais puisqu'il ne souhaite pas accéder aux demandes qui sont nos engagements devant nos électeurs et que nous considérons que ce budget est mauvais, qu'il fait la poche des Français, qu'il ne résout rien, alors nous allons le censurer.

1:00
Présentateur

Nous nous sommes tout dit. Nous nous sommes tout dit, c'est la formule des couples qui divorcent en général. C'est quand on se sépare, ça veut dire que le divorce est entièrement consommé quand même. Est-ce que ça n'est pas une preuve, si on veut, d'intolérance de votre part de ne même pas laisser la marge au Premier ministre de la France quand même ? Il va parler dans quelques instants de tenter quelque chose.

1:20
Sébastien Chenu

Monsieur, puisque vous parlez de divorce, il faut refaire l'histoire. Alors, lorsque Michel Barnier est arrivé, nous avons été bienveillants. Ça nous a été suffisamment reproché d'ailleurs. L'extrême gauche nous a dit, mais enfin, il faut le censurer tout de suite. Dès qu'il a mis un orteil à Matignon, il fallait le renvoyer dans ses foyers. Pas du tout. Nous sommes des gens responsables. Nous avons laissé Michel Barnier construire un budget. Nous lui avons dit ce qui nous tenait à cœur. Nous lui avons dit ce à quoi nous étions attachés et ce qui serait nos lignes rouges. Michel Barnier a construit son budget en homme responsable.

Ce budget, c'est 400 milliards d'euros de plus d'impôts pour les Français et pour les entreprises. Donc, nous lui avons fait d'autres propositions. Il n'en a pas tenu compte.

2:01
Présentateur

Voilà. Sébastien Chenu, avec Ruth, avec Damien, avec François, nous allons vous interroger. En attendant les premières déclarations, évidemment, du Premier ministre, qu'on suivra ici, minute par minute. D'abord, peut-être, c'est le président de la République lui-même qui est très critique à notre égard. C'est les propos rapportés par le service politique de TF1, avec cette petite formule vous concernant sur le cynisme insoutenable. C'est le mot qu'il utilise. Au moment où nous nous parlons, je ne peux pas croire que nous allions à la censure. Je fais confiance à la cohérence des gens.

Je ne peux pas croire que le RN aille voter la motion du nouveau Front populaire qui, dans les motivations, insulte ses électeurs et dénonce son programme. Ou alors, ce serait un vote d'un cynisme insoutenable. C'est pour vous.

2:44
Sébastien Chenu

Parole d'expert, j'allais dire, concernant Emmanuel Macron. Parce qu'en parlant de cynisme, je pense qu'on a été servi. Le même Emmanuel Macron, avec Gabriel Attal, qui nous traitait de fasciste, de nazi, d'incapable, d'incompétent pendant les élections législatives, au point que le même Gabriel Attal faisait voter pour les candidats de la France insoumise. Ah là, on était des bons à rien. Là, il ne fallait surtout pas nous voir arriver aux responsabilités. Et puis aujourd'hui, visiblement, il faudrait qu'on puisse devenir des gens coopératifs, qui acceptent de renoncer à leurs engagements. Nous, on a été élus sur des choses très concrètes.

Nos électeurs valent autant que les électeurs d'Emmanuel Macron ou que ceux de la gauche. Donc, M. Macron fait preuve d'un cynisme. Il a fait voter pour les gens de gauche, pour le nouveau Front populaire. Il a créé cette Assemblée nationale qui est une sorte de monstre à trois têtes. Il a créé la crise politique. Et aujourd'hui, il veut faire porter le chapeau à d'autres.

3:35
Intervenant

Damien. Oui, demain, Sébastien Genu, vous ajoutez vos voix à celles du groupe du nouveau Front populaire. Certains dénoncent une alliance. Vous, vous refusez ce terme, pas d'alliance politique. On le comprend et on comprend pourquoi on vous entend. Mais après-demain, avec qui allez-vous ajouter vos voix pour former une majorité ?

3:52
Sébastien Chenu

Bon, là, c'est deux choses différentes. Il n'y a pas d'alliance dans une motion de censure. C'est-à-dire que les gens ne s'allient pas pour construire un contre-programme. On considère que la censure est un objectif. Et pour censurer ce gouvernement, qui le mérite, qui mérite donc d'être censuré, pour censurer le budget plus précisément, pour censurer ce budget, eh bien, on a cet outil à notre disposition. On utilise un outil. Tous les députés, quel que soit leur bord politique, peuvent utiliser cet outil. Ça ne les lie pas entre eux. Ça, c'est l'esprit de nos institutions. Et puis ensuite, le gouvernement tombe ou ne tombe pas, selon que la censure est recueillie une majorité.

Je vous rappelle que ne votent que les gens qui sont en faveur de la censure. Personne, on entend des députés de la Macronie qui disent « moi, je vais voter contre la censure ». Non, ils n'ont toujours pas compris. On ne vote pas contre la censure. La censure, c'est une démarche uniquement, j'allais dire, positive. Ceux qui veulent la voter, la votent. Eh bien, ensuite, le président de la République tire les enseignements. D'ailleurs, il peut renommer Michel Barnier. Il a tout un évanguil, un certain nombre de leviers qu'il peut...

4:50
Intervenant

Vous ne diriez pas délit de démocratie si, demain, Michel Barnier était appelé à constituer un nouveau gouvernement pour faire voter un budget ?

4:56
Sébastien Chenu

Si c'est pour refaire la même chose. C'est-à-dire que si c'est pour renommer Michel Barnier, on imagine que Michel Barnier reproposerait à peu près le même budget. Donc, il reprendrait la même censure. Ça n'aurait pas beaucoup de sens, voyez-vous. Mais ce que je veux dire, c'est que dans l'esprit des institutions, le président de la République a la main, ensuite.

5:10
Intervenant

Juste un mot, vous avez dit, ce n'est pas une alliance, en effet. Simplement, ce texte de la motion, il existe quand même. La motion à la fille, puisque vous aurez votre texte. Vous auriez pu, d'ailleurs, tout à fait déposer une motion de censure, voter votre texte. On l'a fait, elle est déposée. Oui, mais je veux dire, et ne voter que celle-là. Mais vous voterez celle de LFI, qui précise...

5:28
Présentateur

On va la lire, si vous permettez. On peut l'afficher, Ruth. On peut la lire, mais on peut l'afficher quand on sera très précis là-dessus.

5:33
Intervenant

Michel Barnier a cédé à leurs plus viles obsessions, en parlant de vous, du RN, avec une nouvelle loi immigration qui poursuivrait la faillite morale et politique de l'année dernière et remise en cause de l'aide médicale d'État, alors qu'une large majorité des électeurs avaient fait le choix du barrage à l'extrême droite. C'est vraiment une attaque à nominem, quasiment.

5:53
Sébastien Chenu

Le plus vile obsession. Sincèrement, c'est tellement énorme que vous en avez même le sourire. Vous en souriez toujours, mais ça n'empêche pas. L'extrême gauche a déposé une motion de censure, ne veut pas voter la nôtre, par sectarisme. Nous, on considère qu'il faut censurer ce budget.

6:05
Intervenant

Vous votez contre vous-même, quoi, un peu.

6:07
Sébastien Chenu

Non, on vote contre le budget. Ils l'ont rédigée de façon à ce qu'elle soit vexatoire et déplaisante pour nous, en se disant, on va les traiter tous les noms, ils ne pourront pas la voter. Mais en fait, ce texte n'a aucune importance. Ce texte n'a strictement aucune importance. Ce qui compte, c'est qu'à la fin, elle la censure. Donc, ils l'ont fait. Vous savez, ils avaient tenté de détourner aussi le regard avec leur proposition de loi concernant l'apologie du terrorisme. C'était au moment de leur niche sur les retraites. pour qu'on ne la vote pas, ils s'étaient rendus odieux en se disant, comme ça, le RN ne pourra pas voter notre proposition de loi pour revenir sur les retraites.

Et on pourra reprocher, on pourra dire, regardez, le RN ne vote pas. Donc, ils se rendent les plus odieux possibles, c'est ce qu'ils font là, en espérant que le RN ne vote pas.

6:52
Présentateur

La droite, une partie de la droite, de la droite traditionnelle, de la droite dont vous aviez réussi à récupérer un certain nombre d'électeurs, est-ce qu'elle ne va pas se dire ce soir en vous entendant, avant même que M. Barnier ne parle, dire non, mais nous, ça ne nous intéresse pas, on veut tout renverser, se dire décidément, ils ne sont pas si respectables que ça ?

7:10
Sébastien Chenu

Non, ce que je crois, c'est qu'il y a, dans l'électorat dont vous parlez, chez des gens de droite, l'angoisse de voir arriver le nouveau Front populaire. Mais nous, nous les rassurons tout de suite. Nous leur disons, si Mme Castet ou quelqu'un du nouveau Front populaire était nommé à Matignon, nous le censurerions immédiatement. Et je pense qu'il y aurait une majorité pour censurer quelqu'un venant du nouveau Front populaire, si je m'en réfère aux sorties, aux expressions de quelques macronistes ou quelques LR. Donc qu'il soit rassuré, le président n'ira pas vers la domination.

7:39
Présentateur

Il y a un test qui ne manque pas. Le Figaro, qui est l'organe traditionnel, comme disaient Naguère, les marxistes de la bourgeoisie, est en train de vous critiquer. Plus tard sur ce plateau, Guillaume Roquet va nous rejoindre. Le Figaro, qui avait souvent pour vous une certaine indulgence ces derniers temps, parfois même tendresse.

7:56
Sébastien Chenu

Le Figaro a été aussi un organe du pouvoir en place, ce qui a été bien meilleur avec Emmanuel Macron, Emmanuel Macron le libéral.

8:04
Présentateur

Est-ce que vous êtes en train de perdre des bataillons que vous aviez récupérés ?

8:08
Sébastien Chenu

Non, mais vous savez, c'est à la fin de l'histoire qu'on verra. Parce que moi, je crois que tous ceux qui cherchent à affoler inutilement les Français rendront évidemment un certain nombre de comptes, devront expliquer. Quand Mme Borne dit, de façon totalement irresponsable, les cartes vitales vont être désactivées, les gens ne seront plus remboursés. Enfin, vous vous rendez compte qu'une ancienne Première Ministre de notre pays dit ça pour faire peur aux Français, jouer sur les peurs, et puis on se rendra bien compte que jeudi matin, les cartes vitales fonctionneront encore.

Donc Mme Borne, j'espère, viendra s'excuser ou présenter plutôt ses excuses auprès des Français qu'elle a tenté d'affoler. François Langlais.

8:44
Intervenant

Une censure dans le contexte économique et financier que vous connaissez, c'est-à-dire une dette très importante, des difficultés à financer le budget considérables, absolument sans précédent, desquelles vous n'êtes pas responsable, vous le dites suffisamment. Mais prendre l'initiative d'une censure, est-ce que ça n'est pas précipiter la crise économique qui pourrait avoir des effets regrettables sur les Français que vous prétendez défendre ? Je ne parle pas du fait que les cartes vitales soient beaucoup interrompues. Là, on parle de modalités techniques qui peuvent évidemment être résolues. Je parle d'un climat de montée de taux.

On l'a vu, là, dans les dernières semaines, on a progressé de 0,30, 0,40%. Ça se traduit d'ores et déjà par une charge accrue pour l'État, par des taux d'intérêt pour les Français eux-mêmes, qui sont plus élevés. Et ça, c'est vous qui en seriez à l'origine.

9:37
Sébastien Chenu

Depuis quand les taux augmentent ?

9:39
Intervenant

Depuis quelques semaines, là.

9:40
Sébastien Chenu

Non, depuis un certain temps. Le décrochage avec l'Allemagne, il est déjà ancien. Il n'est pas lié à cette censure. M. Chenu, il y a eu deux étapes.

9:46
Intervenant

Il y a eu la dissolution. Et la deuxième étape, c'est le moment où on a compris que le Rassemblement national n'allait pas voter le budget.

9:53
Sébastien Chenu

M. Langlais, vous avez raison. La dissolution a été le marqueur du décrochage. Les taux d'intérêt ont été dans le passé parfois plus élevés qu'ils ne sont aujourd'hui dans notre histoire politique. Et le pays n'a pas été en banqueroute. Donc moi, ce que je crois, c'est que, évidemment, les marchés financiers s'adaptent aux situations. Vous le voyez bien, d'ailleurs, la bourse n'a pas décroché et ne décrochera pas.

10:13
Intervenant

Elle a fait une performance calamiteuse par rapport à toutes les bourses européennes.

10:17
Sébastien Chenu

Je vois aussi autre chose. C'est qu'un certain nombre de chefs d'entreprise nous disent très clairement, on reçoit beaucoup de messages qui disent qu'on préfère le budget 2024 parce que le budget 2025 alourdi de charges, de taxes, notamment sur les PME, les TPE, est un budget qui va créer, d'ailleurs, c'est l'OCDE, je crois, qui le dit, va avoir des effets récessifs. Donc beaucoup de chefs d'entreprise considèrent que, finalement, c'est mieux le budget 2024. Et eux, d'ailleurs, remarquent une chose. Le MEDEF ne s'est pas exprimé. Ah, si, si. Le MEDEF n'est pas monté au créneau. Non, c'est la CGP qui est montée au créneau. Non, non, non, pas du tout.

Aujourd'hui, le MEDEF s'est totalement exprimé.

10:51
Intervenant

Non, non, excusez-moi, je les ai entendus. Mais bon, vous pouvez considérer qu'il ne représente personne. C'est votre choix. Mais aujourd'hui, ils se sont exprimés en exprimant une grande inquiétude sur l'incertitude que cela représentait pour les entreprises, dans la mesure où pas de budget, et peut-être la hausse des taux, et ensuite, l'instabilité politique qui est un facteur de désinvestissement pour les investisseurs étrangers et pour les entreprises en général,

11:15
Sébastien Chenu

sur les embauches, etc. On va dire les choses autrement. Le MEDEF a fait le service minimum. Parce qu'ils ont bien compris que le budget 2025, concocté par Michel Barnier, il est mortifère pour les entreprises. Mais bien entendu, pour beaucoup, il ne faudrait pas que les choses bougent. Vous ne le censurez pas là-dessus que vous le censurez. On ne censure pas sur le budget ? Mais vous étiez d'accord sur les impôts

11:35
Intervenant

contre les sociétés.

11:37
Sébastien Chenu

Non, Mme El-Krieff, quand nous parlons des charges...

11:39
Intervenant

Vous étiez contre la suppression et l'exonération des charges sociales, mais vous n'étiez pas contre les impôts sur les sociétés.

11:45
Sébastien Chenu

Dans nos lignes rouges, Mme El-Krieff, il y avait ces 1,6 milliard que nous demandions qui étaient des suppressions d'allègements de charges encore. Mais ça, c'est une chose. Nous avons même dit à Michel Barnier qu'on ne va pas être plus réaliste que le roi puisque les milieux économiques veulent bien qu'on alourdisse les charges. On va vous laisser faire puisque visiblement, ça fait partie des choses qui sont possibles. Donc, évidemment, ce n'est pas neutre une censure. C'est un acte politique important. Surtout dans une situation financière comme la nôtre. Mais ce qui est important, c'est ce qui se passe derrière. En réalité, quelles sont les perspectives qui vont être données derrière ?

Quel est le budget qui sera construit demain ? Car la France ne va pas rester son budget. La mer ne va pas envahir... L'océan ne va pas envahir les côtes françaises. Les cafards ne vont pas se multiplier partout. Je veux dire, à un moment, il faut être rationnel, un budget, c'est un exercice très encadré. Donc, le budget n'est pas satisfaisant. Le budget, il impacte fortement le pouvoir d'achat des Français ainsi que celui des entreprises. Nous considérons que ce n'est pas un bon budget. Nous ne le votons pas. Nous censurons ce gouvernement. La vie va continuer.

12:43
Présentateur

Un autre budget va être monté. Jusqu'où va votre volonté de renverser apparemment la table déclaration du président de la République toujours apportée par le service politique de TF1 et d'LCI sur ceux qui manient l'idée d'une démission. Il dit, ce sont la proie d'idées fixes, c'est la politique fiction. Il dit, chacun doit être à la hauteur de ses responsabilités. J'ai été élu deux fois par les Français. Je suis extrêmement fier. J'honorerai cette confiance avec toute l'énergie qui est la mienne jusqu'à la dernière seconde. Aucun regret de la dissolution. Aucun. Je ne suis pas responsable de tous les députés. Je prends des décisions, je les assume et chacun doit faire pareil.

Est-ce que vous espérez encore une démission du président de la République ?

13:24
Sébastien Chenu

Mais ça, c'est une décision qui lui appartient. Mais je me souviens que le président de la République, quelques jours avant, voire quelques heures avant, le résultat des Européennes, pensait que Valérie Haillet et sa candidate, que tout le monde a oublié d'ailleurs, si vous avez des nouvelles, donnez-en, mais feraient 20 ou 22%. Quelques heures avant, ne voulaient pas dissoudre et puis finalement, il a dissous. Donc, vous savez, le président de la République, par définition, il est un moment ou un autre amené à prendre en considération la réalité de ce qui se passe dans le pays.

Si on ne peut plus voter de budget, s'il n'y a plus un gouvernement qui peut tenir du fait de la géographie politique de l'Assemblée nationale, eh bien, il en tirera lui-même les conséquences parce qu'il mettra

14:02
Intervenant

l'intérêt de la France au-dessus de tout. Quel est le bon scénario pour vous ? Le scénario qui vous semble le plus favorable à la fois pour vous et pour le pays.

14:10
Sébastien Chenu

C'est un changement de politique. C'est d'avoir un Premier ministre qui construise un budget qui soit une rupture avec le macronisme, qui prenne en compte un certain nombre, je ne dis pas tout, ce ne sera pas un Premier ministre de la Rennes, un certain nombre de nos propositions qui essayent de résoudre d'ailleurs peut-être un peu quand même le déficit. Ce budget ne résout rien sur le déficit, qui fasse des économies sur le train de vie de l'État, qui s'attaque à la médicale d'État, à l'aide au développement.

14:33
Présentateur

Déjà, Sébastien Chenu, un gouvernement qui est quand même relativement à droite par rapport à ce que beaucoup, en tout cas, pardon, citons l'exemple simplement de M. Retailleau, Bruno Retailleau sur des sujets qui vous sont chers, mène une politique qui n'est pas si loin de la vôtre. Pas dans le ton, pas dans les paroles, mais en tout cas dans les faits, dans la volonté.

14:50
Sébastien Chenu

Enfin, dans les actes, on n'a rien vu encore. Ah si, il y a un résultat pour M. Retailleau. En termes de décision. Il y a un résultat que j'entends beaucoup M. Retailleau parler. Dans le budget, il y a des choses. Dans le budget, il y a l'augmentation du budget de la police, par exemple. Vous avez raison. Il y a le versement des prix pour les policiers pendant les JO qui ne sont pas faits. Mais vous avez raison, il y a une chose dans le budget. C'est la baisse des crédits pour lutter contre l'immigration. Ça, c'est dans le budget aussi, Mme El-Krieff. Et ça, c'est bien de censurer un budget dans lequel on baisse les crédits pour lutter contre l'immigration.

15:17
Présentateur

Écoutez Bruno Retailleau qui vous prend à partie. Et là, on est exactement, parce qu'on va toucher un électorat et il vous accuse d'irresponsabilité et aussi, c'est sa formule, du mariage de la carpe-RN avec le lapin et les filles. Il est gonflé.

15:35
Invité

C'est le mariage de la carpe et du lapin. Madame Le Pen, Madame Le Pen, comment voulez-vous, comment pouvez-vous accepter de mêler vos voix, celles de votre groupe, à l'extrême gauche, à cette extrême gauche qui, il y a quelques jours, déposait le délit d'apologie du terrorisme. C'est l'inverse de la politique. La politique, ce sont les convictions. Les politiciennes vivent la France et nous, nous combattrons jusqu'au bout pour les Français avec le Premier ministre Michel Barnier qui a toujours montré beaucoup de respect et d'ouverture aux compromis.

16:21
Présentateur

Voilà, la carpe Marine Le Pen et le lapin Mélenchon. Je laisse ce genre

16:27
Sébastien Chenu

de comparaison animalière acquis de droit. Bruno Retailleau, il est gonflé. LR faisait voter pour la gauche aux législatives contre les candidats du Rassemblement National. LR se présentait au premier tour dans les circonscriptions en disant nous sommes contre Emmanuel Macron. Ça, c'était au mois de juillet. Au mois d'août, c'était nous ferons un accord de gouvernement sur des sujets très précis. Et puis à la fin, en septembre, ils sont rentrés au gouvernement, il n'y avait même plus d'accord, ils ne demandaient même plus rien et ils sont devenus finalement les supplétifs des macronistes. Donc, à un moment, c'est le son de morale, je lave plus blanc que le voisin, on les a vus à l'œuvre.

Et puis en plus, tous ces gens-là, on les voit à l'œuvre depuis des années. Le pays, l'État dans lequel il est, la dette qui est créée, l'instabilité économique, politique, ce n'est pas notre fruit parce que quand même, tout ça, c'est un jeu de dupe. On ne va quand même pas nous faire porter le chapeau de tout ça. L'État du pays, l'État du pays, le budget qui a été construit, c'est le leur, c'est leur responsabilité. Ce que vivent les Français, ce que payent les Français, ce que supportent les Français, c'est leur travail. Ah, beau travail, hein. Beau travail. Quand on a vu la façon dont Emmanuel Macron, Gabriel Attal, Elisabeth Borne ont ruiné le pays. Beau travail.

17:36
Intervenant

Il y a un mot important quand même dans ce que disait Bruno Retailleau à l'instant, c'est le mot compromis. Vous êtes un parti républicain. Vous vous présentez comme tel. La démocratie, la République, ce sont des compromis. On a vu Michel Barnier faire des concessions importantes. Alors, l'ultime n'était pas dans le panier. Pour autant, il y en a eu trois successives. Vous dites non. On a l'impression que finalement, votre attitude s'est durcie au fil des jours, comme si le sujet même de votre désaccord avec le gouvernement n'avait plus tellement d'importance, seule comptait la posture.

18:07
Sébastien Chenu

Vous ne croyez pas aux compromis ? Non, M. Langlais. Nous avons fait, par exemple, dans les compromis, nous aussi, on a fait des pas. Par exemple, je le disais tout à l'heure, on a renoncé à demander la suppression des 1,5 million de charges supplémentaires sur les entreprises. On a renoncé à ça. On a renoncé. Il y avait un amendement qui avait été voté à l'Assemblée Nationale d'une baisse de 5 milliards de la contribution de la France à l'Union Européenne. On a dit, écoutez, on renonce à ça. Un milliard, simplement, de baisse suffirait. On a fait des pas. Mais le problème, c'est que je vais vous dire, Michel Barnier, il y a presque un comportement de classe derrière ça.

À mépriser le Rassemblement National. On donne un peu, on considère un peu, on reçoit vaguement les représentants du peuple que sont le Rassemblement National. Vous donnez l'impression, pardon,

18:48
Présentateur

d'être encore complexé. Tout à l'heure, déjà, on a été traité comme moins que rien. Là, vous dites comportement de classe comme si, en quelque sorte, vous étiez des sans-culottes

18:56
Sébastien Chenu

de qui ? Non, mais nous, on porte la voix de 11 millions de Français. On se fait élire sur des choses très précises. On ne change pas de proposition en cours de route. Les Français savent qu'on était... C'est un marqueur très fort dans notre campagne contre la désindexation des retraites.

19:08
Présentateur

On sera appelé Marine Le Pen encore lundi matin. On ne peut pas dire

19:11
Sébastien Chenu

que ce soit un film de mercredi. C'est sûr que ça commençait, la fièvre commençait à monter.

19:14
Intervenant

Ils ont fait savoir que vous avez proposé trois rendez-vous auxquels vous n'avez pas jugé utile de vous rendre. Vous le démentez, ça ?

19:20
Sébastien Chenu

Madame El-Crieff, ce qui s'est passé, oui, bien entendu. Ce qui s'est passé, c'est que la première fois, deux de nos députés, Tanguy et Mathias Renaud, qui sont tous les deux députés de la SEM, qui sont un peu les spécialistes des finances dans notre groupe, sont allés à Bercy. Ils ont proposé, on a 57 mesures dans notre contre-projet. Ils en ont proposé 7. En disant, voilà, nous, ils ont proposé tout le projet, mais il y en a 7 qui nous tiennent à cœur. M. Armand, ministre de l'Économie et des Finances, le même qui avait dit, je ne veux pas ouvrir la porte au Rassemblement National.

Il s'était fait taper sur les doigts parce qu'il avait dit tout haut ce que tous ses amis de la Macronie pensaient tout bas. M. Armand a dit, très bien, merci, au revoir. Ah, bon, pas de négociations possibles. C'est la Matignon.

19:55
Intervenant

On dit que les équipes de Matignon vous ont fait des ouvertures.

19:57
Sébastien Chenu

Non, madame. Ensuite, il y a eu le budget, le débat sur le budget. Mais vous l'avez vu, ils étaient totalement absents. Il n'y avait pas un macroniste en séance. Laurent Wauquiez a participé à 6% des séances. Ils nous ont laissés, face à l'extrême-gauche, qui avait la dinguerie des taxes qui allaient tout taxer, les micros, l'eau, les feuilles de papier, tout ce qu'il y a ici était bon à être taxé. Ils nous ont laissés face à eux pour empêcher cette folie de taxes. Donc les macronistes se sont lavé les mains parce qu'ils savaient très bien qu'à la fin, ça ne les intéressait pas de prendre en considération. Et puis à la fin, Michel Barnier a dit à Marine Le Pen en la recevant, je ne ferai...

Ce n'est pas un rendez-vous qui est destiné à avoir un prolongement, en tous les cas une négociation, voilà le terme. Je pensais, madame Le Pen, que vous alliez m'appeler pour me voir, comme si on allait demander que vous aviez une audience au pape. Donc je vous reçois, mais ce n'est pas une négociation. Je vous écoute. Merci, au revoir. Et en fait, Marine Le Pen l'a dit,

20:45
Intervenant

c'est un rendez-vous... Après, il a accepté des choses.

20:48
Sébastien Chenu

C'est un rendez-vous qui n'a servi à rien. Pourquoi il a accepté après ? Parce qu'en fait, derrière, Gabriel Attal, en tête, lui ont dit il ne faut faire aucune concession au Rassemblement National. De toute façon, ils ne voteront pas la censure. J'en ai des SMS de macronistes qui me disaient mais c'est du flan, vous ne voterez pas la censure, vous allez rentrer à la maison et vous allez expliquer que vous ne la voterez pas. Eh bien, ils n'ont jamais pensé que nous étions attachés simplement aux mesures qui sont dans notre programme

21:14
Présentateur

pour lesquels les Français ont voté. Votre réaction aux propos de Michel Barnier. Michel Barnier, ce soir, s'exprime et on peut considérer que c'est l'interview de La Dernière Chance si effectivement vous alliez avec l'effet pour... Voilà, vous voyez, Rotel Kreef, elle écoute tout, je vous en prie. Quand il dit je fais appel à la responsabilité, il espère un ultime sursaut et il parle de responsabilité. On voit bien que c'est ça le terme. On ne pense pas que vous êtes d'accord sur tout mais qu'il y a une responsabilité à ce que ce gouvernement acquis dans des circonstances tellement difficiles, survive. Qu'est-ce que vous répondez sur ce mot précis à Michel Barnier ? Non mais nous,

21:48
Sébastien Chenu

on n'est pas là pour sauver la tête de Michel Barnier ni de quiconque. On est là pour construire un budget au service des Français. On a été élus avec des propositions, un programme, des choses pour lesquelles les gens nous ont missionnés. Il y a un budget. Il y a zéro économie qui est faite dans ce budget. Ça ne résout rien sur le déficit. Ça fait la poche des Français. Ça augmente les impôts. Il n'y a rien sur l'aide médicale d'État. Il n'y a rien sur l'aide aux développements. On est élus sur un programme. On n'est pas élus simplement pour occuper des sièges.

22:17
Présentateur

L'intérêt supérieur du pays. Michel Barnier, à l'instant, je pense que l'intérêt supérieur du pays, ça veut dire quelque chose. Effectivement, quand on voit que la France est ingouvernable, difficilement gouvernable, il y a quelque chose comme l'intérêt supérieur du pays.

22:30
Sébastien Chenu

Oui, l'intérêt supérieur du pays, c'est l'intérêt supérieur des Français. Nous, on se bat pour les Français, en particulier ceux qui nous ont fait confiance, en particulier ceux qui souffrent, ceux qui se lèvent le matin pour bosser, qui vont payer davantage, ceux qui ont des petites boîtes, qui vont payer davantage, ceux qui considèrent qu'ils sont la vache à lait de gouvernements qui, année après année, font des erreurs, sont en plein errement économique et aujourd'hui, il faut payer l'addition. Les Français considèrent qu'effectivement, ceux qui ont voté pour nous, ce n'est peut-être pas à eux de payer l'addition de toutes ces erreurs faites depuis des années.

Mais ça devrait être reconnu comme éminemment respectable, qu'on respecte nos engagements. Il y a tellement d'hommes et de femmes politiques qui se font élire sur des idées qu'ils ne respectent pas une fois qu'ils sont élus. Nous, nous avons été élus sur un programme, sur des engagements, on veut les tenir, on veut défendre les Français.

23:15
Intervenant

Oui, mais encore une fois, vous n'avez pas de majorité absolue aujourd'hui dans l'homicycle. C'est pour ça qu'on devrait jeter notre programme à la poubelle ? Et d'ailleurs, le président de votre formation, Jordan Bardella, avait refusé de prendre Matignon s'il n'avait pas cette majorité absolue. Il a eu raison. Le sujet du compromis.

23:31
Sébastien Chenu

Il a eu raison. Quand vous n'avez pas de majorité, vous ne pouvez pas faire voter votre programme par définition. Donc, nous, on est attaché à notre programme. On veut, et nos électeurs avec, on veut voir une autre politique, on veut mener une autre politique. Désolé, on ne veut pas être les supplédiats.

23:44
Intervenant

Mais la question qui se pose quand même, c'est qu'on est dans une période très particulière parce qu'on ne peut pas faire appel aux électeurs. Vous le savez, pas avant le mois de juillet, c'est constitutionnellement interdit. Est-ce que l'intérêt supérieur du pays ne commande pas d'être plus circonspect pour ne pas ajouter une crise à la crise ?

24:03
Sébastien Chenu

Question toute simple. Bien sûr. Mais si Michel Barnier considérait que l'intérêt supérieur du pays était en jeu, alors il dirait, je prends la proposition qui était la proposition phare, par exemple, sur le refus de la désindexation des retraites et je l'intègre à ce budget. Il a fait une partie du chemin là-dessus. Non, vous rigolez. Vous savez très bien qu'il y a un certain nombre de retraités qui vont voir leur retraite augmenter de 0,9% simplement en juin et qui vont se traîner cette sous-indexation pendant l'année prochaine. C'est le principe de la désindexation. Voilà, donc ils vont perdre.

24:34
Présentateur

Pardon de vous ramener un peu de comptabilité peut-être un peu triviale, mais ça va aussi être une comptabilité des voix dans quelques heures. Ce soir, le Premier ministre dit qu'il espère un sursaut de responsabilité. Est-ce qu'il est possible, et je vous pose la question à vous, mais aussi à vous comme observateur éditorialiste, que quelques voix soient arrachées, par exemple aux socialistes par rapport à d'autres, pour que votre motion de censure, enfin les motions de censure ne soient pas majoritaires. Est-ce que ça vous paraît possible ?

25:01
Sébastien Chenu

La gauche, ils ont déjà trahi leurs électeurs plein de fois. En ne votant pas la suppression de la loi sur les retraites qu'on proposait, ils ont trahi leurs électeurs. Donc il y aura bien quelques socialistes pour trahir une fois de plus. C'est assez habituel. Pour trahir, on pourrait être responsable. Chacun juge à son... Non, c'est-à-dire qu'ils se font élire sur un programme et puis finalement, ils votent autre chose. Ça, c'est une habitude à gauche. Votre regard là-dessus, vous pensez quoi,

25:20
Intervenant

Damien Fleurot ? Il en faut quand même un peu plus que quelques socialistes. C'est-à-dire qu'il sont une soixantaine du groupe socialiste. Il faudrait qu'une quarantaine de députés socialistes ne prennent pas part au vote. Et puis, je vais vous dire... Aujourd'hui, aujourd'hui, dans les déclarations de ces élus socialistes, on est très loin du compte. Il y en a sept qui ont commencé à dire qu'ils ne voteraient pas la censure.

25:43
Sébastien Chenu

Puis ils iront voir

25:43
Intervenant

leurs électeurs après. Ce qui n'est évidemment pas suffisant.

25:45
Sébastien Chenu

Ils auront expliqué à leurs électeurs que la saignée des collectivités locales, ils l'ont accepté. Ils auront dit aux maires socialistes de Nantes, de Marseille, etc., qu'ils ont accepté qu'on leur baisse... Est-ce que ça veut dire,

25:55
Présentateur

Sébastien Chenu, qu'en réalité, vous ne soutiendrez aucun effort ? Je crois, pardon, mais on ne peut pas contester à François Langlais d'être un très bon spécialiste d'économie. Tous les bons spécialistes d'économie vous disent qu'il faudra faire des efforts. Ce n'est pas vrai. Non, mais c'est un mensonge de dire... C'est génial, tout va très bien,

26:12
Sébastien Chenu

il n'y aura pas besoin d'efforts. Le coût des spécialistes de l'économie, des Mozart, des gens qui savent, des experts, on a payé pour voir. Vous savez que pendant des années, on nous a fait passer pour des plouques, des bourrins, des abrutis, des débiles qui ne savaient pas gérer le pays. On n'a jamais géré le pays. On l'a laissé se faire élire. D'ailleurs, on a été élus. Alors, Sébastien Chenu, d'accord, d'accord. Enlevons les experts,

26:33
Présentateur

enlevons les experts, prenons, comme vous dites, les bourrins, les experts à terre.

26:36
Sébastien Chenu

Les gens qui étaient experts de finances, le lendemain experts du Covid, le lendemain experts en politique internationale. Pas les experts,

26:42
Présentateur

pas les experts. Le plus petit patron de PME, le plus petit boulanger de quartier, sait qu'on ne peut pas dépenser plus que ce qu'on gagne. Donc, c'est le bon sens qu'il faudra faire des efforts. Est-ce qu'en fait, vous refusez tout effort, quand on vous entend ? Mais pas du tout. Mais vous dites pas de nouveaux impôts, rien, on veut rien, rien de plus.

26:58
Sébastien Chenu

Mais pas du tout, il y a des économies à faire. Quand on a fait notre proposition de contre-budget... Non mais payez des impôts, des impôts en plus. C'est pas un souci par là dans l'immédiat, dans l'urgence. Mais avant de payer des impôts en plus, avant d'avoir le réflexe de faire payer des impôts en plus, est-ce qu'on ne peut pas faire des économies, par exemple, sur le train de vie de l'État et les agences de l'État, sur le millefeuille administratif ? Des milliards d'euros, il y a à économiser ici. Non, ça, c'est pas possible. On ne peut pas toucher à ça. On va déranger tellement de monde.

27:21
Intervenant

Vous êtes d'accord. Vous croyez que ça suffira ? C'est tout à fait un sujet très important. Vous, vous serez d'accord sur supprimer, par exemple, un échelon territorial ? En 15 jours, 3 semaines, vous croyez que c'est possible ? Même si, sur le principe, est-ce que vous êtes d'accord ? Ce n'est pas seulement

27:35
Sébastien Chenu

un échelon territorial. Quand on parle des agences de l'État, ce n'est pas l'échelon territorial. Moi, je pense qu'il faudra ouvrir le débat, je vais vous dire, sur la région, l'utilité de la région. Mais ce n'est pas ça qui règle le problème budgétaire. Mais je pense qu'il faudra l'ouvrir en revanche un jour, ce débat.

27:48
Présentateur

Je reviens. Les efforts, c'est-à-dire, même si ce n'est pas les impôts, on voit bien, y compris, c'est affreux à dire, parce qu'évidemment, ça touche un certain nombre de gens, mais les prestations sociales, le poids des prestations sociales

27:59
Sébastien Chenu

dans le budget de la France. Encore une fois, M. Rochebin, avant de parler, d'en finir avec les prestations sociales de solidarité d'un certain nombre de Français, par exemple, l'aide au développement, est-ce qu'on ne peut pas, à un moment, ouvrir ce dossier ? Non, là aussi, c'est trop touchy. Ça dérange trop de monde. Converse, qu'on donne 100 millions d'euros. Pas grand-chose, 100 millions d'euros à l'échelle du budget. Le symbole est important. Qu'on donne 100 millions d'euros à la Chine. C'est normal ? On trouve ça normal ? Les Français trouvent ça normal ? Enfin, vous voyez, il y a des tas de sujets sur lesquels on a l'impression qu'il ne faut pas déranger.

28:27
Présentateur

Écoutez, écoutez, pardon, Michel Barnier, quand il appelle à la responsabilité. C'est le cœur de son intervention. Ce soir, ça fait écho à ce que dit aussi le président de la République, qui, je le rappelle, vous prend en partie en parlant d'un cynisme insoutenable. Ça, c'est la version un peu plus salée, disons, de la déclaration. Version Michel Barnier, il dit responsabilité.

28:47
Invité

Je pense que c'est possible qu'il y ait ce réflexe de responsabilité où, au-delà des différences politiques, des divergences, des contradictions normales dans une démocratie, on se dit qu'il y a un intérêt supérieur. Moi, je pense que l'intérêt supérieur du pays, le bien commun, l'intérêt national, ça veut dire quelque chose.

29:04
Présentateur

Question à tous, évidemment, on revient à vous, Sébastien Chenu, mais est-ce qu'il y croit encore quand on voit, vous faites nom de la tête, il n'est pas très optimiste, dernier fleurot. Quand on voit Retailleau, tout à l'heure, à l'Assemblée, très offensif, quand on voit ces circonstances solennelles, l'interview conjointe, TF1 et France 2, est-ce qu'il y croit encore ? Est-ce qu'il se dit qu'il y a une petite chance ?

29:24
Intervenant

Non, je ne crois pas. Moi, je pense, et c'est ce qu'on m'a partagé dans le propre camp de Michel Barnier, c'est que, finalement, cette prise de parole, ce soir, elle visait à préparer sa sortie. La suite, voilà, il restera comme celui qui a été avec un bail le plus court à Matignon. Deux mois. Voilà, exactement, mais qui, sur certains sujets d'orthodoxie budgétaire, n'aura pas plié totalement. Il y a le mot favori de Talleyrand,

29:53
Présentateur

« Tout est possible ». Est-ce que, cette nuit, il ne peut pas prendre son téléphone, appeler un certain nombre de députés, en retourner un certain nombre ? C'est impossible.

30:00
Intervenant

Mais, Darius, si même, ça se produisait, ça ne changerait pas l'équation. Oui. Peut-être pour quelques jours, quelques semaines, mais au fond, l'espérance de vie serait simplement prolongée de très peu de temps parce que la géographie politique, elle reste inchangée.

Et la question, c'est est-ce qu'il n'y a pas une décision même préalable à la discussion budgétaire ou en tout cas pendant la discussion budgétaire qui est une décision plus politique qu'économique, ou que budgétaire et qui est une décision politique de montrer la puissance du RN, son impact sur la vie politique et notamment après les réquisitions du procès de Marine Le Pen qu'elle a très mal vécu qui est de montrer qu'il y a un sentiment de mépris ou de mauvais traitement et que c'est, dans le fond, la seule chose qui compte, c'est d'y réagir.

30:45
Présentateur

Déclaration de Michel Barnier, je ne veux pas entrer dans le chantage. Il vient de le déclarer. Je ne veux pas entrer dans le chantage ce que vous avez essayé de le faire chanter. Non, le seul chantage

30:55
Sébastien Chenu

qu'il a subi, c'est celui de sa majorité. C'est celui de Gabriel Attal qui l'a débiné pendant des mois et des mois avec sa majorité, ses propres troupes et qui l'ont dit ne faites pas de concessions au RN. Là, il a subi un vrai chantage.

31:07
Présentateur

Marine Le Pen qui lui fait le coup du tic-tac, tic-tac, je crois que c'était jeudi ou vendredi, elle dit vous avez jusqu'à lundi.

31:11
Sébastien Chenu

Oui, parce qu'on a compris à un moment qu'il fallait mettre une certaine forme de pression pour être entendu puisqu'on ne nous prend pas au sérieux. Mais il n'y a rien d'indécent à ce qu'un Premier ministre fasse des concessions au premier groupe, pas au premier groupe d'opposition, au premier groupe de l'Assemblée nationale. Pourquoi c'est indécent ? Pourquoi est-ce que ce serait insensé ?

31:30
Invité

Il en a fait trois.

31:30
Sébastien Chenu

Non, mais il a fait du bricolage à la fin, vous l'avez bien vu. Mais le problème, je veux dire, de Michel Barnier, c'est que c'est un homme seul ce soir. C'est qu'il est soutenu par personne. Il y a 47 députés LR dont la moitié est le débine en privé qui sont embarqués avec lui. Les macronistes n'ont jamais accepté et d'ailleurs ont voté parfois Gérald Darmanin en tête contre un certain nombre de dispositions budgétaires pendant le débat quand ils avaient le loisir de venir, quand ils daignaient venir pendant le débat. Michel Barnier est un homme seul. Ça pose un problème démocratique.

31:59
Intervenant

Votre attitude serait parfaitement compréhensible si on était en situation je dirais normale du point de vue institutionnel c'est-à-dire qu'on puisse dissoudre demain et reconvoquer les élections. On se dirait voilà des gens qui tiennent à leurs idées et qui veulent les appliquer pour les français. Mais ce n'est pas du tout la situation. C'est-à-dire que quoi qu'il arrive dans l'année qui vient on sera dans une situation d'instabilité qui ne permettra pas vos solutions. Est-ce que ça ne voudrait pas le coup de s'entendre provisoirement dans cette parenthèse avant de retrouver le combat politique dans toute sa violence et sa noblesse à partir du moment on aurait pu convoquer

32:36
Sébastien Chenu

les français aux urnes. Monsieur Langlais vous êtes en train de me dire en fait il fallait accepter ce budget dire finalement il faut faire ça parce qu'on ne peut pas dissoudre pendant six mois. On a fait des propositions de compromis. Je vous ai parlé tout à l'heure des exonérations de charges. on a fait des propositions. Il ne s'agissait pas de sous-coucher. Il s'agissait de dire... On a fait des pas. Je vous ai parlé de la contribution à l'Union Européenne. On a fait des pas. Vous ne craignez pas

32:55
Intervenant

d'apparaître comme un parti irresponsable alors que vous avez travaillé si longtemps pour donner le sentiment que vous étiez prêt à gouverner ?

33:02
Sébastien Chenu

On ne peut pas avoir de leçons d'irresponsabilité venant de gens qui ont créé 3 300 milliards d'euros de dettes. Ça c'est pas possible. C'est pas possible. Quand on a mis le pays dans cet état-là le mal qu'ils ont fait à notre pays à tout niveau considéré que ce sont les autres qui sont irresponsables avec le mal qu'ils ont fait à notre pays. Les Français eux-mêmes pourraient penser ça. Non mais... Donc ça veut dire qu'il faut une autre politique mais vous savez le péché originel c'est qu'Emmanuel Macron n'a pas voulu entendre le message que lui ont adressé les Français. Les Français lui ont dit quoi 3 fois de suite ?

La première fois en votant Jordan Bardella aux élections européennes on veut une autre politique. La deuxième fois au premier tour des législatives en mettant le Rassemblement National très en tête on veut une autre politique. La troisième fois en envoyant avec nos alliés d'Éric Sotty 142 députés RN à l'Assemblée Nationale en faisant nous le premier groupe de l'Assemblée on veut une autre politique. Et résultat on a Michel Barnier qui continue

33:51
Présentateur

une politique macroniste. Sébastien Chenu Michel Barnier dit aussi qu'il reste à l'écoute. Ça c'est une formule d'homme politique expérimenté. Il est en politique depuis quand Michel Barnier ? Depuis 60... Les années 70. Depuis 50 ans oui. Depuis 50 ans je crois. Donc il y a une certaine expérience de ça. Il reste à l'écoute. À l'écoute de quoi ? Est-ce qu'il y a encore pour ça qu'on veut une concession un geste un acte fort qui pourrait avoir lieu maintenant qui pourrait encore changer la donne pour vous ? Non.

34:21
Sébastien Chenu

Ce sketch est un peu grotesque. Michel Barnier a construit un budget. Il considère que son budget va probablement dans le bon sens. Nous on considère qu'il va dans le mauvais sens. On considère qu'il ne va pas dans l'intérêt des Français. Qu'est-ce que c'est que... Alors qu'est-ce qu'il pourrait dire de plus ? Renoncer. Puis cette nuit finalement reprendre nos propositions. Enfin bon à un moment il faut être sérieux. On a déposé une motion de censure. Michel Barnier n'a pas voulu tenir compte Vous donnez l'impression

34:48
Présentateur

en bon français de vouloir le tuer à tout prix.

34:51
Sébastien Chenu

Non mais

34:51
Présentateur

ce n'est pas de tuer Michel Barnier parce que si on avait voulu... C'est le Premier ministre de la France qui dit qu'il y a de l'écoute et vous semblez dire que de toute façon c'est fini.

34:59
Intervenant

Lorsque Marine Le Pen l'a appelée hier à 14h pour lui demander une énième concession et c'est ce qu'il a ressenti en se disant en fait il n'y a pas de volonté réelle d'aboutir il y a une volonté de mettre fin à ce gouvernement et de le censurer et c'est un acte politique et c'est une volonté politique et j'entends quand vous décrivez cette situation extrêmement désordonnée et chaotique de l'Assemblée nationale y compris sur ce socle commun qui n'a que le nom de socle et que le nom de commun mais en réalité qui est assez divisé je vous l'accorde volontiers néanmoins c'est frappant de voir comment dans un premier temps vous n'avez pas envisagé cette censure et que et je reviens sur la question de François c'est quoi devant c'est quoi la perspective ça veut dire c'est un prochain gouvernement qui devrait faire un budget qui vous scierait plus mais peut-être vous le censurerez aussi puis un autre qui le censurait est-ce que votre objectif c'est de faire tomber Emmanuel Macron ?

35:55
Sébastien Chenu

Je vais vous dire le fond de la pensée nous nous opposerons à toute hausse d'impôt à toute baisse des retraites et à toute aggravation du déficit quand je dis ça je cite qui ?

Annie Gennevar typiquement c'est la phrase qu'a prononcée Annie Gennevar il y a encore quelques semaines lorsqu'elle était opposée et bien moi je trouve que cette phrase elle est parfaite elle résume bien notre proposition On ne règle pas le déficit comme ça Non mais d'accord mais enfin vous voyez bien les directions que ça donne Maintenant Emmanuel Macron il a des leviers je veux dire s'il ne veut pas entendre le message des Français et bien il nommera un Premier ministre qui continuera la même politique et qui subira la même chose entendre le message des Français c'est ça l'intérêt supérieur du pays c'est entendre que les Français ne veulent pas être les vaches à lait de ceux qui ont une mauvaise foi

36:35
Présentateur

Mais vous savez très bien ce que vous venez de dire aurait beaucoup de sens s'il peut y avoir une dissolution il ne peut pas y avoir une dissolution jusqu'en juin prochain donc de toute façon vous ne pouvez pas être majoritaire jusqu'en juin prochain

36:45
Sébastien Chenu

Non mais il peut y avoir un autre budget un autre budget à construire qui sera construit différemment qui tiendra compte de ce qu'on dit qui aura d'autres équations et puis ensuite si tout cela n'est pas possible il y aura la possibilité de dissoudre en juin prochain et puis si le Président de la République considère qu'il ne peut plus faire voter un budget dans ce pays qu'il ne peut plus faire qu'il ne peut plus nommer un seul Premier Ministre et bien il en tirera lui-même les conséquences il a créé tout ça et bien lorsqu'on crée un problème il faut savoir le dénouer

37:13
Présentateur

Écoutez le Premier Ministre qui dit écoute il dit pas de marchandage il y a eu surenchère c'est fini en revanche il reste à l'écoute

37:20
Invité

il n'y a pas de marchandage il y a un sujet qui a été délibéré qui a été débattu qui a été amélioré y compris pour les plus petites retraites et nous demandons un effort à tout le monde elle ne m'a pas baladé mais elle a essayé d'entrer dans une sorte de surenchère en me disant c'est où la non-indexation des retraites où c'est les médicaments j'ai trouvé un accord avec mes équipes pour faire la mesure des médicaments et puis quand je lui dis ça elle me dit ah ben les retraites aussi je veux pas rentrer dans le chantage c'est pas mon état d'esprit voilà

37:55
Sébastien Chenu

ça ça le reste directement à vous non non mais il n'y a pas de chantage vous savez nous ce que nous proposons ça fait longtemps qu'on le propose nos lignes rouges puisque ça a été appelé comme ça Marine Le Pen les a posées lorsque Michel Barnier est arrivé qu'il a fait son discours de politique générale Marine Le Pen a fait un discours elle a expliqué voilà les lignes que nous ne voudrons pas dépasser les bornes que nous ne voudrons pas dépasser tout ça a été connu d'avance mais encore une fois Michel Barnier a le droit de ne pas vouloir c'est pas parce qu'il ne veut pas que je veux dire qu'il ne renonce pas à son propre budget qu'il doit en avoir honte mais il y a des conséquences à cela il faut aussi les assumer il ne faut pas faire porter sur les autres les conséquences de la politique que vous menez Michel Barnier je choisis une politique je choisis de mener cette politique il y a des conséquences ce sera la censure et bien il faut qu'il l'assume il peut changer de politique il le pouvait en tous les cas jusqu'à aujourd'hui il a choisi de maintenir cette politique là il sera censuré parce que derrière nous c'est des millions de français

38:51
Présentateur

qui veulent le censurer dans quelques instants Thierry Breton va nous rejoindre sur ce plateau Thierry Breton ancien commissaire européen il a été parmi les premiers à tirer la sonnette d'alarme notamment de la situation du déficit et de la situation des taux dans quel inconnu économique financier est-on en train d'entrer écoutez ce que disait il y a quelques secondes seulement le premier ministre à ce sujet

39:11
Invité

la situation est très difficile sur le plan social économique budgétaire financier très difficile je le sais depuis le début j'essaie de créer du progrès et d'entraîner tous ceux qui me font confiance et les citoyens vers des progrès ce dont je suis sûr madame Lapix écoutez moi bien c'est que si la motion de censure passe tout sera plus difficile et tout sera plus grave

39:31
Présentateur

tout sera plus difficile est-ce que vous prenez sur vos épaules le fait si demain c'est une hypothèse on va en parler avec Thierry Breton dans quelques minutes si demain brutalement les taux augmentent si la France est en situation très difficile on va voir le cours de l'euro qui a réagi à tort ou à raison on peut être pour ou contre la censure mais le fait est l'euro a réagi les allemands observent ça en se disant est-ce qu'on va devoir payer pour la France est-ce que tout ça vous le porterez sur vos épaules non mais monsieur

39:58
Sébastien Chenu

les taux ont déjà augmenté avant tout ça au moment de la dissolution les taux ont augmenté donc à un moment il faut arrêter de faire croire que parce qu'il y a une censure d'un budget en France on va vivre avec un budget de 2024

40:09
Présentateur

regardez cette image là Sébastien Chuni vous savez très bien que cette image là ça veut dire entre autres les allemands on regarde ça en se disant on paye pour les français les allemands ils ont leurs problèmes aussi mais du point de vue financier ils sont plus sages disons

40:22
Sébastien Chenu

les français payent bien pour les allemands aussi en ce qui concerne par exemple l'énergie si on veut ouvrir ce débat là qui paye pour qui je ne suis pas sûr qu'on soit gagnant donc voilà moi je crois qu'on ne fait pas ça par eux plaisir on ne se fait pas plaisir en censurant Michel Barnier c'est qu'on considère que ce qu'il propose ne va pas dans l'intérêt des français

40:39
Intervenant

mais on ne voit pas ce qu'il y a devant

40:41
Sébastien Chenu

c'est logique

40:43
Intervenant

ça aurait été logique d'avoir proposé une solution alternative

40:46
Sébastien Chenu

donc en fait il n'y a pas le choix il faut accepter le budget de Michel Barnier ne pas le censurer plier les gaules et dire aux français écoutez c'est comme ça vous allez payer plus d'impôts et puis vous allez payer les erreurs ceux qui nous gouvernent

40:56
Intervenant

vous proposez votre contre-projet et ensuite vous gagnez si vous le gagnez et puis vous défaite ce qui a été fait c'est logique mais là c'est pas logique non mais c'est facile

41:08
Sébastien Chenu

on va dire aux retraités écoutez vous allez vous serrer la ceinture le cran d'après 6 mois que vous attendrez pendant 6 mois vous pouvez attendre 6 mois ça fait des années que vous serrez la ceinture un cran de plus un cran de moins enfin ça c'est à moi madame Elcrève ça c'est pas raisonnable et c'est même un peu méprisant de ce que vivent les français au jour le jour

41:23
Présentateur

un mot encore peut-être presque pardon personnel je ne le prenez pas vous personnellement mais l'ERN en général est-ce qu'il y a une jubilation de revanche la classe politique vous a claqué la porte au nez au deuxième tour front républicain non pas du tout non non non pas du tout ensuite pardon et je pose ma deuxième question ensuite le réquisitoire contre madame Le Pen y compris l'inéligibilité et certains rappellent d'ailleurs que le mésusage des assistants parlementaires dans la classe politique c'était un usage très très répandu donc on peut comprendre que certains chez vous aient une volonté de revanche est-ce qu'il y a une forme de vengeance ?

42:00
Sébastien Chenu

non pas du tout on a parlé de la censure et en disant le premier ministre est sur le chemin de la censure mi-octobre les réquisitions pour Marine Le Pen c'était mi-novembre un mois après on a toujours dissocié d'ailleurs Marine Le Pen assistait assez peu au débat budgétaire puisqu'elle était elle-même retenue au tribunal on a toujours dissocié l'un et l'autre parce que c'est normal de dissocier l'un de l'autre

42:19
Intervenant

non mais on a eu le sentiment en effet que le durcissement même s'il y avait de l'insatisfaction et que vous Jean-Philippe Tanguy et d'autres exprimez leur insatisfaction avant je suis tout à fait d'accord néanmoins on a eu l'impression d'un durcissement à partir du réquisitoire et qu'à ce moment-là la menace de censure s'est complètement concrétisée comme pour envoyer un message qui était vous les juges vous les politiques vous le gouvernement vous tous vous ne comprenez pas à qui vous avez affaire vous avez affaire à quelqu'un qui était candidat à la présidentielle et qui représente 11 millions de français et vous allez le voir parce qu'on va censurer

42:55
Sébastien Chenu

c'est qu'à un moment on arrive à la croisée des chemins c'est-à-dire qu'il faut choisir on vote un budget on ne le vote pas on le censure, on ne le censure pas et c'est maintenant la croisée des chemins c'est pas il y a 15 jours c'est pas il y a 3 semaines c'est maintenant donc on a pris nos responsabilités on a considéré que les français étaient maltraités par ce budget que notre pays était maltraité par les choix de Michel Barnier que la politique qui est menée allait apporter plus allait avoir des effets récessifs encore une fois je cite l'OCDE et donc par conséquent nous considérons que Michel Barnier fait une erreur entraîne notre pays dans l'erreur et qu'il faut le stopper avant la catastrophe