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InterviewC à vous (sur YouTube)· 20 décembre 2023 7 minComplaisantFond programmatiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleInstitutions & élections

Gabriel Attal, sur les pas d’Emmanuel Macron ? - C à vous - 20/12/2023

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:20OuverteRéponse directe

    Quelles décisions fortes avez-vous prises sur l'école ?

  • 0:52OuverteRéponse directe

    Quelles différences entre les réformes de Gabriel Attal et celles de Gérald Darmanin ?

  • 1:46OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron devrait-il s'inspirer de Gabriel Attal ?

  • 6:15RelanceRéponse directe

    Vous m'aviez promis en un mot.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:04Invité politiqueFait
    « L'une des solutions, c'est le retour de l'autorité qui était au cœur des dernières annonces sur l'école, l'interdiction de la baïa, les sanctions pour les harcèleurs, l'exclusion définitive des élèves qui ont perturbé les hommages à Dominique Bernard »
  • 0:25PrésentateurFait
    « Je suis arrivé, j'ai pris une décision forte sur la laïcité à l'école pour interdire les tenues religieuses et la baïa. »
  • 0:40PrésentateurFait
    « Pour des élèves, c'est une chance de redoubler. Il vaut mieux réussir son école primaire en 6 ans qu'en sortir en 5 avec des retards tellement importants qu'ensuite vous êtes en échec scolaire au collège. »
  • 4:04InvitéChiffre
    « le dédoublement des classes, grande section de maternelle CPC1, c'est sans doute la mesure de justice sociale la plus efficace des dernières années, peut-être des dernières décennies. »
  • 5:50InvitéChiffre
    « Il n'y en a plus un qui est payé en dessous de 2 000 euros. Plus un. »
  • 5:54InvitéChiffre
    « Et on a fait des augmentations de salaires qui n'ont absolument pas d'équivalent sur les dernières années »

Temps de parole

  • Invité77 %
  • Gabriel Attal13 %
  • Présentateur8 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Gabriel Attal

L'une des solutions, c'est le retour de l'autorité qui était au cœur des dernières annonces sur l'école, l'interdiction de la baïa, les sanctions pour les harcèleurs, l'exclusion définitive des élèves qui ont perturbé les hommages à Dominique Bernard, le dernier mot au professeur sur le redoublement ou encore la piste du port de l'uniforme au temps de bataille menée depuis le 20 juillet dernier par votre ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal.

0:20
Présentateur

J'essaie de faire, voilà. Et c'est vrai que depuis que je suis arrivé, j'ai pris des décisions et je les ai faites appliquer. Je suis arrivé, j'ai pris une décision forte sur la laïcité à l'école pour interdire les tenues religieuses et la baïa. J'ai pris des décisions fortes sur le harcèlement, j'ai pris des décisions sur le calendrier scolaire parce que je crois que tout le monde avait regretté l'année dernière d'avoir des épreuves du bac en mars et ensuite des élèves qui étaient un peu dans la nature. Pour des élèves, c'est une chance de redoubler.

Il vaut mieux réussir son école primaire en 6 ans qu'en sortir en 5 avec des retards tellement importants qu'ensuite vous êtes en échec scolaire au collège. Donc moi j'essaye juste de faire en fait.

0:52
Invité

Est-ce que vous avez remarqué les différences qu'il y a entre les réformes de Gabriel Attal et celles de Gérald Darmanin ? Il y a une différence simple mais qui va avec le champ qui est le sien. Il y a beaucoup moins besoin de loi dans l'éducation nationale. Il ne passe pas par une loi. Non mais pour une raison simple, c'est que le champ qui est le sien est beaucoup moins législatif. Il y a eu des grandes lois sur l'éducation nationale. Non, il y en a quand on a besoin. Mais on peut faire beaucoup de choses sans changer la loi.

Il se trouve, et je pense qu'à la fin vous serez plutôt d'accord, que quand on traite des libertés individuelles ou des libertés publiques, c'est mieux de passer par la loi parce que ça ne vous plairait pas quand ça passe uniquement par le décret ou le choix du gouvernement. Ce n'est pas les mêmes matières. Mais en effet, à chaque fois, qui plus est, quand vous avez une majorité relative, que vous pouvez éviter de passer par la loi, c'est mieux. – Ça facilite les choses. – Je le confirme. Et c'est vrai que l'éducation nationale fait partie de ces champs où beaucoup de choses ne sont pas du domaine de la loi.

1:46
Gabriel Attal

– Est-ce qu'Emmanuel Macron devrait s'inspirer de Gabriel Attal ? C'est la question un brin provocatrice que posait Bruno Jeudy pour accompagner d'ailleurs la une de la tribune du dimanche à laquelle on voyait Gabriel Attal qui prenait la pose à la façon d'un portrait officiel de président qui nous a rappelé des souvenirs. Qu'est-ce que ça vous a inspiré, cette injonction de Bruno Jeudy ?

2:11
Invité

– Ça m'a plutôt fait sourire. Et moi, je suis d'abord heureux qu'il y ait des ministres. Gabriel Attal, en ce moment, à la tête de ce beau ministère de l'Éducation nationale, – Personnalité politique préférée des Français. – Qui est clé, on va revenir sur le fond, mais qui émerge. Et je lui ai fait confiance dès le premier quinquennat. Il a fait un parcours du service national universel en passant par le porte-parole-là dans une période très difficile qui était le Covid, où ensuite le budget est maintenant à l'Éducation nationale.

Et quand je lui ai confié l'été dernier cette responsabilité, d'ailleurs il n'était pas forcément candidat à celle-ci, je l'ai fait en sachant que j'avais là un responsable politique, d'abord qui partageait mes combats depuis le début, avait l'énergie, le courage de mener les combats nécessaires. Mais plus largement, moi je suis très heureux et très fier d'avoir fait émerger des talents. J'espère en faire émerger d'autres, parce qu'ils auront aussi à continuer le combat. – Le travail, oui. – D'abord, il faut continuer pendant trois ans et demi à œuvrer, et donc à porter les réformes qui sont indispensables.

Et puis j'espère que surtout ils auront un avenir gouvernemental à la tête de grande ville, et peut-être plus, je l'espère, si le destin le leur permet. En tout cas, moi voilà, je suis très heureux, très fier. Et il fait bien à la tête de l'école. Et il fait en continuité avec ce que, depuis 2017, on a voulu bâtir. Et d'un mot, parce que c'est un sujet essentiel et qui est lié au débat qu'on avait jusqu'alors. Qu'est-ce qu'on veut faire ? Qu'est-ce que je porte depuis 2017 sur l'école ? Et que Jean-Michel Blanquer, pendant cinq ans, durait record, puis Papenia et puis maintenant Gabriel Attal, ont mis en œuvre. D'abord, se dire, la première des autorités à l'école, c'est le savoir.

C'est apprendre. Et là aussi, on me demande si je suis gauche de droite, pardon, mais enfin, le dédoublement des classes, grande section de maternelle CPC1, c'est sans doute la mesure de justice sociale la plus efficace des dernières années, peut-être des dernières décennies. Parce que si notre pays a un problème de rapport à l'inégalité, c'est à la racine. On est un des pays qui corrige le plus dans le monde les inégalités, quand on regarde les indices. On redistribue le plus. Pas à l'école. Non, mais pardon, c'est qu'aujourd'hui, notre problème, c'est que nous avons un problème d'inégalité à la racine. Et donc, c'est le combat à mener à l'école.

C'est celui, dès 2017, qu'on a pris, au primaire et en grande section de maternelle. C'est ce qu'on a lancé avec Jean-Michel Blanquer. Là, ce qu'on a lancé avec Gabriel Attal, on le continue au collège. La classe de transition, les soutiens, en plus des devoirs faits qu'on a menés, et les redoublements dans les années charnières, qui vont permettre d'éviter qu'on passe de classe en classe, avec parfois des connaissances qui ne sont pas acquises. C'est ça, ce choc des savoirs.

Et donc, ce qu'on fait depuis 6 ans, on ne voit pas encore tous les résultats, même si on commence à le voir pour les élèves qui ont eu la réforme de 2017 sur les petites classes, mais c'est de se dire, au fond, on doit absolument réussir à faire qu'on apprend à compter, à lire, à écrire, à bien se comporter, puis on acquiert les savoirs qui permettent d'être des citoyens libres, qui pourront raisonner, des femmes et des hommes qui auront un travail, des républicains. Donc, le choc des savoirs. Ensuite, on a changé le système. Et ce qu'on a fait au début de ce deuxième quinquennat avec Papendiaï, ça a été le pacte enseignant, qui est aussi un bouleversement profond.

Pardon, mais tous ceux qui nous donnent des leçons, ils avaient changé le salaire des profs depuis des années, voire des décennies. Depuis 90, on n'avait pas fait un tel choc salarial sur le salaire de nos enseignants. Il n'y en a plus un qui est payé en dessous de 2 000 euros. Plus un. Et on a fait des augmentations de salaires qui n'ont absolument pas d'équivalent sur les dernières années, avec ce pacte qui fait que quand on prend des missions, et une vraie transformation que le ministre Gabriel Attal va avoir à mettre en œuvre, et ça, il faut que son talent et sa popularité, justement, ils les utilisent à ça, sont les remplacements.

Parce que si on a un des défis, si on veut que l'école corrige les inégalités... En un mot, M. Macron. Pardon ?

6:15
Gabriel Attal

Vous m'aviez promis en un mot.

6:16
Invité

Oui, mais c'est tellement important. On ne va pas faire l'école en deux mots.

6:20
Gabriel Attal

C'est hyper important. C'était votre promesse.

6:22
Invité

C'est la mère des batailles. Non, mais je finis et je vous dis un truc. Merci. Non, mais c'est les remplacements...

6:28
Gabriel Attal

Il y a le maire Sénachal qui attend avec le 5 sur 5. Il y a Mohamed qui vous pose des questions.

6:32
Invité

Non, mais c'est les remplacements. S'il y a une chose qui est injuste, c'est qu'on a encore trop de parents d'élèves et d'élèves qui, aujourd'hui, ont des heures qui ne sont pas remplacées. Et là, c'est des pertes de chance. C'est là où il y a de l'inégalité qui s'installe. Et puis, c'est l'autorité, la baïa, la laïcité à l'école, la fermeté. Et la lutte contre le harcèlement scolaire. Choc des savoirs, réforme du système en profondeur, autorité. C'est ça qu'on doit mener. L'école, c'est la mère des batailles. C'est celle qui permet d'installer l'ordre républicain. C'est celle qui permet de former et de faire des républicains. Et c'est une partie du rendez-vous que je vous donne en janvier.